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 To live and let go * Juliet/Adrian/Elliott

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Elliott Robinson


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MessageSujet: To live and let go * Juliet/Adrian/Elliott   Dim 14 Déc - 20:55

To Live and Let Go



La journée commence déjà mal après que mon téléphone m’a durement réveillé par un faux numéro, je n’ai pas réussis à me rendormir. Je me suis assis devant mon ordinateur pour essayer une énième fois d’écrire, mais les quelques paragraphes qui sont sortie de ma tête n’étaient rien d’autre que des mots n’ayant aucun sens. C’était nul, vraiment nul, pourquoi je ne pouvais plus écrire comme avant ? Qu’est-ce qui me bloquait autant ? Je n’avais pourtant pas changé, et ça ne doit pas être l’ai de Toronto qui me bloque autant. Si je repartais en Australie peut-être que ça reviendrai ? Mais je n’ai pas spécialement envie de retourner là bas. Je n’ai plus ma place, et je me sens bien ici. Même si ça me manque de ne pas écrire, ça fait bien trop longtemps que je n’ai pas fait quelque chose d’un peu correct. C’était quoi mon problème…

J’avais fermé violemment mon ordinateur, et je soupir, je bois une gorgé de café, mais je le recrache aussitôt, il était froid, et donc imbuvable. La journée est vraiment mal partie. Je me lève donc de mon bureau et je me mets à la fenêtre et je regarde la vue. C’était une des bonnes choses que j’avais ici, la vue est juste magnifique. Je ne regrette pas d’avoir acheté ce loft et de l’avoir retapé à mon gout. Je m’étire tout en regardant le voisin faire de même. Il me faisait un peu flipper, malgré le fait qu’il était mignon, mais le fait qu’il m’imite souvent, était plus qu’effrayant.

Je me dis que je devrais quand même prendre ma douche et m’habiller, rester en caleçon toute la journée avant d’aller bosser ça serai pas mal. Je me dirige donc dans ma salle de bain, et me glisse sous l’eau bien chaude. Enfin pas vraiment je n’a plus d’eau chaude, l’eau est gelé. C’est vraiment une journée de merde. Bon tant pis, on dit que c’est bon pour la beau, mais ce qu’on ne dit pas que ce n’est pas bon pour le moral. Enfin, une fois propre et habiller mais encore plus bougon. Je tourne dans mon loft un moment avant de décider de sortir. Il faut que je trouve l’inspiration quelque part, je cherche depuis tellement longtemps que parfois je me dis que je n’arriverai plus jamais à écrire. Je marche dans les rues, dans les parcs, mais rien… Je n’arrive toujours pas à penser à une histoire à quelque chose de bien pour un foutu bouquin.

Il était déjà 17h quand je commençais à avoir froid, et puis je devais arrêter de flâner, et aller travailler. Livreur de pizza, voilà ce que je fais une bonne partie de la soirée et de la nuit. Je livre des pizzas sur un scooter… Je sais qu’il en faut, mais ce n’est pas un peu pathétique à 34 ans ? Oh et puis, zut, ça me paye mes factures, et c’est tout ce qui compte non ?
J’arrive donc pile à l’heure au travail, met mon gilet sans manche pour travailler, puis je me rends à l’entrée de la cuisine attendant les commandes. La première heure fut plus que calme, j’avais sortie un livre, et mon côté frustrer d’écrivain ressort et me met en rogne bien rapidement. Mais voilà enfin des commandes. J’enfile mon blouson, mon casque, met les pizzas à livrer et c’était partie.

Ca fait plus de 4 heures que je zigzag entre les voitures, quand j’arrive enfin à ma dernière livraison. L’adresse me disait vaguement quelque chose mais quoi ? C’était une bonne question. J’ai beau fouiller dans a mémoire, je n’arrivais pas à savoir pourquoi j’avais une impression de la connaitre. Je le vais savoir quand je sonnerai à la porte. Je monte les étages, puis sonne à la bonne porte. Peu de temps après, un homme, grand brun, mal rasé avec des cheveux bien plaqué - Combien de tonne de gel met il chaque matin ? – m’ouvre. Il était vraiment beau, il avait des yeux bien foncé, un peu comme ceux de Nash. Il me manquait souvent cet idiot…

- Bonsoir, votre pizza quatre fromages avec un supplément de chèvre. Ca vous ferra 25$ s’il vous plaît.

Il se retourne et je vois apparaitre une jolie blonde, voilà pourquoi je connaissais cet adresse.

- Juliet !

Je n’étais pas totalement sur de moi, parce que ça faisait un moment que je ne l’avais pas vue, mais elle n’avait pas non plus beaucoup changé. Mais je lui fais un grand sourire, ça passe toujours mieux même quand on se trompe non ?!
L’homme qui avait toujours la porte ouverte, me regarde d’un drôle d’air. Elle avait trouvé quelqu’un, ça va lui faire du bien de passer à autre chose. Enfin, dans un sens j’espère que ce n’est pas son nouveau mec, parce que j’en ferais bien mon quatre heures.
lumos maxima
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Juliet Carlson


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CREDIT : ava : casielsilencio
MessageSujet: Re: To live and let go * Juliet/Adrian/Elliott   Lun 15 Déc - 0:56

to live and let go
Adrian Alpert & Elliott Robinson & Juliet Carlson

Avec un soupir de satisfaction, je poussai la porte de la salle de bains en souriant. Il était temps que les bonnes nouvelles arrivent. Cela faisait à présent un peu plus d’une semaine que j’avais subi cette agression. Si je n’avais pas ces marques sur le visage et sur les bras, je n’y penserais certainement même plus. Enfin… je voulais tout faire pour oublier, ce n’était qu’un épisode dans ma vie, néanmoins, il y avait bien une chose qui m’empêchait pleinement de le faire. Et malheureusement, cette chose, c’était Adrian. Je le voyais dans son regard, ce questionnement infini à mon propos. Parce que je ne lui avais pas dit la vérité, et qu’il voulait la connaître. Mais tant que je tiendrais bon, tant que j’aurais un moral d’acier, il n’en saurait rien. Il me cachait des choses ? Eh bien moi aussi.
Ce soir-là, après une journée de boulot habituelle, j’étais rentrée chez moi avec bonne humeur. Le trajet du retour avait été tendu, forcément, comme chaque matin et comme chaque soir, mais s’était passé sans encombre et j’avais pu rentrer chez moi, et remarquer, après un rapide coup d’œil dans le miroir, que mes ecchymoses commençaient à bien s’estomper. Adrian n’était pas encore là, il travaillait jusqu’à vingt-et-une heures ce soir-là, et je passai une bonne partie de mon début de soirée devant mon miroir en essayant plusieurs maquillages pour réussir à bien cacher le reste de mes bleus. Et c’était avec plaisir et soulagement que je trouvais finalement la parade pour que plus rien ne se voit. Fière de moi, je décidai de garder le maquillage jusqu’à ce qu’Adrian rentre, pour bien lui faire comprendre que c’était bon de mon côté, et que jamais, au grand jamais je ne lui en parlerais. Il allait détester ça, mais je n’allais pas me laisser faire, quand même !

Une heure et demi plus tard, alors que je regardais la télé dans le canapé en l’attendant, j’entendis la porte d’entrée s’ouvrir, puis se refermer, et Adrian m’indiqua qu’il était là, comme à son habitude. Le sentiment de confiance qui s’empara de moi me fit du bien. Comme chaque soir, j’avais l’impression que tout était parfait dans le meilleur des mondes. Dès qu’il entrait dans l’appartement, je me sentais bien, je revenais des années en arrière et j’oubliais toutes les douleurs, toutes les souffrances que l’on s’était fait, tous les deux. Il me rejoignit sur le canapé et m’embrassa, sans même remarquer quoi que ce soit sur mon visage. C’était parfait, parce que s’il ne se rendait pas compte qu’on ne voyait plus rien, c’était que j’avais bien camouflé le truc. Néanmoins, ma joie fut de courte durée, puisqu’il m’observa juste après pour vérifier. Avant qu’il ne dise quoi que ce soit, je pris les devants et l’empêchai d’en placer une.

« J’ai faim, je t’ai attendu pour manger. Je pensais qu’on pourrait commander un truc… J’ai pas très envie de cuisiner ! »

Je ne savais pas cuisiner surtout. Parfois, je me demandais comment j’aurais fait avec Charlie, s’il était encore là. Parce qu’une mère et un père étaient censés savoir faire à manger, un minimum du moins. Alors à moins qu’Adrian ait appris à cuisiner et qu’il me l’ait caché depuis le tout début, nous étions tous les deux des quiches, sans mauvais jeu de mots. Et du coup, il aurait quand même fallu que l’on se débrouille pour faire à manger à notre fils. Amusée à cette pensée plutôt glauque, en réalité, je récupérai un prospectus sur la table basse et le montrai à Adrian :

« Une pizza, ça te va ? En plus, je paye, si tu veux ! »

Après un hochement de tête entendu, je pris le téléphone et composai le numéro après que l’on ait choisi à quoi on prendrait ladite pizza. Je passai rapidement commande pendant qu’Adrian allait dans la cuisine pour nous prendre à boire. Il me rejoignit dans le canapé en me tendant une bière et je me blottis contre lui pendant que nous discutions de nos journées respectives. J’aimais cette vie à deux, et elle m’avait vraiment manqué. La retrouver était un bonheur incommensurable…

Vingt bonnes minutes plus tard et nos deux bières terminées, la sonnette de l’entrée retentit et Adrian s’occupa d’aller ouvrir, pendant que j’allais chercher dans mon sac de quoi payer. J’entendis une voix familière et j’eus un moment de doute en essayant de me rappeler où je l’avais entendue. En récupérant rapidement deux billets, je me précipitai dans l’entrée pour voir qui était le livreur, et lorsqu’il prononça mon prénom, je sus qu’il s’agissait d’Elliott. Ça faisait combien de temps que l’on ne s’était pas vu, lui et moi ? Au moins cinq ou six mois, et c’était bien dommage, mais j’avais cru comprendre qu’il était plutôt débordé. Comme Adrian, il travaillait souvent le soir, et c’était plutôt compliqué pour garder une vie sociale stable.
J’ignorai le regard inquisiteur d’Adrian, qui devait se demander qui il était, et pourquoi il me connaissait et je passai devant lui pour discuter avec Elliott, après lui avoir tendu l’argent pour la pizza.

« Elliott, ça fait un bout de temps… soufflai-je en l’embrassant sur la joue. Tu vas bien ? »

Derrière moi, je sentais encore le regard brûlant d’Adrian sur ma nuque. Il pouvait attendre cinq minutes pour me poser des questions ? Ça n’allait pas le tuer de ne pas savoir ? Depuis une semaine, il ne cessait de me protéger, de me surprotéger en fait. Enfin, il ne fallait pas trop qu’il s’inquiète, pour Elliott. Il comprendrait bien assez vite pourquoi. Je décidai néanmoins de le prendre en compte avant qu’il ne pète un plomb, et je me rapprochai de lui en le prenant par le bras. Je ne me souvenais plus si j’avais parlé à Elliott d’Adrian. Il était possible que si. Sûrement, même. Peut-être qu’il ne s’en rappellerait pas. Ou alors, il me jugerait parce que j’étais de retour avec mon ex. Peu importait, ça ne changerait pas grand-chose à la situation actuelle.

« Elly, je t’en avais sûrement parlé, je te présente Adrian. Ad… Elliott est un ami ! »

J’espérais pour lui que cette réponse à ses questions silencieuses allait lui suffire, parce que je ne comptais pas lui raconter tout de suite comment je l’avais connu, si ce qu’on avait partagé ensemble. Il n’avait pas à être jaloux de toutes façons. Il n’était pas là, à ce moment-là. De toutes façons… Elly était gay. Mais j’allais bien le garder pour moi pour l’instant. J’allais apprécier avec délice le moment où Adrian se rendrait compte qu’il s’était énervé tout seul pour rien…

   
Emi Burton

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Y a des souffrances qui pèsent des tonnes et pour ne pas que tout espoir nous abandonne on joue le rôle de celui pour qui tout va bien pourvu que les autres n'en sachent rien. On fait au mieux pour sauver la face pour que notre entourage ignore par où l'on passe. Les blessures qui ne se voient pas nous font du mal bien plus que toutes les autres.

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MessageSujet: Re: To live and let go * Juliet/Adrian/Elliott   Mar 16 Déc - 1:01



   
   To live and let go
   Elliott & Juliet & Adrian

E
n rentrant chez Juliet ce soir là, j’étais décidé. Ce soir serait LE soir. Elle allait tout me dire sur ce qui lui était arrivé quelques semaines plus tôt. Cela faisait bien trop longtemps qu’elle refusait de m’en parler, et si j’avais décidé de la laisser tranquille suite à la réaction violente que j’avais eue la fois ou j’avais vu ses bleus, ça n’allait pas continuer encore longtemps. Je me posais des questions tout les jours, je n’arrêtais pas de penser à la personne qui avait bien pu la blesser et plus elle me faisait attendre, plus j’avais envie de la retrouver pour lui coller mon poing dans la figure. En réalité, depuis quelques temps il y avait deux choses qui me torturaient sans cesse l’esprit. Ca, et Flavio. Depuis que je l’avais revu ce soir là, au bar, je ne pouvais pas m’empêcher d’y repenser. Moi qui avait passé tant de temps à m’efforcer de l’oublier, lui et la vie que nous avions eu, il avait suffit qu’il réapparaisse et voilà qu’il hantait à nouveau mon esprit comme au tout début de ma fuite. Je n’en avais pas parlé à Juliet, évidemment. Comment j’aurai pu de toute manière ? Comment j’aurai pu lui expliquer qui était Flavio sans parler de mon passé ? C’était tout bonnement impossible, l’italien faisait partie de mon passé. Si je lui disais que j’avais revu un ancien ami, elle allait forcément vouloir en savoir plus. Et je ne voulais pas de questions. C’était déjà bien assez compliqué comme ça à gérer comme ça.


C’était donc déterminé à lui tirer les vers du nez que j’avais poussé la porte de l’appartement. D’abord je n’allais rien montrer, parce que si elle voyait ou je voulais en venir dans mon regard elle trouverait un moyen d’éviter toute discussion, j’en étais certain. J’accrochais donc ma veste sur le portemanteau en annonçant mon arrivée, et me dirigeais vers  le canapé où se trouvait Juliet. Je me penchais pour l’embrasser et m’asseyais à ses côtés, heureux d’être enfin rentré. Mon boulot n’était pas vraiment le plus dur du monde, ni le plus barbant, mais je passais mes journées à attendre le moment ou je serais enfin auprès de la blonde. Je ne pu m’empêcher de scruter son visage pour voir ou en étaient ses bleus. Ils commençaient vraiment à bien disparaître et si je ne savais pas d’avance qu’ils se cachaient sous son maquillage, je n’aurai probablement rien remarqué. Quand je croisais à nouveau son regard je su que j’avais fait une erreur en la regardant comme ça, elle avait très bien compris ou j’allais en venir. J’allais ouvrir la bouche mais elle fut la plus rapide.


« J’ai faim, je t’ai attendu pour manger. Je pensais qu’on pourrait commander un truc… J’ai pas très envie de cuisiner ! Une pizza, ça te va ? En plus, je paye, si tu veux ! »


Elle avait terminé en me tendant le prospectus d’un restaurant qui livrait des pizzas à domicile. Je poussais un long soupir, réalisant qu’aujourd’hui ne serait pas encore le jour où j’allais connaître la vérité, puis acquiesçais. Une pizza ça me paraissait bien. Je savais cuisiner mais je n’étais même pas sur que Juliet le sache. Je n’aimais pas trop ça, et puis je n’étais pas vraiment un gourmet, je pouvais manger des plats à emporter tout les jours. C’est d’ailleurs un peu ce que j’avais fait ces deux dernières années, alternant entre le chinois et l’indien en passant par le grec et l’italien. Une fois notre pizza choisie, je me levai pour aller prendre à boire alors que Juliet passait commande. Elle avait terminé quand je revins auprès d’elle et nous nous assîmes à nouveau tout les deux dans le canapé. Pendant la vingtaine de minute qui précéda l’arrivée de notre commande, nous discutâmes de nos journées respectives, blottis l’un contre l’autre. J’avais abandonné l’idée de lui reparler de son agression, nous passions une bonne soirée et je ne voulais pas ramener ce sujet sur le tapis, ça attendrait un autre jour.

Quand la sonnette retentit, je me levai pour aller prendre notre pizza. J’avais à peine ouvert la porte sur le livreur qu’il me lançait, avec un sourire aimable :


«  Bonsoir, votre pizza quatre fromages avec un supplément de chèvre. Ca vous ferra 25$ s’il vous plaît. »

J’attrapais la pizza et me tournai alors vers Juliet, qui était partie chercher de quoi payer et fronçais instantanément les sourcil et me retournai à nouveau vers le livreur quand je l’entendis  prononcer son nom. Comment il pouvais connaître Juliet ? Je l’observais alors plus en détail, il me paraissait vieux pour livrer des pizzas, il ne devait pas être beaucoup moins âgé que moi et généralement j’avais à faire à des gamins. Juliet s’approcha de nous et ignora complètement mon regard interrogateur pour aller saluer cet inconnu en lui faisant la bise. Je ne pu m’empêcher de hausser un sourcil. Je n’avais jamais vu cet homme et même si je savais que c’était complètement idiot, ça ne me plaisait pas du tout qu’il connaisse ma copine. Et puis ils se connaissaient comment d’abord ? J’essayais de rester patient, attendant que Juliet nous présente pour que je puisse savoir qui était ce type et d’ou il sortait, et finalement, elle se recula un peu et m’attrapa par le bras.


« Elly, je t’en avais sûrement parlé, je te présente Adrian. Ad… Elliott est un ami ! »


Mon regard resta un moment encore sur Juliet qui ne m’avait pas regardé depuis qu’elle avait vu ce livreur avant de se reporter sur ce dernier. Un ami, vraiment ? Je ne pu m’empêcher de ressentir une pointe de jalousie. Je ne me rappelais pas qu’elle m’ait parlé d’un Elliott en plus. Et puis elle l’appelait Elly. C’était bizarre. Pourquoi elle ne m’avait jamais parlé de lui ? Depuis quand elle le connaissait ? Apparemment elle lui avait parlé de moi... je me demandais un moment ce qu’elle avait bien pu dire à ce mec sur moi si elle l’avait rencontré pendant que j’étais parti. Prenant soudain conscience que j’étais sensé saluer ce type, je me raclais la gorge avant de prendre la parole d’une voix un peu rauque, posant la main sur la poignée de la porte.


« Enchanté... Elliott. A la prochaine. »

Et à ces mots, je fermais la porte devant son air ébahi. Je passais une très bonne soirée jusqu’à ce qu’il se pointe et je n’avais pas envie que ça change. Mais quand je me tournais vers Juliet, elle avait la bouche ouverte et des yeux ronds. Pour toute explication, je haussais les épaules comme si je ne comprenais pas ce que j’avais fait de mal et ce fut un regard noir qui me répondit cette fois. Elle passa à nouveau devant moi, me bousculant au passage, alors que je poussais un long soupir exaspéré. Evidemment, je n’avais pas besoin qu’elle parle pour comprendre qu’elle était éberluée et choquée de mon comportement, et elle n’avait pas besoin que je parle pour qu’elle comprenne que je n’avais pas envie de voir ce type discuter avec elle plus longtemps.

Elle ouvrit la porte et je l’entendis s’excuser auprès du livreur alors que je levai les yexu au ciel. Pourquoi était-ce si important ? Ce n’était qu’un fichu livreur de pizza ! Bon d’accord, elle le connaissais, mais quand bien même... On n’avait pas besoin de lui. Mon agacement se transforma en étonnement quand je l’entendis l’inviter à entrer et qu’il s’exécuta. Elle était sérieuse là ?
WILDBIRD
 


Dernière édition par Adrian Alpert le Jeu 18 Déc - 21:33, édité 1 fois
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Elliott Robinson


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MessageSujet: Re: To live and let go * Juliet/Adrian/Elliott   Mar 16 Déc - 22:49

To Live and Let Go



Juliet, comment j’ai pu oublier de reprendre son numéro à certaine personne, ou même la chercher sur le net. J’ai honte de l’avoir oublier comme ça suite à mon vol de téléphone. Comment je m’en veux de ne pas avoir pensé à elle bien plutôt.
Juliet, c’était rapprocher un peu plus de moi et me tend l’argent que je mets dans ma pochette. Si je pouvais je ne lui ferrai pas payer, mais mes patron son tellement chiant, que je ne peux pas me le permettre si je veux garder mon boulot.

- Elliott, ça fait un bout de temps… Tu vas bien ?

Je ne peux que sourire, malgré mon mal à l’aise interne. Si je vais bien ? Ca c’était une question un peu difficile à répondre, parfois oui, parfois non… Mais je n’ai pas vraiment le temps de lui répondre qu’elle enchaina rapidement sur les présentations.

- Elly, je t’en avais sûrement parlé, je te présente Adrian. Ad… Elliott est un ami !

Adrian ?! C’était lui ?! Il était donc revenu ? Et bien, je ne l’imaginais pas comme ça, et puis bon, il était bien beau, mais super hétéro du coup, je pouvais faire une croix dessus. Et puis je ne pouvais pas faire ça à Juliet, elle avait l’air heureuse par rapport à notre dernière entre vue. En tout cas Ju’ avait bon gout en matière d’homme. Adrian était vraiment beau, mais a son regard il n’avait pas vraiment envie de parler avec un inconnu. Jaloux le garçon ? Pourtant, ça serai plutôt à Juliet d’être jalouse.

- Enchanté... Elliott. A la prochaine.

Ah, bon d’accord, je me retrouve le nez à la porte. Il commençait bien celui là, après tout ce qu’il avait fait à Juliet, il démarrait mal dans mon estime, mais alors là, il est au plus bas. C’était un mal polie fini, ce qui me fait bien me demander comment Juliet pouvait l’aimer, pourquoi elle lui avait donné son cœur ? Il était complètement tout le contraire qu’avait pu me dire Juliet. Certes il était beau, mais il n’était pas un mec bien au premier abord.
Du coup moi je fais quoi ? Je reste devant la porte en espérant que Juliet ne soit pas soumise à cet homme, ou je repars avec le scooter, en me demandant toute la nuit ce qu’Adrian pourra faire à Juliet ? J’allais faire un pas en arrière pour prendre un peu de recul et ne plus avoir la porte à trois centimètres de mon nez. Quand cette dernière s’ouvre à nouveau laissant la jeune blonde d’excuser platement du comportement de son mec. Bien entendu, ce n’était pas à elle de le faire, mais à l’autre derrière elle, toujours avec la pizza dans ses mains. Quand Juliet m’invita à entrée, j’accepta rapidement, d’une parce que j’avais fini et de deux parce que je n’ai pas spécialement confiance en son Adrian. Qui pouvait bien réagir comme ça ? Franchement !

- C’est vraie que ça fait un moment que nous nous n’étions pas vus ma belle ! On m’a volé mon téléphone, j’ai perdu ton numéro…

Je lui fais une petite grimace, et m’invite alors à m’asseoir, j’enlève juste ma sacoche pour être plus à l’aise. Je tourne la tête vers Adrian, et je le dévisage un peu, même grognon il était sexy. Je regarde alors Juliet, et je lui fais un grand sourire.

- On à des choses à se dire je crois… Mais d’abord, comment tu vas ma chérie ?

Oui, je lui donne plein de petit nom, mais au début c’était pour la faire sourire, et bien marqué le stéréotype des gays, mais au final, c’était resté.

lumos maxima

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Le talent provient de l'originalité, qui est une manière spéciale de penser, de voir, de comprendre et de juger. Guy de Maupassant

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Juliet Carlson


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CREDIT : ava : casielsilencio
MessageSujet: Re: To live and let go * Juliet/Adrian/Elliott   Mer 17 Déc - 1:11

to live and let go
Adrian Alpert & Elliott Robinson & Juliet Carlson

Le regard d’Adrian ne me disait rien qui vaille. Il comprenait que je connaissais Elliott, que je le connaissais d’avant. Que c’était quelqu’un qu’il ne connaissait pas. Mais que moi je connaissais. A l’intérieur, son sang ne dut faire qu’un tour. Et quand il reprit la parole, il fut froid, distant, carrément malpoli et j’eus honte de son comportement. J’eus clairement honte de lui, et je faillis lui en coller une. Je croyais qu’il aurait acquis un peu de savoir-vivre, mais non. Ces deux ans et demi de séparation ne l’avaient pas arrangé, bien au contraire. Avant, il n’était pas jaloux. Il savait que j’avais des amis masculins, il n’avait aucun problème avec ça. Je n’en avais pas beaucoup, certes, mais il n’en faisait pas tout un plat. Alors pourquoi ça avait changé ? Pourquoi maintenant, je ne pourrais plus fréquenter d’autres hommes ?
Quand il lui ferma la porte au nez, j’étais trop abasourdie par son geste pour pouvoir réagir, et lorsque son regard passa dans le mien, il fit mine de ne pas comprendre pourquoi je paraissais en colère. Je ne paraissais pas en colère, en fait, je l’étais, et j’allais bien lui faire comprendre, mais plus tard. D’abord, je devais récupérer Elliott avant qu’il ne reparte, en comprenant le message de mon ex-fiancé… qui allait bientôt être un ex tout court s’il se comportait de cette façon. Je l’aimais, mais parfois, je me demandais comment je pouvais être autant amoureuse de lui et le supporter dans ses phases de gamineries. Pourtant… je pensais ces menaces de rupture dans ma tête, mais jamais, jamais je ne pourrais les mettre à exécution. J’avais trop attendu qu’il revienne  pour le quitter. Et si je le quittais… ça me tuerait. Sans réfléchir plus longtemps, et encore carrément sous le choc de la réaction d’Adrian, je fonçai vers la porte, en rentrant dans mon homme en même temps, pour bien lui faire piger qu’il n’allait pas s’en sortir aussi facilement. Je l’entendis presque soupirer d’agacement lorsque j’ouvris la porte.

« Excuse-moi, Elly, je sais pas ce qu’il lui prend. Je suis désolée. Mais tu es dispo, ce soir ? Viens, entre ! »

Je n’allais quand même pas le laisser sur le palier, le payer et le laisser repartir ! Il avait bien cinq minutes, quand même. En plus, il m’indiqua immédiatement qu’il avait terminé son service et qu’il était libre. J’étais ravie, ça faisait bien trop longtemps que l’on ne s’était pas revus, lui et moi. Il m’avait manqué, et même si Adrian ne supportait pas sa présence sans que l’on sache pourquoi, je n’allais pas me gêner pour faire en sorte que l’entrevue dure bien plus longtemps qu’elle n’aurait dû. Il allait le regretter amèrement. Et surtout… je n’allais pas dire à Adrian qu’Elliott était gay. Ca le ferait crever de jalousie, et ça lui apprendrait ! En laissant entrer Elly dans l’appartement, il m’expliqua qu’on lui avait volé son téléphone et qu’il avait ainsi perdu mon numéro. Je n’aurais plus qu’à lui renvoyer un texto pour lui redonner le mien. Il fallait dire que je n’étais pas toute blanche non plus. Je ne lui avais rien renvoyé, depuis la dernière fois que l’on s’était vus, et ça remontait à quelques mois déjà. Ce n’était pas grave, la preuve était là : nous nous entendions encore bien tous les deux et rien n’avait changé, visiblement.
Nous nous installâmes tous les deux, Elly et moi, dans le canapé, alors que je laissais Adrian se débrouiller tout seul. Il pouvait bien faire ce qu’il voulait, moi je n’en avais pas grand-chose à faire pour l’instant. Vu comment il s’était comporté, il n’avait pas à la ramener. A sa place, je me ferais toute petite et j’espérais que c’était ce qu’il ferait. Elliott n’avait rien dit à son propos, il était trop gentil et bien trop poli pour ça, mais je voyais dans ses yeux qu’il n’en pensait pas moins. J’avais honte, parce que je lui avais dit qu’Adrian était l’homme le plus gentil au monde, qu’il ne ferait pas de mal à une mouche, qu’il avait juste fait des erreurs et qu’il reviendrait. J’avais raison : il était revenu. Mais il avait un peu changé. De fait, Elliott devait penser que j’étais tarée, que j’étais folle d’aimer un type pareil. Oui, j’étais folle. J’étais folle d’Adrian et rien de ce qu’il pourrait faire, malheureusement, ne me ferait changer d’avis, quand bien même il aurait tort et ferait des conneries.

« On à des choses à se dire je crois… Mais d’abord, comment tu vas ma chérie ? »

Avec un grand sourire en l’entendant utiliser l’un des surnoms qu’il m’avait donné, je tournai la tête vers lui en me rappelant du bon vieux temps, où se voyait pratiquement toutes les semaines, durant quelques mois. C’était bien, jusqu’à ce que j’aie une période de mou et que je ne veuille plus sortir. Ca venait comme ça, parfois, et je n’avais pas eu le courage de lui renvoyer un message… et lui, il s’était fait tirer son portable. Pourtant, sa présence m’était tellement bénéfique, quand je pensais sans cesse à Adrian…

« Très bien, beaucoup mieux que la dernière fois qu’on s’est vus, mon chou ! »

Je lui fis un clin d’œil, n’ayant pas oublié comment je le surnommais, moi-même. Derrière moi, j’entendais presque Adrian fulminer de rage (Ah vous pestiez ? De rage ? pardon) alors que je prenais un malin plaisir à exagérer. J’aurais pu ne pas utiliser de surnom pour parler avec Elly, mais Adrian avait été un enfoiré de première avec lui et je devais nous venger tous les deux.

« Raconte moi ce que j’ai loupé ! Qu’est-ce qu’il t’est arrivé depuis ? »

Je me fichais royalement de ce qu’il se passait autour de moi, pourtant, je compris que ça n’allait pas durer. Adrian n’allait sûrement pas laisser faire. J’avais une légère inquiétude sur ce qu’il ferait. Je me demandais s’il allait tout simplement partir, vexé, mais il ne me laisserait jamais seule avec un homme qui lui était inconnu. Je ne savais pas ce qu’il allait faire, mais c’était clair que je n’allais pas aimer ça…

 
Emi Burton

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MessageSujet: Re: To live and let go * Juliet/Adrian/Elliott   Mar 23 Déc - 22:36



   
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B
ien sur, j’avais parfaitement conscience de l’impolitesse de mon geste. Claquer la porte au nez d’un ami de Juliet n’était probablement pas une bonne idée. Surtout devant ses yeux, surtout alors qu’elle paraissait sincèrement heureuse de le revoir. Surtout alors que j’avais d’innombrables choses à me faire pardonner. J’avais encore beaucoup de mal à assumer ma culpabilité, même si je n’étais plus aussi aveugle qu’avant. Alors parfois, j’oubliais ce poids et je me comportais comme si rien ne s’était passé. Comme si il s’agissait d’une mauvaise habitude dont je devais me séparer, celle d’ignorer le mal que j’avais pu faire pour continuer de vivre normalement. Je savais bien que c’était idiot, mais je ne pouvais pas m’en empêcher. Assumer et accepter mes torts étaient une chose, mais m’y confronter chaque seconde de chaque jour de me vie était bien trop dur. Ces dernières semaines avaient étés rudes en émotions, très rudes. Entre Juliet, son agression et Flavio qui débarquait de nulle part, j’avais l’esprit plutôt embrouillé et à vrai dire je me sentais totalement perdu. Je n’avais aucune idée de comment me sortir de tout ça, ni de ce qu’il allait se passer ensuite. Quand j’avais compris que ce ne serait pas encore aujourd’hui que Juliet serait décidée à me parler de ce qui lui était arrivé, je m’étais dit qu’au moins nous allions passer une bonne soirée. C’était d’ailleurs le cas jusqu’a ce que le livreur arrive, j’avais momentanément oublié tout ce qui pouvait me préoccuper et étais simplement heureux d’être avec Juliet. Sauf qu’il avait fallu que ce livreur débarque, il avait fallu qu’il reconnaisse Juliet et qu’il interrompe la soirée !

En plus d’être impoli, mon geste était complètement idiot. Parce qu’évidemment, après m’avoir lancé un regard outré et que je pouvais presque qualifier d’assassin, Juliet s’empressa d’aller ré-ouvrir la porte pour s’excuser de mon comportement. J’étais profondément agacé par le fait qu’elle ait envie de discuter avec ce type alors que nous étions très bien tout les deux, aussi égoïste que ça puisse être. Aussi quand je l’entendis inviter ce Elliott à entrer je ne pu m’empêcher d’écarquiller les yeux et de me retourner pour la fixer. Mais elle ne me jetât pas un regard, se contentant de faire de grands sourires ravis à son ami alors que celui-ci acceptait son invitation et entrait dans l’appartement. Je l’écoutais lui expliquer qu’il avait perdu son numéro et je failli m’étrangler quand je l’entendis lui donner un petit surnom alors que Juliet ne réagissait même pas. Mon regard ne se détachait pas d’eux une seule seconde alors qu’ils  passaient devant moi. Le livreur me dévisagea un moment et je fis de même, sans sourire, en tentant de lui faire bien comprendre que j’avais pas trop envie de le voir là. Si le coup de la porte ne lui avait pas déjà suffit.

Je les suivis alors qu’ils se dirigeaient vers le salon et les observais prendre place dans le canapé, sans faire aucune attention à moi. Je restais un moment interdit à les fixer, ma boîte à pizza toujours entre les mains. Elliott avait pris la place que j’occupais quelques minutes avant, et je me retrouvais obligé de prendre place dans le petit fauteuil d’en face. Avec un long soupir exaspéré, je m’y assis et posais la boîte sur la table basse avant de reporter mon attention sur Juliet et son ami. Ils n’avaient pas l’air d’avoir quelque chose à faire de ma présence alors qu’ils continuaient à discuter. Le livreur continuait d’employer des surnoms ridicules et quand Juliet en utilisa un à son tour ne ne pu m’empêcher de la regarder avec des yeux ronds. On n’utilisait jamais vraiment ce genre de petits noms affectueux entre nous, on s’apellait par nos prénoms ou diminutifs et on l’avait toujours fait. Personnellement je trouvais ces petits noms stupides et je n’aimais pas qu’on m’en donne. Je pensais qu’il en était de même pour Juliet mais visiblement cela ne la dérangeait pas tant que ça. Alors qu’elle lui disait qu’elle allait bien, je me levais pour me diriger dans la cuisine, ne supportent pas de rester planté la à les regarder discuter tout sourires sans me porter aucune attention.

J’attrapais deux assiettes et deux verres et pris une bouteille de vin  avant de retourner dans le salon ou je déposais une assiette et un verre devant Juliet et fis de même pour moi avant de remplir les verres et de m’assoir. J’allais ouvrir la boîte à pizza, me disant qu’au moins j’allais quand même pouvoir manger quand je me rendis compte que Juliet me fixait et qu’Elliott s’était interrompu pour suivre son regard. L’espace d’un instant, je regardais la blonde sans comprendre ce qu’elle avait à le dévisager comme ça avant de comprendre ou elle venait en venir. Soupirant à nouveau, je relevais les yeux vers Elliott.

« Tu veux boire quelque chose, Elliott ? demandais-je d’un ton exaspéré. »

Je n’avais servi que Juliet et moi, sciemment, par ce qu’au fond ce n’était pas moi qui avais invite ce type à entrer ici et que je n’avais aucune envie d’être hospitalier. Mais je n’avais pas spécialement envie que Juliet m’en veuille encore plus, même si il était sans doute trop tard pour ça...

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MessageSujet: Re: To live and let go * Juliet/Adrian/Elliott   Sam 27 Déc - 1:02

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C’était assez étonnant de me retrouver ici avec Juliet pour la fin de soirée. LA revoir après tant de mois me fait plaisir, et beaucoup de bien, on en avait parlé tellement de fois et tellement souvent, ça m’avait réellement manqué. Nous en avions passé des nuits entières à parler de notre vie chaotique, je m’étais confié à elle, comme si c’était un peu Talya qui me manque d’ailleurs. Sa serai tellement bien qu’elle vienne me voir, ou même qu’elle vienne vivre ici avec moi. Mais ce n’était pas dans ses projets aux dernières nouvelles.

- Très bien, beaucoup mieux que la dernière fois qu’on s’est vus, mon chou !

Je souris quand elle m’attribue mon petit sobriquet surtout qu’elle insiste bien dessus tout ça pour faire enrager son mec et surement un peu pour le punir de m’avoir claqué la porte au nez.

- Raconte-moi ce que j’ai loupé ! Qu’est-ce qu’il t’est arrivé depuis ?

Et bien ça allait être rapide, il ne c’était pas passer grand-chose en quelques mois, ma vie n’avait pas eu de grand rebondissement. Alors le raconter ces derniers jours sera vite fait le tour.

- Et bien, pas énormément de chose, tu sais, toujours seul, et toujours livreur de pizza comme tu as pu le remarqué. Je suis toujours bloqué…

J’allais continuer malgré tout à lui parler mais Adrian me fait bien comprendre que je n’étais pas le bienvenu ici. D’un côté, je ne voulais pas partir, il n’était pas correct avec moi et j’avais bien envie de le faire bien chier pour la peine. Une petite vengeance en quelques sorte, surtout qu’avec Juliet on ne s’est pas vue depuis bien trop longtemps. Et elle était ravie de me voir, sinon, elle ne m’aurait pas invité. La table mise pour deux, j’avais bien compris le message, mais en aucun cas, je ne partirai, Juliet devait me raconter comment elle l’avait retrouvé et depuis quand surtout, je voulais tout savoir. J’adorai les potins, et puis bon, là c’était sa vie, et ça m’intéressais.
J’avais envie de rire quand Juliet lance un regard désapprobateur à son copain, mais pour rester polie je me mords la lèvre pour m’empêcher de rire.

- Tu veux boire quelque chose, Elliott ?

Je voyais bien qu’il se forçait, il n’avait vraiment pas envie de me voir ici pourtant j’allais rester autant de temps que Juliet le veuille.

-Un coca, je veux bien, merci.

Il part en soupirant, et je regarde Juliet.

- Il n’a pas l’air de m’apprécier ton mec…. Tu préfères pas que je parte pour que tu n’es pas trop d’embrouille avec lui ? On peut se voir plus tard, si tu veux ?

Je ne voulais pas lui donner des ennuis, elle avait l’air vraiment heureuse, et je ne voulais pas que ça change. Elle avait tellement galéré pour être heureuse que je ne voulais pas être la cause du contraire.
Elle me fait un sourire, et me fait non de la tête. Elle voulait vraiment l’embêter et si je comprends bien il ne se doute pas du tout que je suis gay ? Il est certain que je ne suis pas efféminé et que je ne suis pas habiller en rose comme dans tous les stéréotypes mais il pourrait quand même se douter de quelque chose non ?


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MessageSujet: Re: To live and let go * Juliet/Adrian/Elliott   Dim 28 Déc - 18:02

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En trois mots : j’allais le tuer.
Comment Adrian, habituellement gentil et presque serviable – presque, parce que ce n’était pas forcément toujours le cas… - pouvait-il se comporter d’une façon aussi odieuse avec un de mes amis ? J’avais envie de lui coller une gifle juste pour avoir refermé la porte au nez d’Elliott, et je sentais que ce n’était pas terminé.
Pendant que nous discutions, Elly et moi, je faisais bien exprès de ne pas regarder Adrian, et de ne même pas lui accorder un minimum d’attention. Il avait voulu la guerre ? Il l’aurait. Je savais par avance que ça allait mal finir, parce que nous avions tous les deux un tempérament des plus volcaniques, mais je n’allais pas pouvoir laisser passer ça. De quel droit pensait-il pouvoir régir ma vie au point de ne pas laisser entrer mes amis dans mon appartement ? Il n’avait pas un monopole sur moi. Il n’en aurait jamais un d’ailleurs. C’était pour cette raison précise que je n’allais pas le laisser croire qu’il gagnait la partie. Pas une seule seconde. Elly resterait pour la soirée, je discuterais avec lui et Adrian pouvait bien faire ce qu’il voulait, je m’en fichais pas mal. D’ailleurs, c’est ce qu’il fit. Il partit en direction de la cuisine et je l’entendis fouiller dans les placards et les tiroirs sans me préoccuper de lui plus que cela. Du moment qu’il nous fichait la paix, ça m’allait. Pendant ce temps-là, Elliott m’expliquait qu’il ne s’était pas passé grand-chose dans sa vie depuis la dernière fois que l’on s’était vus, lui et moi. Il était toujours célibataire et il livrait encore et toujours des pizzas. Il ajouta qu’il était toujours bloqué, et je me demandai une seconde si c’était à propos de son inspiration pour écrire qu’il disait cela. J’imaginais que oui, parce que c’était important pour lui, cette passion qu’il avait. Je ne pouvais pas l’aider, malheureusement, et je me contentai d’un regard compatissant. Je voyais qu’il voulait continuer d’en parler, et peut-être que ça lui ferait du bien d’en discuter avec moi, mais il s’interrompit et quand son regard partit derrière moi, je compris qu’Adrian était de retour. Je suppliai tous les dieux possibles pour qu’il ne fasse rien de méchant, mais je savais que c’était peine perdue. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi il se comportait ainsi. C’était puéril, c’était idiot et par-dessus tout, c’était blessant.

Il dressa la table et déposa seulement deux assiettes, ainsi que deux verres et quand je compris où il voulait en venir, je haussai les sourcils en le fixant sans ciller. Il se foutait de ma gueule, là ?! Il n’allait quand même pas faire ça ?! Il se comportait vraiment comme un gros con, là ! Adrian finit par remarquer ma façon de le regarder et il soupira de façon très ostentatoire avant de s’adresser à Elliott, en lui demandant s’il voulait boire quelque chose. Je serrai les dents. Son ton était loin d’être poli. Comment pouvait-il travailler dans un restaurant et se comporter de cette façon à la maison ? Il m’exaspérait, mon Dieu… Quand Elly lui répondit, il se releva et partit dans la cuisine avec un nouveau soupir et je le suivis des yeux en secouant la tête. J’espérais qu’il n’avait pas oublié les clefs de son appartement, parce que s’il continuait de se comporter ainsi, il aurait tôt fait d’y retourner pour y passer la nuit !

« Il n’a pas l’air de m’apprécier ton mec…. Tu préfères pas que je parte pour que tu n’es pas trop d’embrouille avec lui ? On peut se voir plus tard, si tu veux ? »

Pour rien au monde je ne voulais qu’il parte. Bien au contraire. Plus longtemps il resterait et mieux ce serait. Adrian allait devenir cinglé, mais je n’attendais que son véritable faux pas pour lui balancer ses quatre vérités en face. Au moins, ça le calmerait ! Alors Elly pouvait rester autant de temps qu’il voulait. Vu la relation que nous avions, il pouvait se sentir chez lui ici, et je n’allais pas le mettre à la porte.

« Reste, je m’en fiche de ce qu’il pense. Il devine même pas que tu gay, il va se sentir con quand il l’apprendra. Et puis ça fait trop longtemps qu’on s’est pas vus, je veux que tu me racontes tout en détail… On a des choses à se dire. »

Bien sûr, il y avait des choses dont j’aurais préféré qu’on discute en privé, et pas devant Adrian. Je n’aimais pas parler de ce dernier devant lui, quand il était là. Ça nous mettait tous les deux mal-à-l’aise, et puis… il suffisait que je dise quelque chose de travers et nous nous disputerions et il en était clairement hors de question. Pas ce soir, et pas devant Elly. Il s’en voudrait et c’était la dernière des choses que je voulais.

« Tu me disais que tu étais bloqué… Il n’y a vraiment rien qui t’inspire ? »

Derrière moi, j’entendis Adrian revenir avec un troisième verre, et de mon côté, je me détournais un tout petit peu d’Elly pour ouvrir le carton de la pizza et lui servir un morceau dans mon assiette. Adrian pouvait bien penser et faire ce qu’il voulait, je n’allais pas délaisser Elliott. Il n’aurait qu’à manger, lui aussi, s’il le voulait, et moi je me déplacerais pour prendre une autre assiette. Mais il voulait faire le con ? Alors moi aussi je pouvais. Et il regretterait bien vite de s’être comporté ainsi. Toujours sans lui accorder la moindre attention, je me levai pour me rendre dans la cuisine rapidement et revins dès que j’eus essuyé une troisième assiette. Ce ne fut pas assez long pour que les deux hommes fassent connaissance et un silence de mort régnait dans le salon à mon retour. Je repris alors la parole :

« Tu sais ce qu’il te faut, Elly chéri ? Une muse ! Avec ça, t’auras plus de problèmes. Et de nos jours, les muses, elles t’offrent même des extras, si tu vois ce que je veux dire ! »

Je sentis le regard d’Adrian peser sur moi pendant que je pouffais doucement de rire en même temps qu’Elliott. Bien sûr que le brun ne comprenait rien du tout, parce qu’il ne connaissait pas Elly. Il allait se poser des questions, et c’était précisément mon but.

 
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MessageSujet: Re: To live and let go * Juliet/Adrian/Elliott   Sam 31 Jan - 16:53



   
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A
lors que je fixais Elliott avec un air plus qu’agacé, je me demandais un instant pourquoi j’avais un tel ressentiment envers lui. Je ne le connaissais pas après tout, il avait l’air sympa. Juliet l’appréciait d’ailleurs, ça se voyait dans la façon qu’elle avait de lui sourire et de lui parler. C’était peut-être ça le problème. C’était un ami de Juliet, et je ne l’avais jamais vu. Elle ne m’avait même jamais parlé de lui, ce qui m’étonnait. Je ne rencontrais que rarement les connaissances de la blonde, mais elle m’en parlait généralement. Ca ne pouvait vouloir dire qu’une chose : cet Elliott, elle l’avait rencontré durant les deux ans et demi pendant lesquels j’étais parti. Elle l’avait rencontré alors que je l’avais laissée sans explication, abandonnée lâchement à sa douleur parce que je n’avais pas le courage de faire face.  Elle s’était peut-être même confiée à lui… et ça me rendait malade. Malade de penser que peut-être, il l’avait aidée à supporter mon absence... Et de quelle façon d’ailleurs ? Était-il le genre d’ami qui était une bonne épaule pour pleure ou plutôt celui qui vous faisait oublier vos problèmes en vous faisant sortir et danser ? J’éprouvais une sorte de rancœur totalement injustifiée envers cet homme que je n’avais jamais vu auparavant, sans pouvoir m’en défaire. En additionnant cela au fait que j’étais totalement à cran depuis que Juliet s’était fait agresser et que j’avais revu Flavio, ça expliquait sans doute ma  mauvaise humeur et mon comportement, même si ça ne l’excusait en rien.

« - Un coca, je veux bien, merci. »

Je ne pus retenir un nouveau soupir en entendant sa réponse. Un coca, vraiment ? Il ne pouvait pas boire du vin comme tout le monde ce type ? D’accord, le vin que Juliet et moi buvions n’était jamais très bon, mais ça ne nous dérangeais pas vraiment. On avait l’habitude et c’était même une sorte de blague entre nous, par rapport à un de nos premiers rendez-vous. Je me levais finalement et me dirigeais vers la cuisine pour lui rapporter du coca, sans cacher mon exaspération. Je me comportais comme un vrai con avec ce mec, et le pire était sans doute que j’en avais pleinement conscience, mais c’était plus fort que moi. Tout m’énervait chez lui, de son sourire à sa voix en passant par les sobriquets ridicules qu’il utilisait avec ma copine. Tout en ouvrant le frigidaire pour sortir une bouteille de coca – il avait d’ailleurs de la chance qu’on en ait encore – je m’efforçais d’essayer de me raisonner, sans beaucoup de succès. Je savais que je ne me comportais pas bien envers Juliet - envers Elliott non plus évidemment, mais ça m’importait bien moins. Je ne voulais pas l’énerver, encore moins la blesser mais la vérité, c’était que tant que je me concentrais sur Elliott, je ne pensais plus trop à tout le reste. J’oubliais momentanément l’agression, j’oubliais momentanément Flavio et je laissais toutes les questions que je pouvais me poser sur ce type envahir mon esprit. C’était dommage pour lui, mais moi ça me permettait de ne plus tout ressasser alors ça m’arrangeait un peu d’être odieux avec lui.

Je retournais dans le salon après avoir attrapé un verre dans l’armoire et entendit Juliet demander à son ami si rien ne l’inspirait. Je ne voyais pas vraiment pourquoi il aurait besoin d’inspiration, c’était un livreur de pizza après tout, mais peut-être qu’il faisait autre chose.. de la peinture, de la musique, ou de l’écriture peut-être. C’était tout ce que je voyais qui pouvait nécessiter de l’inspiration. Enfin, de toute façon ça ne m’intéressait pas vraiment, tout ce que je voulais savoir c’était comment il connaissait Juliet et comment ils étaient devenus amis tous les deux. Je posais le verre devant Elliott et lui remplis en laissant la bouteille à côté avant de reprendre ma place de l’autre côté de la table. Juliet ne m’accorda pas un regard et prit un morceau de pizza dans la boite pour le mettre dans son assiette avant de le tendre à Elliott et se leva pour aller se rechercher une assiette sous mon regard exaspéré. Seul avec son ami, je n’ouvris pas la bouche et me contentais de me servir une part de pizza à mon tour sans le regarder, ne m’embarrassant pas de lui faire la conversation en attendant que Juliet soit de retour et reprenne :

«Tu sais ce qu’il te faut, Elly chéri ? Une muse ! Avec ça, t’auras plus de problèmes. Et de nos jours, les muses, elles t’offrent même des extras, si tu vois ce que je veux dire ! »

J’écarquillai légèrement les yeux en les relevant sur Juliet, alors qu’elle se mettait à pouffer en même temps qu’Elliott. Mais qu’est-ce qu’elle insinuait par-là ? Elle voulait être sa muse ? Ce n’était pas vraiment ce qu’elle avait dit mais le ton qu’elle avait utilisé me perturbait un peu. Et puis, qu’est-ce qu’elle entendait par extras ? C’était quoi ces sous-entendus ? Mon regard passa de Juliet à Elliott et je l’observais un moment lui aussi, sans comprendre ce qu’il y avait de si drôle dans ce que venait de dire Juliet. Au bout d’un petit moment à les fixer comme un idiot, je finis par réussir à articuler, d’un ton plus cassant que je l’aurais voulu :

« Une muse ? T’as tant besoin d’inspiration pour livrer tes pizzas ? »

Je fus moi-même un peu étonné par le dédain que j’avais mis dans ma voix. J’étais serveur dans un bar, ce n’était pas mieux que livreur et en plus je n’avais rien contre son travail, au contraire. Je bénissais les livreurs, ça m’évitais de devoir sortir pour aller chercher à emporter quand je n’avais pas envie de cuisiner, ce qui m’arrivait très souvent.

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MessageSujet: Re: To live and let go * Juliet/Adrian/Elliott   Lun 2 Fév - 23:10

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Je ne voulais vraiment pas poser problèmes à Juliet. C'était une fille tellement génial, je ne voulais pas être un poids pour elle, surtout qu'elle a retrouver son chéri il y a peu, et c'était peut être encore un peu fragile.

- Reste, je m’en fiche de ce qu’il pense. Il devine même pas que tu gay, il va se sentir con quand il l’apprendra. Et puis ça fait trop longtemps qu’on s’est pas vus, je veux que tu me racontes tout en détail… On a des choses à se dire.

Ah bon, bah alors, je vais rester, rien que pour le faire chier alors. Même si je le connaissais pas, Juliet m'en avait assez dit sur lui, pour que j'ai envie de lui faire payer son départ. Quand j'ai rencontré Ju', il était partie depuis un moi je crois, et elle était vraiment pas bien. On était devenue ami un peu parce qu'on a partagé nos malheurs, et nous avions réussis à se faire sourire l'un et l'autre.
Et en effet, elle devait tout me raconter, comment elle l'avait retrouvé. Je suis vraiment curieux. Ce fameux Adrian n'était pas revenue comme ça, comme un cheveux sur la soupe ?! J'ai bien envie de savoir tous les détails. Mais j'avais bien compris que ce n'était pas vraiment le moment de parler du retour de son bien aimé.

- Tu me disais que tu étais bloqué… Il n’y a vraiment rien qui t’inspire ? 

La réponse était simple, non, rien ne m'inspirait depuis un moment, l'amour était mon moteur, aujourd'hui je n'avais plus personne aimé, vraiment. Je n'avais pas fait de belle rencontre depuis que j'étais ici, je ne désespère pas, mais quand même un peu.
Juliet me sert une part de pizza, et part se chercher une assiette pour elle, vue que son mec n'avait pas été très accueillant à mon égard. Alors que nous étions tous les deux, j'aurai pu lui adresser la parole, mais pour lui dire quoi : Tient pourquoi tu as quitté Juliet, et pourquoi tu es revenu ? Il y avait mieux quand même pour entamer une conversation avec un inconnu. Fort heureusement Ju revient rapidement dans la pièce et à mes côtés. Elle se sert à manger

- Tu sais ce qu’il te faut, Elly chéri ? Une muse ! Avec ça, t’auras plus de problèmes. Et de nos jours, les muses, elles t’offrent même des extras, si tu vois ce que je veux dire !

Je me met à rire, tout comme la jolie blonde. Son mec ne devait pas vraiment comprendre, et c'était bien là, la situation comique. Mais avoir une muse était une bonne idée, faut il encore que je le trouve ma muse.

- Une muse ? T’as tant besoin d’inspiration pour livrer tes pizzas ?

Sois je le prend mal parce qu'il dénigre vraiment ma profession, même si je sais très bien que livreur ce n'est pas non plus le super métier. Je ne sauve pas de vie, je ne protège pas les gens, mais je les nourrir, c'est déjà bien non ?
J'avais deux solutions pour emmerder Adrian. Je ne sais pas pourquoi mais j'avais réellement envie de l'embêter, de bien lui faire comprendre que je ne suis pas débile. Soit je l'ignore totalement, soit, je joue avec lui et lui fais comprendre que je suis gay tout de suite. Je regarde Juliet, je ne sais pas si elle serait d'accord avec mon choix. J'allais l'ignorer, ça pouvait être marrant.
Je lance un regard en coin à Adrian, le regardant un peu plus, le détaillant bien. Je reporte mon regard vers mon amie, et je souris. 

- Une muse…. Si tu pouvais être la mienne…

Mais du coup, les extras, je m'en passerai bien…. Faire ça avec une fille…. Ça me donne froid dans le dos. Je sais depuis bien longtemps que je suis branché mec, et je me suis jamais dit que je pourrais essayer une femme.
Je fais un énorme sourire plus un clin d'oeil à Juliet, tout en me retenant de rire. Je regarde alors Adrian. Je lui demanderai bien si il était partageur, mais je ne voulais pas repartir avec un marron à l'oeil. Je tenais trop à ma bouille.


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MessageSujet: Re: To live and let go * Juliet/Adrian/Elliott   Jeu 5 Fév - 22:25

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Connaissant Adrian, il allait forcément réagir à cela. Il allait péter un plomb intérieurement, oh et il me ferait la gueule pendant des heures, voire des jours, après ça, mais ça valait le coup. Et puis, très franchement, la personne qui aurait le plus de légitimité à faire la tête, c’était moi. Vu la façon dont il se comportait avec l’un de mes amis les plus proches, j’avais le droit de lui faire des reproches et des remarques. Et ça n’allait pas louper. Il allait vraiment regretter de s’être comporté comme le plus gros des cons avec Elly. Ce n’était pas ainsi qu’on se comportait avec les gens, et il savait pourtant d’avance que je n’étais pas du genre à me laisser faire. Alors parler des muses et de leurs potentiels extras, ce n’était que le début de ma vengeance. Il n’allait pas marcher, il allait carrément courir. Et je comptais sur Elly pour suivre le mouvement et marcher dans ma combine ! En un regard, je sus qu’il avait compris mon petit jeu et je ne savais pas s’il allait en rajouter une couche ou pas, mais je savais que pour ma part, j’allais m’amuser un peu et faire regretter à Adrian de ne pas supporter la présence de quelqu’un qu’il ne connaissait pas. La moindre des choses, ce serait d’apprendre à le connaître avant de le juger et de le critiquer. Et si vraiment il ne supportait pas sa présence, il n’avait qu’à aller se coucher, ou bien partir. Je n’allais pas le retenir, je le regretterais probablement, mais il n’avait pas à se comporter de la sorte, encore une fois. Je vis qu’Elly avait envie de me répondre, mais ce fut Adrian qui prit la parole en premier, d’un ton courroucé et carrément perdu :

« Une muse ? T’as tant besoin d’inspiration pour livrer tes pizzas ? »

Complètement incapable de rire encore et de rester de marbre suite à ce qu’il venait de dire, je me retins de lui envoyer le contenu de mon assiette dans la figure. Je tournai néanmoins la tête au ralenti vers lui, en fronçant les sourcils. C’était quoi son problème ? Il allait me faire croire qu’il se sentait supérieur à Elliott là ? C’était quoi cette façon de le prendre de haut ?! Il n’était que serveur, et il pensait qu’il pouvait se sentir supérieur ? Ce n’était pas le cas ! Il ne connaissait pas Elly, et s’il savait qu’il avait écrit un livre, il ne la ramènerait sûrement pas, lui qui était incapable de tenir plus de dix minutes à écouter de la musique classique ! Je le toisai du regard un long moment, sans savoir quoi répondre pour défendre Elly, même s’il était assez grand et fort pour se défendre tout seul. Mais ici, on était quand même chez moi, et Ad n’allait pas se mettre à le martyriser devant moi ! Je ne laisserai pas ça faire ! Néanmoins, Elliott ne prit pas la peine de répondre, et je ne pus que fusiller Adrian du regard, en lui faisant bien comprendre qu’il allait passer un sale quart d’heure dès que notre invité serait parti.

« Une muse…. Si tu pouvais être la mienne... »

Le clin d’œil qu’il m’accorda ensuite me fit pouffer de rire de nouveau, alors que je n’avais qu’une envie : garder mon sérieux pour emmerder Adrian. Mais il était carrément impossible de rester sérieux face à Elliott, quand il faisait cette tête. Je me remis à rire, donc, en essayant de ne pas prêter attention à Adrian, comme avant. J’imaginais tout à fait la tête qu’il devait être en train de faire : la bouche grande ouverte, les sourcils à moitié froncés et un air débile sur le visage. A cette pensée, mon rire redoubla et j’essayais vainement de la cacher et de m’arrêter.

« Ça aurait été avec plaisir, chaton, tu le sais… »

Je vis soudain Elliott jeter un coup d’œil à Adrian, et je n’osais pas, de mon côté, faire de même. Je savais que je ne devais pas le regarder, et pourtant, j’avais très envie de le voir fulminer. Quand il se rendrait compte qu’il se faisait mener en bateau, ce serait le moment le plus magnifique de toute ma vie. Il faudrait que je le prenne en photo à ce moment-là, à l’instant précis où il apprendrait qu’Elly était homosexuel. Il se sentirait vraiment con, et ce serait superbe.

« Tu n’as rencontré personne depuis la dernière fois ? »

J’insistais bien sur mes derniers mots, la dernière fois induisant le fait que l’on ne s’était pas revus depuis un moment et que c’était avant le retour d’Adrian. Ce dernier en ferait bien ce qu’il voudrait, de cette information, mais je faisais exprès de brouiller un peu les pistes. Il allait croire que j’avais couché avec Elly… mais peu importait. Si je voyais que toute cette blague et toute cette histoire allait trop loin, je lui dirais la vérité de façon un peu avortée et anticipée. Mais il m’avait vraiment rendue furieuse, et je voulais simplement qu’il comprenne que non, pendant deux ans, je n’avais pas été voir ailleurs et que je ne lui avais pas menti, pas une seule seconde… S’il était assez bête pour croire que je ne lui étais pas restée fidèle comme je lui avais dit, alors c’était son problème, et pas le mien.

 
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MessageSujet: Re: To live and let go * Juliet/Adrian/Elliott   Jeu 25 Juin - 2:27



   
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   Elliott & Juliet & Adrian

J
’étais carrément imbuvable depuis que ce type avait mis un pied dans l’appartement, j’en avais conscience, mais j’avais comme l’impression que ma dernière phrase avait été celle de trop. Je n’étais bien sûr pas en position de faire des remarques sur son boulot, et d’ailleurs ce n’était même pas ça qui me posait problème, pour une raison que je n’arrivais pas à définir, j’avais simplement envie que cet homme se tire de chez moi et nous laisse tranquille Juliet et moi. Je ne supportais pas sa manière de lui parler et encore moins cette complicité qu’ils semblaient avoir tous les deux. Evidemment j’étais complètement ridicule à agir de la sorte. Je ne voyais pas ce qui pouvait me déranger dans le fait que Juliet ait un ami dont je n’ai jamais entendu parler, un ami qu’elle avait rencontré alors que j’étais parti. Quand elle tourna la tête vers moi, je vis parfaitement dans ses yeux que j’allais regretter d’être si odieux avec lui. Elle me toisa longuement et je finis par hausser les épaules en secouant la tête avant de détourner le regard vers Elliott qui semblait réfléchir à ce qu’il allait répondre. Il me regarda en coin tout en souriant, ce qui me fis froncer les sourcils. Il trouvait ça drôle lui, de se faire insulter à demi-mot ? A vrai dire, j’étais un peu déçu qu’il n’ait pas l’air plus énervé que cela alors que je cherchais purement et simplement à le provoquer pour qu’il se fâche et décide de s’en aller. Cependant, il n’en fit rien et se contenta de prendre la parole pour lui répondre, ignorant totalement ma remarque.

« Une muse…. Si tu pouvais être la mienne… »

Il appuya sa remarque d’un clin d’œil qui me laissa bouche bée et fit un grand sourire à Juliet avant de se tourner vers moi. Je le fixais toujours dans les yeux, essayant de comprendre à quoi il jouait exactement. Je ne savais pas ce qu’il avait en tête mais une chose était certaine, ça ne me plaisait pas du tout. Et encore moins quand j’entendis Juliet lui répondre que ce serait avec plaisir, l’affublant une fois encore de ce surnom idiot.

«Tu n’as rencontré personne depuis la dernière fois ? »

Le ton qu’elle employa me fis à nouveau tourner la tête vers elle. Mais que s’était-il passé la dernière fois, pour finir ? Ça voulait dire quoi tout e petit jeu entre eux ? Ces clins d’œil, ces surnoms, ces allusions suggestives,… Ils ne pouvaient pas être sérieux. Ils étaient en train de se foutre de ma gueule, je ne voyais pas d’autre explication. En plus Juliet m’avait dit qu’elle n’avait eu personne depuis que j’étais parti, et je la croyais… Elle n’avait pas menti là-dessus, si ? Je savais très bien que je n’avais rien à dire, que c’était moi qui l’avais abandonnée en la laissant seule et que je ne pouvais simplement pas être jaloux, mais malgré moi je ne pouvais m’en empêcher… Ne serait-ce que parce que il avait pu être présent pour elle lorsque moi je ne l’étais pas. Lui avait peut-être pu la soutenir pendant que je fuyais. Ce type me rappelait que j’avais été le pire des salopards avec elle, et ça avait le don de me mettre hors de moi.

« Mais à quoi vous jouez tous les deux, à la fin ? demandais-je d’un ton exaspéré. Vous vous connaissez comment, exactement ? »

Mon regard alternait entre mes deux interlocuteurs, attendant désespérément une réponse. J’étais légèrement perdu et j’espérais qu’ils n’allaient pas continuer à m’ignorer comme ils le faisaient depuis un moment…
WILDBIRD


PS : Désolée pour le retard c'est impardonnable la :(
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Elliott Robinson


DISCUSSIONS : 44
MessageSujet: Re: To live and let go * Juliet/Adrian/Elliott   Jeu 25 Juin - 23:28

To Live and Let Go



Mon clin d'oeil ne fit pas mouche, non bien au contraire, et c'était le but escompté. Je voulais embêter le mec de Juliet. Elle avait eu beau m'avoir fait une description d'Adrian comme étant l'homme parfait, je n'arrivais pas à le voir de cet œil. Quel mec pouvait abandonné sa fiancée après une telle épreuve… Et le voir aujourd'hui si désagréable avec moi me donne encore plus envie de jouer avec ces nerfs.

- Ça aurait été avec plaisir, chaton, tu le sais…

Je lui fais un grand sourire, et regarde en biais Adrian, qui n'appréciais pas du tout notre petit manège. Pourtant je trouvais ça vraiment drôle moi, de le voir s'énerver comme ça, pour une raison si futile…. J'avais vraiment très envie de rire, mais ce n'était pas gentil, et puis ça ne serai pas drôle de dévoiler notre petit jeu à ce stade là !

- Tu n’as rencontré personne depuis la dernière fois ?

J'ai fais quelques rencontre oui, mais rien de bien intéressant et qu'il vaille la peine de m'en souvenir longtemps. Rien de bien sérieux. J'allais répondre Juliet normalement oubliant à nouveau son mec, juste en étant son ami et j'avais bien besoin d'une oreille en se moment. Qui sait elle me trouvera peut-être une solution.

- Mais à quoi vous jouez tous les deux, à la fin ? Vous vous connaissez comment, exactement ?

Je porte mon intention sur Adrian, il n'avait pas beaucoup de patience mais il était surtout très jaloux à se que je remarque. En quelques minutes je devais prendre une décision soit je continuais notre petit jeu, soit je lui disais la vérité sur tout et monsieur pourra se calmer.
Avec un rapide coup d'oeil vers mon amie blonde, ma décision était prise.

- On a joué au docteur…

Ce n'était peut être pas la meilleure réponse du monde, j'allais sûrement me prendre un pain en pleine figure avant même de pouvoir dire ouf. J'ai pris le risque, et de toute manière, rien ne pourra me faire regretter ce moment, parce qu'au vue de la tête d'Adrian, il n'aime pas du tout ça et ne veut pas y croire un seul instant. D'ailleurs ça doit faire au moins une bonne minute qu'il est bouche bée.

Je tourne lentement ma tête vers Juliet, était-elle vraiment d'accord avec ma réponse, c'était plausible qu'elle préférait qu'on lui dise que j'étais gay et donc, qu'il ne c'était rien passé entre elle et moi. Et puis, la personne dans la pièce qui m'attirait le plus ça serai bien évidemment lui et pas Juliet sans vouloir la froisser. Je sais qu'elle ne le prendra pas mal, après tout, on a été clair l'un envers l'autre, et puis de toute manière je ne cache pas mon orientation sexuel, je suis juste moins efféminé que certain homme.


lumos maxima

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Le talent provient de l'originalité, qui est une manière spéciale de penser, de voir, de comprendre et de juger. Guy de Maupassant

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Juliet Carlson


DISCUSSIONS : 268
CREDIT : ava : casielsilencio
MessageSujet: Re: To live and let go * Juliet/Adrian/Elliott   Ven 26 Juin - 23:44

to live and let go
Adrian Alpert & Elliott Robinson & Juliet Carlson

Me retenir de rire pour tenter de rester un minimum sérieuse pour qu'Adrian croit à notre supercherie était la tâche la plus difficile que j'aie pu avoir à faire depuis un bout de temps, hormis lui mentir pour l'agression. Mais ça, c'était plutôt hors compétition. A voir la tête que faisait mon petit ami, il croyait dur comme fer que nous nous étions envoyés en l'air, Elliott et moi, pendant son absence. Il fallait voir jusqu'où descendait sa mâchoire ! Il me regardait, bouche bée, et je faillis lui exploser de rire au nez. Je tins bon, et je tournai de nouveau la tête vers Elliott pour avoir sa réponse, comme si de rien n'était, en essayant de faire semblant de ne pas comprendre pourquoi Adrian avait l'air si étonné. Et si furieux, par la même occasion. Il allait bien nous tuer quand il comprendrait que l'on se moquait de lui depuis le début. D'ailleurs, il faudrait sûrement que l'on ne tarde pas trop à lui expliquer que tout était faux, que nous n'étions pas des sex friends et qu'Elliott était bel et bien gay. Ça m'étonnait très franchement qu'il ne l'ait pas encore remarqué ni compris, mais je me disais qu'il devait être fatigué de sa journée, et qu'il était sûrement trop en colère pour le comprendre.

« Mais à quoi vous jouez tous les deux, à la fin ? Vous vous connaissez comment, exactement ? »

En me figeant, mon sourire s'immobilisa également. L'heure de la vérité allait peut-être sonner plus tôt que prévu, vu le ton qu'il avait pris. Bon sang, mais il était vraiment jaloux ?! Il était jaloux d'un homme qu'il ne connaissait même pas, il présumait que cet homme avait couché avec moi … et puis si c'était vrai, qu'est-ce que ça pourrait faire ? J'aurais bien eu le droit de faire ça. De trouver quelqu'un d'autre. De m'amuser un peu. De penser à autre chose. De passer à autre chose. J'aurais pu réussir à l'oublier et aller me chercher un autre homme. Je savais que j'aurais pu trouver quelqu'un d'autre et tomber amoureuse d'un autre. Mais il n'y avait qu'un homme que j'attendais, il n'y avait qu'un homme que je voulais. Et si je ne l'avais pas, je préférais rester seule toute ma vie. Sans Adrian, ça ne valait pas le coup.  Pour une fois, je ne savais pas vraiment quoi faire, et après un coup d'oeil appuyé vers Elliott, je compris que ce dernier n'allait pas s'arrêter en si bon chemin. Cependant… je n'avais pas très envie qu'Adrian s'en prenne à Elliott.

« On a joué au docteur… »

Je crus qu'Adrian allait gober une mouche et s'étouffer avec, durant les secondes qui suivirent la réponse de mon ami. Forcément, il ne devait pas s'attendre à ce genre de réponse aussi imagée. En vérité, c'était presque cela, nous avions joué au docteur, mais pas à l'horizontale dans un lit. Plutôt le docteur des coeurs, une sorte de psychologie amicale, que l'on s'était faite tous les deux, chacun l'un pour l'autre. J'avais besoin d'Elliott, c'était juste après qu'Adrian soit parti, après la mort de Charlie. J'avais besoin d'une épaule sur laquelle pleurer, mais je n'avais personne d'autre que mes collègues. J'avais rencontré Elliott, et il m'avait été d'une grande aide. J'avais été utile à son moral aussi, nous avions tous deux été vraiment heureux de nous rencontrer. Mais jamais, jamais je n'aurais couché avec lui, même s'il avait été hétérosexuel.
En reposant les yeux sur Adrian, je compris qu'il était furieux et je fus alors partagée entre deux possibilités. Continuer ce petit jeu ou bien le terminer. A dire vrai j'eus du mal à me décider. J'étais partagée entre deux, parce que c'était vraiment drôle de voir Adrian être jaloux sans raison, et en même temps, j'avais peur qu'il ne s'énerve pour de bon et qu'il ne s'en prenne à Elliott. Si jamais il le touchait, je m'en voudrais à mort et je préférais que ça n'arrive pas. De fait, je pris une profonde inspiration pour ne pas rire ni m'énerver, et je repris la parole, un brin hésitante, quand même :

« Adrian… Elliott est homosexuel. »

La tête qu'il me fit en me regardant faillit me faire craquer et éclater de rire et je ne pus m'empêcher de sourire un peu. Il était trop drôle à me regarder avec ses grands yeux et sa bouche ouverte. Intérieurement, j'étais pliée de rire. Je jetai un coup d'oeil à Elliott pour voir qu'il était complètement hilare et je finis par éclater de rire à mon tour en m'excusant à moitié auprès d'Adrian.

« Désolée, Ad, mais tu verrais ta tête… On n'a jamais rien fait, Elly et moi, il est gay ! »

J'essuyai doucement mes larmes de rire et me calmai plus rapidement en voyant qu'il n'était pas du tout amusé par cette blague que nous venions de lui faire. Je soupirai en regardant mon ami en souriant. J'étais fière de moi, j'étais fière de nous, mais je me disais qu'on allait se faire engueuler maintenant. Même si techniquement, c'était plutôt à moi de faire la morale à Adrian. Il ne m'avait même pas fait confiance, et il pensait que je l'avais trompé, pendant ces deux ans et quelques … Je n'aimais pas ça, mais il était hors de question que l'on s'engueule devant Elliott. Je voulais que ce dernier se rende compte qu'Adrian était vraiment quelqu'un de bien...

 
Emi Burton

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Y a des souffrances qui pèsent des tonnes et pour ne pas que tout espoir nous abandonne on joue le rôle de celui pour qui tout va bien pourvu que les autres n'en sachent rien. On fait au mieux pour sauver la face pour que notre entourage ignore par où l'on passe. Les blessures qui ne se voient pas nous font du mal bien plus que toutes les autres.

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To live and let go * Juliet/Adrian/Elliott

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