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 Stay focused / Aaron & Liz

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Aaron Somerset


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MessageSujet: Stay focused / Aaron & Liz   Sam 29 Nov - 19:49


 

 
❝Stay focused❞
  Aaron & Liz
Les affaires ne s’arrêtaient jamais. J’avais à peine réussi à honorer la promesse que j’avais faite à Sasha, quand elle m’avait demandé de rester plus souvent à la maison, de passer du temps avec elle. Je voulais vraiment le faire, je voulais lui faire plaisir, être avec elle et faire des activités avec elle. Sortir, aller au cinéma, au restaurant, que savais-je encore ? Puis, elle avait trouvé ce boulot, et elle travaillait le week-end. Résultat, on n’avait plus beaucoup de choses à faire dans le temps qu’il nous restait. Ce n’était pas si grave, parce que le barreau était toujours rempli à craquer et j’avais toujours quelque chose à voir, à faire, à traiter. Ca faisait un bout de temps que je n’avais pas eu de grand week-end, alors pour une fois, j’allais me poser. Profiter du temps que j’avais avec Sasha. Ce serait bien, même si elle n’était pas là longtemps, au moins elle verrait que je faisais des efforts. Il était dix-neuf heures trente, le samedi soir, quand mon portable sonna. Le professionnel, s’entend. Je soupirai, relevai les yeux de mon livre, et m’obligeai à me lever pour répondre. Je ne me demandais même pas si c’était important ou non, ça l’était toujours. Sasha n’était pas encore rentrée, mais j’allais me faire souffler dans les bronches quand elle verrait que je n’étais pas là… Tant pis. L’enjeu était gros, cette fois.

Cette chieuse de Liz était sur un gros coup, une affaire qu’elle cherchait à terminer et boucler depuis des semaines. Je l’avais suivie, de loin, parce que j’étais pratiquement sûr que le mec qu’elle cherchait à coffrer allait demander un bon avocat. Il avait les moyens. J’étais le premier sur sa liste, c’était évident. Je m’y étais préparé, j’espérais juste que Liz ne l’arrête pas ce week-end là. Bien sûr, j’aurais mieux fait de ne pas penser à cela, parce que c’était justement ce qu’il s’était passé. Cette conne n’arrêterait jamais de m’emmerder. J’étais pratiquement sûr qu’elle avait fait exprès de l’attraper ce soir-là. Quand j’étais venu chercher Sasha au commissariat, elle était là, et elle avait compris les enjeux de cette « visite » … J’étais foutu. En plus, j’étais sûr qu’elle allait me faire des remarques. En gros, c’était la merde !
Quand j’arrivai au commissariat, je ne pris pas la peine de décliner mon identité, ni de demander où je devais aller. Je savais quel chemin je devais prendre, et chacun me connaissait ici. Je me demandais s’ils me détestaient autant que Liz me détestait. Sûrement que oui, parce que je faisais sortir tous les criminels de leurs foutues cellules. Leurs sourires hypocrites me faisaient rire, et s’ils savaient à quel point je les détestais, ces connards de flics. J’étais dans une période terrible, ces derniers jours, parce que je pensais à Penny plus que de raison. J’avais repris mon traitement, forcément, et les antidépresseurs n’étaient pas suffisants pour que je ne sois pas complètement abattu. Et quand ça allait mieux, eh bien j’étais d’humeur massacrante. C’était le cas ce soir-là.

« Ne dites plus un mot ! »

Ce fut l’entrée la plus fracassante que j’aie jamais fait, de toute ma vie, et je crus presque que Liz avait sursauté. Bien sûr, c’était elle qui menait l’interrogatoire, qui d’autre ? C’était son affaire, elle travaillait d’arrache-pied dessus. Et j’étais sûr qu’elle avait essayé de faire pression sur mon nouveau client avant que j’arrive, pour essayer d’en savoir un maximum. Je la connaissais bien, maintenant, je savais quelles techniques elle utilisait. Et je m’empressai donc de la faire descendre de son piédestal. Elle n’était pas la reine, à Toronto. Elle ne le serait jamais.

« Lizzie, quelle joie de te revoir un samedi soir. Je suis un peu en avance, j’espère que ça ne te dérange pas ? »

Décontracté au possible, un masque sur le visage pour ne pas montrer qu’au fond, je bouillais, et que je souffrais également, je m’approchai d’elle pour lui serrer la main, et la façon dont elle tordit presque la mienne me donna le ton. Je grimaçai en ne la quittant pas des yeux, et je partis ensuite serrer la main de mon client, avant de m’installer à ses côtés. Je n’avais pas besoin de notes, j’étais sûr que Liz se ferait un plaisir de me faire un topo de l’histoire, que je connaissais déjà par bribes.

« Quel bon vent m’amène ? On m’a fait sortir un samedi soir, j’aimerais bien que ce soit expédié rapidement, si possible ! »

J’avais déjà envie de la faire péter les plombs. En face de moi, Liz était en train de bouillonner, ça se voyait à sa tête. Elle fronçait les sourcils, elle se crispait sur le dossier de la chaise sur laquelle elle prenait appui … nous allions vraiment nous amuser elle et moi. Encore une fois ! Mais c’était le prix à payer de sa part pour m’avoir fait bouger un samedi soir, alors que pour une fois, je ne voulais pas travailler ; elle allait le regretter amèrement.
 
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It was February 14 Valentine's Day, the roses came but they took you away. Tattooed on my arm is a charm to disarm all the harm, gotta keep myself calm but the truth is you're gone (...) Take that rage, put it on a page, take that page to the stage, blow the roof off the place. I'm trying to make you proud, do everything you did. I hope you're up there with God saying "That's my man!" ► if you could see me now, the script.
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Liz' Dubois


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MessageSujet: Re: Stay focused / Aaron & Liz   Dim 30 Nov - 2:01

Stay focused

Alerte, Elizabeth gardait ses mains crispées sur le volant de sa voiture de fonction. Ses fins sourcils se rencontraient dans un froncement tandis qu’elle ne quittait pas des yeux le bâtiment un peu plus loin, au coin de la rue. Cela faisait une heure qu’elle et sa team surveillaient diligemment la banque et l’heure de fermeture approchait. Encore dix minutes et ils sauraient si les informations qu’elle avait obtenue était fiable. D’après la source, c’était dans cette banque, à cette date qu’ils devaient frapper à nouveau.
Le gang. Ce n’était même pas leur vrai nom. On les avait juste surnommés comme ça au bureau, faute d’autre chose. Et ils passaient dans les mailles du filet à chaque fois. Trois hold-up à leur actif, trois fuites parfaites. Et à chaque fois le même mode opératoire. Liz’ souffla doucement par le nez en pensant à leur façon de faire. Ils attendaient l’heure de fermeture des bureaux, privilégiant les petites infrastructures avec peu d’employés, et ensuite ils attaquaient en surnombre. Le bâtiment quasiment vide, il leur était alors aisé d’intimider l’employé et repartir avec le butin. De plus, à ces heures-là, peu de monde passait encore. Mais cette fois-ci, ils étaient prêts. Et il était hors de question que Liz’ les laisse s’échapper une nouvelle fois.
Le bruit d’une radio brisa soudainement sa concentration et elle détourna lentement les yeux pour voir puis attraper l’appareil avant de reprendre son observation. Son collègue lui annonça que l’employé commençait doucement à préparer la fermeture et elle le remercia, coupant la radio. Le pauvre homme n’était au courant de rien, au risque de tout faire foirer. Un seul signe de nervosité de sa part et toute l’opération capotait. Gardant son sang froid, elle resta donc immobile, guettant le moindre signe alarmant.

Cinq minutes plus tard, un groupe d’hommes suspicieux s’avança vers la banque et Liz’ ne put empêcher un énorme sourire d’apparaître sur son visage. Pour ne pas éveiller les soupçons, ils n’avaient même pas prit la peine de mettre des cagoules avant d’entrer dans le bâtiment. C’était trop simple… Cependant, ce n’était pas eux que Liz’ voulait. C’était leur chef et cerveau de l’opération, et il n’était pas parmi eux. Il serait dans une voiture qui n’apparaitrait qu’une fois le méfait commis. Sachant qu’elle devait sortir une fois les braqueurs dedans, elle ouvra alors la porte et partit en direction du bar de l’autre côté de la rue. Un collègue, moins gradé qu’elle et en habit de civil comme elle, la suivit et ils se mirent en place pour leur cover. Le plan était simple, ils allaient jouer le couple fumant une clope sur le trottoir à l’extérieur du bar, directement à côté de là où le boss se garerait hypothétiquement. Ça ne plaisait pas spécialement à Liz’ de jouer de la sorte, mais c’était infaillible, et le collègue était plus qu’heureux de ce plan.
Liz’ fronça les sourcils alors que son collègue masculin lui attrapa la main, un sentiment étrange la prenant. Ce n’était pas vraiment le moment de repenser à ce qu’Aaron lui avait dit dans l’ascenseur. Elle ne se faisait pas tous ses collègues, mais au final, il avait un point. Ses collègues se feraient une joie de coucher avec elle, et l’enthousiasme de son collègue à ce moment même ne faisait que confirmer la triste vérité. Cependant, elle se tiendrait au plan. Et si cela voulait dire rouler une pelle à cet homme, alors soit. Quand elle voulait quelque chose, elle l’obtenait. Et là, c’était coffrer ce salaud.

Devant le bar, elle sortit un paquet de clope qu’elle avait glissé dans la poche arrière de son jean et l’alluma. Son collègue la regarda avec un petit sourire en coin, et elle lui lança un regard réprobateur tout en tirant une taffe. Ce n’était pas le moment de perdre sa concentration. Elle se contenta pourtant de lui tendre la cigarette en haussant un sourcil plutôt que de le reprendre à voix haute. Des guetteurs étaient toujours envisageables. Il la remercia soudainement en l’embrassant et un nœud se forma dans sa poitrine avec la surprise. Quand était la dernière fois qu’on l’avait embrassé ? Elle voulut se frapper quand le mot Aaron vint répondre à sa question. Cet idiot avait vraiment le chic pour venir envahir son esprit au moment les plus inopportun ces temps-ci, surtout après cet incident dans l’ascenseur qui l’avait laissé complètement en manque. Se promettant de sermonner son officier pour profiter de la sorte d’une opération, Liz’ se reprit. La voiture pouvait arriver d’un moment à l’autre…

Quand une grosse berline noire à vitre teintée s’engouffra dans la rue, la policière sut rapidement que le moment était arrivé. Sur ses gardes, elle attrapa le collègue par les hanches, posant sa main près de l’arme de service de celui-ci qui était cachée à cet endroit alors qu’il fit de même. La tension se faisait palpable et elle pria pour que toute l’escouade soit aux aguets. Elle leur faisait confiance, mais ils ne pouvaient se permettre d’échouer.
De façon inespérée, la voiture se gara à seulement deux mètres du faux couple, si bien qu’ils restèrent là, le souffle bloqué. Ça allait être maintenant ! Puis d’un coup, tout s’enchaina très vite. Les suspects à l’intérieur sortirent pour courir vers la voiture et ils se firent accueillir par son unité tandis que Liz et le collègue dégainèrent leurs armes pour aller cueillir ceux déjà à l’intérieur. Sans vraiment trop y croire, Liz’ parvint à sortir l’homme sur le siège passager alors que la voiture démarra dans un crissement de pneus assourdissant. Mais trop tard, elle tenait déjà le criminel en joue avec son flingue alors que son partenaire lui passait les menottes. Pour la première fois depuis qu’elle était sortie de son véhicule, la femme s’accorda un sourire, satisfaite.  Maintenant, la partie réellement compliquée allait commencer car concrètement, elle n’avait aucunes preuves contre lui qui l’incriminerait comme étant le perpétrant de tous ces hold-up.

Plus tard, Liz’ se trouvait en présence de l’homme qu’elle avait arrêté. Il n’avait pas ouvert la bouche une seule fois à part pour demander son avocat. C’était toujours la même chose. Et elle aurait aimé pouvoir obtenir de lui quelque chose avant que celui-ci n’arrive. Après, c’était toujours trop tard. Surtout quand c’était l’autre idiot qui faisait de sa vie professionnelle – et maintenant privée – un enfer. Elle se frappa mentalement quand elle se rendit compte qu’elle pensait à lui pour la troisième fois ce jour-là. Ne pouvait-elle donc pas obtenir un peu de paix ? Est-ce que même quand il n’était pas là, il devait la tourmenter ? Elle reporta sa mauvaise humeur sur le malfrat face à elle et elle quémanda des aveux pour la énième fois depuis une trentaine de minute, toujours aussi menaçante. Il finirait par craquer, elle en était persuadée.
Les bras posés face à elle sur la table, elle posait une nouvelle fois sa question quand la porte vola en éclats, une voix tonitruant un « Ne dites plus un mot ! », la surprenant. Elle releva la tête, mécontente, son humeur s’assombrissant en voyant le visage bien trop connu pour elle apparaître. Qui d’autre ? Ce foutu avocat avait toujours un timing des plus dégueulasses.

« Lizzie, quelle joie de te revoir un samedi soir. Je suis un peu en avance, j’espère que ça ne te dérange pas ? »

Aaron Somerset se fit une joie de commencer les hostilités entre eux et elle se contenta de se lever, l’air le plus neutre au possible. Il fit de même, tendant sa main et elle ne se gêna pas pour lui broyer les os tout en le fixant pour l’intimider. Il n’aurait pas le dernier mot et il ne gagnerait pas, Liz’ s’en faisait le serment. Et si pour ça, elle devait lui montrer qu’elle n’hésiterait pas à le bouffer, alors elle le ferait. Sa grimace fut d’ailleurs sa première satisfaction et elle se rassit, n’attendant même pas qu’il finisse de saluer son nouveau client.

« Quel bon vent m’amène ? On m’a fait sortir un samedi soir, j’aimerais bien que ce soit expédié rapidement, si possible ! »

Rapidement ? Ils espéraient tous cela, dans ce poste, mais il pouvait se mettre le doigt dans l’œil. Ca ne se passait jamais rapidement. C’était toujours long, chiant au possible et éreintant. La paperasse était le fléau de ce boulot, et si même les interrogatoires fournissaient leur petite dose d’adrénaline, la présence d’un certain avocat tournait une tâche intéressante en véritable calvaire. Ne passant pas par quatre chemins, elle énuméra les charges qui portaient contre son client, et il y en avait quelques unes.

« Suspicions de crimes organisées, menant à quatre braquages, dont un avorté aujourd’hui même. Notre homme est également suspecté d’être le cerveau de tout ceci, ainsi que d’être  relié à d’autres branches criminelles. »

Ne prenant même pas la peine de prendre des notes sur le cas de son client, Liz’ regarda médusée Aaron se mettre à l’aise un petit sourire au coin, les deux mains croisées sur la table. Il ne prenait même pas l’affaire au sérieux. Ce n’était pourtant pas de faibles charges retenues contre lui. Son sang bouillonna un peu plus tandis qu’elle tentait vainement de se calmer.

« Ton client n’a pas ouvert la bouche depuis que nous l’avons eu, Aaron. J’ose espérer que maintenant que tu es là, nous allons pouvoir commencer les choses sérieuses ? Il a été prit la main dans le sac. J’aimerais en finir aussi. »

Même pas gênée par la familiarité apparente qu’elle arborait avec l’avocat du détenu, Elizabeth attrapa un stylo et se redressa dans sa chaise. Pour une fois, elle allait acculer Aaron, ne lui laissant pas la liberté de pouvoir défendre son client correctement. Elle avait confiance en son travail et celui de son service cette fois. Il n’y aurait pas de bon avocat qui tienne, elle allait coffrer ce type.


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MessageSujet: Re: Stay focused / Aaron & Liz   Dim 30 Nov - 16:09


 

 
❝Stay focused❞
  Aaron & Liz
Sentant le regard de Liz sur moi, je ne pris même pas la peine de tourner la tête vers elle. Je n’avais pas envie de la regarder, parce que je savais déjà à l’avance quelle tête elle était en train de faire. Elle avait sûrement envie de me tuer, de m’ouvrir le crâne en tirant dans ma bouche avec son pistolet. Elle devait pratiquement en rêver la nuit, sans aucun doute. L’idée qu’elle puisse rêver de moi me faisait autant plaisir que peur… et je ne savais pas si un jour je lui avouerais que moi-même, parfois, il m’arrivait de rêver d’elle. Plus particulièrement depuis la dernière fois, dans l’ascenseur. Cette matinée avait été tellement riche en émotions, ça m’avait pratiquement retourné le cerveau. Et à en juger par la façon dont Liz semblait distante, froide et complètement furieuse, elle s’en souvenait aussi et devait être aussi dégoûtée que le jour même. Il fallait dire qu’elle devait aussi m’en vouloir d’être là, à ce moment précis. Rien qu’à la voir, je savais que cette affaire était d’une importance capitale pour elle, et j’allais faire foirer son petit numéro, en aidant mon tout nouveau client. C’était à peine si les criminels ne faisaient pas exprès de m’appeler pour l’emmerder, elle. Cette perspective était alléchante, parce que ça signifiait que nos aventures ne termineraient probablement jamais… que lorsque l’on prendrait notre retraire, en fait.

« Suspicions de crimes organisées, menant à quatre braquages, dont un avorté aujourd’hui même. Notre homme est également suspecté d’être le cerveau de tout ceci, ainsi que d’être  relié à d’autres branches criminelles. »

Mentalement, je fis la liste de toutes ces accusations. Liz avait tout préparé, elle connaissait tout par cœur et elle me récitait cela sans broncher, d’un ton colérique et presque capricieux. Comme si elle allait réussir à m’intimider aussi facilement. Ce ne serait jamais le cas. Je ne me ferais jamais avoir par une gamine dans son genre. Elle voulait la jouer gros bras, alors c’était comme ça que l’on jouerait. Et je n’allais pas me laisser faire, pas pour ses beaux yeux, quand bien même je serais capable de perdre une affaire juste pour elle, dans mes bons jours. Non, en fait c’était impossible. L’envie de la voir rager était plus forte que des pulsions masculines.
J’avais donc à faire au cerveau de la bande. Eh bien, nous allions nous amuser, elle avait vraiment bien travailler et je savais qu’elle se battrait bec et ongles pour ne pas perdre. Quel dommage pour elle… je ne perdrais jamais rien. Elle le savait, pourtant. Pourquoi elle continuait ? Pourquoi elle persévérait comme ça ? Se retrouver devant moi, dans cette salle d’interrogatoire, ça devrait être suffisant pour qu’elle recule, pour qu’elle renonce. Elle avait trop de fierté pour ça, néanmoins. C’était bien dommage, ça m’éviterait de passer une soirée au poste, à côté d’un malfrat. Quand je pensais que j’aurais pu me retrouver avec Sasha pour la soirée… ça me déprimait encore davantage.

« Ton client n’a pas ouvert la bouche depuis que nous l’avons eu, Aaron. J’ose espérer que maintenant que tu es là, nous allons pouvoir commencer les choses sérieuses ? Il a été prit la main dans le sac. J’aimerais en finir aussi. »

Ah mais clairement pas. Je lui avais bien dit de ne rien dire, de ne pas prononcer un mot de plus, et j’étais d’ailleurs très content d’apprendre qu’il n’avait rien dit. C’était ce qu’il fallait. Mais oui, on pouvait passer aux choses sérieuses si elle le voulait. J’allais essayer de faire parler mon client, le moins possible cependant, et ensuite je parlerais de choses et d’autres avec Liz. Elle allait péter un plomb et la soirée se terminerait là. Avec un peu de chance, je serais de retour chez moi avant minuit. Je commençais donc à lancer les hostilités :

« Pris la main dans le sac, voilà une bien grande expression. Tu l’as attrapé sur la scène de crime. D’accord. C’est bien. Tu as des preuves tangibles de ce que tu avances ? »

J’entendais par là qu’elle l’avait incarcéré pour rien et sans savoir ce qu’il faisait là. Comment pouvait-elle être sûre qu’il s’agissait bien de son homme ? Du cerveau de l’opération ? Je savais qu’elle était sûre d’elle, qu’elle ne se trompait pas, et je faisais confiance en sa qualité d’inspecteur, mais c’était mon job de remettre en doute, en question son jugement. Alors qu’elle me regardait d’un air mauvais, j’en rajoutais une petite couche :

« Parce que tu sais, Lizzie, ce monsieur était peut-être tout simplement au mauvais endroit, au mauvais moment ! »

Elle vit rouge, je le compris à la façon dont elle serra son stylo entre ses doigts. La soirée qui débutait s’annonçait longue. Très longue. Il faudrait peut-être que j’envoie un texto à Sasha pour la prévenir. Elle allait encore me faire la gueule, mais le travail n’attendait pas… surtout pour emmerder Liz. Je m’enfonçai dans ma chaise, laissant mon dos reposer comme il fallait sur le dossier et je croisai les pieds sous la table, en prenant mes aises et en m’étirant comme un chat. Elle allait comprendre que rien de ce qu’elle pourrait dire sur mon client actuel n’allait me faire tomber. J’étais habitué à garder l’équilibre, et elle n’allait jamais réussir à le coffrer pour de  bon, tant que j’étais là.
 
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Liz' Dubois


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MessageSujet: Re: Stay focused / Aaron & Liz   Lun 1 Déc - 0:31

Stay focused

La tension était palpable dans la salle d’interrogation alors qu’ils agissaient tous les deux comme si le principal intéressé n’était même pas dans la pièce. Liz’ avait son nom pourtant, et un gros dossier bien rempli à son sujet. Il n’était pas inconnu des autorités au Canada et ça avait été une aubaine qu’il s’investisse autant dans le braquage de banques. James Everdeen n’’était pas un débutant dans le domaine et la policière espérait que les charges retenues permettraient de pouvoir l’incriminer de plus, à la fin. Cependant son avocat n’était pas son avis, et il le fit savoir.

« Pris la main dans le sac, voilà une bien grande expression. Tu l’as attrapé sur la scène de crime. D’accord. C’est bien. Tu as des preuves tangibles de ce que tu avances ? »

Preuves tangibles ? L’avoir prit sur le fait n’était pas suffisant pour lui ? Le fait que cinq hommes encagoulés étaient prêts à se jeter dans son véhicule après avoir volé une banque ne le satisfaisait pas ? Que le deuxième homme dans la voiture soit en délit de fuite plutôt qu’ici pour expliquer un malentendu ? De plus, Liz’ se chargeait elle-même des filatures depuis des semaines, elle collectait les informations, une par une. Et il n’y avait aucun doute dans son esprit. C’était lui, et ce qu’Aaron pouvait lui dire ne changerait rien.

« Parce que tu sais, Lizzie, ce monsieur était peut-être tout simplement au mauvais endroit, au mauvais moment ! »

Liz’ eut un rire médisant quand il sortit sa dernière phrase. Il ne pouvait pas sérieusement lui sortir la carte du « mauvais endroit au mauvais moment » maintenant, c’était ridicule. Crispée, elle maltraita son stylo en le serrant plus qu’elle ne devrait avant de le reposer. Elle allait lui exposer sa vision des choses quand elle le vit s’étirer comme s’il était dans son salon, complètement décontracté. Et malheureusement, l’espace de quelques instants c’eut l’effet de la déstabiliser. Elle le détailla, purement et simplement. Des bribes de souvenirs, d’elle pressé entre ce corps et un mur, et elle essaya tant bien que mal de cacher la couleur qui montait sûrement à ses joues, avant de se reprendre rapidement. Voyant rouge, elle attrapa un liasse de feuilles sur le bureau en inspirant et expirant brièvement.

« Quand on m’arrête alors que je suis au mauvais endroit au mauvais moment comme tu dis, je ne m’enferme pas dans un mutisme complet, Aaron, j’essaie un minimum de ne pas paraître suspect. »

Le fusillant du regard, elle détourna ensuite les yeux pour regarder ce qu’il y avait écrit dans le dossier du suspect. L’interrogatoire allait pouvoir débuter et cette fois-ci, avec son avocat ici, Everdeen allait enfin pouvoir ouvrir la bouche. Il avait été étrangement silencieux pendant leur interaction.

« Bien, monsieur Everdeen, j’espère que vous comprenez les enjeux de cet entretien, commença Liz‘, confiante. C’est bien vous, n’est-ce-pas ? James Everdeen ? Déjà arrêté pour de petits délits, trois fois rien ? »

Plutôt que d’être raisonnable, le malfrat garda le silence et Liz’ commença à perdre son calme par bribes. Elle se leva donc pour ne pas se retrouver à tapoter sur la table. De plus, au vue de la position affalée d’Aaron, ses pieds frôlaient les siens et la proximité la rendait folle. Amèrement, elle pensa que cette soirée, c’était sa fête. Tout semblait se liguer contre elle. Elle devrait pourtant être joyeuse, elle avait réussi son coup d’une main de maître et l’inspecteur l’avait même félicitée. Alors quoi ? Elle devait se faire plus persistante.

« Pour revenir aux preuves, nous avons des enregistrements vidéos des différentes vidéos surveillance autour des lieux des braquages, le témoignage de la personne nous ayant renseignée sur le braquage d’aujourd’hui, et bien sûr, nous avons arrêté les cinq personnes qui ont perpétré le braquage. Ce n’est qu’une question d’heures avant que l’un d’eux n’avoue, vous incriminant. Je vous conseille de coopérer et de parler. »

Liz regarda tour à tour le fameux James, puis son avocat, et aucun des deux ne semblait touché par ce qu’elle venait de dire. Aaron arborait même un petit sourire en coin qui eut tôt fait de la rendre folle. Pourquoi cet air suffisant ? Elle se rassit aussitôt, le défiant du regard.

« Toujours rien à déclarer ? »

Enfin, après ce qui semblait être des heures à ne laisser passer aucunes émotions sur son visage, le criminel laissa un sourire dérangeant se former sur son visage et elle put enfin entendre sa voix pour la première fois.

« Vous êtes disponible pour un dîner ? Je trouve ça incroyablement sexy une policière qui s’énerve… »

What ? Ses mots avaient dépassé sa pensée et elle se retrouva à exprimer son interrogation à voix haute en français, complètement abasourdie par le toupet de ce James Averdeen. Jamais en plus de dix ans de carrière ne s’était-elle retrouvée dans pareille situation et pour le coup, elle se retrouva particulièrement dépourvue. Des avances sur son lieu de travail par des collègues, elle gérait, c’était monnaie courant, mais par quelqu’un qu’elle interrogeait ? Au grand jamais ça n’était arrivé. Et certainement pas en présence de l’homme qui avait la capacité de lui retourner le cerveau d’un seul regard.


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Aaron Somerset


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MessageSujet: Re: Stay focused / Aaron & Liz   Mar 2 Déc - 16:37


 

 
❝Stay focused❞
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Le rire que m’accorda Liz ne m’enchanta pas du tout, mais je n’en tins même pas compte. Si je commençais à écouter et à m’offusquer à cause de tout ce qu’elle disait, et tout ce qu’elle me faisait comme remarque, je n’étais pas sorti de l’auberge. Au contraire, je la regardais avec un air faussement amusé, alors que je voyais qu’elle était complètement furieuse que je puisse lui dire qu’elle se trompait, éventuellement. Je savais qu’elle devait être sûre d’elle, parce qu’elle travaillait dur depuis des semaines. C’était une acharnée du travail, tout comme moi, et elle devait avoir des tas de preuves à me fournir. Je ne demandais qu’à les voir, pour pouvoir les nier une par une. J’allais prendre un vif plaisir à la dégommer, à détruire sa théorie, à tout faire pour qu’elle ne puisse pas gagner, une fois de plus. Comme d’habitude, en somme. J’adorais ça, c’était mon passe-temps préféré.

« Quand on m’arrête alors que je suis au mauvais endroit au mauvais moment comme tu dis, je ne m’enferme pas dans un mutisme complet, Aaron, j’essaie un minimum de ne pas paraître suspect. »

Elle avait raison, bien sûr. Rester silencieux était bien souvent un signe de culpabilité... ou d’intelligence, dans le cas de mon client. Il m’avait attendu, il savait qu’il risquait gros s’il parlait, et je n’allais pas lui dire le contraire. Je savais qu’il était coupable, c’était marqué sur sa sale trogne. Néanmoins, c’était mon rôle, mon devoir et mon travail de l’aider à s’en sortir avec une peine minimale. Bien sûr, je n’allais peut-être pas lui éviter une sentence, mais j’allais réussir à lui éviter la prison, autant que je le pouvais. Toutefois, je ne pouvais pas avouer à Liz qu’elle avait raison. J’évitai donc de laisser montrer une quelconque émotion, alors que Liz, de son côté, me fusillait du regard. J’adorais ça en temps normal, mais là j’aurais préféré être ailleurs et ne pas l’avoir en face de moi.
Liz continua, sans me regarder, et enchaîna sur mon client. Everdeen. James de son prénom. C’était toujours bien de savoir à qui j’avais à faire, évidemment, et je n’avais pas voulu paraître idiot devant Liz en admettant que je n’étais pas au courant de tout ce qu’il se passait entre elle et l’homme qu’elle recherchait et avait incarcéré pour le moment. Elle lui demanda s’il était bien celui qu’elle prétendait qu’il était, et récapitula ses méfaits, ce que je détestais qu’elle fasse. Forcément, le-dit Everdeen garda le silence, comme je lui avais dit de faire. Il m’écoutait, au moins, c’était une bonne chose. Liz quant à elle, semblait complètement dépassée par les événements. Elle se releva de sa chaise et se mit à arpenter la pièce sans rien dire, alors que je la regardais faire, absolument amusé par son comportement.

« Pour revenir aux preuves, nous avons des enregistrements vidéos des différentes vidéos surveillance autour des lieux des braquages, le témoignage de la personne nous ayant renseignée sur le braquage d’aujourd’hui, et bien sûr, nous avons arrêté les cinq personnes qui ont perpétré le braquage. Ce n’est qu’une question d’heures avant que l’un d’eux n’avoue, vous incriminant. Je vous conseille de coopérer et de parler. »

Ils n’allaient rien dire. Ces crétins n’allaient pas parler, alors que c’était leur boss qu’ils devaient dénoncer. Tout se savait, et ainsi, cet Everdeen avait forcément des hommes de main quelque part, qui pourraient s’en prendre aux familles des autres braqueurs. Liz pensait peut-être qu’il serait si facile de les faire avouer, mais ces types préféraient mourir ou se retrouver en prison plutôt que de dénoncer le big boss. Ils avaient bien raison… ça allait m’aider, pour sûr. Et ça allait enfoncer ma chère collègue. Everdeen ne broncha pas, et Liz perdit patience, en lui demandant une dernière fois s’il n’avait rien à déclarer. La réponse de mon client me surprit, autant qu’elle me ravit. Liz allait voir clairement rouge, une fois de plus, et il lui faudrait tout le self-control du monde pour pouvoir se retenir de lui en coller une. J’allais adorer regarder ça. Clairement.

« Vous êtes disponible pour un dîner ? Je trouve ça incroyablement sexy une policière qui s’énerve… »

Je pouffai de rire alors que nous entendîmes Liz s’exprimer en français. Elle était complètement hallucinée par l’audace du gars et je devais avouer qu’elle n’avait pas tort. A sa place, j’aurais été aussi soufflé qu’elle. C’était magique à voir, cependant, parce qu’elle rougissait à vue d’œil, et je me demandais si c’était parce qu’elle était gênée ou furieuse. Peut-être et sûrement les deux, finalement. Je n’attendais qu’une chose, c’était qu’elle explose. La soirée promettait d’être intéressante, en fin de comptes. J’avais peut-être bien fait de venir, même si j’allais me faire remettre les points sur les i par Sasha. Parfois, j’avais l’impression que Penny n’avait jamais disparu quand je voyais comment Sasha se comportait avec moi. Ca me déprimait autant que ça me faisait du bien, en y pensant. Alors que je voyais Liz reprendre du poil de la bête face à Everdeen, je me décidai à intervenir :

« Monsieur Everdeen, je ne crois pas que ce soit le moment approprié pour ce genre de choses… »

Avec un regard entendu vers lui, je lui fis un demi-sourire, en lui faisant bien comprendre que j’adorais son initiative. Ce type était un génie, il était aussi génial qu’il était dangereux… et j’aimais ça, forcément ! Liz quant à elle, sembla se calmer légèrement, même si je savais que ce n’était pas le cas, au fond… parce que j’allais en rajouter une bonne grosse couche :

« Une fois que je vous aurai sorti de ce mauvais pas, James, je pourrais vous donner son numéro si vous le souhaitez ! »

Je plaisantais, et mon clin d’œil appuyé vers Liz devait lui faire bien comprendre que c’était le cas. C’était de mauvais goût, certes, mais c’était mon genre de blagues. Surtout avec des gros cons dans son genre. Je savais que j’aurais droit à une remarque bien cinglante, mais peu importait. Voir Liz en colère était le meilleur tableau auquel je pouvais avoir le droit…

« Pourrions-nous éventuellement revenir à notre propos premier, s’il vous plait ? »

Je ne laissai pas de répit. C’était bien beau de plaisanter et d’énerver la « policière sexy », mais je n’avais pas que ça à faire, Liz non plus, certainement, et notre monsieur non plus. Si nous pouvions expédier ça vite fait bien fait, ça m’arrangerait. De toutes façons, nous avions bien le temps de voir ça plus tard, non ? Il n’allait pas disparaître ce monsieur, maintenant qu’il était en garde à vue. Pendant quarante-huit heures, il serait dans une cellule, ce n’était pas la mer à boire. Enfin ce n’était pas du goût de Liz d’attendre si longtemps avant d’interroger ses suspects… et pourtant, elle devait bien savoir que je réussirais encore une fois à le faire sortir de là.
 
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MessageSujet: Re: Stay focused / Aaron & Liz   Jeu 11 Déc - 14:28

Stay focused

Les joues rouges pivoines, Liz’ tentait tant bien que mal de se recomposer, sans grand succès. Elle ne devrait pourtant pas réagir de la sorte face à un suspect, et encore moins face à son avocat, surtout quand il s’appelait Aaron Somerset. Elle était pourtant dans tous ses états, furieuse et à la fois mortifiée, la tête vidée sous l’impact d’une telle déclaration. Lui dire qu’elle était sexy, mais à quoi pensait-il ?! Avait-il tant confiance que cela face à la situation entière ? De coin de l’œil, elle vit Aaron pouffer de rire, attisant sa colère. Elle allait les remettre à leur place, les deux, qu’elle fut battu sur la rapidité.

« Monsieur Everdeen, je ne crois pas que ce soit le moment approprié pour ce genre de choses… »

Liz’ les fixa, immobile. Bien sûr, c’était Aaron dont on parlait et malgré ces paroles sensées, au vu du ton et du regard qu’il échangea avec le malfrat, ce n’était point sans douter qu’il approuvait tout de même le timing de cette phrase… Profitant de ce répit, elle inspira lentement pour se calmer, avant d’expirer.

« Une fois que je vous aurai sorti de ce mauvais pas, James, je pourrais vous donner son numéro si vous le souhaitez ! continua l’avocat avec un clin d’œil pour la policière dont elle se serait bien passé. »

Envolé par la fenêtre le semblant de calme qu’elle avait récupéré, Liz’ vit rouge et fusilla du regard l’homme qui avait osé dire une chose pareille. De plus, le petit sourire en coin du dit James et son regard entendu la fixant n’aidait pas vraiment au maintient de son self control. Cherchaient-ils à la faire sortir de ses gonds ?! Si elle avait su, elle ne lui aurait jamais donné son numéro, le jour où il en avait eu besoin, il y a bien longtemps. De plus, elle croyait qu’il ne l’avait pas gardé, car en vérité, ce n’était pas comme s’ils s’envoyaient des textos, bien au contraire.

« Pourrions-nous éventuellement revenir à notre propos premier, s’il vous plait ? »

Liz’ ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit de celle-ci. Et c’était lui qui disait ça ? C’était se foutre de la gueule du monde ! Elle n’avait pourtant pas le choix et elle se rassit à contre cœur, reprenant la place la torturant. Il n’avait pas bougé et ses longues jambes se trouvaient toujours aussi proches. Un mauvais mouvement et il croirait qu’elle lui faisait du pied… Et après l’incident de l’ascenseur… Elle ne voulait pas se retrouver à nouveau dans une situation embarrassante. Alors qu’elle sentait ses joues chauffer à nouveau, elle attrapa son stylo et prit la parole pour cacher son trouble.

« Bien, oui, reprenons. »

Son regard croisa celui d’Aaron et elle détourna aussitôt celui-ci. Elle devait retrouver son aisance ou elle était cuite. Il allait la bouffer et elle n’arriverait pas à mener son entretien correctement. Elle n’espérait pas qu’il ait la peine maximum, au final, avec l’avocat sur le coup, mais au moins, elle voulait faire bonne impression et même une année de prison ferme la contenterait. Elle allait devoir la jouer subtilement. Si elle montrait trop ouvertement qu’elle ne voulait que cette peine pour lui, Aaron aurait aussitôt fait de vouloir encore baisser la sentence… Alors que s’ils partent de quinze ans, il serait satisfait tout autant sans même s’en rendre compte.

« Pour tout dire, au vu des charges, ton client risque au minimum dix ans, voir quinze ans. Mais, interrompit-elle l’avocat dont le sourire narquois apparaissait déjà, comme apparemment notre homme ci-présent ne veut pas parler, même en ta présence, je peux faire un effort… Contre informations. »

Liz’ le regarda avec un regard calculateur et le silence tomba entre eux trois. Il paraissait légèrement intéressé par son audace, mais également surpris qu’elle puisse s’abaisser à faire cela avec un homme qu’elle avait mis longtemps à attraper. Mais c’était toute la stratégie. Elle n’était pas conne, elle savait qu’avec lui, elle n’obtiendrait rien. Alors bercer le client dans un faux compromis lui paraissait comme une bonne manipulation. Si le client désirait faire cela, il n’y aurait rien qu’il pourrait faire et au final, elle l’enverrait quand même en prison. Un mal pour un bien.

« Alors ? Ca me parait raisonnable Maître, non ? »


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MessageSujet: Re: Stay focused / Aaron & Liz   Ven 19 Déc - 18:31


 

 
❝Stay focused❞
 Aaron & Liz
J’étais pressé de rentrer chez moi, oui en effet. Je voulais profiter un peu de la présence de ma fille. C’était plus compliqué, maintenant qu’elle travaillait. Ce n’était pas de sa faute, elle m’avait dit qu’elle voulait travailler, justement, et j’avais accepté, peut-être à tort, finalement. Mais du coup, je ne m’attendais pas à ce que l’on m’appelle une fois de plus en urgence. Sasha n’allait pas comprendre mon geste. Comme d’habitude. Et encore une fois on s’engueulerait. Si seulement sa mère était encore là, ça ne se passerait pas de cette façon-là. Je n’aurais pas besoin de me noyer sous le travail, déjà, parce que je me ficherais pas mal du boulot. Néanmoins, je savais que je devrais faire comme si elle était là. Sasha avait besoin de moi, elle avait besoin de son père, et j’étais vraiment un paternel indigne. Je le savais, j’en étais conscient… et pourtant, je n’arrivais pas à agir autrement. J’arrivais presque à entendre la voix de Penny, qui me disait qu’elle avait envie de m’en coller une pour me comporter de cette façon. Mais Penny était morte, et elle ne pouvait pas me faire de commentaire. Alors je menais la vie que je voulais. Et si je décidais de travailler le week-end, eh bien c’était mon problème !

De son côté, Liz acquiesça et l’interrogatoire put reprendre. Je n’en croyais toujours pas mes oreilles, de ce que mon client avait osé dire. Je ris dans ma barbe sans qu’elle ne le remarque, en secouant la tête de gauche à droite. C’était du génie, mais elle allait être deux fois plus furieuse, désormais. Il serait de mon devoir de la calmer… d’une façon ou d’une autre ! Lorsque les yeux de Liz se fixèrent sur les miens, pour une demi-seconde à peine, je sentis toute sa colère, mais également autre chose. Un certain trouble, que je n’arrivais pas vraiment à interpréter. Il fallait dire que du temps avait passé depuis l’incident de l’ascenseur et souvent, je m’étais demandé si elle y repensait de temps à autres. Parce que moi, je le faisais, et c’était absolument horrible d’y repenser. Nous avions été si proches, au point de nous embrasser et j’aurais tellement voulu que ça aille plus loin… Cette idée me mortifiait, bien sûr, parce que je pensais à Penny, à qui je voulais rester fidèle. Mais j’étais un homme également et Liz était une femme… une très belle femme, attirante et sexy. Et ça faisait longtemps, peut-être trop longtemps que je n’avais pas été en compagnie d’une femme. Il ne fallait pas que je pense à la proximité de nos deux corps à ce moment-là, il fallait que je me concentre sur cet interrogatoire et sur mon client. Avant cela, Liz s’était assise sur sa chaise, face à nous, et je la fixai avec un petit sourire en coin.

« Pour tout dire, au vu des charges, ton client risque au minimum dix ans, voir quinze ans. Mais comme apparemment notre homme ci-présent ne veut pas parler, même en ta présence, je peux faire un effort… Contre informations. »

Dix ans ? Quinze ans ? Avec moi, il aurait au maximum cinq ans, avec sursis. Il arrivait parfois que malgré toute ma bonne volonté et tout mon acharnement, je n’arrivais pas à empêcher les choses de suivre leur cours. Quand le crime était avéré, quand les preuves étaient irréfutables, il était difficile pour voir de vraiment sauver mes clients. Mais une remise de peine était toujours possible. Alors il aurait cinq ans, grand maximum. Et même mieux encore : il pourrait peut-être sortir, si je me débrouillais bien. Je ne perdais aucune affaire, encore une fois ! Et sans même connaître mon client, je savais que je devais réussir, une nouvelle fois.
Mais alors, elle proposait autre chose pour une fois. Une remise de peine immédiate, contre informations ? Je ne savais pas vraiment si c’était valable, au niveau des tribunaux, mais nous pourrions nous arranger. J’avais tous les juges dans la poche, ça ne poserait pas de problèmes. Et puis, si c’était Liz qui le proposait d’avance, j’allais sauter sur l’occasion !

« Qu’est-ce que tu proposes ? Quelle sorte d’informations ? »

L’œil brillant, l’oreille aux aguets, je n’attendais qu’une chose, qu’elle me dise ce qu’elle voulait. J’allais tout faire pour que mon client soit conciliant là-dessus. Il allait nous les sortir ces infos. Je savais qu’il y avait un code d’honneur chez les truands, mais là, à l’heure actuelle, toutes les preuves étaient contre lui, et il ne pouvait pas s’en sortir. Et je ne pouvais pas spécialement l’en sortir. Il me fallait du matos, du solide pour l’aider. S’il nous aidait à coincer d’autres personnes – et je n’en aurais totalement rien à foutre, ce ne serait pas mes clients, et ces derniers pourraient bien se retrouver en prison, ça ne me dérangeait pas – alors je pourrais tout à fait le faire sortir de ce mauvais pas. Je prouverais qu’il n’était pas un cerveau comme ces flics le croyaient. Je prouverais qu’il était innocent, qu’il n’avait rien à voir là-dedans, qu’il n’était qu’un indic, ou bien une sorte d’homme manipulé… et il ressortirait de là comme il en était entré. Les menottes en moins.

« Mais pas d’entourloupes, Lizzie. Je te connais, ma grande. Je veux des résultats. S’il te donne des infos, déjà, il aura ton numéro… et en plus, je veux qu’il y ait une récompense. »

Je la vis serrer le poing sur son stylo, alors qu’elle s’énervait de nouveau à cause de cette histoire de dîner et de numéro de téléphone, et je jubilai une fois de plus, trop heureux de mon sale coup. Puis, je repris la parole pour continuer :

« Et pas n’importe laquelle. Je veux qu’on joue selon mes règles et s’il donne des infos vraiment importantes, il sortira de ce trou. A prendre ou à laisser ! »

Mon regard ne laissait aucune équivoque, et Liz avait intérêt d’être d’accord avec moi, et d’aller en mon sens. Sinon, la soirée n’était pas près de se terminer et je voulais qu’elle se termine. Nous allions trouver un terrain d’entente… parce qu’elle n’aurait pas du tout le choix. Elle se croyait plus maline que moi ? Il ne fallait pas qu’elle en soit si sûre…
 
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MessageSujet: Re: Stay focused / Aaron & Liz   Sam 20 Juin - 2:50

Stay focused

Finalement, en une fraction de seconde, Liz’ sut qu’elle avait suscité l’intérêt, et pas chez n’importe qui. Aaron lui-même avait mordu à l’hameçon. A vrai dire, elle aurait plutôt imaginé que ça serait le client qui serait intéressé et qu’il convaincrait l’avocat. Mais non, vu la tête d’Aaron, celui-ci paraissait réellement considérer une telle aubaine. Et pour elle, il s’agissait déjà d’une petite victoire. Toute victoire était bonne face à lui. Mais elle se garderait de lui montrer son enthousiasme et ne cilla pas quand il ouvrit la bouche pour prendre la parole.

« Qu’est-ce que tu proposes ? Quelle sorte d’informations ? »

Imperceptiblement, il se redressa et se tendit, aux aguets. Et pendant qu’il sembla réfléchir, la policière ne le quitta pas des yeux, le jaugeant. En l’espace de quelques minutes, son comportement avait radicalement changé, passant du tout au rien. Avant, c’était comme s’il ne prenait même pas les choses au sérieux, trop sûr de ses capacités à le sortir de là. Mais maintenant qu’une brèche s’offrait à lui, il sautait dedans à pieds joints. S’il était si sûr de lui, il aurait balayé sa proposition d’un revers de main. Or, il semblait conscient de la difficulté dans laquelle était son client. Ce qui mettait Liz’ de bien meilleure humeur.

« Mais pas d’entourloupes, Lizzie. Je te connais, ma grande. Je veux des résultats. S’il te donne des infos, déjà, il aura ton numéro… et en plus, je veux qu’il y ait une récompense. »

Il lui fallut faire preuve de beaucoup de self control pour ne pas lui en coller une et elle se contenta de serrer les dents et les poings. Il l’énervait grandement, à insister sur ce foutu numéro de téléphone et dîner. Ne pouvait-on pas lui foutre la paix avec ça ? Elle était Sergent, on lui devait le respect, et réduire son grade et son métier à une simple belle gueule la rendait presque folle de rage. Bien entendu, tout ceci lui rappelait l’ascenseur, une nouvelle fois. Et puis encore son surnom ! Le fixant encore, elle put voir impuissante que sa réaction avait l’air de le faire purement et simplement jubiler. Il fallait qu’elle se calme, et vite.

« Et pas n’importe laquelle. Je veux qu’on joue selon mes règles et s’il donne des infos vraiment importantes, il sortira de ce trou. A prendre ou à laisser ! »

Il rêvait. Tout bonnement. Il faudrait au moins qu’il l’aide à démanteler tout le réseau criminel de Toronto pour qu’elle le laisse partir comme ça. Ce qu’il ne ferait pas. Alors il ne sortirait pas comme si rien n’était. Point barre. Et si pour ça, Liz’ devait se battre becs et ongles avec Aaron, et bien soit.

« Je ne crois pas que tu sois en position de force, Aaron. N’abuse pas de ma patience. »

C’était ce qu’elle voulait lui faire croire. Même, c’était ce qu’il croirait. Hors de question qu’elle lui laisse une quelconque emprise sur lui maintenant. Fini les distractions. Fini ces moments de flottement où elle remarquait sa proximité, où elle se souvenait de lui pressé contre elle… Et pourtant…

« Il faudrait au moins me travailler au corps pour que j’accepte un tel compromis. Et non, ce n’est pas envisageable, ajouta Liz’ en voyant le regard rieur des deux hommes. Les informations qui m’intéressent sont éventuellement sur l’existence de supérieurs et de branches parallèles… L’enquête est bien avancée, nous savons déjà certaines choses… Je le saurai donc si les informations sont trop incohérentes… »

La brune guetta la réaction de James, puis celle d’Aaron, avant de continuer.

« Ça ne vaut pas une remise en liberté. Il ne ferait que confirmer nos éléments et appuyer l’enquête, trancha Liz’ fermement. »

Le poids de la parole de cet homme et ses aveux dans leur dossier serait un atout majeur. Démanteler un réseau était bien plus excitant qu’attraper un chef isolé comme lui, et Liz’ se retrouvait à être étrangement excitée par la situation. Non seulement elle touchait du doigts le coup de sa carrière, mais en plus Aaron était là et allait avoir du fil à retordre…


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