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 La demande (w/ Ethan)

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: La demande (w/ Ethan)   Jeu 13 Déc - 23:34



La demande


Je vérifie une dernière fois que la table est correctement dressée puis je retourne dans la cuisine pour allumer le four en préchauffage. Je sors la viande du frigo et la place sur une grille pour l’égoutter de sa marinade pendant que je finis de couper les petits légumes. Ma julienne terminée, je la dispose tout autour du rôti que j’ai préalablement mis dans la cocote en fonte. J’ajuste bien le couvercle et mets le plat de côté avant de filer à la salle de bain pour me préparer. Je me douche rapidement mais je prends du temps pour me raser de près et pour discipliner ma coiffure avec un peu de gel. Pour la tenue, j’opte pour un pantalon gris et une chemise bleu pâle dont je laisse le col un peu ouvert, une petite touche de parfum et je suis fin prêt. Je vérifie mon téléphone en retournant dans la cuisine et sourit au petit message d’Ethan me confirmant qu’il vient de partir du garage, il devrait être là dans une petite vingtaine de minutes. J’enfourne mon plat, la cuisson du rôti prévoyait cinquante minutes à feu doux, le timing serait parfait. Je débouche la bouteille de vin que j’avais sortie de la cave pour l’aérer un peu, puis me sers un verre d’eau tout en repensant à ma discussion avec Abby.
D’ordinaire je prenais mes décisions seul, surtout quand elle concernait mon couple, mais là je ne sais pas pourquoi, j’avais eu besoin d’en discuter avec elle. J’avais pris mon après-midi pour déjeuner avec mon amie et avoir le temps de lui exposer ce que je voulais faire ce soir, c’est à dire demander à Ethan s’il était d’accord pour qu’on se marrie. Bien sur, je le voulais principalement parce que je l’aimais, parce depuis deux ans il était l'amour de ma vie, que notre entente était géniale sur tous les plans, mais ce mariage serait aussi une pièce de plus pour notre dossier d’adoption de la petite Clio.
Tom, l'ex-mari d'Abby, nous avait recommandé à un avocat bien au fait des procédures d’adoption au Canada, même si pour lui c’était la première fois qu’il conseillait un couple de gays, et ses conseils nous avaient été précieux, je ne regrettais en rien de mettre ouvert à Abby sur ce projet. Cela faisait plusieurs mois que nous avions commencé les démarches. Les travaux dans le loft étaient finis depuis longtemps, mon bureau s’était transformé en une vraie chambre de princesse avec une salle d’eau attenante, et nous avions déjà eu la visite de plusieurs personnes, des assistants sociaux qui nous avaient questionnés Ethan et moi en long, en large et en travers, des personnes qui avaient nous examinés sous toutes les coutures, morales, financières, notre comportement, et si Ethan avait su garder son calme pendant ces entretiens, j’avais bien souvent du le calmer après, c’est difficile de se mettre à nu comme ça devant des inconnus, surtout pour lui qui est d’un naturel plutôt renfermé. Dans l’ensemble, je pense que nous nous en étions bien sortis, et puis dans le dernier entretien, l’assistante sociale nous avait confié discrètement que Clio était impatiente de venir vivre avec nous, c’est donc que c’était en bonne voie, j’ai hâte !
Je regarde à travers la porte du four le rôti qui commence à dorer doucement, je baisse le thermostat pour garder le plat au chaud et commence à préparer quelques amuse-bouche pour un petit apéritif. Je finis de disposer les petits canapés sur un plateau que je pose sur la table basse du salon, quand j’entends la porte d’entrée, je me précipite dans le hall. Ethan marque un petit temps d’arrêt en me voyant avant qu’un sourire n’éclaire son beau visage. Il se débarrasse rapidement de son blouson pour venir m’embrasser. J’avais eu un peu de mal au début avec cette odeur de cambouis qu’il ramenait du garage avec lui quand il finissait tard et n’avait pas le temps de se doucher là-bas, mais maintenant qu’elle était liée à lui cela ne me dérangeais plus plus que ça. Je sais pertinemment qu’il sait que j’ai soit quelque chose à lui demander, soit à lui annoncer, je cuisinais rarement en semaine, nous finissions tard tous les deux, et habituellement j’étais plus jean pull que pantalon de costume et chemise, pourtant il ne demande rien et file à la douche. Je suis tellement impatient que j’ai du mal à me retenir de le suivre, et puis d’un coup j’ai un doute, et s’il ne voulait pas ? Je n’avais pas envisagé cette option en discutant avec Abby, pour moi, notre amour était tellement fort et tellement sincère qu’il ne pouvait que dire oui, mais si lui voyait ça autrement ? Reste optimiste Oli, vraiment au pire des cas il y aura l’argument de l’adoption, même si je ne voulais pas en arriver là. Je n’ai pas le temps d’y penser plus, mon amour sort de la douche et je souris quand je vois qu’il s’est mis au diapason, je le trouve très élégant dans son jeans noir et sa chemise noire également mais avec des petits motifs. Il a également taillé sa barbe et son parfum arrive déjà dans mes narines. Je vais l’embrasser tendrement puis lui prend la main pour l’emmener dans le canapé. Je le laisse s’assoir et me retrouve un peu bête, debout près de lui, n’osant pas me lancer direct. J’avais bien sur eu le temps d’imaginer plusieurs scénarios dans ma tête, mais d’un coup j’ai tout oublié

- Tu veux un verre de vin ou tu préfères un cocktail ?

Je détourne mes yeux des siens quand je le vois sourire légèrement et je me sens encore plus mal quand je le sens m’observer avec un regard amusé. J’attends sa réponse qui ne vient pas alors je le regarde à nouveau, il aimait bien jouer à ce petit jeu avec moi quand il me sentait un peu nerveux …
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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: La demande (w/ Ethan)   Ven 14 Déc - 14:55

la demande
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L’impatience était probablement le pire défaut qu’un être humain puisse jamais porter dans son caractère propre. J’en faisais les frais bien assez régulièrement, depuis que j’étais tout petit, mais, en devenant adulte, être impatient signifiait bien d’autres choses, cette faculté de ne pas pouvoir, de ne pas vouloir attendre, était frustrante, à une dose mulitipliée par mille. Avec une trentaine d’années au compteur, les types d’impatience changeaient. Quand on a huit ans, on est impatient de découvrir ses cadeaux de Noël. Quand on a quinze ans, on est impatient de revoir ses copains. Quand on a vingt ans, on est impatient de retrouver l’homme ou la femme que l’on aime. Quand on a trente ans… c’est différent. On se rend compte qu’on n’est plus insouciant qu’avant. On imagine le temps filer à toute allure. On a peur de ses quarante ans, qui arrivent bien trop vite. Alors, l’impatience se transforme en un cercle vicieux, qui fait que l’on n’ose plus rien faire parce que l’on imagine qu’on va avoir ce que l’on attend tout de suite, en un coup de téléphone, mais qui, finalement, ne va pas arriver aussi rapidement. En fait, la trentaine, c’est à chier !

Olivier semblait prendre cette attente beaucoup mieux que moi. Il arrivait à faire tout mieux que moi de toute façon. Chaque entretien ressemblait au précédent et alors que j’étais à deux doigts de tout éclater - et de tout gâcher par la même occasion -, il était toujours là pour m’offrir un regard, un sourire encourageant. Il était mon pillier, mon phare dans la nuit. Parce que c’était toujours plus compliqué, jour après jour, de voir notre espoir d’avoir Clio comme fille adoptive, devenir plus clair, moins flou et transparent. J’y croyais encore, bien sûr, mais cela prenait tellement de temps de monter ce fichu dossier que j’étais à ça de tout abandonner. La seule chose qui me retenait, c’était Oli. Il y croyait dur comme fer, ne cessait de me répéter que notre dossier était en béton armé. Il était galvanisé par l’idée que l’ami de l’ex d’Abby était un excellent avocat et allait nous faire atteindre notre objectif. Mais si ça ne fonctionnait pas ? Que deviendrait-on ? On avait tout fait pour accueillir cette gamine : des travaux, des achats, des changements dans nos personnalités, surtout dans la mienne. On avait vécu les questions les plus embarrassantes, les plus énervantes aussi, on avait tout surmonté. Alors il fallait que cela fonctionne.

Ce soir-là, j’étais de fermeture au garage. Il y avait des soirs où je trouvais ça agréable d’être le dernier à partir, de tout éteindre, de fermer les portes, de vérifier que les voitures n’avaient pas de problème particulier en attendant le lendemain matin. J’adorais l’écho de mes pas dans l’immensité du garage. Mais j’étais particulièrement pressé de rentrer, ce soir-là. J’avais un peu le cafard, parce que je ne cessais de me dire que des mois avaient passé depuis que le père de Clio avait eu cet accident de la voie publique, et que rien n’avait changé. Je n’avais qu’une envie : me blottir dans les bras d’Oli en se calant devant un bon film, dans le canapé. Une fois que tout fut bien fermé, je pris ma propre voiture et parcourus le chemin qui me séparait de mon amour. J’espérais secrètement qu’il aurait commandé des pizzas à ce petit camion qui livrait deux places plus loin. Lorsque j’entrai dans le vestibule, Oli m’accueillit brusquement, un sourire aux lèvres. Tout le loft sentait bon le rôti et mon estomac se rappela vivement à moi. Je n’avais pas mangé depuis le midi et j’étais soudainement affamé. Oli était habillé comme si nous étions invités quelque part et je m’en voulus profondément de ne pas me souvenir de l’évènement que nous devions alors fêter. Mais après une courte recherche, je me rendis compte qu’il n’y avait rien à fêter ce soir-là. Pas d’anniversaire, pas de fête, pas de soirée organisée par Abby, rien du tout. Nous échangeâmes quelques banalités, et, n’osant pas lui avouer que je ne savais pas vraiment ce qui lui prenait, je pris le chemin de la douche. Mon cerveau tourna à plein régime durant les cinq minutes suffisantes pour me laver entièrement. Au cas-où, j’allais m’habiller un peu plus classe que d’habitude, moi aussi. J’enfilai un pantalon noir ainsi qu’une chemise assortie avant de revenir dans le salon. Oli avait l’air stressé, nerveux, et impatient, lui aussi, et je me demandais bien ce qu’il pouvait se passer dans sa tête. Il me demanda rapidement si je préférais un verre de vin ou un cocktail. Il se passa un long moment de vide, avant que je ne réagisse enfin. Je ris doucement, faisant exprès de l’ennuyer comme j’adorais le faire quand il était ainsi.

« Tout dépend de ce que tu as à m’annoncer ! lui répondis-je d’un ton bienveillant. On dirait que tu vas m’expliquer que tu es enceint, quel acteur ! »

Il esquissa un sourire encore plus nerveux, mais je le vis lever les yeux au ciel. En même temps, c’était quoi cette scène ? Il était debout devant moi, il avait forcément quelque chose à me dire, mais il n’accouchait pas. Je n’étais pas encore devenu un devin ! Je continuai de rire doucement, avant de comprendre qu’il n’était vraiment pas très serein.

« Mais enfin Oli, qu’est-ce qu’il t’arrive ? »
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: La demande (w/ Ethan)   Sam 22 Déc - 15:09



La demande


J’attendais sa réponse histoire de combler rapidement le silence qui s’était installé entre nous, et surtout pour mettre fin à ce petit jeu, qui aujourd’hui, ne m’amusait pas du tout vu le sérieux de ce que j’avais à demander à Ethan. Je me rendais bien compte que je le confortais dans son envie de jouer à rester là à me triturer les doigts comme un adolescent qui fait sa première demande à une fille pour l’inviter au cinéma, mais c’était plus fort que moi, les mots que j’avais si bien préparés ne voulaient pas sortir de ma bouche

« Tout dépend de ce que tu as à m’annoncer ! On dirait que tu vas m’expliquer que tu es enceint, quel acteur ! »

Mais quel con ! Enfin au moins il s’attendait à quelque chose d’important, et puis mon comportement ne devait pas l’aider beaucoup. Je décide donc que ce sera cocktail pour nous deux, et je tourne les talons quand il m’apostrophe en me demandant ce qui m’arrive. Pour le punir un peu je décide de ne pas lui répondre, et puis cela ne pourra que piquer un peu plus sa curiosité, a mon tour de le faire mariner un peu. Je passe par la cuisine pour prendre des citrons et de la menthe fraiche et reviens derrière le bar pour m'atteler à la préparation des cocktails, mojito pour lui et caïpirinha pour moi, autant prendre quelque chose d’assez fort, d’ailleurs je n’y vais pas de main morte sur les doses de rhum et de cachaça. J’ai un petit sursaut quand je relève la tête, concentré sur mes préparations je ne l’avais pas entendu arriver. Il s’était assis sur un des tabouret et les deux coudes appuyés sur le bar et le menton posé sur ses deux mains croisés il me fixait avec toujours le même petit air amusé. Cependant il perd son sourire pour réitérer sa question. Je pose les deux verres sur le bar et devant mon silence, il descend du tabouret et fait le tour du bar pour venir m’enlacer. Il caresse ma joue avant de m’embrasser tendrement, en même temps que son autre main passe dans le creux de mes reins pour rapprocher un peu plus nos corps. Je frissonne à ce contact, à la douce caresse de sa langue contre la mienne et surtout à ses doigts qui jouent doucement avec mes cheveux à la base de ma nuque. Il rompt le baiser pour venir poser ses lèvres juste sous mon oreille, c’est doux, c’est tendre, ce n’était clairement pas une invite à du sexe non, et je tremble littéralement, de bonheur ou de peur, je ne sais pas, mais je sais, ou plutôt je sens que c’est le bon moment, je ferme les yeux et me lance

- Ethan ? Veux tu m’épouser ?

Ma voix n’est qu’un murmure au creux de son oreille dont je trouvais les plis parfaits, mais je sais qu’il a bien entendu ma question quand je sens son corps se raidir légèrement contre le mien. Je m’étais pourtant promis de lui faire ma demande les yeux dans les yeux pour voir sa réaction, parce que  tout simplement, quand cela m’était venu à l’esprit, pour moi, il ne pouvait qu’être heureux de cette demande et je voulais voir le bonheur dans ses yeux, mais voila, cela ne se passe pas toujours comme on le prévoit. Après un petit moment de flottement qui me semble durer des heures, je sens ses lèvres quitter mon cou pour remonter vers mon oreille, je vais enfin savoir. Mon corps est littéralement en ébullition, c’est comme si je sentais tous les pores de ma peau se dilater un par un pour laisser échapper la pression, mon coeur bat la chamade, et bizarrement, alors que cette attente aurait du me faire douter de sa réponse, au contraire cela renforce ma conviction que j’avais raison depuis le début et que sa réponse va être positive, et surtout réfléchie, ce ne sera pas un oui vite fait pour me faire plaisir, mais on peut dire qu’il prend son temps quand même et ma patience est mise à rude épreuve. Je repense pendant un dixième de seconde nos premiers mois ensemble ou mes "je t'aime" avaient été à sens unique, et n’y tenant plus, je m’apprête à le repousser pour lui faire face quand je sens qu’il prend une profonde inspiration …

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: La demande (w/ Ethan)   Dim 23 Déc - 16:25

la demande
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Comme si je pensais avoir la réponse aussi facilement et rapidement. Dès que je lui eus demandé ce qu’il lui arrivait, Oli fila vers la cuisine, sans me répondre. Qu’est-ce qu’il pouvait m’agacer quand il faisait ça ! Je lui posais une simple question. Certes, je le taquinais, mais tout de même, j’avais peut-être le droit d’avoir une réponse, non ? En levant les yeux au ciel, je finis par secouer la tête avant de regarder autour de moi. Peut-être qu’il s’agissait de quelque chose d’évident, qui était apparent et que je n’avais pas su voir. C’était ma grande spécialité : je ne voyais rien. Plus aveugle que moi, cela n’existait pas. Il n’avait pas été chez le coiffeur, ça, je l’aurais remarqué. Il n’y avait pas non plus de nouveau meuble, de nouvel objet d’art ou quoi que ce soit qui attire mon oeil. Alors ce n’était pas matériel. Il ne manquait rien non plus, donc il n’avait pas cassé une chose à laquelle je tenais beaucoup. De toute façon, je ne m’attachais pas beaucoup à des objets. Je n’étais pas matérialiste. Je le deviendrais peut-être un jour, mais ce n’était pas pour le moment. Alors que pouvait-il se passer dans la tête d’Olivier ?

Quand je fus sûr de ne pas avoir laissé passer un détail, je partis rejoindre mon vétérinaire préféré dans la cuisine. Il était concentré à faire nos cocktails, et d’après ce que je pouvais voir, il avait la main assez lourde en ce qui concernait l’alcool. Ça me faisait un peu peur, parce que s’il avait l’intention de me bourrer la gueule, ça allait fonctionner du tonnerre ! Tout concentré qu’il était, il ne sembla pas me remarquer et il sursauta même quand il remarqua enfin ma présence. J’étais toujours amusé et de bonne humeur, parce que je savais que si c’était si grave que cela, il n’aurait pas pris de pincettes et il m’aurait dit ce qu’il avait sur le coeur aussitôt. Mais là, c’était étrange, et son état de stress m’amusait pas mal.

« Bon, alors, qu’est-ce qu’il t’arrive, à la fin ? »

Dans ma tête, je comptais jusqu’à cinq. Un. Son regard était fuyant. Deux. Il arrêta toute action dès lors que je pris la parole. Trois. Je me relevai du tabouret pour enfin faire quelque chose pour qu’il me parle. Quatre. J’arrivai juste derrière lui pour l’enlacer et essayer de le dérider un peu. Cinq. Mes lèvres sur sa joue semblèrent le détendre un peu, et je sus qu’en cinq secondes à peine, j’avais réussi à le convaincre de me parler. Je pris le temps de l’embrasser encore un peu, de l’inviter à se confier. Que croyait-il ? Je n’allais pas le juger, quoi qu’il me dise. En deux ans de relation, je ne l’avais jamais fait de façon méchante, et je ne le ferais jamais. Au bout d’un court moment supplémentaire, j’entendis sa voix, rendue rauque par l’émotion, me demander si je voulais l’épouser.

Mon corps se raidit. Mon cerveau s’arrêta de fonctionner. Tout mon esprit était en black out. Je ne savais plus quoi dire, ni quoi faire. Surtout, je ne devais pas rester silencieux trop longtemps : je le connaissais, il allait croire que je ne voulais pas et il allait se vexer. Ma tête était toujours postée dans son cou, sur son épaule, mais je ne savais pas comment réagir ni comment répondre. Ma langue était comme asséchée, mes lèvres ne voulaient pas se mouvoir. Si je m’attendais à une chose pareille… !

Puis, soudain, comme un déclic, je sentis mon corps se remettre en mouvement, une fois le choc passé. J’étais toujours aussi brusqué, mais le traumatisme de sa question était passé, et je ressentais quelque chose de nouveau en moi, une sensation bien plus agréable, un bonheur incommensurable. Du soulagement aussi, parce que je savais tout bêtement que je n’aurais jamais été capable de la faire moi-même cette demande en mariage. Je n’aurais pas eu assez de courage pour le faire, je le savais parfaitement bien. Un sourire se dessina doucement sur mes lèvres, sourire qu’il ne put voir au départ, mais qu’il dut sentir quand même. Il tremblait d’excitation dans mes bras, je devinai que l’adrénaline coulait dans toutes ses veines. Je devais lui répondre. Il allait s’énerver si je ne le faisais pas, là, tout de suite.

« Cette question ne devrait même pas être posée.. répondis-je, en soufflant un peu. En fait, c’est même pas une question.. »

Après ces paroles, que je prononçai avec un petit ton énigmatique, je l’embrassai doucement dans le cou avant de reculer pour lui faire face, en prenant ses mains dans les miennes. Le bonheur se lisait sur son visage : il avait compris ce que je voulais lui dire. Mais il attendait plus, il attendait mieux que cela.

« Je suis content que tu m’aies demandé, parce que je crois que j’aurais jamais pu le faire ! »

Je ris doucement, mon euphorie dépassant mes pensées, et je le repris dans mes bras, beaucoup plus franchement et fermement cette fois. C’était incroyable, cette sensation que je ressentais pour la première fois ; je n’avais jamais été aussi heureux. Il n’y avait que lui qui avait pu me faire ressentir tout ça.

« Evidemment que oui, Oli ! Oui, je veux t’épouser ! »

J’eus à nouveau un hoquet de rire, mélangé à toute l’émotion que nous ressentions tous les deux, puis je l’embrassai plus franchement, laissant passer ainsi tout l’amour que j’éprouvais pour lui. Je voulais qu’il ressente à quel point j’étais heureux, mais il devait bien le savoir… C’était une certitude !

Après de longues minutes dans les bras l’un de l’autre, je m’écartai à nouveau de son corps pour le regarder droit dans les yeux. Il avait le regard humide, comme s’il voulait pleurer, et je souris de plus belle. Cette soirée était déjà incroyable, et pourtant, rien dans la journée qui l’avait précédée n’avait laissé sous-entendre que le plus beau allait se produire.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: La demande (w/ Ethan)   Dim 23 Déc - 20:08



La demande


Je prends une grande inspiration quand il commence à parler et bloque l’air dans mes poumons, je ne le relâcherai que quand j’aurais eu ma réponse, même si je devais virer au bleu marine pour cela

« En fait, c’est même pas une question… »

J’expire longuement, il ne faudra pas en arriver à cette extrémité, et comme je l’avais deviné il est d’accord. Mon coeur qui battait déjà vite accélère encore et je respire doucement pour essayer d’en réguler le rythme, mais les baisers d’Ethan dans mon cou ne m’aident pas beaucoup. J’y arrive un peu mieux quand il nous sépare et quand il prend mes mains dans les siennes je comprends qu’il n’a pas fini. Je pouvais maintenant le scruter comme je m’étais promis de le faire et dans un premier temps je ne vois que son sourire, franc et sincère puis je passe à ses yeux. On dit souvent qu’ils sont le miroir de l’âme et ce que j’y vois me remplit de joie, ils se plissent légèrement et je l’entends rire doucement avant qu’il ne m’étreint à nouveau. Il me serre fort en me disant que jamais lui n’aurait osé me le demander et d’un coup je me sens fort et fier d’avoir osé. J’étais heureux dans ses bras, et je le sentais heureux aussi de cette demande mais il me manquait quand même un petit quelque chose pour apprécier pleinement ce bonheur

« Evidemment que oui, Oli ! Oui, je veux t’épouser ! »

Ce "oui", il l’avait presque crié, et je l’accompagne dans son rire, je crois bien que l’émotion nous submergeait tous les deux, on s’embrassait, on riait, puis il finit par nous séparer et je retiens de justesse un larme qui menaçait de couler. Je suis sauvé par la minuterie du four qui sonne juste derrière nous. Je règle le thermostat pour garder le plat au chaud et quand je me retourne Ethan me tend mon verre. Nous trinquons et je n’arrive toujours pas à enlever le sourire collé en permanence à mes lèvres

- A nous !

Je grimace un peu à la première gorgée, j’avais vraiment eu la main lourde, mais cela n’entame pas mon enthousiasme. J’emmène Ethan par la main pour nous assoir sur le canapé

- Il faudra fixer une date ! Cet été ? Ou mieux, au printemps !

Certes, c’était dans seulement 4 mois mais je ne perdais pas de vu dans un coin de ma tête que ce mariage serait un plus pour l’adoption de Clio, mais en fait j’étais surtout impatient d’épouser mon beau brun. J’ai une pensée pour Abby, elle va être folle de joie elle aussi, elle sera la première au courant. Et puis d’un coup je pense à ma famille. J’aurais préféré l’éviter mais malheureusement ce genre de choses ne se commande pas.
Mes relations avec elle n’avaient pas évoluées, j’avais juste de temps en temps des nouvelles de ma soeur et ma tentative de rapprochement avec ma mère avait lamentablement échouée, elle était bien trop sous l’emprise de mon père malheureusement. Quand à mon frère, il était dans sa ferme du matin au soir 365 jours par an, rien d’autre ne comptait pour lui, même pas sa famille je pense. Ethan n’était pas mieux loti que moi, mais lui n’avait même pas essayé de renouer le contact, qui sait, ce mariage pourrait peut-être arranger un peu les choses, nos familles respectives verraient que notre amour est durable et vrai.
Je prends un petit canapé sur le plateau en remettant un sourire sur mon visage, je ne voulais pas que mes pensées viennent plomber l’ambiance, il sera bien temps d’en discuter plus tard

- Alors ? Qu’est-ce que tu en dis ?

Il prend le temps de finir sa bouchée. Je sais que c’est moi l’impatient dans notre couple, et il avait souvent le don de me faire mariner, mais s’il était d’accord sur la date nous avions peu de temps pour tout organiser.
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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: La demande (w/ Ethan)   Sam 5 Jan - 12:05

la demande
oli & ethan

Le bonheur qui s’était invité dans notre couple était immuable. C’était comme si nous avions toujours été ensemble, alors que nos vies, avant de nous connaître, n’étaient pas si roses que cela. Oli semblait être l’homme le plus heureux du monde, et je ne devais pas être loin derrière lui. En même temps, nous venions donc de nous fiancer. C’était étrange de penser une chose pareille, parce que je n’avais même pas encore pris le temps d’imaginer des fiançailles, ou un mariage potentiel. Rapidement, Olivier reprit le temps de s’occuper de la nourriture qu’il avait préparée pour ce soir et me tendit ensuite mon verre, afin que l’on trinque. Je fis cliqueter doucement mon verre contre le sien en souriant comme jamais je n’avais souri, et je bus une longue gorgée pour faire passer l’émotion du moment. Il n’allait pas falloir que l’on en boive un deuxième tel quel, parce qu’il était déjà très chargé, mais je me doutais que mon beau vétérinaire n’avait pas vraiment fait attention à ce qu’il avait dosé en alcool. Ce n’était pas grave, cela ne rajouterait que de l’euphorie à la joie actuelle.

Nous nous dirigeâmes tous les deux vers le canapé et je me jetai sur les petits fours, d’abord parce que j’étais affamé, après ma journée de travail, mais également parce qu’il fallait bien que l’on éponge en avance l’alcool que nous allions ingurgiter. Oli avait l’air surexcité, et m’expliqua qu’il fallait que l’on fixe une date pour le mariage. Mon ventre se tordit délicieusement, mais je ne savais pas exactement si ce n’était que par l’action du bonheur. J’étais un peu stressé, aussi, parce que je n’imaginais pas ce que ça pourrait donner. Un mariage, alors que nos familles ne nous parlaient pas ? C’était plutôt incongru. Mais il ne fallait pas que j’y pense maintenant, au contraire. Nous étions heureux, ce n’était pas le moment d’entacher le tableau. Je réfléchissais, néanmoins. Ce qui était le mieux, c’était que l’on se marie rapidement, que l’on puisse montrer que l’on est unis, que l’on fait tout pour que Clio soit bien dans notre famille. Alors, en effet, il faudrait que l’on se marie au printemps. Je relevai les yeux vers Oli.

« Tu crois qu’on aura le temps de tout préparer pour le printemps ? lui demandai-je. Qu’est-ce que tu envisages exactement ? »

Après tout, si nous ne faisions qu’un mariage civil en petit comité, composé de nos amis actuels - qui ne se bousculaient pas au portillon - alors ce pourrait être très rapide en effet. Nous n’avions qu’à préparer un dossier et prendre rendez-vous à l’hôtel de ville. Mais je ne savais pas ce qu’Oli avait en tête. Parfois, il était bien plus tordu que moi dans ses idées, alors que je voyais tout au plus simple, clair et rapide.

« Tu veux quelque chose de beau ? Plus qu’une signature sur un registre ? Parce que moi, ça me suffirait amplement ! »

Je préférais énoncer mes envies d’abord, pour qu’il ait le temps de se faire à l’idée. S’il voulait qu’on soit mariés au printemps, alors c’était le seul moyen que l’on avait. Sinon, un véritable mariage en bonne et due forme, avec des fantaisies de partout, nous prendrait plus d’un an à mettre en place. Cela valait-il vraiment la peine ? Je savais, pour ma part, que peu importait la forme, c’était le fond qui m’intéressait… et qui me ferait passer le plus beau jour de ma vie !
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: La demande (w/ Ethan)   Sam 5 Jan - 20:23



La demande


Les petits fours avaient l’air d’avoir plus de succès que mes questions mais Ethan avait toujours eu un bon appétit alors que moi, encore sous l’excitation, sentais bien que mon estomac n’était pas encore prêt à recevoir quoique ce soit. Je lui laisse le temps de la réflexion, je savais que j’avais un peu tendance à vouloir toujours imposer mes idées, cela nous avait valu des discussions, voir même des disputes assez épiques, alors j’attends

« Tu crois qu’on aura le temps de tout préparer pour le printemps ? Qu’est-ce que tu envisages exactement ? »

Je ne me rendais pas bien compte ce qu’un mariage pouvait représenter en terme de préparation, en temps et en argent, et puis je n’avais pas non plus réfléchi à quel type de mariage, pour moi il n’y avait qu’un type de mariage, celui où l’on fait la fête entouré des gens qu’on aime autour d’un repas digne de ce nom, je ne voyais pas bien où il voulait en venir

« Tu veux quelque chose de beau ? Plus qu’une signature sur un registre ? Parce que moi, ça me suffirait amplement ! »

De beau ? Oui bien évidemment ! Il n’était pas question qu’on se marie en cachette. Notre amour était grand et beau et j’avais envie que tout le monde le sache, comment pouvait-il ne se contenter que d’un tour vite fait à la mairie pour juste apposer nos deux signatures sur un registre d’état civil

- Mais oui !

Je prends ses mains dans les miennes et fronce un peu les sourcils pour lui montrer que je n’étais pas tout à fait d’accord avec sa façon de voir les choses

- Je veux une grande fête ! C’est un jour qu’on ne vivra qu’une fois dans notre vie Ethan, et ce serait bien de le vivre entourés des gens qu’on aime et qui compte pour nous non ?

Il lève un sourcil perplexe, apparement ma proposition ne l’enchantait pas plus que ça. Je ne comprenais pas sa façon de voir les choses, mais en y réfléchissant mieux je pouvais concevoir que se marier sans sa famille pouvait le freiner à fêter ça comme il se doit, c’était assez épineux oui. Et puis nous avions beaucoup d’amis mais à la base c’était surtout les miens. Je serre un peu plus ses mains

- C’est peut-être l’occasion de nous réconcilier avec nos famille aussi. Je propose qu’on les prévienne et nous aviseront selon leurs réactions, qu’est-ce que tu en penses ?

Je le lâche pour prendre mon verre et enfin goûter quelques petits fours, mon caïpi était vraiment fort, il fallait éponger un peu quand même. Pour le laisser réfléchir aussi à ma proposition. En attendant sa réponse, j’étais déjà en train de m’imaginer demander à Abby d’être mon témoin et j’en avais un tout trouvé pour Ethan, la jolie Ella, je suis certain qu’elle serait ravie de remplir ce rôle, après tout c’était un peu grâce à elle si nous étions ensemble.
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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: La demande (w/ Ethan)   Sam 5 Jan - 20:45

la demande
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Il était sûr et certain qu’Oli n’allait pas être d’accord avec ce que je proposais. De toute façon, nous n’étions jamais d’accord. Quand l’un avait une idée, elle ne plaisait jamais à l’autre. Nous ne savions pas nous mettre sur la même longueur d’ondes pour grand chose, à part pour Clio, ce qui était, en soi, le plus important, malgré tout. Mais là, un mariage, il nous fallait avoir le même avis. La partie n’était pas gagnée du tout. Rapidement, il m’expliqua, en prenant mes mains dans les siennes, ce qu’était la vision du mariage, pour lui. J’étais assez d’accord sur le principe, mais comment voulait-il que l’on fasse une grande fête avec plein de gens que l’on aime ? On ne parlait même plus à nos propres parents. Les siens l’avaient quasiment reniés, et les miens… étaient-ils encore des parents pour moi ? Pas vraiment. Alors ce serait simplement une fête avec nos amis. Des fêtes que nous faisions tout le temps. Je ne voyais pas vraiment ce qui allait changer, à part que nous serions les invités d’honneur de la fête et que tous les regards seraient rivés sur nous.

« Tu sais, je suis d’accord avec toi, moi aussi j’aimerais une grande fête et tout ça … »

Je ne terminai pas ma phrase, parce que je ne savais même pas vraiment quoi dire pour contrer sa proposition. Je ne voulais pas lui avouer que j’avais peur de mes parents, de leurs réactions, des commentaires qui allaient s’ensuivre. Ce n’était même pas envisageable que je leur fasse face. Et puis, Oli en avait-il envie, lui aussi ? Ses parents étaient pires que les miens. Sauf que vu ce qu’il semblait me dire, il avait plutôt envie de tenter l’expérience, quitte à se faire refouler. Je ne savais pas vraiment quoi répondre, parce que je ne voulais pas le blesser, mais quelque chose me disait que ses parents n’allaient jamais voir ce mariage d’un bon oeil. C’était quasiment sûr.

« Tu peux prévenir la tienne, si tu veux, et je serais avec toi pour le faire si tu as besoin de moi, répliquai-je avec douceur, précautionneusement. Mais je n’ai pas spécialement envie de parler aux miens. Enfin… je ne sais même pas où est mon père, mais ma mère m’a déjà quasiment renié, alors… »

Encore une fois, ma phrase resta en suspens et je baissai les yeux, tristement. Je ne voulais pas repenser au fait que ma mère ne voulait même plus me voir. C’était ridicule mais ça faisait mal.

« J’imagine que je pourrais peut-être envoyer un message à mon frère pour le prévenir, si tu y tiens tellement. Peut-être qu’il viendra, lui. »

Cette fois, ma phrase était sans équivoque, bien entendu. Mon frère resterait toujours mon frère, fidèle à lui même. Il était toujours très occupé, très demandé, mais peut-être que pour mon mariage, il ferait un effort. Je l’espérais, en tout cas, ça me ferait plutôt plaisir de le voir, alors que cela faisait des mois que nous n’avions pas parlé, tous les deux. Je ne savais même pas s’il était au Canada, peut-être qu’il était encore en déplacement pour son travail…
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: La demande (w/ Ethan)   Dim 6 Jan - 20:24



La demande


Au moins Ethan était d’accord avec moi, lui aussi voulait une belle cérémonie et la fête qui s’en suivrait mais parler de nos familles l’affectait. La perspective d’une joyeuse soirée pour ma demande en mariage s’éloignait doucement. J’étais d’un naturel optimiste en général, mais la morosité d’Ethan commençait à me gagner également. Bien sur il n’avait pas tort, je savais pertinemment que mon père refuserait de venir, et même si mon amour s’était proposé de venir avec moi pour les prévenir, je savais au fond de moi que c’était une mauvaise idée, mais j’avais toujours l’espoir que ma mère se laisserait au moins attendrir pour un mariage, quant à ma soeur elle, j’étais sur qu’elle ferait le déplacement

« Enfin… je ne sais même pas où est mon père, mais ma mère m’a déjà quasiment renié, alors  »

J’ai le temps de voir passer de la tristesse dans ses yeux avant qu’il ne les baisse. Je savais que son père les avait abandonnés alors qu’il était assez jeune, il n’aimait pas en parler, quant à son frère, il m’avait dit que s’ils avaient une relative complicité quand il était adolescent, la vie avait fait qu’ils s’étaient éloignés peu à peu, il était toujours en déplacement pour son travail et d’après ce que j’avais compris il n’y avait que les filles et l’argent qui l’intéressait. Mais cette tristesse était surtout pour sa mère je pense, quoique qu’on en dise, une mère reste une maman, et même si ce n’est plus de l’amour, la tendresse pour celle qui nous a mis au monde persiste. Malgré l’emprise qu’avait mon père sur la mienne, je l’aimais encore de tout mon coeur. Je ne sais pas ce qu’il en est pour Ethan, mais je ne voulais pas insister

« J’imagine que je pourrais peut-être envoyer un message à mon frère pour le prévenir, si tu y tiens tellement. Peut-être qu’il viendra, lui. »

Ce serait bien oui, au moins nous aurions chacun un membre de notre famille et qui sait, ils pourraient témoigner auprès de nos familles respectives que nous nous aimions vraiment et qu’être homosexuels n’était pas une tare, nous étions simplement deux être humains qui nous aimions, et je me plais à rêver qu’avec l’arrivée de Clio, nous serions même une famille

- Oui, ce serait bien qu’il vienne, dès que nous aurons fixé une date tu pourras le prévenir, on va regarder ça tout de suite

J’accompagne ma phrase d’un sourire confiant, puis je le lâche pour aller chercher mon agenda et un calendrier. Je lui dis que mon agenda est resté à la clinique pour lui laisser un peu de temps, j’espère que quand je remonterai il aura chassé sa tristesse. Je le retrouve en train de finir le plateau de canapés, c’est que cela va un peu mieux

- Qu’est ce que tu penses d’une date en mai ? Y’a pas mal de ponts, comme ça pour les personnes qui viennent de loin c’est plus pratique et toi tu pourras poser quelques jours pour qu’on puisse se faire une petite lune de miel

J’accompagne ma proposition d’un petit sourire qui en dit long sur cette perspective et mon ventre se remplit de petit papillons à l’idée de passer des journées entières au lit avec lui. On doit penser à la même chose parce que son sourire est l’exact reflet du mien.

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: La demande (w/ Ethan)   Mar 8 Jan - 18:29

la demande
oli & ethan

Repenser à mes parents n’était pas une chose facile. Je préférais rester loin d’eux, même si nous étions dans la même ville. Ils ne pouvaient m’apporter rien de bon. Mon père était on-ne-sait-où, ma mère était probablement en train de vivre sa vie, qu’elle avait dû refaire avec quelqu’un d’autre. Mon frère était sûrement dans les bras d’une jolie fille, dans un hôtel de luxe, à l’autre bout du monde. Bref, une famille parfaite ! Au moins, la famille que j’allais former avec Olivier serait bien plus belle. Nous aurions Clio, nous serions unis et j’espérais bien ne pas avoir à divorcer, ni ne serait-ce que songer à le faire !! Lui et moi, ce serait pour la vie, et à moins d’un énorme problème, il n’y aurait que la mort pour nous séparer. Du moins, j’espérais - mais je savais parfaitement bien - que c’était ce qu’il voulait également de son côté. Mais après Pierre, il ne devait pas avoir envie de renouveler trop souvent l’expérience, et j’avais été l’heureux élu.

Oli me regarda en souriant, et en m’indiquant que nous allions regarder pour une date et que ce serait bien que mon frère vienne. J’allais faire tout mon possible et on verrait bien ce qu’il se passerait. Mon frère était encore en très bons termes avec ma mère, peut-être qu’il arriverait à la convaincre de venir, mais avais-je vraiment envie de voir le regard dégoûté de ma génitrice ? Pas sûr… Je répondis brièvement à son sourire, sans trop croire à mes pensées, et le regardai filer chercher son agenda. Le mien était sur mon téléphone, mais il était plus simple aussi. J’avais toujours les mêmes horaires de travail, je n’avais pas de garde et je prenais peu de vacances alors j’avais toujours le droit de m’absenter quand je le voulais et que j’avais besoin de le faire. Pour Oli, c’était plus compliqué, forcément, alors c’était moi qui me calais sur son planning, la plupart du temps. Il s’éternisa en bas, dans la clinique vétérinaire, et je pus manger à loisir à peu près tous les petits fours restants, mon moral regagnant un peu de bonheur. Manger était une solution comme une autre, et de toute façon, ce n’était pas pour quelques petits fours que le monde allait s’arrêter de tourner.

Lorsqu’Oli revint, il avait déjà l’air à fond dans la lecture de son agenda du printemps. Il me proposa aussitôt le mois de mai. Pas besoin de réfléchir, la réponse était toute faite : je n’avais aucun rendez-vous ni quoi que ce soit de prévu pour une date aussi lointaine.

« On peut faire ça sur le dernier pont alors ? lui répliquai-je en souriant. Comme ça il fera un peu plus beau, non ? C’est quand même plus agréable ! »

Et ça nous laissait aussi encore plus de temps pour nous organiser. Ca allait être du travail, et je n’étais pas certain qu’Oli soit capable de tout assumer, vis-à-vis de l’organisation, mais aussi de son travail prenant. Surtout qu’il était libéral, donc s’il ne travaillait pas, il ne gagnait pas d’argent, bien entendu. Il faudrait que l’on travaille main dans la main et que l’on ne chôme pas. C’était pour la bonne cause : notre bonheur et notre famille !

« Tu as déjà une petite idée d’où passer notre lune de miel ? lui demandai-je d’une voix un peu plus rauque, la voix que je prenais pour lui faire comprendre que cette idée me plaisait beaucoup. »

Pour ma part, j’irais bien au bout du monde sur une île, mais nous ne pourrions pas nous absenter longtemps. Pour partir en vacances dans un endroit lointain, il fallait poser deux semaines minimum, sinon ce n’était pas utile. Alors il faudrait trouver un endroit idéal, à un temps de trajet pas trop pénible !
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: La demande (w/ Ethan)   Jeu 10 Jan - 13:06



La demande


Je suis content de voir qu’Ethan était un peu moins morose. Bien sur, le difficile sujet de nos parents n’était pas réglé, et il faudrait quand même en reparler, mais pour l’instant laissons le de côté. Nous nous mettons d’accord sur la date pour le dernier week-end de mai, avec la fête de la Reine nous disposerons du lundi en plus pour nous remettre de nos émotions, et puis Ethan avait raison, nous avions plus de chance d’avoir beau temps, même si le dicton dit « mariage pluvieux, mariage heureux », je préférerai que le notre bénéficie d’un ciel clément. Il soulève également que cela nous laissera un peu plus de temps pour tout organiser et je souris dans mes moustaches, il s’était donc fait à l’idée de fêter ça en grandes pompes. La question de la date étant réglée, mon amour enquille sur l’autre sujet important

« Tu as déjà une petite idée d’où passer notre lune de miel ? »

Je n’avais pas d’idée précise non, le plus important pour moi était que nous soyons ensemble surtout, et sa façon de me le demander me mets déjà des frissons partout, il était clairement en train de me chauffer là. Je me penche doucement vers lui et passe mon index sur sa mâchoire, descend lentement dans son cou et commence à faire sauter quelques boutons de sa chemise

- Non pas trop … un île au soleil …

Je trace du bout du doigt un cercle autour de son téton. Nos regards ne se lâchent plus alors que je fais courir mes doigts le long de ses côtes avant de les glisser dans son dos pour me rapprocher encore un peu plus de lui. Je fais des mouvement de vagues avec le plat de ma main le long de sa colonne vertébrale et lui chuchote à l’oreille

- … ou un endroit avec de grandes plages de sable blanc …

Je remonte mes lèvres le long de son cou et j’allais l’embrasser quand je le sens rire doucement. Etonné, je me recule un peu, en général, il partait au quart de tour avec ce genre de gestes, mais là son rire ne fait que s’amplifier

- Quoi ? Tu trouves ça trop cliché ? Je suis sur que tu y a pensé aussi !

Légèrement vexé, j’attrape mon verre et le finit d’un coup. Je dois prendre sur moi pour ne pas grimacer quand je sens le caïpi descendre tout le long de mon oesophage, et en plus je n’ai plus rien pour atténuer la brûlure de l’alcool, cet enfoiré a finit tout les petits fours. Ethan s’est arrêté de rire mais un petit sourire espiègle flotte toujours sur ses lèvres. J’adorais chez lui cette façon de sourire même si parfois c’était un peu moqueur, mais il était tellement beau quand il souriait. Je suis à deux doigts de me jeter à nouveau sur lui mais une légère odeur de brûlé vient me titiller les narines

- Merde, le roti !

Je l'avais complètement oublié, et malgré le thermostat au plus bas il avait du continuer de cuire. Je me lève d’un coup, et tout tangue autour de moi. J’arrive tant bien que mal jusqu’au four que j’arrête mais je dois m’appuyer un moment contre le plan de travail, il faut absolument que je mange un truc pour faire passer la nausée qui monte. J’ouvre le placard et m’enfile quelques sucres et c’est alors que mon cerveau fait une étrange association d’idée : caïpi - sucre - pain de sucre - Rio de Janeiro - Brésil

- J’ai trouvé Ethan ! Le Brésil !

Je retourne près de lui presque en courant faisant fi de mon manque certain d'équilibre

- Imagine ! Rio, le soleil ! Ses magnifiques plages, le Corcovado, on pourrait pousser jusqu’aux chutes d’Iguazu en Argentine, il parait que ce sont les plus belles du monde, ce serait un voyage fantastique !

Devant son regard amusé j’ai l’impression d’être un vendeur d’agence de voyages essayant de placer son produit, mais j’étais convaincu que c’était la meilleure destination pour notre voyage de noces. Pour le convaincre un peu plus je me rassois près de lui et lui prend les mains

- Qu’est-ce que tu en dis ?

Un grand sourire aux lèvres, j’attendais sa réponse, plus excité qu’un gamin le soir de noël, mais l’alcool devait y être pour beaucoup.

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: La demande (w/ Ethan)   Jeu 17 Jan - 16:53

la demande
oli & ethan

Nous étions tous les deux rêveurs, heureux comme jamais de nous être engagés dans cette voie. Nos têtes étaient déjà entourées de petits nuages et de plages de sable blanc. Je n’y croyais pas moi-même. Je n’étais pas vraiment branché famille, en général. Au contraire, j’évitais le plus possible d’en parler, ou d’y penser, parce que c’était souvent une source de conflit, ou pire, de tristesse. Mais là, toute cette aventure n’était qu’une immense joie. Oli était l’homme de ma vie, il n’y avait pas de doute à avoir là-dessus. Sinon, nous n’aurions pas tenu aussi longtemps ensemble, tous les deux. J’avais tendance, avant de le connaître, à ne pas avoir d’attache, et à me séparer de tous mes coups d’un soir. Malgré tout, je sentais bien que j’avais changé depuis quelques temps. Je ne pensais plus à mes besoins physiques, mais j’attachais plus d’importance aux gens que je fréquentais. Ella, par exemple, était devenue celle que je considérais comme ma meilleure amie, après qu’elle ait été mon plan cul. Je n’avais pas forcément beaucoup d’amis, mais ceux que j’avais étaient les meilleurs, et j’y tenais comme à la prunelle de mes yeux.

Nous nous retrouvâmes rapidement dans une posture que je ne connaissais que trop bien et que j’appréciais immensément. Alors que nous parlions de notre lune de miel très prochaine, Oli commença à me grimper dessus, laissant la température augmenter entre nos deux corps de quelques degrés. Et alors qu’il me parlait de plage, de sable, de soleil et d’île, il était en train d’entamer des préliminaires qui allaient forcément nous ravir tous les deux. Cette vision me fit rire, et si Oli crut alors que je me moquais de ce qu’il disait, en me demandant si c’était trop cliché, j’étais en fait en train de rire devant ce tableau que je trouvais incroyable. Forcément, comme d’habitude, Oli se vexa aussitôt, sans réfléchir, et je le vis boire son verre d’une traite. Son verre, rempli d’alcool très mal dosé. L’idée me fit rire à nouveau mais je calmai rapidement mes ardeurs pour ne pas gâcher la soirée entière. Je n’avais encore rien dit pour me défendre, ni rien dit pour approuver l’idée des plages et du sable qu’Oli se releva d’un bond en jurant et en précipitant dans la cuisine.

Je faillis me lever à mon tour et finis plutôt par rester assis, préférant le laisser gérer jusqu’au bout. J’étais en train de réfléchir à un endroit où nous pourrions aller, même si je me demandais comment cela se passerait si nous avions déjà Clio avec nous. Que ferions-nous d’elle ? Nous n’allions pas l’emmener avec nous ! Pourrait-on la laisser chez Abby ? Ou serait-elle encore au foyer, parce que nous n’aurions pas encore les droits d’adoption ? C’était presque égoïste de se barrer comme ça après notre mariage si elle n’était pas heureuse avec nous.. Aurait-elle le droit de venir à la cérémonie ? Toutes ces questions restaient sans réponse et Oli les balaya d’un cri strident. Il revint vers moi en courant presque et en clamant qu’il avait trouvé une solution : le Brésil. Je haussai les sourcils devant cette idée brillante.

Pendant qu’il m’énonçait tout ce que nous pouvions trouver au Brésil comme s’il avait déjà mis les pieds dans ce pays, je le regardais s’exciter tout seul, en me disant intérieurement que j’avais de la chance d’avoir rencontré cet homme. Je n’aurais pas pu rêver d’un meilleur petit ami, ou plutôt devais-je à présent dire « fiancé ». Je me relevai pour le rejoindre et passai mes mains sur sa taille en le rapprochant de moi, jusqu’à ce que nos tailles se touchent légèrement.

« C’est super, le Brésil ! Je nous imagine déjà sur la plage de Copacabana et tout ! Tu vas pouvoir bronzer un peu, mollusque ! »

Je tirai la langue puis regardai son teint de porcelaine en faisant la moue. Il n’était pas le seul à avoir besoin de passer du temps au soleil. Je n’étais pas loin derrière. Je devais avoir des origines irlandaises, parce que ma peau brûlait dès qu’il y avait un brin de soleil, si je ne mettais pas de crème solaire. Un vrai roux, sans la couleur de cheveux.

« Je suis super heureux, tu sais… Tu aurais même pu me dire qu’on allait au Groenland que j’aurais été heureux, mais le Brésil, c’est vraiment une superbe idée… »

Je l’embrassai aussitôt, avant de rajouter :

« Je t’aime, tu sais ? »

Oui, il le savait mais j’éprouvais de plus en plus souvent le besoin de lui dire, alors que je n’étais jamais très prolixe dans ces moments là. Je n’étais pas très friand des déclarations dégoulinantes d’amour et tout ce genre d’effusion d’affection. Oli le savait, c’était mon caractère. Mais parfois, je comprenais qu’il avait aussi besoin que je lui montre…
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La demande (w/ Ethan)

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