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 back from the dead (w/ oli)

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Abigail L. Polloni


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MessageSujet: back from the dead (w/ oli)   Ven 20 Juil - 19:39

back from the dead
abby & oli

Dans la vie d’une femme, il arrive un moment où elle n’a plus le courage ou la force de courir partout et de passer sa vie à vivre au gré des vents. C’était mon cas. Avec trois enfants en bas âge, il était plutôt compliqué pour moi de ne pas regarder la réalité en face. J’avais quitté Toronto après quelques mois à peine de vie là-bas, alors que j’avais un poste plutôt grassement payé, de nouveaux amis, des connaissances retrouvées, une soeur que je devais apprendre à connaître, ma cousine. J’avais tout abandonné, une énième fois, pour ne plus subir les assauts du passé. Il en était assez. Franz, Johanna et Leopold étaient désormais tous les trois en âge d’aller à l’école. Franz était immense, il avait tellement grandi en si peu de temps. Johanna était toujours collée à moi. Quant à Leopold, il ressemblait intensément à son père, et plus il grandissait, plus je voyais Matthew en lui. Ce qui était curieux, c’était que plus le temps passait, et mieux je me sentais vis-à-vis de tout cela. Bien sûr, il me manquait chaque jour, bien sûr, il m’était difficile de penser à lui, mais j’avais appris à continuer à vivre sans lui et la souffrance était passée. Mon deuil était terminé.

D’un commun accord avec Tom, j’avais décidé de revenir à Toronto, pour reprendre mon poste de professeur de musique à l’université. C’était une activité qui me plaisait beaucoup, elle m’accordait une grande liberté et puis, ainsi, je n’étais pas toujours sur les routes comme c’était le cas avant, lorsque je jouais du violon dans des groupes et que je parcourais la Terre entière. Je pouvais rentrer à la maison tous les soirs. Tom trouvait que c’était une bonne idée, et ça me rassurait de me dire qu’il me soutenait à cent pour cent, malgré tout ce que nous avions vécu lui et moi. Jamais il n’avait été rancunier. Pour rien. C’était mon meilleur ami, en plus d’être mon ex-mari. L’avoir auprès de moi avait été une source de beaucoup de sérénité. Evidemment, je n’aurais jamais dû faire cela, mais je lui avais demandé de m’accompagner à Toronto. Son couple battait de l’aile, avec Jenny, et je voyais bien qu’il était malheureux ; je le connaissais par coeur, et il ne fallait pas être aveugle pour le comprendre. Aussi, venir à Toronto avec moi lui ferait le plus grand bien. C’était en tout bien tout honneur. Je ne voulais pas repartir dans une aventure avec lui, du moins, pas pour l’instant. C’était pour Franz que je voulais qu’il vienne, également, parce qu’il avait besoin de son père pour s’épanouir. Tout ce que je voulais, c’était que les personnes auxquelles je tenais le plus soient heureuses.

Cela faisait déjà plus de deux semaines que nous avions réaménagé au Canada. Nous vivions tous les cinq : Tom, Franz, Leo, Johanna et moi. L’argent n’était toujours pas un problème pour nous et nous avions dégoté une très jolie villa, près du lac, où les enfants avaient toute la place qu’ils voulaient. La vie était douce, ces derniers temps. J’étais en pourparler avec la faculté pour qu’ils m’accordent une grâce pour revenir enseigner avec eux. Je les avais lâchés une fois, ils n’avaient pas spécialement envie que je recommence, et je les comprenais aisément, sauf que cette fois, c’était la bonne. Je ne voulais plus partir. Toronto m’avait beaucoup plu, je m’étais sentie bien dans cette ville, autant que faire se peut, et je voulais refaire ma vie ici, tranquillement, dans l’anonymat. Un anonymat que j’avais regagné après la mort de Matthew. Il avait fallu du temps pour que l’on m’oublie, mais désormais je n’étais plus personne et ça me faisait le plus grand bien. Je n’étais que Madame Abigail Polloni… prête à reprendre mon nom de jeune fille pour être sûre d’être tranquille jusqu’au bout. Une ligne que je ne franchirais pas, parce que mes deux plus jeunes enfants portaient ce nom également, et que je ne voulais pas m’en séparer.

La vie s’écoulait lentement. Nous vivions au jour le jour. Les enfants allaient à l’école, pendant que Tom travaillait depuis la maison sur son ordinateur. Il n’avait pas besoin d’une entreprise, puisqu’il se l’était faite lui-même, ce qui était bien plus pratique pour moi. Si j’avais un rendez-vous ou quelque chose à faire, il pouvait faire une pause dans son travail pour aller chercher les enfants à l’école et s’occuper d’eux, ce qu’il faisait volontiers, avant de reprendre son ordinateur dans la soirée pour finir ce qu’il faisait. Aussi, j’avais depuis quelques jours l’idée d’aller rendre visite à Olivier, qui m’avait beaucoup aidée, quelques années auparavant. Après avoir recherché sur internet si le cabinet était toujours là et au même endroit, je pris mes clefs et filai à la clinique vétérinaire pour lui faire une petite surprise. L’endroit était fermé en cette heure avancée de la fin d’après-midi, mais je savais par où passer pour me rendre directement à la porte d’entrée de son appartement. En prenant mon courage à deux mains, je pressai doucement le bouton de la sonnette pour signaler mon arrivée.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque ce n’est pas Olivier qui m’ouvrit… mais un autre homme, brun, la trentaine, tout à fait charmant. Il écarquilla les yeux comme s’il avait vu un fantôme et j’eus peur, un instant, qu’il ne me reconnaisse. Ce n’était pas habituel, mais ça m’arrivait de temps en temps, quand des fans très assidus savaient tout du groupe que nous formions, les Black Holes… Je n’avais pas très envie de signer des autographes, mais s’il le fallait, alors pourquoi pas… Mais surtout, ce que je voulais comprendre, c’était où était Oli. Je restai silencieuse quelques instants et alors que j’allais demander à l’homme en face de moi s’il voulait quelque chose, il se tourna vers l’intérieur de l’habitation et appela Olivier. Il le connaissait, donc, et mon ami vivait toujours bien ici.

« Olivieeeeer, l’entendis-je l’appeler, je crois que c’est pour toi… et c’est une sacrée surprise ! »

Une sacrée surprise ?! Qu’est-ce qu’il entendait par là ? Et d’ailleurs, qui était-il ? Il pourrait au moins décliner son identité… Mes questions furent cependant balayées lorsque j’entendis des bruits de pas dans le vestibule, et que le visage de mon ami apparut dans l’entrebâillement de la porte. Je souris, un peu de manière figée, en voyant qu’il n’avait pas changé, et qu’il ressemblait toujours autant à mon défunt mari. Pourtant, la douleur partit aussi vite qu’elle était arrivée et lorsqu’il me serra dans ses bras en riant, je ne pus que rire à mon tour en passant mes mains dans son dos, à moitié étouffée par son torse.

« Salut Oli… Ça faisait longtemps… »
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: back from the dead (w/ oli)   Sam 21 Juil - 20:51

Back from the deadOli & AbbyJe m’écroule sur le ventre sur le tapis du salon en essayant de reprendre mon souffle et surtout en faisant mine que j’étais parfaitement bien, juste j’avais besoin d’un moment. Depuis peu, Ethan s’était mis en tête de me faire faire un peu de sport à la maison et je venais de finir une seconde série de 10 abdos. Je lance un regard désespéré à mon compagnon qui m’encourage pour une troisième et dernière série

- S’il te plait Ethan … demain j’en enchaine trois promis, mais la j’en peux plus

Il rit en me disant que ce n’est pas comme ça que je vais arriver à me muscler et m’explique un peu plus sérieusement que si je ne m’astreins pas à un programme régulier, tous les efforts que j’avais fait depuis quelques jours n’allaient servir à rien

- Tu n’aimes pas mes petites bouées ? C’est confort pourtant

Je lui envois un sourire assez explicite et son regard devient brillant. Il me tend la main pour m’aider à me relever et sitôt debout me plaque assez brutalement contre lui. Il me fixe intensément tandis que je sens ses mains malaxer ma taille au dessus de mes hanches, puis il lève un sourcil et sourit avant de m’embrasser fougueusement. La perspective que laissait entrevoir cette étreinte me plaisait assez bien je dois dire, mais alors que j’allais répondre à son baiser, il me lâche et m’envoie prendre ma douche. J’obéis. Ce soir c’est lui qui prend la main et qui la gardera. Je pensais qu’il allait me rejoindre dans la douche mais non, alors je prends mon temps, histoire de le faire mariner un peu. Quand je reviens dans le salon, il est assis dans le canapé sur sa tablette. Je m’assois près de lui et jette à oeil

- Tu nous commandes à manger ? Pizza ?

Il me tend la tablette en me lançant un regard malicieux. Je constate alors qu’il a mis dans le panier une grande pizza et une salade. Inutile vu son air de demander pour qui était la salade

- Non non non ! Les exercices c’est déjà bien ! Hors de question de me mettre au régime !

Il éclate de rire et pars dans la cuisine en me disant de prendre ce que je veux, lui il va préparer quelques toasts et biscuits pour l’apéro. Quand nous étions à la maison c’était notre petit rituel du samedi soir, apéro maison et commande sur le net pour le diner, c’était souvent un gros jour de travail pour nous deux et nous avions besoin de décompresser un peu avant notre jour de repos dominical.
Je termine la commande et éteins la tablette, puis je m’installe un peu plus confortablement en fermant les yeux. Comme j’aimais ces petits moments à deux, en amoureux, sans compter le programme qui se profilait pour un peu plus tard, j’en souris d’avance. Ethan revient avec un plateau, le pose et se dirige vers la porte pour aller à la cave, nous ouvrions en général une bonne bouteille de vin, mais ce soir j’ai envie de quelque chose de plus fort. J’allais passer ma commande à Ethan quand on sonne à la porte, livraison rapide ce soir, ils ne doivent pas être débordé

- J’ai de la monnaie dans ma poche pour le livreur si tu veux

J’entends qu’il ouvre la porte mais il ne dit rien et s’en suis un long blanc, c’est bizarre

« Olivieeeeer … je crois que c’est pour toi…

Pour moi ? Qui cela pouvait-il bien être ? Maddie et Paul m’aurait-il refait la même ? Non, pas sans prévenir cette fois, à moins qu’il ne se soit passé quelques chose de grave, mais ils auraient plutôt téléphoné, et puis le ton d’Ethan était plutôt enjoué

… et c’est une sacrée surprise ! »

Déjà sur mes pieds je m’avance vers la porte et pour une surprise c’est une surprise ! Abigail ! Ici, à Toronto ! Le temps de la détailler une seconde et je me précipite vers elle pour la prendre dans mes bras en riant

- Abigail Polloni ! Mais qu’est-ce que tu fais à Toronto ?

Après nous être étreints un long moment je la repousse un peu pour mieux la regarder

- Tu n’as pas changée Abby, toujours aussi belle ! Comment vas-tu ? Et les enfants ? Ils ont du bien grandir depuis tout ce temps ! Mais viens, viens ! Entre !

Je lui tenais toujours la main et après avoir refermé la porte Ethan se rappelle à nous en toussotant discrètement, pour un peu je l’aurais oublié

- Abby, je te présente Ethan … le garagiste

Je ponctue ma phrase d’un petit clin d’oeil, alors qu’un grand sourire arrive sur ses lèvres, elle avait compris malgré le temps qui avait passé qu'il s'agissait de la personne dont je lui avais parlé et que maintenant nous étions ensemble ...

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Abigail L. Polloni


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MessageSujet: Re: back from the dead (w/ oli)   Dim 22 Juil - 11:09

back from the dead
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La réaction d’Oli ne se fit pas attendre : en me voyant, son regard s’éclaira et il fonça vers moi pour me serrer dans ses bras. J’acceptai l’étreinte avec grand plaisir, ça faisait tellement longtemps. Il n’avait pas changé durant ces quelques années, il avait un peu vieilli, évidemment, tout comme moi. J’avais devant les yeux ce à quoi aurait pu ressembler mon mari s’il était resté en vie, et bizarrement, cela ne m’attristait pas davantage. Au contraire, je me sentais apaisée, sereine, alors que j’avais redouté ce moment depuis que j’avais décidé de revenir à Toronto. Parce qu’il était évident que j’allais revoir Olivier en venant de nouveau habiter ici. Il aurait fallu qu’il déménage pour que je puisse passer entre les gouttes, mais il me l’aurait dit par mail. On échangeait beaucoup, juste après mon départ, soit par téléphone, soit par mail, et on se tenait tous deux au courant de nos vies respectives. Ces moments de partage m’étaient précieux, mais ils n’avaient pas duré. Forcément, comme dans chaque relation, quand on se promet de s’écrire et de se donner des nouvelles, on le fait pendant un temps, puis on ne le fait plus du tout…

Comme d’habitude, Oli s’éparpilla partout et ne me laissa pas le temps d’en placer une. Je ne pouvais que sourire, émerveillée de voir que notre relation n’avait pas l’air de s’être altérée avec le temps. J’entrai dans le loft lorsqu’il m’invita à le faire, puis je posai les yeux sur l’autre homme qui se trouvait là, qui m’avait ouvert la porte sans se présenter. Il était plutôt mignon, et je devinai que c’était le compagnon d’Oli. Qui d’autre pourrait être dans cette tenue - en jogging ? - à cette heure avancée de la journée, dans le loft de mon ami ? Il finit par me présenter Ethan, avant d’ajouter qu’il était garagiste. Mon regard s’illumina. C’était donc lui ! Il avait fini par réussir à le séduire alors ? C’était une bonne nouvelle. Je m’avançai pour faire la bise à Ethan, qui s’écarta ensuite un peu de nous pour rejoindre le salon et nous laisser tous les deux.

« Wow… murmurai-je à Oli, pour que lui seul puisse m’entendre. Tu as touché le gros lot, là.. il est canon ! »

J’éclatai de rire en m’écartant de lui pour ne pas le rendre sourd, puis m’avançai un peu dans la pièce en regardant autour de moi. Rien n’avait changé. Il y avait quelques bibelots en plus, des photos accrochées sur les murs, mais tout était comme dans mon souvenir : chaleureux, accueillant… Je souris, puis me retournai vers mon ami.

« Tu vas bien ? On doit avoir plein de choses à se dire, mais je ne sais pas si le moment est bien choisi, il est déjà tard.. »

Je ne m’étais pourtant pas inquiétée avant de l’heure qu’il pouvait être lorsque je m’étais dirigée vers l’appartement d’Oli, mais je ne pensais pas forcément qu’il allait se trouver en bonne compagnie. Je ne pensais pas non plus qu’il serait seul, mais… je ne savais pas vraiment à quoi je pensais, en réalité. Maintenant que j’étais là, je n’avais plus du tout envie de repartir, mais néanmoins, s’il préférait que l’on se voit un peu plus tard pour avoir le temps de discuter de tout et de rien, ce ne serait pas mal pris de ma part.

« Je suis de retour à Toronto… pour de bon… Genre… tu vois, je vis ici, quoi. »

J’étais un peu gênée, parce que j’étais partie comme une voleuse, des années plus tôt. Je ne me sentais pas bien ici, Franz me manquait, il était alors avec son père, Johanna et Leopold étaient encore très petits, commençaient à me poser des questions sur leur père… Tout était extrêmement compliqué pour moi et j’avais besoin de me recentrer. J’étais persuadée qu’Oli pouvait le comprendre, mais j’en avais un peu honte.

« Mon ex-mari vit avec moi… commençai-je à expliquer. Y a rien entre nous, je te rassure… mais on s’est dit que pour Franz, c’était mieux… et pour les deux autres aussi. Ils avaient besoin d’une figure paternelle. »

Pourquoi je me justifiais ainsi ? Je n’en avais aucune idée. Oli n’était pas du genre à juger les autres, au contraire, il comprenait tout plutôt facilement, sans arrière-pensée. Mais je lui devais des explications, et de toute façon, il rencontrerait Tom bien plus rapidement que nous ne pouvions le penser, à mon avis…
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MessageSujet: Re: back from the dead (w/ oli)   Lun 23 Juil - 11:31

Back from the deadOli & Abby

Abby embrasse Ethan sur les deux joues comme si elle le connaissait depuis toujours, mais c’était aussi un peu le cas vu comment je lui avais parlé de lui. On ne s’était pas contactés depuis très longtemps, les relations à distance c’est toujours un peu compliqué, mais c’est comme si les années qui avaient passées ne comptaient pas. Ethan file dans le salon et Abby en profite pour me murmurer discrètement à l’oreille que mon homme est canon et que j’ai tiré le gros lot. C’était une façon de dire un peu cavalière mais elle n’avait pas tort, et je n’en étais pas peu fier non plus

- Ça n’a pas été facile tu sais !

Elle éclate de rire puis avance un peu dans l’entrée. Je la laisse regarder un peu partout en attendant qu’elle réponde à mes questions mais c’est elle qui en pose

« Tu vas bien ? On doit avoir plein de choses à se dire, mais je ne sais pas si le moment est bien choisi, il est déjà tard.. »

Je lui ris pratiquement au nez. Comment pouvait-elle penser que maintenant que je l’avais retrouvée j’allais la mettre dehors ? Elle me sourit puis d’un coup redevient sérieuse

« Je suis de retour à Toronto… pour de bon… Genre… tu vois, je vis ici, quoi. »

Je reste bouche bée quelques secondes avant de me remettre rapidement dans son champs de vision. Elle sourit mais je vois bien qu’elle est un peu gênée. Evidemment elle était repartie à New York sans rien me dire, un peu comme une voleuse, mais je ne lui en voulais pas, c’était sa vie après tout. J’allais le lui dire mais elle enchaine en m’expliquant que son ex-mari vit avec elle mais en tout bien tout honneur. Je suis surpris, c’était étrange ça non ? Je ne connaissais pas cet homme, mais si je me souviens bien Abby l’avait en quelque sorte « abandonné » pour partir avec Matthew, il avait du lui pardonner, enfin s’ils sont heureux comme ça, tant mieux ! Et puis pour les enfants c’était sans doute bien aussi

- Johanna et Léopold si je me souviens bien ? Le petit Léo …

Je me retiens in extremis de lui demander s’il ressemble toujours autant à son père, ce serait peut-être mal venu. Je me souvenais bien de la photo qu’Abby m’avait montrée dans le café à notre première rencontre, c’était son portrait craché et ça devait encore être le cas je pense

- … doit aller à l’école maintenant ? Et Johanna aussi. Tu as trouvé un bon établissement pour les 3 ? Mais viens ! Nous avions préparé un petit apéro

Je lui fais signe d’avancer dans le salon et nous rejoignons Ethan assis dans le canapé. Je m’assois à côté de lui et elle prend le fauteuil en face. Je demande gentiment à Ethan de nous préparer des caïpirinhas et le regarde partir en cuisine, j’espère qu’il ne va pas se sentir un peu exclus de la conversation, mais je me ferais pardonner si tel étais le cas. Je reporte mon regard sur Abby, attendant sa réponse, j’avais hâte d’apprendre tout ce qui s’était passé dans sa vie depuis notre dernière rencontre.

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Abigail L. Polloni


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MessageSujet: Re: back from the dead (w/ oli)   Lun 23 Juil - 15:37

back from the dead
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L’air ravi de mon ami me rassura un peu. Il n’avait pas l’air de m’en vouloir de revenir à Toronto, comme ça, à l’improviste et sans prévenir. Il était vrai que si j’avais mûrement réfléchi avant de prendre ma décision, j’avais tout très vite préparé pour déménager le plus tôt possible. En réalité, je n’avais demandé à Tom de me suivre qu’il y a quelques semaines, et heureusement pour moi, il avait tout de suite accepté, sans prendre le temps de consulter sa copine. J’avais une chance incroyable, et je m’en rendais bien compte, heureusement. J’avais hâte de pouvoir reprendre ma vie comme je l’avais laissée et surtout, je ne voulais pas spécialement expliquer ce qu’il s’était passé dans ma tête pour que je parte ainsi, aussi rapidement, des années auparavant. Le principal, c’était que je sois revenue, non ? Je savais pourtant que je devais des explications à Oli, mais c’était bien le seul à qui j’en ferais.

Je hochai vivement la tête d’un air ravi en voyant qu’Oli se souvenait des prénoms de mes enfants. Comme quoi, le temps ne changeait rien, quand une personne vous apprécie, elle n’oublie rien de vous. Et puis, comment oublier mes petits monstres ? La plupart du temps, ils étaient tout sages, mignons et calmes et le reste du temps, ils hurlaient et couraient partout en se chamaillant pour un jouet, pour une photo, pour un mot. C’était ridicule et ça me rendait hors de moi parce que je détestais qu’ils hurlent comme ça, mais je devais bien le reconnaître, ils étaient mignons tous les trois. Et ils me le rendaient bien. Ce n’était pas rare que la journée se termine avec mes trois petits loulous dans mon lit, à me faire un immense câlin, parce qu’ils savaient que je gérais tout, toute seule, même si Tom m’aidait, et que leur père me manquait toujours immensément dans ces moments là. Franz était plus réticent à tout cela, parce qu’il vivait avec ses deux parents, et qu’il ne manquait de rien, et surtout pas d’un père. Mais il prenait part à ces moments, pour son frère et sa soeur, ce qui me ravissait.

« Ils vont tous les trois à l’école ! Leopold vient d’avoir quatre ans, tu te rends compte ? Ça passe trop vite… »

D’un air rêveur, je repensais à sa naissance et à toute sa petite enfance… Il avait grandi sans papa, ça n’avait pas l’air de le traumatiser plus que cela pour l’instant, même si je savais que parfois, il se posait des questions, auxquelles j’essayais de répondre le plus possible. Il me semblait qu’il avait compris ce qui se tramait, parce qu’il n’appelait jamais Tom « papa » tout comme Johanna d’ailleurs. C’était mieux ainsi. Je ne voulais pas leur mentir. Lorsqu’ils seraient plus grands, je leur expliquerai ce qu’il s’était passé pour Matthew. Mais je voulais préserver leur innocence jusqu’au bout.

« Je leur ai trouvé une école privée très bien cotée, dans notre quartier, mais je ne veux pas qu’ils soient perçus comme des fils de bourge… même s’ils le sont, techniquement, riais-je un peu. Je veux reprendre une vie normale ici. Plus personne ne nous connait, et j’ai fait un retour très sobre. D’ailleurs, j’ai mis fin à ma carrière de violoniste en groupe, je vais reprendre mon travail à l’université, du moins je l’espère ! »

Il me manquait encore la validation du doyen, mais c’était bien parti, tout de même. J’étais une excellente professeur et une parfaite violoniste, ils ne pouvaient pas me refuser… ni refuser le pot-de-vin que je leur avais proposé. Il fallait bien que l’argent de Matthew serve à quelque chose, si je ne l’utilisais plus pour les enfants.

« Du coup pour l’instant je suis plutôt en vacances. A New-York, je jouais surtout dans des cabarets et tout ça… c’était chouette… enfin bref, et toi ?? Comment tu vas mon beau ? »

Du coin de l’oeil, je vis Ethan, que nous avions rejoint sur le canapé, me regarder en haussant un sourcil. S’il n’avait pas l’habitude que l’on appelle son mec ainsi, il allait falloir qu’il s’y fasse, parce que je n’allais pas arrêter de si tôt. Je le regardai s’éclipser dans la cuisine pour aller nous préparer nos cocktails et fis un clin d’oeil à Olivier.

« Tu travailles toujours ici d’après ce que je vois… Tu sais, j’ai eu un peu peur en arrivant, parce que je ne savais pas si Google était bien à jour et si tu étais toujours là. Tu aurais pu vouloir changer, déménager toi aussi. »

Mais heureusement, il était toujours là, en très bonne compagnie et d’après ce que je pouvais voir, tout roulait comme sur des roulettes, c’était une bonne chose. J’étais contente pour lui. En plus, il avait fini par retrouver l’amour et il semblait très épanoui, c’était tout ce que je pouvais demander au ciel pour lui.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: back from the dead (w/ oli)   Ven 27 Juil - 12:24

Back from the deadOli & Abby
J’écoutais les réponses d’Abby tout en la détaillant. Elle n’avait pas beaucoup changé, ni physiquement, à part ses cheveux coupés plus court et les quelques marques du temps qui passent, ni dans sa façon d’être, elle s’exprimait toujours avec autant d’enthousiasme et avait toujours cette élégance qui était naturelle chez elle. Je suis surpris quand elle m’annonce qu’elle a mis fin à sa carrière de violoniste en groupe, je ne savais même pas qu’elle avait repris. Bon ce n’était qu’à New York et ses environs, mais cela ne m’étonne pas finalement, l’amour de la musique avait du être plus fort que tout. Et puis avec ce qu’elle avait vécu en tournant avec les Black Holes devaient lui manquer aussi, ça doit être quelque chose de fort de vivre pour ainsi dire en communauté avec des gens passionnés par la même chose que vous, mais de toute façon avec ce poste d’enseignante à l’université qu’elle devait retrouver prochainement elle resterait dans le monde de la musique

« Tu travailles toujours ici d’après ce que je vois… Tu sais, j’ai eu un peu peur en arrivant, parce que je ne savais pas si Google était bien à jour et si tu étais toujours là. Tu aurais pu vouloir changer, déménager toi aussi. »
- Ça a failli, mais non !

Je lui explique que quand Ethan avait accepté de vivre avec moi nous avions envisagé de chercher un autre logement, mais avec la clinique c’était beaucoup plus pratique pour nous de rester ici. J’avais jeté un oeil vers la cuisine en parlant d’Ethan et le regard que j’avais posé sur mon homme, qui était de dos en train de préparer nos cocktails, ne lui échappe pas. Elle lève un sourcil et affiche un sourire malicieux tout en jetant elle aussi un regard appréciateur à mon compagnon, quand d’un coup il se retourne. Alors qu'il revient vers nous avec son plateau dans les mains, on ne le lâche pas des yeux jusqu'à ce qu'il le pose sur la table. Nous échangeons un petit sourire complice avec Abby pendant que je lui tends son verre et fait un clin d'oeil à Ethan en lui donnant le sien, je ne voulais pas qu'il se sente observé comme une bête curieuse, déjà tout à l'heure quand elle m'avait appelé "mon beau" il avait un peu tiqué.
Je lève mon verre pour porter un toast

- A ton retour Abby ! Et à nos futures soirées !

Parce que maintenant qu'elle était revenue définitivement j'espère bien que nous allions en profiter pour nous voir régulièrement. Nous trinquons tous les trois, puis Abby se cale dans le fond de son fauteuil et nous regarde alternativement Ethan et moi avant de demander comment nous nous sommes rencontrés

- Ouh là ! C’est une longue histoire, n’est-ce pas ?

Je ris en me tournant vers Ethan qui lui affiche plutôt un sourire forcé. Je comprenais bien qu’il n’était pas chaud pour raconter à Abby comment notre amour était né, alors j’édulcore un peu l’histoire et fait l’impasse sur beaucoup de détails pour ne pas le mettre mal à l’aise. Je pourrais compléter plus tard, quand je serais seul avec elle. Après tout, elle elle ne m’avait rien caché de sa vie quand je l’avais rencontrée la première fois et je sais que je peux lui accorder une confiance absolue, mais d'un autre côté, je comprenais aussi que pour Ethan ce devait être difficile de concevoir cela étant donné qu’avec lui c’était beaucoup plus difficile de communiquer, nous en étions à deux ans de vie commune et il y avait encore de grande parts d’ombre sur sa vie que je ne connaissais pas. Mais c’était dans son caractère et je l’aimais tel quel

- Et toi ? Personne depuis Mat …

Dans la conversation je ne réussis par à tenir ma langue. Je supposais qu’elle était toujours seule puisqu’elle était venue s’installer ici avec son ex-mari, mais avait-elle pour autant fait enfin le deuil de son grand amour ? Parce que la dernière fois que l’on s’était vus ce n’était pas le cas, je soupçonnais même qu’elle soit repartie à New York à cause de ça. Mais cela faisait maintenant presque 5 ans que Matthew était mort et je pensais qu’elle aurait pu tourner la page, 5 ans c’est à peu près aussi ce qu’il m’avait fallu comme temps pour le faire, et puis elle me semblait épanouie et heureuse, d’ailleurs son sourire m’encourage clairement à finir ma phrase, oui elle l’avait fait ce deuil


- Depuis Matthew ?

Je rappelle rapidement à Ethan qui était Matthew, grand musicien, leader des Black Holes, et surtout le grand amour d’Abby, laissant le temps à ma jolie blonde de répondre, enfin si elle le voulait …


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Abigail L. Polloni


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MessageSujet: Re: back from the dead (w/ oli)   Ven 27 Juil - 17:51

back from the dead
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Olivier m’expliqua avec humour qu’ils avaient pensé à déménager, Ethan et lui, au début de leur relation, lorsqu’ils ne vivaient pas encore ensemble. Finalement, rester aussi proche de la clinique avait été l’argument qui les avait fait rester, et puis, cet appartement était loin d’être désagréable. Il était même plutôt chouette et ils ne devaient pas s’en plaindre. En tout cas, Oli avait l’air très accro à son nouvel amant, et c’était une bonne chose. Je savais qu’il avait eu beaucoup de difficulté à faire face à la mort de son ancien petit ami, Pierre, et que passer au-dessus avait dû être une chose très difficile. J’imaginais facilement que même avec Ethan dans les parages, il devait subsister quelques dates anniversaires compliquées, des moments plus difficiles que les autres… C’était normal, et je les ressentais aussi. On finissait par passer outre de toute façon. Se retrouver quelqu’un avec qui partager sa vie était la meilleure chose possible.

Nous trinquâmes tous les trois lorsqu’Ethan ramena nos verres respectifs. Je n’attendis pas une seconde de plus pour leur demander comment ils s’étaient rencontrés. Je ne loupai pas non plus le regard qu’ils s’échangèrent à ce moment-là, Ethan avait l’air plutôt gêné, et Oli, comme à son habitude, semblait euphorique à l’idée de reparler de ces souvenirs plutôt agréables. Il me conta donc le fait qu’Ethan était venu réparer sa voiture, et qu’Oli avait plutôt lourdement insisté sur le fait qu’il voulait le revoir par tous les moyens possibles. Je sentais que je n’avais pas toute l’histoire. Il faudrait que j’aie Oli pour moi toute seule pour les connaître. En tout cas, tout avait l’air très mignon dans leur début de relation et ils paraissaient s’entendre à merveille. J’étais heureuse pour mon ami, et je savais qu’Ethan deviendrait un grand ami aussi, lorsque nous aurions l’occasion de faire plus ample connaissance. Il avait l’air plutôt gentil, même s’il ne parlait pas beaucoup.

Ma tête se tourna de nouveau vers Oli quand celui-ci me demanda si j’avais eu quelqu’un ou non depuis Matthew. Il hésita en posant sa question et je l’encourageai avec un grand sourire. Il n’y avait pas de tabou sur ma vie, et surtout pas sur ce que je l’appelais « l’après-Matthew ». Au contraire… Plus j’en parlais et mieux je me sentais. J’attendis qu’il finisse d’expliquer à son ami qui était Matthew avant de lui répondre.

« J’ai eu quelques petites relations, par-ci par-là, notamment avec un homme qui te ressemblait beaucoup, Ethan ! plaisantai-je un peu, sereinement. Mais ça n’a jamais abouti, je crois que pour l’instant, je ne recherche pas vraiment de relation… je suis très bien comme je suis ! »

Je repensai à ces quelques hommes que j’avais fréquentés depuis cinq ans. Au début, tout me semblait tellement compliqué, j’avais l’impression de trahir Matthew, même si je savais qu’il était mort et que je pouvais faire ce que je voulais. Je ne voulais pas le décevoir de là-haut, avec quelqu’un qui ne lui arriverait pas à la cheville. Puis, le temps faisant son affaire, les jours, les semaines, les mois puis les années passant, j’avais fini par réussir à passer le cap et je n’avais plus aucun problème pour flirter de nouveau, embrasser qui je voulais et finir ma soirée avec un homme si j’en avais envie. Il n’y avait que pour mes enfants que je me faisais du souci. Comment réagiraient-ils en découvrant que j’avais quelqu’un dans ma vie ? Pour l’instant, ce n’était pas le cas alors je ne m’inquiétais pas trop, mais quand ils grandiraient encore, porteraient-ils un jugement quelconque ? Je leur parlais énormément de leur père, parce que je trouvais logique qu’ils sachent qui il était et combien il était merveilleux. Peut-être qu’ils n’accepteraient pas d’avoir un beau-père…

« Enfin, de toute façon pour l’instant c’est compromis tout ça ! Je vis avec mon ex-mari, ça refroidirait n’importe quel mec que je ramènerais à la maison… »

Mon rire se joignit à celui d’Oli et je bus une longue gorgée de mon apéritif. C’était vrai que je ne savais pas pourquoi j’avais tant besoin de Tom dans ma vie. C’était la seule personne qui me rattachait vraiment à ma vie d’avant, avec les enfants. On s’appréciait vraiment beaucoup et je savais qu’il avait eu du mal à se faire à mon départ, au fait que j’étais tombée amoureuse de Matthew… mais Matt était la première personne avec qui j’avais couchée, avant celui qui était devenu mon premier mari, après tout. J’avais une profonde affection pour lui, qui n’était pas la même que pour Thomas… Je secouai la tête pour chasser toutes ces pensées. Je n’étais pas là pour penser à Tom !
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MessageSujet: Re: back from the dead (w/ oli)   Jeu 2 Aoû - 20:44

Back from the deadOli & Abby

Abby me répond sans détour. Quelques petites relations, répétais-je dans ma tête avec un petit sourire malicieux, ma jolie blonde devait faire tourner bien des têtes et bon nombre d’hommes avait du lui courir après, surtout si elle avait repris les concerts. Et dont une un peu plus sérieuse avec un homme qui ressemblait à mon amour. Je lève un sourcil d’étonnement avant de sourire devant la tête d’Ethan surpris par cette déclaration, d’autant que je repense à la réaction qu’il avait eu en voyant les photos d’Abby que je lui avais fait voir, s’il avait continué sa vie d’hétéro c’aurait été tout à fait son type de femme,

« Mais ça n’a jamais abouti, je crois que pour l’instant, je ne recherche pas vraiment de relation… je suis très bien comme je suis ! »

Plaisantait-elle ou était-elle sérieuse ? Je n’arrive à savoir si le sourire qu’elle affiche n’est que de façade ou s’il est sincère. Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec ma propre vie, elle avait des aventures sans lendemain et elle pensait que cela lui suffisait, qu’elle était heureuse comme ça. Je l’avais cru aussi pendant longtemps, et si je n’avais pas rencontré Ethan ce serait encore sans doute le cas, c’est une façon de se dire que l’on ne trahit pas l’être cher que l’on a perdu, que dans le fond on lui reste fidèle envers et contre tout mais je garde tout ça pour moi, ce n’était pas le moment d’en discuter, et puis la dernière fois que je l’avais fait ça ne s’était pas très bien passé. Enfin j’espère quand même qu’elle finira par trouver un mec bien, qui saura la rendre encore plus heureuse qu’elle ne semble l’être à l’heure actuelle

« Enfin, de toute façon pour l’instant c’est compromis tout ça ! Je vis avec mon ex-mari, ça refroidirait n’importe quel mec que je ramènerais à la maison… »

Nous éclatons de rire tous les deux, autant de sa phrase que de l’air ahuri d’Ethan, c’est sur que lui à l’époque il aurait pris ses jambes à son coup

- Hummmm ça dépend, il pourrait te proposer un plan à 3

Elle rit de plus belle avant de faire une grimace et de secouer la tête

- Ou tu lui dis simplement que c’est le baby-sitter ! D’ailleurs si je me souviens bien tu en avais un ici pour tes enfants …

Je laisse un peu ma phrase en suspens, elle craquait un peu pour lui il me semble bien. Elle rougit légèrement, j’ai du faire ressurgir quelques bons souvenirs dans sa mémoire. Je lui laisse un moment pour se reprendre et alors que je me penche pour prendre mon verre, je sens la main d’Ethan se glisser dans mon dos discrètement comme pour se rappeler à moi. Ce geste me provoque automatiquement un sourire. J’aimais quand Ethan était un peu tactile, mais je crois que c’est la première fois qu’il le fait en présence d’un tiers, ce n’était pas du tout dans ses habitudes, ni dans les miennes d’ailleurs, d’être dans la démonstration en public, même devant nos amis. Sa caresse a été furtive mais je peux voir dans le regard qu’il me lance en prenant son propre verre sur la table une étincelle de … jalousie ? Mon Ethan était jaloux d’Abby ! Je suis à deux doigt de fondre en pensant qu’il pourrait penser que je puisse craquer pour une femme et puis une autre pensée beaucoup moins réjouissante me traverse l’esprit, il pourrait être jaloux de notre amitié et ne pas la voir d’un bon oeil, il faudra que je mette les choses au clair avec lui. Comme si Abby avait deviné ce petit malaise, ou alors pour éviter de reparler du baby-sitter, elle engage une conversation avec Ethan, c’est bien qu’elle prenne l’initiative parce que ce n’était surement pas lui qui l’aurait fait. Ils échangent quelques banalités et pendant ce temps mes pensées repartent vers elle, pourquoi était-elle revenue ici, surtout en entrainant dans sa suite son ex-mari ? New-York devait être bien mieux que Toronto à tous niveaux, que ce soit pour l’éducation des enfants ou pour elle trouver du travail. Les enfants de Matthew était là-bas aussi, elle qui voulait qu’ils continuent à se voir, ses amis qu’elle avait du retrouver et qu’elle laissait à nouveau, je trouvais cela étrange

- Abby tu sais que je suis très heureux de ton retour, mais … pourquoi ? Tu as été « embêtée » à New York ? Tu as emmené ton ex avec toi parce que tu avais peur ? Pour te protéger ?

J’espérais  qu’elle n’avait pas été harcelée par la presse ou par des personnes malveillante qui auraient vu son retour d'un mauvais oeil  …

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MessageSujet: Re: back from the dead (w/ oli)   Ven 3 Aoû - 22:42

back from the dead
abby & oli

La conversation prenait un tournant un peu étrange, mais ça ne m’étonnait pas d’Olivier. Nous n’avions aucun tabou, pourquoi en aurions-nous ? Toute cette situation devait être assez étonnante pour Ethan, ceci dit, mais je me doutais que s’il était amoureux d’Oli, c’était qu’il connaissait tout de lui. J’éclatai une nouvelle fois de rire en imaginant Tom dans un plan à trois. Jamais il n’accepterait une chose pareille, il aimait bien trop avoir une relation exclusive, que ce soit avec moi à l’époque ou alors avec une autre. Non, pour l’instant, trouver l’amour n’était vraiment pas ce que nous recherchions, ni lui ni moi. Et une relation à trois n’allait certainement pas arriver. Je n’en avais pas envie non plus, j’aimais trop être avec un homme, seule.

Je replongeai dans mes souvenirs de Toronto lorsqu’Oli me rappela que j’avais fréquenté le baby-sitter de mes enfants… C’était presque une chose que j’avais oubliée, mais maintenant tout me revenait en tête, et surtout les moments que j’avais passés avec Jon… Il avait été très doux avec mes enfants, qui étaient vraiment petits à l’époque et qui vivaient sans leur père, qui avaient besoin d’une figure paternelle. J’avais beaucoup apprécié sa présence, et pas seulement parce que je m’étais laissée aller avec lui. Il avait fait avancer ma famille, mes enfants. Je lui en étais très reconnaissante. Depuis, je n’avais plus repris de baby-sitter. Je m’étais toujours occupée de Johanna et Leopold, ainsi que de Franz, quand je l’avais avec moi. Je les emmenais avec moi au théâtre et je restais toujours avec eux. Evidemment, Tom m’aidait du mieux qu’il pouvait, mais il n’était pas toujours disponible, et il n’avait pas toujours envie de garder deux autres enfants que les siens. Il était vrai, cependant, que je pouvais le faire passer pour le baby-sitter si jamais je ramenais quelqu’un à la maison ! Il ne m’en voudrait pas, ou alors très peu de temps.

Alors que je relevai les yeux avec un sourire malicieux, prête à faire une petite blague pour détendre l’atmosphère qui s’était un peu refroidie, je vis Ethan et Oli s’échanger un regard lourd de sens, et je compris aussitôt que mon ami s’était empêtré dans de beaux draps. Son petit ami avait l’air clairement jaloux et j’étais flattée que l’on puisse être jaloux de moi. Aussi, je n’eus pas besoin de raison évidente pour lancer une conversation avec lui, histoire de bien lui prouver que je n’allais pas piquer son petit ami, et que j’étais simplement son ami. Encore un type qui ne croyait pas en l’amitié homme-femme ? Dommage… Nous échangeâmes un long moment et je compris progressivement qu’Ethan se radoucissait. Bien que je choisissais bien mes mots pour ne pas le froisser, il m’avait l’air très sympathique et vraiment très amoureux d’Oli, je ne voulais surtout pas briser quoi que ce soit dans leur couple et il paraissait l’avoir bien compris !

C’est alors qu’Oli reprit la parole, d’un ton beaucoup plus grave et sérieux qu’avant. L’heure était venue pour moi de passer à la casserole du vieux Metcalfe. Pourquoi étais-je revenue à Toronto, plutôt que restée à New York ? Pourquoi Tom était avec moi ? Il imaginait déjà tout un tas de scénarii catastrophes, qui devaient comprendre du paparazzi de base au plus gros mafieux du pays, je le connaissais bien et il se faisait toute une montagne pour pas grand chose à mon avis. Je gardai un sourire confiant en le regardant et posai mon verre vide sur la table basse.

« Ne t’en fais pas pour moi, Oli, répliquai-je, d’un ton également sérieux. Plus personne ne parle de moi, parce que tout ce qui intéressait les journalistes de la presse people, c’était la relation qu’on formait Matt et moi ! »

C’était la réalité. Après sa mort, je m’étais certes exilée pour ne plus subir toute la pression médiatique, mais également pour oublier les souvenirs trop présents de notre vie new-yorkaise. Mais on m’avait rapidement laissée tranquille et je n’avais plus vu de photographes dans mon voisinage. En rentrant à New York, la grosse pomme avait été calme envers moi, et j’avais eu quelques encarts dans la presse quand on avait su que j’avais repris la musique, mais c’en était resté là.

« Si je suis revenue à Toronto, c’est parce que j’aime beaucoup cette ville, elle a été très accueillante quand j’avais besoin d’être accueillie. Et parce que New York m’amène beaucoup trop de souvenirs. Même si je ne veux pas les oublier, je préfère en être loin. C’est comme ça que je gère le deuil. »

Chacun avait une façon différente de faire cette partie de son renouveau. Je n’oublierai jamais Matt, je l’avais trop aimé pour cela, mais je ne pouvais pas vivre dans le quartier où nous avions vécu, je ne pouvais pas repasser devant la maison sans que cela ne me fasse rien. Ma coquille pouvait trop facilement se briser, malgré tout ce que je pouvais dire. Il ne fallait pas que cela arrive.

En ce qui concernait la présence de Thomas avec moi… il n’y avait pas réellement de réponse. Je n’avais pas besoin d’être protégée, de personne. Mais je voulais qu’il soit présent dans l’éducation de mes enfants, pas seulement dans celle de Franz. Et nous en avions tous marre de partager notre temps pour Franz, y compris ce dernier. Il avait besoin de l’amour de son père et de sa mère, ensemble, et pas une semaine de l’un, puis une semaine de l’autre. Et avec la distance que représentait Toronto-New York, ce n’était pas la peine d’y songer. Aucun de nous trois ne pouvait supporter d’être séparés davantage…

« Je veux reprendre ma vie normale ici, redevenir la petite professeur de violon de l’université de Toronto, élever mes enfants et les rendre heureux, comme toute personne normale ! »

N’était-ce pas ce dont tout le monde rêvait ? Être quelqu’un de normal ? Que personne ne nous dévisage dans la rue ? Si, bien sûr que si, mais les gens ne s’en rendaient pas compte, lorsqu’ils avaient déjà une vie normale et toute tracée…
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MessageSujet: Re: back from the dead (w/ oli)   Lun 13 Aoû - 18:42

Back from the deadOli & Abby

Un peu anxieux, je dois l’avouer, j’attendais la réponse d’Abby. Si jamais un connard de journaliste ou même un de ses ex-amis la harcelait il aurait à faire à moi, je n’étais pas bien épais et musclé mais je savais me battre. Et puis je pouvais compter sur Ethan, il me soutiendrait à cent pour cent, j’en suis certain. Abby pose son verre et m’explique que je ne dois pas m’en faire.
C’est vrai que c’est surtout le couple qu’elle formait avec Matthew qui avait été la cible de journalistes et de paparazzi, Abby seule ne les intéressait plus, elle n’aurait pas fait vendre de feuilles de choux avec sa petite maintenant tranquille et bien rangée. Les enfants auraient peut-être pu faire un bon sujet, mais je savais qu’elle les protégerait de la popularité qu’ils auraient pu susciter, et ce à n’importe quel prix. Elle me sourit puis enchaine

« Si je suis revenue à Toronto, c’est parce que j’aime beaucoup cette ville, elle a été très accueillante quand j’avais besoin d’être accueillie. Et parce que New York m’amène beaucoup trop de souvenirs. Même si je ne veux pas les oublier, je préfère en être loin. C’est comme ça que je gère le deuil. »

C’est vrai que rentrer là-bas avait du réveiller des choses. Elle ne vivait sans doute plus dans la maison où elle et la rock star habitaient mais ce devait être difficile de faire abstraction de sa vie passée avec lui.
Je n’avais pas connu ça personnellement, puisque quand Pierre était mort nous avions fini nos études et que nous projetions de nous installer ici. Nous avions certes vécu près de cinq ans ensemble mais je n’étais jamais retourné à l’école véto. Je ne sais pas si j’en aurais été capable d’ailleurs, comme le dit Abby trop de souvenirs. On se dit qu’on peut gérer, les voir revenir de temps en temps c’est agréable, mais c’est aussi à double tranchant

- Oui je comprends

Je pensais qu’elle l’avait fini, son deuil, mais il subsistait encore un petit quelque chose au fond d’elle qui faisait que Matthew était encore bien présent, ses enfants peut-être, surtout le petit Léo qui devait le lui rappeler sans cesse

« Je veux reprendre ma vie normale ici, redevenir la petite professeur de violon de l’université de Toronto, élever mes enfants et les rendre heureux, comme toute personne normale ! »

J’imagine que c’est le but de tout parent que de rendre ses enfants heureux. Pour Franz qui avait ses deux parents à ses côtés, même s’ils sont divorcés, cela sera sans doute plus facile que pour Johanna et Léo, qui en plus avaient un papa connu. Abby pouvait essayer de les protéger un maximum, je pense que la célébrité de leur papa les rattrapera un jour, ne serait-ce que par leur nom de famille, ou alors s’ils décidaient de faire de la musique leur métier comme leurs parents. Le fil de mes pensées me projette dans un avenir où Clio, avec son amour des animaux, pourrait devenir aussi vétérinaire, comme moi

- Tu sais qu’Ethan et moi envisageons d’adopter une petite fille ?

Oups, trop tard ! C’est dit. Oli n’a encore une fois pas su tenir sa langue et je me mettrais bien une gifle pour ça, mais parler de rendre heureux des enfants m’a fait lâcher l’info. Je sens le regard plein de reproches d’Ethan sur moi et n’ose pas le regarder. Je reste fixé sur l’expression d’Abby qui passe de l’étonnement à un grand sourire. Je sais que mon compagnon était très réticent à en parler, nous n’avions encore rien dit à personne, et puis de toute façon rien n’était encore fait. Les services sociaux étaient en train de mener leur enquête, déjà pour savoir si Clio avait encore de la famille, ne serait-ce que très éloignée, et après ce serait à notre tour de passer sur le grill pour voir si nous étions capable de l’accueillir. Je savais, tout comme Ethan, que cela ne serait pas facile du tout et c’est pour ça qu’il ne voulait rien dire à personne. Je cherche sa main et je suis content qu’il ne la retire pas quand je la lui serre, il avait compris que l’on pouvait faire confiance à Abby.

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MessageSujet: Re: back from the dead (w/ oli)   Mer 15 Aoû - 10:36

back from the dead
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Penser à mes enfants me donnaient toujours un sourire gigantesque. Ils étaient tout ce que j’avais pu espérer, même si je ne me destinais pas vraiment à devenir maman, dans mes jeunes années. Tom et moi étions devenus parents, sans vraiment le vouloir. Franz était un accident. Nous étions toujours sur la route, entre deux concerts, entre deux interviews, et devenir mère et père était un boulot à plein temps. L’appréhension avait vite fait place à la joie, et nous avions assumé ce rôle avec plaisir et sans trop de difficultés, comme si tout cela était totalement naturel. Il en avait été de même avec Johanna et Léopold, bien sûr. Bien malgré moi, je rêvais parfois à ce qu’aurait été ma vie sans enfant. J’aurais pu voguer, libre comme l’air, sans me soucier de ce qui pouvait arriver. Après ma carrière avec les Black Holes, j’aurais pu naviguer de groupe en groupe, de formation en orchestre, comme bon me le semblait. Mais j’avais tout arrêté. D’abord parce que Matthew n’était plus là, que j’aurais l’impression de le trahir, comme je l’avais ressenti quand j’avais tourné avec mon groupe préféré, juste après. Ensuite parce que j’avais les enfants avec moi et qu’ils dépendaient uniquement de moi. Je ne pouvais pas les laisser, les abandonner. Je ne pouvais plus vivre dans un tour bus, prendre un avion tous les deux jours. Je devais être là pour eux, parce qu’ils n’avaient plus que moi. Je devais reprendre une vie normale, ce que je n’avais pourtant jamais vraiment eu, même avant de rencontrer les garçons.

« Tu sais qu’Ethan et moi envisageons d’adopter une petite fille ? »

Alors que je sursautais, mon coeur fit un bond dans ma poitrine. Avais-je bien entendu ce que venait de me dire mon ami ? Adopter une petite fille ? Déjà ?! En écarquillant les yeux, je regardai tour à tour Oli, puis Ethan. Ce dernier semblait passablement énervé que le vétérinaire ait pu vendre la mèche, mais leur secret était gardé avec moi, je n’allais rien crier sur les toits, principalement parce que je ne connaissais personne ici, à part eux deux. Mais c’était une excellente nouvelle !

« C’est vrai ?? »

Il hocha la tête et mon sourire en fut décuplé. Je les imaginais déjà tous les deux avec une enfant ! Même si c’était plutôt rapide, tout de même, parce qu’ils n’étaient pas ensemble depuis très longtemps si j’avais bien compris. Néanmoins, s’ils  se sentaient prêts, alors c’était le principal !

« C’est une canadienne ? Ou bien vous voulez adopter ailleurs ? »

Ils avaient déjà dû faire leurs recherches, si Oli me disait qu’ils voulaient adopter une petite fille. Pourquoi une fille plutôt qu’un garçon ? A mon sens, c’était tout simplement parce qu’ils savaient déjà laquelle adopter ! C’était vraiment merveilleux, et ce serait encore plus drôle dans quelques années, parce qu’elle aurait des cousins avec qui jouer.

« Elle a quel âge ? Elle s’appelle comment ? »

Mon naturel curieux reprenait le dessus et j’espérais juste qu’Ethan ne s’en formalise pas trop. Il ne devait pas se méprendre : j’étais heureuse pour eux et si je posais tant de questions, c’était parce que je trouvais cette idée géniale et que je souhaitais leur bonheur, plus que tout !

« En tout cas : félicitations ! C’est une super idée de devenir papas ! finis-je par m’exclamer, pour radoucir un peu Ethan, qui avait toujours l’air renfrogné. »
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MessageSujet: Re: back from the dead (w/ oli)   Jeu 16 Aoû - 17:33

Back from the deadOli & Abby

J’ai tiré Abby un peu brutalement de ses pensées et mon annonce fait son petit effet. Ma jolie blonde nous regarde alternativement Ethan et moi avec de grands yeux ébahis. C’est vrai que cela avait de quoi surprendre, Abby n’avait connu que le Oli qui voletait de coups d’un soir en amants de passage et qui lui avait confié qu’il n’était pas très chaud pour avoir des enfants. Il me semble que c’était il y a une éternité, alors que cela ne fait que quelques années, comme quoi il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Peut-être aussi le fait que ma relation avec Ethan soit quand même récente si on y réfléchit bien, mais bien vite un énorme sourire fait place à l’étonnement

« C’est vrai ?? »

Elle semble aussi contente que moi et alors que je lui confirme que cette nouvelle n’est pas une plaisanterie en hochant la tête, je sens Ethan retirer sa main de la mienne. Pendant qu’Abby continue son interrogatoire je me risque à lui jeter un rapide regard et son petit sourire m’autorise à répondre à mon amie, je n’en suis que plus heureux

« C’est une canadienne ? Ou bien vous voulez adopter ailleurs ? Elle a quel âge ? Elle s’appelle comment ? »

Tant d’enthousiasme et de curiosité me font chaud au coeur. Elle s’intéressait déjà à l’enfant alors qu’elle aurait pu penser plutôt à toutes les difficultés que nous allions rencontrer. Je lui réponds donc de bon coeur

- Oui c’est une canadienne, elle est née ici, à Toronto. Elle s’appelle Clio et elle a 10 ans

Les yeux de ma musicienne préférée s’arrondissent quand je lui dis l’âge de Clio. Elle s’attendait sans doute à ce que nous adoptions un bébé et éventuellement à l’étranger parce que cela devait être plus facile pour un couple d’homosexuels

- Mais rien n’est encore fait...

Mon interlocutrice semblait un peu perdue, dans son entrain elle avait sans doute déjà oublié que j’avais dit « envisageons », alors je m’empresse de lui expliquer

- C’est une petite fille qui vient souvent à la clinique, elle aime me donner un coup de main pour soigner et nourrir les animaux. Elle a perdu sa maman étant petite et son papa est décédé il y a quelques semaines dans un accident de la route. Le jour où s’est arrivé, elle est enfuie du foyer où on l’avait placée et elle est venue se réfugier ici pour la nuit …

Je repense à cette fameuse nuit, et surtout au matin qui avait suivi, à la longue discussion que nous avions eu Ethan et moi, où en quelque sorte nous avions décider de devenir parents et de fonder une famille. Cela m’émeut plus que je ne l’aurais pensé et d’un coup les larmes me montent aux yeux. Ethan le remarque et comprend immédiatement les sentiments qui sont en train de m’assaillir. Le temps que je me reprenne un peu, il finit mon récit en expliquant à Abby que pour l’instant nous étions en plein dans la partie administrative. Les services sociaux avaient fait les dernières vérifications pour confirmer que Clio n’avait plus aucune famille et maintenant ils commençaient une enquête sur nous pour savoir si nous étions capable de l’accueillir et de nous en occuper correctement. Je savais que cela allaient être particulièrement long et difficile, déjà pour un couple hétéro la procédure était compliquée, alors pour un couple de gays ça l’était encore plus. C’est fou comment l’enthousiasme que nous ressentions encore il y a quelques minutes était retombé d’un coup. J’envoie un petit sourire désolée à Abby pour m’excuser, mais elle ne nous regarde plus et semble en pleine réflexion…

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MessageSujet: Re: back from the dead (w/ oli)   Dim 19 Aoû - 17:10

back from the dead
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Mon état d’excitation était tel que je ne pourrais pas attendre longtemps d’avoir les réponses d’Oli. Il fallait qu’il me dise, qu’il me donne les détails que je lui demandais, c’était tellement important ! Ils allaient devenir papas ! C’était assez incroyable pour que je sois excitée comme une puce non ? Surtout, la façon dont il m’avait annoncé cela… c’était tellement inopiné, mais j’étais tellement heureuse d’entendre une chose pareille ! Mon regard passait d’Oli à Ethan, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’Oli daigne enfin répondre à mes questions, en m’expliquant que la petite fille était bel et bien canadienne, qu’elle s’appelait Clio.. et qu’elle avait dix ans.

Deuxième choc, deuxième surprise ! Ils allaient adopter une enfant aussi grande ? Il y avait sûrement une bonne raison, mais il était vrai que je ne m’attendais pas à une chose pareille. C’était compliqué de s’occuper d’enfants, alors si en plus c’était une fillette, il fallait qu’ils soient sûrs de leur coup, tout de même. J’observais Oli avec attention, un peu perdue. Pourquoi ne pas adopter un bébé et l’élever ? Ou un petit enfant, pas forcément un tout petit bébé, mais un enfant de deux, trois ans ? Ce serait sûrement une tâche plus aisée… Ethan me regardait pour essayer d’analyser mes réactions, et je savais que je ne devais plus être aussi radieuse qu’avant, parce que je me posais beaucoup de questions. J’avais même l’impression qu’il avait envie de m’expliquer, de se dédouaner de toute responsabilité vis-à-vis de moi…

Pourtant, ce fut Oli qui prit le temps de m’expliquer que cette petite Clio était une habituée de la clinique, pas en tant que « cliente » mais en tant qu’aide vétérinaire. A seulement dix ans, elle savait déjà faire plein de choses et connaissait les animaux sur le bout des doigts : ce dont ils avaient besoin au quotidien, aider pour les soins etc… Mon ami continua en m’annonçant que la petite n’avait plus de mère depuis très longtemps et que son père venait d’avoir un accident de voiture mortel. Clio avait l’air très attachée à Oli, mais la réciproque était vraie également. Il en parlait avec des étoiles dans les yeux, empli d’émotion, et sur le coup, je ne sus même pas quoi lui répondre. Je trouvais cette histoire très touchante, émouvante. Ethan et lui semblaient à fond dans leurs souvenirs et je n’osais pas parler, de peur de briser leur bulle. Pourtant, Ethan reprit la parole, d’une voix un peu plus rauque qu’avant, pour m’indiquer qu’ils étaient en train de monter un dossier pour pouvoir adopter la gamine, et faire en sorte qu’elle puisse vivre avec eux. Elle n’avait en effet plus du tout de famille et devait rester dans un foyer, en attendant une adoption. Bien sûr, ils subissaient eux aussi toute une enquête pour savoir si tout pouvait se passer correctement avec une petite fille. Je n’avais pas eu besoin de vivre le stress d’une demande d’adoption, mais je concevais très bien que cela devait être très difficile. Et je me doutais, bien évidemment, que c’était encore plus difficile pour un couple d’homosexuels. Nous étions peut-être au Canada, pays réputé pour son ouverture d’esprit… mais je savais que malgré tout, il y aurait bon nombre d’obstacles.

Sans le remarquer, mon esprit divaguait. Pour cette procédure d’adoption, ils auraient tous les deux besoin de toute l’aide nécessaire que l’on pourrait trouver. Les services sociaux allaient forcément leur poser tout un tas de questions, analyser leur mode de vie, leur appartement, leurs jobs. Si Olivier était vétérinaire et gagnait bien sa vie, Ethan n’était qu’un mécanicien, un garagiste un peu précaire. Si je me souvenais bien, Ethan avait vécu un peu grâce à Oli, dans les premiers temps, avant de trouver un full-time job. Il leur fallait un dossier en béton, qu’ils n’avaient peut-être pas le temps de monter, dans un si court laps de temps. D’un air déterminé, je relevai la tête vers mes amis.

« Je vais demander à Tom s’il ne connait pas quelqu’un qui est spécialiste là-dedans. Il est toujours manager, mais vous savez ce que c’est, il connait plein de monde… et surtout des avocats ! »

J’accompagnai la fin de ma phrase d’un sourire. Si Oli comprit de suite ce que j’avais derrière la tête, au vu de son air heureux, Ethan parut se rembrunir. Il m’expliqua qu’il n’aimait pas trop les avocats, qui tous les gens qui faisaient la loi, d’ailleurs. Un rebelle, voyez vous cela… Je levai les yeux au ciel en riant un peu.

« C’est pas n’importe quels avocats. Certains sont spécialisés dans les droits de la musique, le droit public, les droits d’auteur etc… mais d’autres ont une carrière moins spécialisée… et peuvent tout à fait vous aider à vous faire un putain de dossier béton pour adopter cette gamine ! »

Je voulais aider, à ma façon, et si je pouvais avoir le bras long et profiter de ma potentielle notoriété, et surtout de celle de Tom dans le milieu, je le ferais avec grand plaisir. Ils semblaient vraiment tenir à adopter cette Clio, que, désormais, j’avais hâte de rencontrer…

Aussi, j’attrapai mon téléphone portable dans mon sac à main pour pianoter quelques petites secondes, histoire d’envoyer un message à Tom. Il ne le lirait peut-être pas tout de suite, mais au moins, j’avais l’assurance qu’il le reçoive et qu’il puisse éventuellement commencer à réfléchir à qui pourrait être utile dans cette affaire. Je lui faisais confiance, il faisait tout pour me faire plaisir…
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: back from the dead (w/ oli)   Jeu 23 Aoû - 15:58

Back from the deadOli & Abby

Ethan ressentait autant d’émotion que moi, c’est juste qu’il savait un peu mieux la maitriser. Il s’était beaucoup attaché à Clio au fil des semaines. Elle avait été autorisée par les services sociaux à continuer de venir à la clinique le mercredi après-midi, et quand il pouvait, il essayait de finir tôt et participait avec nous à la pause goûter. La réciproque était vraie aussi, la petite fille l’avait également adopté. d’ailleurs c’était à lui qu’elle s’était confiée une fois où j’avais dû finir de m’occuper d’un client, sur ce qu’elle avait ressenti quand son père était mort et pourquoi elle était venue se réfugier ici. Je les avais trouvés, en rentrant dans l’appart, assis tous les deux sur le canapé et il se dégageait d’eux une vrai complicité. J’avais eu la confirmation ce jour là, que nous avions vraiment pris la décision qui s’imposait et que Clio serait heureuse ici, mais en attendant elle vivait toujours au foyer.
J’avais hâte que tout cela se termine, c’était assez éprouvant psychologiquement, surtout de ne rien savoir. On ne nous avait pas donné de délai et quand nous essayions de nous renseigner, on nous répondait que le dossier suivait son cours, c’était très frustrant, et pour la petite encore plus. Et puis nous étions toujours sur le qui-vive, une assistante sociale pouvait débarquer n’importe quand pour inspecter le loft et c’était stressant. Bien que n’étant pas certain que l’adoption aboutisse, nous avions quand même fait quelques travaux pour re-décorer la chambre d’amis et aménager une petite salle d’eau attenante, qui sait cela pourrait nous donner un bon point supplémentaire et montrer notre envie aux services sociaux de vraiment vouloir accueillir Clio chez nous.
Abby était toujours pensive et je me demandais pourquoi. Pensait-elle que Clio était trop âgée pour être adoptée ? Ou alors pas par des homos ? Non pas Abby, j’étais certain qu’elle n’avait aucun a-priori sur ce sujet, alors quoi ?

« Je vais demander à Tom s’il ne connait pas quelqu’un qui est spécialiste là-dedans. Il est toujours manager, mais vous savez ce que c’est, il connait plein de monde… et surtout des avocats ! »

Je reconnais bien là ma Abby franche et déterminée, et surtout prête à aider les autres sans compter. C’était une excellente idée ! Bon, son ex était surtout dans le milieu de la musique, mais les avocats de son entourage devait bien avoir quelques relations qui s’y connaissait en matière d’adoption. Prendre un avocat n’était pas obligatoire pour monter le dossier d’adoption, mais cela irait sans doute plus vite et nous n’aurions pas de mauvaise surprise. Je jette un oeil à Ethan qui semblait bien moins heureux que moi de la proposition d’Abby. Bien moins timide vis-à-vis d’elle qu’au début, il lui explique calmement qu’il n’aime pas trop ça et que des avocats qui s’occupent de signer des contrats avec des maisons de disques ne doivent rien y connaitre en adoption. Sans se départir de son sourire, mon amie nous explique que si certains avocats ont une spécialité bien spécifique, d’autres sont plus généraux

« … et peuvent tout à fait vous aider à vous faire un putain de dossier béton pour adopter cette gamine ! »
- Abby a raison ! Ça pourrait booster un peu les choses, on est au point mort depuis des semaines. Au moins ils verront qu’on est motivés ! Tu n’as pas hâte que Clio puisse venir vivre avec nous ?

Tandis qu’Abby se concentre sur le message qu’elle est en train d’envoyer, sans doute à Tom, je continue d’argumenter auprès d’Ethan qui finalement se laisse convaincre et finit par se ranger de notre côté. Je l’embrasse. La proposition d’Abby m’avait insufflée une nouvelle énergie et j’avais besoin de la canaliser quelque part. Il sourit quand je m’enlève de ses lèvres, il aimait me voir heureux et là je l’étais, j’avais la quasi-certitude que tout cela se terminerait bien et que Clio pourrait bientôt venir habiter avec nous. Notre invitée était revenue dans la conversation et nous promet de nous contacter dès qu’elle aura vu avec Tom ce qu’il pouvait faire pour nous, quand la sonnette retentit. Ethan va ouvrir, c’est sans doute le livreur de pizza

- Tu vas rester avec nous pour diner ? Ce n’est pas du fait maison mais Paolo fait les meilleures pizzas de toute la ville !

Ce serait bien qu’elle puisse rester, nous avions encore tant de choses à nous raconter, et quoi de plus convivial que de le faire autour d’un verre et d’une part de pizza !


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Abigail L. Polloni


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MessageSujet: Re: back from the dead (w/ oli)   Dim 26 Aoû - 20:59

back from the dead
abby & oli

Tom avait des dizaines d’avocats dans ses contacts. Certains lui devaient même des services, je le savais parce qu’il m’en parlait souvent. Il leur offrait des places, pour des concerts, pour satisfaire leur petite amie, leur enfant, ou que sais-je, et de ce fait, l’avocat se sentait redevable. Cette idée était terrible, elle allait forcément marcher. Bien sûr, il ne fallait pas tomber sur un avocat homophobe ou contre l’idée de l’adoption pour les homos, parce que le plan capoterait. Mais j’étais sûre qu’il soit capable de nous trouver ça, rapidement, qui plus est. Il ne fallait pas sous-estimer Tom. Mon ex-mari était le meilleur, dans la communication et il allait trouver des pistes, des noms, des numéros de téléphone, sans aucun problème.

J’entendais les garçons parler sans les écouter, en écrivant à Tom. Cette aventure, qui démarrait pour eux, me rendait toute euphorique, et je savais d’avance que j’allais saouler Thomas avec cette histoire en rentrant à la maison. Il m’écoutait toujours quand je lui parlais, il ne me laissait jamais parler dans le vide, et même s’il se fichait de ce que je pouvais bien lui dire, je savais tout de même que j’aurais une oreille pour m’écouter. Quelle chance j’avais qu’il ait accepté de venir avec moi, avec les enfants ! Je m’en rendais pleinement compte, alors que je terminais de rédiger mon petit texto pour lui. Je terminai en l’embrassant, avec un petit emoji, et rangeai mon téléphone après avoir vérifié que je n’avais pas d’autres notifications. Le visage de Matthew me souriait, sur le fond d’écran, et je m’accordai un soupir nostalgique en le regardant, avant de verrouiller le téléphone et de le ranger dans mon sac à main.

Alors que je relevai la tête pour revenir dans la conversation, j’entendis la sonnette de l’entrée tintinnabuler. Ethan se chargea d’aller dans le vestibule pour ouvrir au livreur de pizzas, qu’ils attendaient avant même que je ne sois arrivée. Je souris à Oli alors que nous entendions Ethan récupérer les cartons de pizza.

« Désolée Oli, je ne peux pas rester… Mes enfants m’attendent ! lui répliquai-je avec un sourire et un clin d’oeil. Par contre, maintenant que je suis de retour pour de bon, on peut se voir quand tu veux ! Mon numéro n’a pas changé, tu n’auras qu’à m’appeler, ok ? »

Je savais que je n’attendrais pas longtemps avec qu’il ne m’appelle, parce que nous avions encore des tas de choses à nous dire, des histoires à raconter. Il allait forcément m’interroger à propos de Tom, me demander ce qui m’était passé par la tête pour que j’emménage avec lui et pourquoi il avait accepté.. ce genre de choses. Et je n’allais y couper, bien sûr. Il avait sûrement plein de choses à m’expliquer aussi, la vie avec Ethan, des petites histoires, comme ça, qui faisaient que nos vies étaient uniques et exceptionnelles. J’avais hâte d’en entendre davantage…
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: back from the dead (w/ oli)   Ven 7 Sep - 19:36

Back from the deadOli & Abby

J’étais encore tout excité par l’idée d’Abby et pour moi il ne faisait aucun doute qu’elle allait rester diner avec nous. C’était comme si on s’était quittés hier et en même temps nous avions encore tant de choses à nous raconter, malheureusement elle décline mon invitation. Alors oui je la savais très attachée à ses enfants bien sur, mais je me demande aussi si son ex n’est pas en parti responsable de son refus quand elle me fait un clin d’oeil accompagné d’un petit sourire qui en dit bien plus long que ses paroles

« Par contre, maintenant que je suis de retour pour de bon, on peut se voir quand tu veux ! Mon numéro n’a pas changé, tu n’auras qu’à m’appeler, ok ? »

Evidement ! Je lui réponds que le mien n’a pas changé non plus alors qu’elle se lève pour prendre congé. Je la serre longuement dans mes bras avant de la raccompagner jusque la porte. Ethan revient de la cuisine avec plusieurs parts de pizzas disposées sur une grande assiette, je pense qu’il était persuadé aussi qu’Abby allait partager notre repas, quand nous n’étions que tous les deux on mangeait la pizza directement dans le carton, on ne faisait pas de chichis. Je lui explique qu’Abby est attendue par ses enfants en la regardant avec ce même sourire qu’elle m’avait adressé tout à l’heure. Il part poser son plat plus revient pour la saluer avant de retourner en cuisine. J’en profite pour serrer encore une fois Abby longuement mes bras, j’étais tellement heureux de l’avoir retrouvée

- Je t’appelle très vite ! Tu me diras quand tu es dispo on se fera un bon diner, je crois que tu as beaucoup de choses à me raconter non ? En tout cas moi oui !

On éclate de rire en même temps puis après une dernière embrassade elle part. Je rejoins Ethan dans la cuisine qui finissait d’assaisonner la salade. Je l’enlace par derrière et pose mon menton sur son épaule

- Je suis si content Ethan ! Non seulement d’avoir retrouvé Abby mais en plus je suis certain qu’elle pourra nous aider, enfin son ex

Il me répond d’un hochement de tête

- Abby est une femme super tu verras !  Elle est drôle, belle, intelligente, quand tu la connaitras un peu mieux tu …

Il me laisse sous-entendre que si je continue cette avalanche de compliments il va finir par être jaloux et me fait taire d’un baiser. Je lui réponds un peu plus fougueusement en lui murmurant qu’il n’a vraiment rien à craindre de ce côté là. Nous en rions encore ensemble en passant dans le salon, mais je ris beaucoup moins quand il s’octroie les trois quart de la pizza et me tend le saladier rempli de laitue avec un petit sourire sadique, puis me pince la taille avec un clin d’oeil.

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