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 Sunday Morning ◘ Oli & Ethan

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J. Ethan Hanit


DISCUSSIONS : 283
CREDIT : casielsilencio // silver lungs
MessageSujet: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Sam 2 Avr - 23:51

Ethan ouvrit d’abord un œil, avant de prudemment ouvrir le deuxième. La luminosité était bien trop forte, en ce dimanche matin. Il eut rapidement du mal à comprendre où il se trouvait. Dans sa tête, un éléphant était en train de danser une samba. Nul doute que le pachyderme allait gagner la finale de Danse avec les Stars, vu la chorégraphie qu’il se tapait dans son crâne. Tout le jury pouvait lui mettre un 10.
Il était dans un lit. Un grand lit, avec des draps blancs tout défaits. Les murs de la chambre étaient également blancs, et il ne savait pas bien faire la distinction entre le mur et le plafond. Il était tout désorienté, comme lorsqu’un enfant tourne dans son lit pendant son sommeil et se retrouve les pieds sur l’oreiller, et la tête au bout du matelas. Visiblement, il s’était endormi comme une masse, sans même faire attention à la position qu’il prenait. En tendant l’oreille, il entendit une deuxième respiration, une autre que la sienne, mais il ne sut d’abord pas remettre un prénom sur la personne qui pouvait être dans ce même lit. L’esprit embrumé, il gémit doucement en sentant l’aridité de sa gorge. Il avait une sacrée gueule de bois, il avait dû carrément picoler, la veille au soir. Il referma les yeux pour quelques instants, puis se rendormit…

… pour se réveiller deux heures et demi plus tard, dans ce même lit, dans la même position, avec la même seconde respiration à côté de lui. Son mal de crâne avait un tantinet disparu pour l’heure, et ses souvenirs revenaient petit à petit. Avec un sourire, il tourna la tête vers Olivier. Si, quelques heures auparavant, il n’arrivait plus à se souvenir ne serait-ce que de son prénom, tellement la fatigue avait de l’emprise sur lui et tellement l’alcool lui avait été mauvais, désormais il s’en souvenait parfaitement bien, étant donné que cela faisait plusieurs semaines maintenant que les deux hommes se fréquentaient et se voyaient régulièrement, pas en tant que mécanicien et client, mais bel et bien en tant qu’amants.
Ça avait été une sacrée épreuve pour Ethan, qui avait dû changer sa vision de la vie, sa façon de penser, en un temps record, pour être avec Oli. Les deux tourtereaux savaient que Rome ne s’était pas faite en un jour, mais ni l’un, ni l’autre ne souhaitait perdre de temps. Aussi, Ethan avait réalisé beaucoup d’efforts afin d’apprendre ce qu’était d’aimer quelqu’un. Ce n’était pas tous les jours faciles, il gardait quelques réflexes bien machistes et hétérosexuels et n’acceptait pas toujours très bien le regard des autres gens sur eux, quand ils étaient ensemble dans la rue. Lui qui avait toujours plu aux filles, il supportait très mal qu’elles ne le calculent même plus, sous prétexte qu’il était avec un homme, dehors. Cependant, une fois entre les murs de l’appartement d’Olivier, il devenait plus doux qu’un agneau, acceptait tout et n’importe quoi et essayait d’être le plus gentil possible, ce qui n’avait pas toujours été le cas avec le beau vétérinaire. Mais il travaillait sur lui-même et essayait donc d’être plus docile qu’il ne l’avait été auparavant.

Avec un léger sourire, il se tourna complètement vers Olivier pour le regarder dormir, grâce à la lumière passant à travailler les volets entrouverts, qu’ils n’avaient sûrement pas pensé ou réussi à fermer, la nuit précédente. A en juger par leurs tenues, ils avaient dû coucher ensemble une fois de plus, et la fatigue et l’alcool aidant, ils n’avaient plus bougé après leurs ébats. Ethan tendit doucement la main vers Oli pour caresser sa joue. Il passa d’abord la tranche de son index sur sa barbe rugueuse, puis son pouce, avant de finir par le dos de sa main entier. Son regard s’était adouci, et son sourire s’agrandit lorsqu’il vit les lèvres d’Oli frémir. En soupirant, il se pencha vers lui pour l’embrasser sur la joue, à l’endroit même où il le caressait doucement juste avant.

« C’est l’heure de se réveiller… Il est plus d’une heure de l’après-midi, déclara-t-il d’une voix toute douce. »

Puis, il continua ses caresses sans mot dire, patientant simplement pour qu’Oli se réveille. C’était sans compter sur l’arrivée du chat du vétérinaire, qui avait entendu la voix d’Ethan, quand bien même il parlait doucement. Le félin sauta sur le lit et grimpa sur son maître, avant de s’installer sur son dos, juste en dessous de ses épaules. Il commença à préparer son nid, rétractant et ressortant ses griffes pour rendre la place plus confortable… Ethan rit doucement avant de caresser délicatement la tête du chat, et de regarder la tête d’Oli, qui avait finalement réussi à se réveiller, un peu grâce à Boub …


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Il parait que la blanche colombe a trois cent tonnes de plomb dans l'aile ; il parait qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelles ; la belle au bois dormant a rompu les négociations, unilatéralement le prince entame les protestations.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Dim 3 Avr - 18:39




     


Sunday morning.


Ethan & Oli


Habitué à la présence d'Ethan à mes côtés, je ne calcule pas tout de suite qu'il ne devrait pas être là quand je sens son doigt caresser ma joue. Cela faisait quelques temps maintenant que nous étions ensemble, et si cela n'avait pas été facile au début de notre relation, maintenant Ethan l'assumait bien, du moins dans l'intimité, parce qu'aux yeux de la société c'était encore difficile pour lui. Je dois reconnaitre qu'il faisait des efforts. Certes je n'avais toujours pas eu de déclaration d'amour verbale mais son attitude parlait pour lui et, si je lui étais encore soumis sexuellement pour l'instant, il consentait à expérimenter de plus en plus de choses, c'était en bonne voie.
J'aimais beaucoup ses façons de me réveiller, tantôt très douces et tendres tantôt un peu plus coquines. Encore dans un demi sommeil je souris par réflexe à sa caresse avant qu'il ne dépose un baiser sur ma joue

« C’est l’heure de se réveiller… Il est plus d’une heure de l’après-midi »

J'ai du mal à émerger et le ton de sa voix toute douce m'inciterait plutôt à me rendormir qu'à me réveiller, mais c'est sans compter sur Boub qui me saute dessus pour s'installer dans mon dos. Je grimace en essayant de bouger mon bras coincé entre mon ventre et le matelas, me découvrant une légère douleur à l'épaule, mais ce n'est rien en comparaison de ce que je ressens dans le bas du dos quand je bouge la jambe pour me mettre sur le côté. J'avais déjà ressenti cette douleur si particulière et ce genre de courbatures, une fois. Ce n'était pas possible, pas lui. J'ouvre enfin les yeux et tant bien que mal j'arrive à me retourner, faisant peu de cas de Boub qui miaule de mécontentement de s'être fait déloger, mais je m'en foutais un peu de mon chat. Je constate que je suis complètement nu et que le lit est complètement défait, confirmant ce que je pensais et je n'aimais pas ça, mais alors pas du tout !
Hier soir Ethan et moi nous étions violement disputés à propos d'Elly, l'écrivain que j'avais rencontré dans mon club de lecture. J'avais lâché dans la conversation qu'il était homosexuel et qu'il n'était pas insensible à mon charme, je n'aurais pas dû. Ethan ne s'était jamais montré jaloux ou ni même possessif, et bien que la question de la fidélité ne se soit jamais posée entre nous, il me semblait évident que c'était implicite dans notre couple. Alors pourquoi avait-il si mal pris le fait que j'ai pris à la rigolade ses remarques, le vexant et le mettant en colère, et il était parti en claquant la porte sans autre explication.
Alors oui j'avais beaucoup bu en attendant qu'il daigne répondre à mes appels et à mes messages, le connaissant je m'inquiétais pour lui, et surtout je voulais m'excuser, mais au fur et à mesure que les heures passaient, et l'alcool aidant, j'avais fini par rejeter l'origine de cette dispute sur lui. Je ne me souvenais plus, et oui peut-être que de rage je l'avais provoqué quand il était revenu sonner à ma porte, mais il aurait du voir que je n'étais pas dans mon état normal et surtout ne pas profiter de la situation.
J'ai presque envie de pleurer tant je suis déçu mais la colère prend le dessus et je ne trouve dans les yeux d'Ethan que de l'interrogation face à mon regard meurtrier, il se foutait de ma gueule là ou quoi !? De rage je me lève, oubliant un instant mes douleurs et file dans la douche sans me préoccuper d'Ethan qui me demande ce que je fais. J'avais besoin de me laver, comme si l'eau pouvait tout effacer. Ignorant les élancements de mon corps encore meurtri, je me frictionne vigoureusement, détaillant les marques que mon amour, mais pouvais-je encore l'appeler comme ça, avait laissées. Il y avait des hématomes sur ma hanche et au dessus de ma clavicule, des traces de doigts autour de mon poignet droit aussi, sans parler de mes fesses. J'ai un rire nerveux en remerciant le ciel que pour l'instant seul mon corps se souvenait de ce qui s'était vraiment passé et que mon cerveau fasse l'impasse là-dessus, j'avais eu bien trop de mal à me remettre de mon agression, même si ici c'était complètement différent.
Dans mes pensées, je n'avais pas vu arriver Ethan et je sursaute quand il ouvre la porte de la cabine de douche. Nu lui aussi, il s'avance vers moi mais je le repousse violemment

- Ne me touches pas !

Surpris, il recule d'un pas, puis fait une nouvelle tentative d'approche. Il y a toujours cette même interrogation sur son visage et j'en viens à me demander si je n'avais pas imaginé tout ça ... Nous avions parfois des ébats un peu mouvementés ... et si je venais de me faire tout un film, rien ne s'était peut-être passé comme je l'avais supposé ... le problème c'était que je ne me souvenais de rien, seul mon corps pouvait témoigner pour l'instant ... et Ethan ...

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J. Ethan Hanit


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CREDIT : casielsilencio // silver lungs
MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Dim 3 Avr - 21:42

Ethan continua de rire un peu, alors que doucement, le visage d’Oli s’animait en se réveillant. Le chat continua son manège, et finit par s’installer pour de bon, bien content de se retrouver sur le dos de son maître. Le mécanicien sourit en regardant le corps à moitié découvert de son amant. Il reposa cependant son regard sur son visage, incapable de ne plus le fixer comme avant. Il savait que son réveil allait être difficile, et douloureux aussi. Ethan se souvenait de ce qu’il s’était passé cette nuit, et ce qu’ils avaient fait, mais pas avec précisions. Il espérait qu’Oli puisse l’éclairer davantage. Il savait qu’ils avaient fait l’amour très très sauvagement… et il se souvenait qu’ils s’étaient disputés aussi … mais c’était vraiment flou.
Cependant, lorsque le vétérinaire ouvrit les yeux et les posa sur Ethan, ce dernier comprit que la journée n’allait pas être toute rose, et qu’il n’allait pas être question de traînasser dans le lit en se faisant des câlins. C’était bien dommage, parce qu’il était plutôt de bonne humeur, et il voulait que ses pensées restent positives. Les yeux d’Oli lançaient des éclairs en tout sens, et Ethan frissonna en comprenant que ça devait être de sa faute. Il n’avait pourtant rien fait de mal. Lorsqu’ils s’étaient disputés, la veille au soir, c’était lui qui était furieux, et pas l’inverse. Il s’était enfui de chez Oli pour aller se réfugier dans un bar, pour tenter de se consoler et de laisser sa rage s’amender. Il ne voulait pas s’énerver sur Oli plus qu’il ne l’avait fait. Il savait qu’il était jaloux, et que c’était inutile de l’être. Oli ne lui appartenait pas, même s’ils étaient ensemble. Et puis même… il ne s’était apparemment rien passé entre lui et le type du club de lecture. Il n’avait pas de raison de devenir furieux, et c’était exactement pour ça qu’il était parti. Pour se calmer, remettre seul ses idées en place, et revenir sur la bonne pente. Alors pourquoi c’était Oli qui était énervé ?
Quand Ethan était rentré, il l’avait retrouvé complètement saoul, mais lui-même l’était légèrement. Ils avaient échangés quelques mots, puis, ils s’étaient sautés dessus. Autant Oli qu’Ethan, d’ailleurs. Ils savaient que leur dispute était ridicule, et ils se réconciliaient sur l’oreiller. Du moins, c’était ainsi que le mécanicien le voyait, et pas autrement. Pourtant, vu le regard que lui envoyait Olivier, il ne devait pas être spécialement d’accord avec cette idée… Ethan essayait de comprendre, mais quand il ouvrit la bouche pour lui demander si tout allait bien, Oli se releva du lit sans demander son reste, et fila vers la salle de bains. Pantois, le brun soupira sans comprendre, et entendit le bruit de la cabine de douche. Il y avait visiblement quelque chose qu’ils avaient dû tous deux mal comprendre, mais Ethan n’était pas quelqu’un de patient ; si Olivier ne lui disait pas rapidement ce qu’il se passait dans sa tête et ce qui n’allait pas, il allait péter un plomb et le prendre entre quatre yeux. Peut-être qu’il était juste de mauvaise humeur…
Aussi, Ethan se leva à son tour, chancelant, et avança vers la salle d’eau. Il comptait bien se doucher avec son petit ami, et ne prit pas la peine de s’habiller. Il ouvrit doucement la porte de la cabine, mais se fit immédiatement rembarrer par Oli, qui le jeta pratiquement dehors, en lui hurlant de ne pas le toucher. Ce fut la goutte d’eau pour Ethan, qui recula sous la surprise, mais sentit sa colère remonter aussi sec. Il fronça les sourcils en regardant Oli, trempé par l’eau qui ruisselait sur sa peau. Il était beau à tomber, mais Ethan n’allait certainement pas se laisser impressionner. Il voulait comprendre pourquoi il se faisait repousser depuis leur réveil à tous les deux.

« Qu’est-ce qui t’arrive, putain ?! »

Son ton était plus courroucé qu’il ne l’aurait pensé, et sa voix résonna dans la salle de bains. Elle était rauque, à cause de leurs ébats de la veille et de l’alcool sûrement, association qui ne laissait pas beaucoup de place à la beauté des sons produits par des cordes vocales le lendemain. Regagnant l’avance qu’il avait juste quelques secondes auparavant, il avança d’un nouveau pas, et s’agrippa à la paroi de la cabine, prêt à se retenir si jamais Oli le repoussait encore, mais physiquement cette fois.

« Tu vas te calmer un peu, là ? Qu’est-ce que t’as, Oli ? »

Et voilà… Mieux valait ne pas énerver Ethan, habituellement, surtout pas quand il venait de se réveiller, mais là, c’était trop tard. Et ils avaient intérêt à mettre les choses au clair avant qu’il n’explose davantage. C’était quoi le souci avec Oli ? Il n’était pas content parce qu’il ne se souvenait plus de la façon dont il s’était fait prendre par derrière la veille ou quoi ?

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Lun 4 Avr - 22:42




     


sunday morning.


Ethan & Oli


Je fixais Ethan le plus méchamment possible pour qu'il n'avance pas plus, je n'étais pas prêt encore à subir un contact physique, et encore moins venant de sa part. Sans doute surpris par ma réaction, il fronce légèrement les sourcils et parcourt mon corps d'un bref regard avant de le fixer à nouveau dans le mien. Je peux voir dans ses yeux qu'à cette seconde je ne le laisse pas indifférent, je commençais à bien le connaitre et à savoir décrypter ce qu'il pensait.
Je ne me suis jamais trouvé "beau". Attirant peut-être, grâce à mes yeux d'un bleu profond, charmant surement, mais je n'entrais pas dans les canons de la beauté masculine, contrairement à Ethan. Lui était beau, des traits parfaits et un physique à tomber, mais aussi un fort tempérament et parfois un caractère de cochon. Je savais pertinemment que je ne devais pas le provoquer, je savais comment ça finissait quand il était en colère, c'était d'ailleurs un peu grâce ça que nous étions ensemble aujourd'hui. Hier soir il était parti, mais ce matin ça n'a pas l'air d'être dans ses plans. Je sais que je devrais céder et baisser mon regard mais je n'y arrive pas

« Qu’est-ce qui t’arrive, putain ?! »

Qu'est-ce qui m'arrive !? Il m'avait regardé de haut en bas, il avait bien vu les marques non ? Il était clair que comme moi il avait abusé de l'alcool hier soir, sa voix rauque en est la preuve, mais cela ne justifiait pas son comportement. Comment, après ce qu'il m'avait fait cette nuit, avait-il pu être si doux ce matin, il pensait que j'allais oublier parce que j'étais ivre, ou pire que j'avais aimé ça ? Je recule et me plaque contre le mur quand il avance à nouveau d'un pas et panique carrément quand je le vois se mettre en travers de la porte, me coupant toute possibilité de lui échapper. Jamais il ne fallait faire ça avec moi, mon agresseur lui aussi m'avait bloqué dans un coin, m'ôtant toute possibilité de retraite

« Tu vas te calmer un peu, là ? Qu’est-ce que t’as, Oli ? »

Je vois remuer ses lèvres mais je n'entends pas ce qu'il dit. C'est comme si je revivais un cauchemar. Comme dans un film chaque détail est amplifié et me rappelle un peu plus cet homme, sa barbe naissante, les ailes de son nez qui se pince sous la colère. Je le sens, plus que je ne le vois, s'approcher toujours plus près. Comme un animal pris au piège je sens mon coeur s'affoler, il bat à tout rompre comme s'il voulait sortir de ma poitrine. La voix d'Ethan résonne à nouveau et pris d'une peur incontrôlée je cherche à m'échapper mais il ne me laisse pas faire. Je m'entends pousser un cri et lui hurler de me lâcher quand je sens ses bras puissants me plaquer contre sa poitrine. Plus je me débats plus il serre, je sens son souffle dans mon oreille qui me dit d'arrêter. Je sais bien que je ne fais pas le poids, que cela ne sert à rien mais je continue encore et encore. Je ne sais pas combien de temps cela dure, et puis à bout de force j'abandonne, si je me montre docile il ne me frappera peut-être pas. Je me laisse entrainer hors de la cabine de douche en fermant les yeux et m'attendais à être emmené sans ménagement mais à la place je sens qu'on m'enroule dans une serviette éponge. On m'appelle. Plusieurs fois j'entends une voix prononcer mon prénom, une voix inquiète, la voix d'Ethan. Je resserre les pans de la serviette contre moi et finis par ouvrir les yeux. Ethan est juste en face de moi. Il attrape une serviette et ceint ses hanches avec. J'avais un peu retrouvé mes esprits et je vois bien qu'il est désemparé face à la réaction de je venais d'avoir, mais il ne pouvait pas comprendre, il fallait être passé par là pour savoir ...

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J. Ethan Hanit


DISCUSSIONS : 283
CREDIT : casielsilencio // silver lungs
MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Lun 25 Avr - 18:47

Pour Ethan, il était étrange qu’Oli puisse avoir peur de lui. Ils partageaient leurs vies depuis quelques temps désormais, et jamais Oli n’avait montré la moindre crainte au mécanicien… Ethan était parfois un peu brut de décoffrage, mais ils s’étaient chacun habitués au caractère de l’autre, et tout se passait jusqu’à présent. Alors c’était vraiment avec surprise et colère que le brun découvrait la peur dans les yeux du vétérinaire. Il s’agissait d’une réelle panique et non pas d’un affolement enfantin, puéril, qu’Oli utiliserait pour jouer et empêcher Ethan d’avancer, comme pour le punir d’avoir été plus violent qu’à l’habitude la veille au soir. Non, c’était vraiment de la peur, une peur incommensurable et incontrôlable, que l’ancien militaire ne pouvait pas comprendre, ni éradiquer. Alors qu’il voyait les pupilles d’Olivier s’agrandir sous l’effet des hormones qui l’assaillaient, Ethan l’appela de nouveau, pour le faire réagir, mais cela ne déclencha que plus de tremblements encore. Sans vouloir le montrer, Ethan se mit à paniquer aussi, parce qu’il n’avait jamais vécu un truc pareil et que ce n’était pas son intention. Il n’avait pas envie de gérer cela. Il n’avait pas envie d’être impliqué dans une espèce de crise d’angoisse. Inquiet, il continua d’appeler Oli, mais celui-ci essaya de quitter la cabine de douche. Ethan était bien trop large pour lui, il s’interposa très facilement en tendant les bras pour le maintenir contre lui. Olivier allait glisser, tomber et se casser le bras une nouvelle fois… ou pire, il se casserait une jambe et finirait en fauteuil ou en béquilles. Il deviendrait carrément lourd, et Ethan n’avait pas du tout envie que ça arrive.
En soupirant, le plus grand des deux hommes tenta de calmer le plus petit, et l’enserra plus fort contre lui, dans le but de le faire sortir en toute sécurité de la cabine de douche. Son objectif était de le ramener dans la chambre et de le calmer du mieux qu’il pouvait, mais ce n’était pas facile de réaliser cela quand on avait un petit diable dans les bras. Oli se débattait avec force, et Ethan avait de plus en plus de mal à le contenir. Son entraînement militaire n’était plus depuis trop longtemps et s’il était encore très musclé, il perdait pas mal d’endurance. Il était peut-être temps qu’il prenne un abonnement dans une salle de sport histoire de faire un peu de musculation… Au bout d’un moment, pourtant, le vétérinaire cessa tout mouvement et ne se débattit plus, au grand bonheur d’Ethan, qui put le sortir rapidement de la cabine pour le frictionner un peu et le ramener sur le lit. Il s’enroula rapidement lui-même dans une serviette, puis revint vers Olivier pour le sécher, le rassurer un peu. Il ne savait même pas quoi lui dire pour le calmer, parce qu’aucun de ses mots, prononcés auparavant, n’avaient eu l’air d’atteindre ses oreilles. Oli semblait tout fermé et ne rien entendre. D’ailleurs, ses paupières demeuraient closes, comme s’il avait si peur qu’il préférait ne rien voir. Ethan ne comprenait toujours pas ce qu’il se passait. Il essayait de trouver la solution à cette énigme, mais il n’avait jamais été doué pour les sentiments, les crises, ce genre de choses…
Néanmoins, au bout d’un moment qui parut être une éternité pour Ethan, les choses se calmèrent un peu, et Olivier rouvrit les yeux vers lui. Son expression était toujours horrifiée, figée dans une sorte de peur, d’angoisse, mais il osait le regarder. C’était déjà un bon début. Ethan s’accroupit lentement devant lui en posant ses mains sur ses genoux, avec une douceur qu’il ne se connaissait pas alors. Oli semblait vraiment perturbé, mais Ethan ne comprenait toujours pas, et il fallait qu’il sache.

« Oli, tu es sûr que tu n’as rien à me dire ? »

Il parla une nouvelle fois dans le vide. Le véto restait sourd à ses questions, et en réalité, Ethan n’était même pas sûr qu’il les entende pour de vrai. C’était comme s’il était dans un autre monde. Alors, avec une douceur un peu moins vraie, le mécanicien finit par secouer un peu son amant.

« Oli, bon sang, réponds moi ! Qu’est-ce que tu as ?! »

Ethan allait perdre patience, et pourtant il savait que ce n’était pas la bonne solution et qu’il ne devait pas faire ça. C’était idiot, parce qu’Oli était en état de choc pour une raison encore inconnue, et il fallait plutôt le calmer que l’effrayer davantage… sauf qu’Ethan n’était pas quelqu’un de très attentif et patient… Il voulait surtout des réponses, pour arrêter de s’inquiéter…

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Mar 10 Mai - 0:35




     


Sunday morning.


Ethan & Oli


Les yeux toujours fermés, je sentais la présence de cet homme, là, toute proche et je ne voulais qu'une chose c'est qu'il s'en aille, qu'il me laisse tranquille. Pour empêcher que les images de mon agression reviennent me hanter, je finis par ouvrir les yeux et fixe un point lointain. Je resserre mes doigts sur la serviette quand je sens ses mains se poser doucement sur mes genoux et remonter lentement sur mes cuisses, il fallait absolument que j'arrive à réprimer l'envie de m'enfuir. Je me souvenais que plus je lui opposais de résistance, plus cela l'excitait, et vu comment il m'avait intercepté dans la douche je n'avais aucune chance de lui échapper.  Mais d'un autre côté il fallait peut-être aussi que j'écoute ce qu'il dit pour me montrer obéissant et ne pas subir sa colère, il venait de me poser une question et je ne lui avais pas répondu, cela allait l'énerver, j'en étais sur. Je lâche des yeux mon point de repère pour essayer de reporter mon attention sur lui alors qu'il recommence à parler

« Oli, bon sang, réponds moi ! Qu’est-ce que tu as ?! »

Je sens qu'on me saisit par le bras pour me secouer. Voilà, encore une fois je n'avais pas eu la bonne attitude. Il crie, il s'énerve et je vais encore une fois en faire les frais. Pourtant, je ne me sens pas de me résigner à subir encore une fois ses assauts sans rien tenter, il faudrait juste que j'arrive à surmonter mon blocage pour essayer de le raisonner, qui sait, parler va peut-être le calmer. J'inspire un grand coup pour me donner un peu de courage et relève les yeux vers lui. Il arrête alors de me malmener et on se fixe un moment. D'un coup, je sens une vague de larmes me submerger quand je reconnais ses yeux, les yeux d'Ethan. Son regard est encore courroucé mais c'est bien celui de l'homme que j'aime, de celui qui a su me rendre heureux alors que je ne pensais plus connaitre le bonheur après Pierre. J'ai presque envie de le prendre dans mes bras, mais je ne voulais pas qu'il me voit pleurer, je ne voulais pas qu'il me pose des questions auxquelles je ne voulais pas répondre. Je me lève pour m'isoler, mais par réflexe il m'intercepte encore une fois et me serre dans bras. Se rappelant sans doute la réaction que j'avais eu il y a quelques minutes, il me lâche de suite et c'est moi qui m'accroche à lui. Je sens bien qu'il hésite mais j'avais besoin de contact là, maintenant et tout de suite

- Serre-moi fort Ethan

Je me rends compte en entendant ma voix cassée que je n'avais pu retenir mes larmes et je les sens rouler maintenant sur mes joues mais Ethan reste immobile, alors je le serre un peu plus fort contre moi

- S'il te plait ...

Pourquoi il ne bougeait pas ? Pourquoi il ne répondait pas à mon étreinte ? Je suis obligé de presque le supplier une seconde fois pour enfin sentir ses bras se resserrer timidement autour de mes épaules. Je me niche un peu plus contre lui mais je n'ai quand même pas le retour escompté. Il ne sentait donc pas que j'avais besoin de lui ? Je prends quand même le peu de réconfort qu'il m'apporte. La tête sur son épaule, je laisse mes larmes se tarir et après de longues minutes, je me sépare de lui à regrets. Je lui adresse un petit sourire désolé et cela me permet de croiser un bref instant son regard. Je comprends alors que ce n'était pas de la mauvaise volonté de sa part, mais que tout simplement qu'il n'y arrivait pas, c'était peut-être du à son éducation.
Je ne connaissais rien ou très peu de sa famille, juste qu'il avait un frère. J'avais compris depuis longtemps que ne pas poser de questions trop personnelles s'imposait entre nous, moi ça ne me dérangeait pas, mais lui avait beaucoup de mal à se confier. Et puis notre relation en était encore à ses débuts et principalement centrée sur nous, apprendre à bien nous connaitre était déjà assez compliqué sans en plus y ajouter chacun notre contexte familial.
Je ne savais pas pourquoi Ethan n'avait pas répondu à ma demande comme je l'espérais, pourtant le contact physique ne le rebutait pas d'habitude, mais il est vrai que là c'était un peu particulier ...

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J. Ethan Hanit


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CREDIT : casielsilencio // silver lungs
MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Sam 6 Aoû - 22:15

Le regard empli de larmes d’Olivier inquiéta immédiatement Ethan. Il ne comprenait rien à rien. Pourquoi avait-il cette peur panique ? Pourquoi évitait-il sa présence ? Et pourquoi voulait-il ne rien dire ? Il essayait de comprendre, de savoir ce qu’il se passait dans la tête de son petit ami, mais il ne réussissait pas à imaginer ce qu’il lui arrivait. Jamais il ne l’avait vu dans un état pareil. Jamais il n’avait eu peur de lui. Il avait presque envie de le laisser tranquille pour qu’il puisse se calmer, mais lorsque le jeune vétérinaire se releva pour finalement partir dans une autre pièce, Ethan sentit son sang se glacer dans ses veines, et il le retint par le bras.
Il tira fort, et Olivier finit sa course dans ses bras, non sans paniquer. Ethan ne se rendit pas compte de suite qu’il lui faisait peur quelques instants auparavant, et que le tenir contre lui n’allait pas arranger la situation. Il n’était pas doué avec les sentiments, avec les gens, avec le relationnel. Il ne savait pas souvent comment gérer sa vie, et s’il avait réussi à survivre jusque là, c’était parce qu’il avait un bon instinct. Mais son instinct n’était pas adapté à la vie de couple. Quand bien même, il relâcha aussitôt Olivier, quand le regard du brun se posa dans le sien. Ethan s’attendait à ce qu’il s’enfuit d’un seul coup, sans regarder en arrière, et qu’il aille de nouveau s’enfermer dans la salle de bains. Au lieu de quoi, Oli se rapprocha de lui et s’accrocha à son cou en se blottissant contre son torse musclé. Il lui demanda alors de le serrer dans ses bras d’une toute petite voix perdue, et Ethan abandonna totalement l’idée de comprendre ce qui arrivait à Olivier. Tout ce qu’il désirait, c’était faire cesser les larmes de son petit ami, parce que cela l’insupportait au plus haut point. Mais il resta immobile. Son cerveau ne voulait plus réfléchir ni fonctionner et ce n’est que lorsqu’Olivier l’implora d’un « S’il te plait » larmoyant et dépressif qu’il daigna enfin bouger. Lentement, et sans réfléchir, il passa ses bras autour de lui, et le serra le plus possible contre son corps.
Ethan sentit Olivier pleurer de très – trop ? – longues minutes sur son épaule, et il n’avait aucune idée de ce qu’il devait faire pour le consoler. Ce n’était vraiment pas son truc. Avant, avec les femmes, il ne les faisait pas vraiment pleurer. Il s’arrangeait toujours pour n’avoir qu’à les faire entrer dans son lit. Ou simplement dans son appartement en fait. Il ne passait jamais trop de temps avec elles. Il n’y avait qu’Ella qui avait pu percer à jour sa carapace. Les autres filles n’étaient que des leurres, des moyens de passer le temps. Olivier, c’était encore différent d’Ella. Olivier.. c’était sa première vraie relation. Et il ne savait pas comment gérer tout cela, pas encore. Ce n’était pas devenu un automatisme, pas en si peu de temps.

« C’est rien, répondit Ethan, lorsqu’il croisa le regard d’Olivier, dès que ce dernier s’éloigna de lui. »

Il ne lui en voulait pas d’avoir craqué ainsi, d’avoir eu peur de lui, mais il ne comprenait pas spécialement pourquoi il n’avait pas remarqué qu’il était l’homme qui partageait désormais sa vie, que c’était lui. Il avait complètement déliré et Ethan n’aimait pas vraiment qu’on l’ennuie ainsi. Il ne voulait pas l’avoir, mais il avait vraiment eu peur, en fin de compte. Il détestait s’inquiéter. Dans l’armée, si tu t’inquiétais, tu mourrais sous les bombes. Tu devais foncer, toujours courir. Même un mécanicien devait rester sur ses gardes et travailler efficacement en très peu de temps. N’importe qui pouvait mourir, à n’importe quel moment. La peur, la panique, l’angoisse étaient des émotions à bannir chez les militaires. C’était encore mieux quand le militaire en question n’avait pas une famille à lui tout seul, mais simplement des parents et un frère. Ethan trouvait encore cela dommage qu’il ait dû démissionner : l’armée, c’était sa maison. Désormais, il devait découvrir ce qu’était la peur de perdre quelqu’un, de voir quelqu’un mourir ou partir. Et il n’était définitivement pas prêt pour cela. Surtout, il n’était pas prêt non plus à s’expliquer, et il voyait bien dans le regard d’Olivier qu’il allait devoir parler, pour une fois. Et il n’aimait vraiment pas l’avenir proche qui les attendait tous les deux.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé, là ? enchaîna-t-il avant qu’Oli ait le temps de poser lui-même une question. Qu’est-ce qui t’est arrivé, bon sang ? T’as eu peur de moi, là… »

Il ne voulait pas se faire si sec et cassant, mais il n’y avait que cette manière qui l’empêchait de paniquer un peu plus. Avait-il fait quelque chose qu’il ne fallait pas, qui pourrait mettre en péril leur relation naissante ? Avait-il été trop orgueilleux, trop égoïste ? Pourquoi était-il persuadé que le problème venait de lui, mais pas d’Oli ? Pourquoi sentait-il que cette conversation ne lui plairait pas ? Et que cette matinée débutante allait le gonfler ? …

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Il parait que la blanche colombe a trois cent tonnes de plomb dans l'aile ; il parait qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelles ; la belle au bois dormant a rompu les négociations, unilatéralement le prince entame les protestations.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Dim 7 Aoû - 20:26




     


Sunday morning.


QEthan & Oli


Ce "C'est rien" en réponse à mon petit sourire d'excuse me fait penser qu'Ethan ne me posera pas de question sur ce qui venait de se passer et cela m'arrange parce qu'au fond de moi je ne sais pas si je me sentais prêt à lui avouer ce que j'avais subi il y a quelques années.
Seule Laura savait ce que j'avais traversé. Elle m'avait beaucoup aidé, elle avait été un soutien sans faille et elle avait toujours su trouver les mots pour me réconforter, combien de fois au début j'avais fini en larmes dans ses bras. Elle avait un peu joué le rôle du psychologue qui aurait pu m'aider mais que j'avais toujours refusé d'aller consulter malgré son insistance, cela doit être propre aux femmes, et qu'elle soit devenue maman juste quelque semaines auparavant avait du renforcer cette faculté, au point qu'elle veillait encore sur moi et s'était même inquiétée la première fois qu'Ethan avait dormi ici.
Mais Ethan n'était pas Laura, je l'aimais lui, je l'aimais d'un amour profond et sincère, et c'était peut-être là l'occasion de franchir encore une étape dans notre relation qui malgré tout était encore récente. Une occasion de nous découvrir un peu plus, d'avancer, de voir nos réactions face aux secrets que nous avions encore l'un pour l'autre, parce je suis intimement persuadé que lui aussi doit en avoir, tout le monde a au moins un cadavre dans son placard.
J'étais bien revenu dans l'instant présent et si il y a encore quelques secondes je regrettais de m'être laissé aller ainsi à pleurer sur l'épaule de mon amant, ce n'est plus le cas quand je pose mes yeux dans les siens. Je m'attendais à y voir de l'interrogation ou de l'inquiétude mais c'est une toute autre expression qu'ils dégagent, celle de la colère et son ton sec me le confirme

« Qu’est-ce qu’il s’est passé, là ? Qu’est-ce qui t’est arrivé, bon sang ? T’as eu peur de moi, là… »

Un "non" instinctif et presque crié franchit mes lèvres, évidement que non je n'avais pas eu peur de lui ! Il n'avait donc pas compris que ce n'était pas lui que je voyais quand je m'étais débattu dans ses bras ! Je reste un moment accroché à son regard puis baisse les yeux en prenant une grande inspiration, il fallait que je me lance là ! Allez Oli, les premiers mots sont les plus difficile et après ça ira mieux, enfin j'espère

- Je ... je me suis fait ... agressé

Quand cela m'était arrivé j'avais immédiatement banni le mot "viol", peut-être parce qu'au fond de moi j'éprouvais toujours une parcelle de culpabilité, même si Laura s'était évertuer à me dire que ce n'était pas de ma faute. C'était quand même moi qui l'avait dragué et il avait bien accepté mon côté dominant, je ne comprends toujours pas pourquoi cela avait dérapé quand j'avait voulu partir. Je chasse l'image de cet homme en passant ma main sur mon visage, il fallait que j'essaye de me concentrer pour expliquer cela à Ethan sans m'effondrer à nouveau. Je lui raconte tout. Pourquoi j'étais en colère en me réveillant, pourquoi j'avais eu cette réaction dans la douche quand il m'avait empêché de sortir en m'emprisonnant dans ses bras, lui laissant faire le parallèle avec ce qui venait de se passer, et surtout j'essaye de lui expliquer ce que j'avais ressenti quand j'avais réalisé que c'était lui, mais était-ce bien nécessaire, il savait ce que je ressentais pour lui. J'avais relevé mon regard vers lui au milieu de ma confession quand je m'étais senti assez fort, mais je n'arrivais pas à décrypter ce qu'il pensait, en tout cas ce n'était pas de la compassion.
Je ne cherchais pas à ce qu'il me plaigne où qu'il me réconforte et j'avais été un peu idiot de croire qu'il allait le faire tout à l'heure, ce n'était pas dans son tempérament, mais il pourrait au moins faire un geste ou dire un petit mot. Sans doute que pour lui un homme ne devait pas pleurer, il devait se montrer fort en toute circonstance, et son passage dans l'armée avait du renforcer cette conviction. Face à ce manque d'expression je sens une colère sourde m'envahir, une colère mêlée de peur, et si Ethan ne m'aimait pas ? Et s'il n'aimait que cette relation physique, ne pas s'encombrer avec des sentiments était tellement plus simple ! Et pourtant tout était parti de la jalousie qu'il avait éprouvé envers Elly, c'était donc qu'il tenait un tant soit peu à moi non ? En contre partie il l'avait exprimé d'une bien étrange façon quand il était rentré, je n'étais pas son jouet non plus ! Je ne sais plus que penser face à son attitude

- Et puis merde !

J'amorce un départ vers la porte de ma chambre puis je reviens me planter devant Ethan

- Dis quelque chose au moins ! Je te déçois c'est ça ? Non je ne suis pas comme toi ! J'ai des sentiments moi ! Et je les exprime !

Je vois son regard s'assombrir au fur et à mesure de mes paroles, j'ai l'impression de revenir à nos premières rencontres, mais je ne veux plus me soumettre. Je sais que je devrais me taire, d'autant qu'il ouvre la bouche, mais je le coupe

- Tu crois que c'est facile pour moi ? Tu te rends compte de tout ce que j'accepte par amour pour toi ? Oui Elly m'a dragué, oui il m'a charmé et oui j'ai été à deux doigts de craquer et de le plaquer contre une porte mais c'est toi que j'aime Ethan !

Je n'avais pas lâché son regard et m'étais rapproché on ne peut plus près pour lui jeter tout ça à la figure et il n'avait pas reculé d'un poil. Ses yeux brillait d'un éclat que je ne leur avais jamais vu, mais ce sont ses lèvres qui maintenant attire mon regard, j'avais une furieuse envie de les embrasser ...

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Dim 7 Aoû - 22:30

Aussitôt, Olivier avait tenté de le rassurer en lui disant que non, il n’avait pas eu peur de lui, pourtant, Ethan n’y croyait qu’à moitié. Il y avait dans les yeux d’Oli quelque chose qui ne lui plaisait pas du tout, et il n’allait pas tarder à savoir ce que c’était. Une chose était sûre, désormais, il avait envie de savoir ce qu’il se passait dans la tête du jeune vétérinaire, et il n’allait pas bouger de la pièce avant d’avoir eu un rapport détaillé de tout cela.
Lorsqu’Olivier inspira profondément, Ethan se concentra. Imag inait-il déjà ce qu’il allait entendre alors ? Il n’en savait rien, il croyait savoir autour de quoi la conversation allait tourner, mais il voulait se persuader qu’il avait tort. Imaginer son petit ami souffrir était un principe légèrement compliqué pour lui, pour l’instant, et il n’avait pas envie d’entendre des horreurs. Longtemps, il avait été insensible à tout cela. Il n’avait plus goût aux larmes et au dégoût après avoir vu et entendu raconter les plus sombres heures de l’Histoire, celles qui s’écoulaient lentement au Moyen Orient. Il avait vu, entendu, compris des choses toutes plus horribles les unes que les autres. Alors il avait peur de ne pas réussir à ressentir quoi que ce soit pour Olivier, quand bien même son récit serait abominable et terrifiant. Les mots commencèrent à franchir les lèvres du brun, et Ethan se crispa sans bruit en entendant son récit. D’abord le début, posant les éléments, puis la suite, bien plus horrible qu’il ne l’aurait crue. En réalité, il se sentait mal. Bien trop mal. C’était étrange, il n’avait plus ressenti cela depuis des années, et puis même, il n’avait jamais ressenti cela du tout. Il n’avait jamais eu peur pour quelqu’un qu’il connaissait si intimement. Il n’avait jamais frissonné d’effroi en imaginant le calvaire qu’un ami – et même plus dans le cas présent – avait pu vivre. Et surtout, il ne s’était jamais mis à la place d’un agresseur. Toutefois, les actions qu’il avait faites, ce matin-là, c’était exactement ce qu’avait vécu Oli, à l’époque. Ethan serra le poing. Il était en colère. En colère contre ce connard, qui avait fait mal à Oli, en colère contre Oli de lui raconter tout cela, et en colère contre lui-même, parce qu’il n’aurait jamais dû être aussi entreprenant et aussi direct. Mais comment pouvait-il savoir alors que ça n’allait pas plaire à son petit ami ? C’était à n’y rien comprendre.
Surtout, Ethan ne savait pas comment réagir. Il se sentait mal, il avait peur de lui faire peur à nouveau. Il ne voulait pas le brusquer, encore moins l’effrayer, et de ce fait, il n’osait pas bouger, ni parler. Il ne savait même pas quoi lui dire. Il voulait lui dire qu’il était désolé, ou bien qu’il allait tout faire pour qu’il n’ait plus jamais peur, mais il n’avait pas dans ses habitudes de s’excuser, et il ne savait pas comment faire pour ne pas lui faire peur. Il ne connaissait pas les techniques ancestrales qui rassuraient les gens, lui qui n’avait jamais été proche de qui que ce soit, hormis son frère. Cependant, il ne pensait pas que ça allait énerver Olivier, qu’il reste si silencieux et immobile.

« Dis quelque chose au moins ! Je te déçois c'est ça ? Non je ne suis pas comme toi ! J'ai des sentiments moi ! Et je les exprime ! »

Le décevoir ? Ethan secoua la tête, sans comprendre. Comment Olivier pouvait croire qu’il le décevait ?

« Qu’est-ce… »

Olivier le coupa avant même qu’il ait le temps de prononcer une phrase et Ethan se sentit bouillir. Il détestait qu’on lui coupe la parole, il détestait ne rien comprendre. Qu’est-ce que les sentiments avaient à voir là-dedans ? C’était justement parce qu’il appréciait Olivier qu’il ne savait pas quoi lui dire, mais ça, il ne pouvait pas le comprendre, n’est-ce pas ? Après tout, il n’était pas dans sa tête. Mais jamais, au grand jamais, Olivier ne pourrait le décevoir parce qu’il s’était fait agresser et parce qu’il pleurait à cause de cela. Jamais. Ethan venait peut-être d’un milieu exclusivement guerrier et insensible, mais les militaires avaient parfois du cœur, et il savait qu’une agression était la pire des choses qui soient. Parce qu’on avait toujours du mal à s’en remettre. Au fond, lorsqu’il se faisait insulter par ses camarades, c’était aussi du domaine de l’agression, et il ne l’avait simplement pas extériorisé de la même façon.

« Tu crois que c'est facile pour moi ? Tu te rends compte de tout ce que j'accepte par amour pour toi ? Oui Elly m'a dragué, oui il m'a charmé et oui j'ai été à deux doigts de craquer et de le plaquer contre une porte mais c'est toi que j'aime Ethan ! »

Il était tout proche cette fois, et sa colère suintait hors de lui. Ethan dut se faire violence pour ne pas l’attraper par les épaules et le balancer contre un mur avant de l’embrasser et de se plaquer contre lui. Il avait une violente envie de faire l’amour, et il savait que ce n’était vraiment pas la solution idéale à ce moment précis. Ils devaient finir de s’expliquer, quand bien même Olivier ne regardait plus que ses lèvres et n’avait plus aucune concentration. Ethan devait tenir bon.

« Et toi, Oli, tu te rends compte de ce que j’ai fait pour toi ? De tout ce que j’ai changé ? .. demanda-t-il d’une voix la plus calme et posée possible. Toi, avant de me connaître, tu étais déjà homo. Moi, j’ai changé toute ma façon de vivre pour toi. Ne me le fais pas regretter ! »

Ils étaient toujours collés l’un à l’autre, leurs souffles se mêlant, laissant l’envie grandir entre eux, alors qu’ils se fixaient en chiens de faïence, prêts à sortir les crocs. Ethan tenta de respirer profondément pour se calmer, mais l’odeur d’Olivier était trop proche à son goût. Il continua de plonger son regard dans celui du vétérinaire et serra les dents. Devait-il lui aussi lui dire qu’il l’aimait, comme venait de le faire Olivier ? Il n’était pas prêt pour cela, et d’habitude, l’américain le comprenait très bien. Alors quoi ? Ce n’était plus suffisant pour lui ? Il lui en fallait plus ?

« J’ai tout changé pour toi Olivier. Ne te méprends pas sur la personne. »

Le ton toujours aussi sec, Ethan finit par fondre sur les lèvres d’Olivier pour combler le vide qui existait entre leurs deux bouches. Il mordilla doucement la lèvre inférieure de son petit ami en essayant de lui faire regretter ce qu’il avait pu dire, et le ton sur lequel il lui avait parlé. Décidément, ils ne pourraient jamais être gentils et doux, ces deux-là. Surtout pas Ethan.

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Jeu 25 Aoû - 22:43




     


Sunday morning.


QEthan & Oli


Je ne m'étais retenu de me jeter sur sa bouche que parce que j'attendais qu'il me réponde, je voulais tant qu'il m'avoue enfin son amour. C'était donc si compliqué de prononcer ces 3 petits mots ? Pourquoi il ne voulait pas comprendre que même s'il m'avait prouvé à maintes reprises qu'il tenait à moi j'avais besoin de l'entendre, besoin qu'il me le dise de vive voix. Mais ce sont d'autres mots qui franchissent ces lèvres

« Et toi, Oli, tu te rends compte de ce que j’ai fait pour toi ? De tout ce que j’ai changé ? ... »

Il arrivait encore à se maitriser mais malgré qu'il semble calme je sentais encore cette tension sous-jacente entre nous. Je relève doucement les yeux pour croiser son regard et me sens mal d'un coup. C'est vrai qu'il avait du faire beaucoup plus que moi pour s'adapter à sa nouvelle vie, changer toutes ses habitudes d'hétéro séducteur de filles n'avait pas du être facile, et il ne se prive pas de me le rappeler

« ... Ne me le fais pas regretter ! »

J'inspire et bloque brièvement ma respiration sous le coup de la peur. Il était clair que c'était une menace et la peur de le perdre me fait paniquer. Mon esprit n'arrivait plus à fonctionner de façon rationnelle et mon instinct me pousse à me rapprocher encore un peu plus pour l'empêcher de partir. Je sentais son souffle sur mon visage et voyait sa mâchoire se crisper. Je sais qu'il a raison, j'avais sans doute été trop loin et devrais m'excuser mais la peur qu'il parte m'en empêche

« J’ai tout changé pour toi Olivier. Ne te méprends pas sur la personne. »

Pourquoi il insiste autant ? Je sais les sacrifices qu'il a du consentir, combien ça a du être compliqué pour lui d'accepter sa sexualité, mais avait-il besoin de me le rappeler encore ? Sans que je puisse le contrôler je sens la colère revenir mais je n'ai pas le temps de rétorquer quoique ce soit, que je sens les lèvres d'Ethan s'écraser contre les miennes avant qu'il ne saisisse ma lèvre inférieure entre ses incisives. Je ne cherche pas à rompre ce contact, même quand je ressens une légère douleur alors qu'il commence à la mordiller. Les yeux grands ouverts tous les deux, on se fixait, ou plus exactement on se défiait. Je sais pertinemment comment tout cela va finir alors j'essaie de trouver dans ses pupilles avant qu'elles ne se dilatent ce qu'il ne voulait pas me dire verbalement. Il en fallait peu pour que l'excitation monte très vite entre nous et sa morsure qui se fait plus insistante ne fait qu'accélérer les choses. Si au départ il voulait me faire passer un message, ce n'est plus maintenant que le signal du début des hostilités, et vu le contexte, c'était hors de question que je me laisse dominer une fois de plus. Je me défais de son baiser mordant et à mon tour saisis sa lèvre entre mes dents tout en le poussant. Je sens un léger goût de sang dans ma bouche quand son dos heurte brutalement le mur. Nous étions toujours accroché au regard de l'autre et je pouvais presque voir mon reflet dans ses pupilles maintenant complètement dilatées. Je ferme les paupières brièvement alors que nos bouches se dévorent littéralement, je n'aurais pas dû. Il en profite pour inverser la situation et c'est moi qui me retrouve dos au mur. Ses lèvres délaissent ma bouche pour mon cou où son souffle, tout comme le mien se fait plus court. Pourquoi nous ne pouvions pas avoir une dispute sans en arriver là ?
Le sexe n'était pas une solution, je le savais, et lui aussi sans doute, mais nous ne pouvions pas nous en empêcher. Cependant j'avais encore ses mots en tête et si non je ne voulais pas le faire regretter d'avoir changé, je ne voulais plus non plus toujours subir. Ce manque de pouvoir laisser s'exprimer mon côté dominant avec lui m'avait presque pousser à le tromper avec un autre et je ne voulais plus que cela arrive. Je sentais à travers les serviettes que nous avions toujours autour des reins que tout comme moi il était prêt, elles n'allaient pas tarder à voler. Mais alors qu'il allait me retourner, j'esquive ses bras et reprend ma position initiale, profitant de sa surprise pour le mettre face au mur. Je me plaque contre lui et le maintient fermement tout en pensant que nous étions dans la même situation que lors de notre première nuit ensemble. Ethan m'offre son cou et se cambre pensant sans doute que j'allais finir de l'exciter avec ma main, mais cette pensée m'obsède. Je ne compte plus combien de fois j'avais regretté de ne pas être allé au bout cette nuit là. J'étais toujours intimement persuadé qu'il aurait accepté de se soumettre, mais cela me donnait-il le droit de le faire maintenant ? Non. Je ne pouvais pas le forcer, les conditions n'étaient plus les mêmes qu'il y a quelques semaines, mais d'un autre côté j'en avais besoin et ça pourrait-il le comprendre ? Et surtout l'accepter ... Alors oui je m'étais promis d'être patient, d'attendre qu'il soit prêt, que ça vienne de lui, mais le dérapage avec Elly me fait prendre conscience qu'il est temps de lui faire comprendre.
Je le lâche et recule d'un pas pour lui rendre sa liberté. Il tourne la tête vers moi et lève un sourcil interrogateur, puis il fronce les deux et se retourne complètement devinant que quelque chose n'allait pas

- Ecoute ... J'adore faire l'amour avec toi, tu es un merveilleux amant ...


J'aurais bien dit exceptionnel, mais il avait un ego assez développé comme ça. Je souris à cette phrase, et je devine un sourire aussi chez lui, même s'il reste préoccupé

- ... que ce soit un peu "mouvementé" quelque fois ne me dérange pas, même si ce qui c'est passé hier soir ne doit plus se reproduire, mais j'aimerais ... comment dire ... Tu vois ce qui s'est passé avec Elly quand je l'ai raccompagné chez lui, c'est parce que ça fait tellement longtemps que je n'ai pas ...

Je comprends quand je vois les ailes de son nez se pincer alors qu'il prend une longue inspiration que je ne me suis pas bien exprimé

- ... enfin non !

Face à la colère revenue sur son visage je m'embrouille dans mes propos, cherchant désespérément à me justifier

- ... c'était juste une réaction physique il ne s'est rien passé, pas comme tu l'entends ...

Je ne voulais pas qu'on se prenne la tête comme la veille mais c'était mal parti ...

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Jeu 1 Sep - 22:30

Ethan savait bien que réagir physiquement n’était pas la bonne solution, et que cela n’allait rien régler. Il savait également qu’Olivier n’allait pas apprécier. Honnêtement, il ne comprenait pas ce qu’il prenait à son petit ami. Il ne comprenait pas pourquoi il tournait autour du pot, et surtout, autour de quel pot il tournait. Ethan n’y voyait rien, pas de message subliminal, pas de révélation, pas d’interrogation, pas d’introspection potentielle surtout. Il était idiot et ne le comprenait pas. Et ça semblait beaucoup agacer Olivier.
Il gardait les yeux rivés à ceux de l’américain, prédateur, prêt à le soumettre dès que l’autre baisserait les yeux. Il voulait être le dominant, comme d’habitude. Il adorait cela, se sentir puissant : c’était comme une vengeance qu’il prenait sur toutes ces personnes qui avaient fait des commentaires sur ses manières ou sur le fait qu’il faisait très gay. Il voulait prouver au monde que même s’il l’était, il n’en restait pas moins un vrai homme. Cependant, Ethan ne s’attendait pas à ce qu’Olivier se rebelle et le repousse en lui mordant la lèvre. Il n’eut pas mal, mais il sentit sa bouche se déchirer un peu lorsqu’il rencontra le mur, derrière lui. En grognant, il empoigna la taille d’Olivier en essayant d’y laisser des traces de doigts, de lui faire mal, comme il venait de lui faire mal. Et enfin arriva le moment que le mécanicien attendait, le moment où Olivier baissa la garde. Il ferma les yeux pendant quoi ? un quart de seconde. Mais ce fut suffisant pour que le brun le repousse et le balance à son tour contre le mur. Dès lors, Ethan décida qu’il en était fini de jouer, et il commença sa route vers son torse, en s’arrêtant longuement dans le cou d’Olivier. Il déposait tantôt de petits baisers mouillés sur sa peau, tantôt la mordillait, et se pressait brutalement contre son bassin, sentant l’érection du vétérinaire en réponse à la sienne.
Il ne sut pas exactement ce qu’il se passait, lorsqu’Olivier reprit le contrôle de la situation. Il avait simplement voulu le mettre face contre le mur et faire valser la serviette de coton qui enserrait sa taille, mais son partenaire le retint, et même, reprit possession de ses bras avant de le faire valdinguer contre le mur de nouveau. Ethan se retrouva pris au piège, sans comprendre pourquoi ni comment. Il sentit brusquement le pelvis d’Olivier contre ses fesses et se cambra légèrement, par réflexe. Surtout, il était persuadé qu’Olivier allait en profiter pour faire ce qu’il voulait faire auparavant. Ils allaient faire l’amour, d’une autre façon que d’habitude, c’était tout. Pour Ethan, ce n’était pas un si gros problème… mais il préférait mener la danse lui-même. En réalité, il ne savait juste pas ce que c’était que d’être « en dessous, soumis, dominé »… Il en avait un peu peur, également, et il voyait cela comme un échec. Cependant, il ne s’attendait pas à ce qu’Olivier le relâche et qu’il recule pour lui laisser de l’espace. C’est pourtant ce qu’il se passa, et Ethan put un peu mieux respirer. Avec un regard surpris, il se retourna vers Olivier, pour le questionner. Toutefois, le vétérinaire fut le plus rapide.

« Ecoute ... J'adore faire l'amour avec toi, tu es un merveilleux amant ... »

Ethan commença à sourire. Il adorait qu’on lui fasse des compliments, surtout de ce genre là. Il savait qu’il était bon au lit. Il était même excellent.

« ... que ce soit un peu "mouvementé" quelque fois ne me dérange pas, même si ce qui c'est passé hier soir ne doit plus se reproduire, mais j'aimerais ... comment dire ... Tu vois ce qui s'est passé avec Elly quand je l'ai raccompagné chez lui, c'est parce que ça fait tellement longtemps que je n'ai pas ... »

Là, c’était un tout autre sujet, et Ethan ne souriait plus du tout. Rien que d’entendre le prénom de l’autre connard qui avait failli faire tout foutre en l’air entre eux, il sentait une colère noire monter en lui. Il ne savait même pas ce qu’il s’était réellement passé… peut-être lui avait-on menti. Mais il savait que ce type était une menace, parce que lui-même était loin d’être parfait, et qu’Oli aurait tôt fait d’aller voir ailleurs si Ethan continuait ses conneries. Le problème résidait dans le fait qu’Ethan ne savait pas faire autrement. Sa colère devait se voir et être perceptible, puisque l’américain se reprit bien rapidement et accuser le coup en parlant d’une réaction physique. Une réaction physique ?! Parce que c’était quoi quand Ethan et Olivier faisaient l’amour, du sport et pas de relation physique ? Il disait n’importe quoi.

« Une réaction physique ? Vous avez failli baiser, quoi. C’est quoi la différence avec nous ? »

Agacé, Ethan retira sa serviette et la balança dans la salle de bains avant de partir chercher un caleçon pour l’enfiler et s’habiller un peu plus. Il n’avait guère plus envie de faire du sport ce matin-là. Il ne voulait pas non plus qu’ils aient ce genre de discussion, mais il savait également que c’était mal parti. Ils allaient parler, et Olivier avait déjà commencé…

« Qu’est-ce que tu veux me dire, Oli ? Explique. »

Au moins, il ne passait pas par quatre chemins. Olivier voulait lui dire quelque chose, alors Ethan allait l’entendre, et tout de suite.

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Dim 4 Sep - 18:30




     


Sunday morning.


QEthan & Oli


Je ne sais plus quoi dire face au regard de mon amant qui se durcit de plus en plus. Et quand bien même mes explications seraient plus claires, dans l'état où était Ethan je ne suis pas sur qu'il comprenne. Pourquoi dès qu'il s'agissait de sentiments on s'embrouillait toujours comme ça. J'en viens à me demander si nous étions bien au clair sur ce que nous éprouvions l'un pour l'autre. De mon côté je n'avais aucun doute, je l'aimais, je crois que je l'ai aimé au moment même où je l'ai vu. J'avais compris de suite que cela allait être autre chose qu'avec Pierre, Ethan et lui était le jour et la nuit, des caractères complètement opposés, mais surtout avec Pierre on se comprenait, nous n'avions pas besoin de parler, de demander et encore moins de nous expliquer, un regard, un geste, une attitude même suffisait à faire passer un message et je prends conscience qu'avec Ethan il va falloir mettre des mots sur tout ça sinon cela va mal finir

« Une réaction physique ? Vous avez failli baiser, quoi. C’est quoi la différence avec nous ? »

Je reste sans mot alors qu'il retire sa serviette et la jette par terre, et je le regarde partir vers la chambre sans pouvoir bouger. Comment ça c'est quoi la différence avec nous !? Ce qui s'était presque passé avec Elly n'avait absolument rien à voir avec nous ! Je sens l'urgence d'avoir une bonne explication là ! J'allais le suivre dans la chambre mais il revient dans la salle de bain. Il avait déjà enfilé un caleçon et j'attends qu'il finisse de passer son tee-shirt pour accrocher son regard, mais il continue de s'habiller. Je panique un peu à l'idée qu'il voulait peut-être partir et je suis obligé de l'interpeller pour qu'il me regarde enfin. Il y a toujours autant de colère dans son regard, il me coupe

« Qu’est-ce que tu veux me dire, Oli ? Explique. »

Les mains sur les hanches il me toise un moment puis croise les bras et lève un sourcil en prenant un visage fermé

- Comment tu oses demander quelle différence cela fait avec nous ? Je t'aime Ethan ! Lui n'est rien ! J'essayais juste de te dire qu'avec lui c'était juste un besoin physique !

Je ne peux m'empêcher de m'emporter un peu devant son manque d'expression, il ne comprenait donc pas !? J'ai une méchante pensée en me disant qu'il n'avait pas été militaire pour rien, on les dit borné et Ethan en était un bon exemple, la subtilité et les sous-entendus c'était vraiment pas son truc. J'inspire profondément pour me calmer un peu, ça ne servait à rien de s'engueuler à nouveau. Je m'avance vers lui et attrape ses doigts pour l'obliger à décroiser les bras. Je garde sa main dans les miennes et accroche son regard qui semble se faire un peu plus doux. Parler d'Elly va peut-être raviver sa colère, mais il le fallait pour qu'il comprenne bien. Cependant juste avant de commencer je trouve une autre approche

- Avant tu ne couchais que pour le sexe, et moi aussi, et bien là, avec lui c'était ça. Comme je te le disais avec toi c'est différent, il n'y a pas que le sexe entre nous, j'ai juste failli craquer parce qu'il était prêt à m'offrir ce que tu me refuses depuis qu'on couche ensemble, mais je ne l'ai pas fait !

Je recommençais à m'énerver, il ne fallait pas, Ethan allait trouver cela suspect que j'insiste autant sur le fait qu'il ne s'était rien passé entre Elly et moi. Il fallait absolument qu'il me fasse confiance, qu'on se fasse confiance tous les deux

- Tu te souviens notre première nuit ?

Evidement qu'il se souvenait, et la petite étincelle qui passe dans ses pupilles fait bondir mon coeur dans ma poitrine, mais il avait peut-être oublié ce que je lui avais dit quand je m'étais offert à lui, que cette première nuit était pour lui, que c'était un cadeau, en quelque sorte un cadeau qu'il ne m'avait jamais rendu. Je ne tiens pas les comptes de ce que j'offre et de ce que je reçois, je ne suis pas comme ça, et j'ai subitement honte de penser ça, mais le mouvement de tête affirmatif d'Ethan me sort de mes pensées et me fait même sourire. Mon amour n'était vraiment pas doué pour cacher ce qu'il pensait, il était cash, je l'aimais comme ça, et là je vois qu'il commence à se poser des questions, mais au moins il n'était plus en colère

- Je ne te demande rien Ethan et jamais je ne te forcerai, c'est juste qu'avec toi j'ai du mettre mon côté dominant un peu de côté et Elly est tout à fait le genre de mec qui sait y faire, il ...

Je m'arrête d'un coup, je n'allais quand même pas lui exposer de long en large comment il avait su faire ressortir l'ancien Oli, celui qui couchait à droite à gauche sans se poser de questions

- ... Mais on s'en fout de lui, on parle de nous là ... je suis très heureux avec toi et je suis heureux aussi sur le plan sexuel, tu me combles pleinement ... je voudrais juste te rendre la pareille, tu comprends ?

Je lui souris avant de l'embrasser tendrement, mais je me retire rapidement de ses lèvres. Non seulement il ne répondait pas à mon baiser, mais surtout je ne voulais pas qu'il croit que je veuille mettre cela en pratique tout de suite. Je lâche sa main que je tenais toujours et file dans la chambre

- Je vais m'habiller ...

Il avait compris, j'en étais sur, il n'était pas con non plus, et j'aurais du lui expliquer cela depuis longtemps déjà, c'était de ma faute. J'enfile machinalement le caleçon que j'avais pris dans le tiroir et allait ouvrir celui d'à côté pour y prendre un tee-shirt quand je sens le regard d'Ethan dans mon dos ...


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Lun 12 Sep - 21:30

Les secondes s’écoulaient lentement, s’égrenant une par une, et les deux hommes se fixaient en chiens de faïence. Ethan était à deux doigts de s’énerver, de mettre ses chaussures et de quitter la pièce. Il avait besoin de prendre l’air, pire, il avait besoin de courir. Mais plus que tout, il voulait comprendre ce qu’il se passait dans la tête d’Olivier, parce qu’il était têtu, et qu’il voulait avoir le dernier mot. Rien de mieux pour cela que de l’écouter parler et de pouvoir lui répondre.

« Comment tu oses demander quelle différence cela fait avec nous ? Je t'aime Ethan ! Lui n'est rien ! J'essayais juste de te dire qu'avec lui c'était juste un besoin physique !»

Ethan grimaça intérieurement en Olivier lui dire qu’il l’aimait. Il n’arrivait pas encore bien à comprendre comment le jeune vétérinaire pouvait dire cela. C’était un concept qu’il ne maîtrisait pas, et dire « je t’aime » c’était quasiment impossible pour lui. Il ne se souvenait pas de l’avoir dit à ses parents, encore moins à son frère, et à une femme… ce n’était jamais arrivé ! Alors à un homme ? Même à son petit ami… ? Impossible. Il tenta plutôt de se concentrer sur ce qu’Olivier lui disait. Il avait l’air passablement énervé et Ethan savait qu’il devait se tenir à carreaux… mais si jamais la tension montait, il finirait par lâcher la pression. Un besoin physique ? Ça, c’était plus dans les cordes d’Ethan, et il comprenait cette fois. Seulement, il ne voyait pas pourquoi Olivier avait eu ce « besoin » physique.. Ne lui en donnait-il encore pas assez ? Pourtant, il trouvait qu’ils couchaient ensemble bien assez souvent à son goût. Il finirait par être épuisé, si Oli continuait ainsi à tirer sur la corde.
Au bout d’un moment, Olivier décida enfin à bouger, et s’approcha d’Ethan à pas de loup. Il le jaugeait du regard, comme s’il avait peur que l’ancien militaire se mette à reculer, à faire un mouvement brusque ou à détaler comme un lapin apeuré. Ethan soupira quand il s’empara de sa main, mais le laissa faire. Il aimait bien quand le brun avait ce genre de petites attentions envers lui, il le trouvait chaud et doux, et il aimait cette proximité. Il en avait rêvé parfois, pas forcément avec un homme, mais avec n’importe qui, qui pourrait l’aimer et le câliner un peu ; il avait une carapace de gros dur, mais il avait besoin d’amour, comme tout le monde.

« Avant tu ne couchais que pour le sexe, et moi aussi, et bien là, avec lui c'était ça. Comme je te le disais avec toi c'est différent, il n'y a pas que le sexe entre nous, j'ai juste failli craquer parce qu'il était prêt à m'offrir ce que tu me refuses depuis qu'on couche ensemble, mais je ne l'ai pas fait !»

Il inspira par le nez pour rester calme, mais fronça les sourcils. Ethan n’était pas dupe, il savait bien de quoi parlait Olivier. Il savait que c’était parce qu’il était toujours celui qui dominait, celui qui faisait tout. Mais pour l’instant, il n’était vraiment pas prêt. Ou l’était-il ? Il n’arrivait pas à imaginer l’inverse. Il n’arrivait pas à se dire qu’il serait toujours aussi viril (peut-être même encore plus) s’il se laissait faire par Olivier. Il ne voyait pas ce que cela lui apporterait de bon de jouer au sodomite. Mais par-dessus tout, il comprenait que cela blessait Oli, et il ne voulait pas le blesser, pas le moins du monde. Faire des efforts en ce sens était peut-être la solution pour qu’ils cessent de se disputer et de montrer les crocs toutes les deux minutes. Oli avait été patient… désormais, Ethan devait montrer qu’il tenait à lui et le laisser faire ce qu’il voulait de lui. Chacun son tour. Toutefois, c’était plus facile à dire qu’à faire. Au fond, il avait peur d’avoir mal, peur de ne plus savoir marcher, peur de plein de choses…
Il hocha la tête quand Olivier lui demanda s’il se souvenait de leur première nuit. Jamais Ethan n’oublierait la première nuit qu’il avait passé avec le véto. Ç’avait été quelque peu chaotique, et surprenant. Mais pourtant, il avait apprécié. C’était nouveau pour lui, et il ne s’attendait pas à ce qu’il aime cela, mais tout pouvait arriver visiblement.

« Je ne te demande rien Ethan et jamais je ne te forcerai, c'est juste qu'avec toi j'ai du mettre mon côté dominant un peu de côté et Elly est tout à fait le genre de mec qui sait y faire, il ...»

Ethan sentait qu’il s’énervait de nouveau, en entendant parler d’Elly. Il en avait marre d’entendre parler de ce pauvre type, qui n’avait rien à foutre dans leur couple. Il faillit soupirer, mais Olivier finit par se reprendre en lui disant qu’ils devaient se ficher de ce mec. Forcément, Ethan était bien d’accord. Il émit un petit sourire lorsque le vétérinaire lui expliqua qu’il était heureux, sur tous les plans visiblement. Mais Ethan ne comprenait pas simplement qu’il veuille lui rendre la pareille. Juste avant cela, il avait « besoin » de le dominer. Alors quoi ? C’était un échange, désormais ? Il soupira légèrement avant de sentir les lèvres d’Oli sur les siennes. Il était légèrement las d’essayer de comprendre la logique de son petit ami. Au moins, le message était clair, cette fois.
Le vétérinaire finit par aller s’habiller, et Ethan le suivit après quelques instants. Il n’avait pas envie de le laisser, il ne voulait pas le vexer non plus, mais il ne savait pas vraiment comment réagir. Il fixa longuement son dos pendant qu’Oli s’habillait, et il soupira d’une façon un peu plus perceptible cette fois-ci.

« Je vais faire des efforts, Olivier. »

C’était assez étrange pour lui de dire quelque chose de tel. Il ne l’avait jamais dit, il n’avait jamais eu besoin de travailler sur lui-même. Mais il avait compris que c’était le seul moyen qu’il avait pour garder Olivier auprès de lui durablement. Et c’était tout ce qu’il voulait, au fond.

« Je te le promets. »

Il scella sa promesse en se rapprochant de lui et en posant ses mains sur ses hanches. Il déposa ensuite ses lèvres dans son cou et sur sa nuque et le caressa doucement sur la taille. Être câlin n’était pas l’une de ses premières qualités, alors Ethan se sentait carrément gauche et maladroit avec tout cela, mais vu le sourire que lui faisait Olivier, il semblait que le mécanicien soit plutôt bon quand même.

« J’ai compris que tu voulais que je te laisse gérer parfois… et je … je veux bien essayer. »

C’était dit, et cette fois, il ne pouvait plus faire machine arrière. Pourtant, son cerveau lui criait que c’était une mauvaise idée et qu’il allait regretter…

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Il parait que la blanche colombe a trois cent tonnes de plomb dans l'aile ; il parait qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelles ; la belle au bois dormant a rompu les négociations, unilatéralement le prince entame les protestations.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Lun 10 Oct - 17:35




     


Sunday morning.


Ethan & Oli


Je résiste à l'envie de me retourner, je ne voulais pas, je ne voulais plus que l'on se dispute. J'avais été assez clair dans mes explications et je sentais que je devais laisser à Ethan le temps d'assimiler ma demande. Je sais que cela va être compliqué, et surtout je ne suis même pas sur qu'il accepte.
Je comprenais très bien que cela soit difficile pour lui, l'image de l'homo soumis devait l'horrifier. Il devait penser que se soumettre à un homme le rendrait moins viril, moins fort, peut-être même qu'il considèrerait ça comme un aveu de faiblesse alors que ce n'était pas ça du tout, il n'était nullement question entre nous d'un rapport de force de l'un par rapport à l'autre, même si hier soir avait été une exception. Je n'avais pas les idées assez claires pour m'en souvenir, mais vu les marques sur mon corps il avait du exercer sa domination d'une façon brutale, je dirais même animale, mais une mise au point a été faite et je pense qu'il l'a comprise, nous ne reviendrons plus là dessus.
J'enfile un tee-shirt et allait prendre des chaussettes dans le tiroir d'à côté quand je l'entends soupirer. Je me fige un dixième de seconde et arrête de respirer en attendant ce qu'il allait dire, ou faire. Je savais qu'il tenait à moi, qu'il m'aimait, même si lui ne le savait pas encore, mais est-ce que je ne lui en avait pas trop demandé

« Je vais faire des efforts, Olivier. »

Comme débloquée, ma main ouvre machinalement le tiroir de la commode et attrape la première paire de chaussettes qu'elle trouve. Je ferme les yeux et la serre de toute mes forces tellement je suis heureux. "Olivier" ... cela sonne étrangement à mes oreilles, mais c'est pour moi un gage du sérieux de ses propos, ce ne sont pas des paroles en l'air pour me faire plaisir, non, il pense vraiment ce qu'il dit

« Je te le promets. »

Cette promesse est tellement forte pour moi que j'ai presque envie de pleurer, mais j'avais versé assez de larmes pour aujourd'hui, même si celles ci auraient été de bonheur. Je dois mettre un certain temps à me reprendre parce que d'un coup je sens Ethan approcher. Avant que j'ai pu me retourner, il pose ses mains sur mes hanches et je frissonne à ce contact, mais encore plus quand je sens ses lèvres se poser doucement à la base de ma nuque. Je penche un peu la tête sur le côté pour lui laisser accès à mon cou. Je me laisse aller contre lui et me pâme presque quand sa bouche arrive juste sous mon oreille et embrasse ma peau. Ethan avait vite trouvé ce petit point très sensible chez moi et il savait l'utiliser, et en abuser parfois, mais ce qui me plait plus encore, là, maintenant, ce sont ses mains qui caresse ma taille en même temps presque maladroitement. Si moi j'aimais beaucoup le caresser, l'inverse n'était pas courant, et lorsque cela arrivait parfois, c'était toujours bref et pas toujours très affectueux. Or là, ses caresses se prolongent et il s'enhardit même à effleurer mon ventre sous mon tee-shirt en murmurant à mon oreille

« J’ai compris que tu voulais que je te laisse gérer parfois… et je … je veux bien essayer. »

C'était hésitant, tout comme ses caresses, mais c'était dit. Toujours le sourire aux lèvres, je me colle un peu plus à lui pour lui faire comprendre que je l'avais bien entendu. Je devrais peut-être le lui dire verbalement mais je suis bien là et je n'ai pas du tout envie de rompre le contact, au contraire. Je lâche mes chaussettes pour glisser ma main derrière sa nuque et l'inciter à embrasser mon cou encore et encore.
Des moments comme celui-ci étaient plutôt rares dans notre couple, la passion prenait toujours rapidement le dessus, et j'en profite d'autant plus que pour une fois c'est moi qui était l'objet de cette démonstration de tendresse assez inhabituelle de la part d'Ethan.
Mais toutes les bonnes choses ont une fin et je me retourne entre ses bras quand je sens ses doigts essayer de se faufiler sous l'élastique de mon caleçon. J'aurais pu, si je puis dire, sauter sur l'occasion mais je ne voulais pas en quelque sorte profiter de la situation, je voulais que cela se fasse naturellement et non pas parce qu'on venait juste d'en parler. Mais d'un autre côté, est-ce qu'attendre était une bonne chose ? Mon amour semblait dans de bonnes dispositions d'autant qu'il continuait à caresser mon dos et allait repartir à l'assaut de ma bouche

- C'est encore un peu tôt non ?

Je le fixe, essayant de deviner ce qu'il pense. De la surprise peut-être, un peu de soulagement aussi je dirais, mais je n'en suis pas sur. Je reprends ses lèvres tendrement et rompt le contact à nouveau quand il se fait plus insistant. Cette fois je devine clairement de l'incompréhension dans son regard

- Je le répète Ethan, je ne veux rien t'imposer, c'est toi qui décide ...


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Lun 24 Oct - 18:55

Pour la première fois de sa vie, Ethan comprit ce qu’était d’aimer quelqu’un, de le chérir et d’être tendre. Il n’avait jamais ressenti assez de choses pour pouvoir dire qu’il adorait quelqu’un au point où il adorait Olivier. Jamais il n’avait câliné personne. Pas même une femme. Il n’y avait qu’Olivier qui connaissait cela, à présent. Le jeune homme lui-même était choqué de sa propre audace ; c’était quelque chose qu’il ne comprenait pas, qu’il ne maîtrisait pas, mais qui le rendait ô combien heureux, désormais…
Olivier lui intimait silencieusement de continuer ses caresses et ses baisers et Ethan goûtait la peau de son amant avec délectation, presque passion. Il adorait son odeur sucrée et musquée. Le mélange délicat de son shampooing, de son gel douche et de son parfum. Il en était dingue, et son addiction se faisait plus forte chaque jour qui passait. Il n’arrivait pas à comprendre ce que son cerveau lui faisait faire. C’était bien trop compliqué pour lui, alors il se laissait porter comme il pouvait.
Cependant, le mécanicien savait où tout cela allait les mener. Il en tremblait presque : d’envie comme de crainte. Il ne se sentait pas spécialement prêt à être en dessous, à sentir tout ce qu’Oli avait l’habitude de sentir. Il trouvait cela presque impossible … depuis quand un homme digne de ce nom se faisait sodomiser ? Puis, il se souvint que cette réflexion était totalement idiote… parce qu’Oli était dans cette situation depuis des années, et que cela continuait encore entre eux deux. Pourtant, c’était encore un concept rédhibitoire pour le jeune brun… il faudrait qu’il réussisse à s’y faire. Aussi, ses mains s’insinuèrent dans le caleçon du vétérinaire dans la plus grande douceur possible, ce qui fit réagir l’autre brun. Oli se retourna dans ses bras pour l’arrêter, et Ethan ne comprit pas ce qu’il se passait. Pourquoi l’arrêtait-il ? Il le regarda d’un air surpris, mais ne cessa en rien ses caresses pour autant. Quand Oli lui demanda si ce n’était pas un peu tôt, Ethan fronça les sourcils, en s’interrogeant… Etait-ce tôt ? Oui. Ils venaient à peine d’en parler. Etait-ce pour autant une mauvaise idée ? Non. Plus vite ce serait fait pour la première fois, mieux ce serait, selon lui. Avait-il peur ? Evidemment, et Oli devait le ressentir, probablement.
C’est pour cette raison qu’Ethan ne comprit plus rien lorsque son amant recommença à l’embrasser, gardant le contact entre leurs lèvres plus long et presque enflammé. Ethan était perdu. C’était trop tôt ou non ? Fallait-il qu’il lui montre qu’il était prêt ? Qu’il n’avait pas spécialement envie de faire cela, mais que c’était uniquement parce que sa peur le rongeait ? Décidément, il existait beaucoup d’incompréhensions, ce matin-là, et le mécanicien détestait ça !

« Je le répète Ethan, je ne veux rien t'imposer, c'est toi qui décide ... »

Ethan se racla la gorge. Il n’était pas sûr que décider était vraiment une bonne idée. Il avait peur de faire le mauvais choix. Il n’était pas certain d’être prêt, quand bien même il voulait que ce soit chose faite et qu’il n’ait plus à y réfléchir trop longtemps. Il voulait attendre, et en même temps, il voulait que ce soit déjà terminé.

« …. Plus vite je passerai à la casserole, mieux ce sera, non ? »

Il se rendit compte un peu tard que sa pensée avait dépassé ses lèvres et que ce n’était sûrement pas la meilleure formulation possible. Il aurait mieux fait de se taire, ou de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de l’ouvrir. Inquiet, il observa l’expression d’Oli, qui sembla plus amusé qu’autre chose, et Ethan se détendit presque automatiquement.

« C’est pas ce que je voulais dire… Enfin, tu sais… Au moins, comme ça, je saurais ce que ça fait … »

Son ton ne pouvait pas masquer l’inquiétude dont il faisait preuve. Pourtant, que risquait-il ? Au pire, de ne plus réussir à s’asseoir ou à marcher pendant quelques jours. Au mieux, de ressentir un plaisir immense, plus immense que ce qu’il aurait jamais pu ressentir auparavant. Il voyait bien, quand ils faisaient l’amour, comment Olivier réagissait au moindre de ses mouvements, à la moindre de ses caresses… il voulait savoir ce que c’était réellement. Et pour cela… il fallait y passer. Et braver sa peur.

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Lun 14 Nov - 23:16





     


Sunday morning.


QEthan & Oli



En voyant la tête d'Ethan je me demande si lui laisser le choix était une bonne idée, j'aurais peut être dû le laisser continuer, il avait l'air dans de bonnes dispositions après tout. Je repense brièvement aux première fois où nous avions couché ensemble. Ethan était doué pour faire l'amour, et si au début j'avais du le guider un peu, il s'était révélé un très bon élève et avait vite compris ce que j'aimais et comment me donner un maximum de plaisir. Bien sur il se faisait plaisir aussi, parfois même à mes dépends, mais je ne lui en voulais pas pour ça, sauf pour cette nuit, mais c'était exceptionnel et je voulais tirer un trait là-dessus.
A travers son regard j'essayais de deviner ses pensées. Je me doute bien que ça doit cogiter dans sa tête, et à ce moment précis je donnerai cher pour savoir ce qu'il pense. Quels arguments, ou sentiments, pouvait-il mettre en balance pour savoir si oui ou non il allait accepter. Apres je comprenais parfaitement qu'il soit inquiet, je l'étais un peu aussi quand cela m'est arrivé pour la première fois, mais je m'empêche d'y penser, je devais me concentrer sur nous, sur notre couple, je sentais qu'aujourd'hui nous pourrions encore franchir une étape supplémentaire dans notre relation.
Mon amour se racle la gorge. Je pouvais maintenant sentir son inquiétude et du coup elle me gagne aussi, et s'il me disait que finalement non, qu'il ne voulait pas. Bien sur cela ne changerait en rien l'amour que je lui porte, mais maintenant que j'avais exprimé clairement mon envie cela risquait provoquer des moments gênant entre nous à l'avenir, il faudrait peut-être que je le lui précise ... Je le fixais toujours mais j'étais tellement dans mes pensées que je sursaute presque quand il prend la parole

« …. Plus vite je passerai à la casserole, mieux ce sera, non ?

Je ne peux retenir un sourire à ses mots. Je me doute qu'encore une fois ses paroles ont dépassé sa pensée quand je vois son air désolé. Pour rien au monde je ne lui aurais avoué, mais je trouvais ça irrésistible, cette moue presque enfantine sur ce grand gaillard toujours sur de lui me faisait toujours fondre

« C’est pas ce que je voulais dire… Enfin, tu sais… Au moins, comme ça, je saurais ce que ça fait …

Je sens mon sourire s'élargir encore malgré l'inquiétude qui se peint sur son visage. Je sens l'urgence de le rassurer. Je resserre notre étreinte et l'embrasse. Je fais sauter son tee-shirt entre deux baisers passionnés puis approche ma bouche de son oreille et lui murmure

- Ça va aller Ethan ... Tu me fais confiance ?

Sa bouche trace une ligne de petits baisers de mon épaule à mon oreille où il murmure un petit oui puis redescend dans mon cou. Ses mains descendent sur mes fesses et se font plus insistantes, collant mon bassin au sien. Je fais pareil mais je le pousse en même temps vers le lit où nous basculons tous les deux. Je le laisse prendre l'initiative des préliminaires et comme d'habitude il ne faut pas longtemps pour que nos calçons volent, la tendresse dont il avait fait preuve tout à l'heure est déjà loin, mais il n'en oublie pourtant pas que c'était moi aujourd'hui qui mènerait la danse finale en prenant un préservatif dans le tiroir de la table de nuit qu'il me tend. Je l'enfile alors qu'il se positionne sur le ventre, puis je me mets sur le côté et continue à caresser son dos, descendant négligemment un  peu vers ses fesses

- Tu préfères comme ça ?

La moindre des choses était que je lui laisse le choix de la position. Il acquiesce d'un petit mouvement de tête puis la tourne de l'autre côté, sans doute pour me cacher que malgré qu'il me fasse confiance il avait sans doute un peu peur. Je prends le tube de lubrifiant qu'il avait sorti en même temps que le préservatif et en mets une noisette sur mon index. Je me penche au-dessus de lui et embrasse doucement sa nuque

- J'ai mis du lubrifiant, je vais glisser mon doigt ...

Je voulais lui expliquer tout ce que j'allais faire, du moins au début pour qu'il ne soit pas surpris et qu'il sache à quoi s'attendre et pourtant il sursaute et les resserre, prenant mon doigt en étau et m'empêchant d'aller plus loin. Je le retire et saisis sa hanche pour le mettre sur le côté et le caler contre moi

- Ça va ? ... Tu ne veux plus ? ... Je ne vais pas te cacher que ça peut être un peu douloureux mais tu le sais ...

Tout en lui parlant doucement je continuais à le caresser et lui faire sentir que j'avais vraiment envie de lui mais ce n'était peut-être pas la peur d'avoir mal qui le bloquait ...


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Lun 21 Nov - 18:33

A peine avait-il eu le temps de parler qu’Olivier s’était rapproché de lui, un grand sourire à la fois moqueur, ému et impatient lui étirant le visage. Ethan se sentit frémir dès qu’il le prit dans ses bras. Il n’avait pas « peur » à proprement parler, mais il était « légèrement inquiet » et voir Oli lui sourire de cette manière, comme s’il n’allait faire qu’une bouchée de lui, c’était légèrement anxiogène pour le jeune mécanicien. Toutefois, il se laissa faire et le regarda alors qu’il commençait à l’embrasser, laissant leur étreinte devenir oppressée, plus lancinante. Ethan sentait déjà l’envie pressante d’Olivier. Mais c’était lui qui avait proposé qu’il passe à la casserole, il ne devait pas l’oublier, ni regretter ses paroles.
Lorsque le vétérinaire lui demanda s’il lui faisait confiance, Ethan ne sut que répondre. Il ne pouvait pas lui répondre franchement, d’un trait, sans réfléchir. Il lui faisait confiance, oui, évidemment, plus que personne. Mais il avait quand même cette crainte sourde qui grandissait en lui, une crainte un peu idiote. Allait-il savoir marcher, une demi-heure plus tard ? Rien n’était moins sûr pour l’ancien militaire qui se souvenait encore des moqueries de ses anciens camarades de chambrée. Néanmoins, sans se laisser démonter, Ethan se mit à déposer des dizaines de petits baisers le long de la joue et de la mâchoire d’Olivier, jusqu’à atteindre son oreille et lui répondre un « oui » qu’il voulut assuré. Il mordilla ensuite légèrement son lobe et sentit une paire de mains glisser sur ses fesses pour le rapprocher du bassin de son amant. Un gémissement d’envie plus tard, et ils se retrouvèrent tous les deux sur le lit, collés l’un à l’autre, leurs jambes entremêlées, enlacées avec autant de douceur que de violence. Ethan prit le dessus, comme à chaque fois, et commença à embrasser chaque parcelle de peau qu’il trouva, au fur et à mesure que les vêtements de son petit ami se retrouvaient projetés à travers la pièce.
Ethan récupéra tout ce qui était nécessaire pour leurs ébats : une capote et du lubrifiant, qui ne le quittait alors plus jamais. Il tendit le tout à Olivier, avec un petit sourire, en essayant de ne pas paraître trop crispé. Puis, sans demander son reste, il se positionna de façon à avoir la tête dans l’oreiller, pour pouvoir le mordre si cela n’allait pas. Il ne bougea plus d’un pouce et attendit qu’Olivier passe à l’action, hochant simplement la tête lorsqu’il lui demanda s’il préférait qu’ils le fassent ainsi.

Ce qui se passa ensuite fut assez flou pour Ethan. La tête plongé dans le coton de l’oreiller, il ne pouvait faire autrement que de se fier à son ouïe et écouter les bruits environnants. C’est ainsi qu’il reconnut le bruit du tube de lubrifiant. Il savait ce qu’Olivier allait faire, il connaissait tous les rituels de préparation, mais il était bien moins serein que lorsque c’était lui qui les faisait. Même si Oli était doux, Ethan savait qu’il allait devoir se calmer et tenter de quitter toutes ses pensées négatives et anxieuses. Bien que le vétérinaire lui expliquât tout ce qu’il faisait alors, Olivier ne put s’empêcher de sursauter dès qu’il inséra son index en lui. C’était une sensation bien étrange, qu’il ne connaissait vraiment pas, et il lui sembla qu’il comprit pourquoi il n’avait pas voulu la connaître plus tôt. Sa peur était fondée. Il sentait bien trop tous les mouvements de l’index d’Olivier, et d’ailleurs, il se crispa tellement qu’il ne put bientôt plus rien faire d’autre. Mais alors, il imaginait tout ce qui pourrait arriver s’ils allaient plus loin et combien il aurait mal plus tard.
Olivier s’arrêta, contre toute attente, retira son doigt et se fit un peu plus câlin en caressant Ethan du mieux qu’il pouvait, se frottant également à lui pour ne lui laisser aucun doute sur ses envies et volontés. Ethan, quant à lui, ferma les yeux en essayant de défaire la boule de stress dans son ventre.


« Ça va ? ... Tu ne veux plus ? ... Je ne vais pas te cacher que ça peut être un peu douloureux mais tu le sais ...
-Si ! Je veux encore. Fais le … »

Têtu comme une mule, Ethan ne se laissa pas abattre et ne rendit pas les armes. Il savait très bien qu’il allait avoir mal, mais il savait aussi que c’était le seul moyen pour qu’Olivier soit vraiment pleinement heureux. Et puis, il avait également compris qu’il fallait faire des sacrifices dans un couple. Aussi, il tourna la tête vers son amant, esquissa un sourire et lui vola un baiser, avant de se remettre dans la même position qu’avant, la tête dans l’oreiller, prêt à mordre pour cacher sa douleur, et attendit qu’Olivier se décide.
Quand, enfin, le jeune homme pénétra en lui, ce qu’il ressentit était bien loin de ce qu’il pensait imaginer. C’était plus que de la douleur, c’était déchirant, mais c’était bon. Tellement bon. Il comprenait mieux ce que lui disait Olivier à chaque fois qu’ils finissaient. S’il avait su que c’était aussi agréable, il aurait clairement sauté le pas depuis bien longtemps. Et vraiment, il regrettait d’avoir eu peur. Il ne comprenait pas comment il avait pu être apeuré à ce point. C’était ridicule. Mais il n’avait pas encore eu à marcher, pour le moment…

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Sam 26 Nov - 23:12




     


Sunday morning.


Ethan & Oli


Ça avait l'air mal parti et pourtant je sentais que nous irions jusqu'au bout quand même. Ethan était fier et surtout c'était un homme de parole, s'il avait dit qu'il voulait il le ferait, j'en étais sur, mais c'était aussi à moi de réussir à le convaincre. Je savais qu'il pouvait passer au-delà de la douleur physique, ce n'était pas ça qui m'embêtait, c'était surtout celle-ci l'empêche de ressentir du plaisir et qu'il vive cette expérience comme un échec, cela pourrait être dommageable pour notre couple

« Si ! Je veux encore. Fais le … »

Il tourne la tête vers moi et ébauche un sourire avant de m'embrasser rapidement, puis se décolle de moi pour se remettre sur le ventre. Si pendant ce bref contact visuel j'avais pu voir beaucoup de détermination dans ses yeux, j'avais aussi pu y voir la confiance qu'il m'accordait. Je souris en prenant le préservatif que j'avais posé un peu plus loin, si ce n'était pas de l'amour ça, je ne m'appelle plus Olivier.
Je m'accorde quelques secondes pour me remettre au top de ma forme et l'enfile rapidement, je ne voulais pas le faire attendre plus, cela devait être assez angoissant pour lui. Aussi je me dépêche, le mieux je pense était de faire et ne plus rien lui dire, le moment était venu de laisser la place au ressenti. Je me place derrière lui et remets une noisette de lubrifiant avant de m'engager. Je vois ses mains se crisper sur le drap et l'oreiller n'étouffe pas totalement le petit cri qui s'échappe de sa gorge, mais je continue de pousser tout doucement tout en saisissant ses hanches pour essayer de trouver un angle de pénétration qui serait un peu moins douloureux, il n'avait pas encore le réflexe de le faire tout seul. Je ne bouge plus pendant quelques instants, le temps qu'il s'habitue à cette présence inhabituelle entre ses fesses tout en caressant son dos pour le détendre, et j'attends qu'il relâche un peu la pression pour commencer à me mouvoir. J'y allais très doucement, pratiquement millimètre par millimètre à l'écoute de mon amour qui par réflexe avait posé sa main sur ma cuisse pour m'empêcher d'aller trop loin. Il n'avait plus la tête complètement dans l'oreiller, il l'avait tourné un peu sur le côté et cela me permettait de voir un peu ses réactions. Je ne peux pas dire que son visage reflète l'extase, mais il se crispait de moins en moins au fur et à mesure de mes mouvements. Je ferme les yeux et sourit en accentuant un peu mes coups de reins, me fiant au feeling et aussi au gémissements d'Ethan qui se faisaient plus sonore, puis j'accélère le mouvement, je ne voulais pas que cette première fois dure trop longtemps pour lui. Je le couvre complètement de mon corps pour en finir, le mordant légèrement à l'épaule et reste quelques secondes immobile avant de me retirer doucement. J'embrasse la nuque de mon amant et file à la salle de bain jeter mon préservatif.
Quand je reviens Ethan est toujours dans la même position, les yeux fermés. Je me rallonge près de lui et caresse négligemment le creux de ses reins. Je le sens frémir sous mes doigts puis il essaye de se retourner sur le dos mais finalement reste sur le côté. Maintenant qu'il avait ouvert les yeux, j'essayais de lire dans son regard comment il se sentait, j'étais impatient de savoir mais je ne voulais pas l'interroger. Il me fixe quelques secondes puis son regard se fait plus sombre, c'est mort je crois, je pense que c'était la seule et unique fois où ...

- Mais t'es pas possible toi !

Je le pousse et l'embrasse pour essayer d'étouffer le fou-rire qui l'avait pris d'un coup, il m'avait bien eu. Il se défend mais pour une fois j'ai le dessus, je l'emprisonne entre mes bras et mes jambes et je finis par le rejoindre dans son fou-rire. Nous finissons par nous calmer et je le libère, remarquant quand même une petite grimace sur son visage quand il se met sur le dos. Je me redresse sur mon coude et embrasse sa peau, remontant de son nombril à son cou en passant par son téton pour finir par le coin de ses lèvres. Les mains derrière la tête il fixait le plafond et je me demande à quoi il pense

- Ethan ?

Il finit par tourner la tête vers moi et lève un sourcil. J'aurais du profiter de ce moment d'euphorie pour lui demander ce qu'il avait ressenti. Bien que je l'avais senti heureux, il avait peut-être des questions, ne serait-ce que d'ordre pratique puisque ce n'était pas le genre à s'étaler sur les sentiments

- Tu ... tu as faim ?

C'était sorti machinalement. Mes yeux s'était posés sur le réveil au delà du torse de mon amant. L'après-midi était déjà bien avancé et nous n'avions rien mangé depuis la vieille. C'était une excuse comme une autre pour détourner la conversation, après ce fou-rire le visage d'Ethan était redevenu bien trop sérieux ...

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Dim 11 Juin - 19:33

Ethan sentit Olivier se retirer de lui, il sentit aussi quand il quitta le lit conjugal pour aller dans la salle de bains. Il l'entendit toucher à la poubelle, jouer avec le robinet et revenir dans la chambre. Le jeune mécanicien ne bougea pas d'un poil. Il n'osait pas faire le moindre mouvement, de peur d'avoir mal, brusquement. Mais dès qu'il sentit les doigts d'Olivier dans son dos, il se détendit un peu, mais le mouvement qu'il tenta pour se retourner resta en suspens, avant qu'il n'abandonne finalement la partie. Ethan eut tout de même la force de tourner la tête vers Olivier pour le regarder d'un air fixe et vide. Il le faisait marcher bien sûr, mais Oli courrait, à chaque fois. Il ne fallut pas plus de dix secondes avant qu'Ethan ne pouffe de rire d'une façon pas du tout virile. Dix secondes plus tard, il se retrouva coincé sous Olivier, lorsque celui-ci se vengea en lui prenant les bras et en se laissant peser de tout son poids sur lui. Il avait beau l'embrasser, Ethan n'arrivait plus à calmer ses émotions. Il se sentait plus léger, maintenant que "c'était fait". C'était comme un poids en moins, un soulagement, parce qu'il n'avait plus rien à se prouver, ni à Oli d'ailleurs...

Ethan finit par réussir à se retourner et grimaça avant de fixer le plafond en se calmant, fier de son audace et de son exploit, alors que son petit ami continuait de l'embrasser partout. Il ne revint sur Terre que quand Oli l'appela et soupira de bonheur en le regardant. A l'heure actuelle, il ne pensait à rien du tout, et cela faisait longtemps qu'il n'avait pas senti cette plénitude en lui.

- Tu ... tu as faim ? lui demanda Oli, d'un ton un peu inquiet, presque apeuré.
-Je suis affamé... répondit-il sans sourire. Ça creuse de faire autant de sport...

Il se mit à rire une fois de plus et vit bien qu'Oli était un peu hésitant.

-Bah qu'est ce que t'as ? le questionna-t-il d'un air surpris. T'as pas trouvé ça bien ?

Il garda son sourire en voyant celui de son amant apparaître sur son beau visage et se pencha vers lui pour l'embrasser, en grimaçant encore. Puis, il se leva avec toute la force qu'il lui restait.

-Tu veux que je fasse le petit déjeuner ? Qu'est ce que tu as envie de manger ?

Gonflé à bloc, Ethan se surestimait peut-être un peu, niveau culinaire, mais il avait envie de faire plaisir à son homme, une fois n'est pas coutume...


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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Dim 11 Juin - 22:05




     


Sunday morning.


Ethan & Oli


J’attendais, je dois avouer un peu anxieux, la réponse d’Ethan, il n’avait pas l’air d’être revenu à l’instant présent

- Je suis affamé... Ça creuse de faire autant de sport...

Je n’arrive pas à discerner si son manque de chaleur est voulu ou s’il me fait encore marcher comme il y a quelques minutes et cela me bloque un peu. Vu les petites grimaces que j’avais aperçues sur son visage, je doute qu’il tente de se lever de suite pour aller chercher de quoi nous restaurer et quand j’amorce un mouvement pour le faire moi-même il éclate de rire à nouveau

- Bah qu'est ce que t'as ? T'as pas trouvé ça bien ?

Je reconnais bien là mon Ethan, fier et sur de lui, enfin surtout fier d’avoir passé ce cap sans encombre. Ce serait le moment d’en parler, de lui faire dire ce qu’il ressentait là maintenant, il se rendrait peut-être compte que nous étions juste plus que des amants et que oui le sexe ça comptait beaucoup, mais qu’il y avait aussi d’autres choses, comme des sentiments par exemple. Je souris déjà en réponse à sa question mais aussi en pensant à cette conversation que nous pourrions avoir, il était dans de bonnes dispositions, autant en profiter. D’ailleurs il fait l’effort de se pencher pour m’embrasser malgré ses douleurs mais contre toute attente il se lève juste après

- Tu veux que je fasse le petit déjeuner ? Qu'est ce que tu as envie de manger ?

Je bascule la tête en arrière en fermant les yeux, retenant in extremis un petit soupir de déception, mais il ne faisait que me rendre la monnaie de ma pièce finalement. Je me recompose bien vite un visage souriant

- Euh … je ne sais pas, il est déjà tard … un brunch ?

Il va ramasser son caleçon en attendant ma commande et qu’il me tourne le dos en l’enfilant me permet de me moquer un peu de lui silencieusement, tous ses gestes étaient ralentis. Je vois bien qu’il m’a capté quand il se retourne plus rapidement que je ne m’y attendais et qu’il me lance mon caleçon avec un petit sourire en coin. Je n’insiste pas, je sais que ce n’est pas son genre de s’étendre sur ses douleurs

- Je vais prendre des œufs pochés et du bacon avec des toasts de pain complet … et quelques tomates aussi ! Avec un jus d’orange s’il te plait


Il hoche la tête et sort de la chambre en essayant d’avoir une démarche assurée, ce qui me fait sourire à nouveau pendant que je me réinstalle confortablement. Il a laissé la cloison ouverte et je l’entends s’affairer dans la cuisine. Par principe je lui demande s’il veut de l’aide bien que je n’ai pas du tout envie de bouger, mais il me dit que ça va aller. La perspective de me faire servir au lit me plait bien, je crois même que ce sera une première pour nous. Finalement cette journée va se terminer bien mieux qu’elle n’avait commencé.
Un petit miaulement me fait tourner la tête et je me rappelle avoir envoyé bouler ce pauvre Boub un peu durement tout à l’heure. Je lui accorde quelques caresses et il en profite pour s’installer contre mon flanc après avoir pétrit le matelas. Son ronronnement et sa chaleur me plongent dans une douce torpeur, le fait d’avoir fait l’amour avec Ethan aussi peut-être …

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Lun 12 Juin - 14:48

Ethan fronça les sourcils en voyant le mouvement de son mec. C'était quoi le problème ? Il venait de parler de nourriture, alors pourquoi avait-il l'air déçu, voire énervé d'en parler ? Cela dura simplement quelques instants avant qu'Oli ne retrouve son éternel sourire. Ethan put alors se radoucir.

- Euh … je ne sais pas, il est déjà tard … un brunch ?

Il sourit, en pensant au fait qu'il avait eu la même idée. Un brunch, à l'heure qu'il était, c'était plutôt pas mal. Surtout qu'Ethan crevait la dalle, après la nuit et la matinée qui venaient de s'écouler. Il remit son caleçon non sans mal, en attendant qu'Oli lui dise tout ce qu'il voulait manger. En voyant que rien ne venait, Ethan regarda Oli et comprit qu'il se moquait de lui parce qu'il avait mal partout. Il s'empara de son caleçon et lui balança au visage, en guise de vengeance. Puis, enfin, Ethan put prendre note de tout ce qu'Oli lui demandait de préparer.

D'un pas ferme, Ethan sortit de la chambre pour aller dans la cuisine. Dès qu'il passa le seuil de la cloison, il lâcha une nouvelle grimace et entreprit de marcher de la manière qui lui faisait le moins mal possible. Il se rendit dans la cuisine et commença directement la préparation du brunch, en essayant de ne rien oublier. Il était capable de le faire, il allait le prouver à Oli et se le prouver à lui même, aussi. Au bout de quelques minutes, il entendit son homme lui demander s'il voulait de l'aide et refusa : il était hors de question qu'il se fasse aider. Aussi, Ethan continua tout seul, tachant de ne rien oublier, y compris le jus d'orange, qu'il pressa lui même. Lorsque tous les éléments furent prêts, il déposa le tout sur un plateau avant de revenir dans la chambre, où il retrouva Oli à moitié endormi, le chat à ses côtés.

-A table ! clama-t-il en souriant et en posant le plateau à côté de lui, avant de se recoucher à sa place. Tu dors ?

Il caressa doucement son front et se pencha pour l'embrasser délicatement sur les lèvres, une chose qu'il n'avait probablement jamais encore faite à Oli. Plus le temps passait' plus il se transformait en petit ami parfait, et il n'était pas sur de lui à cent pourcent mais... cela ferait forcément plaisir à Oli... Il savait que dans un futur très proche, il allait devoir expliquer à son amant ce qu'il ressentait, ce qu'il aimait, ce qu'il n'aimait pas. Il n'y couperait pas, il espérait juste que cela arrive tard... mais la patience du jeune vétérinaire avait ses limites, et il le savait...

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Lun 12 Juin - 18:44




     


Sunday morning.


Ethan & Oli


J’entendis à peine Ethan revenir dans la chambre, j’étais tellement bien que je crois bien avoir dormi quelques instants. C’est l’odeur du bacon et du pain grillé qui me font un peu émerger mais c’est surtout son « a table ! » qui me réveille totalement, et fait fuir Boub aussi.
Cependant, je n’ouvre pas les yeux, ni même ne répond à sa question, il savait pertinemment que non de toute façon. Je l’entends poser le plateau et sens le matelas s’affaisser à ma gauche. Je m’attendais à un secouage en règle ou alors à quelques chatouilles pour me faire réagir, mais c’est un tout autre contact que m’offre mon beau brun. Comme tout à l’heure il se montre doux et tendre en caressant mon front, puis il pose doucement ses lèvres sur les miennes. Cela me déclenche les mêmes sensations. Je réponds doucement à son baiser et ouvre enfin les yeux pour croiser son regard. Ethan gardait toujours les yeux ouvert quand il m’embrassait. J’avoue qu’au début cela m’avait un peu perturbé, sentir ce besoin qu’il avait d’en quelque sorte scruter mes réactions. Mais je m’y étais fait et cela ne me dérangeait plus, après tout, cela me permettait en retour, quand j’ouvrais les miens, de voir ce que lui ressentait. Aussi je suis surpris de le voir les paupières closes et surpris aussi que son baiser ne se fasse pas plus insistant, Ethan et la tendresse cela faisait deux bien souvent, et cela faisait deux fois en quelques heures qu’il se montrait câlin. Je profite encore un moment de sa caresse qui était passée de mon front à ma joue, puis sur ma nuque quand je sens ses lèvres s’étirer juste avant de quitter les miennes. Je souris également, j’espérais juste de tout mon cœur qu’il était en train de ressentir la même chose que moi. A cet instant je l’aime tellement que j’ai l’impression que mon cœur me fait mal, physiquement. Je le sens s’emballer, et suis parcouru d’un frisson quand je sens les lèvres d’Ethan embrasser mon cou, puis il remonte jusque mon oreille pour me dire que les œufs vont refroidir. A ce moment précis je n’en avais rien à foutre des œufs, j’avais juste envie qu’il continue de me toucher, de m’embrasser, qu’il me fasse l’amour, tendrement

- Je t’aime Ethan … si tu savais comme je t’aime …

Je lui avais murmuré ma déclaration dans l’oreille juste avant qu’il ne se relève et s’écarte un peu de moi en prenant appui sur son coude. Il reste au dessus de moi et je me dis intérieurement que c’est le bon moment, que je vais enfin avoir un retour verbal à ce je t’aime qui avait été si spontané, mais non, il se contente de sourire. Je pose ma main sur sa joue et caresse le coin de ses lèvres avec mon pouce en souriant, je ne voulais pas qu’il puisse voir ma déception. Je sais tout au fond de moi qu’il m’aime aussi, et il m’en avait encore donné une preuve en acceptant de se soumettre, mais il ne comprenait toujours pas que j’avais besoin de l’entendre

- On mange ? Ça va être froid !

Il ne voulait pas parler de sentiments et je lui offrais une jolie porte de sortie. Je pensais qu’il allait sauter sur l’occasion, mais non. Il reste allongé sur le côté en appuyant sa tête sur sa main et me fixe d’une façon étrange et cela me fait un peu peur …
Malgré tout ce que nous venions de vivre, je me dis que je suis peut-être trop insistant à vouloir absolument une preuve d’amour verbale, qu’il doit en avoir marre … Et si cela avait été le « je t’aime » de trop ?  

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Dim 18 Juin - 21:37

Ethan essayait de ne pas trop s'emballer, parce qu'il avait fait le déjeuner et qu'il avait vraiment faim. Cependant, il savait qu'il avait parfois des pulsions et il était compliqué d'y résister. Comme d'habitude, Oli ferma les yeux pendant leur étreinte et leur baiser. Ethan eut alors tout le loisir de l'observer. Il sentit son coeur se serrer en le voyant. Il aimait cet homme, c'était sûr, il n'osait simplement pas lui avouer... ou se l'avouer à lui-même. Dans un soupir, Ethan ferma les yeux, pour la première fois, et profita pleinement de ce moment. Leur câlin dura un peu et Ethan décida d'y mettre fin, en rappelant à Oli qu'ils avaient de la nourriture sur le lit... Il ne s'attendait probablement pas à ce qu'Oli lui dise qu'il l'aime, pas comme ça, parce qu'il le sentait, cela impliquait une réponse... et il ne se sentait pas encore prêt. C'était l'objet d'une grosse pression pour Ethan, parce qu'il avait peur. Il était carrément effrayé à l'idée de tarder encore pour lui dire, parce qu'il ne voulait pas se faire larguer. Il ne voulait pas le dire à la légère... mais pourtant l'échéance était proche : Oli allait clairement perdre patiente. Ethan se redressa pour le regarder d'un oeil qu'il voulut nonchalant, sans franc succès. Il vit dans le regard du vétérinaire toute sa déception et détourna les yeux une seconde, gêné. Il devait prendre une décision, et vite. Il fallait que ce soit la bonne, surtout. Pendant une longue minute, Ethan resta muet et fixa Olivier. Il avait la frousse de sa vie, et avait clairement envie de disparaître, sans laisser de trace...

- Moi aussi je t'aime Olivier....

C'était dit. Il l'avait dit et pensé, les mots sortaient tout droit de son coeur, sans réfléchir... il ne savait plus trop où se mettre, rouge comme une pivoine, le regard fuyant. Il avait extrêmement peur de ce que dirait Oli,
de sa réaction. Bien sûr, il savait que le vétérinaire serait très heureux,
il n'en doutait pas une seule seconde... mais il avait peur de se taper toute une ribambelle de questions, alors qu'il n'était simplement pas prêt à y répondre, tout bonnement.

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Jeu 22 Juin - 0:16




     


Sunday morning.


Ethan & Oli


C’était comme si Ethan ne m’avait pas entendu, il semblait loin, perdu dans ses pensées. Je donnerais cher, très cher pour savoir ce à quoi il pense d’ailleurs. Je me doute bien que ma déclaration a du le perturber, d’habitude il s’en sortait par une pirouette et je faisais semblant que cela ne me touchait pas, mais aujourd’hui c’est différent, aujourd’hui tout était différent.
Les yeux d’Ethan cherche mon regard et s’y accroche mais je n’y trouve pas cette assurance qui habituellement le caractérise, j’ai même l’impression d’y déceler de la peur, et elle me contamine, déclenchant un frisson tout le long de ma colonne vertébrale et me paralysant comme lui semblait l’être aussi depuis de longues secondes

- Moi aussi je t'aime Olivier...

Sur le coup je reste interdit, n’en croyant pas mes oreilles, ce que j’attendais depuis si longtemps venait de se produire et comme un con je reste sans réaction, mais c’était si inattendu. Et puis d’un coup c’est l’explosion, une joie et un bonheur intense m’envahissent. Je me jetterais bien sur lui mais je ne veux pas le brusquer, alors comme tout à l’heure je pose juste ma main sur sa joue pour qu’il me regarde à nouveau. Elle est chaude et je remarque qu’il a rougi, ce qui me fait sourire encore plus avant que je ne l’embrasse. Je le repousse sur le dos pour mieux en profiter et notre étreinte dure de longues secondes. Un petit « merci » s’échappe de mes lèvres pour atterrir au creux de son oreille avant que je ne le lâche et me rallonge sur le dos près de lui. Instinctivement ma main cherche la sienne.
J’avais encore du mal à ne pas trop montrer mon enthousiasme, je me contenais depuis si longtemps d’aborder avec lui des sujets qui me tenait à cœur, comme vivre ensemble par exemple. Je n’avais jamais abordé ce sujet parce que je savais pertinemment qu’Ethan avait bien trop longtemps vécu seul et que la vie à deux pourrait lui faire peur. Bien sur, il venait souvent ici, quand ce n’était pas moi qui allais chez lui, mais ce n’était pas la même chose

- Je sais que ça n'a pas été facile à à dire pour toi …

J’avais pris un ton un peu solennel et je sens ses doigts se contracter imperceptiblement sur les miens. Je le lâche et me redresse sur mon coude pour qu’il me regarde. Ses joues rosissent à nouveau et je décide de laisser tomber pour l’instant

- … mais j’espère bien en avoir plein d’autres !

Je fonds sur ses lèvres en riant, mais me relève rapidement et m’assoit en tailleur

- J’ai faim ! J’espère que les œufs sont cuits à point !

Ils devaient être froids maintenant mais cela ne fait rien, ce brunch pouvait aussi être l’occasion de parler. Ce serait peut-être plus facile de discuter de choses plus sérieuses sans se toucher et avec un plateau entre nous …


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: Sunday Morning ◘ Oli & Ethan   Dim 25 Juin - 13:28

Le regard d'Oli parlait pour lui. Ethan ne l'avait encore jamais vu comme cela. Il avait l'air si heureux d'entendre ces mots... comme s'il les avait attendus depuis des mois. Ethan se sentait un peu mal et honteux de l'avoir fait attendre aussi longtemps, parce qu'il le pensait vraiment. Il n'avait aucune envie de le faire souffrir...
Lorsqu'Oli posa sa main sur sa joue, Ethan sentit bien qu'il brûlait. Ce n'était pas habituel pour lui de rougir, d'être gêné. Il n'aimait pas vraiment ça, il avait l'impression d'être faible, d'être idiot.

Une seconde plus tard, les lèvres d'Oli se retrouvèrent sur celles d'Ethan et ce dernier ferma de nouveau les yeux pour profiter. Leur câlin fut intense, et amoureux, sans arrière-pensée. Ils n'étaient alors que deux hommes, amoureux et heureux, ils n'avaient rien d'autre à faire à ce moment-là. Puis, ce fut la surprise qui assaillit Ethan. Pourquoi Oli le remerciait ? Il n'avait rien fait d'exceptionnel. Il lui avait juste dit qu'il l'aimait et pourtant, pour Oli, c'était comme si Ethan lui avait dit toutes les merveilles du monde. Ils restèrent ainsi quelques temps, avant que le vétérinaire ne reprenne la parole, expliquant alors qu'il savait qu'Ethan avait eu de la difficulté à le dire. Intérieurement, il le remercia en grognant qu'il n'était pas obligé de lui rappeler. Il le laissa finalement tranquille et se rassit dans le lit, devant le plateau, après l'avoir embrassé une énième fois.

- J’ai faim ! J’espère que les œufs sont cuits à point !
- Moi aussi j'ai faim. J'espère que ça va te plaire.

Le silence reprit ses droits alors qu'ils commençaient à manger. Seuls les couverts brisaient l'ambiance calme qu'ils avaient laissé s'installer. Ethan savait qu'il devait parler, dire ce qu'il pensait, donner des explications. C'était encore plus difficile pour lui que d'avouer ses sentiments. Surtout, il sentait qu'Olivier n'attendait que cela... Il prit son courage à deux mains et ouvrit sa bouche, de même que son coeur :

- Tu sais Olivier... je le pense depuis longtemps... j'ai juste jamais su comment le dire... Je suis pas doué avec les mots. Mais en tout cas je suis sincère.

Il s'interrompit simplement quelques secondes avant de reprendre :

- Pourquoi tu m'as dit merci ?

Cette question lui brûlait les lèvres depuis le moment où Oli avait prononcé ce simple mot...

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