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 [TERMINE] The Game is On - Mikha & Aaron

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Aaron Somerset


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MessageSujet: [TERMINE] The Game is On - Mikha & Aaron   Mar 2 Sep - 11:22

the game is on
AARON SOMERSET
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The paranoia is in bloom, the PR, the transmissions will resume. They'll try to push drugs, keep us all dumbed down and hope that we will never see the truth around Δ Muse

Un jour de plus à travailler ne m’était pas forcément une tâche difficile à accomplir. Malgré les efforts de ma fille, Sasha, pour me garder à la maison pendant ses vacances, je ne pouvais pas me rebeller et décider de ne pas venir jusqu’au cabinet. Il y avait des jours où ses protestations me brisaient le cœur, mais ce jour-là, il était plutôt impératif que j’aille travailler, pour ne pas trop réfléchir. Et il fallait le dire : passer la journée avec une fille de seize ans ne m’aidait pas à ne pas réfléchir. Elle ressemblait de plus en plus à sa mère, et je ne voulais pas empirer mon état encore un peu plus. Le seul moyen que j’avais, dans ces moments-là, c’était de me plonger dans une somme considérable de cas à résoudre, d’affaires à régler, de types à défendre et de paperasse à remplir. La paperasse, le travail de bureau, de secrétaire, c’était ce que je détestais le plus, mais chaque avocat avait sa part, et plus le travail fourni était gros, et bien fait, et plus la paperasse s’entassait sur son bureau. J’avais choisi d’être un excellent avocat, et je ne perdais jamais mes affaires, alors de fait, les dossiers à remplir, à signer et à parapher se retrouvaient en un immense tas sur un coin de mon grand bureau.

Mais la paperasse avait un bon côté : elle m’empêchait de réfléchir un peu trop. Et dans des moments de déprime comme celui que je vivais, moment qui se répétait trois ou quatre fois dans le mois, en fonction de la météo et des souvenirs qui affluaient à mon cerveau en voyant tel ou tel film à la télévision, ou bien en croisant quelqu’un qui lui ressemblait, ou même qu’un petit garçon brun, qui aurait pu ressembler à mon fils, il était bon pour moi de ne plus réfléchir, et de simplement travailler d’arrache-pied. Ce travail de remplissage de papelards, c’était mécanique, il ne fallait pas réfléchir certes, mais c’était suffisant pour m’empêcher de trop divaguer. Evidemment, j’aurais préféré une bonne grosse affaire intéressante, mais j’avais promis à Sasha que je passerais la soirée avec elle, du coup. Et je ne pouvais pas me permettre de la décevoir sur ce coup-là, elle le voulait vraiment. Pas de grosse affaire pour moi, seulement un bon gros tri.

De fait, assis à mon bureau, la porte fermée pour ne pas être dérangé, et une tasse de café noir fumante devant moi, je soupirai en jaugeant la pile de dossiers, et commençai. En prenant un petit tas d’abord, pour me mettre en jambe, je m’emparai de mon stylo et commençai à parapher, sans même prendre le temps de lire ne serait-ce que le nom du dossier. De toutes façons, il fallait faire la même chose partout, et je n’avais pas le temps de tout relire. A vrai dire, je m’en fichais un peu également. Ces dossiers, il s’agissait de choses que j’avais déjà traitées, des choses qui étaient terminées. Et soit le type en question avait été relâché, soit l’adversaire de ma victime pourrissait en prison. C’était aussi simple que cela.

Pendant une longue demi-heure, je paraphais et signais, sans relâche, convaincu que je pourrais arriver jusqu’au bout de la pile si j’allais assez rapidement. Mais pourquoi je n’avais pas de secrétaire pour faire ça ? En lui donnant les accréditations nécessaires, elle pourrait se porter représentante pour moi, et signer tout ça à ma place pendant que je m’occupais de quelque chose d’autre, non ? Les autres cabinets avaient bien des secrétaires, et même nous, nous en avions une, qui s’occupait de tous les avocats de la place. Elle ne faisait que prendre les rendez-vous, c’était déjà pas mal, mais si on en avait une chacun, ce serait bien mieux… Ca résoudrait un peu le problème du chômage et puis comme ça, nous serions tranquilles avec ces fichus dossiers !

En baillant, non-reposé de ma courte nuit, je m’emparai d’une nouvelle poignée de dossiers sur la pile, et les fis glisser jusque devant moi. Mauvaise idée, puisque j’en fis tomber la moitié en vrac, m’obligeant à les remettre en ordre, du coup. Je pestai contre moi-même en espérant gueuler assez fort pour que les autres m’entendent, dans les bureaux alentours, et comprennent que je n’aimais vraiment pas ça, et tentai de tout remettre dans le bon sens rapidement. C’est comme ça que je retombai sur le dossier de Mikha Fitzroy.

Oh il n’avait pas vraiment un dossier, c’était plutôt un mémo, que je m’étais fait à moi-même. Comme quoi, ça avait du bon parfois de regarder le nom des fichiers que l’on traitait. Le jeune homme m’avait contacté quand je n’étais plus vraiment un grand avocat, à Saskatoon. Il avait entendu parler de ma renommée là-bas, et voulait absolument le meilleur avocat pour l’aider dans sa tâche. Bien sûr, à l’époque, je lui avais répondu que je n’étais pas l’homme qu’il cherchait, mais il avait insisté, en prétextant qu’il aurait besoin de moi. Nous avions longuement discuté par mail, et nous ne nous étions jamais rencontrés, en réalité. Il était en Russie, et j’étais dans le Saskatchewan… autant dire les deux extrêmes du monde.

Le dossier était rempli de nos conversations par mail et j’en relus quelques-uns, en me rappelant facilement de cette affaire qu’il me demandait de traiter. Je ne l’avais pas fait, encore, mais ça faisait quelques temps que nous n’avions pas échangé, lui et moi. Avait-il changé d’idée ou de stratégie ? Le dernier mail était de lui et disait qu’il devait chercher des preuves de ce qu’il avançait, parce qu’il savait que je ne pourrais pas avoir accès à ce qu’il voulait. Je l’avais laissé faire, de toutes façons, pour le moment, je n’avais pas lancé de procédure. Ce n’était qu’une conversation, pas un cas à traiter…

Mais là, alors que je m’ennuyais au plus haut point dans mon bureau, à faire de la paperasse, je voulus brusquement savoir ce qu’il en était, et ne réfléchissant plus, je lui envoyai un nouveau mail, en lui demandant de m’appeler au cabinet, pour que l’on discute. L’appel se fit dans la journée, et de fait, nous convînmes d’un rendez-vous, plus tard dans la semaine. Par chance, Mr Fitzroy était rentré à Toronto récemment, et vu que je m’y trouvais désormais, la coïncidence était trop belle. Nous devions nous rencontrer !

Et trois jours plus tard, nous y étions, et j’attendais son arrivée dans mon bureau avec impatience, content de devoir travailler sur une nouvelle affaire qui me semblait passionnante. Je ne pouvais pas dire que j’avais le droit de trier mes affaires et de choisir qui je voulais défendre. C’était le client qui choisissait son avocat, et Fitzroy m’avait choisi, de fait. Je ne pouvais qu’accepter ! Et désormais, j'étais de nouveau sur le coup !
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Mikha Fitzroy


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MessageSujet: Re: [TERMINE] The Game is On - Mikha & Aaron   Sam 6 Sep - 15:09


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Penser à mon père m’avait toujours plongé dans un état plutôt étrange, un mélange de rage et de détermination qui me poussait à agir de la façon la plus détestable possible à chaque fois que ça pouvait lui porter préjudice. Ces derniers temps, même si la rancœur était encore bien présente et que je le détestais toujours autant – si ce n’était plus, la satisfaction et l’impatience s’ajoutaient à ces sentiments. Mon projet prenait forme petit à petit. En fouinant dans les archives et en creusant du côté des innombrables voyages en Russie et en Europe de l’Est de mon père, j’avais pu découvrir quelques secrets pour le moins… gênants pour JLM Industries et James Livingstone lui-même. J’avais aussi rencontré ce journaliste, qui avait accepté de rédiger l’article au moment opportun. Quand celui-ci sortirait, la police recevra un dossier anonyme rempli de preuves imparables au tribunal. Ainsi, mon paternel ne pourra pas demander à ses amis hauts placés d’étouffer l’affaire, celle-ci ayant été en même temps divulguée dans les journaux et autres médias. Il serait fait comme un rat, passerait devant un jury pour escroquerie, détournement de fond, exploitation, et d’autres trucs bien sympathique et pourrirai en prison pour longtemps. Et s’il pouvait se faire descendre là-bas, ce ne serait pas plus mal. Rien que d’y penser, j’avais envie de me frotter les mains et d’éclater dans un grand rire machiavélique comme dans les films. Mais il était trop tôt pour ça. Il me manquait encore un détail, et pas des moindres. Les preuves. Je n’y connaissais rien en droit, mais je savais qu’il fallait obtenir les preuves de certaines manières pour qu’elles soient recevables. Un dossier volé, par exemple, ne pourrait pas être pris en compte, ce que je trouvais complètement idiot d’ailleurs. S’il prouvait quelque chose, peu importe la manière dont on l’obtenait, non ? Parfois, ce qu’on appelait justice me dépassait.

Tout en marchant d’un pas rapide vers le cabinet d’avocat qui se trouvait au coin de la rue, je repensais à ce mail qui était sorti de nulle part, quelques jours auparavant. Il était arrivé sur la boîte privée que j’avais créée, celle dont mon père ne connaissait pas l’existence – du moins pour ce que j’en savais. C’était à peu près la seule boîte que je relevais régulièrement, et c’était bien pour ce genre de messages que je l’avais créée. Il s’agissait d’un mail d’Aaron Somerset, un avocat que j’avais contacté il y a un moment déjà et dont je n’avais plus vraiment de nouvelles depuis quelques mois. Je n’en avais pas cherché non plus, de toute façon je n’avais pas encore vraiment ce qu’il me fallait. Quand je lui avais écrit pour la première fois, il avait d’abord répondu qu’il n’était pas intéressé. Apparemment, il ne voulait pas traiter d’affaire importante, quelque chose du genre… Mais c’était lui que je voulais, et pas un autre, une connaissance m’avait parlé de ses exploits au tribunal et de son taux de réussite. Je voulais un excellent avocat, car je savais très bien que ceux de mon père étaient des requins, et pour vaincre un requin il en fallait bien un autre. Après m’être renseigné sur lui, j’avais appris que sa femme et son fils avaient été assassiné, qu’il vivait maintenant avec sa fille et qu’il avait choisi de prendre un poste avec moins de responsabilités. J’avais tout de même insisté, et il avait fini par s’intéresser à mon histoire. Néanmoins, nous ne nous étions jamais rencontrés. A cette époque, je me trouvais en Russie, ou du moins en Europe, et lui au Canada, dans le Saskatchewan, autant dire que prendre un rendez-vous relevait de l’impossible. Nous avions échangés plusieurs mails, puis je lui avais dit que je réunissais des preuves et nos échanges s’étaient arrêtés là. Dans le mail que j’avais reçu, il me demandait de l’appeler, ce que je fis dans la soirée. Nous primes rendez-vous et, quelques jours plus tard, je marchais en direction de son bureau dont il m’avait communiqué l’adresse. Quelle coïncidence qu’il ait choisi de s’installer ici, à Toronto !

Une fois arrivé à l’entrée, je poussais la porte et demandais à la fille de l’accueil par ou je devais aller pour voir Maître Somerset. Elle m’indiqua l’étage et me désigna l’ascenseur de la main avec un sourire auquel je répondis volontiers avant de me diriger dans la direction qu’elle indiquait. J’étais parti en retard et puis j’avais rencontré Ella donc je devais bien avoir dépassé l’heure du rendez-vous de dix minutes, voire plus, mais je ne m’en faisais pas vraiment pour ça. J’étais toujours en retard de toute façon, il allait falloir qu’il s’y fasse. Tout en appuyant sur le bouton et en observant les portes se fermer devant moi, je me demandais un instant si je faisais bien de parler de mon plan avec autant de gens. Il me fallait de l’aide, bien sûr, je n’y connaissais pas grand-chose en économie, en droit ou encore en informatique, mais j’avais du mal à faire confiance aux autres. J’étais peut-être un peu parano, mais j’avais l’impression que mon père avait des espions partout et je ne voulais surtout pas qu’il découvre tout ça. Enfin, de toute façon je prenais mes précautions, et cet avocat serait tenu au secret professionnel. C’était son boulot. Et d’après ce que j’avais pu comprendre en lisant des articles sur ses différentes affaires, il n’avait que faire de la morale, seule la victoire lui importait. Et c’était tout ce dont j’avais besoin. En sortant de l’ascenseur, je suivais le chemin indiqué par la réceptionniste et arrivait devant une porte de bois sur laquelle était accrochée une petite plaque en métal doré avec le nom de l’avocat. Je toquais quelques coups et entrais sans attendre la réponse. Il était assis à son bureau et se leva en me voyant entrer.

« Bonjour ! Désolé, je suis en retard, commençais-je, j’ai rencontré une connaissance en venant et puis, vous savez comment ça va… »

Je lui fis un petit sourire, je n’étais pas désolé du tout mais ce n’était pas une raison pour ne pas être poli après tout. Je lui serrais la main tout en observant l’endroit. Il s’agissait d’un bureau à l’ancienne, fait de bois sombre et précieux avec une grande bibliothèque sur l’un des murs et un gros bureau massif rempli de pile de dossiers. C’était plutôt chaleureux comme atmosphère, toujours plus que c’est grands bureaux vitrés et minimalistes qu’on voyait parfois. Je reportais mon attention sur mon interlocuteur et le détaillai un instant, comprenant tout de suite pourquoi il était si bon dans ce qu’il faisait. Il était grand, presque autant que moi et si j’en imposais avec ma carrure de sportif, lui c’était plutôt grace l’aura qu’il dégageait, comme beaucoup d’avocats célèbres.

« « Enchanté de vous rencontrer enfin, Aaron, dis-je, décidant de laisser titre et autres noms de famille de côté. Joli bureau ! »


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MessageSujet: Re: [TERMINE] The Game is On - Mikha & Aaron   Sam 6 Sep - 18:47

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S’il y avait une chose que je détestais par-dessus tout, c’était quand les gens étaient en retard. Même pour un rendez-vous privé, personnel, je détestais ça. Alors quand il s’agissait d’un rendez-vous au cabinet, pour le professionnel… j’étais capable de devenir vraiment hargneux. Ce Fitzroy avait bien de la chance d’être un client avec un gros porte-monnaie, et une affaire intéressante à la clé. Il fallait néanmoins qu’il me donne les bons arguments pour me convaincre de le défendre, et ce n’était pas en étant en retard qu’il y arriverait ! Néanmoins, je restais patient. Je ne pouvais pas me permettre de me voir refuser cette affaire juste parce que je faisais mon caprice. Non pas que j’en avais besoin, mais défendre monsieur Fitzroy me rapporterait gros, très gros. Choisir ses affaires était mal vu dans la profession, seulement là, je n’avais pas vraiment choisi, j’avais juste recontacté cet homme avant qu’il ne choisisse quelqu’un d’autre pour le même job. J’avais joué finement et je n’allais pas abandonner comme ça.

Lorsqu’on frappa à ma porte de bureau, je ne pris même pas la peine d’autoriser la personne à entrer. En réalité, je n’en eus pas le temps, parce qu’un jeune homme – que je reconnaissais comme étant Mikha Fitzroy – entra sans discrétion, avec un grand sourire sur les lèvres. Au moins, je devais reconnaître que recevoir quelqu’un d’aussi bonne humeur était agréable et allait peut-être rehausser ma journée. Ce n’était bien difficile non plus. Alors que je me levai de mon fauteuil, il s’approcha de moi après avoir refermé soigneusement la porte.

« Bonjour ! Désolé, je suis en retard, j’ai rencontré une connaissance en venant et puis, vous savez comment ça va… »

En haussant imperceptiblement un sourcil en l’entendant parler aussi rapidement et d’une façon aussi joviale, je lui serrai la main. Se rendait-il bien compte de l’endroit dans lequel il se trouvait ? D’habitude, quand quelqu’un venait voir un avocat et quémander ses services, cette personne n’était pas de bonne humeur, n’était pas tout sourire, ne cherchait pas à égayer l’atmosphère. C’était plutôt morne, un peu morbide parfois quand il s’agissait de violeurs, de tueurs… mais on s’habituait. Alors que là… il était bien trop joyeux pour ne serait-ce qu’aller avec l’ambiance générale du bureau. Rapidement, je fis signe à mon client de s’asseoir en face de moi, alors que je reprenais place derrière mon bureau, sur mon fauteuil en cuir.

« « Enchanté de vous rencontrer enfin, Aaron. Joli bureau !
-De même, Mikha. Il était temps, n’est-ce pas ? »

J’avais passé sous silence la remarque qu’il avait fait sur mon bureau. Je savais qu’il était agencé et décoré, je l’avais fait moi-même, et il était une réplique exacte du bureau que j’occupais dans le Saskatchewan, et que Penny avait fait pour moi, en tant que décoratrice d’intérieur. Il n’avait pas besoin de savoir ça, de toutes façons. De fait, par la suite, je l’avais également appelé par son prénom, c’était chose courante de faire ça ici, à Toronto, et encore plus courante quand le client faisait cet effort de familiarité, même si je n’aimais pas ça. Il fallait parfois se plier aux volontés et exigences des gens, quand bien même elles seraient idiotes et puériles…

« Pouvons-nous commencer ? J’ai une matinée assez chargée, j’aimerais que notre créneau ne déborde pas sur celui d’après ? »

Une bonne entrée en matière, en somme. Il avait intérêt à me présenter ses arguments rapidement et sans prendre de pincettes. Je n’en avais pas l’habitude de toutes façons. Je savais le contexte : il voulait se venger de son père, et le faire tomber. Il avait besoin de moi pour ça au tribunal, mais il n’avait pas encore réuni toutes les preuves. C’était là-dessus que notre correspondance s’était achevée. Désormais, il fallait que l’on continue sur cette voie, qu’il me présente ses preuves, qu’il me dise ce qu’il attendait précisément de moi. Il y avait quatre-vingt-dix pourcent de chances que je puisse l’aider, de toutes façons. Mais quand même, je devais tout savoir.

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Mikha Fitzroy


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MessageSujet: Re: [TERMINE] The Game is On - Mikha & Aaron   Lun 8 Sep - 17:37


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Au vu du regard un peu réprobateur qu’il me lança, il n’appréciait pas trop le fait que je sois arrivé en retard. J’imaginais que c’était un homme occupé, et qu’il avait d’autres rendez-vous à honorer mais au fond, je n’en avais rien à faire. Qu’est-ce que qui pouvait être plus important que ce que j’allais lui expliquer, hein ? Et puis de toute façon, c’était moi le client. J’arrivai à l’heure que je voulais. Les horaires à tenir, comme toute autre forme de contrainte, m’étaient plutôt difficile à respecter. Même lorsque je jouais en tournoi, les organisateurs n’aimaient pas vraiment me recevoir parce que je retardais constamment leur planning bien minuté. Et puis, ils redoutaient aussi un peu mes matchs, sachant très bien que j’étais imprévisible et que je pouvais facilement m’énerver sur les arbitres où juges de lignes. Le public, par contre, trouvait ça plutôt amusant et souvent les gradins étaient bien remplis pour me voir jouer, même lors des premiers tours. Je me faisais parfois siffler lorsque je contestais un point alors qu’il était évidemment bien dans le terrain, mais sinon les spectateurs étaient relativement souvent avec moi, ce qui avait le don d’énerver les autres joueurs, qui ne comprenaient pas trop comment on pouvait apprécier un mec tel que moi. J’étais pas sympa, je piquais des colères, je faisais peur aux ramasseurs de balles, et pourtant chacun de mes coups était suivi d’une ovation. Parfois, il ne fallait pas chercher à comprendre.

Mon interlocuteur sembla légèrement surpris de ma jovialité, il ne devait pas vraiment avoir l’habitude de voir des gens content de venir dans son bureau. Avocat rimait avec tracas et si on avait besoin des services de l’un d’eux, ça ne présageait souvent rien de bon. Mais dans mon cas, c’était différent, parce que ce n’était pas moi qui allais avoir des problèmes, mais mon père. Il me serra la main puis me désigna le siège qui faisait face au sien avant d’y reprendre place. Il répondit à ma salutation, m’appelant par mon prénom puis entra directement dans le vif du sujet.

« Pouvons-nous commencer ? J’ai une matinée assez chargée, j’aimerais que notre créneau ne déborde pas sur celui d’après ? »

Une manière bien polie de me faire comprendre qu’il préférait passer aux choses sérieuses dès maintenant pour en finir le plus vite possible. Le message était bien reçu, et je n’avais pas non plus spécialement envie de perdre mon temps à parler de trucs inutiles. Nous avions déjà discuté un peu par mail, il savait qui j’étais et quel était mon objectif, le tout étant de savoir comment arriver à mes fins.

« Bien sûr. Lorsque je vous envoyé un mail pour la dernière fois, je cherchais encore des preuves. Depuis, j’ai pu découvrir des dossiers cachés relevant divers comptes dans des paradis fiscaux. J’ai aussi toutes les raisons de croire qu’il fait dans le délit d’initié, mais là je n’ai rien de concret, en plus je n’y connais rien. Et ce n’est pas tout. »

Je fis une petite pause, réfléchissant un peu à tout ça. Il y avait tellement de choses qui pouvaient mettre mon père en danger, et même si il avait été très prudent,  ça m’étonnai qu’il n’ait jamais eu aucun ennui avec la justice. Rien qu’en le voyant, on devinait qu’il cachait des trucs louches, une ordure telle que lui ne pouvait pas être devenue si riche honnêtement ! Malheureusement, mon père soignait son image dans les médias et il apparaissait comme un homme intelligent et déterminé, mais aussi ouvert et charismatique. Mes innombrables frasques avaient légèrement entaché cette réputation, mais en réalité je passais plus pour le gosse de riche capricieux qu’autre chose. Il fallait absolument que tout le monde sache qui il était vraiment, que les autorités arrêtent de lui manger dans la main sans arrêt. Perdre son influence, c’était la pire chose qui pouvait arriver à James Livingstone.

« J’ai aussi cherché du côté de ses voyages en Europe de l’Est et… il semble qu’il soit impliqué dans des histoires vraiment louches, impliquant des gens peu recommandables. Mais là encore, je n’ai rien de concret, j’ai juste découvert qu’il avait eu des entrevues très secrètes avec des trafiquants d’armes et de drogue. »

En réalité, j’avais découvert ça en fouillant dans son bureau. J’avais trouvé un petit agenda ou étaient renseignés divers rendez-vous, seulement un nom et une heure. Quand j’avais demandé à la secrétaire si mon père avait des rendez-vous de prévu à ces heures précises, elle m’avait répondu qu’elle n’avait rien d’indiqué mais que les plages horaires étaient bloquées. Parfois pour le golf, parfois pour un dîner, mais rien qui ressemblait à un rendez-vous d’affaire. J’avais donc fait des recherches sur les noms et avait découvert ce qu’ils étaient.

« Je le soupçonne de tremper là-dedans, de permettre à ces trafiquants de se servir de JLM Industries pour faire passer leurs marchandises dans divers pays. »

Cette fois encore, je n’avais pas les preuves de ce que j’avançais, même en mettant la main sur ce carnet remplis de noms, je doutais que cela suffise pour prouver quoi que ce soit.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] The Game is On - Mikha & Aaron   Mar 9 Sep - 16:42

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Evidemment, il était hors de question que je perde mon temps avec des balivernes. Non pas que la présence d’un homme très joyeux dans mon bureau m’énervait, mais c’était simplement que je n’y étais pas habitué, que d’habitude, les gens voulaient sortir le plus vite possible et ne pas trop se frotter à la loi. Surtout vu les personnes que je défendais, la plupart du temps. Les cabinets d’avocat leur filaient des boutons, de l’anxiété, et même si je les prévenais que je ne perdais jamais mes affaires, ça ne rassurait personne. Lui, au contraire, semblait tout à fait détendu, il paraissait savoir ce qui l’attendait, et il n’en avait pas peur. C’était bien aussi, dans un sens, parce qu’ainsi, je n’aurais pas besoin de faire des pieds et des mains pour qu’il vienne aux rendez-vous, pour qu’il me donne toutes les infos dont j’avais besoin, et pour qu’on avance, ensemble. Surtout, son affaire ne me semblait pas très compliquée à achever. Tout ceci irait aussi vite que possible, encore plus vite si ses preuves étaient disponibles.

« Bien sûr. Lorsque je vous envoyé un mail pour la dernière fois, je cherchais encore des preuves. Depuis, j’ai pu découvrir des dossiers cachés relevant divers comptes dans des paradis fiscaux. J’ai aussi toutes les raisons de croire qu’il fait dans le délit d’initié, mais là je n’ai rien de concret, en plus je n’y connais rien. Et ce n’est pas tout. »

Sans prendre de notes écrites, j’inscrivis mentalement une liste de tout ce qu’il me disait. Des comptes dans des pays autres que celui de son père, donc. Et des informations concernant la valeur des actions pour diverses entreprises. Si le premier point, je pouvais désormais l’exploiter vu qu’il avait les dossiers, il m’en faudrait un peu plus pour le délit d’initié, néanmoins. C’était dommage qu’il n’ait rien là-dessus pour le moment, parce que je pouvais faire monter les enchères quant à l’arrestation de ce type et sa peine de prison. Evidemment, je supposais que Mikha ici présent souhaitait qu’il obtienne la peine maximum. Je n’étais pas sûr de pouvoir lui accorder, mais j’allais tout faire pour qu’il ait satisfaction en sortant du tribunal, le jour-J.

« J’ai aussi cherché du côté de ses voyages en Europe de l’Est et… il semble qu’il soit impliqué dans des histoires vraiment louches, impliquant des gens peu recommandables. Mais là encore, je n’ai rien de concret, j’ai juste découvert qu’il avait eu des entrevues très secrètes avec des trafiquants d’armes et de drogue. »

Un rendez-vous, malheureusement, ce n’était pas suffisant pour déterminer si illégalité il y avait eu ou non. D’ailleurs, si ce monsieur avait traficoté avec la mafia russe, j’aurais un mal de chien à pouvoir reconnaître ses torts. C’était dangereux de manigancer des choses contre eux. Encore plus de les condamner ou de condamner un de leurs clients. Sans preuves vraiment tangibles et irréfutables, je ne pourrais rien faire. Il nous faudrait donc attendre, et Mikha devait faire en sorte de trouver des preuves, des vidéos d’échange d’argent, des dossiers partagés et des missions pour que je puisse ne serait-ce qu’étudier cet argument-ci.

« Je le soupçonne de tremper là-dedans, de permettre à ces trafiquants de se servir de JLM Industries pour faire passer leurs marchandises dans divers pays. »

Là, c’était d’importance nationale. JLM Industries était une grosse firme du Canada, bien évidemment, une de celles qui s’insinuaient partout, et quiconque y touchait était menacé de mort ou de lynchage public. Si on apprenait que le grand patron faisait passer de la drogue, des armes ou des faux en Amérique, ça ferait scandale. Deux solutions naîtraient : la première serait celle de James Livingstone et demanderait d’étouffer l’affaire le plus vite possible ; la deuxième serait la mienne et voudrait faire tout éclater au grand jour et juger ça le plus rapidement possible. Une seule chose était donc certaine : tout serait rapide. Néanmoins, pour que ça fonctionne, il nous fallait des preuves. Et si je comprenais bien, Mikha n’en avait pas beaucoup plus que lors de son dernier mail.

« Je vais être franc avec vous Mikha. C’est bancal, comme affaire. Je sais que vous n’aimez pas entendre quelqu’un vous contredire, mais je ne peux pas accuser votre père avec si peu d’éléments. »

Bien sûr, il le savait, alors je ne prenais pas trop de risques. Mais je connaissais le caractère légèrement énervé du jeune homme et je n’avais pas envie de me faire casser le nez. Prendre des pincettes n’était cependant pas dans mes habitudes non plus, et je ne voyais pas pourquoi je changerais de comportement pour mon invité du jour. Je continuai donc :

« Tout ce que je peux retenir contre lui, ce sont les comptes en banque à l’étranger. Vous avez des preuves, des numéros de comptes, des relevés bancaires éventuellement. Mais ça ne suffira pas pour coffrer votre père. Les hommes d’affaires comme lui se fichent des tribunaux, et même si personne ne peut échapper à la justice, ça ne le fera pas trembler. »

En calculant rapidement dans ma tête, pour savoir jusqu’à combien d’années je pouvais lui faire prendre, en ayant toutes les différentes affaires que Mikha pouvait trouver, je pus lui donner un ordre d’idée, mais encore une fois, tout était encore brouillon pour le moment et nous ne pouvions rien prouver. Néanmoins, et très souvent, parler de la peine d’emprisonnement définitive était un bon moyen de motiver mes clients.

« Avec tout ce que vous me dites, Mikha, je peux faire monter sa peine à plus de vingt-cinq ans, voire trente. Pour le moment, on est à peine à huit. Avec sursis, en plus. En gros, si je le charge avec ce qu’on a de concret pour le moment, il ira en prison et sortira dans trois ou quatre ans, maximum. Peut-être même avant, pour bonne conduite. Ce n’est pas ce que vous voulez, j’en suis certain. »

Je voyais clair dans son jeu, et de toutes façons, il ne m’avait jamais caché qu’il voulait voir son père pourrir en prison. Je n’avais jamais vraiment compris ce qu’il lui reprochait. Peu importait ses affaires après tout, il n’avait qu’à profiter de son argent et attendre qu’il meure. Mais la vengeance était parfois un trop lourd fardeau à porter et il était plus facile de s’en débarrasser en cédant aux pulsions qu’elle émettait !

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It was February 14 Valentine's Day, the roses came but they took you away. Tattooed on my arm is a charm to disarm all the harm, gotta keep myself calm but the truth is you're gone (...) Take that rage, put it on a page, take that page to the stage, blow the roof off the place. I'm trying to make you proud, do everything you did. I hope you're up there with God saying "That's my man!" ► if you could see me now, the script.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] The Game is On - Mikha & Aaron   Ven 12 Sep - 16:01


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L’avocat m’écouta attentivement, sans doute concentré à analyser la moindre de mes phrases pour en tirer le maximum d’informations possible. Il ne prit même pas de notes, enregistrant tout immédiatement. Il resta néanmoins relativement impassible alors que j’évoquais tout ce qui pourra faire plonger mon père, il semblait presque blasé. Evidemment, il devait entendre ce genre de choses assez souvent vu les gens qu’il défendait habituellement, mais tout de même, ce dont je lui parlais était plutôt grave. Il pouvait au moins avoir l’air un peu surpris ou peut-être choqué non ? J’étais en train de lui expliquer que James Livingstone, dirigeant d’une multinationale importante, trempait dans diverses affaires plus illégales les unes que les autres et lui il se contentait d’hocher la tête, le visage neutre de toute émotion. Je ne m’attendais pas non plus à des cris d’effroi ou quoi que ce soit, mais une lueur d’étonnement dans les yeux me semblait bienvenue. J’avais toujours aimé faire mon petit effet et le voir ainsi stoïque me vexait presque. Enfin, au moins il avait l’air intéressé et concentré, c’était déjà ça.

« Je vais être franc avec vous Mikha. C’est bancal, comme affaire. Je sais que vous n’aimez pas entendre quelqu’un vous contredire, mais je ne peux pas accuser votre père avec si peu d’éléments. »

J’avais gardé le sourire pendant toute mon explication, trop content de parler de ce qui pourrait faire plonger mon père, mais il s’effaça bien vite à ces mots. Bien sûr, je savais que je n’avais pas les preuves qu’il me fallait – du moins pas encore – et je ne sais pas trop ce que j’attendais comme réaction de la part d’Aaron, mais il avait raison quand il disait que je n’aimais pas être contredit. Il continua bien vite sur le même ton.


« Tout ce que je peux retenir contre lui, ce sont les comptes en banque à l’étranger. Vous avez des preuves, des numéros de comptes, des relevés bancaires éventuellement. Mais ça ne suffira pas pour coffrer votre père. Les hommes d’affaires comme lui se fichent des tribunaux, et même si personne ne peut échapper à la justice, ça ne le fera pas trembler. »

Au niveau des comptes, j’avais déjà tout ce qu’il fallait, mais comme il le disait ça ne suffisait pas. J’haussais un sourcil quand il nota que personne ne pouvait échapper à la justice, je n’en étais pas aussi sûr que lui. Et puis, habituellement, il défendait des criminels non ? Et il gagnait ses affaires, ce qui faisait d’eux des hommes libres. Peut-être que certains étaient vraiment innocent, je n’en savais rien, mais ils ne pouvaient pas tous l’être.

« Avec tout ce que vous me dites, Mikha, je peux faire monter sa peine à plus de vingt-cinq ans, voire trente. Pour le moment, on est à peine à huit. Avec sursis, en plus. En gros, si je le charge avec ce qu’on a de concret pour le moment, il ira en prison et sortira dans trois ou quatre ans, maximum. Peut-être même avant, pour bonne conduite. Ce n’est pas ce que vous voulez, j’en suis certain. »

Quatre ans ?! En effet, ce n’était pas ce que je voulais, loin de là ! Mais de toute façon, il n’était pas question de l’attaquer en justice seulement pour ses comptes, je comptais bien faire éclater au grand jour tous les petits secrets de James Livingstone et de son entreprise. S’il magouillait bien avec des trafiquants comme j’en avais la conviction, révéler ça au monde entier pouvait le détruire publiquement. C’était sans doute dangereux mais ça en valait le coup.

« Vous avez raison, c’est pas du tout ça que je veux. Mais de quel genre de preuves auriez-vous besoin pour tout ça ? »

Je n’avais aucune idée de comment je pouvais prouver qu’il traitait avec des trafiquants, il devait être extrêmement prudent pour ça. Peut-être que j’allais devoir engager un détective privé pour le prendre en photo sur le fait ? Ça me semblait difficile, mais s’il le fallait, je le ferai. Et d’ailleurs si je ne trouvais pas de détective assez franc pour se lancer contre mon père, je pouvais les prendre moi-même ces photos ! Je n’étais pas du genre discret, mais je ferai n’importe quoi pour pouvoir le voir sous les verrous. Enfin, j’espérai quand même que je n’ai pas à aller jusque-là, et que des photos n’étaient pas nécessaires.

« Et surtout, comment faire pour obtenir des preuves recevables au tribunal ? »

Je ne connaissais pas les lois en vigueur là-dessus, mais je doutais que pirater sa boite mail, par exemple, sois très utile. Il fallait un mandat pour ça, et que des flics s’en chargent, mais c’était hors de question de rendre tout ça officiel.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] The Game is On - Mikha & Aaron   Sam 13 Sep - 12:20

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Bien entendu, je compris rapidement que j’avais bien fait de lui donner les mauvaises nouvelles maintenant. Dans un sens, c’était mieux pour lui, mais pour moi aussi. Je connaissais bien son tempérament de feu, que ce soit sur les courts de tennis, ou bien dans la vie, et j’en aurais certainement un aperçu durant nos entretiens, si tout n’allait pas comme lui le voulait. Mais je lui avais tout de même confirmé que je pourrais l’aider, si jamais il trouvait plus de preuves, si jamais il pouvait me donner des photos, des mails, quoi que ce soit qui serait utile pour monter un dossier contre ton géniteur. Je me demandais si cet homme était à l’origine de meurtres, commis pour lui, commandités par lui. Si oui, alors nous pouvions encore faire monter les enchères, pour sa peine. Au Canada, la peine de mort était établie depuis des décennies… mais j’imaginais que nous n’aurions pas eu besoin d’aller jusque là-bas, malgré tout. L’envoyer en prison était déjà bien suffisant ! Néanmoins, en lui annonçant la peine dont je pourrais charger James Livingstone, le regard de Mikha perdit de sa colère, et il me regarda d’un air presque impressionné. Etait-ce à cause des connaissances que je lui sortais ? Etait-ce parce que j’avais compris ce qu’il voulait, intimement, au plus profond de lui ? J’étais habitué à comprendre les gens, à comprendre leurs volontés, à savoir comment les défendre ou les accuser. C’était mon travail. Et ça aurait été vraiment idiot que je ne comprenne pas les intentions de Mikha.

« Vous avez raison, c’est pas du tout ça que je veux. Mais de quel genre de preuves auriez-vous besoin pour tout ça ? »

Rien que le fait qu’il me dit que j’avais raison me fit énormément plaisir. L’entendre me dire une chose pareille était assez incroyable de sa part, si je comprenais bien, et de fait, je devais en être flatté. Je l’étais, pour le coup. Pour la suite, au niveau des preuves… tout dépendait de ce qu’il voulait mettre en avant, mais je pouvais utiliser toute sorte de preuves. Le problème, en droit, c’était que les preuves devaient venir d’un milieu presque stérilisé. On devait pouvoir dire d’où elles venaient sans être hors la loi. On pouvait les avoir sous la menace, mais il ne fallait pas que le type qui nous ait fourni les preuves parle. On pouvait les inventer, mais il fallait un alibi en béton. Bien sûr, un avocat toujours droit ne ferait jamais ça. Mais je n’étais pas ce genre d’avocats, puisque je passais le plus clair de mon temps à aider des criminels. Mikha n’en était pas un, cependant, mais je comprenais qu’il pourrait aller très loin pour emmerder son père.

« Pour les preuves, vous devez faire appel à vos connaissances, proches de votre père. Celles qui pourraient vouloir vous aider, celles qui le détestent autant que vous ! Ramenez moi tout ce que vous pourrez, nous ferons le tri ensemble ! »

Il ne fallait pas qu’il pense que c’était parce que les moyens n’étaient pas « justes » que je n’allais pas les trouver recevables, et surtout, que le tribunal et le juge ne les trouveraient pas recevables. En travaillant bien et en examinant tout, sous toutes les coutures, minutieusement, nous pourrions faire un dossier en béton. Et aucun autre avocat ne pourrait faire valser notre partie. C’était ce que je faisais tous les jours, et c’était certainement pour cette raison que Mikha avait fait appel à moi ! Ma réputation n’était plus à faire, de toutes façons, déjà à l’époque !

« Et surtout, comment faire pour obtenir des preuves recevables au tribunal ?
-Deux solutions : faire appel à la police. Ce que vous ne souhaitez en aucun cas, n’est-ce pas ? Ou alors, vous soudoyez le peuple autour de votre père, vous leur extorquez les preuves en toute légalité, ou vous le prenez sur le fait. En gros, vous devez faire le travail que les flics feraient ! »

Et c’était plus facile à dire qu’à faire, bien entendu. Parce que si les flics étaient mandatés pour ça, avec les accréditations nécessaires, lui n’avait rien. Il ne pourrait pas pénétrer quelque part sans effraction, et de fait s’il trouvait des preuves en faisant cela, elles seraient inutilisables. Non, il devait être méthodique, consciencieux, et surtout, jouer de ses contacts et aussi de ses capacités à manipuler les gens. Certaines personnes étaient plus douée pour ça que d’autres. J’osais croire qu’il était bon, pour ça !

« Je ne peux rien pour vous, pour vous aider. Je ne serais utile qu’une fois vos preuves récupérées… »

Loin de moi l’idée de me traiter d’inutile, bien entendu. Mais je voulais bien lui faire comprendre que je n’étais pas là pour faire le sale boulot. Je l’aiderais, oui, mais il faudrait qu’il me fournisse toutes les preuves, et qu’il fasse le travail, aussi. Tout ne tombait pas du ciel, du moins pas encore !

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MessageSujet: Re: [TERMINE] The Game is On - Mikha & Aaron   Dim 21 Sep - 0:38


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Mon comportement avait complètement changé en l’espace de quelques minutes. J’étais arrivé de bonne humeur, même si je ne savais pas trop pourquoi je venais ici, au fond. Pour moi, ce rendez-vous constituais un avancement dans mon plan, un pas en avant, et le fait d’avoir l’impression d’avancer m’avait rendu tout joyeux. Seulement, je me rendais maintenant compte que j’avais encore beaucoup trop de chemin  parcourir avant de pouvoir enfin tout mettre en marche. Et ça, ça me sapait toute once de gaieté. Ca faisait deux ans, bordel ! Deux foutues années que j’avais décidé d’échafauder un plan pour faire plonger mon père ! Bon, pour être franc je n’avais pas fait grand chose la première années, à part écumer les bars d’Europe en criant à qui voulait entendre que James Livingstone était une pourriture. Mais l’idée avait murit et s’était peu à peu renforcée. La deuxième année, j’avais commencé à rechercher des personnes pouvant m’aider, dont ce Aaron Somerset d’ailleurs, et j’avais entreprit de faire des recherches aussi approfondies que possible. Au tout début, quand j’avais découvert la mort de ma mère, j’avais pensé tuer mon père de mes mains, entrer dans son bureau et le frapper jusqu’à ce qu’il meure sous mes coups. Mais la mort était une échappatoire trop facile pour lui, je voulais lui enlever tout ce qu’il avait, je voulait qu’il voie toute ce qui était important pour lui s’effondrer devant ses yeux. Exactement comme ça c’était passé pour moi, quand le juge avait rendu son verdict au tribunal, et que j’avais été emmené de force au Canada sans même pouvoir dire adieu à ma mère. Evidemment, je ne pouvais pas lui rendre la monnaie de sa pièce en tuant quelqu’un à qui il tenait, il n’aimait personne. Mais il y avait bien un truc que je pouvais peut-être lui enlever. Ce à quoi il tenait le plus : son pouvoir et son argent. C’était toute sa vie, et se voir dépossédé de toute influence réduirait mon père à néant.

L’homme en face de moi semblait avoir remarqué ce changement d’attitude, mais ça n’avait pas l’air de le perturber ou de le surprendre plus que ça. Il devait savoir que j’étais souvent sujet à des sautes d’humeur, et puis il semblait doué pour cerner les gens. Etant avocat, je supposais que c’était important pour son métier. Personnellement, je ne m’étais jamais intéressé suffisamment à quelqu’un pour savoir si l’idée que je me faisais de cette personne collait à la réalité ou non. Je n’en avais jamais ressenti le besoin non plus, je ne souhaitais pas vraiment connaitre leur vie qui m’importait bien peu. Après, si on est trop attentif, ils s’imaginent qu’on a envie de les entendre parler de leurs problèmes. Mais les miens e suffisaient amplement, je n’avais que faire de ceux des autres.

« Pour les preuves, vous devez faire appel à vos connaissances, proches de votre père. Celles qui pourraient vouloir vous aider, celles qui le détestent autant que vous ! Ramenez moi tout ce que vous pourrez, nous ferons le tri ensemble ! »

Des proches de mon père, qui le détestent... Ca, ça ne devait pas être dur à trouver. Il avait plein d’ennemi, plein de gens voulaient le voir la gueule à terre autant que moi. Soit par vengeance, comme moi, soit par jalousie parce que James Livingstone avait la vie rêvée pour n’importe quel homme d’affaire. Une carrière irréprochable et admirable, une entreprise qui ne semblait pas atteinte par la crise, autant d’argent qu’il le souhaitait et en plus tout ses actionnaire lui mangeaient dans la main, alors que dans n’importe quelle autre société, c’était plutôt le contraire. Mais voilà, si quelqu’un déplaisait à mon père, il se faisait purement et simplement remplacer. Personne n’avait envie de décevoir le PDG de JLM Industries. Tout cela avait le don de taper sur le système de ceux qui, malgré un certain talent, n’avaient jamais réussi à s’élever aussi haut. Rongé par la jalousie, ceux-ci seraient certainement mes meilleurs alliés mais je ne pouvais pas vraiment leur faire confiance. Déjà que l’idée de parler à des autres personnes de mon projet ne me plaisait pas, mais en parler à des types qui enviaient mon père, c’était encore pire ! Enfin, il allait bien falloir que je me fasse à cette idée, je ne pouvais pas tout faire seul vu comment mon père se méfiait de moi. Je me fis mentalement une liste des gens que je pouvais appeler.

Il répondit ensuite à ma seconde question, m’exposant deux solutions dont l’une des deux était immédiatement oubliée, et il l’avait bien compris. Pas question de parler aux flics, ce serait signer la fin de tout ce que j’avais entreprit depuis deux ans. Alors je devais faire ce qu’ils feraient eux-même... Et chercher les preuves. Sans tomber dans l’illégalité, ou du moins sans que cela puisse être prouvé. J’eu un petit soupir d’exaspération. Pourquoi c’était si compliqué de faire tomber une ordure comme lui, hein ? C’était peut-être par pure haine que je voulais le voir sous les verrous, mais ça ne changeait rien au fait qu’il soit pourri jusqu’à la moelle. S’il suffisait d’avoir de l’argent et de l’influence pour faire ce qu’on voulait, je me demandais bien à quoi servait ce qu’on appelait « justice ». Le Canada était sens être mieux logé que la Russie à ce niveau, mon pays d’origine était totalement corrompu, mais pourtant je ne voyais pas autant de différence que ça. Partout, l’argent était le seul maître.

« Je ne peux rien pour vous, pour vous aider. Je ne serais utile qu’une fois vos preuves récupérées…. »

Je reportais mon regard sur l’avocat, haussant un sourcil. Quoi, c’était tout ? Il avait programmé un rendez-vous juste pour me dire que je devais me débrouiller et qu’il ferait son boulot quand il aurait les preuves ? Bon, d’accord, c’était surtout ça son rôle, et au fond je me doutais un peu en venant ici que je n’avancerai pas tant que ça. Donc avant de tenter quoique ce soit j’allais devoir trouver ce qu’il me fallait. Bien. Et après ? Quand j’aurai les preuves, comment allions nous procéder ?

« Je vais vous trouver des preuves., commençais-je, déterminé. Ca ne devrait pas prendre trop de temps. »

Du moins je l’espérais. Je n’avais jamais aimé attendre, et je commençait à trouver le temps bien long. J’allais redoubler d’effort et dans quelques mois tout au plus, James Livingstone serait convoqué au tribunal pour tenter de lever les multiples accusations le concernant. Et si je réussissais bien mon coup, tout lui tomberait dessus en même temps, des petits détournements de fonds au trafic d’armes et de drogues. Il serait assailli de tout côtés, les journalistes s’en donneraient à coeur joie et je me délecterais du spectacle. Un petit sourire s’étira sur mon visage quand j’imaginai la tête de mon père quand le juge frapperai de son marteau. Je serai dans la salle moi aussi, tout comme il l’était ce matin là, quatorze ans plus tôt, quand il avait obtenu ma garde. Peut-être même qu’il tenterait de me frapper comme je l’avais fait ! Je relevais les yeux en voyant que l’avocat me fixait. Ce Aaron Somerset... Il était bien connu pour gagner ses affaires alors qu’il défendait des ordures finies, ce qui avait le don d’exaspérer les autorités d’ailleurs. Mais ce que je lui demandais était un peu différent.

« Dites moi, vous défendez des criminels habituellement, c’est ça ? Ca ne pose pas de problème que ce soit l’inverse cette fois ?. »

Je ne prétendais pas que ce que je lui proposais était moral, ou juste, loin de là, mais cette fois c’était un travail d’accusation. Serait-il aussi doué dans ce sens ? Je n’en doutais pas vraiment, mais je préférais m’en assurer tout de même.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] The Game is On - Mikha & Aaron   Dim 21 Sep - 15:28

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Evidemment, l’annonce de la nouvelle ne fut pas accueillie vraiment avec bonne humeur. Mikha n’était quelqu’un qui était du genre à attendre, il était clair qu’il n’aimait pas ça, et en plus, il ne pensait certainement pas que ce serait si lent. Mais que croyait-il ? Un procès prenait parfois des mois, voire des années ! Quand on s’attaquait à un morceau aussi gros que James Livingstone, il était clair que ça ne pouvait pas être rapide. Surtout s’il n’avait rien pour faire avancer toute l’affaire. Sans preuves, je ne pouvais pas monter de dossier contre qui que ce soit. Ce n’était pas moi qui allais lui trouver les preuves, mais c’était à lui de me les amener. J’étais peut-être bien gentil, mais je n’étais pas un homme naïf pour autant, et surtout, je connaissais bien mon travail, mes clients et les avocats autour de moi. Rien ne m’échappait. Et surtout, je ne faisais pas de concessions. Mikha devrait bosser s’il voulait attaquer son père en justice. De plus, j’imaginais qu’il le ferait anonymement, ce qui me donnerait une dose de travail en plus. A moins qu’il ne décide d’être un peu courageux, moins lâche, et qu’il ne veuille prendre les choses en main et annoncer de suite que c’était bien lui qui faisait crouler son père. C’était tout à son honneur, bien sûr.

« Je vais vous trouver des preuves. Ca ne devrait pas prendre trop de temps.
-Bien. N’hésitez pas à m’appeler si vous avez des doutes concernant une preuve et je vous répondrai. »

Bien, alors il prenait déjà cette initiative, c’était une bonne chose. Il semblait déterminé, effectivement, à ce que ce ne soit pas trop long de son côté, ce qui faisait que je devais m’engager à ne pas trop loin du mien, dans ce cas. Ce n’était pas un problème, j’étais un bourreau de travail. Une nuit blanche de plus ou de moins, ça ne changeait rien. Sasha me ferait encore la gueule, mais peu importait, elle comprendrait plus tard que c’était pour elle que je faisais cela, pour qu’elle puisse faire des études dans l’école qu’elle voudrait, et pour qu’elle ne manque de rien. Je ne pourrais jamais remplacer sa mère et son frère, alors elle manquerait toujours de quelque chose, mais je ferais de mon mieux pour qu’elle soit heureuse, malgré tout. Et pour cela, il fallait bosser. Travailler dur, et à une dose considérable, et longtemps.

« Dites moi, vous défendez des criminels habituellement, c’est ça ? Ca ne pose pas de problème que ce soit l’inverse cette fois ?. »

Cette fois-ci, je ne répondis pas immédiatement. Qu’est-ce qu’il sous-entendait là ? Que je ne défendais que des criminels, et que du coup, je ne connaissais pas assez bien mon travail d’avocat, le vrai travail de l’avocat ? Celui qui était également d’accuser des gens ? Mais c’était ce que je faisais, même en défendant des criminels ! J’accusais la victime. Je l’accusais gentiment, parce que je ne devais pas faire d’abus de pouvoir, je ne devais pas l’intimider… mais je l’accusais de ne plus avoir toute sa tête, ou alors je l’accusais de mentir, d’être paranoïaque… tout un tas de trucs médicaux, qui pouvaient vraiment être dérangeants, et surtout être détectés chez la personne. Je me trompais rarement, parce que si j’étais si sûr de moi, j’étais si persuasif que les gens ne me contredisaient jamais.

« Je sais aussi bien accuser que défendre, j’ai été très bien formé pour ça. Préoccupez-vous de vos preuves, et pas de la façon dont je gère mes affaires. Vous aurez satisfaction, c’est tout ce que je peux vous dire. »

Je n’avais pas le droit de parler des affaires que j’avais déjà réglées avec d’autres clients. J’étais tenu au secret professionnel et je n’avais pas à raconter leurs histoires partout, même si la plupart étaient relatées dans des journaux ou des magazines spécialisés, même parfois à la télé. Ma renommée n’était plus à faire dans tous les cas, et il n’avait pas à douter de mes capacités comme ça. Je n’appréciais pas qu’on me fasse ce coup là, mais soit, il avait le droit de se poser des questions.

« A force de côtoyer des criminels, je comprends leur mode de fonctionnement, je sais comment les défendre et je peux mieux désarmer l’adversaire. Je suis le meilleur pour ça, et vous le savez, sinon vous ne m’auriez pas demandé de vous aider ! »

Le regard de Mikha devint plus froid et je sus que j’avais raison. Il se renfrognait mais au fond de lui, il savait que c’était bien le cas : il m’avait demandé parce qu’il ne voulait pas perdre. Peut-être avait-il peur de perdre et de fait, il ne voulait que le meilleur. Je comprenais à peine la rancœur qu’il avait pour son père, mais tout cela, ça ne me regardait pas et ça n’interviendrait de toutes façons pas dans le procès…

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MessageSujet: Re: [TERMINE] The Game is On - Mikha & Aaron   Sam 11 Oct - 17:56


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Visiblement, je n’en avais pas encore fini avec toute cette histoire. La route à parcourir pour enfin accomplir ma vengeance était encore longue et, évidemment, ça ne me plaisais pas. Plus le temps passait, plus mon ressentiment grandissait. Dés que je voyais le nom de mon père quelque part, dés que j’entendais parler de son entreprise, je ne pensais plus qu’à ça. Parfois j’avais un peu l’impression de devenir obsessionnel, il y avait des jours ou je n’avais rien d’autre en tête. Mon retour à Toronto n’avait rien arrangé, et je me disais que je n’aurais peut-être pas du revenir avant d’avoir tout ce qu’il me fallait pour le faire plonger. Il m’était déjà arrivé plusieurs fois, après une soirée un peu trop arrosée, d’avoir envie d’aller le voir pour décharger toute ma haine sur lui, mais à chaque fois j’avais réussi à réfléchir un minimum et à abandonner cette idée idiote. Ce qui était plutôt un exploit pour moi, je ne réfléchissais pas beaucoup avant d’agir en temps normal, mais quand j’étais bourré ou défoncé, c’était encore bien pire. Heureusement, jusque là, je n’avais fait aucune conneries qui aurait pu faire foirer mon plan. Il fallait croire que mon envie de voir mon père tomber de son piédestal était assez forte pour me raisonner dans ces moments là.

En posant ma question, je n’avais pas vraiment pensé qu’elle pourrait vexer l’avocat. En réalité, je m’en fichais, mais je voulais simplement m’assurer que ça ne posait pas de problème pour lui. Et qu’il gagnerait quand même. Un petit silence précéda sa réponse, et le regard qu’il me lança me fit comprendre qu’il n’appréciait pas trop que je doute de ses compétences.

«Je sais aussi bien accuser que défendre, j’ai été très bien formé pour ça. Préoccupez-vous de vos preuves, et pas de la façon dont je gère mes affaires. Vous aurez satisfaction, c’est tout ce que je peux vous dire. »

Sa voix était un peu cassant et je haussais un sourcil en l’entendant me dire de ne pas me mêler de ses affaires. C’était moi le client non ? Enfin, s’il me disais que j’aurai satisfaction, ça me suffisait. Je ne comprendrais rien à son travail de toute façon. Et même si son ton me déplaisait, je n’allais pas commencer à répliquer ou à m’énerver contre ce mec. D’abord, je n’avais pas vraiment de raison de m’emporter, et puis je n’avais pas envie de perdre du temps à cause de ça, il n’avait qu’à me parler comme il le voulait, je devais rester concentré sur mon objectif.

«A force de côtoyer des criminels, je comprends leur mode de fonctionnement, je sais comment les défendre et je peux mieux désarmer l’adversaire. Je suis le meilleur pour ça, et vous le savez, sinon vous ne m’auriez pas demandé de vous aider ! »

Encore une fois, je n’aimais pas le ton qu’il employait mais je me retint de tout commentaire. Il avait raison de toute façon, c’était pour cette raison que c’était lui que je voulais pour m’aider et pas un autre. Sa réputation le précédait.

« Très bien, je vous fait confiance »

J’avais dit ça presque à contre coeur, je n’avais aucune envie de faire confiance à qui que ce soit, mais je n’avais pas vraiment le choix. Et j’allais devoir commencer à faire confiance à d’autres personnes si je voulais des preuves, étant donné que je ne pourrai pas les obtenir seul. Je n’aimais pas ça, pas du tout. Je n’avais jamais vraiment compté sur personne, même quand je jouais au tennis, je préférais m’entrainer à ma guise que suivre les conseils de mon entraineur. Je me connaissais mieux que personne, alors comment aurait-il pu savoir comment je devais m’exercer ? Très peu de joueurs atteignaient un bon niveau sans écouter son entraineur, mais j’y étais bien arrivé, ce qui me confortait dans l’idée que je n’avais jamais besoin d’aide. Mais dans ce cas, c’était totalement différent. Si le tennis n’avait pas de secret pour moi, je n’y connaissais en droit, en économie, en finance, ou en quelque autre domaines de ce genre. Ca me la foutait mal de devoir m’en remettre à d’autres personnes, mais je devais bien me rendre à l’évidence, je ne pouvais pas tout faire moi-même. Le fait que mon père soit aussi puissant m’empêchait de m’y confronter seul.

« Vous pensez que l’influence qu’a James Livingstone peut poser problème ? Je suppose que si je dispose de suffisamment de preuves, même lui ne pourra échapper à la prison. »

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HS : Vraiment désolée pour ce retard D:

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MessageSujet: Re: [TERMINE] The Game is On - Mikha & Aaron   Mer 15 Oct - 21:43

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Bien entendu, je ne m’attendais pas à ce que ce cher Mikha saute de joie, vu le ton que j’employais pour lui parler. Il ne devait pas avoir l’habitude qu’on lui parle comme à un gamin, et je devais avouer que je me délectais de voir cet air insatisfait sur son visage. Je faisais souvent cet effet aux gens, et j’avais pu vraiment bien le remarquer sur Liz’. C’était elle ma plus belle expérience, d’ailleurs et j’adorais tenter des trucs pour la faire rager. C’était génial de la voir s’énerver sur moi en silence, ou pas, bien sûr. Mikha était un autre genre de personnage, mais il n’aimait pas qu’on le contredise, ou que l’on n’aille pas dans son sens. C’était assez extraordinaire d’ailleurs. Il n’acceptait aucune remarque, visiblement. Et c’était ce que j’avais pu lire sur lui aussi, dans la presse ou sur internet. Lorsqu’il m’avoua enfin qu’il me faisait confiance, je souris, victorieux, en me rendant compte que ça avait vraiment dû l’emmerder de me dire une chose pareille. C’était génial, brillant même. Je n’allais pas trop exposer ma bonne humeur, parce que sinon, je ne douterais pas une seule seconde que je pourrais m’en prendre une … et je n’avais pas envie de me faire casser le nez ! Mais néanmoins, je gravais son expression dégoûtée dans ma mémoire pour la ressortir dans mes mauvais jours.

« Vous pensez que l’influence qu’a James Livingstone peut poser problème ? Je suppose que si je dispose de suffisamment de preuves, même lui ne pourra échapper à la prison. »

Personne ne peut échapper à la prison, certainement pas s’il se retrouve face à moi. Je pouvais faire éviter la prison à mes clients, mais quand j’attaquais quelqu’un, je ne lâchais pas l’affaire avant d’avoir obtenu le résultat que je souhaitais. Le juge me boufferait dans la main, comme toujours, et Livingstone se retrouverait derrière les barreaux en deux-deux. Bon, ça paraissait facile, vu comme ça, mais c’était beaucoup de procédures, et pas mal de temps d’attente. Ce ne serait pas un procès qui durerait deux jours. Il prendrait du temps, des semaines, voire des mois, et nous n’allions pas en voir le bout. Mais ce serait fait, et un jour James Livingstone irait en prison. Si c’était ce que Fitzroy voulait, alors je lui donnerais satisfaction. Il me paierait bien assez cher comme ça, même s’il en avait les moyens. Encore une fois, je me demandais s’il ne regretterait pas son geste plus tard, mais là, ce n’était pas mon problème, et surtout ce ne serait plus de mon ressort. Je ne pouvais pas faire revenir en arrière une décision juridique et pénale.

« L’influence de votre père ne fera que ralentir la sentence, c’est tout. Il doit me connaître de toutes façons, et il saura qu’il n’a aucune chance, ne vous en faites pas ! »

J’étais bien présomptueux, pour une fois, mais après tout, je pourrais presque en vouloir à Livingstone de ne pas m’avoir choisi pour représenter son entreprise. Certes, je n’étais pas attaché à qui que ce soit à part mon cabinet… mais je pouvais tout à fait m’occuper d’entreprises en tout genre. Livingstone avait fait le choix de prendre un autre avocat, et ça me donnait envie de lui pourrir la vie par ce procès. Je me ferais une joie d’étudier toutes les preuves que Mikha me donnerait, pour bien l’enfoncer. Jusqu’au cou. Ce n’était pas très déontologique, mais je n’étais pas un avocat comme les autres, si ?

« Vous avez d’autres questions, Mikha ? »

Tout innocemment, je lui demandais implicitement si nous en avions terminé tous les deux. Il pouvait me demander tout ce qu’il voulait, je lui répondrais dans la seconde, mais je ne voulais pas que ça prenne du temps. J’étais demandé, j’étais pressé, et je voulais faire d’autres choses de ma matinée que d’expliquer mon travail à un type perdu dans ce monde juridique. Il n’avait rien à me donner pour que je travaille, dans l’immédiat, alors il n’avait rien à faire là pour le moment. Mais au moins, nous avions réglé quelques détails, et mis l’affaire en route. Bientôt, je pourrais la traiter avec plus de parcimonie et m’y mettre à fond. Mais pour le moment, j’avais bien d’autres cas à traiter, comme cette affaire de viol à finir… et j’avais besoin de concentration !

© Gasmask




HR ; je savais pas quoi rajouter, alors du coup, ma réponse est un peu courte. A toi de choisir où l'on mène la suite ;) Et prends ton temps ma grande

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It was February 14 Valentine's Day, the roses came but they took you away. Tattooed on my arm is a charm to disarm all the harm, gotta keep myself calm but the truth is you're gone (...) Take that rage, put it on a page, take that page to the stage, blow the roof off the place. I'm trying to make you proud, do everything you did. I hope you're up there with God saying "That's my man!" ► if you could see me now, the script.
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Mikha Fitzroy


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MessageSujet: Re: [TERMINE] The Game is On - Mikha & Aaron   Mar 9 Déc - 19:33


The Game is On.
Aaron & Mikha
Immédiatement après avoir vu le sourire victorieux qu’il me lança quand je lui avouais que je lui faisais confiance, je regrettais de lui avoir dit. D’ailleurs, c’était plutôt par dépit que par choix, je ne pouvais pas m’occuper de cette partie du plan moi-même et il était le meilleur avocat dont on m’ait parlé. J’étais contraint de m’en remettre à lui, même si je n’en avais pas envie. Et le voir si content de lui me donner envie de lui donner une baffe. Je me contentais de le foudroyer du regard, ce qui n’eut pas vraiment d’effet si ce n’est que l’avocat masqua quelque peu sa bonne humeur. Ça allait devoir me suffire, aussi irréfléchi que je pouvais être je savais tout de même qu’il n’était aucunement dans mon intérêt de frapper mon avocat. Il était censé m’aider après tout. Quand je lui parlais de l’influence de mon père, il sembla réfléchir un court instant. Il devait connaître ce genre de personnage, d’après ce que je savais il défendait régulièrement des types comme lui. De fait, je supposais qu’il pouvait les faire entrer en prison aussi facilement qu’il les en faisait sortir.

« L’influence de votre père ne fera que ralentir la sentence, c’est tout. Il doit me connaître de toutes façons, et il saura qu’il n’a aucune chance, ne vous en faites pas ! »

Il semblait bien sûr de lui, et ça me suffisait. S’il disait qu’il y arriverait, alors je le croyais, il m’avait répété assez de fois qu’il était doué, que ce soit de manière explicite ou non. L’idée que le pouvoir de James ralentirait la procédure ne me plaisait pas trop, mais encore une fois, je n’avais pas spécialement le choix de ce côté non plus. Il y avait tellement de choses qui ne se passaient pas exactement comme je le souhaitais dans cette histoire, ça me rendait fou ! Heureusement que je voyais quand même les pièces du puzzle s’assembler petit à petit, au moins.

« Vous avez d’autres questions Mikha ? »

Au ton qu’il employait, je compris très bien qu’il essayait d’en finir au plus vite avec cet entretien. Encore un peu énervé, je failli commencer à lui poser plein de questions inutiles, histoire de l’emmerder un peu, mais je me retins néanmoins. Moi non plus je n’avais pas que ça à faire, il fallait que je me dépêche de trouver ces fichues preuves maintenant. Et ce n’était pas en perdant bêtement du temps à faire chier mon avocat que ça allait avancer plus vite, même si c’était plutôt tentant.

« Non, pas pour le moment. Si jamais y’en a une qui me vient à l’esprit, je vous le ferais savoir. Je vais m’occuper de ces preuves et je vous tiendrais au courant. »

Tout en lui répondant je m’étais levé et il avait poliment fait de même, me tendant la main par la même occasion. Je lui serrais et le saluais avant de sortir de son bureau. Je n’étais absolument plus dans le même état d’esprit qu’au début de l’entretien, si en entrant j’étais joyeux et de bonne humeur, j’étais à présent préoccupé. Je me doutais bien qu’il ne serait pas si facile que ça de mettre à exécution mon plan, seulement me le faire entendre dire avait le don de m’exaspérer. Enfin, au moins c’était une chose de faite et si je regardais le bon côté, j’avais déjà mon avocat et le journaliste dont j’avais besoin. C’était peut-être plus lent que je ne l’aurai voulu, mais ça se concrétisait bel et bien.

electric bird.

Spoiler:
 

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You'll leave on your knees,
you'll cry I'll please
Combustibles tears, destructibles fears
and we crash and we burn every second in turn.


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[TERMINE] The Game is On - Mikha & Aaron

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