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 The Man Who Never Lied ?

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Sarah Watson


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MessageSujet: The Man Who Never Lied ?   Sam 6 Juin - 23:43





THOMAS & SARAH
"  Sometimes   honesty   is   the   worst   policy  "   he   used   to   say  .   He   wasn't   the   man   who   never   lied  .   But   I   just   couldn't   break   his   heart   like   he   did   mine  .   Now   he's   trying   harder   and   harder   to   be   that   man  ,   and   I'm   sure   he'll   succeed   someday  .

Cela faisait maintenant plusieurs semaines que nous nous voyions, Thomas et moi. Au début, ce n’étaient que soirées dans les bars qui se finissaient dans mon lit jusqu’au lendemain matin. Puis ces soirées se répétaient, puis plus Tom s’ouvrait à moi, plus il devenait sincère aussi. Il m’avait avoué qu’il enquêtait sur ma voisine et demi-sœur Abigail, il m’avait avoué qu’au début il ne couchait avec moi et ne prolongeait notre histoire que dans le but de pouvoir la suivre, de pouvoir voir ce qu’elle devenait. J’avais rendu sa tâche plus facile, sans même le vouloir. Il avait même eu le temps de se faire un ennemi, en la personne de David, avec qui il s’est même battu à la limite de la mort, toujours pour Abby, et aussi sûrement pour que chacun protège sa virilité, mais ça ils s’étaient bien gardés de ne pas en parler, aussi bien l’un que l’autre.

Evidemment, j’avais souffert de tout ça. Je savais pertinemment qu’il ne me disait pas toujours tout. Je persévérais, mes sentiments ne me laissaient pas le choix de toute façon. Il le savait, il en usait et en abusait. Puis un jour, il décida de m’avouer ce qu’il ressentait, à son tour. Bien sûr, ses sentiments n’étaient pas égaux aux miens, mais il en avait, qui naissaient doucement. Pour un homme qui se disait sans cœur, c’était plutôt pas mal, non ?

Notre relation avait donc évolué à partir de ce moment-là. Passant d’amis d’un soir grâce à l’alcool à amants réguliers sur plusieurs semaines, on pouvait considérer que nous formions maintenant un couple, depuis peu de temps, à ma plus grande joie, et ça n’avait pas l’air de lui déplaire non plus. Nous commencions à en savoir plus l’un sur l’autre … Enfin, il en savait plus sur moi que l’inverse. Il savait même tout de moi. Les raisons de mon arrivée à Toronto, ce que je faisais, ce que je comptais faire, mon accident, mon blackout, mon histoire.

Il avait promis, de tout me raconter, un jour. J’attendais ce jour avec impatience. Un soir, il m’avait invitée au restaurant, me cachant toute l’organisation de la soirée, comme il savait si bien le faire, et bien évidemment je n’y avais vu que du feu. Il avait très bien fait les choses, restaurant classe et huppé, il avait même commandé mon menu pour moi, sans se tromper, de l’apéritif au dessert. Il s’était bien sûr gardé de me dire qu’il y aurait une surprise. Il avait réservé une croisière nocturne dans le Parc des Iles de Toronto. La croisière était magnifique, le cadre sublime, surtout de nuit avec les lumières de la ville qui se reflétaient dans l’eau, on ne pouvait rêver mieux, j’avais l’impression de vivre un rêve. Après cette superbe balade, il insista pour me raccompagner, ce que je ne pouvais bien sûr pas refuser.

Une fois devant la porte, il était devenu tout timide. Je ne lui connaissais pas encore cette facette, et il me faisait peur. J’ouvris la porte, et je n’eus pas eu le temps de lui demander ce qu’il avait qu’il me tendit une enveloppe, avec quelque chose d’épais à l’intérieur. Je m’étais empressée de l’ouvrir sous ses yeux effrayés par ma réaction. Quelle ne fut pas ma surprise quand je découvris une clé, sur laquelle il était écrit « Appartement de Thomas Bennett - clé n°2 » !!! Je n’attendais que ça depuis des semaines. Ca voulait dire qu’il était enfin prêt à me parler de lui, de son histoire, de ce dont il ne voulait pas me parler de peur que je m’éloigne et que je le quitte. Il m’avait laissé décider du jour où je pouvais venir chez lui. Et ce jour était maintenant arrivé.

J’avais laissé passer quelques jours après que Tom m’ait donné la clé, histoire de le laisser se préparer, et aussi de me préparer de mon côté. Je ne savais rien de lui, de son passé, et j’allais tout découvrir une fois chez lui, qui n’aurait pas été effrayé par ça ? J’essayai de me rassurer, en me disant qu’il n’avait probablement pas un passé de criminel ou de psychopathe qui aurait accroché ses victimes au plafond, et je me dirigeai vers son appartement. Il habitait Yorkville, le quartier le plus chic de Toronto, je ne fus donc pas surprise en voyant la façade de son immeuble, qui n’avait strictement rien à voir avec mon immeuble, tout défraîchi.

Une fois arrivée sur son palier, je sonnai et frappai deux petits coups à la porte, c’était son petit rituel quand il venait chez moi, j’avais décidé de lui piquer, peut-être que ça réussirait à détendre l’atmosphère. Il ouvrit la porte et m’embrassa pour m’accueillir. Juste à ce baiser, je le sentais un peu stressé. Il avait l’air d’encore hésiter à me faire entrer … Je décidai donc de choisir pour lui et lui sortit mon plus beau sourire.

- Alors, tu me fais visiter ?
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Call it magic, call it true.
I call it magic when I'm with you.
And I just got broken, broken into two.
Still I call it magic, when I'm next to you.
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Thomas Bennett


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CREDIT : vava : shiya
MessageSujet: Re: The Man Who Never Lied ?   Ven 19 Juin - 23:23

the man who never lied
Sarah & Thomas

Dix-huit heures trente.
Le moment de la journée que je préférais parce que je pouvais faire le point avec moi-même. Sur ma journée, sur ma semaine passée, sur mes décisions prises et celles qui restaient à prendre. Evidemment, mes pensées étaient toutes encombrées, après une journée harassante à la rédaction. Pas de terrain pour moi, ce jour-là. Cette journée faisait donc partie des journées les plus horribles de ma vie, parce que je devais supportes collègues et supérieurs. L’Enfer sur Terre, selon Saint Thomas. En essayant de délier le bon du mauvais que cette journée m’avait apporté, je me servis un verre de whisky, sec. Ce verre, pratiquement devenu un accessoire pour que je sois mieux, me réconforta un peu et je pus mettre de l’ordre dans mes idées. Ma vie avait été bien chamboulée ces derniers temps et, vraisemblablement, il fallait que je réussisse à tout remettre en place.

D’abord Clio. Ma fille. J’avais entamé ses recherches, avec Douglas. Je voulais la récupérer, au moins la revoir. J’avais compris depuis bien longtemps que j’avais des responsabilités et qu’il fallait, pour mon bien être et celui de mon enfant, que je les assume. Et je voulais les assumer, j’avais toujours voulu le faire. Lesly m’en avait empêché, mais je savais que si je m’y prenais bien, je pourrais réussir à récupérer ma fille. Peut-être pas pour de bon, mais au moins pour les vacances. Si je pouvais avoir plus, j’aurais plus, mais c’était tout ce que je demandais. En attendant, je ne savais même pas où elle se trouvait, ça m’angoissait plus que de raison depuis quelques semaines, alors qu’auparavant, je n’avais jamais vraiment réfléchi à tout cela. Non pas que je ne pensais pas à elle, mais ça ne me faisait pas aussi mal. A croire qu’elle m’avait fait changer. Elle. Sarah.

Tout me menait à elle ces derniers temps. Tout était parti de cette histoire avec la veuve Polloni, que j’avais traquée comme une bête sauvage. Je le regrettai amèrement d’ailleurs, j’y avais laissé une côte et un genou. J’étais passé au-dessus de cette histoire. Et Sarah aussi. Le problème avec elle, c’était qu’elle voulait absolument que l’on fasse quelque chose… à deux. Au début, ça me révulsait un peu. Puis, l’idée avait fait son chemin jusqu’à mon cerveau et avait commencé à germer. Je détestais l’idée qu’une femme puisse avoir de l’ascendant sur moi, mais il fallait bien que je m’y fasse : cette femme, ce n’était pas n’importe quelle femme. Sarah n’avait jamais été n’importe quelle femme, que l’on aurait utilisée puis jetée et délaissée, au contraire. Elle avait son petit caractère, c’était ce qui faisait que je l’appréciais. Elle me tenait tête parfois. Quand je lui avais raconté pourquoi je couchais avec elle, je l’avais blessée, et je m’en étais voulu. MOI, je m’en étais VOULU. Quelles probabilités y avait-il pour que je m’en veuille de faire du mal à une femme que je considérais alors comme étant quelconque, à l’époque ?
Alors je m’étais rattrapé, j’avais voulu me racheter et je l’avais fait. J’avais réussi à regagner petit à petit sa confiance et peu à peu, je laissais tomber ma carapace pour lui faire apercevoir le vrai Thomas, le vrai moi. Qu’elle semblait aimer d’ailleurs, ce qui me ravissait autant que ça m’étonnait. En buvant une gorgée de whisky, un flash de la dernière fois que nous nous étions vus elle et moi me revint en tête. J’avais fait faire un double de la clé de mon appartement, pour lui donner. C’était un immense pas pour moi, parce que je ne laissais jamais personne entrer chez moi. Mais elle, c’était différent. Depuis, je n’avais pas eu de nouvelles. Peut-être que finalement, cette perspective de pouvoir découvrir mon univers lui faisait peur ou la repoussait. Au final, je n’allais peut-être plus la voir, et c’était peut-être mieux comme ça. Mieux pour elle. Ca faisait déjà trois jours. Je ne me faisais plus d’illusion. Et puis quoi ? Etais-je vraiment en train de pratiquement attendre qu’elle vienne me voir ici ? Ca ne pouvait pas être réel. Mais à part le boulot et les recherches de Clio, rien ne me retenait dans le monde réel. Sauf elle.

Aussi, quand j’entendis les deux petits coups – MES deux petits coups – frappés contre le panneau de bois de ma porte d’entrée, je sursautai et jurai en manquant de renverser mon verre sur ma chemise blanche à plus de cent cinquante dollars. Je ne m’attendais franchement pas à ce qu’elle vienne, je ne m’y attendais plus, surtout que j’étais vraiment plongé dans mes pensées. J’étais parti pour la soirée, heureusement qu’elle avait frappé fort. En soupirant et en passant une main dans mes cheveux pour les tirer en arrière et me donner un air détendu factice, je partis lui ouvrir, et après l’avoir observée deux secondes, je me penchai vers elle pour l’embrasser, avant qu’elle ne me demande si j’allais lui faire visiter. En restant interdit pendant deux secondes, je me rappelai que je n’avais jamais fait visiter mon appartement à qui que ce soit… et que je ne savais pas vraiment comment on pouvait faire ça.
Je lui pris la main et l’emmenai avec moi à l’intérieur, la chaleur de son bras et de son corps à côté du mien me donnant un peu plus de courage. L’entrée donnant directement dans le salon, je ne tergiversai pas davantage et la laissai observer la pièce la plus grande de mon appartement autant qu’elle le voulait.

« C’est pas spécialement impressionnant tu sais… Je préfère ton appart’, d’ailleurs, il est plus accueillant. »

Un sourire de sa part et je compris qu’elle n’était pas obligatoirement du même avis que moi. Mais elle ne vivait pas ici, alors elle ne comprenait pas ce que je voulais lui dire. La chambre de ma fille était encore là, comme avant, et je n’allais certainement pas lui montrer ça d’ailleurs. La porte était fermée à clef, et j’allais lui faire croire qu’il s’agissait d’un débarras, ou quelque chose du genre. Je n’étais pas vraiment prêt à lui expliquer tout ça.

« Tu veux vraiment visiter comme si tu étais négociatrice en immobilier ? ris-je un peu nerveusement en la regardant. »

Nerveux, je l’étais. Pire que ça même. J’étais comme un adolescent qui aurait sa première copine, c’était honteux. Mais bon, Sarah avait eu l’habitude quelques fois déjà… ça n’allait pas la surprendre, à mon avis. J’avais quand même fait plein de choses pour elle ces dernières semaines, et ça n’avait rien à voir avec le moi d’avant.



© Gasmask

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I may be on the side of the angels but don't think for one second that I am one of them!

Signature par Moriarten sur PRB
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