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 DOMMAGE COLLATÉRAL

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Ian Macgillivray


DISCUSSIONS : 4
MessageSujet: DOMMAGE COLLATÉRAL    Dim 25 Nov - 18:20

Le temps passe à une vitesse folle et je suis heureux de pouvoir enfin mettre en pratique mes talents. Après des semaines à analyser et commenter les dossiers financiers de l’université, je suis enfin en mesure de rencontrer les différents responsables des départements et facultés pour leur exposer la situation et les mesures que je compte prendre pour rétablir la santé financière de l’institution. Après des années de gaspillage et de dépenses folles, l’université est dans une situation précaire et elle n’a plus d’autres choix que d’employer des mesures extrêmes pour se sortir du rouge. Je suis conscient que je ne ferai pas grand amis parmi le personnel, mais je m’en moque. Je ne suis pas ici pour me faire aimer, mais pour engendrer des économies. Ce n’est pas la première fois qu’on me confie un tel mandat et je n’ai jamais échoué. Mon plan est simple, mais strict. Il comporte une série de mesure et d’objectifs qui couvrent toutes les sphères d’activité de l’université. Les années à venir, seront dures aussi ils doivent dès à présent couper dans les dépenses superflues et trouver des moyens pour que les différentes facultés rapportent des sous. Il faut également favoriser la coopération avec les entreprises privées pour les encourager à subventionner les projets de recherches et les différentes activités académiques. Réfractaire aux changements les dinosaures du conseil de l’université ont d’abord eue beaucoup de mal à accepter les conclusions de mon rapport, mais voyant les coffres de l’université vides et leurs dettes se gonflés, ils n’ont pas eu d’autres choix que de me donner carte blanche.

Mon mandat clair en poche, j’ai commencé mes rencontres avec l’ensemble des services faits aux étudiants : service d’accueil, registraire, service alimentaire, infrastructure et bibliothèque. Par le passé, ce sont souvent les services offerts à la clientèle qui étaient amputés d’une grosse partie de leur budget. À mon avis, il s’agit d’une erreur. Il ne faut pas couper dans les services offerts aux étudiants puisqu’ils sont la principale source de revenus de l’université. Il faut plutôt miser sur l’excellence des services offerts pour redorer l’image de l’institution et se faire connaître à l’étranger pour attirer de nouvelles clientèles. L’argent récupérer dans les autres secteurs d’activités de l’université sera donc injecté massivement dans la réparation et l’entretien des bâtiments, mais aussi dans une meilleure gestion des dépenses d’achats d’équipements.

J’ai pris ensuite rendez-vous avec chacun des doyens des facultés pour leur exposer mon plan d’action et les coupures de budgets qui seront faites au sein de leur département. Tout comme les hauts dirigeants, plusieurs se sont montrés hostiles à mon exposé et aux mesures d’austérité suggérés. Plusieurs ont remis en question les chiffes contenues dans mon rapport, mais sachant que j’avais reçu l’aval de la haute direction, ils ont tous fini par signer à leur tour une lettre d’engagement et pris un second rendez-vous avec moi pour présenter mon plan aux membres de leurs équipes. Question de rentabiliser mon temps, j’ai établi mes rendez-vous en fonction des secteurs les plus en difficultés et ceux qui ont davantage besoin de restructuration. Par la suite, j’ai passé plusieurs jours dans chacun des départements pour me familiariser avec le fonctionnement général de ceux-ci. J’ai pris connaissance de chacun des programmes offerts ainsi que des différents services offerts aux étudiants. J’ai également pris connaissance des différents projets de recherches présentés et en cours au sein des départements avant de rencontrer officiellement les professeurs des départements.

29 octobre Il est 8 h 30. J’ai rendez-vous dans quelques minutes pour une réunion avec le doyen du département des études littéraires et l’ensemble de ses professeurs. Inutile de dire que je suis nerveux à l’idée de me présenter ce matin devant Murphy. Je n’ai pas revu Helen depuis notre souper au restaurant aussi je ne sais pas si elle lui parler de mon arrivé à Vancouver et de mon nouveau poste. Peu m’importe. Il aura comme les autres la surprise et n’aura pas d’autres choix que de collaborer et de se plier aux nouvelles règles imposées par la direction. C’est-à-dire, moi. Après avoir déposé mon manteau et pris mes messages, je file rapidement vers la salle de réunion située dans les locaux du département de littérature. La salle de réunion est pleine tout le monde semble présent, mais je n’y vois toujours pas Murphy. Je discute quelques minutes avec le doyen et alors que la réunion va débuter, je prends place autour de la grande table. Le doyen est le premier à prendre la parole. Il salue tout le monde et me fait une rapide présentation des membres du personnel et des professeurs.

- Il s’agit d’une réunion toute particulière ce matin. Comme vous la savez, l’université éprouve depuis quelques années des difficultés financières. Les revenus sont en baisse et les étudiants sont de plus en plus volatiles. Dans ces conditions et pour nous éviter la banqueroute, la direction a pris la décision d’engager un consultant en restructuration de société. Je vous présente, Monsieur Ian Macgillivray avec qui nous allons travailler au courant des prochains mois.

Et voilà, c’est commencer. Je souris au doyen, mais reste de marbre alors que je sens les regards de tout le monde sur ma petite personne. Je ne vois toujours pas Murphy. Est-ce qu’Helen l’a finalement informé? Aurait-il délibérément décidé de boycotter la réunion? Une foule de questions me viennent en tête et je n’entends donc pas le doyen faire le récit de mes expériences antérieures et vanter mes mérites. Lorsque finalement, il me cède la parole, je le remercie et je mets en marche ma présentation PowerPoint. Il s’agit d’une présentation dynamique créée par des professionnels de la publicité. Il s’agit d’un document qui explique en détail chacune des mesures de mon plan.

- Mesdames… Messieurs… Merci de votre attention. Tout d’abord, je tiens à vous remercier pour votre accueil. Je suis conscient que le sujet de cette réunion est loin d’être agréable, mais il s’agit d’un mal nécessaire. Après des années d’instabilité, de dépenses excessives et une baisse considérable de ses revenus, votre université est dans une situation financière précaire. Aussi, pour remédier à ses problèmes, la direction de votre institution a décidé de faire appel à mes services pour mettre en place un plan de redressement. Ce plan a été approuvé par le conseil d’administration et comporte plusieurs mesures importantes que je vais vous présenter.

Je commence mon exposé. Durant un peu plus d’une heure, il est question de diminution des dépenses dans les voyages pour assister à des conférences ou colloques outremer, des coupures également dans le budget de matériel de recherche non subventionnée, coupure dans les budgets d’acquisition des bibliothèques, etc. Et puis finalement quand j’en viens au sujet des bureaux privés des enseignants qui seront désormais partagés, je croise le regard sombre de mon rival. Je peux entendre des murmures de mécontentement dans la salle, mais je m’en moque.

Et puisque ce n’est pas assez, j’ajoute : "Il y aura révision de toutes les chaires de recherches accordées par l’université. Désormais, chaque projet devra recevoir mon assentiment et mon autorisation afin d’en déterminer l’intérêt réel pour l’avancement de l’université, mais aussi être accompagné un budget complet. De plus, les professeurs responsables d’une chaire de recherche seront d’en l’obligation de publier davantage dans la littérature scientifique pour faire part des progrès de leur recherche. Ils devront également se charger de trouver du financement auprès de l’entreprise privée pour subventionner leur recherche."

Je fais une légère pause pour avaler un peu d’eau et ajoute : « Des questions? »

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Mo Nighean Donn
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Stewart Murphy


DISCUSSIONS : 5
MessageSujet: Re: DOMMAGE COLLATÉRAL    Dim 25 Nov - 18:59

Chaque matin, le rituel d’avant mes premières heures de cours était de vérifier et de répondre à mes mails. Si une matinée ne se déroulait de la bonne façon, c’était parce que je n’avais pas eu le temps de vérifier ma boîte mail avant de commencer. Comme certains avaient besoin de leur café du matin, moi, j’avais besoin de vérifier tout ce qui m’avait été envoyé depuis la veille, afin de classer, répondre, archiver tout ce dont j’avais besoin. Il y avait toutes sortes de mails différents : des publicités, des annonces pour des congrès, des mails de confirmation de rendez-vous, des changements de salle ou d’emploi du temps, des questions posées par les étudiants pour leurs travaux… La plupart du temps, tout était très simple, et après tout je n’étais que professeur à l’université, je n’étais pas expert en informatique, ou bien très connecté, de base. Je n’avais jamais à m’inquiéter de certains mails qui pouvaient me paraître bizarre.

Cependant, ce matin-là, je ne m’attendais pas à lire le mail qui était arrivé la veille au soir, à dix-huit heures trente, pour nous prévenir, mes collègues professeurs et moi-même, d’une réunion avec un gestionnaire, qui allait tenter de remonter les finances de l’université, qui commençaient à battre de l’aile d’une façon plutôt effrayante. Nous savions tous que notre train de vie n’était pas décent, dans cette faculté, mais c’était ainsi que tout le monde faisait, alors nous n’avions jamais pensé à changer quoi que ce soit. Nous n’avions même pas essayé, une seule fois. Et désormais, nous étions tous mis à l’amende. Et surtout, cette réunion allait être animée par un homme que je n’aurais jamais imaginé revoir de toute ma vie. Le monde était immense, la planète était incroyablement grande, et peuplée de nombreuses personnes toutes plus différentes les unes que les autres, et c’était sur Ian que je devais tomber pour une maudite réunion ?! C’était une machination, et j’étais pratiquement sûr et certain qu’il l’avait fait exprès, en voyant mon nom, pour me faire chier. Il ne devait pas être le seul gestionnaire, il avait forcément des collègues, qui pouvaient s’occuper de ce problème de finances de l’université. Mais non. C’était lui.

Il était probablement l’homme que je détestais le plus au monde. Ian était mon rival de toujours, l’homme qui avait fait chavirer le cœur de ma femme avant moi. J’étais persuadé qu’il n’avait jamais accepté le fait qu’Helen me préfère à lui, et qu’elle se marie avec moi. Actuellement, ma seule crainte était qu’il puisse lui en vouloir au point de lui faire du mal. Ce type était tout bonnement un connard, et il serait bien capable de faire ce genre de choses, sous son air de gentil garçon, de gendre idéal. Je ne l’avais jamais apprécié. Nous ne nous étions pas vus depuis une vingtaine d’années, j’en avais perdu le compte, mais j’aurais préféré ne plus jamais le revoir. Cependant, je savais, au fond de moi, qu’il ne ferait pas de mal à Helen, parce qu’il l’aimait encore. Et puis… Helen m’avait dit qu’elle savait qu’il était là, en ville, à Vancouver. Je n’avais pas imaginé une seule seconde que ce soit pour résoudre les problèmes financiers de mon lieu de travail, bien au contraire. J’étais persuadé, dès lors qu’elle m’avait dit qu’il était là, qu’il allait faire imploser une bombe au sein de notre famille déjà bien disloquée.

Aussi, je n’avais aucune envie de le voir. Rien que son image, vingt ans auparavant, me filait la nausée. Cependant, je devais faire acte de présence, je n’en avais pas le choix. Je n’avais pas de cours à donner, tout le monde le savait très bien, et j’étais un acteur majeur de ce département d’études. C’était probablement à cause de moi, de mes travaux de recherche et de mes différents congrès que certains niveaux de dépenses étaient trop élevés… Ainsi, lorsque l’heure de la réunion arriva, je me rendis dans la salle de réunion et me fis le plus petit possible, au fond de la salle, terré sur ma chaise. D’une, parce que je ne voulais pas qu’Ian me voit. De deux, parce que je ne voulais pas participer à tout cela, je ne voulais qu’être spectateur de ce désastre. La réunion fut bien entendu, comme prévu, longue à crever. Tout le monde s’ennuyait, mais personne n’osait dire quoi que ce soit, parce que ce n’était pas poli, et parce que nous comprenions tous la gravité de la situation. L’heure passa, et chacun apprit qu’il allait falloir se serrer la ceinture, faire appel à d’autres ressources dont on n’avait pas forcément l’habitude, et surtout… qu’il faudrait demander l’accord de cet enfoiré de première pour avoir n’importe quel crédit, sur n’importe quel projet ! Une honte ! Mais une aubaine pour lui, qui aurait accès à tout ce que nous faisions avec nos étudiants ! Autant dire que j’étais dans la merde, parce que j’avais déjà falsifié des choses pour me permettre de passer plus de temps avec Ludivine. Elle n’allait clairement pas comprendre que je mette de la distance entre elle et moi. Il faudrait absolument que je lui explique qui était cet homme et pourquoi il nous mettait dans la merde ! Encore une prise de tête en perspective, donc… Arriva le moment où Ian nous demanda si l’on avait des questions. Je ne pus m’en empêcher.

« Pour aller aux chiottes, on pourra encore avoir notre libre-arbitre, où on devra aussi te demander ? »

Mes collègues ne m’avaient probablement jamais entendu parler ainsi à quelqu’un, mais ils n’imaginaient pas que j’avais un passif assez… tendu, avec cet homme. Je n’en avais rien à faire, tout ce que je voulais, c’était montrer que je n’étais pas d’accord avec ces mesures, et que nous ne devions pas nous laisser faire.

« Chaque projet devra recevoir ton assentiment, c’est bien ce que tu as dit, Ian ? repris-je, d’un ton acéré, les yeux brillants de tous les éclairs du ciel. Mais tu n’y connais rien, en littérature, ou dans n’importe quel autre domaine ! Comment tu comptes définir ce qui est bon à recevoir ou non ? »

J’entendis quelques murmures d’approbation autour de moi, lorsque mes collègues entendirent mes arguments. J’étais bien content de voir que j’étais soutenu sur ce coup-là, et je soutins le regard d’Ian en attendant sa réponse, même si je savais qu’il trouverait forcément quelque chose à me redire, grande gueule qu’il était.
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Ian Macgillivray


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MessageSujet: Re: DOMMAGE COLLATÉRAL    Sam 1 Déc - 13:16

Ce n’est pas la première réunion du genre que je dois donner. Je suis habitué aux prestations, aux commentaires négatifs et aux regards désapprobateurs. Je suis également préparé aux manques de collaborations et aux sabotages. En plus de vingt ans dans le métier, je pense avoir vu le pire et le meilleur de l’être humain. Il n’est jamais aisé de bousculer des habitudes de vies. Ce n’est pas donné à tout le monde d’accepter facilement le changement. Plusieurs résistent et c’est tout naturel, mais en fin de compte, j’ai toujours eu d’excellents commentaires sur les résultats des mesures que j’ai suggérées. Je ne suis donc pas inquiet. Au fil des années dans ce métier, je me suis construit une armure en béton armé qui me protège des quolibets et des attaques personnelles. Affronter Murphy ne me fait donc pas peur. J’attends ce moment depuis des années. Il est temps pour nous de régler nos différends une fois pour toutes. Certains pourraient penser que mon attitude est puérile et immature, mais je m’en moque. Je suis rancunier et je l’assume. Jamais je ne pourrai pardonner à ce type d’avoir tourné autour de mon Helen. De lui avoir fait de belles promesses et lui avoir chaviré le cœur au point qu’elle puisse en oublier tout ce que nous avions partagé ensemble. Jamais je ne pourrai lui pardonner de l’avoir arraché à mes bras. Le moment de la vengeance avait sonné. C’était le temps de le faire payer pour tout le mal qu’il m’avait causé et qu’il avait causé à Helen ces dernières années. J’allais tout faire ce qui est en mon possible pour rendre sa vie misérable et le discréditer aux yeux de ses collègues. Bientôt tout le monde le verrait tel qu’il est véritablement : un minable sans envergure. Une brute sans cœur. Un moins que rien.

Assis au fond de la salle, Murphy reste d’abord en retrait. Je peux cependant sentir son regard sur moi. Même à distance, je peux ressentir son animosité voir sa haine de me voir dans son carré de sable. Je m’attends à tout de sa part. Ses attaques ne me font pas peur. J’ai déjà hâte d’en découdre avec lui.
Après leur avoir exposé les principaux points de mon plan de redressement, je laisse la parole aux membres du département afin qu’ils puissent émettre leurs commentaires et me poser des questions. Les questions fusent et je réponds à tout un chacun en leur assurant que la transition se fera en douceur. Pas question de tout bouleverser d’un coup si je veux m’assurer leur bonne collaboration. Le temps file aussi, je pense, m’en plutôt bien sortie quand Murphy se manifeste enfin.

« Pour aller aux chiottes, on pourra encore avoir notre libre arbitre, où on devra aussi te demander? »

Dans la salle tous les regards se tournent vers lui. Surpris par ce manque de professionnalisme et de politesse, le recteur lui demande de s’excuser de son impolitesse alors que je me contente de sourire. Il n’a pas changé. Toujours aussi stupide et vulgaire. Je prends une profonde inspiration et réponds toujours avec le sourire : « Dans l’immédiat, rien ne va changer dans vos activités quotidiennes. Aussi, je vous rassure Monsieur Murphy vous pourrez aller à la salle de bains aussi souvent que vous le souhaitez. »

Satisfait de ma réponse, je me détourne de lui pour commencer à ranger mon ordinateur et mes notes quand je l’entends protester de nouveau.  

« Chaque projet devra recevoir ton assentiment, c’est bien ce que tu as dit, Ian? Mais tu n’y connais rien, en littérature, ou dans n’importe quel autre domaine! Comment tu comptes définir ce qui est bon à recevoir ou non? »

Furieux qu’il ose utiliser mon prénom dans un cadre strictement professionnel, je le fusille du regard et sentant que tout le monde attend ma réponse, je dis d’un ton que je veux le plus neutre possible : « Monsieur Murphy semble croire que le Doyen a fait une erreur en me confiant ce mandat. Certes, je ne m’y connais pas en littérature, mais sachez qu’on ne m’engage par pour ma valeur à disserter sur Shakespeare ou sur mes qualités de chirurgien cardiaque, mais pour mon expertise à sauver des entreprises de la faillite. Si vous voulez obtenir mes références bien à vous. Je déposerai dès demain mon curriculum vitae au secrétariat de votre département vous pourrez y lire que le nom de toutes les entreprises que j’ai sauvées de la banqueroute au courant des vingt dernières années. Des entreprises aussi prestigieuses qu’Apple, la Llloyds Bank, Lafarge et British Airways… »

À l’évocation de ces noms prestigieux, je peux lire de la surprise, mais aussi un gain de confiance de la part de certains membres de l’assistance. Seulement la partie est loin d’être gagné aussi j’ajoute : « Pour ce qui est de recevoir ou non mon assentiment sachez qu’un comité indépendant composé de professeurs et de plusieurs doyens des différentes facultés sera mis en place d’ici quelques jours. Désormais, ce sera leur rôle de juger et d’approuver les projets de recherches les plus profitables pour la réputation de l’université. Mon rôle dans ce dossier sera strictement administratif puisque c’est moi qui autoriserai les dépenses. Vous êtes tous invités a postuler pour faire partie de ce comité… dois-je ajouter votre nom, Monsieur Murphy? »

J’entends quelques protestations dans la salle, mais elles sont futiles. Les facultés allaient certes perdent le contrôle de leur budget de recherche, mais cette nouvelle procédure allait faire économiser plusieurs milliers de dollars. Désormais, les professeurs allaient devoir se démener encore plus pour faire la preuve que leur projet de recherche était essentiel pour le développement et le rayonnement de leur champ d’études, leurs facultés et universités.  

À cet instant, l’atmosphère dans la salle de réunion est mi-figue mi-raisin. Je sens que tout doucement les membres du département sont à choisir leur clan aussi, je me décide à lancer ma toute première bombe pour marquer qui de moi ou de Murphy a le plus d’influence et de pouvoir dans la pièce.

- En terminant, sachez que d’ici une semaine, des membres de l’équipe de construction vont passer dans vos bureaux pour prendre des mesures puisque d’ici la fin de l’année vous devrez tous partager vos bureaux avec un collègue. L’université a besoin de récupérer le plus d’espace possible pour construire des nouvelles salles de classe. Monsieur Chamberlain a la liste en main pour ceux et celles qui voudraient manifester leur désir de partager leur bureau avec une personne en particulier.

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Mo Nighean Donn
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