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 The End

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Douglas Forman


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MessageSujet: The End   Lun 29 Déc - 0:41

The End
Juliet & Douglas



Comme prévue pour trouver toutes les informations possibles sur Adrian Alpert, je devais aller chez nos voisins Américains. Même si je ne les porte pas dans mon cœur, je devais y aller, c’était pour le boulot, et ma curiosité personnelle. Je voulais m’assurer que sa femme était réelle, et voir même si elle pouvait m’en apprendre plus sur lui. Les informations trouvé avec Liz m’avaient laissé à réfléchir sur cette enquête, et j’allais en découvrir bien plus sur l’ami de ma cliente. Et j’aviserai à ce que je pourrai lui dire quand j’aurai toutes les informations en main.
J’ai donc prévenue Amelia et Clara que je partais quelques jours pour le boulot. Amélia ne m’avait rien dit, ce qui m’étonnait assez, elle ne m’a même pas posé de question. Je commence à douter de ces sentiments pour moi. Enfin, ça c’est autre histoire. Pour le moment tout ce qui m’intéresse c’est la vie d’Adrian Alpert.
Dans l’avion je ne pensais qu’à une chose, réussir à trouver autant d’information que possible, et avec l’espoir aussi que mon contact est pu trouver déjà quelques trucs qui me permettrait de ne pas commencer mes recherches à zéro sur le sol Américain.

Ca va bientôt faire deux jours que je suis sur place et j’ai pu savoir quelques informations croustillantes. Pourtant je n’étais toujours pas satisfait, certes j’avais eu des photos de sa femme, et de ses enfants, mais je sentais qu’il y avait toujours des choses qui étaient caché sur sa vie. Alors je dépense un peu pour en savoir plus, et ce que je découvre me glace les sangs. C’était assez inattendu, j’avais imaginé beaucoup de chose, mais pas du tout ça. La vérité est bien plus horrible, je ne pouvais pas l’annoncer à ma cliente… Mais en même temps, est-ce que je pouvais le garder pour moi…

Je suis resté un peu plus d’une semaine aux USA, mais j’avais tout ce qu’il fallait sur Adiran Alpert pour être satisfait de moi, même si maintenant je me bats contre ma conscience. C’est un beau bordel dans ma tête. Je devrais en parler avec Liz’, mais ça la mettrait dans une position délicate et je ne voulais surtout pas lui infliger ça.

Dès mon retour sur le sol Canadien, j’appelle mademoiselle Carlson pour lui donner rendez-vous dès demain. Je n’ai pas dormie de la nuit, d’une parce que même à mon retour Amelia n’était pas spécialement heureuse de me revoir et de deux, je ne savais pas du tout comment j’allais annoncer à Juliet que son fiancée n’est pas celui qu’elle croit.

Le lendemain à l’heure du rendez-vous, je me sentais légèrement angoissé et stressé. C’était bien la première fois. Mais c’était aussi la première fois que je tombais sur une enquête comme celle-ci. Et j’espère que ça serai la dernière, quoique, je me suis sentit revivre.
A mon bureau j’attendais fébrilement l’arrivé de mademoiselle Carlson. Ça devait être au moins la centième fois que je regardais les photos, que je lisais mes notes. Pourtant je connais l’affaire par cœur, elle est dans ma tête depuis plusieurs semaines. J’essayais de me calmer mais je crois que c’était peine perdu, la seule chose qui arriverai à me décontracté c’est de tout avoué à la cliente d’une traite sans qu’elle m’interrompt.

Je sursaute quand on toc à la porte, c’était le moment. Je dis d’entrer et me lève puis m’avance vers la porte pour accueillir miss Carlson. Elle avait l’air d’aller assez bien, ses blessures de la dernière fois avaient disparu, ça devait être une bonne chose pour elle.

- Bonjour, ravie de vous revoir. Je vous en prie essayez-vous.

Je me mets derrière mon bureau, je devais me lancer, et c’était maintenant. Mais je n’y arrivais pas alors je fais reculer le moment fatidique.

- Comment allez-vous ? Un café peut-être ?

Je me sentais honteux, mais c’était la chose la plus difficile que je devais faire dans mon travail et c’était la première fois depuis que j’étais détective.

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Juliet Carlson


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MessageSujet: Re: The End   Mar 30 Déc - 19:02


the end
Do you ever get the fear that you can't shift the tide?
 

Des jours avaient passé depuis la première fois. Depuis ma première fois dans ce bureau, celui du détective que j’avais sollicité pour m’aider dans ma quête de vérité. Quête, c’était un bien grand mot. Je ne savais pas à quoi m’attendre, et plus le temps passait, moins je me sentais bien. J’avais de plus en plus l’impression de trahir Adrian et ça me rendait folle. Ces derniers temps, j’avais dû beaucoup lui mentir. Beaucoup. Beaucoup trop. Il fallait que je mente à propos de mes recherches. Il fallait aussi que je mente à propos de mon agression… De la menteuse nullarde de base, j’étais devenue une véritable professionnelle ! J’en avais honte bien sûr, mais je n’avais pas le choix. Aujourd’hui, l’agression était bien derrière moi, derrière nous. J’avais décidé d’oublier. C’était bien plus facile. Et il s’était passé tellement de choses dernièrement… mon esprit avait toujours été occupé et rempli.

En récapitulant, j’en arrivais à une liste beaucoup trop longue. D’abord, il y avait les recherches avec le détective, qui avait poussé très loin puisqu’il m’avait dit qu’il irait aux Etats-Unis pour retrouver des informations. Ensuite, il y avait eu mon agression. Puis la rencontre avec Ella, à l’hôpital, qui m’avait soignée et qui était devenue une véritable amie pour moi. Ensuite, j’avais revu mon agresseur. Deux fois. La première fois, j’étais en compagnie d’Ella. J’avais cru devenir dingue en le voyant et je m’étais même demandé si je ne l’avais pas confondu avec quelqu’un d’autre. Mais j’avais eu peur. Vraiment peur. Et ça s’était confirmé la seconde fois. Ce soir-là, ça avait été beaucoup plus tendu. Sans que je ne comprenne réellement comment, Adrian, un soir après son service, avait ramené un homme, dont la voiture était tombée en panne à cause de la neige. D’un geste amical et serviable – qui n’était pas habituel pour Adrian ! – avait résulté une soirée de cauchemar. L’homme en question, c’était ce Connor. Et Adrian avait enfin appris la vérité, en même temps qu’il avait lu la terreur dans mes yeux.
C’était une semaine auparavant que tout ceci s’était déroulé, et j’en avais parfois encore des sueurs froides. C’était encore trop récent, ça faisait encore trop mal… Néanmoins, j’avais pu penser à autre chose assez rapidement, quand un ami d’Adrian était venu à la maison. Ça avait été inattendu et cet homme, Flavio, avait eu de la chance qu’Adrian soit là. Je ne l’aurais pas fait rentrer, sans lui. Il s’agissait d’un ancien ami, très proche si j’avais bien compris. Un ami qu’il avait avant. Avant moi, avant Toronto. Avant son changement d’identité peut-être. Depuis que Douglas m’avait exposé cette éventualité, j’y pensais de plus en plus. Je me croyais pratiquement dans un roman d’espionnage. Cet homme que je ne connaissais pas, qui répondait au doucereux prénom italien de Flavio, était une nouvelle chance pour connaître la vérité, si Douglas ne trouvait rien. Je ne pouvais pas laisser passer ça. Si jamais je voulais plus d’informations, je saurais où les trouver. Et je n’allais pas me gêner. Il paraissait en connaître un rayon sur Adrian, vu tout ce qu’il avait raconté sur lui. C’était une occasion en or ! Quand il était reparti, je n’avais pas posé de questions à Adrian pour ne pas éveiller les soupçons. Et depuis, je ne pensais plus qu’à lui. A cet homme qui avait toutes les réponses. J’en avais presque oublié Douglas, qui m’avait pourtant donné rendez-vous pour qu’il m’explique ce qu’il avait trouvé. Je m’en étais souvenue le matin même, quand le rappel de mon téléphone avait sonné. Heureusement qu’il avait sonné, d’ailleurs !

J’étais donc de retour dans ce bureau, en face de cet homme qui avait accepté de m’aider. Je regrettais une fois de plus d’être ici et de trahir Adrian. Je n’étais pas du tout à l’aise, comme à mon habitude. Être ici ne me plaisait pas, pourtant c’était bien moi qui avais décidé de faire a. Je m’en voulais je n’avais pas pu m’en empêcher. Et désormais, je ne pouvais plus arrêter en cours de route. Douglas m’avait accueillie et m’avait invitée à m’asseoir, ce que j’avais fait. A présent j’attendais qu’il me parle, sans savoir ce qu’il pourrait m’annoncer.

« Comment allez-vous ? Un café peut-être ? »

Comment j’allais ? Si je voulais un café ? Mais je n’avais pas que ça à faire ! Déjà que je venais pendant ma pause déjeuner alors si en plus il prenait son temps… Mon regard dut le faire réagir, parce qu’il changea d’expression d’un seul coup. Je m’en voulus carrément d’être froide à ce point avec lui.

« Je n’ai besoin de rien, merci… »

Néanmoins, je me souvenais de la façon dont nous nous étions quittés la dernière fois et j’eus une poussée de remords et de regrets. J’avais dû lui paraître bien ingrate, et je voulais que l’on efface tout cela. Que l’on reparte sur de bonnes bases, si possible. S’il le voulait bien.

« Je suis désolée pour la dernière fois… Je me suis mal comportée. Je voulais juste m’excuser avant qu’on ne commence. »

C’était suffisant, selon moi, pour qu’il comprenne où je voulais en venir. Nous n’allions pas épiloguer sur la séance de la dernière fois, je m’étais excusée et c’était fini. Désormais, il fallait qu’on avance, et il fallait qu’il me dise ce qu’il avait trouvé. C’était sûr qu’il y avait des choses, vu la tête qu’il faisait. Il n’était pas à l’aise, et je le comprenais facilement mais qu’est-ce qu’Adrian avait bien pu faire dans sa vie qui l’inquiétait à ce point ?
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Douglas Forman


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MessageSujet: Re: The End   Ven 2 Jan - 22:34

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C’était bien la première fois que je me sentais vraiment angoisser alors que j’avais fait mon travail de A à Z et que j’en soit pas peu fière, même si les informations trouvés sont pas non plus l’idéal à annoncer. Et je voulais à tout prix retarder ce moment-là. Alors quand elle me répond sèchement qu’elle n’a besoin de rien, je compris vite qu’elle veut en venir au fait et vite. Bon, du coup je me remets à ma place derrière le bureau. Je devais prendre confiance en mes mots pour lui annoncer ce que j’avais trouvé sur son mec.

- Je suis désolée pour la dernière fois… Je me suis mal comportée. Je voulais juste m’excuser avant qu’on ne commence.

Je lui fais un petit sourire comme quoi je lui en voulais pas, après tout j’ai été très insistant, et lourd pour le coup. Mais je voulais à tout prix l’aider, et elle n’avait pas voulu. Malgré tout elle semblait aller mieux.

- Vous en faites pas, j’ai été un peu en dehors des limites professionnels, excusez-moi.

C’est vrai qu’en y repensant, ce n’était pas bien. Et je m’en suis voulu un peu, même si je voulais simplement l’aider et comprendre comment elle avait pu avoir autant de blessure.

- On va en venir au fait….

Je respire un bon coup, et j’avais vraiment peur de sa réaction, comment allait-elle prendre en compte que l’homme qu’elle aime est marié, parce que je pense commencer par la et pas par le plus gros. Je pense que lui dire que son mec à changer de nom pour des raisons vraiment moches.

- Votre Adrian Alpert, est bien née aux Etats-Unis, à la date qu’il vous a dite. Mais il y a autre chose.

Je fais une pause, ayant du mal à trouver les mots pour qu’elle ne me fasse pas une syncope sur place. Je n’étais pas spécialement doué pour trouver les mots aujourd’hui, mais c’était aussi la première fois que je devais annoncer autant de chose sur un homme. C’était délicat comme informations à dévoiler.

- Votre Adrian Alpert, il est… il a…

Non, décidément je n’arrive pas à lui annoncer. Mais comment dire à une femme que l’homme qu’elle aime est marié et à des enfants, et qui plus ai les a abandonné sans jamais prendre de leur nouvelle. Mais est-ce qu’il y avait réellement une manière d’annoncer ces chose-là, surtout que je n’avais pas que ça à lui dire.


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Juliet Carlson


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MessageSujet: Re: The End   Sam 3 Jan - 0:12


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Le sourire que Douglas m’accorda me rassura instantanément, parce que je compris alors qu’il ne m’en voulait pas plus que cela. Tant mieux, parce que je me sentais très mal, à cause de mon comportement. Mais en même temps, ce n’était pas de ma faute, c’était un moyen de me protéger et de protéger mon secret. Je n’avais pas réussi à mentir à Ella, mais j’avais tenu bon face à Adrian, et aussi face au détective. C’était un exploit pour moi et je tenais à ce que ça fonctionne. Alors j’avais été dure, odieuse. J’avais de la chance qu’il me traite encore comme une cliente normale. Qu’il n’ait pas une dent contre moi. Quoi qu’il en soit, c’était le moment de vérité, et j’avais la tremblote à l’approche de l’instant où il allait tout me dire. Je voulais que ce soit rapide. Cependant, il semblait en train d’hésiter et je n’aimais pas ça. Et s’il me mentait ? S’il ne me disait pas la vérité ? Bien sûr, je ne comprendrais pas pourquoi il ferait ça. C’était son travail de dire la vérité à ceux qui la demandaient, alors quoi ? Il n’avait pas à hésiter. Si j’étais venue le voir, c’était pour tout savoir et je n’allais plus reculer maintenant que j’étais là. Après quelques formalités, il ajouta qu’on allait en venir au fait, et je sentis mon cœur se serrer, en même temps qu’une nausée me prendre. J’inspirai profondément pour me calmer. Il ne fallait pas que je m’inquiète. Peut-être qu’il n’y avait rien. Peut-être que le pire crime qu’Adrian ait pu un jour commettre, ce fut de voler des bonbons dans une épicerie !  Pourquoi je m’inquiétais, alors qu’il était doux comme un agneau ? Non, ça, même moi je ne pouvais pas y croire. Il y avait trop de choses qu’il me cachait pour qu’il n’ait pas une face sombre, qui allait me faire peur ou qui allait finir par me porter préjudice. Sinon, pourquoi ne me dirait-il pas toute la vérité sur son passé ? Non, c’était évident qu’il y avait quelque chose, et j’étais sur le point de savoir de quoi il s’agissait !

« Votre Adrian Alpert, est bien née aux Etats-Unis, à la date qu’il vous a dite. Mais il y a autre chose. »

Je ne répondis pas, plus tendue qu’un arc bandé. J’étais au bord de ma chaise, prête à tomber par terre à la moindre secousse, mais je ne voulais pas louper une seule consonne de la prochaine phrase du détective. Ce que Douglas allait me dire par la suite, ce serait enfin une vérité sur l’homme que j’aimais. Il était temps que ça arrive, et peu importait que ça fasse mal. Parce que vu la tête qu’il faisait, en face de moi, ça allait forcément me faire mal. C’était comme si j’étais poussée vers la vérité, comme si une force invisible et assez obscure m’obligeait à vouloir savoir, alors que nous aurions pu continuer à vivre ainsi, comme avant, sans que je ne cherche à tout comprendre. J’allais le regretter, amèrement. Mais ce n’était pas grave.

« Votre Adrian Alpert, il est… il a…
-Il a quoi ??! »

Je n’avais pas pu me retenir de lui demander, un peu sèchement, ce qu’il avait bien pu faire dans sa vie ? Qu’est-ce qu’il pouvait y avoir qui était si difficile à raconter ? Pourtant, il devait avoir l’habitude d’annoncer les choses à ses clients, ou alors il était très mauvais ! Non, il y avait définitivement quelque chose de grave. Mais quoi ? Mon cerveau imaginait toutes sortes de scénarios, mais rien n’était plausible. Pour moi, Adrian était un ange. Il était loin d’être un saint, c’était clair, mais bon sang, je ne l’imaginais pas faire quelque chose de mal dans toute sa vie ! Alors pourquoi Douglas semblait presque à l’article de la mort en m’annonçant ce qu’il avait à m’annoncer ?

« Est-ce qu’on peut en finir s’il vous plait ? l’implorai-je presque, la voix tremblante. »

Autant qu’on avance, parce que je ne pouvais plus attendre. Il me faisait angoisser à force de prendre des pincettes avec moi, alors que tout ce que je voulais, c’était qu’il me dise ce qu’il se passait, ce qu’il s’était passé dans la vie de mon Adrian. J’étais au bout de tout, là, je voulais juste avoir plus d’informations. Je ne demandais pas grand-chose, je ne demandais même pas de pitié ou quoi que ce soit si c’était trop violent…
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Douglas Forman


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MessageSujet: Re: The End   Dim 11 Jan - 18:50

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Juliet & Douglas



Je ne trouvais pas les mots pour lui annoncer que l’homme qu’elle aime lui mentait, qu’il ne lui avait pas dit qu’il était marié et qu’il avait une famille. Pourquoi c’était à moi de lui dire ça, et en plus ce n’était qu’un début, j’avais découvert bien d’autre chose qui l’a mettrai vraiment mal. Je ne voulais pas être cet homme qui lui annonce les mauvaises nouvelles, mais c’était mon boulot, et c’était la partie la plus dure, l’annonce des résultats.
Et là à force de chercher les bons mots, elle va perdre patience ma cliente. La preuve elle veut que je finisse ma phrase alors que j’ai encore du mal à trouver ce que je vais lui dire, surtout la manière de lui annoncer tout ça.

- Est-ce qu’on peut en finir s’il vous plait ?

Ah d’accord, elle était plus qu’impatiente, et c’était totalement normal. Après tout, elle doit s’imaginer des tas de chose et surement pas ce que je vais lui dire. Je devais prendre mon courage à deux mains et me lancer. Mais je dois vraiment l’aider à avaler les choses, ça ne va pas être facile.

- Votre ami est marié et a une famille….

J’allais continuer lui dire qu’il a changé de nom, et le pourquoi de ce changement, mais je devais lui laisser une pause pour qu’elle puisse avaler ce que je venais de lui dire. Et au vue de sa décomposition je me demande si j’ai bien choisi mes mots. Mais bon, il n’y a pas non plus trois milles façon d’annoncer une chose pareille.

- Je suis désolé, je voulais vous l’annoncez autrement, plus délicatement aussi, mais j’ai un peu foirée….

Je me sentais mal pour elle, c’était difficile de trouver les bons mots aussi. Je voulais a tout pris pouvoir l’aider, mais elle n’avait pas encore assimilé l’information.

- Mademoiselle Carlson…. Ça va ?

La question était stupide, comment ça pouvait aller, je venais de lui dire que son mec lui cachait une grande partie de sa vie, et moi je lui demande comment ça va ? Mal, c’était normal. Je pouvais vraiment être stupide parfois….

- Je suis désolé, question débile…. Je peux faire quelque chose… Vous voulez un verre d’eau ?

C’était ce que je pouvais faire de mieux, parce qu’un câlin serai déplacé et mal venue, et dire autre chose n’arrangerai rien aux faits que l’homme qu’elle aime est marié à et à deux enfants…. C’était un bel enfoiré quand même…. Il avait abandonné ces gosses…. J’ai toujours du mal à avaler ce genre de chose, parce que grandir sans père, c’est difficile encore plus sans aucun parents. On a des manques de repères, et lui, il n’en a pas conscience j’ai l’impression…. Pourtant, il devrait le comprendre avec la jeunesse qu’il a eu….


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Juliet Carlson


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MessageSujet: Re: The End   Mer 14 Jan - 0:59


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Le regard que me lança Douglas par la suite me glaça le sang. Pourquoi me regardait-il de cette façon ? Est-ce que j’avais dit quelque chose de mal ? J’avais simplement voulu que l’on avance, parce que je ne supportais plus tout ce suspense. Il était évident qu’il savait des choses, qu’il avait des histoires à me raconter sur Adrian, et j’étais là pour ça, je le payais pour ça. Je n’étais pas venue pour le plaisir, et je n’avais pas beaucoup de temps à lui consacrer. C’était bien gentil de sa part d’avoir accepté que je passe le midi, alors qu’il pourrait prendre une plus grande pause déjeuner… alors pourquoi ne se pressait-il pas ? C’était si difficile que ça à dire ? Qu’est-ce qu’Adrian pouvait bien cacher de si important ?

« Votre ami est marié et a une famille…. »

Mon monde s’écroula comme un château de cartes. Ce château de cartes, qui fléchissait déjà sous la force du vent auparavant, était maintenant à terre et la princesse que je croyais être n’était qu’en réalité une princesse d’un royaume bancal. Je le savais que tout était trop beau pour être vrai, qu’Adrian n’était pas le prince charmant. Je le savais depuis le début, et ça me faisait quand même mal. Très mal. Je n’étais rien. Pas une princesse. Pas même une courtisane du prince charmant. J’étais tout simplement la maîtresse d’un homme qui avait une double vie, d’après Douglas.
D’abord, je sentis mon cœur se serrer, puis tomber dans ma cage thoracique. Je sentis mes poumons se désemplir. Je sentis mes entrailles se tordre et mon estomac se retourner. J’eus la nausée, et je crus que j’allais devoir sortir en courant pour ne pas vomir sur le bureau du détective. Puis, ce furent mes jambes, qui devinrent en coton. Et mes bras, que je ne sentis plus et pour un instant, même mon cerveau sembla se déconnecter pour ne pas sentir la douleur sourde qui montait en moi. Il était marié. Adrian était marié. Il avait une femme, et il ne m’en avait jamais parlé. Depuis cinq ans, il me mentait comme il respirait et sans sourciller. J’eus de nouveau envie de vomir, et de pleurer cette fois, mais comme auparavant, je me retins. Non pas que je n’avais pas envie de me lâcher devant Douglas, mais j’avais une dignité. Et si j’avais été l’idiote de service, comme d’habitude, alors je voulais le comprendre toute seule et repartir la tête haute. Il était marié, bon sang… et… il avait une famille, ça voulait dire quoi ? Qu’il avait des enfants ? Ce fils de pute avait des enfants, et je n’en savais rien ?! Ca signifiait que Charlie… ? Charlie n’était pas son premier enfant… ? Il avait décidé de ne rien me dire à l’époque, mais pourquoi ? Je n’aurais pas été gênée qu’il ait des enfants… ce que je ne comprenais par contre, c’était pour quelle raison il était toujours marié. S’il avait déménagé, s’il était venu au Canada, et plus particulièrement à Toronto, c’était parce qu’il n’aimait plus sa femme, non ? Il avait eu besoin de changer d’air ? Alors quel était l’intérêt à être encore marié avec elle. De plus, il m’avait demandée en mariage, moi aussi, alors quoi ? S’il n’était pas parti, si Charlie était encore en vie … il aurait eu deux femmes ? Ca aurait été impossible ! Je n’y comprenais rien…

« Mademoiselle Carlson…. Ça va ? »

Comme électrocutée, je relevai la tête vers lui. Je venais seulement de reprendre conscience de la réalité. J’étais perdue dans mes souvenirs d’un Adrian qui ne semblait rien cacher de lui-même. Son enfance, certes, mais pas un passé aussi récent. Retrouver la dure et violente réalité me faisait mal. Et plonger mon regard dans le bleu de celui du détective me faisait l’effet d’un coup de poing. Même mon agression avait été moins violente, moins fragilisante que cette nouvelle. Pourquoi avait-il fallu que ça tombe sur moi ? Qu’est-ce que j’avais fait de mal dans une vie antérieure pour que l’on me punisse à ce point dans celle-ci ? J’aurais pu tomber amoureuse d’un homme bien, d’un type génial, qui n’aurait vu que moi, qui m’aurait fait des enfants et qui aurait été présent, à chaque heure du jour et de la nuit pour moi. A la place, j’étais tombée sous le charme d’un homme qui m’avait pris pour une conne, qui était parti lâchement quand notre enfant était mort, et qui plus est, avait une vie secrète, bien enfouie dans les profondeurs de son âme destructrice. Et le pire, dans tout ça ? C’était que je l’aimais. Je l’aimais du plus profond de mon cœur et même là, encore, je l’aimais plus que tout au monde, parce qu’il était mon seul repère durable dans cette ville, dans ce pays, dans ce monde entier. Je n’avais personne à part lui, que pouvais-je faire d’autre que lui pardonner ? Quand bien même c’était un enfoiré, et que j’aurais dû l’appeler et le quitter sur le champ, j’avais envie de l’excuser, de ne plus jamais penser à tout cela, et de continuer cette vie paisible que nous menions. Pourtant, la colère grondait déjà en moi, et je savais que, qu’on le veuille ou non, le sujet serait mis sur le tapis. Je n’allais pas me laisser faire. Je voulais qu’il m’explique, et je saurais les raisons de toutes ces cachotteries. Je saurais tout. En face de moi, Douglas me demandait si je voulais un verre d’eau, et je hochai la tête pour seule réponse. Boire un peu me ferait du bien, je sentais déjà ma gorge se dessécher. J’avais mal à la tête, rien qu’à penser à tout cela et j’eus le réflexe de fouiller dans mon sac pour prendre un médicament. Dans le même temps, je jetai un coup d’œil à mon portable pour voir si Adrian ne m’avait pas envoyé de message. Rien du tout. Ma colère redoubla, rien qu’en pensant à lui et en voyant mon fond d’écran, où une photo de lui prenait toute la place disponible. Il était pensif sur cette photo, il réfléchissait, et je l’avais pris sans qu’il ne me remarque. A quoi pouvait-il penser ? A sa femme ? A ses enfants ? A la vie qu’il aurait s’il n’était pas avec une pauvre idiote dans mon genre ? Et ses belles paroles, elles n’avaient donc jamais été vraies ? Ca faisait cinq ans qu’il me prenait pour une conne ?!
En serrant le poing sur ma cuisse, je pris le verre d’eau que Douglas m’avait apporté, et je le bus d’une traite en essayant de bien m’étouffer avec, sans succès. Je le reposai sur le bureau d’un geste rageur, pratiquement en le fracassant dessus et je m’excusai à demi-mots auprès de mon interlocuteur. J’étais en colère certes, mais je ne devais pas oublier mes bonnes manières. J’étais dégoûtée, purement et simplement. J’aurais préféré ne jamais l’apprendre en fin de comptes, parce que c’était bien trop douloureux pour être surmonté. Qu’allais-je faire ? Est-ce que Flavio était au courant de tout cela ? Peut-être qu’il savait qu’Adrian avait une femme, et lui non plus ne m’avait rien dit… Enfin, ce n’était pas comme si je le connaissais énormément. Nous ne nous étions vus qu’une seule fois, et Adrian était là, alors quand bien même il aurait voulu en parler, il ne l’aurait pas fait. Pas devant lui…

« Vous êtes sûr ? demandai-je d’une petite voix que je ne me connaissais pas. Vous êtes sûr que c’est lui, que ce n’est pas un autre Adrian Alpert ? »

Je connaissais déjà la réponse, bien sûr. Il n’y aurait que lui, qui correspondrait au nom, à la date de naissance et à la photo en même temps. Je n’étais pas idiote, mais j’y croyais encore un peu, au miracle. Le regard de Douglas répondit pour lui et je sentis mon cœur se briser une deuxième fois, éclater en millions de morceaux, qui se retrouvèrent plantés dans mes poumons et mon foie. J’allais finir par saigner de tous les côtés, j’allais me vider de mon sang dans le bureau du détective et j’allais mourir ici. Ce serait une mort des plus merdiques, mais je préférais ça que de devoir affronter ce qui suivrait, quand je rentrerais à la maison le soir-même.

« Qu’est-ce que je dois faire ? ajoutai-je, complètement perdue. »

Comme si Douglas allait m’aider à remettre de l’ordre dans mon couple. Il était détective, pas conseiller matrimonial, et lui, du moment qu’il avait son pognon, il se fichait pas mal de la suite, et c’était bien normal. Néanmoins, je n’avais pas pu m’empêcher de lui demander, comme s’il savait comment les femmes réagissaient normalement face à ce genre de révélations. Peut-être qu’il avait déjà eu une affaire similaire, et qu’il pourrait m’aider… mais je n’y croyais pas trop non plus, malheureusement. Il n’allait pas m’aider, qui pourrait m’aider ? A part me dire de quitter cette belle enflure, il n’y aurait rien d’autre à dire… et il aurait totalement raison, mais c’était impossible pour moi.
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MessageSujet: Re: The End   Lun 19 Jan - 20:57

The End
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Je me sentais mal pour ma cliente, je ne m’imaginais pas être à sa place et qu’on me dise que la personne que j’aime le plus, me mentais depuis plusieurs semaines, et qu’en plus avait une autre vie. Non, ce n’était juste pas humain de faire subir ça à quelqu’un qu’on dit aimer. Ce mec, si un jour je le croise, je lui dirais bien ce que je pense en pleine face. Mais comment il a pu lui cacher autant de chose sur lui. Surtout, cette partie de sa vie, ce n’était pas le pire, et ils auraient pu vivre sens lui cacher à la base.

- Vous êtes sûr ? Vous êtes sûr que c’est lui, que ce n’est pas un autre Adrian Alpert ?

Je fais oui de la tête, parce que j’étais certain de moi, j’ai toutes les preuves qui l’incombent. Et franchement je n’avais pas pu me tromper de personne, non, je n’avais trouvé qu’un seul Adrian Alpert.

- Qu’est-ce que je dois faire ?

C’était une question qu’elle va se poser un moment. Et je peux lui répondre, mais ça sera à elle de prendre la décision, moi j’aurai fait mon travail, à elle de faire la suite.

- Vous pouvez lui dire que vous savez, sans aucun détour, ou alors essayer de le faire parler, vous les femmes vous êtes assez maligne pour y arriver.

J’essayais de me paraitre convainquant, et agréable, mais je crois que je pourrais être le plus doux des hommes, elle s’en foutrait comme l’an quarante. Je venais surement de lui dire la pire chose au monde, et pourtant ce n’était pas fini, j’en avais encore trouvé sur lui.

- Il n’y a que vous, qui pourra prendre la décision qu’il convient.

Je veux bien être là pour l’écouter ou faire d’autre recherche sur d’autres personnes, pour ça j’étais compétent.

- Je sais que c’est beaucoup à encaisser, et je vous laisse le temps de vous faire à l’idée, mais…

Son regarde me coupe net la parole, et j’avais envie de lui faire un câlin pour la réconforté, mais franchement c’était vraiment déplacer, à la rigueur, si j’étais gay ou une femme, ça paraitrait assez normal mais venant de moi, ça serai vue plus comme un profiteur. Je préfère donc rester à ma place, devant en elle, et rester un minimum professionnel.

- Je suis désolé de vous avoir dit ça comme ça…. Je ne voulais vraiment pas que ça fasse un tel choc… même si je me doutais bien que ça n’allait pas être facile à accepter…

Je m’en voulais tellement, j’aurais peut-être dû lui mentir et lui dire que je n’avais rien trouvé, mais c’était passer pour un blaireau…



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MessageSujet: Re: The End   Jeu 22 Jan - 19:45


the end
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Forcément, le regard que me lança Douglas par la suite ne m’aida pas franchement. Mais en même temps, à quoi m’attendais-je ? Il n’allait pas me trouver des réponses. Au contraire, il ne m’apportait que des questions. En arrivant là, ce midi-là, je ne pensais pas du tout qu’il allait m’annoncer une chose pareille et maintenant, j’étais prise, le cul entre deux chaises, sans savoir de quoi mon futur serait fait. Je le savais, qu’il me cachait quelque chose, je le savais depuis le début, bien évidemment, parce qu’il me mentait, parce qu’il éludait des questions, parce qu’il restait parfois silencieux trop longtemps… Je le savais et si j’étais si désespérée maintenant, je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. Je n’aurais jamais dû rester avec lui aussi longtemps, pour commencer. Je n’aurais jamais dû tomber amoureuse de lui. Et pour finir, je n’aurais jamais dû lui redonner une seconde chance. C’était de ma faute, et c’était mon problème, mais sur ce coup, c’était tout ce que j’avais pu lui dire, tout ce que j’avais pu lui demander. Mais qu’allais-je faire, honnêtement ? Pouvais-je réellement rester muette face à cette révélation ? Je ne voulais pas faire de mal à Adrian, je ne voulais pas non plus me faire de mal. Alors je devrais me taire, pour le bien de notre couple. Mais de quel couple je parlais ? J’étais une maîtresse, rien d’autre, et ça me brisait le cœur de me dire qu’il y avait une autre femme dans sa vie, quand bien même il ne la voyait plus. Il m’avait toujours dit qu’il n’aimait que moi, qu’il ne voyait que moi, que j’étais la plus belle à ses yeux. Il me le disait tout le temps, à chaque heure du jour et de la nuit, comme s’il avait peur de ne pas assez me le dire, et que j’aille voir ailleurs ; ce que je n’aurais jamais fait. Je ne comprenais pas… tout mon cerveau était en ébullition, parce que ce connard avait joué avec moi, et joué finement ! Que fallait-il que je fasse ? Je ne pourrais jamais prendre cette décision seule, mais je ne pouvais pas en parler à qui que ce soit…
De son côté, Douglas m’expliquait que je devais choisir, et qu’il n’allait pas le faire à ma place. Il m’exposa deux éventualités, l’une étant que je lui dise de but en blanc ce que je savais – et qui, soit dit en passant, me paraissait meilleure –, l’autre étant de le faire parler. Je savais d’avance que cette seconde idée ne fonctionnerait jamais, parce qu’Adrian n’aimait pas parler de lui, et il soupçonnerait quelque chose si je lui demandais des trucs. En plus je ne savais pas mentir, alors il aurait tôt fait d’apprendre la nouvelle. Au moins, j’avais déjà une petite idée de comment j’allais faire, même si ça me paraissait carrément démentiel. Jamais je ne pourrais survivre à une scène pareille. Je savais d’avance que ça mettrait fin à notre couple, et quand bien même je n’en avais pas envie, je savais aussi que je n’avais pas le choix. Je trouverais bien une solution pour le garder près de moi, si je le pouvais, mais je n’y croyais pas trop.

« Je sais que c’est beaucoup à encaisser, et je vous laisse le temps de vous faire à l’idée, mais… »

Beaucoup à encaisser ? C’était pire qu’une montagne, c’était un véritable astéroïde que j’essayais de surmonter en quelques secondes. La surprise était conséquente. Je ne m’y attendais pas du tout. Je m’attendais à quelque chose mais pas quelque chose d’aussi énorme. Là, je tombais des nues bien sûr, et j’attendais presque que le ciel me tombe sur la tête. J’espérais me faire renverser dans la rue pour ne pas avoir à affronter Adrian. J’aurais pu me jeter sous un train… mais je savais que je n’aurais jamais le courage de le faire, bien entendu. Et puis à quoi bon ? C’était Adrian qui était en tort, pas moi. Ce n’était pas moi qui le trompais. Jamais je ne ferais ça, jamais. Je l’aimais de tout mon cœur, et je ne pourrais jamais lui faire de mal. J’aurais aimé que ça soit pareil de son point de vue, mais visiblement, il se fichait pas mal des autres, tant qu’il satisfaisait sa petite personne. A cet instant précis, je le détestais de tout mon corps et de toute mon âme. J’aurais pu le frapper si fort qu’il en serait mort et j’avais envie de le détruire… mais jamais je ne pourrais lui faire du mal comme lui me le faisait en ce moment sans même s’en rendre compte.

« Je suis désolé de vous avoir dit ça comme ça…. Je ne voulais vraiment pas que ça fasse un tel choc… même si je me doutais bien que ça n’allait pas être facile à accepter… »

Non, en effet ce n’était pas facile à accepter, mais je l’avais cherché aussi. Si je n’avais pas voulu savoir la vérité, je ne serais pas venue chez lui, pour lui demander ses services… Il n’avait pas à s’excuser il ne faisait que son travail.

« Vous en faites pas, ça va passer… Vous êtes déjà bien gentil d’avoir essayé de prendre des pincettes avec moi… »

Après tout, il aurait pu me le dire cash, sans essayer de passer par des petits chemins moins droits, mais non, il avait tenté d’emprunter la route un peu tortueuse, un peu sinueuse, en m’emmêlant doucement les pinceaux. C’était gentil de sa part. Ce n’était pas assez évidemment, mais c’était gentil, parce qu’il ne pouvait pas faire plus. Il n’allait pas me mentir, ce serait une faute professionnelle. Je n’allais pas le blâmer, bien au contraire… Néanmoins, je n’étais pas sûre de vouloir en savoir plus.

« Détective… est-ce qu’on peut s’arrêter là ? »

Je vis dans son regard qu’il était surpris par ma demande. Mais il fallait me comprendre. Je venais tout juste d’apprendre qu’Adrian avait une double vie, et je ne voulais pas du tout savoir s’il y avait d’autres choses encore pires dans sa vie. De toutes façons, je l’avais déjà perdu pour de bon, là. Il ne voudrait plus jamais m’adresser la parole, et moi, en avais-je bien envie également ? Rien n’était moins sûr…

« Je veux dire que je ne sais pas s’il y a d’autres choses à savoir sur lui ou non… mais je ne peux pas en entendre davantage et … j-j’aimerais qu’on arrête, vous comprenez ? »

J’allais lui faire son chèque, j’allais lui donner tout ce que je lui devais, et nous clôturions le dossier, nous l’enterrions et je perdrais l’homme que j’aimais. Ce n’était pas grave. Enfin si ça l’était, je n’allais jamais m’en sortir… mais ce n’était pas grave. Je trouverais une solution. Et si je perdais Adrian… très franchement, ça ne pourrait être que bénéfique pour moi non ?
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MessageSujet: Re: The End   Mer 28 Jan - 22:43

The End
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Face à ma cliente je n’en menais pas large. Je ne savais ni comment réagir, ni quoi lui dire. C’était bien la première fois que je me sentais si démunie face à un quelqu’un. Même quand j’étais encore policier, je ne me suis jamais senti autant perdu devant une situation pareille. Et à voir la tête de miss Carlson, je me sens encore plus mal. J’ai bien envie d’imiter Houdini et disparaitre. Mais je m’inquiétais pour elle, ça ne devait pas être facile de devoir accepter tout ça, elle ne s’attendait pas à une telle chose je pense. Ni même la suite qui l’attend.

- Vous en faites pas, ça va passer… Vous êtes déjà bien gentil d’avoir essayé de prendre des pincettes avec moi…

Oui enfin, je pense que j’aurai pu faire mieux, mais une fois encore je me sens vraiment décontenancer. Je venais de lui dire les pires choses du monde je pense, enfin non la pire chose est l’annonce d’un mort. Là… c’était quand même difficile à croire. Et j’étais le fautif dans tout ça. Je me sens si mal….

- Détective… est-ce qu’on peut s’arrêter là ?

S’arrêter là ?! Mais… J’avais été jusqu’au bout de l’enquête, et il lui cachait encore beaucoup de chose, tel son vraie prénom et le pourquoi il avait changé justement sa vie d’origine… pour s’en créer une autre.
Dans un sens, je pouvais la comprendre, elle voulait arrêter pour ne plus en apprendre d’avantage sur l’homme qu’elle aime. L’homme en qui elle avait une total confiance. Ça devait être horrible ce qu’elle subit et elle veut y mettre fin, ce qui se comprend totalement.

- Je veux dire que je ne sais pas s’il y a d’autres choses à savoir sur lui ou non… mais je ne peux pas en entendre davantage et … j-j’aimerais qu’on arrête, vous comprenez ?

Je fais oui de la tête, mais une partie de moi n’avait qu’une envie, tout lui dire, d’une traite, parce que j’en savais bien trop sur le compte d’Adrian Alpert dit Saldszar Bentham. Je voulais tout lui dire, là pour ne plus avoir ce poids sur la conscience, mais je sais que ça ne serai pas du tout quelque chose de bien.

- Je m’arrête là… mais si vous changez d’avis…

J’aurais de quoi lui donner satisfaction. Maintenant je vais devoir tout garder pour moi, enterrer au plus profond de mon être tout ce que je sais sur lui, et continuer à ne pas en parler à Liz. Ce qui est bien plus difficile.

- Vous êtes certaines que…. Vous ne voulez plus rien savoir….

Elle a surement pas tort, et puis si elle change d’avis, une fois accepter le fait que son Adrian ai une famille… elle voudra peut être en savoir d’avantage et elle reviendra me voir. A ce moment-là, je pourrais lui dire la suite ce que j’ai trouvé. Et dévoilé la vie passé de son cher et tendre.




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MessageSujet: Re: The End   Sam 31 Jan - 19:54


the end
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Intérieurement, je croisais tout ce qui était possible de croiser pour que Douglas comprenne mon choix. J’avais peur qu’il ne s’emporte et qu’il ne me raconte tout ce qu’il y avait à savoir sur Adrian. Peut-être qu’il n’y avait rien de plus et que j’affabulais, mais si c’était le contraire, je ne tenais pas à l’apprendre maintenant. C’était déjà difficile d’assimiler qu’il avait une autre vie, une autre femme, des enfants… et j’allais devoir réussir à lui en parler. J’imaginais très mal comment j’allais pouvoir lui en toucher un mot… Il allait s’énerver et j’allais devoir supporter ça. Et très honnêtement, je n’avais pas envie de voir et de vivre cette scène. C’était sûrement mieux que je ne sache pas toute sa vie, que je ne connaisse rien de plus que cela. Heureusement pour moi, Douglas me fit un signe conciliant de la tête, me faisant alors comprendre qu’il acceptait ma demande. C’était bon signe, parce que je ne voyais pas de traces de stupeur dans son regard. Il ne s’y attendait sûrement pas, mais il n’avait pas envie de me forcer la main non plus. J’avais peut-être raison, il n’y avait peut-être rien de plus que ce mariage. J’étais sûre qu’Adrian allait m’expliquer, et tout rentrerait dans l’ordre. Le détective rajouta bien rapidement qu’il s’arrêtait, mais laissa clairement sous-entendre que si un autre jour, je voulais plus d’informations, je pouvais lui redemander. J’avais honte d’avoir fait appel à ses services déjà, et je savais qu’il ne faudrait pas que j’en parle à Adrian parce que ça le rendrait fou. On n’avait pas beaucoup d’argent, à nous deux, et forcément, il allait me faire des reproches là-dessus. Tout ce que je dépensais avec Douglas pour chercher des informations sur Adrian, c’était de l’argent en moins pour le loyer, les courses ou bien des choses qui nous nécessaires par la suite. Je ne m’en voulais même pas pour l’instant, mais je savais qu’il allait m’en faire part… et que ce serait forcément le sujet d’une dispute. De toutes façons, nous allions forcément nous engueuler puisque je ne comptais pas passer pour une cruche et faire comme si le fait qu’il ait une femme et qu’il ne m’en ait pas parlé ne me faisait ni chaud ni froid. Je savais que j’étais en tort, parce que je n’avais pas à faire de recherches sur lui… mais il était en tort aussi parce qu’il me mentait. Sur quoi d’autre pouvait-il me mentir ? Je préférais ne pas le savoir.

« Vous êtes certaines que…. Vous ne voulez plus rien savoir… »

Je hochai la tête presque automatiquement en entendant sa question. Oui j’étais sûre, pour l’instant. Et puis, qui savait, peut-être qu’en comprenant que je savais des choses sur lui, sur son passé, Adrian allait me raconter d’autres choses. Si je les apprenais de sa bouche, ça changerait sûrement les choses. Ca lui ferait peut-être office d’électrochoc et j’allais pouvoir en savoir plus. J’en doutais, parce que je le connaissais, et je savais qu’il n’était pas du genre à parler, encore moins à se confier. Mais les miracles existaient. Et puis, ça me tuait de l’intérieur de me rendre compte qu’il connaissait absolument tout de ma vie, parce que je lui avais tout raconté dans les premiers jours de notre relation, en ne lui cachant rien pour qu’il ait une totale confiance en moi, alors que lui, pendant ce temps-là, mentait comme il respirait. C’était injuste… et je ne voulais pas me faire encore plus de mal. Parce que c’était ce que j’étais en train de faire, et je voulais tout bonnement que ça s’arrête. Pour de bon. J’avais peur de ce que ça donnerait, une fois que je serai face à lui… mais je voulais plus que tout que l’on joue cartes sur table.

« Oui je suis sûre… Combien je vous dois ? »

Je voulais qu’on en finisse, et c’était la seule façon que j’avais : payer. En joignant le geste à la parole, je m’emparai de mon sac, posé à mes pieds et fouillai dedans pour y trouver une liasse de billets de vingt dollars, que j’avais sorti et amassé depuis quelques semaines pour payer Douglas, sans qu’Adrian ne le remarque. Je les avais bien cachés, et il n’avait rien vu. J’étais clean, ou presque. Je ne voulais pas faire de paiement un chèque ou une carte, au cas où il vérifierait mon compte, un jour. Je ne voyais pas vraiment pourquoi il vérifierait mon compte parce qu’il n’avait pas mon identifiant, mais dans ma paranoïa, je préférais être sûre à deux mille pourcent de ce que j’avançais.
Lorsque Douglas me donna le chiffre, je me penchais sur mes billets en les comptant pour lui donner ce qu’il fallait. J’espérais qu’il n’ait rien contre les paiements en liquide, mais je ne devais sûrement pas être la seule à faire ça… Une fois que le compte fut bon, je tendis le bras jusqu’à son bureau où je déposais l’argent, presque dégoûtée de mon geste. Je n’arrivais pas à pleinement regretter d’avoir fait ça, mais je me dégoûtais carrément. Comment avais-je pu faire ça ? Mais dans un sens… si je ne l’avais pas fait, je n’aurais probablement jamais su qu’Adrian menait une double vie, j’aurais été aveugle tout le temps… et ce n’était pas spécialement mieux…
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Douglas Forman


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MessageSujet: Re: The End   Mar 3 Fév - 23:24

The End
Juliet & Douglas



C'était bien la première fois qu'on me demande d'arrêter une enquête. Sauf que j'avais tout, toutes les informations sur l'homme qu'elle m'a demandé. J'avais donc fait tout ça pour des prunes ? Enfin non, pas vraiment, j'avais été si curieux, que de toute manière j'aurai tout de même fait ces recherches.

- Oui je suis sûre… Combien je vous dois ?

Bon si elle changeait d’avis j'aurai toujours le dossier pas loin. Et puis, une histoire comme la sienne, elle va me rester en tête pendant des années, je pourrai tout lui dire d'une traite sans avoir besoin de mes dossiers.

- Dans se cas…. Nous avions convenue 115 $. Vous pouvez payer en plusieurs fois si ça vous arrange.

J'étais quand même légèrement déçu, mais à sa place je crois que j'aurai arrêter aussi. Déjà une famille caché, c'est dur à accepter mais le reste c'est encore pire. Le changement de nom, son implication dans la mort d'une personne, et un drame familiale… Ce mec n'avait pas eu une vie facile. Quoique sur les dernières années il l'a un peu cherche quand même…

Elle me donne un chèque, et je me lève quand elle se lève. J'allais la raccompagner à la porte, notre affaire était close.

- Si vous changez d'avis, n'importe quand, appeler moi, ou passer avec de la chance je serai là.

Je lui fais un petit sourire de compassion, et au vue de sa tête toute déconfite, je me lance, et la prend dans mes bras. Je sais ça ne se fais pas du tout, mais c'était plus fort que moi. Elle était si triste, que je ne pouvais pas la laisser comme ça. Surtout que je me sens coupable, parce que c'est moi qui est dut lui dire cet nouvelle pas super.
Je me décale d'elle et je regarde un peu ailleurs me sentant mal à l'aise pour le coup, mais je me reprend vite, parce que je dois être professionnel en faite.

- Je suis désolé… heu…. Bon courage pour la suite mademoiselle Carlson. J'espère que tout iras pour vous, vraiment.

Je regarde ma cliente partir, puis, je retourne dans mon fauteuil, et je me prend la tête dans les mains. Je soupir un bon coup, ça a été la chose la plus difficile que j'ai du faire pendant toutes ma carrière de détective. J'avais quitter la police pour plusieurs raison et l'une d'entre elle qui ne me fait pas regretter c'était bien l'annonce des mauvaises nouvelles. Annoncer un décès était quelque chose d'horrible. J'en avais pas dit depuis des lustres et c'était bien comme ça. Aujourd'hui, annoncer à cette pauvre femme que son mec était marié et avait des gosses, c'était dure.

Je devais me reprendre et continuer ma journée et oublier toutes cette affaire. Même si ça va être compliqué…




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The End

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