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 [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron

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Aaron Somerset


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MessageSujet: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Ven 5 Sep - 0:09



“AARON & LIZ

La journée avait bien mal commencé.
Déjà, la veille s’était mal finie. J’étais rentré tard à cause de l’affaire que je devais gérer le lendemain matin, et Sasha, qui n’était pas encore endormie quand j’étais rentré à la maison – et il était plus de minuit ! – m’avait carrément fait une scène parce que je n’étais jamais là. Encore une fois, je dus lui promettre de passer plus de temps avec elle, promesse que je n’arriverais pas à tenir, parce que j’aurais toujours quelqu’un, ou quelque chose, au boulot, qui m’en empêcherait. Je m’en voulais tellement de ne pas être le père qu’elle aurait aimé avoir. Je m’en voulais qu’elle ait perdu sa mère et son frère, et que je sois le pire type qui soit pour être un super papa. Je savais bien qu’elle aurait voulu que je sois un peu plus présent pour elle, voire carrément plus, mais je ne pouvais pas. J’avais des clients qui attendaient, qui me payaient cher pour que je les aide, et je ne pouvais pas les laisser tomber. Pouvais-je pour autant laisser tomber ma fille ? Evidemment que non, mais il me fallait faire un choix… et je n’étais pas capable de faire le bon choix, selon elle.

De fait, je m’étais couché de mauvaise humeur, après que les portes des chambres aient claqué. J’avais tourné dans le lit conjugal pendant deux bonnes heures avant de finalement m’endormir, pour me faire réveiller par mon réveil quatre heures et demi plus tard. Heureusement que je ne montais pas à la barre, ce jour-là, sinon j’aurais pu m’endormir devant le juge que je ne m’en serais même pas rendu compte. Il faudrait vraiment que je cesse de si peu dormir. Il fallait que je tire les choses au clair avec Sasha, que je rentre plus tôt, que je passe du temps avec ma fille et que je me calme. Mais en attendant, elle avait cours, et moi je devais voir un client pour préparer son dossier de défense. Ca faisait déjà deux semaines que je travaillais avec lui, il était un peu récalcitrant, et de fait, il me fallait toute mon attention et mes capacités de concentration pour ne pas flancher, ou pour ne pas lui en coller une. J’avais perdu énormément de mon self-control après la mort de Penelope et de Samuel, et je devais faire preuve de tout mon calme avec certains cas plutôt difficiles. Parfois, le métier d’avocat me pesait, mais après, je me souvenais des raisons pour lesquelles je le faisais… et les raisons pour lesquelles je défendais principalement des criminels. Pour retrouver celui de ma femme et de mon fils. Et si jamais je le retrouvais… je lui ferais passer le plus sale des sales quarts d’heures.

En arrivant au bureau, après avoir pris mon café du matin au Starbucks du coin, je saluai notre secrétaire et serrai la main à l’un de mes collègues, qui discutait planning avec elle. Apparemment, elle avait cafouillé deux de ses rendez-vous et ça ne semblait pas lui plaire… la pauvre ! Je filai ensuite vers l’ascenseur et entrai à l’intérieur sans regarder qui était déjà présent. Et bien sûr, il fallait que ça me tombe dessus, dès ce matin déjà si pourri. Elizabeth Dubois. La pire des personnes que j’aurais pu rencontrer, ce matin-là. Le manque de sommeil se faisait déjà sentir, je n’avais pas encore terminé mon deuxième café, non, je n’étais décidément pas prêt pour la confrontation qui se préparait. Parce qu’en plus, je sentais qu’elle venait pour moi, et qu’elle était décidé à faire de ma vie un enfer, ce matin-là.

Nous nous étions rencontrés à mon arrivée, un an plus tôt, lors de la première affaire que j’avais géré ici, elle me faisait face, au tribunal. Elle était du côté de la victime, et bien sûr, pour mon premier cas, je m’étais tapé l’accusé. Si j’étais aussi bon que je le prétendais, alors je pourrais bien réussir mon coup. Et tel avait été le cas. J’avais gagné mon procès. J’avais démonté les arguments de la défense et je les avais enterrés sur place. En arrivant à Toronto, j’avais repris du poil de la bête, je n’étais plus le petit avocat minable que l’assassinat de sa femme et de son fils avait réduit au néant. Non, j’étais arrivé la tête haute, j’avais travaillé d’arrache-pied… et c’était ainsi que je n’avais plus perdu aucune affaire, pour me refaire une renommée, et aussi pour leur faire comprendre que je n’étais pas aussi fragile qu’ils ne le croyaient. Et c’était là que je l’avais rencontrée. Lizzie.

Après le procès, elle semblait véritablement furieuse quand elle était venue me voir pour me « féliciter ». Je lui avais demandé son prénom, son nom, et je lui avais dit que la prochaine fois, ce serait pareil. Que jamais plus je ne laisserais gagner qui que ce soit. Elle m’avait alors répondu qu’elle n’était pas avocate, qu’elle s’en fichait, mais qu’elle ne supportait pas de voir que j’arrivais à faire relâcher les connards qu’elle avait mis du temps à coincer. Depuis ce jour-là, à chaque fois que je crosais Liz’, je ne pouvais m’empêcher de la railler là-dessus. Mais ce matin-là, c’était impossible pour moi. Ce matin-là, j’étais épuisé, j’étais déjà énervé parce que je devais retrouver mon client récalcitrant, et j’étais préoccupé par l’état de Sasha. Alors Liz’ était le cas de mes soucis, et je n’avais pas envie de la voir. C’est pourquoi, en entrant dans l’ascenseur, je ne dis qu’une seule chose :

« Bonjour Elizabeth. »

Sans rien ajouter. Et une personne normale aurait peut-être rajouté un « comment ça va ? » parce qu’elle aurait été polie. Mais je n’étais pas une personne normale et je ne voulais pas être poli avec Liz’. Elle allait peut-être trouver ça bizarre, et elle allait sûrement se moquer de ma tête, comme pratiquement à chaque fois que l’on se voyait le matin, mais je n’étais pas d’humeur… Vraiment pas, cette fois.

   
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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Sam 6 Sep - 3:28

be stuck in there with you may be not so bad

Les fins de semaine étaient toujours difficiles et compliquées pour Elizabeth - ou Liz’ comme elle préférait que tout le monde l’appelle - encore plus quand les semaines qui les précédaient étaient longues et difficiles. De par ce fait, il était coutume qu’elle enchaîne dose sur dose de caféine pour qu’elle tienne. Ce jour-là n’était pas une journée à faire exception. Elle devait être à sa deuxième ou troisième tasse et avec l’heure matinale, elle était certaine que ce ne serait certainement pas sa dernière d’ici la fin de la matinée. Ils étaient débordés ces temps-ci, purement et simplement débordés. Elle ne savait pas ce qu’il se passait dans la tête des bandits mais elle était continuellement au bord de la crise de nerf ces temps-ci. Les désavantages d’être si haut dans la hiérarchie peut-être.
Ce matin, Liz’ était donc à son bureau, où trônait au milieu de celui-ci plusieurs dossiers étalés complètement. Elle n’avait jamais été la fille la plus soigneuse mais ces temps-ci, c’était juste impossible de garder tout rangé, tout le temps. En soupirant, elle attrapa un dossier au hasard et elle commença à l’étudier, tenant la liasse de papier d’une main et buvant son café de l’autre. Elle grimaça en voyant ce qu’il restait à traiter dans ce dossier. Apparemment l’avocat du criminel avait besoin de pièces essentielles pour l’affaire et Liz’ aurait presque souhaité que ce soit un avocat moyen voir médiocre et qu’il oublie. Cependant, le nom était tout sauf inconnu à Elizabeth. Maître Somerset. Ou son pire cauchemar en exagérant. Presque par dépit, elle pensa directement que l’accusation perdrait, dans cette affaire, même s’il existait des preuves accablantes contre cet homme qui apparemment avait tué plusieurs femmes.
Aaron Somerset. Cet homme était un, si ce n’est le plus prisé des avocats en ce moment. Cependant, pour Liz’, il n’était qu’un homme prétentieux sachant l’effet qu’il faisait et qui en jouait. Et ça, elle devait le savoir, à force de le fréquenter au travail. Plusieurs fois par semaine, elle se retrouvait à croiser sa gueule d’ange aux bureaux de la police ou au tribunal et, leurs deux forts caractères n’aidant pas, ils se retrouvaient alors à se lancer des piques à longueur de temps. Tout ceci avait commencé après qu’il ait gagné sa première affaire, Liz ‘ avait été déconcertée – voir même impressionnée mais elle ne se l’avouerait jamais – par la facilité par laquelle il avait gagné cette affaire et avait fait libérer cette homme qu’elle avait mis des années à écrouer. Il n’en avait pas fallu plus à Liz’ pour l’avoir alors dans le collimateur.

Se disant qu’il faudrait bien le faire et ne pas repousser, et plutôt que de l’appeler par cette heure matinale - il ne devait pas être plus de huit heures et demi passé – Liz’ décida d’aller le voir à son cabinet qui ne se trouvait pas très loin du poste de police. Au moins, elle pourrait sortir un peu de ce bureau qui l’étouffait déjà alors qu’elle n’y était que depuis les sept heures et donc elle attrapa sa veste et ses clés, et sans daigner se changer pour se mettre en civile, elle prit la direction du cabinet.
Le trajet ne fut pas long bien sûr et rapidement, elle passa l’entrée du grand cabinet comme si elle entrait chez elle. Elle ne comptait plus le nombre de fois où elle était venue ici au cours de sa carrière. Du coup, tous ces sièges en velours, cette belle moquette et cette tapisserie, tout lui était familier.
En passant devant la secrétaire, elle lui passa le bonjour, non sans lui préciser l’objet de sa visite puis elle marcha vers l’ascenseur, laissant sa place à un avocat passablement énervé de si bon matin. Elle leva les yeux au ciel en l’entendant commencer à râler avant qu’elle n’appelle l’ascenseur, puis, elle s’engouffra dedans, appuyant sur l’étage où, elle savait, se trouvait le bureau d’Aaron. La porte n’eut pas le temps de se refermer que quelqu’un se faufila dedans et elle ne put s’empêcher de sourire en coin quand elle reconnut la personne. Quand on parlait du loup…

« Bonjour Elizabeth. »

Liz’ fronça les sourcils quand il n’ajouta rien et lui répondit poliment par un « Bonjour Aaron », se retenant de le reprendre sur son prénom. Elle détestait qu’on l’appelle autrement que par Liz’. Mais avec lui, quand ça n’était pas Elizabeth comme maintenant, c’était Lizzie, ce qu’elle détestait par-dessus tout. Mais c’était une cause perdue et elle avait donc abandonné, le laissant se délecter de ses réactions.
Tournant la tête dans sa direction alors que la porte de l’ascenseur se fermait, la policière put enfin observer le visage de l’avocat à son aise. Il avait les traits tirés par la fatigue et apparemment, il avait encore la même tête qu’il avait en sortant du lit ! Si son ton n’avait pas été aussi neutre et distant, Liz’ aurait sûrement déjà lancé une remarque cinglante. Mais elle se retint. Autant ne pas le chercher dans un ascenseur. Surtout que dans sa main, elle tenait toujours des pièces à conviction dans un dossier et que ce n’était donc vraiment pas le moment de plaisanter.
L’ascenseur démarra enfin et Liz’ prit la parole, n’y allant pas par quatre chemin. Elle venait pour lui donner les papiers et aussitôt que c’était fait, elle repartirait. Elle avait encore du pain sur la planche.

« Je suis ici pour les pièces que tu as demandé pour l’affaire de séquestration. Je te les ai apportées. Elles sont là-de… »

Une secousse fit trembler l’ascenseur quand celui-ci s’arrêta brusquement, les envoyant presque valser tous les deux alors qu’elle ne faisait que tendre le dossier à Aaron. Poussant un juron, son premier réflexe à elle fut de regarder à travers la fente des portes de l’ascenseur.

« Shit. Entre deux étages. »

Par chance, les lumières ne s’étaient pas éteintes mais en y pensant, ce fut le seul point positif qu’elle put trouver car pour tout dire, ça ne l’enchantait pas plus que ça de se retrouver enfermée pour une durée indéterminée avec un Aaron de mauvaise humeur…


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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Sam 6 Sep - 17:10



“AARON & LIZ

En y réfléchissant bien, je me disais que clairement, Liz’ savait très bien que je n’allais pas lui demander des nouvelles. Ca l’ennuierait autant que moi, et puis je n’en avais pas grand-chose à faire. Elle non plus, très certainement. En clair, nous pouvions tout à fait nous éviter, ce matin-là, et c’était ce que je voulais. Bien sûr, je me doutais qu’elle était là pour moi. Elle était toujours là pour moi, surtout de si bonne heure. C’était une machine, cette femme, et elle aurait presque pu m’impressionner, si je ne la détestais pas autant. Est-ce que je la détestais vraiment ? Oui, sûrement. Elle me gonflait avec sa joie de vivre, avec ses piques continuelles et avec sa jolie figure… Elle me rappelait Penny parfois, et c’était vraiment, vraiment dérangeant.

Alors que l’ascenseur fermait ses portes et qu’il commençait à nous emmener jusqu’à l’étage de mon bureau, j’entendis Liz’ me répondre sur le même ton, quoiqu’un peu surpris, un bonjour poli. Bien. Au moins elle avait compris le message et saurait que je n’étais pas d’humeur à me chamailler avec elle. D’habitude, il nous fallait moins d’une minute pour pouvoir s’envoyer une pique, mais là, je n’étais vraiment pas prêt pour ça. Peut-être que pour une fois, elle pourrait vraiment le comprendre et éviter de commencer à jouer à ce jeu… Non là, il fallait que j’arrête de rêver. Alors que je pensais qu’elle allait au moins attendre que nous soyons arrivés dans le bureau et que je me sois installé pour la journée, elle prit la parole. On était dans un ascenseur, pour l’amour du ciel… elle ne pouvait pas simplement patienter deux minutes ?

« Je suis ici pour les pièces que tu as demandé pour l’affaire de séquestration. Je te les ai apportées. Elles sont là-de… »

En soupirant fortement, je me retournai vers elle, mais elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que je vis le dossier trembler dans sa main, mon café pratiquement finir par terre, et nos deux corps bouger dans un sursaut qui était tout sauf naturel. Quand je n’entendis plus un bruit émanant de la machinerie, je compris que l’ascenseur était bloqué. Super, comme si j’avais besoin de ça pour commencer ma journée. Au moins, mon café tenait encore debout, dans son gobelet. Alors que je me redressai un peu et lissai ma cravate, ne sachant pas vraiment quoi faire dans ce genre de situation, Liz’ se rua sur les portes de l’ascenseur, jura en français et ajouta que la machine était bloquée entre deux étages. C’était bien notre veine. Je n’avais aucune envie d’être coincé avec elle dans un endroit de deux mètres carré. Et pourtant, c’était le cas. Ce qui pouvait passer pour un fantasme pour certains était en réalité plutôt une horreur pour moi et j’aurais nettement préféré être seul dans cet ascenseur.

« Bon j’imagine qu’on va devoir se supporter quelques temps. Tu as du réseau Lizzie ? »

J’étais repassé en mode « je suis un véritable chieur » en l’appelant Lizzie, chose que, je le savais, elle détestait. Mais quitte à passer une heure à ne rien faire dans cette boîte métallique, autant y aller franchement, non ? Je sortis mon portable de ma poche de veste et vérifiai que rien ne passait. Fichus ascenseurs qu’aucune onde ne pouvait travailler. Pour notre sécurité, qu’ils disaient. Tout ce que je comprenais, moi, c’était que j’étais bloqué avec cette saleté de flic. En regardant le dossier qu’elle tenait dans sa main et qu’elle était en train de me donner avant que tout bascule, je m’en emparai d’un geste, sans lui demander. Je savais que c’était les pièces que j’avais demandé. Je les attendais depuis la veille, et ça m’avait bloqué dans la suite de mon déroulement de procès. J’avais dû faire sans, et ça avait été réellement handicapant. Parfois, je me demandais si Liz’ ne faisait pas exprès de faire entrave à la justice, juste parce que je défendais des criminels. A sa place, j’aurais sûrement fait la même chose, en y réfléchissant bien.

« Voyons voir… oui, parfait ! Il y a tout ce que je demandais dedans, merci Lizzie. Je vais pouvoir écraser ton avocat au tribunal ! »

Le regard qu’elle me lança aurait pu glacer le sang de n’importe qui, mais pas le mien. Au lieu de quoi, je m’esclaffai en me moquant légèrement d’elle. Elle détestait perdre contre moi. Si elle avait été avocate, j’aurais pu penser qu’elle m’empoisonnerait avec mon café, juste pour ne plus m’avoir comme adversaire. Je reconnaissais que parfois… je faisais exprès de gagner mon affaire haut la main, juste parce que c’était elle qui s’était occupée de coffrer le criminel. Je n’avais aucun mérite à faire ça, aucun besoin… c’était juste que je trouvais ça drôle… et ma renommée augmentait aussi, de fait.

« J’espère que tu n’étais pas pressée… »

De la main qui tenait mon gobelet de café, je lui désignai les portes et je vis dans son regard que ça l’ennuyait au plus haut point, tout comme moi. Elle comme moi, nous avions du boulot, et des affaires à traiter, et rester dans un ascenseur tous les deux n’étaient pas dans nos priorités… Je le concevais aisément…

   
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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Dim 7 Sep - 23:32

be stuck in there with you may be not so bad

En se retournant, Liz’ se retrouva face à un Aaron qui finissait de lisser sa cravate, son café toujours à la main. Il n’avait pas l’air paniqué plus que ça, seulement blasé. C’était une chance qu’aucun des deux ne soient claustrophobe. L’endroit était exigüe, peut-être deux mètres au grand maximum, et il n’était même pas possible de s’allonger de tout son long que ce soit dans un sens ou dans l’autre. Il faudrait alors cohabiter. Avec un peu de chance, il resterait dans son mutisme et Liz’ n’aurait qu’à prendre son mal en patience ? Oui, ce serait le meilleur des scénarios possibles.

« Bon j’imagine qu’on va devoir se supporter quelques temps. Tu as du réseau Lizzie ? »

Mauvaise pioche. A l’entente de ce surnom ridicule dont elle avait été affabulée, la susnommée se renfrogna en se retenant de lui lancer une remarque cinglante. Cet homme pouvait passer du coq à l’âne suivant son envie et ça la rendait dingue. Deux secondes avant il n’avait pas l’air décidé à lui adresser la parole, employant son prénom de naissance, puis maintenant il lui redonnait ce surnom affectueux – qui n’avait de cela que le nom – qu’elle ne pouvait pas voir en peinture ?
D’un geste rapide, Aaron sortit son téléphone tandis que Liz’ fit de même. Sans surprise, elle ne vit pas les barres de réseaux affichées. Elle souffla par le nez. Ils étaient là pour un bon bout de temps, autant se le mettre dans le crâne tout de suite. A coups de marteau.

Sans prévenir, Aaron attrapa le dossier qu’elle tenait toujours et elle poussa un petit cri offusqué pour signifier son mécontentement qu’il ignora totalement. Lui demander poliment lui aurait arraché la langue, peut-être ? Elle grommela un peu tout en le fixant en train de tourner les pages.

« Voyons voir… oui, parfait ! Il y a tout ce que je demandais dedans, merci Lizzie. Je vais pouvoir écraser ton avocat au tribunal ! »

Si les yeux pouvaient tirer, elle l’aurait fait, sans hésitation, rien que pour rabattre le clapet de ce vantard. Il n’en avait jamais marre ? Ok, il était bon, ça la tuait de se l’avouer, mais il pouvait faire preuve d’un peu de modestie, non ? Mais encore, avec de la modestie, il ne serait pas le Aaron qu’elle connaissait. Vraiment pas. Il s’esclaffa d’ailleurs devant sa réponse, pas du tout perturbé. Il avait l’habitude maintenant, et même au début, ça ne l’avait pas perturbé.

« J’espère que tu n’étais pas pressée… »

D’un geste de la main, il désigna la porte dans le dos de Liz’. Elle pensait à la tonne de paperasse qui l’attendait encore sur son bureau et elle soupira légèrement. Bien sûr qu’elle était pressée, et sûrement que lui aussi. C’était la fin de la semaine, il y avait des dossiers urgents à traiter avant le week-end. Il n’y avait pas de miracles…

« Peu importe, on est là pour un moment de toute façon. »

Acceptant le fait qu’ils n’étaient pas près de bouger, Liz’ s’appuya contre une des quatre parois de l’ascenseur en prenant garde à laisser de l’espace entre eux deux,  puis croisa les bras et les jambes. Ca ne l’enchantait pas, surtout si tôt dans la matinée, mais il y avait des moments comme ça, où on n’avait juste pas le choix. Sinon l’endroit et la personne auraient été différents. Parce qu’Aaron était loin d’être un cadeau et puis… le lieu sonnait bien trop comme sorti d’un scénario dont l’issue ne lui plaisait pas trop.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Mar 9 Sep - 12:22



“AARON & LIZ

Alors que je la regardais d’un air amusé, Liz’ sembla encore plus énervée par la perspective de se retrouver coincée dans un ascenseur avec moi. Tout ce que j’espérais, c’était qu’elle se retienne de m’étrangler avec ma cravate. Et j’espérais aussi que quelqu’un remarque que l’ascenseur était bloqué, et qu’on nous fasse descendre au plus vite. Bien sûr, il y avait un bouton pour appeler un service, la sécurité ou je ne savais quoi… mais ça aurait été bien plus pratique si ce bouton avait été en état de fonctionner, évidemment. Il ne fallait pas trop rêver, et puis, comme ça, ça nous permettrait de passer un peu de temps ensemble, Liz’ et moi. Tout ce que nous adorions faire !

« Peu importe, on est là pour un moment de toute façon. »

En soupirant en même temps qu’elle certainement, je la regardai s’éloigner de la porte et aller s’adosser contre la paroi, en face de moi, en adoptant un position pour le moins… décontractée, disons. Elle était ridicule, elle aurait mieux fait de s’asseoir, parce que nous en aurions pour un bout de temps, ça c’était certain. Peu importait, tant qu’elle ne s’asseyait pas, je ne le faisais pas non plus. Je ne voulais pas qu’elle me domine, d’une quelconque façon que ce soit. J’imaginais facilement qu’elle pensait la même chose de moi. Sauf que je la dominais déjà pas mal, à chaque affaire que je traitais, rien que ça ! Enfin ce n’était pas la même chose… Peu importait ! De fait, je restais donc debout, sans rien faire de plus, en continuant de feuilleter doucement le dossier. Cette histoire de séquestration pouvait faire froid dans le dos… mais ça ne me faisait pratiquement plus rien. A vrai dire, j’étais presque blasé de voir tant de crimes, mais c’était mon lot quotidien, alors c’était normal, non ? Il me fallait réellement un bain de sang pour me faire frémir, ou même me retourner l’estomac. Même si on pouvait me prendre pour un homme sans-cœur, je savais que je n’étais pas vraiment seul : la jeune femme en face de moi, Liz’, elle n’était pas mieux que moi. Elle aussi, elle avait vu des horreurs, et pas seulement en photographies. Elle avait vu les scènes de crime, et c’était sûrement pour cette raison qu’elle était aussi furieuse quand je réussissais à détruire la défense. Ca me faisait jubiler, mais je savais qu’un jour, je finirais par payer pour tout ce que j’avais réussi à faire. Néanmoins, je n’étais qu’avocat, ce n’était pas moi qui tuais des gens. Parfois au tribunal, certaines personnes semblaient l’oublier, et il n’était pas rare que l’on m’insulte. Comme si j’en avais quelque chose à foutre…

« Si je n’avais pas peur que tu ruines mon affaire, je pourrais te raconter en détail comment je compte défendre l’homme qui a fait ça… »

Pourquoi je le défendais corps et âme alors qu’il avait séquestré cette pauvre femme ? D’une parce que je n’avais pas le choix, et ensuite parce que j’aimais ça, défendre des criminels. C’était peut-être fou de ma part, mais j’aimais ça. Plus je les côtoyais et plus je commençais à comprendre leurs façons de fonctionner, leurs façons de réagir. Et ça me rapprochait du moment où je pourrais retrouver l’assassin de ma femme et mon fils. Ca, Liz ne pourrait jamais le comprendre, bien sûr, d’ailleurs personne ne pourrait le comprendre. Je n’en demandais pas tant de toutes façons. Je voulais juste traquer le connard qui avait détruit ma famille, le ramener devant un tribunal, et au lieu de le défendre comme j’avais l’habitude de le faire, je le ferais descendre aux Enfers. Peu importait les conséquences, je m’en foutais royalement, c’était tout ce que je voulais !

« Mais encore une fois… je ne peux pas faire ça, tu me ruinerais mon affaire, Lizzie ! »

Avec un grand sourire un peu faux, comme à ma grande habitude, je tournai la tête vers Liz’ alors que je vis qu’elle fulminait parce que je l’avais encore appelée d’une façon qu’elle détestait. Je ne pouvais simplement pas m’en empêcher. La voir s’énerver me faisait bondir de joie. C’était si facile de l’agacer, de l’énerver, de la rendre furieuse, clairement. Je m’amusais beaucoup avec elle. Et elle ne se privait pas de m’envoyer des piques elle aussi, alors pourquoi je me gênerais ?

 
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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Mer 10 Sep - 22:37

be stuck in there with you may be not so bad

Appuyée contre la paroi de l’ascenseur face à Aaron, Liz’ ne put faire qu’une chose, le regarder. Il n’y avait pas grand-chose à faire dans cet endroit et elle n’était pas encore à fixer un plafond pour l’éviter. Elle n’avait pas envie de l’éviter après tout. Elle ne le supportait pas, on avait souvent l’irrépressible envie de lui en coller une, mais leurs joutes verbales n’étaient pas quelque chose qu’elle évitait. Il lui arrivait même parfois de les chercher. Il répondait toujours présent pour répliquer, ça l’amusait, ça se voyait, et elle, elle fulminait avant de partir quand l’un d’eux avait gagné, souriant enfin quand il ne voyait plus son visage.
Parfois, elle avait envie de se frapper quand ça lui arrivait, de sourire après une de leurs rencontres. Elle ne voulait pas un jour lui donner la satisfaction de savoir qu’il pouvait gagner. Il serait trop fier de lui et puis, elle-même avait sa fierté et son petit caractère. Il lui était inconcevable qu’elle lui accorde la victoire. Donc parfois quand ses pensées dérivaient, sur le fait qu’il soit bon, ou quelconque compliment, elle se reprenait et recommençait à fulminer contre lui et sa belle gueule.

Face à elle, Aaron s’occupait comme il pouvait en feuilletant les pièces que Liz’ lui avait apporté. Le petit sourire qui peignait son visage ne disait rien qui vaille à Liz’ et elle soupira doucement en se doutant que c’était ce qui lui manquait pour démonter en bon et dû forme la défense. Encore un fou furieux relâché dans la nature… Dans ces cas-là, il n’y avait comme solution que prier pour qu’il ne récidive pas.

« Si je n’avais pas peur que tu ruines mon affaire, je pourrais te raconter en détail comment je compte défendre l’homme qui a fait ça… »

En entendant ceci, Liz’ leva un sourcil, sa curiosité presque piquée. Il avait donc bien ce qu’il lui fallait pour faire libérer son client, comme elle s’en doutait. Mais elle le connaissait et il ne faisait que papoter. Jamais, au grand jamais, il ne parlerait de l’affaire avec elle. Déjà parce qu’il n’avait pas le droit, puis parce que c’était elle. Ils s’appréciaient peut-être mais ils n’étaient pas pour autant amis. Ils ne s’étaient jamais vus en dehors du boulot. Ils n’étaient même pas collègues, ils se côtoyaient, c’était tout.

« Mais encore une fois… je ne peux pas faire ça, tu me ruinerais mon affaire, Lizzie ! »

Quand il tourna la tête enfin vers elle, elle vit son sourire satisfait après l’emploi de son surnom et elle le fusilla du regard. Elle avait envie de lui mettre une tape derrière la tête pour lui enlever cet air qu’elle ne supportait pas. Il voulait jouer à ça ? Elle aussi pouvait jouer.

« Perdre une affaire ou deux ne te tuerait pas, Somers’, finit-elle en appuyant bien sur le raccourci de son nom. »

Pensant sûrement tout cela comme quelque chose de complètement absurde, il s’esclaffa une nouvelle fois. C’était pour ce genre de réactions qu’elle espérait qu’il tombe de son pied d’estale. Cependant elle remarqua qu’il s’esclaffait beaucoup pour quelqu’un qui, il y avait quelques minutes encore, semblait très très mal réveillé. Mais elle n’allait pas chercher plus loin, au moins elle n’allait pas s’ennuyer.

« Je ruinerais ton affaire avec un plaisir non dissimulé, tu sais. Je me sentirais moins inutile si les gens que je coffre restaient en prison, ajouta Liz’ en le fixant impassible. »

Bougeant un peu, elle décroisa les bras, sa main gauche allant dans la poche de son pantalon d’uniforme et l’autre allant toucher du bout des doigts l’insigne qu’elle portait à sa ceinture. Depuis qu’il avait débarqué en ville, elle se demandait parfois à quoi lui servait de courir après tous ces criminels qui par la suite pouvaient sortir de prison en hommes libres. Ca la rendait folle. Être policière était une vocation, elle voulait protéger les populations. Mais en relâchant tous ces hommes et femmes, elle avait l’impression de faillir à cette tâche.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Jeu 11 Sep - 18:04



“AARON & LIZ

La tronche que m’offrit Liz’ en retour fut réellement magnifique. Magnifiquement drôle, plus précisément. Elle allait devenir folle en m’ayant comme compagnon de galère dans cet ascenseur et j’allais m’en délecter jusqu’au bout. Il n’y avait pas de raison pour que je sois plus doux, plus mignon avec elle. Je ne la détestais pas, et même si c’était un jeu entre nous, je ne laisserais jamais passer un moment tel que celui-ci pour l’embêter un peu. C’aurait été mal me connaître que de croire que je pouvais agir comme un adulte dans des moments comme ça. Oh bien sûr, être adulte, être ennuyeux et lourd, je pouvais très bien l’être. Tous les jours, au travail, ou bien même avec Sasha, je l’étais. Alors c’était agréable de pouvoir se détendre quand Liz’ était dans le coin. Je savais qu’elle adorait ça elle aussi, il ne fallait pas être aveugle pour le comprendre et le voir.

« Perdre une affaire ou deux ne te tuerait pas, Somers’, »

Comprenant où elle voulait en venir et sachant pertinemment qu’il s’agissait de son grand rêve, je dirais même fantasme, de me voir perdre, je ne pus que rire dans ma barbe, assez fort cependant pour qu’elle entende bien et qu’elle puisse voir ce que j’en pensais. Du coup, je ne tiquai même pas lorsqu’elle m’appela « Somers’ », quand bien même ce sobriquet était ridicule. Non mais vraiment. Perdre des affaires n’était pas dans mes habitudes, et ça ne le serait jamais. Et puis, je ne le ferais pas pour ses beaux yeux. J’en vins à me demander quelque chose d’intrigant. Et si jamais, un jour, elle était impliquée dans une affaire. Si jamais elle en était la victime, ou bien la personne que je devais faire enfermer… ? Et que de fait, de fil en aiguille, je me retrouvais face à elle, contre elle. C’était dans des moments comme ça que je pourrais perdre le contrôle de moi-même. Serais-je capable de perdre une affaire juste pour elle ? Ou bien resterais-je l’avocat sûr de lui, à la réputation qui n’était plus à faire ? Ce serait vraiment injuste de ma part si je lui réservais un traitement de faveur, surtout que nous n’étions que des connaissances, elle et moi, techniquement. Mais pour autant, serais-je réellement capable de la regarder dans le blanc des yeux et de la trahir, en quelques sortes ? J’en étais bien moins sûr. Encore fallait-il qu’elle soit un jour véritablement impliquée dans une affaire pour que je puisse me dire que je n’allais pas l’aider. Ce n’était pas près d’arriver quand même !

« Je ruinerais ton affaire avec un plaisir non dissimulé, tu sais. Je me sentirais moins inutile si les gens que je coffre restaient en prison
-Je n’en doute pas, tu sais ? Quel dommage que les criminels m’appellent moi, quand il s’agit de les défendre, hein ? On devrait leur interdire de m’appeler ! »

Avec un rire plutôt sardonique, j’accordai un clin d’œil à Liz’. Jamais ça n’arriverait, ça. Qu’on cesse de m’appeler, ou qu’on interdise aux gens de m’appeler. C’était la même chose pour moi que pour un avocat commis d’office. Si on m’appelait, je n’avais pas le choix, je ne pouvais pas refuser. Si je choisissais, c’était mal vu. En gros, je n’avais qu’à attendre que les affaires me tombent dans les bras. Et grâce à ma réputation en or, je n’avais que les affaires les plus difficiles et les plus intéressantes, de fait. C’était parfait comme ça, je ne m’en plaignais pas ! J’adorais travailler, j’adorais me plonger des heures durant dans des dossiers morbides, et parfois, je me demandais si je n’étais pas malade… A croire que j’aimais les meurtres, les braquages avec effraction et assassinat, les viols, les séquestrations comme celle sur laquelle je travaillais.

« Y a une chose qui me turlupine… Pourquoi tu es venue en uniforme ? Tu comptais m’impressionner, madame l’agent ? Ou c’était dans un autre but, peut-être… ? »

En haussant les sourcils avec cette dernière question, un sourire étira mes fines lèvres et je l vis être presque outrée que je puisse penser cela d’elle. C’était juste une taquinerie, comme d’habitude. L’imaginer dans cette tenue dans une toute autre situation était tout bonnement une blague… mais je devais avouer qu’elle pourrait faire son effet, néanmoins. Peut-être qu’elle le savait, peut-être qu’elle s’en rendait compte et qu’elle en jouait… Elle n’aurait pas spécialement tort, d’ailleurs.

 
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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Ven 12 Sep - 17:49

be stuck in there with you may be not so bad

La réponse qui fusa fut remplie d’ironie et de sarcasme et Liz’ du se retenir de lever les yeux au ciel. Bien sûr que les criminels n’arrêteraient pas de faire appel à lui, ça allait de soit. Il était le meilleur ces temps-ci et on se l’arrachait, ce serait idiot  de ne pas se l’avouer. Et même si on ne faisait pas directement à lui par choix, parfois il était commis d’office et il ne faisait que son boulot. Mais Liz’ ne pouvait s’empêcher d’espérer qu’un jour, elle le verrait se frotter à quelque chose de trop gros, même pour lui. Elle attendait ce jour où elle pourrait jubiler et escorter le criminel en prison à la fin du procès, pour ensuite aller embêter Aaron qui serait sûrement dépité par une défaite. La victoire n’en serait que meilleure.
Car des victoires, c’était ce qui manquait à la défense ces temps-ci et c’était un miracle que la police de Toronto n’ait pas vu augmenter la courbe de criminalité ces derniers mois. Si on remarquait qu’avec un bon avocat, on pouvait s’en sortir, alors elle ne donnait pas cher de la peau des populations. Il fallait vraiment qu’il lève le pied, mais ça encore, il ne le ferait pas, il n’avait pas l’air d’avoir de raisons. Il se délectait de son travail et se plongeait dans ses dossiers des heures durant, il était bon en plus, et du coup souvent elle ne pouvait faire le parallèle entre eux deux. Ils bossaient tous les deux dur sur ce qu’ils aimaient, leurs boulots faisaient juste qu’ils se trouvaient souvent face à face.
Quand il eut fini de rire, son sourire resta mais il reprit un air un peu sérieux teinté de malice avant de se remettre à parler.

« Y a une chose qui me turlupine… Pourquoi tu es venue en uniforme ? Tu comptais m’impressionner, madame l’agent ? Ou c’était dans un autre but, peut-être… ? »

La bouche légèrement entrouverte, elle fronça les sourcils. Il insinuait réellement que son uniforme pouvait être pour… non ? A la vue de son sourire taquin, elle comprit qu’il ne faisait que plaisanter, en partie seulement peut-être, mais il la cherchait. C’était reparti pour un tour donc ? Haussant les sourcils à son tour, en une fraction de seconde Liz’ décida d’elle aussi le taquiner malgré l’heure matinale. Elle n’allait pas se contenter de ne rien répondre, ce n’était pas dans son habitude, il en aurait pour son grade aussi.
Se décollant de la paroi de l’ascenseur pour se mettre face à Aaron, Liz’ se retrouva à une cinquantaine de centimètre seulement de lui, le désavantage de la taille de l’endroit.

« Je porte mon uniforme pour la même raison que tu es sur ton trente-et-un… répondit-elle doucement en se mordant légèrement la lèvre inférieure. »

Il était simple, en employant le bon ton et la bonne attitude, de créer un sous-entendu là où il n’y en avait pas. Bien évidemment, elle savait qu’il n’avait pas non plus mis de costume-cravate pour elle, et pas non plus pour l’impressionner. Il ne savait même pas qu’elle passerait, c’était absurde.
Cependant elle ne put s’empêcher d’avoir un sourire en coin en repensant à comment il l’avait appelée. Madame l’agent… Tellement ce surnom était ridicule qu’elle avait envie de lui rire au nez. S’approchant un peu plus, elle se retrouvait pratiquement nez à nez avec lui alors qu’il portait toujours le même sourire taquin qui la poussait à continuer à l’embêter, elle aussi.

« Sympa la cravate d’ailleurs, continua-t-elle sur le même ton tout en attrapant sa cravate et en la retirant de sa veste. Oh et pour toi c’est Sergent, pas madame l’agent, Maître… »

Comme pour bien lui faire comprendre que pour le coup, c’était elle qui menait la danse dans l’échange, elle tira un peu sur la cravate, le forçant à se baisser légèrement avant qu'il ne se redresse. Il était plus grand d’une petite tête par rapport à elle mais ça ne la freinait pas. Et puis, elle avait maté des plus grands gaillards que lui. Au moins lui n’avait pas des tendances psychopathes meurtrières et il avait une belle gueule. Ce qui était agréable pour les yeux, surtout quand on était célibataire et entourée de collègues plutôt moyens qui ne cherchaient qu’à se rapprocher pour la promotion.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Dim 14 Sep - 17:05



“AARON & LIZ

La tête que fit Liz par la suite aurait été à prendre en photographie. J’aurais adoré pouvoir immortaliser l’instant, mais dès que j’eus le réflexe de penser à mon téléphone portable pour la prendre en photo, elle cessa de me regarder avec cet air ébahi, presque éberlué. Tant pis pour moi, j’aurais dû y penser avant. Et j’aurais pu la faire chanter avec cette histoire, ça aurait été génial. Quel dommage qu’elle ait des réflexes aussi affutés qu’une lame de rasoir. Normal pour une policière, soit dit en passant, mais réellement emmerdant pour moi. Et puis, elle se plaignait de moi et du fait que je faisais sortir les criminels de prison, mais elle n’avait qu’à être nulle en tant que flic, et ainsi, elle n’aurait pas à m’en vouloir ! Avant que j’aie le temps de lui faire cette énième remarque, qu’elle prendrait forcément mal du coup, je la vis du coin de l’œil se détacher de la paroi de l’ascenseur pour se rapprocher de moi, subrepticement.

« Je porte mon uniforme pour la même raison que tu es sur ton trente-et-un… »

La façon dont elle se mordit la lèvre me fit pratiquement sursauter. Et si je ne m’étais pas contrôlé, j’aurais sursauté, pour sûr. Elle me chauffait, la jeune policière, et elle pensait en plus qu’elle pourrait le faire en toute impunité. Elle croyait peut-être qu’il n’y avait pas de caméras dans l’ascenseur et que personne ne la verrait faire, si jamais quelqu’un visionnait les bandes ? Quelle naïveté ! C’était presque mignon de sa part, de jouer à l’ingénue. Et si elle croyait que ça m’atteignait, elle se plantait le doigt dans l’œil. Son pistolet avec. Je me ferais une joie d’appuyer sur la gâchette pour lui exploser le crâne d’ailleurs. C’était méchant de ma part, certes, mais je devais avouer que cette perspective me ferait beaucoup de bien. J’aurais des problèmes par la suite, certes, mais eh, j’étais avocat, je pouvais monter mon dossier de défense moi-même et me défendre au tribunal, non ?

« Sympa la cravate d’ailleurs. Oh et pour toi c’est Sergent, pas madame l’agent, Maître… »

Elle attrapa ma cravate et tira dessus pour que je me penche jusqu’à elle, ce que je fis, avant de me souvenir que je n’étais pas soumis à ce point. Je me redressai d’un seul coup, en l’écoutant me dire que je devais l’appeler « sergent ».. et puis quoi encore ? Je n’allais pas la nommer par son grade, il en était hors de question ! Plutôt mourir que de lui faire cet honneur et ce plaisir ! Mais si elle continuait de m’appeler Maître, j’allais m’y habituer… et lui en redemander.

« J’ai choisi ma cravate spécialement pour toi, évidemment ! »

Pourquoi je continuais de lui dire des trucs comme ça ? Pourquoi je continuais de me moquer d’elle ? Un jour, ça me retomberait dessus. Oh, pas au tribunal, parce qu’elle ne pourrait jamais me battre, même avec un autre bon avocat. Mais un jour, elle saurait trouver quelque chose qui me foutrait à terre, peut-être de façon privée, mais d’une façon dont elle pourrait se délecter. Autant dire que j’allais morfler, lorsque ça arriverait. A moins que je puisse le faire pour elle avant qu’elle ne le fasse pour moi. Alors que j’allais reprendre la parole pour lui envoyer une nouvelle pique, je vis son regard parcourir mon visage avec une lueur d’envie. Une lueur d’envie ?? Pourquoi faire ? Je savais que j’avais été un peu taquin en lui disant que son uniforme ne servait qu’à exciter les gens, en quelques sortes, mais je ne pensais pas que ça lui donnerait des idées. Si elle voulait faire ça maintenant, nous allions devoir être rapides…

« Alors Lizzie, des idées pour ne pas qu’on s’ennuie dans cet ascenseur ? »

Avec un clin d’œil, je ne pus que sourire de plus belle et attendre sa réponse, qui n’allait certainement pas venir. Je me doutais qu’elle allait refuser, qu’elle allait dire que c’était faux, qu’elle allait changer de conversation. Evidemment. Que pouvait-elle dire d’autre ?

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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Ven 26 Sep - 18:27

be stuck in there with you may be not so bad

Liz’ ne lâcha pas sa prise sur la cravate d’Aaron avant un long moment. Le tissu de bonne qualité et agréable au touché glissait presque parfaitement entre ses doigts et elle n’avait aucune envie de le lâcher. De plus, mettre la main sur ce prétentieux d’avocat devait sûrement déstabiliser autant que ça devait l’interroger et elle ne pouvait pas laisser passer une telle occasion. C’était sûrement, aussi loin que sa mémoire ne lui faisait pas défaut, la première fois qu’ils étaient ainsi aussi proches physiquement parlant. Et une tension et une atmosphère étrange en découlait sans qu’aucuns des deux ne s’en rendent réellement compte.
Leurs visages ne se trouvaient pas si éloignés que ça et Liz’ se retrouva à détailler les traits de l’homme qu’elle tenait toujours. Ce fut ce moment qu’il choisit pour faire un sourire en coin tout en répondant.

« J’ai choisi ma cravate spécialement pour toi, évidemment ! »

Le sourire en coin qu’elle fit miroita celui en face d’elle et elle se retint de sortir un « Tss » mi-agacé mi-amusé. Entre eux deux, ils savaient très bien que c’était faux et que cette phrase n’avait que pour but de se moquer d’elle, ironiquement bien sûr. C’était monnaie courante entre eux. Ils ne savaient pas comment interagir autrement. Ils se tournaient autour, continuellement, depuis qu’ils se connaissaient, et Liz’ ne se souvenait pas que c’était comme ça avec d’autres hommes, maintenant ou dans le passé. Elle en vint alors à se demander si par hasard il y avait quelque chose d’autre à son propos. Bien sûr, il l’énervait au plus au point et c’était sûrement la réponse à sa question, mais elle se retrouva tout de même à reprendre l’observation de son visage.
Ce qu’elle conclut, c’était qu’il avait toujours sa gueule d’ange habituelle. Aaron était un bel homme, pour sûr. Il était grand, mince, la mâchoire carrée et un visage généralement masculin et virile. En soit, il était totalement le type de Liz’ et si par hasard elle l’avait rencontré dans un bar, elle aurait peut-être tenté une approche, même pour un coup d’un soir. Surtout pour un coup d’un soir. Hors là, il était en quelque sorte un collègue, et surtout, il était l’homme qui ne pouvait pas la voir et qu’elle lui rendait bien et vice versa. Quand elle se rendit compte qu’il l’avait attrapé à le fixer, avec sûrement un air pas aussi neutre qu’elle le voudrait, elle se reprit vite, cherchant à toute vitesse ce qu’elle pouvait lui répondre. Mais il la bâtit, parlant le premier.

« Alors Lizzie, des idées pour ne pas qu’on s’ennuie dans cet ascenseur ? »

Elle fit alors mine de réfléchir, son « Hmm » brisant le silence pesant entre eux. Bien sûr, maintenant, il avait une idée derrière la tête et son clin d’œil ne laissait aucuns doutes. Mais même si c’était aussi tentant que ça ne le paraissait, elle ne lui ferait pas ce plaisir. Ou tout du moins, pas complètement. S’intéressant soudainement à la cravate qu’il portait, elle la fixa, la triturant entre ses doigts, puis elle la lâcha doucement, redescendant ses doigts en prenant bien soin de frôle son torse puis son ventre au passage. Autant le résultat fut couronné de succès car il frissonna contre son grès, mais elle-même ressentit la chaleur irradier de son corps et elle dut se reprendre en main avant que son corps ne réponde à la place de sa tête. Il n’était pas un choix acceptable. Même pour une partie de jambes en l’air rapide dans un ascenseur.
A contrecœur – ce qui l’horrifia grandement – elle se décolla de lui pour se remettre à une distance qu’elle jugea suffisante, glissant ses mains dans les poches arrière de son uniforme.

« Rien qui ne t’intéresse. Je n’ai que mon arme et des menottes malheureusement... »

Même si elle avait mis de la distance entre eux deux, Liz’ ne put s’empêcher de quand même continuer leur jeu du chat et de la souris et elle souleva un sourcil de façon suggestive. Mais elle ne lui laissa pas le temps de rebondir sur ces paroles qu’elle enchaîna en sortant son smartphone.

« J’ai un bon vieux Tetris sinon, si vraiment tu as peur de t’ennuyer. »

Elle fit tourner son téléphone entre ses doigts. Elle regrettait presque de lui proposer son téléphone. Avec, il pourrait fouiller dedans qu’elle ne le saurait jamais. Pas qu’il y avait grand-chose à découvrir de toute façon. Sa vie sentimental était un désert ces temps-ci, il n’y avait donc pas de chances qu’il puisse l’embêter par la suite avec ça. Peut-être qu’il y avait deux trois photos compromettantes dont elle n’était pas fière mais sinon… Après si vraiment il choisissait de quand même réagir aux menottes et bien soit. Elle était prête à encore lui répondre.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Ven 26 Sep - 23:01



“AARON & LIZ

L’air absente, Liz’ ne semblait pas prête à me répondre. Je me demandais bien ce qu’elle attendait, parce qu’elle devait quand même avoir des idées, la connaissant. Elle voudrait m’embêter, c’était une évidence, parce que c’était surtout que je ferais, à sa place. Comme on était des champions pour s’envoyer bouler tous les deux, j’imaginais que c’était son premier réflexe. En tout cas… c’était le mien, ça c’était clair ! Cependant, je voyais bien qu’elle était plutôt déconcentrée, en face de moi, et c’était presque frustrant de ne pas savoir à quoi elle pensait exactement.

Alors qu’elle ne me répondait pas, ou du moins à peine, avec un « hmm » qui ne voulait rien dire pour ma part, je sentis ses doigts continuer de tripoter ma cravate. Je ne savais pas exactement ce qu’elle comptait faire avec ça, mais vu sa tête, elle avait une idée. Ou alors justement, elle n’en avait pas, mais pensait simplement m’aguicher. J’avais honte de le dire ou de le penser, mais ça fonctionnait plutôt bien, malgré moi, évidemment. Elle n’avait pas à faire une chose pareille : nous étions tous les deux au travail, sur mon lieu de travail en plus, et je ne voulais pas qu’on nous surprenne dans cette cabine d’ascenseur. Je ne voulais pas qu’on nous surprenne du tout de toutes façons, et je ne voulais pas qu’il se passe quoi que ce soit entre nous deux.
Oh bien entendu, c’était un très léger mensonge de ma part. Evidemment que tout homme normalement constitué voudrait avoir une aventure, même minime, avec Elizabeth Dubois. Il faudrait être aveugle pour ne pas être charmé. Même si elle avait un caractère de merde, et qu’elle était vraiment chiante, et que nous ne pouvions pas nous encadrer, ce n’était pas si grave, en soi. Tout dépendait de ce qu’on faisait tous les deux. Mais pour un coup d’un soir, pour de la baise, était-ce vraiment important de ne pas s’entendre ? Non, décidément pas. Mais ça n’arriverait jamais. Elle ne me supportait pas, même pas au point de coucher avec moi, et l’inverse était vraie également. Et puis, ce n’était pas mon genre…

Alors que je pensais qu’elle faire quelque chose qu’elle regretterait éventuellement avec cette foutue cravate, elle la lâcha, au contraire, et laissa courir ses doigts sur mon torse et mon ventre, ce qui forcément, déclencha une réaction tout à fait normale chez moi, et vu son expression, elle semblait s’en délecter. J’étais dégoûté d’avoir frissonné, mais je ne pouvais pas contrôler ce genre de choses. Et encore, ce n’était pas grand-chose. Si elle avait fait quelque chose de plus poussé, là, ça aurait pu être grave. Néanmoins, au lieu de faire ce que peut-être, au fond, nous attendions tous les deux, elle se recula rapidement de moi pour retourner à son emplacement initial, à l’autre bout de la minuscule cabine, adossé à la paroi, les mains dans les poches. Beaucoup moins sexy.

« Rien qui ne t’intéresse. Je n’ai que mon arme et des menottes malheureusement... »

J’en avais presque oublié ma question principale, avec tout ce bazar. Il me fallut même un temps d’adaptation pour m’en souvenir, et je me rappelai au bout d’une dizaine de secondes que je lui avais demandé ce qu’elle pourrait avoir comme idée pour nous tenir occupés. L’idée des menottes mit mon cerveau en mode absent pour quelques instants, alors que je nous imaginais dans une situation plutôt rocambolesque… et sans trop savoir qui avait passé les menottes à qui. Alors que j’y pensais, et que je l’imaginais avec ses propres menottes, je vis son sourcil s’élever, et je ne pus m’empêcher de faire le même mouvement avec le mien. Elle se foutait de moi en plus.

« J’ai un bon vieux Tetris sinon, si vraiment tu as peur de t’ennuyer. »

Un Tetris ? Non mais elle croyait quoi ? J’avais passé l’âge de jouer aux jeux vidéos. Pas elle, apparemment. Peut-être qu’elle était restée au stade de l’âge mental de ma fille. Je n’étais pas payé à jouer aux jeux vidéos… enfin, je n’étais pas payé pour rester bloquer dans un ascenseur, dans un sens. Je n’avais pas mes dossiers sur moi, ni dans ma mallette, simplement le dossier que Liz m’amenait en venant ici, et il était hors de question que je travaille avec elle à mes côtés. Elle pourrait savoir à l’avance ce que je préparais pour défendre mon client, et je n’allais pas la laisser faire ça.

« Joue à Tetris tant que tu veux, au moins comme ça tu seras pas dans mes pattes ! »

En soupirant une énième fois, je jetai de nouveau un coup d’œil au panneau des boutons de l’ascenseur. Il fallait qu’on sorte de là, sinon on allait finir par se taper dessus.. ou pire, se sauter dessus. Ce n’était pas mon intention de ce matin-là. J’avais du boulot, je n’étais pas du tout enclin à penser à elle toute la journée, et plus nous restions dans la même pièce – aussi confinée soit-elle – moins c’était bon pour moi. Quand je remarquai pour la deuxième fois qu’un bouton urgence n’était pas apparu sur le panneau par magie, je regardai de nouveau Liz’, qui semblait m’avoir tendu son portable, que j’avais de fait refusé en parlant. Je ne l’avais même pas vue faire, et en réalité, j’essayais de ne pas l’imaginer avec des menottes autour des poignets. Il ne fallait pas se leurrer… jamais elle ne passerait de menottes autour des poignets, que ce soit réel ou factice. Jamais !

« Et trouve toi un subalterne avec qui coucher, et à qui tu pourras passer les menottes, si c’est ton envie du moment… »

Avec un clin d’œil, je fis face à son expression outrée. Comme si je ne savais pas que tout son bureau était en train de baver sur elle chaque jour. Dès qu’elle marchait, tous les agents se retournaient sur elle, et elle n’était pas innocente à tout cela, j’en étais sûr. Alors si elle voulait s’amuser avec quelqu’un, ce ne serait pas avec moi, mais plutôt avec les mecs qui travaillent avec elle. Je n’étais pas de ce genre-là, et même si je savais que Penny aurait voulu que je me retrouve quelqu’un, je ne voulais pas que ce soit quelqu’un comme Liz’. Certainement pas, même. Non pas que Lizzie n’était pas quelqu’un d’appréciable ou d’admirable… mais ce n’était pas quelqu’un qui était à la hauteur de Penelope. Et cette dernière aurait eu honte de moi, là.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Dim 28 Sep - 16:19

be stuck in there with you may be not so bad

Vu la tête d’Aaron quand elle mentionna un éventuel Tetris, elle comprit instantanément qu’il ne voudrait pas de son téléphone. Comme si elle avait une application pour ça sur son smartphone de toute façon. Peut-être quelques jeux pour faire passer le temps, mais elle y jouait rarement. Et maintenant, il allait croire qu’elle était de ceux qui étaient nostalgiques des jeux de leur enfance. Pas que ça soit mal, elle s’en fichait, les gens faisaient ce dont ils avaient envie. Mais vraiment, Tetris était le premier nom qui lui était venu, elle aurait pu dire Candy Crush après tout…

« Joue à Tetris tant que tu veux, au moins comme ça tu seras pas dans mes pattes ! »

Liz’ ne tiqua même pas devant tant d’agressivité. Elle avait l’habitude et apparemment sa mauvaise humeur matinale reprenait le dessus. En soupirant, presque de façon désespérée, il jeta un regard vers les boutons de l’ascenseur où le bouton d’appel n’avait pas l’air de fonctionner. Ils étaient là pour un moment et Liz’ s’était déjà faite une raison, mais pour Aaron elle en était moins sûre. Pourtant il faudrait qu’ils cohabitent pacifiquement tous les deux, et vu la tension, elle n’était pas sûre que cela soit un succès. Même elle ne pouvait ignorer ces sentiments contradictoires. Elle avait envie de le frapper tout autant que de l’embrasser et ça la perturbait grandement. Le confinement lui retournait totalement l’esprit et elle aurait préféré que leur relation s’en tienne à celle de collègues, et qu’elle ne se retrouve pas à avoir ce genre de pensées envers lui. Elle n’en avait vraiment pas envie, mais son subconscient travaillait activement pour lui prouver le contraire.
Quand il remarqua à son tour que non, personne ne viendrait tout de suite, Liz’ fit la première chose qui lui venait à l’esprit, elle lui tendit son portable, à la fois pour l’embêter mais aussi pour lui changer les idées. Elle ne doutait pas que lui aussi avait un portable, mais franchement, elle doutait qu’ils aient des applications à but récréatif. Il la regarda étrangement avant d’ouvrir la bouche pour parler.

« Et trouve toi un subalterne avec qui coucher, et à qui tu pourras passer les menottes, si c’est ton envie du moment… »

Elle ouvrit la bouche pour répliquer en fronçant les sourcils mais rien ne vint. Elle était bouche bée devant son culot et son clin d'œil n’arrangeait rien. Elle n’aimait pas ce qu’il sous-entendait, comme si elle faisait d’une habitude de coucher avec des collègues après leur jeu à tous les deux. C’était totalement faux bien sûr, elle ne couchait pas avec n’importe qui, n’importe quand. Elle avait déjà eu bien une ou deux aventures comme ça, mais elle mettait un point d’honneur à plutôt tenter des relations. Ce fut des échecs certes. Mais elle tentait. Alors forcément si Aaron laissait entendre qu’elle se faisait ses collègues, ses « subalternes » comme il les appelait, alors elle n’allait pas le laisser passer comme ça.

« Tu sauras que non je ne fais pas que me trouver un collègue quand j’ai des envies de coucher, et encore moins quand ça implique des menottes. A t’entendre, Aaron, j’ai l’impression de passer pour la fille facile. »

Cette fois ci elle croisa les bras, complètement outrée. Quand il voulait, il pouvait parfois être blessant. Mais elle ne lui dirait jamais directement, elle avait une fierté tout de même. Et il restait là, face à elle, fier de son effet. Si elle pouvait lui retirer ce sourire satisfait de son visage, elle le ferait avec grand plaisir. Cependant, pour le faire, elle avait une bonne idée derrière la tête pour le faire, mais elle ne s’y résoudrait juste pas. Toujours pour la même raison. Avec Aaron tout était différent et mesuré.

« Ce que je ne suis pas. Ne confond pas flirt et déclaration enflammée. Je peux bien flirter avec toi car tu as une belle gueule, mais il me faudrait bien plus pour que ça aille plus loin. »

Elle ne bougea pas, se mordant seulement la lèvre quand elle se rendit compte qu’elle lui avait avoué qu’elle trouvait qu’il était beau. Dans son outrance elle avait oublié de réfléchir à ce qu’elle dirait et elle regretta instantanément. Elle avait envie de foutre des baffes parfois. Elle jouait un jeu dangereux et elle était quasiment sûre que ça se retournerait contre elle tout cela. Soit il allait la chambrer continuellement à ce propos et ce serait l’enfer, soit il allait tenter quelque chose car l’endroit était propice. Mais cette dernière proposition paraissait absurde, il était au-dessus tout cela même s’il avait répondu au flirt précédemment. Alors elle ne savait pas du tout où tout cela allait les mener.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Lun 29 Sep - 15:01



“AARON & LIZ

Forcément, ma remarque eut l’effet escompté sur Liz’. Je n’en attendais pas moins d’elle, parce que je savais très bien qu’elle ne couchait pas avec ses collègues et autres subalternes. Ces choses-là se savaient, même si on n’était pas dans le même bâtiment. Les gens se confiaient partout, à tout le monde, et c’était aussi mon boulot de savoir réunir des preuves et m’en servir. Liz’ ne couchait avec personne, mais je voulais lui faire croire qu’elle avait cette image-là. Et ça marchait ! Elle courrait dans mon sens et personne ne l’arrêtait. C’était horriblement drôle, et bien sûr, je me doutais que j’allais cependant m’en prendre plein la poire par la suite. Mais c’était comme ça, entre nous. Je commençais par me moquer d’elle, puis, je la regardais s’offenser et ensuite, pour finir, je lui racontais la vérité, après l’avoir regardée débattre presque avec elle-même. C’était magique d’avoir tant d’ascendant sur elle, alors qu’en réalité, je savais très bien que je n’en avais pas tant que ça. Un jour, elle ne se laisserait plus faire, elle se rendrait compte de la supercherie, et je n’aurais plus l’occasion de l’emmerder avec ça. Ce serait bien dommage, mais alors il faudrait que je trouve une autre blague à lui faire. C’était un perpétuel recommencement entre nous, et c’était ce qui faisait qu’on s’entendait à « merveilles », elle et moi.

« Tu sauras que non je ne fais pas que me trouver un collègue quand j’ai des envies de coucher, et encore moins quand ça implique des menottes. A t’entendre, Aaron, j’ai l’impression de passer pour la fille facile. »

Je faisais de mon mieux pour ne pas lui éclater de rire au nez. Ce n’était pas la peine de la mettre encore plus en rogne qu’elle ne l’était. Je savais que la moutarde pouvait rapidement lui monter au nez, et je n’avais pas l’intention de l’embêter plus que ça. Néanmoins, c’était hilarant de la voir s’énerver, être carrément outrée devant mon comportement et devant ce que j’engageais contre elle. L’idée qu’elle se traite elle-même de fille facile, ça m’éclatait, parce que je n’avais même pas besoin de le dire pour qu’elle le pense elle-même. Oh, j’aurais pu faire des choses tellement géniales avec une fille pareille. J’aurais pu lui faire croire tout ce que je voulais, si j’avais été un sombre connard. Enfin, elle ne se laissait pas faire, non plus. Elle n’était pas devenue « sergent » comme ça, sans avoir du caractère, de la poigne et de l’autorité. Elle était douée pour diriger et elle avait les qualités pour, c’était indéniable. Mais face à moi, je ne savais pas ce qu’il se passait chez elle, mais elle n’osait plus ? Ou alors elle perdait ses moyens ? Aucune idée…

« Ce que je ne suis pas. Ne confond pas flirt et déclaration enflammée. Je peux bien flirter avec toi car tu as une belle gueule, mais il me faudrait bien plus pour que ça aille plus loin. »

Flirter avec moi ? Belle gueule ? Wow. Que de révélations, ce matin-là. Moi qui étais de mauvaise humeur en arrivant au cabinet, et carrément dégoûté par cette histoire d’ascenseur, là, la journée redevenait un peu plus claire, et beaucoup moins sombre. Alors comme ça, elle me trouvait canon ? C’était bon à savoir, au moins, je savais ce qu’elle pensait de moi quand elle me voyait. Et vu la façon dont elle se mordait la lèvre, ses mots avaient dû dépasser sa pensée. Parfait. J’avais un moyen de pression sur elle désormais. Si jamais elle me déplaisait, je pourrais toujours lui faire chantage en lui rappelant ce moment. Elle ne pourrait jamais nier. Evidemment, je n’allais pas être un idiot et lui retourner le compliment. Parce que oui, Lizzie était jolie, mais je n’étais pas assez fou pour lui donner à son tour un moyen de pression.

« On en apprend des choses dans les ascenseurs en panne… »

Avec un sourire, j’eus une idée de génie, et je fis un gros doigt à tous mes principes. Pour une fois, j’allais jouer avec le feu, et grand mal m’en prenne, j’allais céder un tout petit peu à mes envies. Assez pour qu’elle y croit. Pas assez pour franchir la limite entre nous. L’idée était parfaite. La marche de manœuvre également. Elle allait me détester du plus profond de son âme. En souriant toujours, je me rapprochai d’elle, jusqu’à être suffisamment proche pour voir que son souffle s’était accéléré à cause de notre proximité. Elle était grande, mais moins grande que moi et je la dominais d’une bonne tête.

« Alors comme ça, tu me trouves beau ? »

En fait, je faisais exactement ce qu’elle m’avait fait juste quelques minutes auparavant, lorsqu’elle s’était rapprochée de moi, qu’elle m’avait tenu par la cravate et toutes ces conneries. J’avais vu dans ses yeux qu’elle avait adoré ça, et c’était à mon tour de jouer au dominant. Elle voulait bien flirter avec moi, alors ? J’allais lui en donner du flirt ! Je posai une main juste à côté de son visage, sur la paroi de l’ascenseur et me rapprochai encore plus d’elle, de façon à ce que la limite entre son corps et le mien soit quasiment infime. Je restai dans cette position quelques instants, le temps qu’elle assimile bien ce qu’il se passait, qu’elle puisse bien me détailler, puis, sans prévenir, je m’éloignai brusquement, fier de mon effet.

« Tu n’es pas la seule dans ce cas-là, ne t’en fais pas, dis-je avec une pointe de narcissisme. »

Comme tous les hommes, j’aimais bien qu’on me trouve canon, c’était normal. C’était le propre de l’être humain d’adorer les compliments, et même si je n’en raffolais pas, j’aimais en entendre, de temps en temps. Ca faisait toujours plaisir, et ça me confortait dans le fait que plus je vieillissais, plus je devenais beau…

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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Mar 30 Sep - 19:18

be stuck in there with you may be not so bad

Sans aucunes surprises, le visage d’Aaron s’illumina en entendant ce qu’elle venait de dire. C’est comme si elle lui avait annoncé que c’était Noël en avance. Il avait l’air de prendre son pied en la voyant s’offusquer de la sorte au point d’en avouer des choses embarrassantes. Et quelles choses ! Qu’elle le trouvait beau. C’était autant pire que de lui avouer qu’elle le trouvait bon avocat et très doué. N’importe quelles choses qui pouvaient flatter son égo, elle le gardait pour elle. Mais non, elle ne pouvait pas se taire et elle se mettait toute seule en situation difficile. Elle n’en verrait jamais le bout, aussi longtemps qu’ils devront travailler ensemble.

« On en apprend des choses dans les ascenseurs en panne… »

Elle avait réellement envie de lui rabattre le clapet et de lui ôter de ton suffisant de la voix. Elle n’aimait pas ça, les hommes imbus d’eux-mêmes et c’était exactement ce qu’Aaron était en train de faire. Cependant elle était bien trop perturbée pour le faire redescendre sur terre. Elle n’aimait vraiment pas ça. Depuis quand se retrouvait-elle bouche bée face à lui ? Ou devant n’importe qui ?
Bien sûr, son état passif continua quand un changement radical dans le comportement d’Aaron se produisit, la perturbant encore plus. Avec un sourire qu’elle qualifierait presque de prédateur, il s’avança à son tour vers elle, trop lentement et trop de façon calculée à son goût. Sa respiration s’accéléra, trahissant l’effet qu’il lui faisait et elle pria pour qu’il ne le remarque pas. Mais malheureusement, elle savait que c’était peine perdue.

« Alors comme ça, tu me trouves beau ? »

Ils jouaient à un jeu dangereux, tous les deux. Liz’ était consciente qu’il ne faisait que lui rendre la pareille mais elle ne pouvait s’empêcher de le fixer dans les yeux sans le repousser, complètement charmée. Une petite voix dans sa tête lui criait de réagir, mais elle n’y arrivait pas. Toute cette ambiance depuis qu’ils étaient bloqués ensemble, cette tension entre eux, tout la bloquait et au final, ce flirt se retournait totalement contre elle. Jamais elle ne pourrait envisager sciemment de flirter au boulot, encore moins avec Aaron, mais c’était ce qu’il se passait et il n’y avait aucun moyen d’y échapper. Pas d’issues de secours, pas de sorties théâtrales, juste eux deux, coincés.
Quand il posa sa main à côté de son visage, se rapprochant plus que ça n’était possible, la veste de son costume frôlant sa poitrine, elle crut que ça y était, qu’elle lui avait donné une sorte de feu vert, qu’il avait perdu patience après tout ce qu’elle lui avait fait plus tôt. Elle l’avait vu réagir à son flirt, ce qui était plutôt normal en y repensant, mais là, c’était comme s’il en avait marre de ne pas réagir. Ou alors elle se montait la tête, encore une fois, mais sa proximité lui empêchait de penser clairement. Alors c’était ça, se retrouver inconditionnellement attiré par quelqu’un ? Puis, il s’éloigna, reprenant une posture neutre, comme si rien ne s’était passé et elle dut cligner plusieurs fois des yeux pour reprendre contenance.

« Tu n’es pas la seule dans ce cas-là, ne t’en fais pas. »

Gardant un calme à toute épreuve, elle ne s’énerva pas. Ça serait lui donner la victoire, encore une fois. Elle s’était faite avoir une fois, pas deux, elle se promettait que ça ne se reproduirait plus. Bien sûr, elle s’était encore monté la tête. Il ne voulait que la monnaie de sa pièce, elle ne l’attirait pas, il aimait juste l’attention. Il était toujours très propre sur lui, il prenait soin de son physique. Et franchement, ça ne l’étonnait même pas qu’il ait eu beaucoup de compliments comme il laissait entendre.
Réfléchissant rapidement, Liz décida de répliquer, car après tout, qu’avait-elle à perdre avec lui maintenant ? Rien.

« Si elles pouvaient te voir maintenant, crois moi, ça changerait. Ça enlève son charme un homme avec trop d’ego ! fit-elle en le raillant légèrement. »

Aaron était toujours à l’endroit où il s’était placé après avoir fait son petit numéro et Liz’ se décolla de la paroi pour elle aussi adopter la même position, debout en plein milieu de l’ascenseur. Fini la position décontractée.

« D’ailleurs tu ne trouves pas qu’on se sent à l’étroit ? Le tiens prend toute la place… On n’aura bientôt plus d’espace. »

En haussant les sourcils, elle le regarda droit dans les yeux, nullement gênée cette fois-ci. Le moment de gênes et de doutes était définitivement fini et elle reprenait du poil de la bête pour faire et continuer ce qu’elle faisait de mieux, le charrier et lui envoyer des piques, même si ça avait prit une toute autre dimension. De plus, il ne devait croire sous aucun prétexte que le fait qu’il sache qu’elle le trouve beau soit une information qui pouvait la déstabiliser et elle devait paraître confiante à ce sujet.

« Pour le coup je plaide coupable, c’est de ma faute si ton ego a gonflé. Mais après tout, ce n’est pas comme si on avait besoin de cet espace tous les deux, non ? finit-elle en se mordant la lèvre à nouveau. »

Elle jouait avec le feu, elle en était consciente, mais l’adrénaline qui coulait dans ses veines, le risque de la brûlure la poussait à continuer, à dépasser les limites entre eux. Et puis en étant honnête, son attirance pour lui devenait de plus en plus dure à contrôler quand il se comportait de la sorte.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Mar 30 Sep - 23:54



“AARON & LIZ

Cet éternel sourire que je gardais scotché à mes lèvres, il était pratiquement destiné à Liz’. Elle le méritait celui-là, et de toutes façons, elle n’avait que ce qu’elle cherchait. Elle avait essayé de m’aguicher juste avant, et elle méritait donc que je me comporte de cette façon avec elle. Evidemment, elle ne devait pas s’attendre à ce que je réplique, et de fait, elle devait être désormais vexée. Mais je n’en avais pas grand-chose à faire ; je m’amusais, voilà tout. On était tous les deux bloqués dans un ascenseur, et il fallait bien faire quelque chose pour s’occuper. Si elle avait été un peu moins têtue, et peu plus blonde, j’aurais peut-être cédé… mais il était hors de question que je me fasse cette flic. Déjà parce qu’elle était flic, et que je haïssais les flics. Ensuite, parce qu’on travaillait ensemble, mine de rien, et que c’était impossible de travailler et de coucher ensemble en même temps.

« Si elles pouvaient te voir maintenant, crois moi, ça changerait. Ça enlève son charme un homme avec trop d’ego ! »

Oh, elle avait retrouvé sa langue, enfin ! Pour se moquer de moi en plus. Comme si des moqueries allaient me faire changer et me rendre… quoi ? triste ?! Il en faudrait plus que cela. J’étais un habitué des sensations fortes avec mon boulot et surtout, j’avais l’habitude que l’on m’envoie des piques. Surtout Liz’. J’avais également l’habitude que l’on tente de me déstabiliser. Autant dire que ça n’allait jamais fonctionner. Jamais. Mais c’était mignon de la voir essayer.

« D’ailleurs tu ne trouves pas qu’on se sent à l’étroit ? Le tiens prend toute la place… On n’aura bientôt plus d’espace. »

Je tournai la tête, cette fois, en la regardant dans le blanc des yeux. Elle était sérieuse en parlant de mon ego, donc ? Et le sien, d’ego ? Et sa modestie invisible ? Et son caractère de cochon, on pouvait en parler aussi ? Elle se fichait de moi ?! J’inspirai profondément en restant calme, utilisant toutes les techniques de self-control que je connaissais et que j’utilisais à de nombreuses reprises chaque jour. Défendre des criminels, ça amenait souvent à se questionner sur moi-même, ou bien à être à la limite de péter un plomb, et du coup, j’avais dû voir plusieurs des sophrologues et autres thérapeutes qui pouvaient m’aider à me sentir mieux après ou pendant une journée difficile. Le pire, en fait, c’était que cette fois, la journée venait tout juste de commencer !

« Pour le coup je plaide coupable, c’est de ma faute si ton ego a gonflé. Mais après tout, ce n’est pas comme si on avait besoin de cet espace tous les deux, non ?
-Si mon ego t’empêche de respirer, il pourra te faire du bouche-à-bouche, au cas où… Tu devrais aimer ça... »

C’était sorti tout seul, et j’en étais plutôt fier. Je ne regardais même pas Liz, je préférais ne pas voir sa réaction, mais je l’imaginais parfaitement bien. Elle devait être bouche bée, les yeux ronds comme des billes. Après tout, elle ne devait pas s’attendre à ce que je lui réponde un truc pareil. Elle aurait raison d’être surprise. J’avais de la répartie, quand même, et elle semblait l’avoir oublié. Et il fallait qu’elle arrête de se mordre la lèvre. C’était une mauvaise habitude que j’abhorrais chez elle, parce qu’elle était bien trop séduisante comme ça. Et ce n’était pas bon du tout. En plus, ça me rappelait Penny. A chaque fois qu’elle voulait que je vienne me coucher au lieu de continuer à travailler, elle se mordait la lèvre devant moi et je rappliquais comme un bon toutou. C’était fini tout ça, parce que Penny était morte, et que Liz’ était loin d’être elle, comme je l’avais déjà pensé quelques minutes auparavant. Je devais voir des différences entre elles deux et cesser toute comparaison.

« Quant à l’espace vital qu’on peut avoir dans un si petit endroit… tu en as besoin de plus que moi visiblement, Lizzie… »

Pour se faire, et donc arrêter de comparer les deux femmes, j’avais décidé d’être méchant. En parlant, je l’avais regardée de haut en bas, en m’attardant sur ses formes, pour lui faire comprendre ce que j’entendais par là. En fait, je ne savais pas si Lizzie était complexée ou non, et je me doutais que ce ne serait peut-être pas le cas, parce qu’elle n’avait pas à l’être. Elle était toute fine, et simplement musclée, forcément à cause de son boulot. Mais je voulais qu’elle me lâche la grappe, sinon, je ferais obligatoirement une connerie. J’étais un homme après tout, et tout ne se contrôlait pas par la simple force de l’esprit.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Ven 24 Oct - 13:53

be stuck in there with you may be not so bad

La réponse d’Aaron fusa et il détourna les yeux aussitôt, quelque chose que Liz’ ne comprit pas forcément. Il venait de lui lancer une pique, et pas des moindres, il devrait être en train de se délecter de sa réaction, sinon dire une chose pareille ne servait à rien. Quand il avait mentionné du bouche-à-bouche, Elle avait ouvert la bouche, étonnée qu’il ait osé dire quelque chose du genre. Etait-il vraiment en train de sous-entendre ce qu’il sous-entendait ? Liz’ ne doutait pas qu’il ait de la répartie, qu’il ne se laisse pas faire, mais il y avait bien d’autres façons de la remettre à sa place. Et la faire imaginer les deux en train de s’embrasser jusqu’à ne plus pouvoir retenir sa respiration n’était pas la meilleure façon d’apaiser la tension entre eux deux.

« Quant à l’espace vital qu’on peut avoir dans un si petit endroit… tu en as besoin de plus que moi visiblement, Lizzie… »

Chasser le naturel, il revient au galop et Liz’ reconnut de suite Aaron dans ces mots. Cinglant, presque méchant, c’était comme ceci qu’il réagissait quand il en avait marre. Généralement, la conversation était finie depuis bien longtemps et très peu de fois Liz l’avait vu alors qu’il était dans ses retranchements. Alors quand il l’a regarda de haut en bas avec un regard très appuyé, elle fut presque offusquée. Etait-il aveugle en impliquant qu’elle était grosse ? Ou alors il voulait juste la faire réagir. L’un ou l’autre, c’était efficace. Elle avait bien envie de lui rabattre le clapet, mais vu sa tête, elle se demandait si c’était bien raisonnable. Car après tout, il n’y avait toujours pas d’échappatoire.

« Dommage pour toi alors… Mais je suis pas comme ça. Tu sais que je peux le partager mon espace vital... »

Elle ne put s’empêcher de rétorquer et les sous-entendus entre eux devinrent de plus en plus clairs. Au rythme où ils allaient, il n’y aurait bientôt plus de sous-entendus et très franchement, Liz’ ne savait pas où ça allait les mener. Ils étaient vraiment proches, peut-être trop proches mais finalement, elle s’en fichait. Ils pouvaient bien faire une connerie désormais, elle savait que de toute façon, ce qu’il se passait dans cet ascenseur, resterait dans cet ascenseur. Alors autant s’amuser non ?

« Enfin, tu agis comme si ça te repoussait, tout ça… dit-elle en montrant les parties où son regard s’était attardé. Et je suis certaine que ce n’est pas le cas. »

Elle haussa les sourcils, amusée et pressée de voir ce qu’il allait dire. Il y avait peu de chances qu’il avoue être un tant soit peu attirée par elle, ce serait se tirer une balle dans le pied pour lui. Mais elle aimait bien le titiller. Et le voir tout nier en bloc était une satisfaction plus qu’importante pour elle. Ça montrait qu’elle avait un semblant de pouvoir sur lui, et comme quand elle commandait ses équipes, elle en retrouvait une sensation incomparable.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Ven 24 Oct - 17:53



“AARON & LIZ

Avec un peu de chance, je pouvais la vexer au point qu’elle ne veuille plus jamais me parler. Au début, ça me ferait très plaisir de ne pas me la coltiner certes, mais je me doutais déjà à l’avance qu’elle me manquerait, à un moment ou un autre. En tout cas, je vis bien la tête qu’elle m’accorda, l’expression qu’elle eut, et je sus alors que j’avais réussi à toucher mon but. Je savais que bien vite, elle voudrait m’en coller une pour avoir osé dire qu’elle était grosse. Ce n’était pas le cas, je le savais parfaitement bien, j’avais des yeux… mais rien qu’à l’idée de la faire rager, c’était une excellente idée. Pas très fine, j’en convenais, mais je n’avais jamais dit non plus que j’étais subtil, quand j’étais agacé.

« Dommage pour toi alors… Mais je suis pas comme ça. Tu sais que je peux le partager mon espace vital... »

Le partager ? Je haussai un sourcil en la regardant de nouveau. Evidemment, notre échange commençait à aller bien trop loin et il fallait qu’on arrête dès maintenant, mais ni elle ni moi n’avions envie de laisser à l’autre le dernier mot… et on s’ennuyait dans cet ascenseur, alors quitte à se charrier et se chauffer… pourquoi ne pas le faire à fond ? Si je pouvais lui donner des envies sans qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit pour se soulager… ça me ferait très plaisir !

« Enfin, tu agis comme si ça te repoussait, tout ça… Et je suis certaine que ce n’est pas le cas. »

Soudainement, j’eus envie de me retourner entièrement vers elle pour continuer la conversation, mais je me retins. Je ne devais pas lui donner raison, ni lui accorder plus d’importance que cela, même si, au fond, elle avait raison. Quel homme pourrait être indifférent à ce qu’elle me montrait là ? Il aurait fallu être aveugle pour ne pas la trouver jolie, attirante et plutôt bien foutue ! Cependant, j’avais ma fierté, et mon orgueil m’empêchait de dire quoi que ce soit. Mais se taire n’était pas spécialement une bonne idée non plus. Bref, j’étais coincé. Et j’eus brutalement envie que les portes de l’ascenseur s’ouvrent rapidement, pour pouvoir m’éloigner d’elle et reprendre le cours de ma journée. Evidemment, ma demande – ma supplique même – ne s’entendit pas et ne s’exauça pas et je restai bel et bien coincé avec elle… et avec ses sous-entendus !  

« Je croyais que tu étais en service, Lizzie… Je ne savais pas que la police vous prostituait, vous autres… »

Malgré l’indécence de mes propos, je ricanai bêtement en voyant la tête de Liz. Comme d’habitude, je la choquais, et pourtant, je savais que ça ne la perturbait pas plus que cela, parce qu’elle savait que c’était du jeu, et qu’au fond, je ne pensais pas du tout ce que je disais. Même si je pensais très fort que les policières seraient bien plus respectées si elles se mettaient plus en valeur… mais c’était une pensée d’avocat en manque, ça. Les malfaiteurs que je défendais par la suite ne devaient pas penser cela pour les  mêmes raisons. Et le cercle vicieux commençait là.
Ne sachant même plus quoi dire ou quoi faire pour qu’elle me lâche la grappe un tant soit peu, j’eus soudain une idée de génie, qui allait lui clouer le bec pour de bon. D’abord, il fallait que je vérifie encore une énième fois qu’il n’y avait pas de caméra dans cette cabine d’ascenseur, et une fois que ce fut fait, je me rapprochai de Liz’ comme elle l’avait fait avec moi quelques minutes auparavant. Je m’appuyai contre la paroi glaciale d’une main et me rapprochai le plus possible d’elle, en essayant de ne laisser aucun espace entre nos deux corps. Je sentis sa respiration se bloquer alors que je me mis à hauteur de son oreille.

« Qu’est-ce que diraient tes supérieurs en voyant ça ? T’as déjà fait ça dans un ascenseur ? »

Elle allait céder, j’en étais sûr. Elle finirait par tout lâcher, tous ces principes, et elle céderait à la tentation, et j’en serais très heureux et très fier en même temps. Oh bien sûr, ce ne serait pas énorme… je voulais juste la faire perdre tous ses moyens, et j’allais y parvenir. Je savais être très persuasif… c’était pour cette raison que j’étais un si bon avocat !

 
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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Sam 25 Oct - 19:57

be stuck in there with you may be not so bad

Comme elle l’avait imaginé, Aaron fuit son regard, très peu enclin à dévoiler une quelconque attirance pour elle et elle jubila, purement et simplement. Elle l’avait comme qui dirait coincé dans un coin avec aucune échappatoire. Elle avait tellement envie de remercier cet ascenseur d’être tombé en panne alors qu’ils étaient les deux dedans, et surtout seuls. Bien sûr, ça arrivait souvent qu’elle gagne une de leur joute verbale, mais avant aujourd’hui, jamais ils n’avaient parlé d’attirance physique. Alors lui rabattre son clapet… Ca lui ferait presque ne plus regretter d’avoir laissé échapper qu’elle le trouvait mignon. Presque. Car même si maintenant il était évident qu’il le pensait sans le dire, les deux n’étaient toujours pas sur un pied d’égalité, et Aaron pourrait s’en servir à son avantage. Ce qu’elle ne souhaitait pas, évidemment.

« Je croyais que tu étais en service, Lizzie… Je ne savais pas que la police vous prostituait, vous autres… »

Liz’ se retint de lever les yeux au ciel quand il se mit à ricaner de sa propre remarque et se contenta de lui envoyer un regard courroucé et choqué. Il lui arrivait d’aller vraiment loin dans ses propos quand il ne savait pas quoi dire et qu’il voulait blesser, comme précédemment avec son insinuation qu’elle se faisait tous ses collègues, au bureau… Sa conscience lui soufflait qu’il ne pouvait pas être sérieux, mais parfois elle en doutait. Jusqu’à ce qu’il soit de nouveau courtois avec elle et que les échanges reprennent.
Alors que Liz’ gardait le silence, préférant ne pas relever sa remarque obscène, elle remarqua un changement de comportement chez Aaron. Il s’était mis à observer frénétiquement la cabine autour d’eux, et quand il fut satisfait de ce qu’il vit, un sourire en coin se forma sur ses lèvres. Cela ne sentait pas bon du tout et Liz’ écarquilla les yeux quand il se mit à fondre sur elle, la plaquant contre la paroi de la cabine… En le sentant comme ça, pressé contre elle, Liz’ arrêta de respirer, complètement submergée par les sentiments qui l’assaillait. En quelques secondes, tout avait dérapé et elle avait totalement perdu le contrôle. A la place, elle avait complètement perdu le fil et la pièce avait disparu, il n’y avait plus que lui. Avant, quand il s’était rapproché, il n’avait fait que l’effleurer, laissant le tout à son imagination. Mais cette fois-ci, c’était bel et bien tout son corps qui était pressé contre le sien et il n’y avait plus de place à l’imagination. Et ça lui faisait tourner la tête.

« Qu’est-ce que diraient tes supérieurs en voyant ça ? T’as déjà fait ça dans un ascenseur ? »

Liz’ ne put contrôler le frisson qui l’a pris quand elle sentit le souffle d’Aaron au creux de son oreille. Aaron lui faisait bien trop d’effet, bien plus d’effet qu’elle ne l’aimerait, ce qui l’énerva. Mais malheureusement, son attirance pour l’homme contre elle ne se commandait pas et elle finit par se résigner, et donc, elle ne le combattit pas. Après tout, pour elle, c’était facile de le repousser. Il avait beau être un grand gaillard, son entrainement à la police servait parfois. Mais elle ne le ferait pas, tout simplement car elle était envoutée. Et Gosh elle était tellement dans la merde. De tous les hommes, il fallait que ça tombe sur lui.
Depuis qu’il avait parlé, il n’avait pas bougé et sa respiration contrôlée continuait de venir lui chatouiller les oreilles. Elle ne savait pas s’il attendait qu’elle parle ou qu’elle fasse un geste quelconque, mais son indécision commençait à peser sur l’ambiance. Elle se contenta d’un petit « Non… » murmuré pour répondre à sa dernière question. Elle ne voulait même pas penser à ses supérieurs et ne releva donc pas. De son côté, Aaron n’avait pas bronché et rien ne pouvait la renseigner sur sa réaction. Elle tourna alors la tête, lentement.
Ce que Liz’ n’avait pas prévu, c’est que le visage d’Aaron soit en fait aussi proche du sien. Elle se retrouva à quelques centimètres de lui, leurs nez s’effleurant. Sa respiration se bloqua pour la deuxième fois en quelques dizaines de secondes. Leurs regards se croisèrent, mais aucun des deux ne bougea. Tout du moins, aucun ne fit le premier pas pour combler la distance, mais Aaron plaça la main qui n’était pas contre le mur sur la hanche de Liz’, la faisant descendre, petit à petit. Si elle n’avait pas eu cours sur l’anatomie humaine, elle aurait juré que son cœur aurait pu s’échapper tellement son cœur battait fort dans sa cage thoracique. Distraite quelques secondes par sa main sur sa hanche, elle détourna le regard puis, elle replongea son regard dans celui en face au même moment où leurs lèvres se rencontrèrent.

Liz’ ne savait pas lequel des deux avait pris l’initiative de combler le vide et concrètement à cet instant, elle s’en fichait, surtout qu’il y avait de grandes chances que ce soit elle. Après tout, jamais il n’avouerait son attirance et tout ceci n’était que pour contre-attaquer. Mais le résultat était là. Ils s’embrassaient, et étrangement, aucun des deux n’arrêtèrent.
Au début, le baiser était timide, comme s’ils étaient autant étonnés l’un que l’autre que cela se produise, ce qui était le cas, et ils se contentaient de goûter l’autre. Pourtant rapidement, la tension et l’attirance entre eux transforma ce baiser timide en quelque chose de plus fougueux, plus quémandeur. Elle en profita pour passer ses bras autour de son cou, passant une main dans ses cheveux. Et quand Aaron demanda l’entrée à Liz’ avec sa langue, elle obligea, changeant ce baiser en french kiss. Le temps s’était arrêté du côté de Liz’, son attirance la consumait et bientôt, avec son corps toujours pressé entre le mur et Aaron, elle sentit une douce chaleur dans son bas ventre. Son corps avait pris le dessus sur son esprit et elle se retrouvait complètement sous le charme de l’homme qui l’embrassait, le désirant de tout son être. La chaleur s’amplifia encore plus quand elle sentit le désir d’Aaron contre elle, la faisant avoir un léger gémissement. Ils en étaient à un point de non retour, quasiment rien ni personne ne pourrait les arrêter, et certainement pas dans un ascenseur en panne.

Avec précipitation, Liz’ allait déboutonner la veste de costume d’Aaron quand un soubresaut prit soudainement tout l’ascenseur, les sortant tous les deux de leur transe. Aaron se recula, presque comme brûlé à vif, tentant vainement de se recomposer face à l’ouverture imminente des portes et Liz’ se contenta de le fixer, essoufflée et complètement mortifiée par ce qu’il avait failli se passer. Et aussi par ce qu’il s’était passé. Mais qu’avait-elle fait ?


Liz’ Dubois & Aaron Somerset

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Aaron Somerset


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CREDIT : juice pour le vava, google pour les gifs <3
MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Sam 25 Oct - 23:59



“AARON & LIZ

Oh bien sûr, je savais exactement ce que je faisais. Elle allait péter un plomb, la promiscuité de l’endroit ne ferait qu’accélérer le processus, et j’avais hâte que ça arrive. Non pas que je veuille qu’on saute le pas, qu’on franchisse la limite qui nous séparait depuis que l’on se connaissait, mais la voir frustrée était tellement bon, aussi. Lorsqu’elle me répondit, sur le même ton que moi et tout aussi doucement et lentement, que non, elle n’avait jamais « fait ça » dans un ascenseur. Automatiquement, un sourire fleurit sur mes lèvres, sans qu’elle puisse le remarquer. Je ne savais pas exactement où tout cela nous menait, elle et moi, mais on y allait à cent kilomètres à l’heure. J’allais bouger quand elle anticipa, et tourna la tête vers moi.
Je lus alors dans ses yeux une lueur brûler. Et si ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas retrouvé dans une situation pareille, je savais reconnaître tous les signes annonciateurs de ce qui allaient suivre. Et j’allais aimer ce qui allait suivre, pour sûr. C’est pourquoi, en prenant de l’avance sur elle, je bougeai à nouveau et posai ma main sur le haut de sa hanche. Pourquoi ne pas se mettre à l’aise, après tout ? Avec lenteur, je fis en sorte qu’elle arrive ensuite en haut de sa cuisse, et si je continuais à avancer, je pourrais continuer sur ses fesses… mais je réservais ça pour plus tard.

Lorsque nous nous embrassâmes pour de bon, je fis preuve de retenue, au tout début. Liz’ semblait apprécier, et je ne voulais pas paraître trop pressé, trop carnassier, bien au contraire. Je voulais qu’elle croit que c’était elle qui était à l’origine de tout cela, que c’était elle qui avait fait en sorte que l’on s’embrasse. C’était une technique comme une autre pour l’embarrasser plus tard, éventuellement, même si je me demandais réellement si je le ferais ou non. Peut-être pas. Cependant, je pensais qu’elle allait se rendre compte de ce qu’elle faisait, et qu’elle s’arrêterait, gênée au possible. En réalité, c’était ce but que je recherchais. J’aurais aimé qu’elle devienne toute rouge et qu’elle soit honteuse d’avoir fait ça. Je supposais que c’était foutu maintenant, et que quitte à passer un bon moment, j’avais plutôt intérêt à me donner à fond. C’est ainsi que j’approfondis le baiser et que je décidai de devenir un peu plus affamé.
Alors qu’elle entourait mon cou de ses bras, moi, je décidai de laisser divaguer la main qui était posée sur sa hanche, encore, et elle rejoignit rapidement ses fesses, comme je l’avais prévu. Je les pressai doucement alors que de mon autre main, je vins agripper son dos doucement pour la rapprocher de moi encore un peu plus. Je la sentis frémir contre moi alors que de mon côté, ma virilité s’éveillait. Je n’avais jamais été très matinal, pourtant. Mais Liz’ n’était pas une nana comme les autres, si ? Elle le remarquerait forcément, en plus, j’étais fait comme un rat, mais c’était ce que j’avais voulu, dans un sens.

Nous étions en plein échange de salives quand elle défit son étreinte de mon cou et vint s’emparer de mon col de chemise, pour défaire un à un les boutons. J’eus un frisson de plaisir en imaginant ce qu’il allait se passer ensuite. Faire l’amour dans un ascenseur… il n’y aurait pas que pour elle que ce serait tout nouveau. Mais attendez, quoi ?! Faire l’amour dans un ascenseur, avec Elizabeth Dubois ? Non, non, impossible, j’étais en train de rêver, et en plus, ça ne devait pas arriver ! Combien de fois je l’avais imaginée contre un mur, ou sur mon bureau, ou rien que dans mon lit… ? Ca devait rester un fantasme, ces choses-là, et Liz’ devait rester une collaboratrice, ni plus, ni moins.
Alors que deux boutons étaient déjà défaits, l’ascenseur se mit en mouvement et en moins de deux secondes, j’étais de nouveau à ma place initiale, loin de Liz’. Il était hors de question qu’on nous voit dans une situation telle que celle que nous venions de vivre. Je reboutonnais ma chemise jusqu’en haut et ne jetai aucun regard à Liz’, alors qu’elle essayait de reprendre son souffle. Une policière à bout de souffle, c’était plutôt comique et inhabituel, ça. Je lui avais fait tant d’effet que cela, alors ? C’était bon à savoir, au moins, même si je savais que je n’allais pas la charrier là-dessus, parce qu’elle pouvait tout aussi bien le faire avec moi. Elle m’avait chauffé autant que je l’avais chauffée, et je n’osais même pas baisser les yeux vers mon pantalon. Dès que l’ascenseur s’ouvrirait, j’allais courir jusque dans mon bureau et n’en sortir que lorsque je serais totalement calme.

« Pas un mot de tout ça à qui que ce soit, ça te va ? »

Je savais que cette fois, ni elle, ni moi n’emmerderait l’autre en faisant pression avec ça, c’était évident. Du coup, je pensais déjà être sûr d’avoir sa parole, et peu importait qu’elle ne me la donne pas… j’allais la prendre pour acquise, pour une fois.
C’est alors que les portes s’ouvrirent, et je sortis de l’ascenseur avec mon masque habituel, même si n’importe qui aurait pu déceler que je n’étais pas coiffé comme d’habitude, puisqu’elle m’avait décoiffé. Personne ne nous attendait dehors, en réalité, personne n’avait dû remarquer que l’ascenseur avait eu une panne, et il avait dû fonctionner de nouveau tout seul, comme un grand. Une aubaine ! Je me tournai vers Liz’, qui était encore un peu gênée, et j’évitai son regard.

« C’est tout ce que vous aviez à faire ici, Lizzie ? Je ne vous retiens pas plus longtemps, à moins que vous ne vouliez passer dans mon bureau ? »

Malgré tout ce que je m’étais dit, je ne pouvais pas m’empêcher de lui demander ça, d’un ton aussi taquin que sérieux. Elle dirait non, j’en étais persuadé. Elle savait ce que ça donnerait si elle venait avec moi. Il n’était pas question qu’elle vienne… pour une fois j’aurais peut-être mieux fait de me taire !

 
Crédit ♥

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It was February 14 Valentine's Day, the roses came but they took you away. Tattooed on my arm is a charm to disarm all the harm, gotta keep myself calm but the truth is you're gone (...) Take that rage, put it on a page, take that page to the stage, blow the roof off the place. I'm trying to make you proud, do everything you did. I hope you're up there with God saying "That's my man!" ► if you could see me now, the script.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron   Ven 14 Nov - 17:54

be stuck in there with you may be not so bad

Toujours immobile au fond de l’ascenseur, Liz’ n’essaya même pas de se recomposer alors que l’ouverture des portes était imminente. Après tout, qu’est-ce que ça changerait qu’elle soit plus ou moins débraillée ? Ca ne changerait absolument rien au sentiment mortifiant qui la parcourait actuellement, ses sens et surtout sa raison lui revenaient enfin, mais cela ne suffisait pas. Elle l’avait poussé à bout et même s’ils s’étaient arrêtés à temps, et pas par choix, maintenant il y avait peu de chance que leur relation professionnelle en sorte immaculée. Et elle n’osait même pas penser à leur relation amicale. Non vraiment elle avait vraiment tout foutu en l’air.
Face à elle, Aaron avait quant à lui tenté vainement de reprendre contenance en reboutonnant sa chemise et en se recoiffant. Sans succès. Tous ses petits détails, jusqu’à la tenture dans son pantalon, la firent rougir de honte, toute envie de le taquiner là-dessus oubliée. Elle n’arrivait même pas à ressentir de la fierté de lui avoir fait un tel effet, à lui, l’avocat qui dédiait sa vie à son travail.

« Pas un mot de tout ça à qui que ce soit, ça te va ? »

Sa voix la sortit de sa semi-torpeur et elle hocha la tête par réflexe, quant bien même il ne la regardait même plus, préférant fuir son regard. Si elle avait pu s’enterrer ou se cacher dans un petit trou de souris, elle l’aurait très certainement fait. Sa seule consolation fut qu’au moins, aucun des deux n’embêterait l’autre à ce sujet.
Quand les portes s’ouvrèrent enfin, Aaron ne perdit pas de temps et sortit sans même se retourner. Liz’ quant à elle soupira pour relâcher la pression qui était apparue ces dernières minutes. Quelque chose par terre attira d’ailleurs son regard à ce moment-là et elle se baissa rapidement pour ramasser le dossier qui avait du échapper des mains de l’avocat sans qu’aucun ne s’en rende compte. Elle sortit alors à son tour alors qu’il se tournait vers elle, bizarrement il n’avait pas disparu dans son bureau.

« C’est tout ce que vous aviez à faire ici, Lizzie ? Je ne vous retiens pas plus longtemps, à moins que vous ne vouliez passer dans mon bureau ? »

Elle n’eut même pas la force de s’offusquer face à ce revirement de situation, ni même face à cette implication totalement mal placée. Il n’avait même pas à sauver les apparences, les environs étaient vides, personne en vu, et la façon dont il l’avait dit sous-entendait qu’il ne serait pas contre continuer ce qu’ils avaient commencé dans la sphère privé de son bureau. Mais le voulait-elle vraiment ? Si elle suivait sa raison, bien sûr que non. Aaron était un collègue, un homme inaccessible qui se plaisait à faire passer son boulot avant tout. Et puis aussi beau était-il, avait-elle envie de lui donner satisfaction juste pour satisfaire une sorte de fantasme ? Non. Et si elle suivait ce sentiment enfoui au plus profond d’elle ? Et bien elle ne pourrait même pas dire s’ils pourraient atteindre le bureau…
Se contentant de lever les yeux au ciel, elle tendit le dossier, qu’elle ne soit pas venue pour rien au moins, et elle répondit de façon aussi formelle que lui.

« Non ça ira, merci, j’ai beaucoup de travail qui m’attend. Je dois filer. »

Il lui prit à nouveau le dossier des mains mais cette fois il la fixa pour la première fois dans les yeux depuis « l’incident ». Elle put y lire une sorte de soulagement, sûrement le même que le sien à l’approche de son départ mais également quelque chose de plus intense. Cette fois, elle détourna le regard avant de continuer à parler.

« Je préviendrai l’accueil pour l’ascenseur. Au plaisir de vous revoir, Maître Somerset, finit-elle en insistant bien sur le « Maître ». »

Puis, sans préambule, Liz’ fila par la porte menant à l’escalier, non sans jeter un dernier regard vers l’homme qui avait réussi à baisser ses défenses. Cela faisait plusieurs années qu’elle n’avait pas ressenties un tel désir pour un homme et très franchement, cela aurait été beaucoup plus simple si ça avait été n’importe quel homme à part lui. Mais comme d’habitude, elle n’allait jamais pour la simplicité.
Avec une énergie soudainement toute retrouvée, elle descendit les escaliers quatre à quatre avec la ferme intention de boucler tous ses dossiers dans la journée. Elle aurait bien tout le week-end pour penser à cet insupportable d’avocat qui commençait à piquer sérieusement son intérêt.


Liz’ Dubois & Aaron Somerset

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[TERMINE] be stuck in there with you may be not so bad // Liz & Aaron

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