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 [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Jeu 15 Jan - 14:56



2 A.M.


with Ethan


J'attendais qu'il se décide et c'est presque automatiquement que ses mains firent glisser mon caleçon jusqu'en bas de mes jambes. Tout en faisant son geste, il me fixait, nos yeux ne se quittaient plus, et je sentais à nouveau mon rythme cardiaque s'accélérer quand son regard se fit plus provoquant. Je m'attendais à ce qu'il m'attrape et m'attire contre lui mais à la place de cela il se recule un peu et me dit d'aller en mettre un autre. Mais à quoi il jouait là ? Je restais un moment bouche bée à le regarder tranquillement fixer le plafond comme si de rien n'était. Il ne se rendait donc pas compte que son geste voulait dire beaucoup pour moi ? Je n'en étais pas au point que je veuille qu'il me saute dessus sans arrêt non plus, mais un petit mot gentil ou un geste tendre n'a jamais fait de mal à personne ! D'abord piqué dans mon amour-propre, je sentais que cette petite vexation allait bientôt laisser la place à la colère. Alors quoi ? Il ne voulait plus "jouer" ? Monsieur commençait à mesurer les conséquences de ses actes ? Il aurait du y réfléchir bien avant alors ! Ne pas m'embrasser, ne pas me serrer contre lui comme il l'avait fait cette nuit et surtout ne pas me laisser d'espoir comme il venait de le faire à l'instant. Alors qu'il me regarde à nouveau, j'ai bien envie de me jeter sur lui pour lui faire comprendre qu'on ne jette pas Oli comme une vieille chaussette mais quelque chose tout au fond de moi me dit que ce n'est pas une bonne idée, qu'il faut peut-être lui laisser une chance de se rattraper, après tout il était assez novice dans ce qui était des relations à deux, surtout avec un autre homme.
Je dégage mes pieds du caleçon que je laisse là et en prends un autre dans la commode. C'est en ouvrant le tiroir que je remarque le cadre que j'avais couché la veille. Par reflexe j'allais le relever mais le regard d'Ethan dans mon dos m'en empêche, et puis ce serait ruiner définitivement ce qui pouvait se révéler comme une belle histoire quand même, il savait qui était sur cette photo. Je le laisse donc dans la même position et demande mentalement pardon à Pierre en refermant le tiroir, puis je me dirige vers la salle de bain, sans un regard pour Ethan, il pouvait bien faire ce qu'il voulait, je m'en foutais un peu à vrai dire. Je me débarbouille rapidement et enfile une tenue de travail propre. Mes gestes étaient automatiques, je ne voulais pas penser à tout ça, pas dans l'état d'esprit où j'étais actuellement, mais je ne peux m'empêcher de jeter un oeil vers mon lit en sortant de ma chambre. Ethan y était toujours allongé, le regard fixé au plafond

- Le petit dej sera prêt dans 10 minutes

Il tourne sa tête vers moi, mais je me dépêche de refermer la cloison, je n'avais aucunement envie de discuter avec lui maintenant, je ne voulais pas savoir ce qu'il pensait, ni même me l'imaginer. J'allume le four et y enfourne les baguettes mi-cuites que j'avais sorties du congélateur, puis je prépare deux bols, le sucre, sort le beurre et le lait du frigo, sous les miaulements de Boub et attend patiemment que les baguettes finissent de cuire en allant chercher mon téléphone resté sur la table basse. Je m'assois sur le tabouret et comme je le faisais habituellement vérifie ma messagerie avant de rechercher sur le net les infos du matin. C'est alors qu'Ethan s'avance vers la cuisine. Je lui accorde à peine un regard, mais remarque quand même qu'il avait au moins eu la décence de se rhabiller pour venir manger. Je lui fais signe qu'il peut prendre le tabouret en face du mien et reprend ma lecture sur mon portable.
C'était très étrange comme ambiance, le silence entre nous avait repris ses droits et aucun de nous ne semblait décidé à le briser. Je le sentais aussi mal à l'aise que moi, c'était comme si nous étions revenu à hier soir, quand il avait débarqué ici. Il regardait autour de lui comme s'il découvrait les lieux, alors que ce n'était plus le cas maintenant, puis au bout de quelques minutes il se lève, prend le bol en face de lui et attrape une capsule de café qu'il met dans la machine, enfin il essaye. Ben vas-y ! Fais comme chez toi ! Nous avions beau avoir partagé le même lit je le trouve un peu sans gêne quand même. Je l'entends marmonner entre ses dents derrière moi, apparemment le fonctionnement de ma machine à café le déroutait quelque peu. Je souris dans mes moustaches, il allait être obligé de m'adresser la parole le premier, ce matin c'est moi qui gagnerait à ce petit jeu. J'avais raison, au bout d'une minute il finit par me demander de l'aide. Je me lève, assez content de moi, et ouvre le support avant d'éteindre et de rallumer la machine

- Il faut l'allumer AVANT de mettre la capsule !

Ce n'était pas volontaire, je ne voulais pas le vexer, mais le ton que j'avais employé était assez claquant. Je regrette aussitôt quand je vois son regard s'assombrir. Voulant me faire pardonner de ma maladresse, je lui prends des main la capsule qu'il avait enlevée du support pour le faire à sa place

- Donne, je vais le faire

Son regard vire alors au noir et je comprends que j'ai fait pire que mieux. Je me sens vraiment mal là. Je me lance alors dans des explications confuses du mode d'emploi en lui retendant la capsule. Bien sur qu'il était capable de faire fonctionner une machine à café, ce n'était pas un incapable non plus. Il devait se sentir plus bas que terre et moi je ne sais plus où me mettre, j'ai envie de disparaître. Je sais que je dois m'excuser, mais aucun son ne veut sortir de ma gorge nouée. Encore une fois mon obstination a toujours vouloir avoir le dessus a eu raison de moi et tout ce que je peux faire, c'est juste baisser mon regard devant le sien, attendant sa réaction ...


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Jeu 22 Jan - 23:51



« 2 A.M. »
with Oli & Ethan
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A l’instant même où je m’étais reculé, je sus que j’avais fait une erreur et que j’aurais peut-être dû ne pas faire ça, ou bien aller jusqu’au bout. Je vis dans son regard une colère noire mais sourde, qui ne m’inspirait rien de bon, parce que je ne savais pas quand elle allait sortir. Alors que je fixais le plafond, je sentis ses yeux me fusiller sur place, et je n’eus pas le courage de le regarder. Je n’osais pas bouger d’un pouce en fait, parce que je me rendais bien compte que je m’étais comporté encore une fois comme un petit con, et qu’il aurait toutes les raisons de me jeter dehors. Alors je faisais en sorte de rester docile, calme, et ne pas faire d’histoires. Il se dirigea vers sa commode, puis partit dans la salle de bains de la chambre et je ne bougeai pas d’un iota. J’aurais dû m’excuser sur le champ, j’aurais dû lui dire que je ne voulais pas être méchant mais que je ne voulais rien de plus pour l’instant. Ca ne voulait pas pour autant dire que je ne voulais plus de lui, il ne fallait pas qu’il se méprenne… En soupirant, je me rendis compte que nous allions tous deux devoir apprendre à nous connaître et à reconnaître les réactions de l’autre, ainsi que nos deux caractères. Quand il ressortit de la salle de bains, il ne me regarda même pas, je le sentis, et il fila jusqu’à la cloison qu’il ouvrit, en m’informant que le petit déjeuner serait prêt dix minutes plus tard. Puis, ce fut le silence, et je me sentis encore plus mal. J’avais voulu parler, retenir son attention, mais il avait été trop rapide pour moi, et il était parti avant même que j’aie le temps de parler. Je n’eus plus qu’à prendre mon courage à deux mains, me lever et m’habiller, passer vite fait dans la salle de bains pour me passer de l’eau sur le visage et sortir pour le rejoindre dans la cuisine.

Il était en train de lire quelque chose sur son portable, et il m’indiqua simplement d’un signe de la main que je pouvais m’installer face à lui, ce que je fis. Je n’osais piper mot, alors que tout ce que je voulais, c’était faire crever ce silence un peu trop pesant. Même moi, qui n’étais pourtant pas du genre à parler pour ne rien dire et à plutôt rester très silencieux, je trouvais ça trop silencieux. Genre, vraiment trop. J’étais assis, en face de lui, et je ne savais pas quoi faire pour détendre l’ambiance. Tout ce que je pouvais faire, c’était essayer d’observer les lieux pour pouvoir me faire un petit déjeuner, moi aussi. Je décidai de faire ce que je pouvais pour pouvoir déjeuner, parce qu’Oli ne semblait pas décidé à m’aider ou à me servir. Pourquoi me servirait-il d’ailleurs ? J’étais bien assez grand pour me faire un petit déjeuner tout seul ! Néanmoins, je ne pensais pas qu’une machine à café me résisterait autant. Je n’avais qu’une cafetière chez moi, ce qui m’était amplement suffisant. Alors il fallait que je comprenne comment fonctionnait cette saloperie, et sans l’aide d’Oli pour me montrer, il était vrai que c’était plutôt compliqué. Toutefois, après quelques minutes passées à m’énerver contre la machine, je dus lui demander de m’aider, d’une petite voix. J’eus carrément honte, mais au moins ça marchait, puisque je l’entendis venir à mon secours… en se foutant bien de ma gueule, aussi.

« Il faut l'allumer AVANT de mettre la capsule ! »

Je m’interrompis tout net dans mes gestes, et même mes poumons semblèrent ne plus pomper l’air qui m’était vital. Je ne m’attendais pas spécialement à ce qu’il me parle de cette façon. De quel droit disposait-il pour me parler comme si j’étais un demeuré ? Parce que je ne savais pas fonctionner une machine à café de ce genre, alors j’étais un abruti fini, et il fallait me parler de cette façon ? Non, c’était juste un moyen de me faire regretter d’avoir été un connard avec lui. Il n’était pas mieux que moi, en fait. Alors que je pensais qu’il avait un minimum d’intelligence, un peu plus que moi en tout cas, il me prouvait tout le contraire, et ça me vexait au plus haut point. Pire encore, ça me faisait presque mal… Ce sentiment fut aggravé dès lors qu’il me prit la capsule de café des mains et fit tout le travail à ma place. Je faillis lui en coller une, mais je me retins, parce que je savais que ça ne ferait qu’empirer la situation.
Immédiatement, il vit mon regard, me retendit la capsule, et essaya de me faire comprendre comment fonctionnait la machine. Ce que je ne compris pas, parce que j’étais bien trop énervé sur lui pour essayer de piger les nouvelles technologies. C’était triste qu’à mon âge, je sois si vieille école, mais en même temps, ça ne me donnait pas envie d’apprendre, tout ça, une fois de plus. A qui la faute ? Eh bien, sûrement la mienne au début, et aussi celle d’Oli, quand même ! Néanmoins, ça me tuait qu’il soit capable de me faire ce genre de coup. Je savais que je l’avais cherché, mais quand même… je le pensais réellement plus futé que ça, et ça me dégoûtait presque de voir que j’avais eu tort. Pendant que le café coulait dans le bol, café qui ne me faisait même plus envie maintenant, en comprenant que j’étais un espèce de boulet, je ne savais pas vraiment quoi faire. Dans quoi m’étais-je embarqué avec Oli ? Il était clair que rien ne nous rapprochait lui et moi… alors quoi ? Pourquoi étais-je venu ici, pourquoi étais-je resté ? Pourquoi restais-je, encore là maintenant ? Désormais, il fallait que je dise quelque chose et ça me démangeait vraiment d’être sarcastique, voire méchant. Pourtant, je savais que si je disais quelque chose qu’il n’apprécierait pas, il repartirait pour un tour, et nous n’en finirions jamais. De fait, je pris une décision que je trouvais plus sage et j’ouvris la bouche pour parler :

« Merci Oli. »

J’étais froid, j’étais distant, je ne faisais pas spécialement avancer les choses, mais au moins, je ne rajoutais pas d’huile sur le feu et il ne pourrait pas me le reprocher. J’avais agi d’une bonne façon, selon moi, même si je n’en étais pas spécialement satisfait. Peu importait, en réalité. Je repris le bol dans mes mains une fois que le café fut prêt et repartis m’asseoir à table pour prendre ce fichu petit déjeuner. Je ne touchai plus à rien, de toutes façons, je ne mangeais rien le matin, et je ne buvais qu’un café noir pour me réveiller. En relevant les yeux vers Olivier, je vis qu’il n’essayait même pas de masquer son trouble. Quant à moi, je me demandais si nous ne devions pas discuter, posément, et sans s’interrompre ni se crier dessus. C’était sûrement ce qui nous attendait, de toutes façons… alors pourquoi ne pas commencer tout de suite ? Je n’en avais pas spécialement envie mais il fallait bien y passer un jour ou l’autre.

« Ce qu’on a fait cette nuit… je le regrette pas, et toi non plus, j’imagine. »

Je pris le temps de réfléchir à ce que j’allais dire par la suite, parce que je ne savais pas exactement où j’allais. C’était une pente très glissante et je ne voulais pas m’embourber dans une connerie.

« Tu veux continuer ? Entre nous, je veux dire ? »

Je ne pouvais pas être plus explicite, cette fois. Et sa réponse ne tenait qu’à lui, parce que la mienne était déjà prête. J’allais lui répondre que oui, s’il me retournait la question. C’était étrange, mais j’avais un peu le même sentiment qu’avec Ella : l’envie de revenir, de le refaire… et pourtant, c’était différent. Parce qu’Ella était une véritable amie… et qu’Oli n’était pas un de mes amis, c’était… une connaissance, et toutefois, j’avais envie de revenir, de redécouvrir ces sensations nouvelles…
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I'm not in love
Il parait que la blanche colombe a trois cent tonnes de plomb dans l'aile ; il parait qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelles ; la belle au bois dormant a rompu les négociations, unilatéralement le prince entame les protestations.
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Olivier Simon Metcalfe


DISCUSSIONS : 359
MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Dim 25 Jan - 13:32



2 A.M.


with Ethan


Bien sur qu'Ethan n'était pas un demeuré et pourtant je venais de le traiter comme le dernier des abrutis. Même moi j'avais eu du mal à me faire au mode d'emploi de cette satanée machine, alors qu'il n'y comprenne rien du premier coup était normal. En fait je ne pensais qu'à me venger du petit coup qu'il m'avait fait ce matin. Il régnait un silence de mort dans la pièce que seul le bruit du café coulant dans le bol perturbait jusqu'à ce qu'Ethan ouvre la bouche

- Merci Oli.

Toujours en apnée et les yeux rivés au sol je reprends une bouffée d'air salvatrice à ces mots. Alors c'était tout ? Je me sentais encore plus mal parce que je méritais une bonne leçon et là il voulait juste faire la paix. Ma gorge nouée m'empêchait toujours de prononcer le moindre mot alors je voulais le remercier d'un regard, mais il s'affaire à prendre son bol et retourne s'installer sur son tabouret. Je me prépare moi même un café et sort les baguettes du four en attendant qu'il coule, puis je viens me réinstaller face à Ethan.
J'étais toujours en pleine confusion, même l'odeur des baguettes et du café ne me faisait pas envie alors que d'habitude je ne crachais pas sur un bon petit déjeuner, mais là je sentais qu'il y avait beaucoup plus important. Je bois à peine deux gorgées et repose mon bol, je ne sais pas pourquoi je me sentais si mal, limite à régurgiter le peu que je venais de boire, quand je sens le regard d'Ethan sur moi

- Ce qu’on a fait cette nuit… je le regrette pas, et toi non plus, j’imagine.

Je sens mes traits se figer sous la surprise alors que dans ma tête je souriais comme un benêt. Tout ce que j'arrive à assimiler c'est qu'il ne regrette rien, rien de ce qui c'était passé et pour moi c'est énorme parce que cela englobe tout ! Pas seulement le fait que nous ayons couché ensemble mais aussi les câlins et les petits gestes tendres, le fait que nous ayons fini par juste dormir ensemble aussi ! Bien sur il était un peu bloqué ici par la neige mais après la douche il aurait très bien pu me laisser réfléchir sur mon lit et retourner dormir sur le canapé.
Je ne suis pas sur qu'il se rende compte à quel point je suis heureux à cette seconde, même si je sais que cette euphorie va retomber peu à peu et que des questions vont forcément se poser. Je tempère un peu mon enthousiasme quand je vois le regard grave d'Ethan, et il fond carrément à vue d'oeil quand il met un temps fou à reprendre la conversation. Il faudrait peut-être que je lui dise que moi non plus je ne regrettais rien, même si dans un premier temps je m'étais promis de ne pas coucher avec lui que pour le sexe. Mais nous n'avions pas fait que ça non plus, du moins je concevais notre nuit comme ça, j'avais bien senti que j'étais plus qu'une nouvelle expérience pour lui, qu'il y avait quand même quelques connexions entre nous, enfin j'espère.
Devant le silence qui se prolonge un peu trop à mon gout je redeviens complètement négatif, il va me dire que c'était bien mais qu'on va en rester là, je le sens. Il cherchait juste une façon de le dire qui ne me blesserait pas trop. Et voilà ! Encore une fois je m'étais fait avoir, je savais qu'il ne fallait pas que je le revois, j'aurais du le laisser à la porte hier soir, j'aurais du ne pas ...

- Tu veux continuer ? Entre nous, je veux dire ?

Je m'attendais à tout sauf à ça et cette fois-ci je sens mes lèvres s'étirer, je me sens sourire et je m'entendre dire oui dans un souffle. Je n'avais même pas besoin de réfléchir, c'était évident pour moi. Je n'ai qu'une envie c'est de me lever et d'aller l'embrasser. Si j'avais vu dans son regard la même petite étincelle que cette nuit quand il m'avait pris dans ses bras je n'aurais pas hésité, mais s'il semblait lui aussi heureux de ma réponse, je sens qu'il ne faut pas le brusquer, c'était déjà un grand pas pour lui que de me demander ça je pense. Je ne désespérais pas de retrouver cette étincelle un jour, j'avais assez confiance en moi, je réussirais un jour à lui faire ouvrir les yeux, à lui faire comprendre qu'aimer quelqu'un était la plus belle chose au monde à partager, ça prendra le temps qu'il faudra mais j'y arriverais, même si pour cela il faut commencer par juste du sexe.
Pour me donner une contenance j'attrape un morceau de baguette et un couteau et alors que je m'apprêtais à le couper en deux une évidence me saute à la figure, moi je voulais oui, mais lui ? Je pensais que c'était implicite vu sa question et sa réaction à ma réponse, mais je me faisais peut-être des films après tout, il fallait que je l'entende de sa bouche

- Et toi ? ... Parce que ça veut dire t'engager dans quelque chose de nouveau pour toi, parce que ça na pas toujours été facile entre nous, parce que finalement nous ne nous connaissons pas et surtout parce que ce que je t'ai dit cette nuit est vrai

Je suis mortifié par ce que je viens de dire. Je ne sais pas pourquoi je m'étais lancé comme ça dans cette longue tirade, les mots étaient sortis tout seul comme si mon esprit refusait cette relation, comme s'il avait voulu me protéger et m'empêcher de revivre ces dernières semaines où je m'étais morfondu à attendre qu'il revienne vers moi. Je sais pertinemment que s'il est là en face de moi ce n'est qu'a cause de la météo et certainement pas par amour, mais je ne peux m'empêcher quand même de penser que c'est aussi peut-être un petit coup de pouce du destin, même si depuis la mort de Pierre je le considérais comme un salaud ce foutu destin ! Il fallait que je dise quelque chose avant qu'il ne parte, parce que même s'il était toujours assis en face de moi, je sentais que ça n'allait pas durer et je ne voulais pas qu'il s'en aille

- Je ... Je ne veux te forcer en rien Ethan, je ne te demande pas de m'aimer mais oui, je veux bien faire un bout de chemin avec toi ... Reste, s'il te plait

J'avais doucement posé ma main sur la sienne et je me forçais à penser que s'il ne la retirait pas c'était bon signe, qu'il allait accepter ma proposition. Je sentais ma jambe droite s'agiter nerveusement en attendant sa réponse alors que mes yeux ne quittaient plus les siens. J'avais quand même encore un peu de dignité et je ne voulais montrer que là, à ce moment précis, je me serais trainé à ses pieds pour avoir une réponse positive, mais c'est plus fort que moi

- ... S'il te plaît ... reste


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J. Ethan Hanit


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CREDIT : casielsilencio // silver lungs
MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Lun 26 Jan - 1:02



« 2 A.M. »
with Oli & Ethan
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Le sourire auquel j’eus droit combla toutes mes attentes et en même temps me fit peur. J’aurais presque préféré qu’Oli m’envoie chier, me dise qu’il ne voulait pas de moi, ou quelque chose du genre. Parce que j’aurais été trop con avec lui et qu’il voulait me le faire regretter. Là, il souriait, et je me demandais si c’était bon ou mauvais signe. Généralement, quand on sourit, c’est pour une bonne nouvelle, une bonne chose, non ? Alors je n’avais pas à m’inquiéter de la réponse d’Oli. Et pourtant, je n’étais pas fait comme tout le monde sûrement, et je n’arrivais pas à me dire que ça signifiait qu’il le prenait bien, qu’il était content, qu’il allait partager mon opinion et ma volonté. J’avais surtout l’impression qu’entre nous, rien n’était simple et qu’il ne suffisait pas de vouloir quelque chose pour l’obtenir. Aussi, je me doutais qu’il y aurait encore des obstacles. Je restai pensif, pendant quelques secondes qui me parurent des heures, et lorsqu’un « oui » passa ses lèvres, je sentis un poids libérer ma cage thoracique et mon estomac. Il voulait donc que l’on continue et je ne savais pas exactement pourquoi, mais ça me faisait vraiment plaisir. Je ne pensais pas qu’il allait accepter… et en même temps, je me demandais pourquoi il me dirait non, alors que j’avais deviné qu’il en crevait d’envie bien sûr. Parfois, je ne comprenais pas mon cerveau, et dans ces moments-là, je décidai de ne pas trop m’en faire. Mes questions restées sans réponses finiraient par en avoir plus tard, un jour ou l’autre.

Alors qu’il s’emparait du pain et d’un couteau, je me demandais s’il n’allait pas embrayer sur ce sujet. C’est ce que j’essayais de faire depuis que j’étais entré dans cette cuisine, et il n’allait quand même pas me laisser planté là, comme un idiot, alors que j’avais tendu la perche. Je voulais plus que tout qu’il parle, parce qu’il était plus doué que moi pour ça, bon sang. Je voulais que ce soit lui qui énonce tout, qui me dise ce qu’il voulait.. Et je n’aurais plus qu’à acquiescer et lui dire que moi aussi je voulais tout cela. Non pas que j’avais honte, mais j’étais loin d’être à l’aise avec tout cela. Ca ne m’était jamais arrivé. D’habitude, tout ce que je disais, c’était que je voulais sauter mon interlocutrice, et basta. Je ne savais rien faire d’autre et encore moins quelque chose de… sentimental. Aussi, je fus extrêmement soulagé quand je vis son regard croiser le mien et qu’il sembla comprendre l’angoisse qui me minait.

« Et toi ? ... Parce que ça veut dire t'engager dans quelque chose de nouveau pour toi, parce que ça na pas toujours été facile entre nous, parce que finalement nous ne nous connaissons pas et surtout parce que ce que je t'ai dit cette nuit est vrai »

Wow. Est-ce que je l’avais déjà entendu parler autant que ce qu’il venait de me sortir, là ? Parce que je n’en avais pas le souvenir, tout à coup. Pour parler de sentiments, s’entend, parce que sinon, je l’avais quand même entendu parler. J’avais même l’impression que ce type était une vraie pipelette. Pire qu’Ella, limite. Ca ne me dérangeait pas. Je préférais écouter plutôt que parler, depuis toujours. Néanmoins, cette fois, je savais que ça me concernait directement, et que je me devais de répondre, de parler. Ca ne m’enchantait pas vraiment, mais avais-je le choix ? Non.

« Je ... Je ne veux te forcer en rien Ethan, je ne te demande pas de m'aimer mais oui, je veux bien faire un bout de chemin avec toi ... Reste, s'il te plait »

J’allais ouvrir la bouche pour lui répondre avant qu’il ne me supplie presque de rester. Je ne m’attendais pas à ce qu’il me le demande si poliment, et je n’attendais rien de lui en fait. Mais je comprenais qu’il devait bien être désespéré pour oser me supplier. Le contact de sa main sur la mienne me surprit, agréablement, et je souris en le sentant tout nerveux. Lui qui d’habitude semblait contrôler la situation ne contrôlait plus rien du tout et je faillis faire exprès de ne pas répondre pour m’amuser un peu, avant de me rappeler que tout cela n’avait rien de drôle et que je ne devais plus agir comme ça. Je me repris en deux secondes chrono, et lorsqu’il me demanda de rester une seconde fois, je hochai la tête.

« Ouais, je vais rester. »

Je me rendis compte que j’étais peut-être un peu dur dans mes paroles, que mon ton n’était pas aussi doux que le sien, mais rien que cette réponse sembla le satisfaire et je vis son sourire éclairer de nouveau son visage. C’était suffisant pour me faire plaisir, de le voir sourire, et en réalité, je ne savais pas réellement pourquoi. D’habitude, voir quelqu’un sourire, ça ne me faisait ni chaud, ni froid, et là c’était l’inverse. Encore une fois, je ne cherchais même plus à comprendre. Je préférais attendre et voir si le temps et l’avenir m’apporteraient des réponses. Si oui, c’était parfait. Si non, tant pis pour moi. Je n’avais pas toutes les cartes en main pour comprendre et si je ne comprenais jamais, c’était que le destin était fait ainsi.

« Tu dois te douter que c’est carrément bizarre pour moi, tout ça… Et… si je fais ou dis des trucs blessants,  n’hésite pas à me remettre à ma place… Comme tout à l’heure, en fait. »

Je pensais notamment au coup du caleçon, parce que je n’avais franchement pas été admirable. Lui non plus en retour, mais c’était  normal. C’était sa revanche, et je n’avais rien à dire. C’était pour cette raison que je n’avais pas répliqué. Que je n’avais pas cherché plus loin. Nous étions quittes, et maintenant, on avançait, on allait de l’avant. C’était ce que les adultes faisaient, et justement, nous étions deux adultes, et nous devions décider de notre avenir tout proche.
Ne sachant pas vraiment quoi dire ou quoi faire de plus, je repris possession de ma main avec un sourire sincère à l’intention d’Oli et je m’emparai à mon tour d’une baguette. Même si je n’étais pas du genre à manger le matin, j’allais lui faire plaisir et honorer son petit déjeuner. En plus, on avait quand même brûlé des calories la nuit précédente et si je ne mangeais pas avant midi, j’allais dévorer son frigo entier…
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Olivier Simon Metcalfe


DISCUSSIONS : 359
MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Lun 2 Fév - 22:11



2 A.M.


with Ethan


Ethan semblait toujours en pleine réflexion alors que je suis obligé de poser mon autre main sur ma cuisse pour calmer les tremblements nerveux de ma jambe qui continuait de bouger toute seule. J'espérais juste qu'il se rende compte que j'étais très sérieux en lui avouant tout ça et qu'il ne prenait pas ça pour un jeu, parce que plus le temps passait, plus il me semblait voir se dessiner sur ses lèvres ce petit sourire moqueur dont il était coutumier. Mais j'ai du rêver ou me faire des idées parce que d'un coup il sourit plus franchement et me dis que oui, il va rester. Le bouillonnement intérieur que déclenche en moi cette réponse, même si le ton sur lequel il me le dit est assez dur, se traduit par un magnifique sourire sur mon visage. Encore une fois je n'allais certainement pas me lever et aller l'étouffer de baisers, même si j'en avais une furieuse envie, je me devais de tout faire pour que tout se passe bien, si nous arrivons à avancer dans le bon sens, dans le sens que moi je voulais pour cette relation, il aurait tôt fait de découvrir combien je pouvais être démonstratif quand j'étais heureux

- Tu dois te douter que c’est carrément bizarre pour moi, tout ça…

Toujours plongé dans ses yeux, je dois faire un effort pour me concentrer alors qu'il commence à parler. Evidemment que tout cela doit lui semblait étrange, il sort hier soir pour ce taper une fille et il se retrouve au petit matin au pieu avec un mec, et qui plus est, un mec qui lui plait on dirait, enfin tant mieux pour moi.

- ... Et… si je fais ou dis des trucs blessants,  n’hésite pas à me remettre à ma place…

Ah ça c'est sur qu'il y avait eu des choses blessantes entre nous, surtout lors de sa dernière visite. Il me demandait ça mais je n'étais pas tout blanc non plus. J'aurais du mettre mes sentiments pour lui de côté et aurais du répondre du mieux que je pouvais aux questions qu'il se posait sur son "éventuelle" attirance pour les hommes, mais bon il faut dire qu'il n'avait pas un caractère facile non plus. Le peu que j'en avais vu avait été quand même assez explosif mais le remettre à sa place je ne sais pas si j'en serai capable. J'entrevoyais déjà que ça n'allait pas toujours être tout rose entre nous, parce que là, dans l'euphorie du moment j'étais prêt à lui faire pas mal de concessions, mais cela ne durerait pas, je le savais, je me connaissais mieux que personne

- ... Comme tout à l’heure, en fait

Je suis assez étonné qu'il revienne sur ce qu'il avait fait il y a à peine une demi-heure, il voulait remettre ça sur le tapis ? Bien sur que son geste m'avait blessé, je m'étais forcément senti rejeté, mais je ne voulais pas revenir là dessus maintenant. Et puis le fait qu'il n'ait pas renchérit après le coup de la machine à café me prouvait bien qu'il pouvait aussi être une personne réfléchie. Je lui envoie un petit sourire pour lui signifier que cela n'a plus d'importance, après tout, maintenant qu'il restait, nous aurions bien le temps de nous câliner à un autre moment.
Je le laisse reprendre sa main qui était toujours sous la mienne et le regarde attraper une baguette. Nous petit déjeunons ensemble, discutant un peu de nos habitudes alimentaires, il fallait bien commencer par quelque chose pour apprendre à nous connaitre, puis une fois le petit déjeuner terminé je débarrasse la table en commençant à regretter de devoir aller travailler. Je doutais d'avoir beaucoup de clients avec cette neige mais je devais quand même assurer les consultations. En fait je l'avais presque supplié de rester et c'est moi qui devait partir.
Tout en cherchant une solution, je passe machinalement dans ma salle de bain pour me laver les dents et en voyant qu'Ethan m'avait suivi, j'ai un flash. Je lui avais demandé de rester mais avait-il bien compris que ce n'était pas que pour aujourd'hui ? Ne pouvant pas parler, je lui fais signe d'ouvrir l'armoire de toilette et lui fais comprendre qu'il y a des brosses à dents en rab s'il veut. Il en prend une et nous nous retrouvons côte à côte en train de nous brosser les dents. C'était venu spontanément et pourtant maintenant que nous nous regardions dans le miroir je me sentais tout bizarre, j'avais perdu depuis bien longtemps ces petites habitudes. Tout comme le cadre était encore couché dans ma chambre, je ne voulais pas penser à Pierre, mais je n'avais vécu ça qu'avec lui, il avait été le seul et l'unique à partager ces petits moments du quotidien avec moi. Je savais bien qu'il s'inviterait parfois inopinément dans notre couple, c'était inévitable, mais j'allais gérer tout ça, il le fallait.
Nous finissons et Ethan restait à me regarder avec sa brosse à dents dans la main, hésitant. Je la lui prends et la pose près de la mienne sur la petite tablette avant de l'embrasser doucement. Quoi de plus banal qu'une brosse à dents, mais à la façon dont il me rend mon baiser, je pense qu'il a compris le symbole que je voulais faire passer. C'était peut-être pour moi le moment de lui montrer enfin que j'étais heureux, même très heureux.


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Jeu 5 Fév - 19:46



« 2 A.M. »
with Oli & Ethan
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Avec minutie, j’essayais de dompter la sensation qui naissait en moi. C’était totalement étrange, carrément dérangeant, absolument bizarre, mais c’était agréable aussi. Il me faudrait pas mal de temps pour réussir à comprendre ce qu’il se passait, mais je commençais à en voir tous les tenants et aboutissants. Oli et moi, ça allait être quelque chose de sérieux, je ne savais pas encore quoi, mais ça dépasserait de loin le plan cul que j’avais avec Ella. La régularité de nos rapports n’auraient rien à voir avec une habitude. Ce serait nouveau pour moi. Peut-être un renouveau pour lui. J’avais bien compris que son copain, celui qui était mort, était quelqu’un de vraiment important pour lui, et que justement, s’il n’était pas mort, il serait avec lui… Je ne savais pas s’il attendait quelque chose de particulier de moi. Je ne pouvais pas le remplacer, son mec. Je n’étais pas fait pour ça, et d’ailleurs, je ne connaissais ni Oli, ni son copain. Je ne savais pas comment me comporter, je ne savais pas quoi dire. J’étais persuadé de le blesser à chaque fois que j’ouvrais la bouche, et je n’osais rien faire de peur de l’énerver. Mais j’avais accepté le challenge, de bon cœur. Et j’allais y arriver, je n’en doutais pas une seule seconde. Quand je voulais quelque chose, je l’obtenais. Sans problème. Même si là pour le coup, il y aurait peut-être quelques problèmes. C’était un territoire inexploré, tout ça. Je n’y connaissais rien. Il devait y avoir des codes, comme chez les hétéros, et je ne les connaissais pas. Il faudrait qu’Oli m’apprenne, mais je savais qu’il ne voudrait pas tout me dire d’un seul coup. Il voudrait que j’apprenne au fur et à mesure… et ça m’inquiétait un peu à vrai dire, parce que j’avais toujours été un mauvais élève.

Pendant tout le petit déjeuner, nous prîmes le temps de nous poser des questions vraiment banales. Comment je prenais mon café, qu’est-ce qu’il aimait le plus manger, quel alcool je préférais, comment il prenait ses œufs le plus souvent… Des questions débiles, qui n’avaient vraiment aucun sens pour moi, mais qui, en réalité, prenaient tout leur sens le temps d’un repas. Je comprenais maintenant pourquoi tout le monde faisait ça, pourquoi chacun s’intéressait à l’autre. Parce qu’en vivant ensemble, ou en étant quasiment toujours fourré l’un chez l’autre, il fallait prendre des habitudes, et savoir ce que l’autre aimait ou non. C’était chiant, mais c’était comme ça. Et j’allais devoir y passer, autant qu’Oli. Ca aussi, c’était quelque chose de nouveau. Mais c’était marrant de jouer aux questions-réponses ce matin-là. C’était une atmosphère bien moins tendue qu’auparavant et de fait, on pouvait parfois répondre des conneries avant de dire la vérité, et ça nous faisait rire comme des idiots.
La discussion s’éternisa un peu, mais Oli reprend bien vite les devants, en se souvenant qu’il devait quand même aller travailler, et donc se préparer. Il avait bien de la chance de travailler juste en dessous de chez lui. Il n’aurait pas à affronter le froid polaire qui sévissait à l’extérieur. Rien qu’en y pensant, j’eus un frisson alors que nous retournions dans la chambre, et surtout dans la salle de bains. Je suivais Oli comme un petit chien, parce que je ne me sentais tout de même pas chez moi, heureusement et je n’osais pas prendre des initiatives comme je l’avais fait plus tôt dans la cuisine. On ne savait jamais, peut-être qu’il s’énerverait encore sur moi ! Il était en train de se brosser les dents quand j’entrai dans la partie salle de bains de la chambre. Bien entendu, je n’avais rien pour me laver les dents moi-même, mais il dut le comprendre et me désigna le placard, dans lequel je découvris des brosses à dents. Je ne pus m’empêcher de le fixer quelques instants d’un air suspicieux. Pourquoi avait-il plusieurs brosses à dents ? Je n’étais pas le seul à rester et à passer la nuit ici avec lui ? Je n’allais pas commencer déjà à faire mon jaloux, d’une parce que je ne l’étais pas, et de deux parce que ça allait foutre le bordel, mais c’était étrange, quand même. Je ne réfléchis pas davantage et mouillai ma brosse avant de rajouter du dentifrice dessus pour finalement me brosser les dents également. Je m’installai juste à côté de lui devant le lavabo et en face du miroir et je me sentis étrangement bien. Bien, mais mal à l’aise en même temps, parce que c’était des choses qui n’arrivaient que très rarement pour moi, même avec Ella. J’avais l’habitude de dormir avec elle, mais c’était quand même différent. Nous ne faisions pas ça… Nous ne nous posions pas de questions dans le but de vraiment nous connaître pour faire un bout de chemin ensemble… D’ailleurs, il faudrait que je lui parle. Il faudrait que je lui dise ce qu’il s’était passé et il faudrait que je mette un terme à nos entrevues, même si ça faisait déjà un bout de temps que je n’étais pas retourné chez elle. Non pas que je l’évitais, mais j’avais été plutôt … pris, ces derniers temps.

Le plus étrange arriva quand le brossage des dents fut terminé, et que je ne sus pas vraiment quoi faire avec ma brosse. Je regardai Oli, perdu, en ne sachant pas vraiment si je devais la ranger à sa place initiale ou bien la mettre ailleurs, en sachant pourtant que j’allais être amené à revenir plus souvent encore que je n’y avais été habitué auparavant. C’est Oli qui décida donc pour moi, et il me prit délicatement la brosse des mains pour la ranger à côté de la sienne. Puis, il revint vers moi, et il m’embrassa. Ca, c’était vraiment inhabituel, et je n’arrivais pas à encore me dire que ça allait arriver très très souvent. Cependant, je repris très vite mes esprits et je lui rendis son baiser, trop heureux qu’il m’accepte vraiment entièrement. J’avais compris que j’allais revenir, et surtout, qu’il voulait que je revienne. Ca me faisait du bien de voir que je n’avais pas été pris pour un con et je voulais qu’il comprenne à son tour que je n’allais pas jouer avec lui. J’aurais pu, je le savais, c’était mon crédo habituellement, mais là, je ne pouvais pas. Je l’avais trop fait, et je le regrettais amèrement. Il ne devrait même pas m’accepter chez lui, je ne voyais pas comment il pouvait me supporter et pourtant… il le faisait !
Nous nous séparâmes à regret, mais je pris l’initiative de le rappeler à ses devoirs. Il fallait qu’il aille travailler et moi, je devais sortir ma voiture de la neige avant de rentrer chez moi me changer et aussi continuer d’essayer de trouver du boulot. Ce n’était pas aussi facile que je le croyais et malgré la neige, je comprenais en me prenant des refus que les employeurs perdaient de l’argent au lieu d’en gagner. Je devais continuer et persévérer, et ça finirait par payer.

« Tu devrais aller travailler... commençai-je, un peu hésitant. »

Je m’interrompis en voyant son regard inquiet. Quoi, je n’allais pas m’évaporer dans la nature maintenant hein ! J’allais juste partir chez moi, et je reviendrais le soir, ou le lendemain, ou quand il le voudrait. Ou bien il n’aurait qu’à venir dans ma piaule. Après… c’était loin de son confort actuel, chez moi, et c’était beaucoup plus petit et ça avait beaucoup moins de charme… mais il pouvait y passer la nuit s’il le souhaitait ! Je n’allais pas lui interdire ça.

« Je vais rentrer chez moi. La neige a un peu fondu et ils ont déblayé. Tu veux que je revienne quand ? »

La question était posée, la bombe était lancée, et la balle était dans son camp pour me faire revenir ou non. Je savais qu’il le voulait, mais aurait-il vraiment le courage de me faire revenir chez lui ou non ? Je le saurais bien assez rapidement…
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Sam 7 Fév - 17:27



2 A.M.


with Ethan


Ce retournement de situation chez Ethan était assez inespéré et tout en l'embrassant encore et encore je me rendais compte petit à petit de la chance que j'avais. C'est vrai, après ces entrevues assez houleuses entre nous, combien de chances y avait-il pour que nous en venions à nous embrasser de la sorte ?
Je lâche ses lèvres quelques secondes pour reprendre mon souffle et allait à nouveau fondre dessus mais je me stoppe à quelques centimètres de sa bouche quand il commence à parler

- Tu devrais aller travailler...

Oui, je savais cela, il allait falloir que je descende à la clinique, mais cela pouvait bien attendre que l'on ait fini de s'embrasser non ? Pourquoi, alors qu'il semblait aussi enthousiaste que moi pour ce baiser, voulait-il déjà y mettre fin ? Il voulait donc partir aussi ? Je suis un peu déboussolé pour le coup mais ma raison reprend le dessus rapidement, nous avions bien mis les choses à plat, il m'avait dit qu'il resterait avec moi, mais c'était au sens large, nous ne pouvions pas rester collé vingt-quatre heures sur vingt-quatre non plus, nous avions aussi chacun nos vies

- Je vais rentrer chez moi. La neige a un peu fondu et ils ont déblayé.

Je comprenais ce besoin qu'il avait de retourner chez lui, mais je ne peux m'empêcher de ressentir une petite pointe de contrariété, il pourrait réfléchir et revenir sur sa décision et je ne serai pas là pour le faire changer d'avis. Je commençais déjà à mordre ma lèvre inférieure quand il continue

- Tu veux que je revienne quand ?

C'est comme si on enlevait la pierre qui commençait à comprimer ma cage thoracique, me permettant de prendre une grande inspiration. En plus il semblait impatient, ce qui n'était pas pour me déplaire. Je libère ma lèvre de ma dent rebelle et lui sourit en glissant ma main sur sa nuque pour le rapprocher doucement de moi

- Ce soir ?

J'ai le temps de voir son petit sourire en coin avant que je ne dépose un baiser léger sur l'arête de sa mâchoire

- Et demain aussi ...

Le second baiser qui accompagne ma proposition est un peu plus appuyé et un peu plus proche de sa bouche aussi. Je prends sa tête entre mes mains et le fixe intensément avant de l'embrasser cette fois à pleine bouche

- Tu peux venir quand tu veux Ethan ... quand tu veux ...

J'étais avide de cette bouche qui me répondait avec la même ardeur, mais là il m'en fallait plus. Mes doigts avaient déjà enlevé sa chemise de son pantalon pour se glisser dans son dos et les quelques mètres qui nous séparent de mon lit son vite comblés. Il tombe sur le dos et j'en profite aussitôt pour soulever sa chemise et embrasser son ventre. J'en arrive à son nombril quand la cloche de la porte d'entrée m'arrête net. Je relève la tête et regarde Ethan qui avait fait de même, nos sourcils se soulèvent en même temps, amusés. Je lui dis que c'est juste Laura, la secrétaire, avant de replonger sur ses abdos, pour une fois je pouvais bien arriver en retard, si clients il y avait, ils attendraient un peu, surtout que je sentais bien qu'Ethan appréciait le traitement que j'étais en train de lui infliger. Ses doigts se crispent un peu plus sur mon crâne quand il sent que je déboucle sa ceinture et fait sauter les boutons de sa braguette. Je n'insiste pas trop sur la bosse qui commence à prendre forme dans son boxer et remonte pour déboutonner cette fois ci sa chemise. Il me regarde faire et attend que j'ai fini pour inverser nos places assez brusquement. Je lève les bras pour l'aider à retirer ma blouse mais une fois torse nu, il se contente de me regarder. S'il voulait prendre des initiatives je n'étais pas contre, mais il semblait figé, comme s'il n'osait plus me toucher. Je soulève légèrement mon bassin pour le ramener à la réalité et lui envoie un petit sourire encourageant. Il semble soudain se rappeler que mon cou est mon petit point sensible et y plonge d'un coup tout en emprisonnant mes poignets au-dessus de ma tête. J'essaye de me concentrer sur le plaisir que me procurent ses baisers dans mon cou, faisant abstraction que j'étais complètement immobilisé sous lui. Etre dominé n'était pas mon truc, bien que je n'étais pas contre inverser les rôles de temps en temps, mais depuis que je m'étais salement fait amocher par un type violent, me retrouver dans cette position me plaisait moyennement. Je ne sais pas si Ethan s'en était rendu compte mais il finit par me lâcher et fait glisser ses mains le long de mes bras et poursuit le long de mes côtes, me déclenchant une irrésistible envie de rire, je suis très chatouilleux. Bien évidement cela ne lui échappe pas et il s'en donne à coeur joie. Je ne peux même pas lui rendre la pareille tellement je me tortille dans tous les sens pour essayer de lui échapper. Je réussis à me dégager partiellement et au bout de quelques minutes nous nous calmons en reprenant notre souffle, allongés côte à côte. Il se met alors sur le côté, se relevant sur son coude et commence à laisser sa main se promener sur mon torse. Je ne dis rien ni ne bouge quand elle vient jouer avec l'élastique de mon pantalon, je ne voulais pas surtout pas le couper dans son élan. Je ne peux cependant pas m'empêcher de sourire quand il va un peu plus loin, glissant ses doigts sous l'élastique de mon caleçon. Il est hésitant, je le sens, et sans doute pour se donner un peu de courage il vient doucement chercher mes lèvres. Je gémis légèrement quand je sens le contact de sa paume sur mon sexe

- Oli ? Tu es là ?

Je tourne la tête vers la cloison restée grande ouverte et Ethan retire sa main de mon pantalon à vitesse grand V

- Oups ! ... Pardon. Je vous laisse

Merde, merde, merde ! J'avais complètement zappé le travail. Je jette un oeil au radio-réveil, il est plus de 9 heures 30, tu m'étonnes que Laura avait du s'inquiéter de ne pas me voir arriver, moi qui était toujours le premier d'habitude. Ethan était déjà debout en train de refermer sa braguette tandis que je me lève et enfile ma blouse, c'était quand même vachement gênant ce qui venait de se passer

- Je suis désolé ... Elle a du s'inquiéter de ne pas me voir arriver

Je n'arrive pas à voir si Ethan est juste gêné d'avoir été surpris dans cette position ou s'il est en colère, mais je ne voulais pas qu'il en veuille à Laura, elle n'y pouvait rien elle, elle avait l'habitude de rentrer chez moi comme bon lui semblait puisqu'en théorie je n'amenais jamais mes amants ici...

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Mer 11 Fév - 20:07



« 2 A.M. »
with Oli & Ethan
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Suite à ma question, le regard d’Oli changea et il se rapprocha doucement de moi… ou plutôt il me rapprocha de lui en me prenant gentiment par la nuque. Un demi-sourire se forma de lui-même sur mes lèvres, sans que je ne puisse rien y faire, en écho à son propre sourire. Sa réponse ne se fit pas attendre, et il me proposa de revenir ce soir. Mon sourire s’agrandit un peu, et je vis que son regard se posa dessus. Je me demandais si ça lui suffisait. Je me demandais s’il arrivait à comprendre ce que je pensais, quel message je voulais lui envoyer. Je n’eus pas réellement le temps de me poser plus de questions, parce qu’il m’embrassa la peau, entre ma mâchoire et mon cou et je dus retenir un frisson, pour ne pas le contenter. Je ne voulais pas qu’il me considère comme acquis, même si je l’étais. Il ajouta alors qu’il voulait que je revienne demain également. Je sentis mon ventre bondir à cette idée. En réalité, il voulait clairement que je vienne tous les jours, je l’avais compris assez rapidement. Je lui avais posé la question un peu naïvement, mais je savais que ça allait être très simple, pour lui comme pour moi. Mais dans un sens, je voulais l’entendre le dire. Pour que tout soit clair entre nous. J’étais comme ça, j’étais de ce genre-là. Je voulais que tout soit carré. C’était mon côté militaire, que je n’avais pas encore perdu… et que je ne perdrais certainement jamais, parce que je l’aimais bien. Je n’eus pas le temps de réfléchir plus longtemps, puisqu’il s’empara de mes lèvres et je lui rendis son baiser du mieux que je pus en lui faisant bien comprendre que je serais au rendez-vous, à chaque fois que je pourrais, à chaque fois qu’il pourra, à chaque fois qu’il voudra bien de moi.

« Tu peux venir quand tu veux Ethan ... quand tu veux ... »

Je compris, par ces mots, qu’il était sincère et qu’il ne fallait pas que j’hésite une seule seconde à venir ici, ou à l’appeler. Malheureusement pour lui, je n’étais pas du genre à réussir à m’incruster tout le temps chez les autres… alors il faudrait qu’il soit patient au début, et qu’il m’appelle, mais quelque chose me disait qu’il le sentait et le savait déjà un peu. Il avait dû le deviner à mon côté un peu asocial. Sûrement que ça passerait avec le temps, quand je me serais habitué à tout cela… A cette relation, à ce côté de ma personnalité, de ma sexualité même… Il faudrait un peu de temps. C’était tout ce que ça demandait : du temps. Peut-être même que ça lui était arrivé aussi, quand il avait compris qu’il aimait les hommes. Il avait sûrement eu besoin de réfléchir, d’y penser, de se poser des questions, non ?
Pendant que je réfléchissais trop, comme d’habitude quand j’étais en sa présence, Oli avait déjà attaqué ma chemise, et l’avait fait sauter de mon pantalon. Je ne m’en rendis compte que lorsqu’il se rapprocha clairement de moi en passant ses mains dans mon dos. Nous étions encore en train de nous embrasser comme deux adolescents, et il me fit reculer jusqu’à son lit. Je ne pensais pas qu’il irait jusque là. Il semblait déjà en retard pour travailler, même s’il était vrai qu’il habitait au dessus et que ce n’était pas très grave d’avoir du retard dans ces cas là, mais j’avais tout de même l’impression que son travail était important pour lui et qu’il le ferait passer avant moi ce matin-là… Ca ne me déplaisait pas d’avoir tort et de m’en rendre compte. Nous étions prêts à remettre le couvert, c’était une bonne idée, juste avant que je parte. Ca me donnerait de quoi ne pas penser pendant le trajet jusque chez moi, c’était bien. La cloche de la clinique, au rez-de-chaussée, me rappela cependant que nous n’étions pas seuls du tout, et que ses collègues, ainsi que ses clients allaient arriver… et peut-être nous entendre. Ca m’enchantait beaucoup moins. Cette perspective était plutôt glauque, mais Oli eut tôt fait de me dire qu’il s’agissait de sa secrétaire, la fille plutôt mignonne que j’avais déjà vue donc. Même si je n’étais pas spécialement rassuré à l’idée qu’elle se trouve à quelques mètres de nous plus bas, je ne pouvais pas empêcher Oli de continuer. J’adorais ce qu’il me faisait, j’adorais les caresses qu’il me prodiguait et j’étais bien incapable de vouloir tout arrêter. Il faudrait que la Lune s’écroule sur la Terre pour que nous nous arrêtions.

En réalité, ce ne fut pas la Lune qui nous arrêta, mais la jeune femme qui travaillait avec Oli. Laura, donc, si j’avais bien retenu son nom. Entre temps, nous avions eu le temps de faire sauter plusieurs couches de vêtements. Nous étions tous les deux en bonne posture pour aller bien plus loin quand elle débarqua dans la chambre d’Oli. J’avais enfoui ma main dans le caleçon d’Oli, pris d’un élan de courage que je ne me connaissais pas… et j’aurais pu faire bien plus encore si elle ne nous avait pas interrompus. D’ailleurs, je lui en voulus carrément, et je l’accueillis avec un regard noir, alors que je me détachais d’Oli en vitesse. Quel genre de collègue entrait chez son boss comme ça, sans prévenir ? Ils étaient peut-être amis, mais quand même, il avait bien le droit à un peu d’intimité, non ? Rapidement, elle repartit d’où elle venait, en remarquant qu’elle avait bien dérangé, et Oli se releva en même temps, et nous nous rhabillâmes en silence et le plus rapidement possible. J’étais gêné au possible, parce que je savais que j’allais devoir revoir cette femme. Je savais même qu’elle allait poser des questions à Oli, et j’étais inquiet de ne pas savoir ce qu’il allait lui dire. C’était vraiment frustrant.

« Je suis désolé ... Elle a du s'inquiéter de ne pas me voir arriver »

Je haussai les épaules sans même penser au fait qu’il ne pourrait peut-être pas me voir le faire. Je ne savais pas si j’en voulais à cette femme. Ce serait ridicule de lui en vouloir, elle s’inquiétait simplement pour son patron qui était en retard alors que ça ne devait certainement jamais arriver habituellement, alors je ne pouvais tout simplement pas l’accuser. C’était gênant certes… mais ce n’était pas la première fois qu’une femme faisait irruption comme ça. D’habitude cependant, c’était pour se joindre à moi ou bien à nous, quand j’étais déjà avec quelqu’un. Bon, c’était quand même autre chose quoi !
Une fois que nous fûmes tous les deux prêts à quitter l’endroit, je refis face à Oli en lui souriant. La mésaventure était passée, et il valait mieux que l’on pense aux moments qui allaient venir par la suite. Il ne pourrait pas demander mieux de ma part, si ? Je pris donc doucement son visage entre mes deux mains et je l’embrassai du mieux que je pus, le plus tendrement possible.

« On se revoit ce soir ? Vingt-heures ici… »

Je lus la réponse dans son regard et je le quittai en vitesse. Non pas pour le fuir, mais pour le laisser tranquille et l’obliger à aller travailler. Moi, j’avais des choses à faire, évidemment. Je trouvais toujours de quoi faire. Il avait la chance d’avoir un métier, une clientèle, il ne devait pas la laisser passer et la décevoir. De mon côté, je devais encore chercher, et je finirais pas y arriver. Je ne perdais pas espoir. En attendant, j’avais de quoi réfléchir, penser, et me réjouir… et le soir-même, je serais au rendez-vous que j’avais moi-même proposé. Il fallait que ça continue. Il fallait que j’en sache plus. Il fallait que je le revois !
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Jeu 12 Fév - 18:06



2 A.M.


with Ethan


J'étais encore tout penaud en réajustant correctement ma blouse, pendant qu'Ethan finissait de boutonner sa chemise, mais je remarquai cependant son haussement d'épaules. Je ne sus pas l'interpréter, je ne le connaissais pas encore assez pour ça. Je le suivis jusque devant la cheminée où ses chaussures avaient atterries hier soir pour finir de sécher. J'aurais aimer qu'il me dise quelque chose, qu'on parle de ce qui venait de se passer même si c'était très gênant, mais il se contente de les enfiler sans rien dire, puis Il met son bonnet et enroule son écharpe autour de son cou avant de mettre sa veste et de la fermer. Je faisais déjà une moue résignée quand il finit quand même par se retourner vers moi en souriant. Je lâche un petit soupir de contentement, cette petite mésaventure avec Laura ne l'a donc pas énervé. Enfin si, sur le coup, surement, mais je voyais bien que maintenant c'était passé et qu'il n'en voulait ni à elle, ni à moi, même si nous n'avions pas pu finir ce je nous avions commencé.
Je repense à ce bref contact de sa main sur mon sexe, il apprendrait vite, il était avide de connaitre d'autres sensations mais c'est vrai que ce que nous avions fait cette nuit c'était juste la base, il y avait tellement d'autres manières de donner et aussi de recevoir du plaisir, mais nous avions le temps, maintenant que j'étais sur qu'il reviendrait souvent.
Pour la seconde fois ce matin il emprisonne mes lèvres avec les siennes. Il prenait de l'assurance et j'en suis ravi, même si là c'est tout en tendresse. Il finit par se détacher de moi et plante son regard dans le mien

- On se revoit ce soir ? Vingt-heure ici ...

J'étais encore tellement dans notre baiser et surtout dans ses yeux que j'écoute à peine sa question. Ça devait bien le faire rigoler que je le regarde comme un ado amoureux pour la première fois, mais pour l'instant j'étais sur un petit nuage et je ne voulais pas en redescendre, mais de tout façon je n'ai pas le temps de lui répondre, il est déjà parti. A regret je repasse dans ma chambre pour prendre des chaussettes dans la commode et sourit quand j'entends la cloche de la porte de la clinique, il avait fait vite, il ne s'était certainement pas occupé de Laura en passant.
Un fois prêt, je finis par descendre, j'avais peut-être hâte d'être à ce soir, mais il n'en faillait quand même pas moins travailler un peu, même si je savais que les clients seraient peu nombreux ce matin, j'en profiterai pour avancer dans la paperasse. Toutefois je ne peux pas faire autrement que d'aller voir Laura. Comme il n'y a personne en salle d'attente, je passe derrière le comptoir et l'embrasse sur la joue pour la saluer. Elle se reconcentre rapidement sur son écran et alors que je la détaille elle rougit

- Ce serait plutôt à moi de rougir non ?
- C'était très gênant Oli ... Tu avais dit que tu amenais personne chez toi ! Comment voulais-tu que je sache que tu n'étais pas seul et en train de ... J'étais inquiète moi, vu l'état dans lequel tu es depuis quelques semaines ! ... Rhaaa la prochaine fois si tu es en train d'agoniser tant pis !

Elle était en colère et elle avait raison, après tout j'avais un verrou à ma porte, il suffisait de le mettre pour ne pas être dérangé, mais en fait il ne servait jamais. Je la regarde un moment taper sur son clavier, elle s'était inquiétée pour moi et je ne trouvais rien à lui dire pour m'excuser quand d'un coup elle s'arrête et tourne sa chaise vers moi

- Et puis c'est dangereux de ramener n'importe qui ici ! Imagine qu'il soit comme le type qui t'a agressé hein ? Il a ton adresse maintenant !

Je ne peux m'empêcher un mini-sourire et cela me vaut un regard noir de sa part. Il fallait que je lui explique parce que sinon j'allais encore en prendre pour mon grade

- Tu ne l'as pas reconnu ? Ce n'était pourtant pas un inconnu

Je souris plus franchement devant son air étonné, puis elle finit par faire non de la tête et m'expliquer qu'il était parti si vite qu'elle ne l'avait vu que de dos, et puis avec le bonnet et l'écharpe ça ne devait pas aider pour le reconnaitre

- C'était Ethan ...
- Celui qui est venu réparer ta voiture !? Mais il m'avait draguée la dernière fois !
- A croire que mon charme surpasse le tien

Je lui fais un clin d'oeil et nous rions un moment, puis d'un coup elle redevient plus sérieuse et me fixe avec insistance en s'enfonçant un peu plus dans son fauteuil

- C'est sérieux ?
- Je l'espère ...
- Fais attention quand même ...

J'avais parfois l'impression d'avoir à faire à ma mère quand je discutais avec elle, mais il faut dire que mon comportement n'était pas toujours très "adulte" non plus. Je voyais bien qu'elle hésitait entre être heureuse pour moi et la crainte que cette histoire ne me brise, mais elle finit par me prendre dans ses bras et me dire qu'elle est contente pour moi. Elle me lâche juste à temps pour que nous ne soyons pas surpris par le premier client qui arrive

- Bonjour Madame Moreau ! Alors vous vous êtes finalement décidé pour l'opération ?

Cela faisait des semaines que cette vieille dame hésitait, son chat était son seul compagnon et l'opération était risquée, mais si elle réussissait cela lui donnerait quelques mois, voir un ou deux ans de plus avec son animal. Et puis une chirurgie était tout ce que je demandais, quand j'opérais j'étais vraiment concentré et au moins je ne penserai pas constamment à Ethan.


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