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 tu seras viril, mon kid (w/ oli)

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J. Ethan Hanit


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CREDIT : casielsilencio // silver lungs
MessageSujet: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Ven 20 Juil - 20:46

tu seras viril, mon kid
oli & ethan

Jamais je n’aurais pu croire que la vie pourrait être si douce. Quitter l’armée - même si c’était parce qu’on m’avait forcé la main - avait été la meilleure idée que j’avais eu ces dix dernières années. Sans cela, je n’aurais jamais rencontré Olivier, je n’aurais jamais connu ma vraie identité, la personne que je suis. J’aurais sûrement été malheureux encore longtemps, dans ma petite vie misérable. Désormais, je travaillais dans un garage, à temps plein, je faisais ce que j’aimais sans que l’on ne me juge. Je vivais avec l’homme qui faisait battre mon coeur et j’étais très heureux avec lui.

Olivier était parfait pour moi : il me canalisait et m’aidait à avancer. Je n’aurais pas pu trouver mieux, et aucune des femmes que j’avais fréquentées avant ne pouvait égaler ce que je ressentais pour cet homme ; l’homme de ma vie, très certainement.

La vie suivait son cours et honnêtement, j’aurais pu rester ainsi à jamais. Nous étions bien, dans le loft d’Oli, juste au-dessus de la clinique vétérinaire. Pour le moment, je n’avais toujours pas repris contact avec ma famille, il était encore un peu trop tôt. Je n’osais pas appeler ma mère. Je ne voulais pas non plus de nouvelles de mon frère, qui était probablement dans un pays lointain pour travailler et sauter des tas de nanas. Ce n’était vraiment pas pour tout de suite, et je pouvais tout à fait vivre sans ma famille, sans aucun problème. Du moment que j’avais Oli pour moi tout seul, tout allait bien.

Ce jour-là, il donnait des petites séances pour présenter son métier et son amour des animaux à des classes de primaire, dans une école non loin. Il adorait faire ça, expliquer en quoi consistait son travail aux enfants, qui écoutaient tout avec attention et dont les yeux brillaient de mille feux en imaginant des petits chatons, chiots et autres poulains… S’il pouvait donner des vocations à ces gosses, il en deviendrait l’homme le plus heureux du monde. Ce n’était pas la première fois qu’il s’adonnait à ce type d’expériences et il aimait de plus en plus expliquer devant des classes entières tout ce qu’un bon vétérinaire devait faire.

Le soir-même, j’étais quand même très heureux de le voir revenir à la maison. A force de préparer ses speechs devant les classes, il devenait très perfectionniste - plus qu’il ne l’était déjà - et passait plus de temps à réviser ses textes qu’à se reposer vraiment. Je l’accueillis en caleçon et t-shirt dans l’entrée, pour bien lui faire comprendre que ce soir, ce n’était pas le moment de penser au boulot et que je voulais être avec lui. Il me parut soucieux, et je compris que je n’allais pas vraiment obtenir ce que je désirais… Aussi, je lui laissai le temps de se débarrasser de sa veste et de ses affaires pour venir l’embêter.

« Laura a appelé il y a dix minutes, elle te rappelle que tu as une intervention à la première heure demain matin… »

Commencer par les rappels de boulot, toujours, pour mieux les laisser derrière ensuite. Je m’entendais de mieux en mieux avec Laura, elle m’appréciait plutôt bien et me laissait souvent des messages pour Oli, lorsqu’il était absent, et je devais avouer que ça me plaisait pas mal de jouer à la secrétaire personnelle.

« Tu as passé une bonne journée ? Ils ont été attentifs ? demandai-je finalement. Tu as les traits tout tirés, ça va ? »

Non pas que je m’inquiétais pour lui, Olivier savait gérer sa fatigue et son stress tout seul, comme un grand, mais je ne voulais pas qu’il se surmène, tout de même. Il était vétérinaire avant tout, pas maître d’école… Et mon rôle, dans ce couple, c’était de m’assurer que tout allait bien pour lui, pour nous.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Sam 21 Juil - 13:21


TU SERAS VIRIL, MON KID


Je finis de ranger mes notes dans ma sacoche après avoir salué toutes les petites têtes blondes, qui bien qu’intéressés par cette seconde intervention dans leur classe, n’en sont pas moins pressés de sortir, puis je me tourne vers Madame Eldwood, l'institutrice

- Vous savez pourquoi la petite Clio n’était pas là aujourd'hui ?

Je vois tout de suite à sa tête que c’est sérieux, et elle me le confirme en m’expliquant que son papa à eu un grave accident de la route ce matin, et qu’elle ne pourra pas venir non plus à la clinique demain. J’accuse le coup, j’aimais beaucoup cette gamine.
La première fois que je l’avais vue en classe elle s’était montrée très attentive et très intéressé par mon petit exposé sur le métier de vétérinaire. A cet âge, il ne faut pas être trop frontal avec les réalités de la vie. J’avais donc un peu édulcoré la partie un peu moins « glamour » de mon métier, et à la fin du cours elle était carrément venu me demander si en plus de soigner les animaux il m’arrivait d’en euthanasier aussi, parce que c’était ce qu’un vétérinaire avait fait avec son lapin. Avec tact je lui avais expliqué que oui ça m’arrivait aussi, mais qu’avant tout j’étais là pour les faire aller mieux, et que quand ce n’était pas possible c’était une solution pour qu’ils ne souffrent plus. J’étais assez abasourdi que ses parents ne lui aient pas expliqué cela, et puis elle m’a posé d’autres questions assez pertinentes pour une enfant de cet âge. Nous avions discuté pendant toute la récréation et elle avait fini par me convaincre de la laisser venir à la clinique de temps en temps. J’avais mis cela en place avec son institutrice qui s’était occupée de demander l’autorisation parentale et c’est comme ça que j’avais fait plus ample connaissance avec cette petite fille curieuse et avide d’apprendre. Elle avait vite pris ses marques et si au début elle était un peu impressionnée, maintenant elle m’aidait à refaire des pansements, nourrir les animaux hospitalisés et aussi a nettoyer les cages parfois, sans que je ne lui impose quoique ce soit. Et surtout, elle avait le don de calmer et rassurer les animaux.

- Vous savez où elle est ? Elle n’a plus sa maman je crois

Elle m’avait dit qu’elle avait du revenir vivre chez son père après le décès de sa maman et je me demandais si elle avait de la famille qui prenait soin d’elle

- L’hôpital a du contacter les services sociaux mais madame la directrice doit avoir plus de détails si vous voulez

Je jette un rapide coup d’oeil à l’horloge au dessus du tableau, j’avais promis à Ethan de rentrer tôt, mais je voulais aussi savoir ce qu’allait devenir Clio. Je passe donc voir la directrice de l’école et nous discutons un long moment de Clio et de ce qui pourrait advenir d’elle si son papa décédait. Et les perspectives sont très peu réjouissantes. En partant je lui demande de me tenir au courant de l’évolution de santé de Monsieur Bennett et de se renseigner pour Clio.
C’est avec le coeur lourd et plein de questions en tête que je rentre chez moi. Il est tard et Samuel a déjà fermé la clinique. Comme d’habitude, je passe voir les animaux avant de monter et je suis accueilli par Ethan qui apparemment s’était déjà douché vu sa tenue. Il me laisse poser ma sacoche et enlever ma veste avant de me transmettre un message de Laura. J’en venais parfois à me demander si ce n’était pas Ethan qui lui avait dit de passer par lui pour les messages quand je n’étais pas là pour ne pas me déranger, mais je trouvais l’attention charmante. Je lui réponds oui d’un signe de tête

« Tu as passé une bonne journée ? Ils ont été attentifs ? Tu as les traits tout tirés, ça va ? »
- Oui oui ça va, je suis un peu fatigué, je vais aller me doucher

J’expédie la douche en 5 minutes, me sèche rapidement et enfile un jogging et un pull avant d’aller m’écrouler dans le canapé. D'habitude cela me permettais d'oublier une journée un peu difficile, mais pas ce soir. J’entends Ethan s’affairer dans la cuisine, il doit préparer le diner et je dois dire que ça m’arrange bien. Je ferme les yeux et les rouvre quand je sens ses mains se poser sur mes épaules. Il se penche et dépose un baiser au coin de mes lèvres  avant de commencer à masser doucement ma nuque mais même cela n’arrive pas à me détendre et à me sortir Clio de la tête

- Je suis désolé Ethan …  

Il s’arrête et vient s’assoir à côté de moi. Je voyais bien que je ne répondais pas à ses attentes comme il l’entendait et il avait droit à un minimum d’explications

- J’ai appris une mauvaise à l’école … Tu sais la petite Clio qui vient souvent à la clinique, son papa à eu un grave accident de voiture ce matin et …

Je regarde rapidement le message qui s’affiche sur mon téléphone qui venait de vibrer sur la table basse et je sens tout mon sang refluer vers mon coeur. Inquiet, Ethan prend le téléphone et regarde le message en même temps que je lui annonce qu’il est mort

- … pauvre petite … qu’est ce qu’elle va devenir ?

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Dernière édition par Olivier Simon Metcalfe le Dim 22 Juil - 13:22, édité 2 fois
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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Sam 21 Juil - 15:19

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Il n’était pas rare qu’Olivier prenne du temps pour lui en rentrant d’une journée de travail. Je faisais souvent la même chose, mais il avait l’air vraiment éteint, et ça m’inquiétait un peu, je devais bien l’avouer. Il avait le regard vide, l’air préoccupé, et je ne savais pas quoi faire ou quoi dire pour qu’il m’explique ce qu’il se passait. Au lieu de cela, il partit prendre sa douche, pour se détendre un peu. Alors que j’entendais le jet d’eau couler, je pris place en cuisine pour préparer un petit repas tout simple : je mis de l’eau à chauffer pour faire cuire du riz et commençai à couper des légumes et des petits carrés de poulet pour les rajouter avec et réaliser une salade. J’étais toujours un peu inquiet, j’avais besoin de savoir ce qu’il se passait dans la tête de mon cher et tendre. Une fois le riz cuit, je mélangeais le tout dans un saladier, avec une petite sauce, avant de tout placer dans le réfrigérateur pendant un petit moment, le temps que tout refroidisse. Puis, je repassai dans le salon pour découvrir que mon vétérinaire de petit ami était installé dans le canapé, l’air totalement abruti par sa journée.

Je m’approchai sans bruit, et vis qu’il avait fermé les yeux. Il ne dormait pas, je voulais bien le distinguer. Ses lèvres étaient pincées, comme lorsqu’il était énervé, ses paupières, fermées sur ses yeux, bougeaient en tout sens. Je débutai donc un petit massage pour le détendre, en espérant qu’il ne me repousse pas, mais je me doutais bien qu’il allait apprécier mon geste. Lorsqu’il s’excusa, je cessai mon massage pour contourner le canapé et essayer de lui soutirer des informations : c’était le moment !

« Tout va bien ? lui demandai-je. »

Il m’expliqua donc qu’il avait appris une mauvaise nouvelle à l’école où il avait fait sa séance, ce jour-là. Il me rappela l’existence d’une enfant, Clio, qui venait en effet très régulièrement à la clinique vétérinaire et que je croisais parfois, en rentrant du garage un peu plus tôt, ou alors le midi quand j’avais le temps de rentrer manger. Elle était très mignonne, avec ses grands yeux bleus, et elle me disait toujours bonjour. Un vrai petit ange. J’ouvris la bouche de surprise en entendant Oli m’expliquer que son père avait eu un accident de voiture, le matin même. La pauvre gamine devait être dans un état incroyable. Comme si le destin avait compris que nous parlions de cela, le téléphone d’Olivier vibra et lorsqu’il releva les yeux vers moi après avoir lu le message, je compris que la nouvelle était encore pire, et il m’annonça en deux mots que le père de la petite était mort des suites de ses blessures. Je sentis mes épaules s’affaisser et Oli m’ôta les mots de la bouche.

« Merde… »

Je ne pus m’exprimer davantage. Ce n’était pas que je souffrais personnellement de cette nouvelle, mais j’imaginais la réaction de la petite. Elle n’avait qu’une dizaine d’années, elle était minuscule et elle n’avait déjà plus sa mère. Sans son père, c’était fichu, elle avait finir dans une famille d’accueil, ou dans un foyer. Ça craignait pas mal…

« J’imagine que les services sociaux doivent s’occuper d’elle… t’en fais pas, Oli, elle va s’en sortir… le Canada, c’est pas si mal pour ça… »

J’essayais de le rassurer comme je pouvais, même si je ne voyais pas très bien pourquoi il se mettait dans un état pareil. Je me doutais qu’il tenait beaucoup à elle, parce qu’elle était vraiment gentille, intelligente, elle écoutait tout ce qu’il lui disait et elle l’aidait beaucoup avec les animaux, mais ce n’était pas parce qu’elle allait être placée qu’il ne pourrait plus jamais la voir, au contraire. Ce serait sûrement bien pour elle qu’elle puisse continuer de venir à la clinique.

« Tu vas continuer de la voir de toute façon, elle va venir encore ! Ca lui fera du bien d’être avec les animaux, j’en suis persuadé… »

Je pris la main d’Oli dans la mienne pour lui faire comprendre qu’il devait m’écouter, que je devais avoir raison et qu’il ne fallait pas qu’il s’inquiète pour elle. Elle serait toujours libre de venir, un foyer, ce n’était pas une prison… une famille d’accueil non plus !
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Dim 22 Juil - 12:23


TU SERAS VIRIL, MON KID


J’étais effondré. Ce n’était pas en soit la mort de cet homme qui m’affectait autant, mais je pensais à Clio. Qu’est-ce qu’une petite fille pouvait ressentir à la mort de son père ? Déjà pour un adulte c’était compliqué, mais finalement dans l’ordre des choses, mais pour une enfant, et qui plus est qui avait déjà perdu sa maman, cela devait être terrible

« J’imagine que les services sociaux doivent s’occuper d’elle… t’en fais pas, Oli, elle va s’en sortir… le Canada, c’est pas si mal pour ça… »

Comment il pouvait savoir ? J’ai une furieuse envie de lui répliquer qu’après tout il n’en sait rien mais je me retiens, il essayait simplement de me réconforter comme il pouvait. Je me dis qu’il a peut-être raison, qu’il faut que je me persuade que les services sociaux canadiens doivent avoir l’habitude de gérer ce genre de cas, que Clio sera bien prise en charge, psychologiquement surtout, et qu’elle serait bien accueillie dans une famille aimante, mais comment savoir ? Nous n’étions pas très loin des Etats-Unis et on sait tous comment ça se passe là-bas, toutes ces fugues ou ces enfants battus par des familles qui ne les recueillent que pour l’argent. Il faut que j’arrête de penser à ça, les bonnes familles doivent être plus nombreuses que les mauvaises, et puis nous sommes au Canada pas aux US, Ethan doit avoir raison. Je sens sa main se glisser dans la mienne et la serrer doucement

« Tu vas continuer de la voir de toute façon, elle va venir encore ! Ca lui fera du bien d’être avec les animaux, j’en suis persuadé… »

Oui, ce serait une bonne thérapie, elle aimait tellement s’en occuper, mais pourra-t-elle encore venir ? Et si elle était envoyée à l’autre bout de la ville, ou pire dans une autre ville

- Mais qu’est ce que tu en sais ?

Je ne voulais pas être agressif mais c’était sorti tout seul, c’est vrai, comment pouvait-il s’avancer comme ça sans savoir. Je m’excuse immédiatement

- Pardon Ethan, je suis désolé …

Il balaye mes paroles d’un signe de la main et me serre un peu plus contre lui. Nous restons un moment l’un contre l’autre mais il ne dit plus rien. Je ne sais pas pourquoi je m’inquiétais autant pour cette petite fille, et puis elle avait peut-être encore de la famille, un oncle ou une tante quelque part qui pourrait prendre soin d’elle

- Tu as sans doute raison, je verrais demain avec la directrice de l’école ce qu’il en est, ça ne sert  à rien de s’en faire comme ça sans savoir

Il me sourit gentiment puis propose de diner. J’essaye de faire honneur à la salade qu’il avait préparée mais je n’ai pas très faim. Je débarrasse les plateaux dans la cuisine et fait la vaisselle à la main, cela m’occupe et m’évite de penser à Clio. Je réponds à Ethan qui me demande du salon si je veux voir un film en particulier qu’il peut choisir ce qu’il veut. Quand je reviens, je m’allonge sur le canapé, la tête sur ses genoux, j’avais juste besoin de câlins et de tendresse ce soir et il le comprend bien.
Ces même doigts glissant dans mes cheveux qui m'avaient endormi me réveillent doucement, et je ne fais pas prier pour aller au lit, au moins quand je dormais je ne pensais pas à une petite fille maintenant orpheline …
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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Dim 22 Juil - 22:34

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Forcément, Oli n’avait pas l’air de croire à tout ce que je lui disais, et je ne pouvais pas le blâmer pour cela. Il avait raison de douter de mes dires, parce que je n’étais pas le mieux placé pour en parler. Je n’avais pas vécu la mort de mes parents, même si j’étais parti très tôt de chez eux. J’avais vécu sans mon père, certes, mais je n’avais jamais été placé, je n’avais jamais perdu ma mère. Pourtant, je sentais qu’il n’y aurait pas de problème pour cette gamine. Elle était mignonne comme tout, adorable, tout le monde voudrait l’adopter et elle se trouverait une famille aimante, qui la rendrait heureuse à nouveau. Bien sûr, pour Oli, c’était encore difficile à comprendre, parce que la nouvelle était toute fraîche dans sa tête, et que ça le touchait beaucoup plus que moi. La preuve en était qu’il avait l’air vraiment en colère que je puisse être optimiste pour elle, mais je ne voulais pas voir le mal et du noir partout non plus… Il s’excusa rapidement, et je le serrai contre moi pour faire passer le désaccord. Je ne voulais pas que l’on se dispute pour un sujet aussi stupide. Je devais apprendre à la fermer, surtout. Aussi, lorsqu’il me répliqua que je devais avoir raison et qu’il en parlerait avec la directrice de l’école, je ne répondis rien, le laissant gérer comme il le voulait, même si je trouvais cela un peu déplacé d’en parler à la directrice… Il n’était pas lié à Clio, il n’avait même rien à voir avec elle, d’un point de vue légal, et ce n’était pas certain que la directrice en question lui donne les informations qu’il voulait savoir. Je me retins bien de lui faire la moindre remarque là-dessus, et avec un sourire, j’en profitai pour lui demander s’il voulait dîner.

Le repas fut simple et assez écourté par l’humeur d’Olivier. D’un air renfrogné, je le regardai jouer avec les morceaux de tomate dans son assiette, ce qui n’était pas dans ses habitudes. Il était en train de ressasser les choses, je le voyais bien, mais je ne pouvais rien dire, rien faire pour changer cela… Il se chargea bien vite d’emmener nos couverts et nos assiettes dans la cuisine pour les laver, pendant que je cherchais quel film regarder à la télé. Je lui proposai plusieurs choses, sans qu’aucune d’elle ne retienne son attention. Ainsi, je choisis un truc au hasard, en me disant que nous allions passer une superbe soirée. Je soupirai. Il allait falloir éclaircir toute cette histoire, et j’espérais que dès le lendemain, son humeur soit meilleure. Il revint s’installer sur le canapé pour regarder le film que j’avais choisi, un truc à l’histoire plutôt quelconque, qui n’allait pas vraiment nous tenir éveillés ce soir-là. C’était aussi bien : nous travaillions tous les deux le lendemain matin. Olivier s’endormit très vite, sa tête posée sur mes genoux, et mes doigts continuèrent de s’entrelacer dans ses boucles jusqu’à la fin du film. Je le réveillai ensuite pour l’envoyer se coucher. Je pris le temps de ranger un peu le salon pour ne pas subir ses grognements le matin suivant, puis, je pris le chemin de la chambre à coucher, en passant par la salle de bains pour me brosser les dents, et effectuer ainsi tout mon petit rituel du soir.

J’étais épuisé et je ne tardai pas à m’endormir. Le lendemain, je savais que la journée allait être difficile. Le mercredi, il y avait toujours plus de clients, parce que nombreux étaient ceux qui ne travaillaient pas ce jour-là et qui décidaient de venir faire réviser ou réparer leur voiture. Je ne pouvais pas les blâmer, je faisais pareil dans les autres services le lundi, lorsque notre garage était fermé. Je commençai à somnoler, les pensées déjà tournés vers mes rêves de la nuit, lorsque j’entendis la sonnette de l’entrée résonner très fort, très longtemps, puis par à-coups à plusieurs reprises. Je sursautai contre Olivier et grognai aussitôt en imaginant déjà ce que j’allais pouvoir faire subir au sale type qui venait nous réveiller à cette heure-ci. C’était forcément un client d’Oli, qui venait pour une urgence. Les gens ne comprenaient donc pas que la nuit, le week-end, les jours fériés, il y avait un numéro d’urgence, et que ce n’était pas forcément Olivier qui était de garde ?! D’un air excédé, je me relevai d’un bond et enfilai un t-shirt avant de me précipiter sur la porte d’entrée, bien décidé à engueuler sévèrement le connard qui avait osé nous réveiller à minuit passé. Lorsque j’ouvris la porte, je m’attendais à voir un type un peu paumé, avec une caisse de transport pour animal… mais je ne m’attendais pas du tout à voir la petite Clio.

Il ne me fallut pas longtemps pour la reconnaître. Nous en avions parlé avec Oli, et puis, je la croisais de temps en temps. J’aurais pu la reconnaître entre mille… Soudainement assommé par le fait qu’elle soit devant notre porte, sur notre paillasson, j’eus un moment d’absence, où mon cerveau fut incapable de prendre la moindre décision.

« Mais qu’est-ce que tu fiches ici ? furent les seuls mots qui passèrent mes lèvres. »

J’étais éberlué. D’où venait-elle ? Comment avait-elle fait pour retrouver son chemin en pleine nuit ? Et surtout pourquoi était-elle ici ? Toutes ces questions restèrent sans réponse et je la fis entrer  en passant une main dans son dos, avant de vérifier que personne ne la suivait dehors. Je n’avais pas envie d’avoir des ennuis.

« Mais Clio, tu viens d’où ? lui demandai-je, alors que la petite tremblait de tous ses membres. »

Elle n’avait pas l’air enclin à répondre à mes questions et je soupirai avant de lui servir un verre de jus de fruits. Elle ne rechigna pas à le boire, et termina le verre d’une traite. Je l’observai faire, avant de me dire qu’il faudrait peut-être que je prévienne Oli, qui était resté dans le lit, pour dormir.

« Tu restes ici, ok ? Je vais chercher Oli ! »

Elle eut l’air de comprendre qu’il était en dehors de dormir et hocha la tête, bien sagement. Un vrai petit ange… seulement que faisait cet ange dans notre loft ?! Je filai dans la chambre pour aller réveiller Oli et le secouai comme un prunier, et tant pis si ça le rendait de mauvaise humeur.

« Oli, réveilles-toi, y a Clio dans la cuisine ! C’est elle qui vient de sonner ! Magne toi !! »

Je n’attendis pas qu’il se lève pour rebrousser chemin et rejoindre la petite dans la cuisine. Elle était toujours là, debout, les bras ballants, à attendre que je revienne avec Oli. Elle avait l’air vraiment perdu, et ses yeux rouges attestaient du fait qu’elle avait probablement dû pleurer toute la journée, à cause de l’accident mortel de son père…
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Dim 22 Juil - 23:57


TU SERAS VIRIL, MON KID


Je me couche après m’être brossé les dents et Ethan n’est toujours pas dans la chambre. Je commençais à m’endormir quand j’entends glisser la cloison. Il va directement à la salle de bain sans même me jeter un regard. Je l’entends se brosser les dents, et il se fait attendre, tant et si bien que je sombre avant qu’il soit dans notre lit. Je fais des rêves bizarre, me réveille plusieurs fois. Les bras d’Ethan m’apaiseraient bien mais il me tournait le dos et je ne voulais pas le réveiller, il avait du se sentir un peu à l’écart ce soir, je n’avais pas été très sympa avec lui. Je finis par trouver un sommeil un peu moins agité quand la sonnette de la porte d’entrée de la clinique retentit, fort et longtemps. J’allais repousser la couette pour me lever mais Ethan est plus rapide. Il sort de la chambre comme une flèche l’air très mécontent. Je le comprends, je n’étais pas de garde ce soir, mais parfois les gens venaient quand même ici pour une urgence. Je sais qu’Ethan m’avait devancé parce que je ne savais pas dire non alors que lui n’hésiterait pas à renvoyer le client chez le véto de garde. Je commençais à me rendormir quand il vient me secouer, ce devait être grave

« Oli, réveilles-toi, y a Clio dans la cuisine ! C’est elle qui vient de sonner ! Magne toi !! »

Comment ça Clio dans la cuisine ? Il ressort de la chambre en vitesse et je me demande si je ne rêve pas encore mais non, je suis bien éveillé. A moitié dans le gaz je me lève et quand j’arrive dans la cuisine je suis percuté de plein fouet par une petite tête brune qui s’accroche à ma taille avec force. Je ne peux que resserrer mes bras autour d’elle alors qu’elle commence à pleurer à chaude larmes. Je caresse doucement sa tête en lui disant de se calmer, ce qu’elle fait au bout de quelques minutes mais quand j’essaie de la détacher de moi elle s’accroche encore plus fort

- Clio ... lâche-moi veux tu ? ... s’il te plait …

A force de patience j’arrive à mes fins et m’accroupis pour me mettre à sa hauteur

- Qu’est-ce que tu fais ici ? Comment tu es venue ?

Elle se lance dans une longue explication de sa journée, qu’une dame était venue la chercher et qu’elle l’avait emmenée dans un centre où il y avait plein d’enfants qui lui avait dit que si elle était là c’était parce qu’elle n’avait plus de parents. Elle leur avait rétorqué que son papa était à l’hôpital et qu’il allait venir la chercher mais la dame était revenue pour lui dire que son papa ne reviendrait pas. Je lance un regard inquiet à Ethan qui s’était assis sur un des tabouret, ils lui avaient quand même dit que son père était mort j’espère

- Clio, tu sais pour ton papa ?

Elle hoche la tête et ses yeux se remplissent à nouveau de larmes. Je la reprends contre moi pour la bercer un peu puis l’emmène sur le canapé

- Viens … allonge toi là

Je vais chercher une couverture dans la chambre et trouve Ethan me bloquant la porte quand je veux ressortir. Il avait refermé la cloison et me lance un regard pas très bienveillant. Il avait bien compris que j’avais l’intention de faire dormir Clio ici ce soir et ça n’avait pas l’air de lui plaire

- Je sais Ethan ! Mais on ne peut pas la renvoyer dans un foyer ! Son père est mort aujourd’hui et elle ne connait personne ! S’il te plait, juste pour cette nuit …
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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Lun 23 Juil - 15:13

tu seras viril, mon kid
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A peine Oli entra dans la cuisine que la petite lui fonça dessus pour lui faire un câlin. J’écarquillai les yeux en haussant les sourcils. Il avait réellement la cote avec cette gamine. C’était quand même fou qu’elle lui fasse confiance à ce point, il avait dû se montrer très gentil avec elle. Non pas qu’Olivier n’était pas digne de confiance ou quoi, mais les enfants avaient parfois du mal à se montrer aimants comme ça. Ils pouvaient se méfier. Surtout que son père vivait seul avec elle et qu’il avait dû lui dire de se méfier des inconnus. Toutefois, Oli n’était plus un inconnu pour elle, elle l’avait rencontré à l’école, elle avait confiance en lui. C’était probablement pour cette raison qu’elle ne voulait pas forcément me répondre ou m’approcher : parce qu’elle me connaissait moins.

Elle était adorable, certes, mais comment avait-elle pu retrouver son chemin dans la nuit, toute seule ? C’était à n’y rien comprendre, et ça m’inquiétait un peu, parce que j’avais peur que quelqu’un débarque ici, en faisant un quelconque lien entre elle et nous. On allait passer pour des kidnappeurs d’enfant et tout, ce serait affreux. Déjà qu’on était homosexuels, j’aimerais plutôt éviter d’aligner toutes les tares possibles ! Je soupirai alors que Clio lâcha enfin Oli et commença à expliquer tout ce qu’il lui était arrivé dans sa journée, qui devait facilement être la pire journée de sa vie. Nous l’écoutâmes avec attention, les yeux rivés à son visage larmoyant et tout rouge. Elle était vraiment triste, vraiment mal. Mais ce qui m’impressionnait le plus, c’était la maturité dont cette petite faisait preuve. Elle avait très bien compris pourquoi son papa n’allait pas revenir, et ce qu’il adviendrait d’elle si elle restait dans ce foyer. Alors qu’Oli la prenait de nouveau dans ses bras pour la calmer, je croisai les bras. Quelle était la bonne solution ? Il n’y en avait qu’une, de toute façon : la ramener illico au foyer, sinon nous aurions des ennuis avec les forces de l’ordre et la justice. J’avais très peu envie de finir en garde à vue.

Aussi, je fronçai les sourcils en voyant Oli déposer Clio sur le canapé en lui disant de se reposer et en la câlinant un peu. Il s’avança en quatrième vitesse vers la chambre et je l’y suivis, parce que je n’aimais pas ce que j’étais en train de voir et de comprendre. Je bloquai l’accès à la chambre de mon corps.

« Tu vas faire quoi exactement là ? »

Sa réponse fut sans appel. Il me répliqua qu’on ne pouvait pas la renvoyer là-bas, parce que son père était mort et qu’elle ne connaissait personne. Mais de toute façon, elle n’aurait pas le choix que de rester là bas. Une nuit ici, ça ne changerait rien, ça ne servirait à rien. Je soupirai. Oli était têtu et je l’étais également, mais la bataille serait ardue pour savoir qui de nous deux avait raison sur ce point là.

« Oli, on la connait pas cette gamine ! On doit la ramener ! Ils ont déjà dû faire un signalement à la police, putain ! »

J’étais vraiment en colère. Je ne voulais pas avoir affaire à la police, je les détestais. Oli n’avait pas l’air de se rendre compte de la gravité de la situation et de ce que l’on risquait si quelqu’un arrivait chez nous et voyait la petite fille sur notre canapé.

« On doit la ramener là-bas Oli, merde à la fin ! Tu veux avoir des problèmes ? »

Au fond, j’étais furieux, mais je savais que je paniquais aussi. Légèrement. Beaucoup, en fait. Nous ne pouvions pas garder cette enfant cette nuit, c’était bien trop dangereux pour nous !

« Ils pourraient t’enlever la clinique ! C’est ça que tu veux ? »

J’y allais vraiment fort, mais c’était avec ce genre d’arguments que je pouvais peut-être gagner des points. Jamais Olivier ne pourrait perdre sa clinique, son job, ses animaux à sauver, je le savais. Mais même ça, ce n’était peut-être pas assez fort pour le faire revenir à la raison.

Derrière moi, j’entendis la petite toussoter et lorsque je me retournai, je vis qu’elle avait assisté à toute la conversation. Je soupirai à nouveau, un peu contrarié qu’elle ait tout entendu.

« Clio… Retourne sur le canapé s’il te plait… »

Elle secoua la tête et je compris qu’elle n’allait certainement pas m’obéir. Sale gosse… Elle partit se réfugier dans les bras d’Oli qui en avait profité pour sortir de la chambre entre temps, en bénéficiant de mon manque d’attention. J’avais perdu le combat, c’était joué d’avance.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Jeu 26 Juil - 23:48


TU SERAS VIRIL, MON KID


Je déniais de la tête tout ce qu’Ethan était en train de me dire. Je la connaissais moi cette gamine, je savais qui elle était en tant que personne. Quand je vois comment les animaux se comportaient avec elle, et eux il ne mentent pas. Mais répliquer ce genre d’arguments à Ethan n’aurait pas fait avancer le débat de toute façon

« On doit la ramener là-bas Oli, merde à la fin ! Tu veux avoir des problèmes ? »
- On ne va pas la ramener en pleine nuit au foyer quand même !

C’était surtout Clio qui avait des problèmes, cette pauvre petite perd son père et lui tout ce qu’il voit c’est qu’il pourrait avoir des problèmes. Je ne vois pas en quoi la recueillir une nuit pourrait nous être reproché, on ne l’avait pas kidnappée, ni forcée à venir chez nous, mais Ethan est toujours aussi furieux

« Ils pourraient t’enlever la clinique ! C’est ça que tu veux ? »

Non mais il déraille complètement. Plus que de la colère je vois maintenant de la peur dans ses yeux et je pourrais trouver ça mignon qu’il s’inquiète ainsi pour moi si la situation n’était pas aussi dramatique

- Non mais n’importe quoi ! Bien évidemment que je …

Je m’arrête net en entendant un petit toussotement derrière Ethan, Clio n’était pas restée sur le canapé et elle avait apparemment entendu toute notre conversation. Je le contourne pendant qu’il essaie de la renvoyer dans le salon mais comme tout à l’heure elle se réfugie dans mes bras, ignorant tout ce qu’il pouvait lui dire, c’était comme s’il n’existait pas. Je la câline un moment en lui expliquant qu’Ethan est en colère contre moi et surtout pas contre elle. Je l’assois dans le canapé et lui explique qu’elle peut dormir ici cette nuit mais que demain je la reconduirais au foyer, et pourquoi j’y étais obligé. Elle s’attriste mais ne dit rien, j’espère juste que demain matin elle se rendra compte que c’est la meilleure chose à faire. Je lui enlève ses chaussures pour qu’elle puisse s’allonger sur le canapé, puis je pose la couverture sur elle et embrasse son front avant d’éteindre et de prendre mon téléphone pour retourner dans la chambre. J’y trouve Ethan en train de faire les cent pas devant le lit. Les bras croisés et le visage fermé, c’est tout juste s’il ne me saute pas dessus, mais c'est moi qui le fait

- Tu crois vraiment que je ne sais pas ce que tu as pensé au plus profond de toi ? De que dirait-on si on trouvait une petite fille de 10 ans chez un couple d’homosexuels ? Evidemment que je vais appeler la police pour les prévenir ! Tu me crois irresponsable ?

Il accuse le coup, j’avais bien deviné. En fait je n’ai eu de mal parce que j’y ai pensé aussi. Les mentalités avaient bien évolués en ce qui concerne les relations entres personnes du même sexe, mais dès qu’il était question d’enfants, c’était une autre histoire, surtout pour un couple d’hommes, et qui plus est avec une petite fille. Je pensais qu’Ethan allait s’excuser mais il va s’assoir de son côté du lit, me tournant le dos. Je fais de même et appelle la police. J’ai bien du mal à les convaincre de ne pas venir chercher la petite, ça prend presque une heure pour qu’ils contactent le foyer et prennent des renseignements sur moi auprès de l’institutrice de Clio pour savoir si je leur disais la vérité, mais il finissent par accepter. Le fait que j’avais employé le pronom « nous » y est peut-être aussi pour beaucoup, ils ont du penser que j’étais marié.
Ethan s’était allongé mais il me tournait toujours le dos. Je me glisse sous la couette et me colle à lui, cherchant sa main en entourant sa taille de mon bras

- Ethan ?

Il ne me répond pas mais je sais qu’il ne dort pas à sa respiration

- J’ai été un peu dur avec toi tout à l’heure, je m’en excuse …

Il reste muet mais je sens ses doigts se mêler aux miens

- Ecoute, je ne pouvais pas la renvoyer dans le foyer, tu as bien vu dans quel état elle était non ?  On peut en discuter ? … S’il te plait …

De mon autre main, je caressais doucement son épaule, il allait céder je le sentais. Et puis on ne pouvait pas rester sur cette dispute …
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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Ven 27 Juil - 17:17

tu seras viril, mon kid
oli & ethan

Clairement, je n’avais pas gagné le moindre point, que ce soit avec Clio ou avec Oli. J’étais dans la merde, parce qu’ils semblaient me détester tous les deux tout autant. Je soupirai quand le brun emmena la petite sur le canapé pour l’allonger de nouveau. Je ne les suivis pas cette fois, je n’avais aucune envie de me faire chier à les regarder pour que l’on ne me calcule pas. J’étais blessé, choqué aussi. Pourquoi Oli préférait écouter son coeur pour cette gamine, alors qu’il risquait quelque chose de grave vis-à-vis de la police, vis-à-vis du foyer dans lequel elle avait été placée. Je savais qu’il avait un grand coeur, qu’il aimait les humains presque autant que les animaux et qu’elle le touchait beaucoup, mais quand même ! On allait être catalogués !

J’étais bien trop énervé pour me rendormir, cette fois. Alors que je pensais que nous étions juste dérangés par un abruti qui ne savait pas lire une pancarte ou un message sur internet, il s’agissait finalement d’un truc bien plus important que cela. Une question subsistait dans mon esprit : comment avait-elle fait pour retrouver le chemin de la clinique ? C’était fou. Elle n’avait même pas de téléphone portable, elle n’avait rien du tout ! Avait-elle pris un taxi ? Aucun chauffeur n’aurait pris une gamine de dix ans dans sa voiture, pour la même raison que je ne voulais pas qu’elle dorme ici. Elle ne pouvait quand même pas être venue à pied… Je fulminai : il se passait quelque chose et je détestais ne pas comprendre.

Oli eut tôt fait de me rejoindre et je lui fis face, furieux, mais il prit la parole avant moi. J’étais tout de même rassuré de comprendre qu’il avait aussi pensé à toutes les conséquences de ses actes, même si la solution restait toujours inadéquate, à mon humble avis. Mais bon, s’il acceptait d’appeler la police, alors ça m’allait. Même si les flics allaient forcément poser des questions quand même, nous ne serions pas forcément tranquille. Je soufflai, toujours en colère, et finis par aller m’asseoir sur le lit pour le laisser appeler la police et le foyer de la petite. Je l’écoutai attentivement, même si je faisais semblant de ne pas l’écouter. Je lui en voulais, malgré tout, de ne pas m’avoir pris au sérieux dès le début alors qu’il pensait à tout cela aussi, de son côté. Je lui en voulais surtout parce que je ne voulais pas que cette histoire nous mette en porte-à-faux si un jour nous voulions des enfants, que nous adopterions… Avoir un casier judiciaire, c’était signer son arrêt de mort pour fonder une famille !

Pendant une heure, Oli resta au téléphone pour gérer cette affaire, tandis que je restais sur le lit. Je finis par me coucher complètement et essayer de me rendormir, mais c’était évidemment peine perdue. Lorsque les coups de téléphone parurent se calmer, j’entendis et sentis Oli revenir s’allonger. Je savais très bien ce qu’il allait faire. Et comme je l’avais deviné, il s’installa juste derrière moi pour m’enlacer. Il savait que j’allais céder, que je ne pouvais pas rester en colère trop longtemps. Il s’excusa, c’était un bon point. Pour seule réponse, je cherchai sa main à tâtons pour la récupérer dans la mienne et lui serrer doucement les doigts quand je la trouvai. Il caressait mon épaule, en me demandant si on pouvait discuter, d’un ton suppliant. Je soupirai derechef, avant de me retourner un peu brusquement vers lui.

« Ce que je comprends pas Oli, chuchotai-je pour ne pas réveiller Clio, c’est comment elle a fait pour venir jusqu’ici ? C’est une gamine, elle n’a pas fait tout ça à pied, si ? »

Revoir mes priorités était peut-être quelque chose à mettre à l’ordre du jour, mais ça faisait depuis qu’elle était arrivée que la question me trottait dans la tête. C’était incroyable, tout de même !

« Et puis… qu’est-ce qu’ils t’ont dit au foyer ? On doit la ramener demain matin ? »

J’étais tout de même curieux de la suite des évènements. Et si elle recommençait ?

« Tu crois qu’elle va fuguer encore, si on la ramène ? C’est quand même bizarre qu’elle soit venue ici, directement, sans réfléchir… elle est venue pour toi… »

Je réfléchissais tout en parlant, et je ne voyais pas de bonne issue possible. La pauvre gamine n’avait sûrement pas sa place dans un foyer pour orphelins, mais on ne pouvait pas non plus la garder ici, ça ferait de nous des hors la loi. Je savais qu’Oli l’appréciait beaucoup et que c’était réciproque, mais ce serait vraiment terrible de faire un coup pareil… La nuit portait conseil, bien sûr, mais je n’étais pas sûr qu’on trouve une solution qui conviendrait à tout le monde.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Sam 28 Juil - 11:36


TU SERAS VIRIL, MON KID


Je n’eus pas à attendre longtemps pour qu’Ethan se décide enfin à me parler même si c’était à contre-coeur. Enfin parler c’est vite dit, c’est surtout pour me bombarder de questions. Alors savoir comment elle était arrivé jusqu’ici ne m’avait même pas effleuré l’esprit, elle était là et il fallait prendre soin d’elle c’est tout, et pourtant c’était la première chose à laquelle Ethan avait pensé. Je ne savais pas non plus mais le foyer dans lequel elle avait été placée était peut-être proche de la clinique et elle était venue à pied. Alors oui, ce n’était pas prudent, mais cette petite n’était certainement pas en état de penser rationnellement non plus

« Et puis… qu’est-ce qu’ils t’ont dit au foyer ? On doit la ramener demain matin ? »

La conversation téléphonique en conférence avec la police et le foyer avait été assez brève. L’interlocuteur du centre n’avait déjà pas eu l’air très content qu’on le dérange en pleine nuit et s’était contenté de prendre mon identité et de me dire de ramener la petite le lendemain matin. J’explique tout cela à Ethan en essayant de lui faire passer mon ressenti sur ce foyer et puis d’un coup un détail me revient en tête, une chose quand même très importante

- … il ne m’a même pas demandé comment elle allait …

Ethan est surpris mais moi je suis abasourdi. Comment peut-on être responsable d’un établissement qui recueille des enfants et ne pas se sentir concerné à ce point ! Même moi dans mon métier j’étais plus compatissant alors qu’il ne s’agissait « que » d’animaux

« Tu crois qu’elle va fuguer encore, si on la ramène ? »

Il soulevait un bon point. On dit souvent que les fugueurs récidivent, mais aujourd’hui les circonstances étaient un peu exceptionnelles, elle venait juste de perdre son papa, elle était complètement perdue et s’était raccrochée à ce qui lui semblait le mieux pour elle

« C’est quand même bizarre qu’elle soit venue ici, directement, sans réfléchir… elle est venue pour toi… »

J’en arrivais au même constat que lui en même temps qu’il le dit, pourquoi moi ? Elle aurait très bien pu aller chez son institutrice, ou chez une copine d’école, Clio était une petite fille très sociable, elle devait en avoir des tas. Tout au fond de moi j’étais content d’avoir été choisi et il ne me faut pas longtemps pour me projeter un peu plus loin, avec pourquoi pas Clio dans notre foyer, avec nous, comme notre fille … Non … Je m’étais bien sur déjà projeté dans le futur avec un enfant parce que je savais que Pierre en aurait voulu, mais pas depuis que j’avais rencontré Ethan. On se suffisait l’un à l’autre, on était heureux comme ça … Et puis si cela devait arriver nous aurions sans doute adopté un bébé, Clio avait déjà un vécu, avait eu des parents, et avait prouvé ce soir qu’elle savait ce qu’elle voulait, ce serait compliqué …
Je suis parti tellement loin dans ma réflexion qu’Ethan est obligé de me pousser un peu pour que je revienne dans la conversation

- Euh ... Je ne sais pas … Elle doit se sentir en sécurité avec moi j’imagine …

Il a l’air peu convaincu par ma réponse et fait la moue. En fait j'étais en train d'imaginer bien d'autres choses et bizarrement ça me rendait heureux ... très heureux

- Ethan … Tu n’as jamais songé à avoir des enfants ?

Il lève un sourcil avant de froncer les deux en répétant la fin de ma question. C’était un peu direct et je sais bien que le moment n’était pas très bien choisi pour avoir ce genre de discussion mais je dois dire que j’attendais sa réponse avec impatience.
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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Dim 29 Juil - 11:38

tu seras viril, mon kid
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Il était clair que la situation méritait de s’y pencher, Oli avait eu raison de vouloir me parler, avant de se rendormir. Mais désormais, j’étais bien éveillé et je voulais comprendre. Il avait l’air dans les nuages, perdu dans des pensées qui ne le regardaient que lui. J’aurais bien aimé être dans sa tête, parce qu’une part de lui devait me détester d’être un petit con prétentieux, qui ne voulait absolument pas d’ennuis avec les autorités et qui désirait plus que tout que cette gamine reparte dans son foyer. C’était peut-être égoïste, mais je n’avais dit que j’étais un saint. Et puis, elle ne m’écoutait même pas, alors je ne voyais pas pourquoi je serais gentil avec elle, alors qu’elle n’en avait que pour Olivier.

Je restais silencieux, en attendant qu’il réponde à toutes mes interrogations, mais il paraissait complètement dans la lune. Je dus jouer du coude pour qu’il revienne sur Terre et qu’il me regarde d’un air complètement lointain. Je secouai la tête, en levant les yeux au ciel. Ce qu’il était agaçant parfois…

« Je te disais qu’elle est venue pour toi, Oli ! »

Je n’avais pas alors conscience de ce que mes mots avaient comme effet sur lui. Il me regarda, toujours de son expression paumée, et bredouilla que c’était parce qu’elle devait se sentir en sécurité avec lui. C’était possible que ce soit le cas. Elle le connaissait bien, grâce à l’école, d’une part, et grâce à la clinique, d’autre part. Ils devaient bien discuter tous les deux, et c’était une vérité de dire qu’elle était plutôt mature pour son âge. Ils avaient dû faire plus ample connaissance à chacun de ses passages au boulot d’Oli… Mais je sentais qu’il y avait autre chose. Dans l’esprit de Clio, certes, mais également dans celui de mon petit ami, et je voulais, je devais savoir de quoi il s’agissait !

Et il m’asséna un coup plutôt assommant, auquel je ne m’attendais pas. S’il y avait une question qui ne se posait pas encore entre nous, c’était si nous voulions des enfants. C’était sûr qu’un jour ou l’autre, ça arriverait. On se demanderait ce qui était possible, comme possibilité d’évolution, pour faire passer notre couple à une véritable famille. Mais ce n’était pas encore pour tout de suite, nous n’avions que deux ans de relation au compteur, nous travaillions tous les deux, et même si nous n’étions pas à plaindre, question argent, plutôt grâce à Olivier, ce n’était pas encore d’actualité… et il me demandait si je voulais…

« … avoir des enfants… ? »

J’étais perdu, à mon tour. Je ne pensais pas qu’il allait vouloir parler de ça, surtout alors que Clio était à la maison, parce que ce n’était pas le moment, c’était la nuit, nous étions fatigués, et aussi probablement nerveux par toute cette histoire.

« T’es sérieux là ? »

Je n’avais pas d’autres mots qui pouvaient me venir à la bouche. Juste de comprendre si Oli pensait vraiment ce qu’il venait de me demander. Bien sûr que je voulais des enfants. Mais en voulais-je maintenant ? Je n’étais pas prêt. Et puis… que voulait-il ? Que l’on adopte Clio ? C’était impossible, elle avait dix ans, elle était grande… Ce n’était pas vraiment ce que j’aurais pu prévoir pour un premier enfant.

« C’est quoi ton plan là ? Tu me prends pour un con ? Je sais très bien ce que tu as en tête… »

Je le fixai, l’air éberlué. Il s’était pris d’affection pour cette gamine, et il voudrait qu’on l’adopte, parce que ses parents étaient morts et qu’elle était dans un foyer qui n’en avait rien à foutre d’elle, mais qui lui disait que j’en avais envie, ou bien même qu’elle en avait envie ? Peut-être qu’elle serait heureuse avec Oli, mais pas forcément avec moi. Ce n’était pas la peine qu’on se rende tous les deux malheureux juste pour lui… Et pourtant, l’idée qu’on puisse adopter cette gamine était un peu alléchante aussi, parce que ce n’était pas un bébé, elle ne pleurerait pas, elle ne hurlerait pas à la mort la nuit… c’était beaucoup plus facile de s’occuper d’une fillette de dix ans plutôt que d’un nourrisson…
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Sam 4 Aoû - 18:07


TU SERAS VIRIL, MON KID


Je vois bien que ma question le désarçonne, c’est sur que le fil de ses pensées n’avait pas du tout été dans le même sens que le mien, mais si je voulais le partager avec lui, je devais d’abord savoir s’il voulait des enfants, c’était quand même le principal. La question ne s’était jamais posée et d’une parce qu’il n’y avait pas d’enfant dans notre entourage proche, les seuls que nous côtoyions étaient ceux de nos amis quand nous recevions ou que nous étions invités, de deux parce que nous n’avions que deux ans de vie commune, ce qui est peu pour se lancer dans une telle aventure, et de trois, même si cela me gêne de le reconnaitre, nous étions gays, ce qui ne faciliterait sûrement pas une adoption

« T’es sérieux là ? »

Je n’ai pas besoin de répondre à sa question, il voit bien à ma tête que oui. Après je l’avais pris de court aussi, c’était un peu normal qu’il réagisse ainsi. Je lui demande gentiment de baisser d’un ton, Clio nous avait déjà surpris une fois et je me demande ce qu’elle penserait si elle nous voyait dans le même lit. Elle savait qu’Ethan vivait ici avec moi, mais nous n’avions jamais parlé d’homosexualité, elle était un peu jeune pour ça, et puis ce n’était pas à moi de faire son éducation. Cela pourrait changer si Ethan était d’accord avec mon idée mais vu son regard ce n’était pas gagné

« C’est quoi ton plan là ? Tu me prends pour un con ? Je sais très bien ce que tu as en tête… »
- Non, non. Je …

Je baisse un instant les yeux, un peu honteux de n’avoir pas pensé qu’Ethan allait faire le lien tout seul. Bien sur qu’il allait deviner mes intentions, Une fillette orpheline débarque ici en pleine nuit pour réclamer ma protection et je lui demande s’il veut des enfants, c’était évident. J’aurais du lui exposer clairement les choses plutôt que de le laisser supposer. Je commence doucement à faire une croix sur mon plan mais quand je relève la tête mon beau brun n’a plus du tout l’air étonné, il semble même en train de réfléchir. Je sens un petit sourire revenir sur mes lèvres

- Je sais qu’on en a jamais parlé, mais j’aime les enfants et toi aussi, tu t’étais bien débrouillé avec le fils de Laura quand elle avait du partir sur une urgence avec moi non ?

Un micro sourire passe sur son visage. Certes ce n’était arrivé qu’une fois où il avait du faire le baby-sitter pour Luca mais cela s’était bien passé, Laura et moi les avions retrouvés dans le canapé où le petit garçon s’était endormi après qu’Ethan lui ai lu une histoire. Bien sur, il y a un monde entre s'occuper un bébé quelques heures et avoir la responsabilité d'un enfant toute sa vie, mais c'était déjà un début

- Je sais que c’est brutal comme demande, mais ça a été brutal aussi pour Clio. Et si elle est venue se réfugier ici, c’est qu’elle s’y sent bien, tu l’as dit toi-même

Je ne sais pas si mes arguments faisaient mouche, Ethan semblait toujours dans ses pensées. Je sais qu’il est beaucoup plus rationnel que moi, dix ans à penser en militaire ça laisse des traces, et je le soupçonne d’être en train de peser le pour et le contre

- Je sais que c’est beaucoup de responsabilités … Si tu veux on en reparle demain, à tête reposée …

Il fallait lui laisser du temps. Je l’embrasse tendrement, puis reprend ma position préféré pour dormir, sur le ventre, en espérant que cela va faciliter mon endormissement mais j’en doute, bien trop de questions restées sans réponses se bousculaient dans ma tête et surtout la plus importante, est-ce qu'il voulait des enfants …
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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Sam 11 Aoû - 11:28

tu seras viril, mon kid
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Partagé entre la colère, la surprise et l’envie, je ne savais plus sur quel pied danser. Ce n’était définitivement pas une heure pour parler de vie de famille, clairement pas, je n’étais pas très à même de savoir ce qui pouvait aller ou ne pas aller. On ne connaissait pas cette enfant, du moins, on la connaissait mal. Olivier pensait savoir tout d’elle, mais elle venait de perdre son papa et elle devait cacher maintes et maintes choses au fond d’elle-même. Comment savoir comment ça pourrait se passer entre elle et nous ? Et puis, qui nous disait que l’on aurait le droit de la garder ? Et peut-être qu’elle-même n’en aurait pas envie ! Après tout, il était vrai qu’elle semblait apprécier Oli, elle l’avait câliné et tout ça, mais peut-être qu’il s’agissait juste d’un ami pour elle, et non d’un potentiel père. Et puis, étions-nous prêts pour ça ? C’était un gros changement, tout de même ! A l’heure actuelle, nous pouvions faire ce que nous voulions, quand nous le voulions. Avec une enfant à charge, aussi grande soit-elle, ce ne serait pas le même son de cloche… Je n’étais pas certain qu’il ait réfléchi à tout cela. Je savais bien que j’étais le plus terre-à-terre de nous deux et qu’il ne pensait pas à tous les détails tout de suite, alors que je percutais très facilement.

Lorsqu’il me reparla de Luca, le fils de son assistante, un sourire vint doucement éclairer mon visage et étirer mes lèvres. Il était vrai que ce gamin avait été adorable et que tout s’était bien passé. Je n’avais pas à douter de moi quant à la façon dont on devait s’occuper d’enfants, encore que ce petit n’était alors qu’un petit bébé, contrairement à Clio qui était déjà grande, avec un caractère bien affirmé. Nul doute que j’avais envie d’avoir des enfants, de toute façon, mais de cette façon là ? Aucune idée…

« Luca était mignon, mais c’est pas pareil… »

Effectivement, ce n’était pas du tout le même public, mais Oli semblait bien le comprendre pour une fois. J’étais toujours dans mes pensées, perdu, entre les arguments pour et les arguments contre, qui feraient que nous pourrions demander à nous occuper de Clio. Mais il ne fallait pas se réjouir trop vite, si j’acceptais, parce que la petite avait potentiellement un parrain ou une marraine, quelqu’un qui aurait signé pour s’occuper d’elle si jamais ses parents avaient un souci, tous les deux, ce qui était le cas à présent. Pour l’instant, elle était en foyer, le temps que l’on trouve quelqu’un pour la garder, mais je n’imaginais pas un seul instant qu’elle n’ait plus aucune famille, ou que son père n’ait pas d’ami qui prendrait soin d’elle en cas d’urgence. Des grands-parents, un oncle, une tante… il y avait forcément quelqu’un qui allait débarquer pour la récupérer.

« Ouais… on en reparle demain… »

Il ne m’avait pas laissé le temps de répondre qu’il était déjà positionné pour dormir et je me rallongeai sur le dos, les mains derrière la tête, pour réfléchir encore un peu. Je savais d’avance que je n’allais pas beaucoup ni bien dormir. C’était évident, j’avais beaucoup trop d’interrogations en tête, malheureusement. Surtout, je flippais, parce qu’une gamine inconnue dormait sur notre canapé, et elle était en passe de devenir … notre fille … c’était tellement étrange d’imaginer tout cela.

Finalement, au bout d’une heure à tourner en rond, autant dans mes pensées que dans le lit, je m’endormis pour ne me réveiller que quelques heures plus tard. J’étais seul dans le lit, Oli s’était déjà levé. D’habitude, il restait avec moi le matin, jusqu’à ce que je me réveille et je faisais la même chose pour lui. Je savais bien pourquoi il n’était pas avec moi ce matin-là, il devait être avec Clio. Je soupirai avant de me lever en enfilant un t-shirt et de filer dans le salon, d’où j’entendais des rires provenir. La scène que je découvris alors était beaucoup trop mignonne. Oli était assis dans le canapé, devant des dessins animés, avec Clio collée à lui. Bien sûr que ça me faisait fondre de voir ça, parce qu’il lui racontait des conneries qui la faisaient rire comme une perdue, et elle devait sûrement oublier pourquoi elle était là et ce qu’il s’était passé dans sa vie la veille. Je m’approchai du canapé, et m’assis de l’autre côté de Clio, en espérant ne pas briser la bulle qui s’était formée autour d’eux. En jetant un coup d’oeil à Oli, je vis qu’il avait l’air plutôt heureux que je ne sois pas en train de grogner. Au contraire, je n’en avais pas envie, ce que je voyais me rendait plutôt content de cette matinée.

« Bonjour vous deux ! lançai-je doucement. Bien dormi Clio ? »

La petite était toujours un peu timide par rapport à moi, je le sentais aisément, mais elle se dérida rapidement et me raconta qu’elle avait rêvé de lapins et de fleurs, en s’appliquant pour m’expliquer que les lapins ne mangeaient pas les fleurs, parce que ces dernières parlaient et qu’elles disaient aux animaux de ne pas les dévorer, parce que ça leur faisait mal. Souriant, je lançai un regard sceptique à Oli, ce qui le fit rire, avant de me relever en me dirigeant vers la cuisine.

« Qui veut un petit dej ? Clio, je te promets de ne pas te faire manger de fleurs ! »

Je m’avançai dans la pièce attenante pour faire chauffer du café et du lait pour Clio, en imaginant qu’elle buvait du chocolat le matin, puis je branchai le grille-pain pour faire toaster quelques tartines. La matinée commençait réellement bien, mieux que je ne l’aurais pensé…
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Mer 15 Aoû - 17:58


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Je me réveille doucement, bien avant que la sonnerie du radio-réveil n’ait retenti. Je l’éteins pour laisser Ethan dormir encore un peu. Je savais qu’il avait eu du mal à s’endormir, je l’avais senti se tourner et se retourner sans cesse dans le lit alors que je cherchais moi-même mon sommeil. Contrairement à ce que j’avais pensé, je m’étais endormi assez rapidement, sans doute parce qu’au fond de moi je savais qu’adopter Clio était ce que je voulais vraiment, et que si cela posait problème, et cela en poserait surement, et bien on les réglerait au fur et à mesure. Bien sur je n’étais pas seul dans l’équation. Il y avait tout d’abord l’avis de mon beau brun, il devait aussi être d’accord parce que cela changerait radicalement notre mode de vie actuel, et il y avait aussi Clio, je m’étais emballé un peu vite mais est-ce que la petite fille serait d’accord, rien n’était moins sur. Elle s’était réfugiée ici certes, mais c’était pour échapper au foyer, cela ne voulait pas forcément dire qu’elle voudrait vivre ici définitivement.
Je me lève et ouvre doucement la cloison pour ne pas réveiller ma petite protégée, mais elle l’était déjà. Assise dans le canapé avec Boub sur ses genoux qu’elle caressait, il ne perdait pas une occasion de se faire câliner celui là. Je la salue d’un sourire et lui demande si elle a bien dormi. Le plus naturellement du monde, elle se lève en poussant doucement le chat et vient m’embrasser sur la joue en me disant que oui, puis repart s’assoir sur son lit de fortune. Je reste un moment figé après ce geste, ce n’était pas grand chose, mais pour moi c’était un petit moment de bonheur. Etais-je en train de me découvrir un instinct paternel ? Je suis sorti de cet état extatique par Clio qui me demande poliment si elle peut regarder les dessins animés du matin. J’acquiesce de la tête en lui tendant la télécommande et en lui demandant de ne pas mettre le son trop fort car Ethan dort encore. Elle tapote la place à côté d’elle pour que je vienne m’assoir à ses côtés, ce que je fais bien volontiers. Elle zappe un moment puis après avoir trouvé la chaine qu’elle voulait elle se tourne vers moi en me demandant si Ethan et moi dormons ensemble. Si je veux l’adopter, il faudra sans doute que je me fasse à l’idée de faire face à des questions un peu abruptes. Je décide de lui répondre sans détour, à quoi bon s’enliser dans des réponses vagues, autant être franc. Et puis de toute façon cette petite avait la tête bien sur les épaules, et je pense encore plus depuis le drame d’hier

- Oui, on dort ensemble, Ethan est mon amoureux  

Un sourire entendu passe sur ses lèvres puis elle remonte ses genoux contre sa poitrine et se colle contre mon flanc. Apparemment il n'est pas besoin de lui préciser que deux hommes peuvent s'aimer comme un homme et une femme, elle doit savoir ce que sont des homosexuels. Comme tout à l’heure j’ai une petite décharge émotionnelle avant de lui rendre son câlin en ébouriffant ses cheveux puis en la serrant contre moi. Elle ne semble pas y faire attention, elle était maintenant totalement plongée dans le programme TV. Je connaissais bien cette série, elle passait déjà quand j’étais enfant et j’en étais fan, nous avions déjà un point commun. Je la fais rire en lui racontant les gags à l’avance, ce qui me fait rire moi aussi. Je ne remarque Ethan que quand il vient s’assoir près de la petite fille. Je croise son regard par dessus la tête de Clio, heureux de voir qu’il n’avait pas l’air bougon, il semblait même content

« Bonjour vous deux ! Bien dormi Clio ? »

La petite répond positivement à Ethan mais lui n’a pas droit un à petit baiser matinal. Pourtant avec un joli sourire encourageant à son égard, il arrive à lui faire raconter son rêve peuplé de lapin et de fleurs. Il l’écoute attentivement jusqu’au bout puis propose un petit déjeuner. Alors qu’il part dans la cuisine pour le préparer, je propose à Clio d’aller prendre sa douche. Elle passe d’abord par les toilettes, et pendant ce temps je lui prépare une serviette, espérant qu’à son âge elle puisse se laver seule, je me voyais mal en train d'expliquer à l'assistante sociale du foyer que j'avais fait sa toilette. Elle me le confirme et après lui avoir fait la visite de la salle de bain, je la laisse se débrouiller comme une grande.
Je rejoins Ethan dans la cuisine et l’embrasse alors qu’il s’apprêtait à introduire deux tranches de pain dans le toasteur. Il se retire rapidement de mes lèvres et jette un regard anxieux vers notre chambre

- Ne t’inquiète pas, elle sait …

Je souris et lui caresse la joue avec mon index. Il fronce les sourcils

- Elle a deviné que nous dormions ensemble alors je lui ai dit. Je lui ai dit que tu étais mon amoureux, dis-je en accentuant mon sourire, tu l’es non ?

Il me rend alors mon baiser avec le même sourire puis il finit de s’occuper du pain alors que je m’occupe des boissons. Il nous sert un café en attendant Clio

- Alors ? Tu as réfléchi ? Tu sais mon point de vue, mais je n’entreprendrais rien sans toi tu le sais … et je suis prêt à entendre tes arguments

Je le lui précise parce que parfois je pouvais me montrer extrêmement borné, il le savait bien, et lui aussi d’ailleurs, entrainant dès fois des discussions jusqu’à en être ridicule tous les deux, mais là c’était un sujet bien trop important, il en allait de l’avenir de notre couple et aussi de celui d’une petite fille.

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Mer 15 Aoû - 22:10

tu seras viril, mon kid
oli & ethan

Je ne pensais pas pouvoir m’en sortir aussi bien avec cette gamine, mais en me levant ce matin-là, j’étais plus calme, plus à même de savoir quoi faire et comment réagir. Il fallait bien l’avouer, Oli avait réussi son coup, et j’étais presque optimiste pour la suite. Bien sûr que je voulais des enfants, juste pour réussir à les élever, pas comme mes propres parents. Evidemment, c’était étrangement flippant aussi, parce que j’avais peur de ne pas réussir, de ne pas faire ça bien, de louper toute leur éducation. Mais ce que je savais aussi, c’était que je n’étais pas seul : Oli serait là, nous serions tous les deux, sur la même longueur d’ondes. Alors, oui, j’étais décidé, et c’était plutôt positif. Il allait en tomber des nues, clairement, mais il devait bien avoir compris que j’étais de meilleure humeur que durant la nuit. Il savait lire mes expressions et les interpréter comme il fallait.

Alors que je m’affairais en cuisine pour préparer un bon petit déjeuner comme il fallait, pour tout le monde, je l’entendis parler avec la petite fille, mais je n’arrivais pas à entendre ce qu’ils se disaient exactement, entre le bruit de la télévision, qu’elle avait augmenté en m’entendant me lever, ainsi que le bruit de la cafetière, combinée à tout l’électroménager de la cuisine. Je n’y prêtais pas plus attention, soucieux de les laisser entre eux, tous les deux, pour un moment. Il ne fallait pas que je m’immisce dans leur relation. Elle n’avait pas peur de moi, c’était déjà ça. Elle avait même accepté de me raconter sa nuit, et c’était plutôt cool non ? Bien entendu, elle était plus proche d’Olivier et je savais que je ne devais pas être jaloux, ça allait de soi. Mais elle allait finir par m’adorer, moi aussi, j’en étais sûr et certain !

Au bout d’un moment plutôt court, Oli me rejoignit dans la cuisine et m’embrassa doucement. J’eus un sursaut en me disant que si Clio voyait ça elle allait poser des questions, prendre peur et nous fuir, et je me reculai assez vivement, maladroitement. Il me rassura aussitôt en me disant qu’elle était au courant et je le fixai d’un regard à mi-chemin entre l’interrogateur et l’accusateur. Apparemment, la petite lui aurait demandé pourquoi on dormait ensemble… alors en effet, elle avait compris toute seule, il n’avait fait que lui assurer ce qu’elle savait déjà. Je soupirai. Ce serait peut-être plus difficile que je ne le croyais d’élever cette petite, si telle était véritablement notre destinée. Elle était déjà grande, elle avait dû entendre maintes choses dans sa vie, pas forcément les bonnes et il faudrait composer avec tout cela… ce ne serait pas forcément une mince affaire.

« Ouais.. je suis ton amoureux ! »

Je levai les yeux au ciel d’un air amusé, avant de l’embrasser de nouveau. Puis, je me retournai vers la cafetière qui finissait de couler nos deux cafés. Je pris sa tasse et lui tendis en souriant, toujours. Je savais qu’il allait me demander si la nuit avait porté conseil, je m’y attendais. Clio était sous la douche, d’après ce que j’entendais et je voyais à son regard qu’il voulait parler. Après deux ans de relation, on finissait par développer un sens de l’observation hors du commun.

« Ecoute… je sais toujours pas si c’est une bonne idée, commençai-je, prudemment. Mais c’est vrai qu’elle est mignonne, et elle t’adore.. Je me dis que si elle n’a pas d’autre famille… On pourrait la garder… »

Son sourire n’avait d’égale que la joie qui s’empara de lui quand il m’entendit dire une chose pareille et comprendre où je voulais en venir. Il ne devait pas s’attendre à ce que j’accepte aussi facilement sa proposition. Mais la seule chose importante, c’était le bonheur de cette enfant, et je savais mieux que quiconque qu’avoir des parents morts, ou qui ne vous aimaient plus, ce n’était pas l’enfance rêvée. Alors si nous pouvions rien que l’aimer comme il se devait, j’étais partant.

« C’est pas forcément ce qu’on avait prévu, ou ce qu’on voulait sur le long terme, parce qu’elle est déjà grande… mais rien ne nous empêchera d’y réfléchir plus tard… si on veut… autre chose… enfin, tu comprends, quoi ! »

Et voilà que je m’emmêlais dans mes mots, et Oli semblait très amusé de me voir galérer tout seul. Il était tout à son bonheur, je le voyais bien et moi, ça me rendait heureux de le rendre heureux. J’espérais simplement que je n’allais pas le regretter… ou que Clio allait accepter cette offre. Sinon, je savais d’avance que la descente de la joie d’Oli allait faire mal.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Ven 17 Aoû - 11:59


TU SERAS VIRIL, MON KID


Je tenais ma tasse à deux mains. Le récipient contenant le café me brulait presque la peau mais je ne m’en rendais même pas compte tellement j’étais tendu d’entendre ce qu’Ethan avait à me dire. Bien sur j’essayais de cacher mon état émotionnel derrière un sourire de façade mais je crois que « mon amoureux » n’était pas dupe, aussi il commence rapidement

« Ecoute… je sais toujours pas si c’est une bonne idée … »

Je suis un peu déçu. Vu comment il était ce matin avec la petite, j’avais pensé qu’il allait être conquis lui aussi, je trouvais que le courant était bien passé entre eux. Bien sur Clio n’avait pas la même relation avec lui qu’avec moi, mais c’était normal, elle avait du le croiser 3 ou 4 fois à la clinique alors que moi elle me voyait pratiquement toutes les semaines, mais j’étais certain au fond de moi qu’Ethan pourrait s’attacher à la petite fille et réciproquement

« … si elle n’a pas d’autre famille… On pourrait la garder… »

J’étais en train de chercher les bons arguments pour essayer de le convaincre quand je percute la fin de sa phrase. Une immense bouffée de bonheur me submerge et il me faut quelques secondes pour m’en remettre. Je n’ai qu’une envie, c’est de lâcher ma tasse pour aller l’embrasser, pour le remercier de cette décision, mais je sentais qu’il avait encore des choses à dire.
Je repars quelques années en arrière, quand je l’avais rencontré, avais-je inconsciemment deviné qu’il avait un coeur gros comme ça sous ses airs d’ours mal léché ? Et surtout il me prouve aujourd’hui qu’après m’avoir accepté dans le sien, il y avait aussi de la place pour une famille, parce qu’avec nos propres relations familiales, ce n’était pas gagné d’avance

« C’est pas forcément ce qu’on avait prévu, ou ce qu’on voulait sur le long terme, parce qu’elle est déjà grande… »

Même si nous n’en n’avions pas encore parlé sérieusement, je comprends qu’il avait envisagé de commencer une vie de famille avec un bébé. Evidement, c’était ce que tout les adoptants voulaient en priorité, moi aussi, c’était plus « facile » avec un nouveau-né ou un très jeune enfant qu’avec un enfant qui avait déjà un vécu. Clio avait dix ans et avait sans doute déjà une certaine conception de la vie, elle avait ses propres souvenirs, c’était à nous de lui donner la possibilité d’en créer de nouveaux avec nous, de la faire à nouveau se sentir bien au sein d’une famille, même si ce n’était pas sa famille naturelle, tout simplement de la rendre heureuse

« mais rien ne nous empêchera d’y réfléchir plus tard… si on veut… autre chose… enfin, tu comprends, quoi ! »

J’entends bien ce que j’entends là ? Je souris de voir Ethan chercher ses mots, essayant de me faire comprendre qu’il ne serait pas contre le fait d’avoir plus tard d’autres enfants. Cela me surprend, mais finalement qu’à moitié. Surprend parce qu’il y a à peine 24 heures, nous étions assis à cette même table pour prendre notre petit-déjeuner, heureux de notre quotidien à deux, et ce matin nous envisagions d’avoir une famille le plus naturellement du monde, ce qui avec le caractère d’Ethan n’était pas gagné quand même, mais à moitié parce que je suis sans doute le seul à savoir que c’est un homme bon et généreux sous son air parfois bourru.
Je ris devant sa gêne évidente et fait oui de la tête. Il est sauvé par les tartines qui sautent du toasteur, ça lui permet de reprendre une certaine contenance. Il en remet deux autres puis revient s’assoir face à moi. Il me les tend pour que je les beurre, puis boit une gorgée de café. Je tartine en silence, je ne voulais pas le mettre plus mal à l’aise en continuant cette discussion, nous nous étions bien compris, c’était le principal

- On y rélféchira oui  

Mais pour l’instant la priorité était Clio. Je pose les tartines beurrées près du bol de chocolat puis cherche le regard d’Ethan qui continuait à siroter son café, il le préférait brûlant, je le préférais juste chaud

- J’espère que ce sera possible pour l'adoption, ou du moins pour l'accueillir. Je vais demander un rendez-vous avec les services sociaux en ramenant la petite au foyer. S’il me l’accorde tu pourras te libérer une heure ou deux au garage tu penses ?

Il me répond que ce n’est pas un problème, son patron était plutôt conciliant. Je passe vite fait dans ma tête les points positifs que nous pourrions avancer, Clio n’était pas une inconnue et nous avions les moyens financiers et matériels de l’accueillir, le seul point qui pourrait nous nuire était que nous étions gays. Mais d’un coup je m’en veux de ne pas avoir pensé à l’essentiel, l’avis de la petite fille, c’était le plus important quand même

- Tu crois qu’il faut dire à Clio que nous envisageons de l’adopter si elle n’a plus de famille ? Parce ce qu’il nous faut son avis, mais si elle veut bien venir vivre avec nous et que les services sociaux refusent l’adoption ça va être une grande déception pour elle … et pour nous

Ethan avait reposé sa tasse et réfléchissais à ma question quand d’un coup je vois son regard dévier derrière moi. Je me retourne et comprends que la question ne se posait plus, Clio était sur le seuil de la cuisine et avait sans doute tout entendu.
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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Dim 19 Aoû - 17:28

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Bon, il fallait bien que je l’admette : j’étais fier de mon petit effet. J’avais bien remarqué qu’il n’y croyait plus, quand j’avais commencé à parler. Il pensait que j’allais dire non, que je n’étais pas d’accord avec tout cela. En réalité, j’étais bel et bien d’accord, mais j’avais peur. Oui, j’avais peur que ça se passe mal, parce qu’elle était grande, qu’elle avait déjà vécu plein de choses et que de se retrouver avec de « nouveaux » parents pourrait être une histoire difficile à digérer pour Clio, même si elle adorait déjà Olivier. Pour ma part, ce serait peut-être plus compliqué pour elle de m’apprécier, mais je ne perdais pas espoir. Son sourire reparut dès l’instant où il comprit que j’avais changé d’avis, que je voulais qu’on se lance dans cette aventure. Non pas que je voulais à tout prix rajouter du piment dans nos vies, mais je considérais que nous étions stables et que nous pouvions passer à autre chose… comme adopter un enfant, par exemple.

J’étais gêné, parce que ce n’était pas une chose dont on avait parlé avant, et je ne lui avais jamais parlé de mon désir d’avoir des enfants, peut-être parce que c’était quelque chose à laquelle je n’avais moi-même jamais pensé avant hier. Il me fallait, à moi aussi, un petit temps d’adaptation, qui était normal. Oli était plus impétueux que moi, il réfléchissait après l’action, alors que j’étais beaucoup plus terre à terre, parfois un peu trop, et que je pesais toujours le pour et le contre. C’était pour cette raison que, même quand j’étais sur le terrain, pendant mon temps à l’armée, on ne me mettait jamais d’arme entre les mains, parce que je n’étais pas capable de réfléchir assez vite pour prendre une décision sur un coup de tête. J’étais bon pour réparer des véhicules… et c’était tout.

Nous continuâmes de préparer notre petit déjeuner et celui de Clio. Je ne tardais pas à prendre quelques gorgées de mon café, tandis qu’Oli laissait refroidir le sien. Une odeur de tartines grillées et de chocolat chaud emplissait la pièce. C’était étrange, parce que ce matin, cette odeur avait une autre saveur, une nouvelle saveur… Comme si nous avions déjà adopté cette enfant. L’excitation s’était emparée d’Oli et il ne cessait de parler, de me demander si j’allais pouvoir me rendre disponible pour tel ou tel rendez-vous. Amusé, je l’écoutais parler, et acquiesçais à la moindre chose qu’il demandait. Je ne voulais pas entacher sa bonne humeur, bien au contraire. Puis, vint la question fatidique d’en parler à Clio ou pas. Pour ma part, je n’étais pas sûr que ce soit une bonne idée de la faire espérer, tant que l’on avait pas eu d’autorisation formelle… mais elle était déjà tellement grande, et elle pigeait vite les choses… on se devait de lui demander si elle était d’accord… J’allais ouvrir la bouche pour répondre, lorsque je la vis dans le chambranle de la porte. Nul doute qu’elle avait entendu tout ce que nous venions de dire.

« …. Salut … entamai-je, peu sûr de moi. Tu.. t’as faim ? »

C’était tout ce qui m’était passé par la tête. La petite hocha la sienne. En souriant, sans rien dire de plus, je tirai un tabouret de sous la table pour qu’elle vienne s’y asseoir, et je l’aidai en la portant un peu, quand je vis que le tabouret était trop haut pour elle. Elle s’installa tranquillement à table et se jeta sur les tartines qu’Oli venait de beurrer. Pour ma part, je n’osais plus rien faire, et je la regardais simplement manger, avant de reprendre la parole, en voyant qu’Oli ne le faisait pas.

« Clio… tu as entendu ce qu’Oli disait, quand tu es arrivée ?
-Bah oui… répondit-elle, les yeux rivés sur sa tartine, l’air un peu embarrassé. J’ai pas fait exprès hein !
-T’en fais pas… c’est rien, ok ? tentai-je de la rassurer, d’un ton doux. Mais… qu’est-ce que tu en penses ? Tu aimes bien ce qu’il a dit ? Tu… Ça te dirait de vivre ici ? »

Le silence reprit ses droits quelques instants, mais je vis un sourire se dessiner sur les lèvres de notre invitée du jour… ou plutôt de la nuit. Aussitôt, elle hocha vivement la tête, les joues rougies. Je tournai la tête vers Oli, content de cette réponse et je vis qu’il était aussi ravi que moi.

« Tu as ta réponse alors, Oli… »

En effet, il n’y avait plus besoin de se poser la question. Clio était au courant de ce que l’on prévoyait, et elle était même d’accord. Elle semblait avoir compris ce que ça signifiait et son sourire ne mentait pas : elle en était réellement heureuse. Il n’y avait plus qu’à faire en sorte que l’adoption puisse se réaliser, et ce serait une autre paire de manches…
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Jeu 23 Aoû - 17:52


TU SERAS VIRIL, MON KID


Je me mords l’intérieur de la lèvre, j’aurais du me douter que Clio n’allait pas tarder à sortir de la salle de bain, c’est pas très malin de ma part. Je ne sais pas quoi faire et c’est Ethan qui rompt le silence qui devenait pesant en demandant à la petite si elle avait faim. Je regarde mon beau brun, souriant, l’installer sur le tabouret un peu trop haut pour elle, et je la regarde manger les tartines que je venais de préparer. Je ressens exactement la même chose que tout à l’heure, quand elle était venue m’embrasser sur la joue, tout semblait si naturel, si normal, c’était comme une évidence, mais là en plus il y avait Ethan dans la scène. J’aurais pu savourer ce moment encore et encore s’il n’avait pas repris la parole

« Clio… tu as entendu ce qu’Oli disait, quand tu es arrivée ?

Elle arrête de manger et baisse les yeux, gênée. Elle aurait très bien pu nous cacher qu’elle nous avait entendus et mentir en disant que non, mais non, même si elle se justifie. Bien sur qu’elle ne l’a pas fait exprès, et c’est encore une fois Ethan qui, tout en douceur, la rassure. Je sens mon coeur battre un peu plus fort, la magie était en train d’opérer entre mon amour et la petite fille. Je suis surpris de l’attitude d’Ethan vis-à-vis d’elle, c’était comme s’il avait fait ça depuis toujours, je voyais bien qu’il était à l’aise et ne se forçait pas du tout, alors que moi je ne savais pas quoi dire ni quoi faire

« Mais… qu’est-ce que tu en penses ? Tu aimes bien ce qu’il a dit ? Tu… Ça te dirait de vivre ici ? »

Nous regardions tous les deux la petite fille. Que pouvait-il bien se passer dans sa tête ? En tout cas il ne faut pas longtemps pour qu’un sourire vienne éclairer sa jolie frimousse et c’est les joues toutes rouges qu’elle hoche la tête. Le regard d’Ethan vient se planter dans le mien, nous avions la réponse à notre question et je vois dans ses yeux l’exact reflet de ce que je ressentais. J’avais envie de l’embrasser mais je me contente juste de presser brièvement sa main posée sur la table. Il se lève pour se resservir un café tandis que Clio reprend tranquillement son petit déjeuner. J’étais heureux au possible mais il fallait quand même lui expliquer que cela ne serait pas pour tout de suite

- Nous somme très contents que tu acceptes de vivre avec nous, mais si tu m’as entendu tu sais que nous devons d’abord avoir l’accord des services sociaux pour que tu puisse vivre ici
- Mais si je veux bien et vous aussi ?

J’étais bien de son avis, mais allez expliquer à une enfant de dix ans, aussi mure soit-elle pour son âge, les rouages administratifs d’une adoption. Je ne savais rien de ce qu’il fallait faire, monter un dossier oui, mais combien de temps cela prendrait-il, même si bien évidement nous allions faire au plus vite. Et puis il devait sans doute y avoir des délais, il y aurait un enquête sur nous, notre façon de vivre allait être passée à la loupe. Et si nous tombions sur un inspecteur homophobe, on ne sait jamais. Je voyais bien que pour Clio c’était évident, que pour elle si tout le monde était d’accord il n’y aurait pas de problème

- Ce n’est pas aussi simple malheureusement …

Je ne trouve pas les mots et c’est encore une fois Ethan qui vient à la rescousse. Avec des mots simple il essaie de lui expliquer que cela va sans doute être long et qu’en attendant elle va devoir retourner au foyer, et ce, dès matin. Elle acquiesce de la tête mais je vois bien qu’elle est à nouveau malheureuse

- Mais tu as le temps de finir ton petit déjeuner, et avant de partir on passera voir les animaux

Je lui fais un clin d’oeil en lui ébouriffant les cheveux, espérant que cela lui remontera un peu le moral, et le mien par la même occasion. Je délaisse les tartines qu’Ethan avait posées près de mon bol, je n’ai pas faim, cette conversation m’a coupée l’appétit.
Puis viens le moment que je redoutais, il faut bien ramener la petite au foyer. Je lui donne le change tout en allant voir les animaux, d’autant que le chaton accidenté de la semaine dernière se remettait très bien de sa fracture. Elle le câline un moment puis c’est elle qui me dit que c’est l’heure d’y aller en le remettant dans sa cage. Elle ferme bien la porte puis me donne la main. Quand je me retourne, je vois Ethan appuyé contre la porte. Il lui avait déjà dit au revoir là-haut mais il avait tenu à descendre quand même. Ça me touche beaucoup. On échange un rapide baiser puis je descends avec Clio au garage.
De retour, je salue rapidement Laura qui est occupée à vendre des croquettes à un client, et voyant qu’il n’y a personne d’autre dans la salle d’attente, je remonte chez moi. J’avais besoin d’un moment. Je prends le lait dans le frigo pour m’en faire chauffer un bol quand je sens Ethan m’enlacer par derrière et m’embrasser dans le cou alors qu’il aurait déjà du être parti au travail …
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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Dim 26 Aoû - 21:20

tu seras viril, mon kid
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Je ne savais pas exactement ce à quoi penser Oli, mais pour ma part, mon cerveau était en ébullition. Clio venait de nous avouer qu’elle serait d’accord pour venir habiter avec nous et qu’on puisse l’adopter. Comment une enfant de cet âge pouvait avoir une totale confiance en nous, au point d’être d’accord pour venir ici, pour y vivre ? C’était soit de la folie, soit un don de voyance, mais cette petite était extrêmement mignonne. La conversation continua, parce qu’il fallait bien lui expliquer que, malgré toute la bonne volonté que nous pouvions y mettre tous les trois, il y avait tout de même des risques qu’on ne puisse pas mener à bien cette idée. Il était clair que nous souffririons beaucoup si Clio ne pouvait pas venir nous rejoindre ici. Elle y compris, parce qu’elle était déjà très attachée à Olivier. La petite semblait comprendre très facilement les problèmes qui pouvaient se poser, mais ne semblait pas moins optimiste, malgré tout. Cependant, Oli essaya de lui faire comprendre ce que ce n’était pas si facile que cela, et que parfois, les adultes qui décidaient de ce genre de choses n’étaient pas aussi logiques qu’une petite fille de dix ans. Je lui vins alors en aide.

« Parfois, les gens qui s’occupent des adoptions sont un peu trop sévères… et puis ils ont plein de travail : ils doivent chercher super longtemps si tu as encore de la famille. Ensuite, ils doivent vérifier que nous, on est capable de t’accueillir ici, même si c’est évident pour nous trois… Tu vas voir, c’est super chiant. Mais tu viendras quand tu voudras ! »

Je préférais lui promettre cela plutôt que de lui dire qu’elle allait forcément vivre avec nous. Mais les services sociaux ne s’opposeraient sûrement pas à ce qu’elle vienne en visite à la clinique, comme elle le faisait auparavant. C’était une activité comme une autre, elle n’était pas payante en plus, et elle était bien plus calme en repartant de la clinique, comme si les animaux l’apaisaient. En parlant d’animaux, Oli promit à Clio qu’ils pourraient aller voir les animaux en garde à la clinique avant de la ramener au foyer. La petite se remit à sourire, alors qu’elle avait l’air plutôt morose, juste avant, et s’empressa de terminer son bol de chocolat et ses tartines. Je souris doucement. Quand il s’agissait d’aller voir les bêtes, en bas, elle était prête en deux minutes chrono.

Avant qu’ils ne descendent dans les locaux du cabinet vétérinaire, je pris Clio dans mes bras pour lui dire au revoir. Je ne voulais pas être trop étouffant avec elle, mais elle me réclamait un câlin avant de partir. Je ne m’y attendais pas vraiment, j’étais surpris… mais agréablement surpris ! Elle était trop mignonne ! Leur visite dura une bonne demi-heure, et après que j’aie fait la vaisselle du petit déjeuner, je les entendis se préparer à partir. Je me positionnai à l’entrée de l’appartement, en bas des escaliers, et fis un signe de la main à Oli et Clio. Mon beau vétérinaire m’embrassa, et je sentis bien qu’il était un peu tendu à l’idée de la ramener là-bas. Nous n’avions simplement pas d’autre choix, mais évidemment, je n’étais pas serein à l’idée de la remettre dans ce foyer.

En remontant pour aller me préparer pour le travail, je regardai l’heure. Huit heures passées… Je soupirai, avant d’envoyer un message à mon patron, pour le prévenir que j’allais avoir du retard, à cause d’un problème de tuyauterie à la maison. En réalité, je voulais attendre qu’Oli revienne pour qu’on puisse discuter un peu, envisager l’avenir avec Clio, ou juste pour le consoler, parce que j’imaginais bien dans quel état il allait être. En attendant qu’il rentre, je me préparai à aller travailler, tout de même, et en entendant mon petit ami rentrer dans l’appart, je le rejoignis dans la cuisine, avant de l’enlacer tout doucement. Je posai mes lèvres dans son cou, avant de murmurer doucement à son oreille :

« J’ai prévenu que j’allais être en retard… tu veux qu’on discute ? J’ai tout mon temps, maintenant. »

Je savais que c’était nécessaire, et qu’il n’allait pas cracher dessus. Quand Oli avait besoin de parler, il ne le faisait pas à moitié. Et cette fois, je ne pouvais pas lui faire faux bond. C’était important. C’était notre avenir, une perspective de famille. Nous devions en parler, dénoncer les tabous, se sentir unis. Je ne pouvais pas juste partir au travail, comme ça, sans rien dire de plus, alors que nous venions de vivre un moment très fort, tous les deux, avec cette gamine. Tout en douceur, je le retournai vers moi, afin qu’il me fasse face et que je puisse voir ses réactions.

« Ça n’a pas été trop difficile pour elle de retourner dans le foyer ? lui demandai-je. Tu sais, faut pas t’inquiéter, elle est tellement gentille et mignonne, elle se ferait des copains-copines… »

Qui pourrait ne pas l’aimer ? Elle pouvait paraître un peu sauvage, bien sûr, mais elle était adorable, rigolote, et toute douce. Les autres enfants allaient l’adopter, eux aussi, et l’adorer. Je ne m’inquiétais pas pour elle. C’était plutôt le côté administratif, qui me faisait peur…
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Mar 11 Sep - 12:47


TU SERAS VIRIL, MON KID


Je profite longuement de cette étreinte, j’en avais bien besoin, mais au bout d’un temps Ethan me retourne entre ses bras. Je lui étais reconnaissant d’être resté, j’avais besoin de lui et il l’avait bien compris. Et puis il avait raison, il fallait qu’on discute sérieusement. Bien que nous n’avions pas encore tous les détails de ce qu’il faudrait faire pour adopter Clio, nous devions tout mettre à plat, savoir jusqu’où nous étions capable d’aller pour rendre cette adoption possible. Après, le faire à chaud je ne sais pas si c’est bien, mais de tout évidence Ethan avait aussi besoin d’en parler

« Ça n’a pas été trop difficile pour elle de retourner dans le foyer ? Tu sais, faut pas t’inquiéter, elle est tellement gentille et mignonne, elle se ferait des copains-copines… »

Je lui souris et caresse doucement sa joue avec mon index, avant de me défaire de ses bras. C’était gentil à lui d’essayer de me rassurer, mais je sais qu’au fond il a raison. Il avait bien cerné Clio, et en peu de temps, encore un signe que maintenant il était totalement en phase avec mon idée de recueillir cette petite chez nous

- Oui oui, je ne m’inquiète pas pour ça, il lui faut juste un peu de temps pour se remettre de la mort de son père et après ça ira je pense … Le directeur du foyer m’a dit qu’elle verrait un psychologue régulièrement et ce dès aujourd’hui

Je mets mon bol de lait dans le micro-ondes et lui demande s’il veut un café. Il acquiesce et s’assoit sur un tabouret le temps que je lui prépare

- Je lui ai demandé comment ça allait se passer pour Clio et s’ils avaient retrouvé de la famille. Il m’a dit personne de proche, elle n’a plus de grand-parents et ni oncle ni tante non plus, mais ils vont faire des recherches plus poussées. Je lui ai expliqué aussi qu’elle venait régulièrement à la clinique aussi pour justifier un peu pourquoi elle était venue se réfugier ici, et qu’elle se sentait bien en compagnie des animaux, je pense qu’ils l’autoriseront à revenir de temps en temps …

Je pose nos boissons respectives sur la table de la cuisine et m’assois en face de lui

- ... mais je n’ai pas osé lui parler de notre projet …

Sa main attrape la mienne sur la table, il était d’accord avec moi. Je n’avais pas osé parce que je pense que cela aurait paru suspect à cet homme que je me sois attaché si rapidement à la fillette. Et puis bien qu’assumant pleinement mon homosexualité, pour une fois elle m’avait gênée

- J’ai peur qu’être gay soit un gros obstacle si on veut l’adopter …

Ethan n’est pas surpris, il devait y avoir pensé aussi évidemment, mais je remarque une lueur d’inquiétude passer dans ses yeux avant qu’il ne lâche ma main. Il évite maintenant mon regard tout en portant sa tasse de café à sa bouche. Mais bien sur ! Qu’est ce que je peux être con parfois, il allait s’imaginer que j’allais le mettre en balance avec la petite maintenant

- Non ! Enfin si ! Enfin tu comprends ce que je veux dire …

Je commence légèrement à paniquer devant son expression. Je voudrais lui dire que je l’aime, que jamais je n’aurais songé à le quitter pour pouvoir adopter Clio, c’était hors de question, cette adoption on la fera ensemble, point, mais je m’embrouille et vu sa tête je ne dois pas être très clair dans mes explications …

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Dim 16 Sep - 21:28

tu seras viril, mon kid
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Evidemment, Oli était du même avis que moi. Pour Clio, le foyer n’allait pas forcément être un problème, elle était si mignonne qu’elle trouverait forcément d’autres enfants avec qui sympathiser et jouer. Ce qu’il fallait, c’était qu’elle ne reste pas trop longtemps là-bas. Je ne voulais pas que la procédure prenne trop de temps, mais en réalité, on ne savait même pas si ça allait être possible de demander à l’adopter. S’il lui restait de la famille quelque part, elle serait obligée d’aller chez eux, quand bien même elle ne les connaîtrait pas et n’en aurait peut-être pas envie. Elle n’aurait pas le choix que de suivre les ordres, et nous nous retrouverions le bec dans l’eau. Il ne fallait pas mettre la charrue avant les boeufs de toute façon, parce que peut-être que ce projet ne serait pas réalisable. Mais tout de même, j’espérais grandement que l’on puisse le faire. Vraiment.

Je hochai la tête doucement quand Oli me demanda si je voulais un autre café. J’avais bien le temps d’en prendre un avant de partir travailler. Il fallait que l’on parle de tout cela, après tout. Il avait peut-être appris des choses en allant au foyer. Et en effet, il commença à me déballer tout ce que le directeur avait bien pu lui dire durant leur entretien. Elle n’avait plus de famille, ce qui était un excellent signe pour nous, même si c’était quand même triste qu’à son âge, elle n’ait plus personne. Pauvre gosse…

« Tu as bien fait de lui dire qu’elle vient souvent ici… Je pense que ça jouera dans le bon sens pour nous, le moment venu. »

En effet, « le moment venu » allait probablement arriver plus vite qu’on ne l’imaginait. Si elle n’avait vraiment plus de famille, alors elle serait candidate à l’adoption. A moins qu’ils ne choisissent de la placer dans des familles d’accueil… mais elle saurait probablement dire non. Elle avait du caractère, mine de rien.

« Tu as bien fait… lui murmurai-je en attrapant sa main. On ne doit pas le crier sur les toits. »

Qui savait combien de personnes seraient défavorables à ce que l’on adopte une petite fille ? Les gens étaient parfois de véritables salopards, et si quelqu’un cherchait à nous mettre des bâtons dans les roues, nous ne pourrions jamais nous en défaire. Mieux valait garder cela « secret », en quelques sortes, jusqu’à temps qu’on soit sûrs de pouvoir postuler pour l’adoption.

Je restais muet lorsqu’Oli finit par avouer qu’il avait peur que notre homosexualité joue en notre défaveur pour l’adoption. Evidemment, j’y avais pensé moi aussi, j’y pensais constamment depuis que Clio était entrée dans cet appartement. Nous étions peut-être dans une société moderne, mais tous les esprits n’étaient pas très éveillés. Nous ne faisions pas de vague, au contraire, mais je savais qu’il y aurait toujours quelques bien-pensants qui nous feraient chier. Si tout le monde s’occupait de ses affaires, il n’y aurait moins de problèmes dans le monde, selon moi. Mais c’était bel et bien la nature humaine que de regarder ce que faisait le voisin.

Malgré tout, une pensée s’insinuait dans mon esprit. Oli avait bien l’air bien trop préoccupé par le sort de cette petite. Et si finalement ma présence le gênait ? Avec Pierre, il avait forcément pensé à faire des enfants, lorsqu’ils seraient bien installés. Mais avec moi, il n’en voulait peut-être pas. Je n’étais pas Pierre, je n’avais rien de lui, rien du tout. Et si finalement, l’obstacle, ce n’était pas le fait qu’il soit homosexuel… mais le fait que je sois là ? Il dut comprendre mes pensées comme s’il était dans ma tête, ou alors elles transparaissaient sur mon visage, parce qu’il se ravisa aussitôt.

« C’est bon Oli… J’ai compris, t’en fais pas. »

Pour moi, c’était inconcevable qu’il puisse me quitter pour pouvoir adopter une fillette. De toute façon, s’il me quittait pour cette raison, il serait encore plus coincé, parce qu’un homme célibataire ne pouvait de toute évidence pas adopter. Il fallait être un couple, motivé, une famille aimante. Je m’étais fait des films. Mais il fallait admettre que la pensée n’était pas absurde. Si Oli voulait à tout prix cette fille, alors il pourrait faire tout ce qui était en son pouvoir pour l’avoir avec lui. Mais je devais rester droit, ne pas me disputer avec lui parce qu’il s’exprimait mal, le soutenir comme il allait me soutenir. C’était comme cela que nous pourrions avoir gain de cause, et pas autrement. Nous devions être soudés, unis comme les doigts de la main. Seulement ainsi nous aurions toutes les cartes en main pour obtenir la garde de Clio.

« On va y arriver. On va réunir toutes les pièces qu’il faudra, on aménagera une chambre pour les visites, on fera tout ce qu’il faudra pour y arriver, compris ? lui dis-je en le fixant droit dans les yeux. Je refuse de croire que, parce qu’on est gays, on nous refuserait la garde d’une enfant qui nous connait et qui nous aime ! Enfin, je pense qu’elle nous aime… »

C’était évident que nous étions les mieux placés pour nous en occuper. Et nous allions le prouver, par tous les moyens possibles. Peu m’importait combien d’entretiens il faudrait subir, combien de questionnaires et de formulaires nous allions devoir remplir. On le ferait. Et à deux, on serait invincibles !
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Mar 18 Sep - 16:52


TU SERAS VIRIL, MON KID


Ethan garde son calme et me fixe maintenant dans les yeux alors que je suis encore à moitié paniqué de m’être mal exprimé. J’avais raison, il avait bien suivi le même raisonnement que moi mais il me rassure malgré tout et je me rends compte que nous avions bien la même vison de notre projet. Il avait raison, de quel droit on nous refuserait le droit d’adopter cette fillette, nous étions un couple, le début d’une famille. Nous étions parfaitement heureux et nombre de nos amis pourraient en témoigner, c’était le plus important, même si je suppose que les services sociaux se renseignent également sur la capacité matérielle à entretenir l’enfant. D’ailleurs mon amour me parle déjà de faire des travaux pour l’accueillir convenablement. Oui bien sur, il faudra qu’elle ait sa chambre, elle n’a que dix ans mais elle sera vite en passe de devenir une jeune fille et il lui faudra de l’intimité

« … Enfin, je pense qu’elle nous aime… »

C’était peut-être encore un peu tôt pour l’affirmer, elle venait juste de perdre le seul parent qui lui restait. Je ne connaissais pas grand chose de Monsieur Bennett à part ce que Clio m’en avait dit au gré de nos conversations. Je sais qu’il s’absentait parfois pour son travail, il était journaliste, laissant la petite fille au soins d’une nounou, mais cela ne faisait pas de lui un mauvais père, et puis elle semblait heureuse et épanouie avant ce drame. Mais elle pouvait compter sur nous pour traverser cette épreuve

- Elle nous fait confiance et c’est déjà beaucoup ! Tu as vu son sourire tout à l’heure quand tu lui as demandé si elle voulait vivre ici ?

Il sourit légèrement semblant revivre ce moment intérieurement

- Et moi j’ai bien vu le tien, lui dis-je en lui faisant un clin d’oeil, on est sur la même longueur d’ondes tous les trois Ethan ! Tu l’as ressenti aussi ce petit moment ? Ce petit moment où tu sais que tu as pris la bonne décision, même si tu sais que ça va changer radicalement ta vie ?

Il hoche la tête. Son sourire reste timide mais ses yeux pétillent. Je ne lui demande pas de me le raconter, de toute façon si c’est comme ce que j’avais ressenti quand la petite était venue me saluer ce matin c’était tout simplement indescriptible, et puis c’était son moment à lui

- Tu as raison, on va y arriver ! Il faudra qu’on discute des …

Je sors mon téléphone qui vibre de la poche de mon pantalon et suis surpris de voir le nom Samuel sur l’écran, il devrait déjà être arrivé depuis un bon quart d’heure. Je m’excuse auprès d’Ethan avant de décrocher

- Oui ? … J’arrive tout de suite !

Je raccroche en me levant et finis mon bol de lait tout en rangeant mon téléphone sous le regard inquiet d’Ethan

- C'était Samuel en bas, une bagarre de chiens, un vrai carnage. Il faut que j’y aille. On continue cette discussion ce soir ?

Je l’embrasse rapidement et file vers la porte mais il m’y rattrape et me retient. Il me plaque contre et m’embrasse un peu plus longuement avant de l’ouvrir pour me laisser passer. Malgré l’urgence qui m’attend je ne peux m’empêcher de sourire, j’adorais quand Ethan faisait ça, ça me rappelait la première fois qu’il avait passé la nuit ici …
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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: tu seras viril, mon kid (w/ oli)   Sam 22 Sep - 9:28

tu seras viril, mon kid
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Oli avait raison, il était trop tôt pour dire qu’elle nous aimait vraiment, mais elle nous faisait confiance, en effet. Ce n’était pas rien. Une enfant de son âge n’accordait pas forcément sa confiance à n’importe qui, surtout lorsque son dernier parent venait de mourir. Elle n’était pas idiote, en plus, elle savait très bien que tout le monde n’était pas gentil. Alors que nous soyons déjà si proches d’elle, ça relevait du miracle… et c’était un signe, aussi. Cette histoire me faisait beaucoup de bien en tout cas. Je ne savais pas si c’était le fait de me dire que notre famille allait s’agrandir, ou bien si c’était parce qu’une fillette m’appréciait et que c’était la première fois que je me sentais important pour une enfant, mais en tout cas, j’adorais ce que je ressentais.

Sans être capable de prononcer le moindre mot, je hochai la tête avec vigueur lorsqu’Oli me demanda si j’avais bel et bien ressenti la même chose que lui, au moment où nous avions tous les trois compris ce qui se profilait, ce que nous espérions. Oui, je l’avais ressenti et c’était la chose la plus merveilleuse qui soit. Ça m’avait retourné, ça m’avait mu et j’étais encore assez choqué de l’effet que ça m’avait fait. Ça faisait du bien, en fait. Mon cerveau était en ébullition et j’imaginais déjà tout ce que nous pourrions faire tous les trois : des sorties au parc, au zoo, des vacances au bord de la mer, tout ce qu’une famille faisait. Sauf que ce n’était pas notre fille, du moins pas encore. Je me sentais un peu coupable, aussi, de me réjouir à ce point, alors qu’un homme avait perdu la vie. Ce n’était pas de sa mort que je me réjouissais, bien entendu, mais du fait que nous allions pouvoir rendre heureuse une petite fille, à nouveau. Je savais que personne n’allait nous en vouloir d’être heureux. Au contraire…

Le téléphone d’Olivier me tira brusquement de mes rêveries et je le regardai répondre à son assistant tout affolé, qui était déjà en bas et qui lui expliquait qu’une bagarre entre quelques chiens avait éclaté. Je souris en imaginant la scène, mais ça ne devait pas être si beau que cela à voir. Il m’embrassa rapidement, et je haussai les sourcils. Alors quoi ? Je n’aurais que ça ? Alors que nous venions de passer l’une des matinées les plus excitantes de notre vie de couple ? Jamais de la vie ! Il s’approchait dangereusement de la porte d’entrée quand je le plaquai contre celle-ci, en l’embrassant comme jamais il n’avait été embrassé. Il fallait bien que je lui explique, que je lui montre combien j’étais heureux, combien je l’aimais. Et c’était le bon moyen. Cependant, je dus le laisser partir, évidemment. L’urgence ne pouvait pas attendre plus longtemps.

Quelques instants de répit plus tard, je repartis dans la cuisine pour tout ranger, et nettoyer un peu la table du petit déjeuner. J’avais dit à mon boss que j’arriverais en retard, alors autant prendre mon temps désormais. J’allais pouvoir trainer un peu sous la douche, et essayer de me replonger dans le quotidien. Clio ne serait pas notre fille tout de suite et la vie ne s’arrêtait pas pour autant. Nous devions garder notre quotidien actuel en tête, pour l’instant…
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