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 [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan

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J. Ethan Hanit


DISCUSSIONS : 283
CREDIT : casielsilencio // silver lungs
MessageSujet: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Jeu 20 Nov - 23:55


   

   
« 2 A.M. »
with Oli & Ethan
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   S’il y avait une chose que je détestais encore plus que mes anciens camarades de l’armée, c’était la neige. Ça aurait dû faire mon bonheur, parce que la neige, ça voulait dire plus d’accidents et plus de demandes de réparations. Donc du boulot. Et pourtant, je détestais ça. Ça faisait pourtant trente ans que je me tapais des hivers sous la neige. Si j’adorais ça quand j’étais gamin, et que je pouvais passer des heures dehors à faire des bonhommes de neige avec Aidan, ce n’était plus le cas aujourd’hui. La neige, si belle lorsqu’elle était immaculée, était trop vite souillée par les passants, qui la transformaient en boue dégueulasse et glissante. Sans trop savoir pourquoi, je haïssais ce paysage et je haïssais les moments épiques de glissade qu’il pouvait procurer. Je détestais le froid et je détestais encore plus l’hiver, en tant que saison. Quand bien même on n’était pas encore en hiver. La neige arrivait de plus en plus tôt, au fil des années et je commençais à croire que la planète était bel et bien déréglée, pour de bon. Il fallait faire avec, mais c’était vraiment lourd. Je ne pouvais qu’attendre que tout cela passe, en croisant les doigts pour que les tempêtes de neige ne soient pas trop fréquentes à Toronto. C’était perdu d’avance !

J’avais donc sorti les moufles, ainsi qu’un bonnet, et je ne sortais que lorsque j’en avais vraiment besoin. Et malheureusement, j’en eus besoin. En fin de soirée, et avec ma voiture, en plus. Je n’avais pas eu envie d’aller voir Ella, parce que d’une, il me semblait qu’elle travaillait de nuit, ce jour-là, et de deux, parce que je ne voulais pas la voir elle. Je n’avais rien contre elle, mais je ne voulais pas avoir à réfléchir, cette fois. Je voulais me vider la tête, parce que bien malgré moi, je repensais sans cesse à ce qu’il s’était passé… avec Olivier. Je n’arrivais pas à me le sortir de la tête, et pourtant, ça faisait des semaines que je ne l’avais pas revu. Une éternité, donc, pour un inconnu. Certaines de ses parents tournaient dans ma tête, et s’il n’y avait que ça… On s’était embrassés. Genre, vraiment. Je n’en avais parlé à personne, à part à Ella, bien sûr, qui m’avait demandé ce qu’il s’était passé. C’était la seule au courant, et c’était très bien comme ça, mais du coup, je commençais à douter de moi. Pourquoi j’avais l’étrange impression d’avoir aimé ça ? Quoi qu’il en soit, il était hors de question que j’y pense ce soir-là. C’était l’anniversaire de mon père, et même si je le détestais parce qu’il était parti, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à lui. Je me demandais où il pouvait bien être désormais et s’il avait quelqu’un avec qui fêter son anniversaire.
J’avais donc une raison pour sortir, mais pas d’idée d’où aller. Je connaissais quelques bars où je pourrais trouver une fille ou deux avec qui passer la fin de soirée et la nuit, mais, comme je l’avais dit plus tôt, il me fallait ma voiture. Je décidai donc, malgré les intempéries, de braver la neige et de partir. Je pus y aller, boire quelques verres et draguer quelques filles avant de me rendre compte, en ressortant avec une jolie blonde à mon bras, que je n’allais pas pouvoir l’emmener où que ce soit, parce que j’étais coincé dans le quartier. Ma voiture était embourbée dans près de soixante-dix centimètres de neige. J’étais resté à peine trois heures dans le bar, comment était-ce possible ? Evidemment, la fille n’eut qu’une envie : se barrer. Elle voyait bien que ma voiture ne pouvait pas bouger et n’avait aucune envie de se geler les miches dehors par ce temps. En soupirant, je la laissai s’en aller, non sans l’insulter entre mes dents, dégoûté qu’une proie aussi facile s’en aille si vite.

Cependant, il y avait quand même quelque chose qui m’inquiétait, c’était que je ne savais pas exactement comment rentrer chez moi, sans ma voiture. Je ne pouvais pas rentrer à pied, j’étais trop loin et j’allais mourir de froid si je restais dehors. En regardant autour de moi, je reconnus le quartier et en tournant la tête vers l’Ouest, je vis quelque chose qui me fit soupirer de plus belle. J’étais dans son quartier. J’étais même pas loin du tout de chez lui. De chez Oli. Il fallait que je me barre, parce qu’à tous les coups, j’allais tomber sur lui, et ça gâcherait encore plus ma soirée. Néanmoins, je dus me rendre à l’évidence dès que la neige se remit à tomber, à gros flocons et avec une densité encore plus énorme qu’avant : je n’allais pas pouvoir rentrer chez moi et j’allais devoir crécher quelque part. Il n’y avait personne d’autre dans ce quartier, et il était hors de question que j’aille chez Olivier… mais pourtant, je sentais que je n’aurais pas le choix. Entre mourir de froid dehors et devoir demander asile à Olivier… le choix était fait. Cinq minutes plus tard, j’étais devant chez lui et je ne savais pas si je devais sonner ou pas. Merde, je n’allais quand même pas faire une hypothermie, bon sang ! Ca ne valait rien de toutes façons, j’allais juste attendre le matin, et j’allais pouvoir repartir, c’était juste pour dormir. Ce n’était rien du tout. En deux secondes, ma décision était prise, et je sonnai, sans même penser au fait que j’allais peut-être le réveiller. Lorsqu’il arriva devant moi, je m’attendais presque à ce qu’il me laisse dehors sans rien dire, alors je tentai d’ouvrir le dialogue, pour être sûr de ne pas mourir.

« Salut, désolé si je te dérange… Ma voiture est coincée dans la neige… et euuuh… je… en fait, je… t’es le seul que je connais dans le coin, j’peux dormir chez toi ? »

C’était dit, et je n’étais pas très fier, pour le coup. La dernière fois que nous nous étions vus, ça ne s’était pas si bien fini que ça, même si ça n’avait pas été un carnage non plus et de fait, je me sentais presque mal d’oser revenir. J’aurais peut-être dû rebrousser chemin, et je pouvais encore partir si je le voulais. Néanmoins, j’étais là, grelottant de froid et je n’avais plus rien à perdre pour ce soir. Maintenant que j’étais là, je n’allais pas faire le con et dire que je m’en allais, alors je n’attendais que sa réponse pour savoir ce qui allait se passer ou non.

« S’il te plait ? »

Conscient que ma demande était un peu déplacée et carrément grotesque, j’avais rajouté la formule de politesse, en me disant que s’il n’était pas en premier lieu favorable à la demande, il allait peut-être changer d’avis en m’entendant être si gentil. On pouvait toujours rêver, mais il fallait absolument que je me réchauffe, au moins. Alors si je ne passais pas la nuit ici, je rêvais tout simplement d’un chauffage pendant un quart d’heure avant d’affronter le froid de nouveau et d’essayer de trouver un hôtel ou bien un endroit chaud pour attendre que la neige fonde… ce qui n’était pas près d’arriver, en fin de comptes !
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Il parait que la blanche colombe a trois cent tonnes de plomb dans l'aile ; il parait qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelles ; la belle au bois dormant a rompu les négociations, unilatéralement le prince entame les protestations.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Dim 23 Nov - 23:08



2 A.M.


with Ethan

J'allais refermer la porte sur Laura quand elle se retourne et me dévisage avant de me demander encore une fois si je ne veux pas qu'elle reste un peu

- Peter peut s'occuper de Luca, ça ne me dérange pas de rester avec toi

Je lui souris et secoue la tête, c'était vraiment adorable de sa part, mais je préférais rester seul, comme tous les soirs depuis quelques semaines maintenant, depuis la dernière fois que j'avais vu Ethan en fait. Rien que penser son prénom me faisait mal alors que nous n'avions rien vécu ensemble, enfin presque. Je fais un dernier petit signe de la main à Laura à travers la vitre en souriant pour finir de la rassurer puis ferme la porte de la clinique à clés et remonte chez moi, je devais vraiment avoir une sale tête pour qu'elle en vienne à me proposer de rester.
Je m'occupe de Boub qui vient réclamer son lot de caresses et surtout sa pitance, et résiste à l'envie de me jeter dans le canapé tout de suite, je n'avais plus de goût à rien. Je branche le mode pilote automatique pour prendre ma douche et enfile un jean et un pull avant de me préparer un thé. Debout près de la fenêtre, j'observe les gens se presser dans la rue tout en réchauffant mes mains autour de la tasse brûlante, bien content de ne pas être à leur place. Les flocons de neige voletant dans le vent étaient de plus en plus nombreux et de plus en plus gros, et la neige recouvrait déjà toutes les voitures en stationnement de son manteau immaculé, je n'aurais pas beaucoup de clients demain et cela m'embêtait un peu, me plonger dans le travail était la seule chose qui m'empêchait de trop penser à lui. Je finis ma boisson maintenant tiède et allume la télé pour dire d'avoir un fond sonore et une image pour m'occuper l'esprit, mais ce soir j'avais besoin de plus et je décide de me mettre aux fourneaux, il était temps de me reprendre en mains.
J'avais longtemps espéré le passage ou le coup de fil d'Ethan. Bien sur nous ne nous étions pas quitté de la manière la plus simple qui soit, mais j'étais persuadé qu'il n'aurait pas tardé à me donner de ses nouvelles, après tout il avait dit "à la prochaine" en partant. C'était peut-être dit inconsciemment mais j'avais fini par me persuader que non. Et puis le temps avait passé et je me disais que je devais me faire une raison, il avait sûrement écouté mon conseil et avait été se rassurer sexuellement en sortant de chez moi, avec Ella ou avec une autre, et ça me foutait le moral à zéro à chaque fois. Je devrais sûrement recommencer à sortir, cela devenait lourd et mon entourage commençait à se rendre compte que quelque chose n'allait pas chez moi. Oui, il fallait que je me bouge le cul ! Demain je reprendrai ma petite routine, un bar, un verre ou deux et surtout les bras d'un mec inconnu qui me permettraient pour un instant de ne plus penser à lui ...
Je mets mes lasagnes au four, il y en avait au moins pour 4 mais comme ça je pourrais inviter Laura à déjeuner avec moi demain, je lui devais quand même quelques explications pour qu'elle cesse de s'inquiéter. Fort d'avoir pris cette décision, je me sors une bonne bouteille et regarde si de quoi préparer un tiramisu pour le dessert, elle adorait ça. Je laisse le pot vide de mascarpone à Boub et me désole que mon frigo soit vide, cuisiner était vraiment un excellent exutoire à mon moral en berne et sur ma lancée j'aurais bien fait ça toute la soirée.
Je pose mon plateau repas sur la table basse et c'est presque avec le sourire que j'entame ma digestion allongé sur le canapé avec Boub sur mon ventre et mon verre de vin à portée de main. Je sais que je ne devrais pas abuser de l'alcool, mais j'avais en quelque sorte quelque chose à fêter ce soir. La bouteille est déjà au trois quart vide et je commence à somnoler devant devant la télé quand m'on chat plante férocement ses griffes dans mon ventre à travers mon tee-shirt. Mon premier réflexe est de le faire descendre assez brutalement. Je lui râle dessus avant de réagir que c'était la sonnette qui lui avait provoqué cette réaction. Je regarde l'heure sur la box à côté de la télé, il était plus de minuit, qui pouvait bien venir à cette heure tardive. Sans doute une urgence, mais souvent les gens appelaient avant de se déplacer, et en plus je n'étais pas à 100 %. Je descends quand même et reste un moment interdit quand j'allume le néon. Je dois me passer la main sur le visage pour être sur que je ne rêve pas, et non, c'est bien Ethan qui est en train de sonner à ma porte. Il ne m'a pas encore vu et j'hésite un moment mais de toute façon j'avais allumé donc il savait que j'étais là. Je prends les clés et finit par lui ouvrir, il est tout gêné

- Salut, désolé si je te dérange… Ma voiture est coincée dans la neige… et euuuh… je… en fait, je… t’es le seul que je connais dans le coin, j’peux dormir chez toi ?

Effectivement, en jetant un œil derrière lui, je constate qu'il avait neigé énormément, l'épaisse couche atteignait presque les vitres des voitures. Je reviens sur son visage et je sens ma colère monter d'un coup. Pourquoi le destin jouait-il toujours comme ça avec moi hein ? Qu'est-ce que j'avais fait de mal dans ma vie pour qu'il s'acharne ainsi sur moi. Juste quand je décide de tirer un trait définitif sur lui le voilà de nouveau à ma porte. Je m'apprêtais justement à la lui refermer au nez quand il ajoute un petit s'il te plait et je comprends alors que jamais je ne pourrais lui dire non quand il me ferait cette tête là. A regret je me recule pour le laisser entrer. Ils s'essuie les pieds pendant que je referme la porte et je constate que son pantalon est trempé jusqu'au dessus du genou à force avoir marché dans la neige et qu'il ne peut s'empêcher de grelotter. Je range les clés dans le tiroir et me dirige vers l'escalier pensant qu'il allait me suivre mais il reste planté sur le tapis. Qu'est-ce qui lui arrivait encore ?

- Libre à toi de rester là si tu veux attraper la crève !

J'ai un geste d'agacement en continuant de monter les marches, après tout il connaît la maison, et si je n'allais pas le laisser dehors par ce froid, je n'allais sûrement pas non plus lui faire de courbettes.


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Mar 25 Nov - 15:19


 

 
« 2 A.M. »
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  Bien conscient que j’en demandais beaucoup à Olivier, sur ce coup là et après tout ce qu’il s’était passé entre nous, je ne savais pas s’il allait accepter que je dorme ici ou non. Il n’allait quand même pas me laisser crever de froid sous la neige, si ? C’était un mec bien au fond, alors il allait forcément me laisser entrer. Sa conscience lui crierait de ne pas me laisser dehors, j’en étais sûr. Ce n’était pas pour rien que j’étais venu ici, sonner à sa porte. Je savais que tout irait bien et que j’aurais un toit pour passer la nuit. Son regard mauvais me jaugea de haut en bas, avant qu’il ne recule pour me laisser entrer. Tant bien que mal, je réussis à ne pas montrer de signe de victoire et je m’avançai dans l’entrée du cabinet. En passant derrière moi, il referma la porte, alors que je regardais autour de moi en m’essuyant les pieds. Je sentais déjà mon corps grelotter à cause du changement de température. Il faisait bien chaud ici, comparé à l’extérieur, et je me rendis alors compte que plus aucun de mes membres n’avait une température élevée. J’étais glacé, et il me faudrait un temps avant de me réchauffer. Je ne dirais pas non à une place à côté du four, du chauffage ou de la cheminée.

« Libre à toi de rester là si tu veux attraper la crève ! »

Arraché à ma contemplation, je regardai Olivier pour voir qu’il avait déjà commencé à monter les marches qui menaient jusqu’à son loft. Je ne me fis pas prier pour le suivre, mais j’avais le pantalon et les chaussures trempés, il n’allait peut-être pas apprécier que je mouille tout le sol et les escaliers. Et je n’avais aucune envie de me dessaper devant lui. Pour quoi faire ? Pour qu’il profite de la vue ? Je savais que j’avais eu des pensées différentes de d’habitude, ces derniers temps, mais quand même, je n’en étais pas à ce point-là. Néanmoins, je le suivis jusqu’à l’étage et restai dans l’entrée en attendant qu’il me dise quoi faire. J’observai une nouvelle fois l’endroit. Rien n’avait changé depuis ma dernière entrée ici, hormis que tout semblait différent une fois la nuit tombée. Une odeur de nourriture flottait dans l’air, et le lieu était plongé dans une semi-pénombre que seule la télé réussissait à bien éclairer. Je sursautai en sentant quelque chose me frôler les jambes, et en baissant les yeux, je me retrouvais nez-à-nez avec le chat d’Olivier. Je m’abaissai à sa hauteur pour le caresser un peu, peut-être que le fait de toucher un chat me détendrait un minimum. Les chats avaient souvent le talent de nous calmer, nous les hommes.

« Je suis vraiment désolé de passer comme ça, sans prévenir. Je me suis fait piéger par la neige. Quand je suis rentré dans le bar, il n’y en avait pas tant. »

Je continuais de caresser le chat entre les deux oreilles tant que celui-ci en redemandait, en entendant Olivier s’affairer dans sa cuisine. Il devait préparer du thé, ou du café, ou une boisson chaude, et s’il m’en faisait une, je pense que je pourrais le bénir pour ça. J’en avais bien besoin. Dès que le chat s’enfuit pour de bon, je restai accroupi pour enlever mes chaussures détrempées et les déposer non loin de la porte d’entrée, en espérant qu’elles sèchent un peu. J’étais déjà un peu plus libre de mes mouvements et j’allais peut-être pouvoir avancer dans l’appartement. Je décidai donc de remonter le bas de mon pantalon pour ne pas tout tremper et j’avançai pour le rejoindre dans la cuisine. Il était dos à moi, ne m’accorda pas un regard et continua de faire ce qu’il avait commencé.

« Merci de m’avoir laissé rentrer. J’ai pas été cool avec toi la dernière fois. »

Sortir des semi excuses à ce moment précis, je ne savais pas si c’était une excellente idée, mais en tout cas, c’était le moment le plus approprié, selon moi. Je ne voyais pas quand le faire autrement, et je voulais détendre un peu l’atmosphère. J’avais bien senti la tension qui régnait entre nous, et comme j’avais un peu d’alcool dans le sang, je me sentais presque pousser des ailes. Surtout, je parlais beaucoup plus que d’habitude. J’étais prêt à faire des exceptions à mes habitudes, à mes règles. On verra bien où ça nous mènerait …
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Il parait que la blanche colombe a trois cent tonnes de plomb dans l'aile ; il parait qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelles ; la belle au bois dormant a rompu les négociations, unilatéralement le prince entame les protestations.
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Olivier Simon Metcalfe


DISCUSSIONS : 359
MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Ven 28 Nov - 16:51



2 A.M.


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Ethan se décide quand même à monter mais il reste devant la porte après l'avoir refermée, il attendait sans doute que je l'invite à entrer plus loin mais je n'avais pas envie de lui adresser la parole, ni même de le regarder. Je vais directement dans la cuisine et remplis la bouilloire d'eau pour refaire du thé, s'il préfère le café tant pis pour lui

-  Je suis vraiment désolé de passer comme ça, sans prévenir. Je me suis fait piéger par la neige. Quand je suis rentré dans le bar, il n’y en avait pas tant

C'est bien ce que je pensais, il avait été beaucoup moins con que moi et n'avait pas attendu pour reprendre ses habitudes. Je me retiens ni extremis de lui demander si la fille qu'il avait levée dans ce bar ne pouvait pas l'héberger elle plutôt que moi, mais j'ai peur que mes mots ne dépassent ma pensée et qu'il ne devienne violent, quoique là il était plutôt dans ses petits souliers. Je ne l'entends plus alors je me retourne rapidement pour voir ce qu'il fout et je peste contre mon chat qui se laisse caresser, même lui il réussissait à l'amadouer. Passablement énervé, je pose un peu plus brutalement qu'il ne le faudrait la bouilloire sur la plaque chauffante et sursaute quand je me rends compte qu'il s'est avancé jusque dans la cuisine

-  Merci de m’avoir laissé rentrer. J’ai pas été cool avec toi la dernière fois.

Pas cool !? Il avait failli me d'émettre l'épaule et pour lui c'était juste pas cool ? Tout ça parce que monsieur ne voulait pas entendre ce que je lui disais alors que c'était lui qui se posait des questions et que je voulais l'aider comme je pouvais ! Enfin bref, je préfère rester sur son merci, et puis ça ressemblait un peu à des excuses non ? J'ai un petit sourire de satisfaction en pensant que c'était la seconde fois qu'il s'excusait auprès de moi alors que cela n'avait pas l'air d'être dans ses habitudes de le faire, et puis je le trouvais bien bavard aussi. Enfin, vu que moi je ne lui répondais pas, il fallait bien qu'il meuble aussi. Je sors la boîte de thés du placard ainsi qu'un mug et allait le planter là, après tout c'était un grand garçon, il devait bien savoir se préparer un thé tout seul, mais quand je me retourne il a la même tête que tout à l'heure et je sens que ma détermination à être exécrable avec lui commence à fondre. Sans doute encore frigorifié il n'avait pas enlevé son blouson, mais par contre ses chaussures et ses chaussettes oui, et ce con se retrouvait à pieds nus sur le carrelage de la cuisine, ce n'était pas comme ça qu'il allait se réchauffer ! Il n'avait pas du mettre de bonnet ou de capuche non plus, ses cheveux était trempés et il recommençait à grelotter, c'est tout juste si je n'entendais pas ses dents s'entrechoquer. Il n'allait jamais sécher, même en poussant le chauffage à fond. Mon esprit tordu me souffle qu'il y aurait bien un moyen de le réchauffer rapidement, mais je chasse cette pensée en soupirant très fort, me rabattant sur une façon bien plus classique

- Tu ne fais jamais les choses à moitié toi ! Je crois qu'une douche est la meilleure solution pour te réchauffer

Je ne m'arrête pas sur son air étonné et le jauge de bas en haut

- Les blouses de Sam devraient t'aller. Je vais aller en chercher une en bas. Il y a des serviettes propres dans l'armoire près du sèche-serviettes et tu peux le mettre à fond pour qu'elles soient bien chaudes

J'allais descendre chercher une tenue mais il reste planté au milieu de la cuisine, il savait pourtant ou était la salle de bain. Je comprends d'un coup pourquoi il ne bouge pas, il avait peur que je le reluque à poil ou quoi ? Bon c'est vrai qu'avec le rentre dedans que je lui avais fait à notre première rencontre, et les sentiments que je lui avais avoué à la seconde, il avait de quoi se poser des questions, mais c'était fini tout ça, c'était fini depuis ce soir en fait

- Et je ne vais pas te demander de ramasser la savonnette, ne t'inquiète pas. Je laisserai les vêtements sur le lit

Il a un sourire forcé à ma blague qui n'est pas drôle du tout en fait, surtout avec le ton que j'ai employé, et du coup il enlève son blouson. Je descends à la clinique chercher un pantalon et une blouse de Sam, et avant de remonter, je vais chercher quelques bûches dans le garage, si la douche n'est pas suffisante, un bon feu de bois devrait faire l'affaire. Quand je remonte Ethan n'est plus là et j'entends l'eau couler dans la douche, il s'était enfin décidé. Je vais poser les vêtements sur le lit et referme soigneusement la cloison qui sépare ma chambre du salon, s'il ne restait ne serait-ce qu'une minuscule ouverture il serait capable de s'imaginer des choses.
Le feu est maintenant bien parti et je me suis réinstallé tranquille dans le canapé. Je bois une gorgée de vin tout en me demandant si j'allais réussir à refouler ces sentiments qui commençaient doucement à remonter à la surface. Je pouvais avoir une volonté de fer mais là il s'agissait d'Ethan ...  Il ne fallait pas que je me laisse attendrir à nouveau comme tout à l'heure, et le meilleur moyen d'éviter ça était le voir le moins possible. Je finis mon verre et le débarrasse, ainsi que la bouteille presque vide, puis je pousse le canapé de façon à le mettre face à la cheminée afin qu'Ethan soit plus au chaud pour dormir. Quand il sortira, je prendrais juste un thé avec lui pour dire d'être un minimum poli, puis j'irai me coucher tout de suite ... Oui c'était la meilleure solution !

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J. Ethan Hanit


DISCUSSIONS : 283
CREDIT : casielsilencio // silver lungs
MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Lun 1 Déc - 15:28


 

 
« 2 A.M. »
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 Olivier ne s’était toujours pas retourné vers moi, et je commençais à croire qu’il allait me faire un thé et me laisser me débrouiller tout seul. Je ne demandais pas mieux, mais il pouvait quand même me parler, non ? Je n’étais pas un monstre, même si je devais avouer que je m’étais mal comporté avec lui. Je venais pratiquement de lui faire des excuses, cependant, et il pouvait au moins avoir un geste envers moi, non ? C’était trop lui demander ? Peut-être que oui, finalement, parce que je lui avais mené la vie dure. J’avais été carrément violent avec lui, et je me souvins que j’aurais presque pu lui déboîter l’épaule, si j’avais tiré un peu plus fort. Je le regrettais désormais, parce qu’il ne méritait pas cela. Il ne faisait que me donner un job, par deux fois, et maintenant, je me permettais de venir lui demander une faveur. Il aurait pu refuser. Il aurait dû refuser, et pourtant, sa gentillesse lui faisait défaut une fois de plus. Je décidai cependant d’arrêter de parler, puisqu’il ne me répondait pas, et je me contentai de l’observer, de le regarder faire ses va-et-vient entre les tasses, les placards et la bouilloire. Je ne savais pas si je devais l’aider ou simplement attendre qu’il me parle, ou qu’il me regarde simplement déjà. C’était pas gagné avec lui… et pourtant, je savais qu’en réalité, je me comportais de la même façon que lui, et que ce n’était qu’un juste retour du bâton.
Lorsqu’il me regarda enfin, en se retournant carrément vers moi, je le vis me détailler de haut en bas. Il semblait exaspéré, et je ne savais pas si c’était dû à ma présence ou simplement au fait que je foutais de l’eau partout, puisque j’étais encore trempé et dégoulinant de neige fondu. Je ne m’attendais pas spécialement ce qu’il me déclare que je ne faisais pas les choses à moitié. Je ne savais pas vraiment ce qu’il entendait par là, en réalité. Etait-ce un reproche ? Il semblait plutôt amusé de sa remarque, alors ce n’était peut-être qu’une plaisanterie, et je décidai de fait de le prendre de cette façon, pour ne pas qu’on ait à s’entretuer dans la nuit.

« Les blouses de Sam devraient t'aller. Je vais aller en chercher une en bas. Il y a des serviettes propres dans l'armoire près du sèche-serviettes et tu peux le mettre à fond pour qu'elles soient bien chaudes »

Etonné qu’il le prenne aussi bien et qu’il ne me fasse pas vraiment de commentaires, je restai interdit pendant quelques instants, en le regardant s’affairer pour moi. Il allait même me prêter des trucs pour que je me change quoi. C’était incroyable ! Vraiment, je ne pensais pas qu’il serait aussi gentil, mais je me rendais compte que c’était dans sa nature, et que l’expression « chasser le naturel il revient au galop » ne pouvait être plus véritable. Il faudrait que je prenne le temps d’être aimable avec lui, de ne pas l’envoyer bouler, pas cette fois.

« Et je ne vais pas te demander de ramasser la savonnette, ne t'inquiète pas. Je laisserai les vêtements sur le lit »

Je n’osais pas lui répliquer quoi que ce soit, alors que les mots me brûlaient les lèvres. J’avais envie de lui dire qu’il faudrait déjà qu’il m’attrape, pour ça, mais son ton ne laissait rien présager de bon, et je préférais ne pas le provoquer. Il serait capable de revenir sur sa décision. Et je comprenais bien qu’il disait ça pour m’embêter un peu, par pure plaisanterie. Il fallait que j’y mette du mien aussi. Alors, je lui fis un sourire, même si je n’avais pas spécialement envie de sourire ou de rire. Je le remerciai à demi-mots avant qu’il ne quitte son loft pour rejoindre la clinique juste en-dessous, et me prendre des vêtements à ma taille. Je décidai de ne pas l’attendre, ça ne servait à rien. En me rappelant aisément du chemin jusqu’à la salle de bains, je fus sous la douche brûlante en quelques secondes à peine, après m’être débarrassée de mes vêtements détrempés. L’eau chaude me faisait un bien fou et j’aurais pu y rester des heures. Bien sûr ce n’était pas possible. Oli aurait tôt fait de me jeter dehors si je restais là-dedans. Surtout que sa chambre était juste à côté, et j’imaginais qu’il voulait dormir.
Ainsi, au bout d’un quart d’heure de douche, je sortis de la cabine et m’enroulai dans une serviette, elle aussi brûlante. Je ne tremblais plus, je n’avais même plus froid et je ne mis pas longtemps à récupérer les vêtements qu’Olivier avait pris pour moi. Ils étaient un peu grands, mais je n’allais pas me plaindre, au moins, j’étais couvert. Je sortis de la partie salle de bains – chambre quelques minutes plus tard et je retrouvai Olivier dans son salon. Il avait carrément fait un feu de cheminée. Le con, il allait me faire culpabiliser ! Je ne pensais pas qu’il serait aux petits soins avec moi et quelque chose me disait que lui-même ne pensait pas être gentil à ce point-là. Je ne le méritais pas, mais soit, j’allais apprécier la chaleur d’un feu de bois.  Je toussotai pour me manifester auprès de lui, alors qu’il semblait plongé dans ses pensées.

« Merci pour la douche… et pour ça, le feu. »

J’avais l’impression d’être ridicule face à lui, parce qu’il ne décrochait toujours pas un mot, sauf quand il en était obligé, et du coup, je parlais tout seul et je détestais ça. Je n’étais pas du genre grand bavard, il avait dû le remarquer, et il se comportait avec moi comme je me comportais avec lui. J’eus honte de moi, pendant une seconde, et je dus me rappeler que ce n’était pas de ma faute, que je ne l’appréciais pas des masses et qu’en plus, il m’avait dragué. Je n’allais pas lui donner des excuses maintenant, non ?! Mais le problème, c’est que du coup, le silence qui régnait était un peu trop lourd pour moi, malgré tout. C’était comme si on n’avait rien à se dire, alors qu’on avait sûrement plein de choses à raconter, l’un comme l’autre. Je n’allais quand même pas embrayer sur la neige ??! Je n’allais pas parler de météo avec lui, ce n’était pas le genre de conversation stérile qu’on devrait avoir ! Il n’avait qu’à parler, moi je n’allais rien faire.
Je m’installai devant la cheminée, debout, et je pris la chaleur que je pouvais récupérer du mieux que je pouvais, en ne cessant pas une seule seconde le fixer. Il n’allait pas s’en tirer comme ça. Il voulait rester silencieux et ne pas me remarquer, alors soit. J’allais faire pareil, et on verrait bien lequel de nous deux lâcherait l’affaire le premier…
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Mar 2 Déc - 21:17



2 A.M.


with Ethan


Confortablement installé dans mon canapé j'avais tout le loisir de penser à ce que je devais faire avec Ethan. Enfin quand je dis faire je veux dire dans mon comportement envers lui. Soit je m'en tenais à ma première idée d'être le plus froid possible avec lui, même si j'avais déjà montré des signes de faiblesses en lui offrant l'hospitalité comme je l'avais fait, soit je me montrais un peu plus aimable, mais n'était-ce pas prendre le risque de retomber sous son charme ?
Je devais faire un choix, la douche avait cesser de couler depuis un moment déjà et il n'allait plus tarder à arriver. Je me laissais hypnotiser par les flammes dansant dans la cheminée, bien incapable de prendre une décision, quand un toussotement me sort de mes pensées

- Merci pour la douche... et pour ça, le feu.

Ethan se tenait près de l'accoudoir. Je ne sais pas depuis combien de temps il m'observait et ça me perturbe encore un peu plus, je me sentais en quelque sorte "étudié". Est-ce qu'il analysait et contrôlait la moindre de ses réactions comme j'essayais de le faire moi-même ? Je n'arrivais pas à me décider à lui adresser la parole, surtout que maintenant il était la tout près et que je sentais revenir au galop toutes les émotions et les sentiments que j'avais ressenties à son contact. Et c'était extrêmement difficile à gérer.
Je le suis des yeux quand il s'avance vers la cheminée, luttant à chaque seconde pour ne pas le regarder comme j'aimerais le voir. Il se retourne et reste devant le feu, et si pour l'instant je fixe ses pieds nus en pensant que je devrais lui donner des chaussettes, je sens son regard insistant sur moi, mais il n'avait pas l'air décidé à parler non plus

- Tu veux un thé ?

Le silence qui s'était installé entre nous était devenu pesant et je m'étais senti obligé de parler, et puis je n'avais quand même pas tout préparé pour rien, mais pour ce faire j'avais du relever les yeux vers lui. Il avait toujours son regard fixé sur moi et je décèle dans ses yeux une lueur d'amusement, il avait donc pris ça comme un jeu ? Légèrement énervé, je me lève pour aller chercher le tout dans la cuisine et pose le plateau sur le table basse. Au lieu de s'asseoir à côté de moi sur le canapé il se pose en tailleur en face de moi de l'autre côté de la table, la blague de la savonnette ne lui avait pas suffit on dirait, ou alors il ne l'avait pas comprise.
Je suis déçu qu'il considère que je soit toujours potentiellement dangereux pour lui, si j'avais voulu j'aurais pu le harceler au téléphone, désespéré j'aurais même pu avoir recours à Ella pour trouver son adresse, alors pourquoi ? Il n'avait donc pas encore compris qu'il n'avait rien à craindre ? Malgré que j'ai parlé le premier il n'est pas plus loquace et boit son thé en silence. Finalement c'est peut-être mieux ainsi, au moins nous étions sûrs que la conversation ne dévierait pas sur un sujet délicat, enfin le sujet délicat ... J'ai un petit sourire en coin en m'imaginant sa tête si je lui demandais comment allaient ses amours, il s'étranglerait sans doute avec sa boisson et je ne voulais pas avoir sa mort sur la conscience, mais cela pourrait être drôle. Je pianote sur ma tasse avec mes doigts, j'aimerais bien savoir quand même

- Alors ? Toujours pas amoureux ?

Évidemment la curiosité avait été la plus forte et je n'ai pas pu m'empêcher d'ouvrir ma bouche, et je vois tout de suite que je l'ai mis mal à l'aise. Ce n'était pas du tout dans mes habitudes de me comporter ainsi avec mes "hôtes", tout le monde s'accordait à dire que j'étais un mec courtois et sachant recevoir, mais avec lui c'était différent, il voulait jouer, nous allions jouer alors ! Une fois la surprise passée, un éclair de colère passe dans son regard mais je garde quand même mon petit sourire ironique

- Je suppose que si tu traines encore dans les bars à cette heure ci c'est que tu n'as pas trouvé chaussure à ton pied

Il se met debout à une vitesse stupéfiante et son regard vire au noir, et maintenant qu'il me surplombe je commence un peu à baliser. Machinalement ma main vient masser mon épaule, mais je soutiens quand même son regard, il ne me ferait rien cette fois, je le sentais, il rageait mais quelque chose avait changé depuis la dernière fois. Malgré une certaine peur, je ne peux m'empêcher de me demander si je ne l'avais pas provoqué sciemment, le voir dans cet état me rappelait sa colère juste avant qu'on ne s'embrasse ... Mon expression avait du changer parce que maintenant c'est lui qui sourit, et pas gentiment, il avait du retrouver son sens de la répartie et je sens que je vais m'en prendre plein la tronche. Mais non, il reste sur un sourire énigmatique tout en rassemblant nos tasses pour les remettre sur le plateau, puis il va le reporter dans la cuisine. Un peu déboussolé je le regarde faire sans rien dire, attendant qu'il revienne, mais il reste devant l'évier à regarder la neige tomber à travers la vitre. Non mais je ne l'avais quand même vexé à ce point là !? Ce mec était insensible de toute façon !

- Ethan, ça va ? ... Je ne voulais pas ...

Mais qu'est-ce que je fais là ? Je ne vais quand même pas m'excuser ! Pourquoi je n'arrivais pas à être détestable avec lui ? Quand il était arrivé j'aurais pu juste lui montrer le canapé et lui donner une couverture et basta ! Mais non, maintenant que j'avais montré quelques faiblesses il allait en profiter c'est sur ! Cela ne pouvait être qu'une ruse de sa part pour mieux me manipuler et se foutre de ma gueule après ...


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Jeu 4 Déc - 0:51


 

 
« 2 A.M. »
with Oli & Ethan
1
 Nos regards se cherchaient autant qu’ils se fuyaient et je me demandais lequel de nous deux parlerait en premier. Il était clair que j’étais têtu, et que si je voulais obtenir quelque chose, je m’accrochais jusqu’à ce que je l’ai. Alors si je décidais de ne pas parler, il était clair que ça allait fonctionner et que j’allais gagner à ce petit jeu. Oli ne pouvait rien contre moi, j’étais le plus fort. J’avais de la volonté, j’avais également de l’entraînement. Chez les militaires, on vous apprend à rester en position pendant des heures, et même si je n’étais que mécanicien, je savais comment faire et j’avais eu le même entraînement que tout le monde. Je pouvais faire ce que je voulais, quand je le voulais, sans broncher. Alors rester des heures à le fixer, ce n’était pas un problème pour moi, vraiment pas. D’ailleurs, j’aurais pu avoir un truc à regarder moins sympathique. Il fallait dire qu’il n’était pas ignoble non plus, Oli … Attendez… depuis quand je l’appelais Oli ?! Et depuis quand je le trouvais « pas mal » ou juste « pas ignoble » ? C’était ridicule, ce n’était jamais arrivé avant ! L’alcool me faisait encore tourner la tête, très certainement.

« Tu veux un thé ? »

J’étais tellement surpris par mes propres pensées que je faillis crier comme une fillette quand il me parla et que j’eus peur, surpris par cette initiative. Du thé, est-ce que je voulais du thé ? Je préférais le café, mais à cette heure-ci, et vu le temps qu’il faisait, je n’allais pas m’essayer à le contrarier. Ce n’était pas une bonne idée, je ne voulais pas finir le cul dans la neige. Je voulais encore vivre un peu. Alors du thé, ce serait ! Néanmoins, mon temps de réflexion lui parut trop long, et c’est avec une légère surprise, encore, que je le vis se lever rageusement et filer dans sa cuisine. J’eus un sourire. Pourquoi se comportait-il comme ça ? Il ne faisait que m’envoyer chier depuis que j’étais arrivé, et il semblait presque en colère contre lui-même ? A moins que ce n’eusse été contre moi, sans que je ne m’en rende compte, et c’eut été bien possible. Néanmoins, je ne me risquais pas à lui demander ce qu’il se passait et j’attendis bien sagement qu’il ne revienne dans la pièce avec le thé et dès qu’il revint, je m’installai face à lui, à même le sol, le feu de cheminée dans le dos, trop content de pouvoir garder mes distances grâce à cela. Le silence dura quelques instants de plus, avant qu’il ne le rompe une nouvelle fois, pendant que je buvais doucement mon thé bouillant, qui me brûla la gorge autant qu’il me fit du bien. J’avais l’impression que même mon œsophage était glacé.

« Alors ? Toujours pas amoureux ? »

Quoi ? C’était quoi cette question encore ?! Il n’allait quand même pas recommencer son manège, là ! Je n’avais pas oublié la dernière fois, ce qu’il m’avait dit, quant au fait que je n’aurais qu’à aller me jeter dans les bras d’Ella pour faire passer la pilule ! J’avais détesté qu’il me dise une chose pareille et il était en train de recommencer à me parler de ce sujet si délicat pour moi. Je ne voulais pas m’attacher, je ne voulais pas fonder de famille, je ne voulais donc pas avoir de copine. C’était si compliqué à comprendre ? Pour lui, oui, sûrement. Je ne voulais pas de tout cela, parce que j’étais persuadé que je ne saurais pas faire mieux que mon père. Que j’allais tout abandonner un jour ou l’autre, quand mes enfants auraient le plus besoin de moi. Et je refusais d’être un salaud comme ça. Oli ne pouvait pas le savoir, il ne connaissait rien de moi. S’il le savait, il ne me parlerait sûrement pas de cela de cette façon. J’étais furieux qu’il puisse me parler encore de ce sujet !

« Je suppose que si tu traines encore dans les bars à cette heure ci c'est que tu n'as pas trouvé chaussure à ton pied »

Mais il en rajoutait une couche en plus, le con. Il ne comprenait donc pas, que je ne cherchais pas chaussure à mon pied, comme il disait. Il devait aussi bien le savoir que moi non ? Ce n’était pas compliqué à comprendre, et j’étais sûr qu’il était pareil que moi. Qu’il couchait à droite à gauche, sans faire attention à qui il avait dans son lit. Je n’étais pas dupe. Je savais comment il était, je l’avais compris bien avant qu’il ne puisse cerner un dixième de ma personnalité. Il n’allait pas s’en sortir comme ça. Je m’étais levé, sans même le remarquer, et je me trouvais au-dessus d’Oli. Je savais qu’il avait peur de moi, quand je faisais ça. Il n’y avait qu’à voir comment il se touchait l’épaule, comme s’il sentait encore la douleur que j’avais pu provoquer dans cette dernière. Au lieu de m’énerver sur lui comme je l’aurais fait auparavant, je respirai aussi profondément que possible sans trop le montrer. Il était temps que je fasse preuve de self-control. Vraiment. Si je ne me calmais pas, j’allais faire quelque chose que je regretterais… et que lui adorerait ! Quand je relevai les yeux vers lui, je pus lui faire un sourire. Petit, certes, mais un sourire. Quant à lui, il semblait soucieux, inquiet. Il s’en voulait et je jubilais qu’il puisse s’en vouloir. Décidant que la tea party avait bien assez duré entre nous, je récupérai nos deux tasses, les posai sur le plateau qu’il avait amené en même temps, et filai dans la cuisine, en espérant qu’il ne me suive pas ; je n’étais pas tout à fait calme. Néanmoins, je l’entendis entrer dans la pièce quelques instants plus tard, quand il comprit que je n’allais pas revenir vers lui. Je voulais le faire culpabiliser un peu plus encore. Je fixai la neige, à travers la fenêtre, réfléchissant à mon père qui était parti. Oli, en me posant ces questions, avait fait renaître en moi la rage que j’avais eue quand j’avais compris que jamais mon père ne reviendrait dans notre famille. A travers la neige qui tombait, je ne savais pas ce que j’espérais apercevoir. Est-ce que je croyais que j’allais voir mon père soudainement reparaître ? Non, certainement pas. Il avait dû fuir le plus loin possible de Toronto, pour ne plus jamais nous revoir.

« Ethan, ça va ? ... Je ne voulais pas ... »

Je me retournai vers lui, perdu dans mes pensées, ne sachant pas vraiment quoi dire. J’avais envie de m’énerver sur lui, de lui crier dessus et de l’envoyer paître comme jamais. J’avais envie de le tuer, parce qu’il était vraiment insupportable. Mais ce n’était pas lui que je voulais frapper le plus, à ce moment précis. C’était mon père. Et Oli ne devait pas subir la colère que j’avais en moi, une colère sourde contre un homme qui ne comptait même plus et qui ne devrait même plus me mettre dans un état pareil. Pourquoi étais-je comme ça ? Pourquoi ce soir ? Pourquoi ce qu’Oli m’avait dit me faisait penser à mon paternel, alors que je n’y pensais habituellement jamais ?! Quoi qu’il en soit, il avait l’air de vouloir s’excuser pour une chose qu’il ne devait même pas comprendre et du coup… ça me perturbait au point que j’allais faire des conneries. Qui me coûteraient cher. Et la première qui vint, ce fut la dernière à laquelle je pouvais penser habituellement.

A l’image de l’homme qui décide de prendre le taureau par les cornes, je pris Oli par le bras et l’embrassai. C’était une envie irrépressible, quelque chose même que je ne savais pas contrôler, que je ne pouvais pas contrôler, qui venait de nulle part et de partout à la fois. C’était une colère et un caprice à la fois. Une tristesse immense me prit quand j’en vins à me dire que j’étais dans la merde, désormais. Face à moi, Oli ne réagit même pas et je me doutais qu’il était trop surpris pour même réfléchir à tout cela. Et moi, je me trouvais con d’avoir fait ça. Il allait me demander pourquoi et je lui répondrais que je n’en savais rien. Au final, il allait partir se coucher et moi également. Nous n’en reparlerions probablement jamais… et en soit, c’était bien mieux comme ça, pour sûr… Cependant pour l’instant, j’étais en train de lui rouler la galoche de sa vie… et ce n’était pas l’alcool que j’avais ingurgité plus tôt dans la soirée qui me faisait cet effet-là. C’était le mélange entre ma colère, ma tristesse, mon amertume, l’envie de me venger de mon père et en même temps cette envie que j’avais de rendre la monnaie de sa pièce à Oli, pour avoir été un espèce de connard avec moi… Je savais toutefois à l’avance que ce n’était pas une si bonne idée que ça, cette fois.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Jeu 4 Déc - 22:17



2 A.M.


with Ethan


J'avais interrompu ma phrase en plein milieu, bien décidé maintenant à ne pas m'excuser auprès de lui, il avait bien plus de chose à se reprocher que moi après tout. Et puis la dernière fois même s'excuser n'avait pas empêcher que nous nous quittions d'une manière quand même assez brutale. Je m'apprêtais à quand même lui souhaiter bonne nuit et à tourner les talons quand soudain il se retourne et je retrouve cette même colère dans son regard, c'était même maintenant carrément de la haine, son visage se déformait, reflétant le sentiment qui l'habitait et là j'ai vraiment peur. Je voulais amorcer un petit pas en arrière pour me mettre hors de portée, même si je sais qu'il n'aurait aucun mal à me rattraper, et puis rien ne fermait à clés ici, ce n'était que des cloisons, ma seule option était de descendre à la clinique, mais son regard me fige. Je réfléchis à toute vitesse, parler pourrais être une bonne solution, je me serais mis à genou s'il avait fallu, mais je n'en ai pas le temps. Je ferme les yeux quand je sens qu'il m'attrape le bras et me prépare mentalement à recevoir la baigne de ma vie, mais c'est un tout autre contact que m'offre Ethan. Ses lèvres s'écrasent sur les miennes, me faisant presque mal et j'ai à peine le temps de comprendre ce qu'il est en train de faire qu'il force déjà ma bouche, je sens sa langue sur la mienne mais encore sous le coup de la peur, je n'en profite pas comme j'aurais aimé le faire. Mon corps lui par contre, réagit instantanément au contact d'Ethan qui s'était rapproché on ne peut plus près. Je sentais mes poils se hérisser, mon coeur qui battait déjà vitre d'être effrayé s'emballe et bientôt je manque d'air, mes poumons me brûlent, il fallait absolument que je le repousse, mais d'un autre côté je ne voulais pas ce ça s'arrête, jamais. Je ne me demandais même pas les raisons de ce baiser, ça se faisait, et surtout c'était lui qui pour une fois en était à l'origine. Je sais au fond de moi que ce n'est certainement pas par amour, que c'est la colère ou le désir de se venger qui le pousse à faire ça, mais j'en profite, même si après je sais que je vais le regretter. Je garde les yeux fermés, je ne voulais pas pouvoir lire dans les siens, je savais que je serais déçu parce que j'y trouverai, mais je me laisse quand même aller à glisser ma main derrière sa nuque pour lui répondre à mon tour, je n'aurais pas dû. Dès que mes doigts sont entrés en contact avec sa peau il s'est stoppé, se reculant d'un pas comme si la foudre était tombée entre nous deux, et c'est aussi des éclairs que je vois dans ses yeux, c'est tellement intense que je baisse les miens comme un petit garçon pris en faute alors que je n'avais rien fait. Nous restons comme ça face à face quelques secondes et encore une fois je me sens obligé de parler

- Ethan, je ... je ...

Je dois avoir l'air d'un imbécile avec mon air coupable à me passer la main dans les cheveux. J'aurais voulu lui dire tout ce que j'avais ressenti à travers ce baiser, lui redire tous les sentiments que je ressentais en espérant que cette fois il m'entende et s'interroge sur ce qui l'avait poussé à faire ça, mais rien ne veux sortir et je m'entends juste lui dire platement que je vais me coucher.
Je referme rapidement la cloison séparant ma chambre du salon et c'est encore tout tremblant que je me glisse sous ma couette après m'être rapidement déshabillé. Je voulais m'endormir rapidement, chasser cette soirée de mon esprit, l'oublier le plus vite possible. Demain quand je me lèverai il aura débarrassé le plancher et je n'y penserai plus, ce n'était pas possible qu'il reste après ce qu'il venait de faire, je me dis même qu'il va peut-être partir de suite en fixant le rai de lumière qui filtre sous la cloison. Je tends l'oreille et j'entends des bruits étouffés mais pas la porte se fermer quand la lumière s'éteint, il avait du décider de rester encore au chaud quelques heures.
Trouver le sommeil est difficile, je me tourne et me retourne dans mon lit, passant de temps en temps ma langue sur mes lèvres pour me rappeler le goût des siennes, je ne voulais pas me l'avouer mais ce baiser m'avait complètement mis à l'envers. J'ai tantôt chaud, tantôt froid comme si j'avais de la fièvre, mais pourquoi cela me mettait-il dans un tel état ? J'allais encore en avoir pour des semaines à m'en remettre.
Je finis par rallumer la lumière, de toute façon je n'arriverai pas à dormir en le sachant là tout près. Je me redresse un peu et mon regard croise celui de Pierre souriant sur la commode

- Tu dois avancer Oli ...

Je ferme les yeux et secoue la tête. Voilà que j'entendais des voix maintenant ! Je pose ma main sur mon front que je trouve brûlant, j'avais vraiment de la fièvre. Je me lève pour aller à la salle de bain chercher de quoi me soulager et j'ai l'impression que de son cadre Pierre ne me lâche pas du regard

- ... ne le laisse pas partir !

Non seulement il me parlait mais en plus il bougeait maintenant. Il avait froncé les sourcils comme il savait si bien le faire quand il voulait absolument que je fasse quelque chose. Je dois au moins être à 40 de fièvre pour faire des hallucinations. Je couche le cadre en passant et arrive finalement devant l'armoire de toilette. Je remplis un gobelet d'eau et quand j'ouvre l'armoire pour prendre un cachet, un préservatif tombe dans le lavabo, je le remets à sa place mais un second tombe à son tour, puis un troisième, je n'ai plus le temps de les remettre dans l'armoire qui maintenant vomissait des capotes à tout va à une vitesse folle ! Le lavabo débordait et en quelques secondes j'en ai jusqu'aux hanches, puis bientôt jusqu'au cou, je n'arriverai jamais à sortir de la pièce avant de me faire submerger, j'allais me noyer dans un océan de capotes ! Je sens mes cris se bloquer dans ma gorge, je suffoque tout en essayant désespérément de me hisser plus haut pour trouver de l'air quand je sens qu'on attrape mon poignet fermement mais c'est trop tard, je suis presque mort déjà. Finalement une fois la panique passée et les poumons remplis ce n'était pas si terrible, c'était comme si on flottait un moment dans le présent avant de partir un peu plus loin, mais comment peut-on partir tranquillement quand on vous secoue comme un prunier en vous criant dessus hein ?


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Ven 5 Déc - 15:49


 

 
« 2 A.M. »
with Oli & Ethan
1
 Mon cerveau était en train de fondre. Je ne comprenais pas pourquoi je faisais une chose pareille, alors que clairement, ça me dégoûtait, avant. Mais là, sans trop savoir pourquoi, j’avais voulu le faire, et ce n’était pas si désagréable que cela, en plus. C’était étrange, parce que je me disais que j’allais vouloir le relâcher immédiatement, mais en réalité, je ne pouvais plus m’arrêter de l’embrasser, comme si j’étais irrémédiablement attiré par lui, par son corps, par ses lèvres. C’était à la fois un sentiment très étrange et très fort, et je me disais que j’avais franchi la limite, que j’étais passé du côté obscur et que jamais nous ne pourrions nous voir de la même façon, désormais. Oli allait me juger, je jugerais Oli, et je ne savais même pas si nous pourrions éventuellement nous parler normalement de nouveau. Quoi qu’il en soit, nous nous embrassions comme jamais je n’avais embrassé quelqu’un, mais je fus comme brûlé, électrisé, quand Oli essaya de me rendre ma passion, en glissant une main derrière ma tête, sur ma nuque, ses doigts farfouillant mes cheveux. Non, ça, ce n’était pas possible. Il était hors de question que je le laisse faire ça, parce que je voulais prendre les devants et les garder, surtout. Aussi, je me détachai de lui aussi rapidement que je m’en étais approché, et il baissa les yeux, conscient qu’il avait fait une erreur, une connerie, pendant que je le fusillais du regard, sans trop comprendre ce qu’il se passait dans mon cerveau. Il bafouilla quelques mots, en se passant la main sur la tête, dans les cheveux et je l’écoutai sans broncher, impassible. Il finit par déclarer qu’il partait se coucher, et bizarrement, je me sentis aussi déçu que soulagé. Je ne voulais pas que l’on discute de ce qu’il s’était passé. Ca aurait été difficile pour moi de mettre des mots sur ce que j’avais fait. Alors c’était mieux ainsi, forcément. Néanmoins, j’étais déçu qu’il s’en aille aussi vite. Bien sûr, j’allais rester pour la nuit, je ne pouvais pas partir et je n’allais pas partir maintenant. Peut-être qu’on pourrait… voir comment ça se passait dans la matinée. A moins qu’il ne sorte pas de son côté chambre et que je sois obligé de battre en retraite. Si ça arrivait, alors je ne reviendrais plus jamais chez lui, et je ne le verrai plus. Plus jamais.

Dès qu’il fut parti, je partis m’asseoir sur son canapé, où j’allais passer la nuit, en fixant le feu qui commençait à mourir doucement. A mon image, il se calmait pour finalement se terminer, et moi j’allais bientôt être tout à fait calme. J’allais surtout pouvoir me demander ce qu’il m’était passé par la tête, ce que j’avais pu péter dans mon crâne pour en arriver à ce point de non-retour. C’était terrible pour moi. Je me pris la tête entre les mains, alors que le silence se faisait dans l’appartement. Il fallait que je dorme, le temps passerait plus vite et je pourrais m’en aller. Mais je savais également que j’allais être incapable de dormir. Je ne pouvais pas, pas après ça. Malgré tout, je m’allongeai quand même sur le canapé, les mains derrière la tête, dans l’espoir que le sommeil vienne me cueillir. Je n’y croyais pas trop, et encore moins au bout d’une demi-heure à me tourner et me retourner sur le sofa inconfortable. C’est alors que j’entendis des cris étouffés, des couinements provenant de la chambre d’Oli, qui m’inquiétèrent légèrement. S’il était en train de mourir dans son lit, j’allais en être tenu pour responsable, et il fallait donc que j’aille voir s’il allait bien. Je me relevai et avançai d’un pas ferme et décidé jusqu’à la cloison qui formait sa chambre, pour le voir s’agiter dans son lit, en plein rêve ou plutôt, en plein cauchemar. Je le regardai quelques instants, avant de m’approcher de lui pour le réveiller. Déjà il faisait du bruit et m’empêchait de me concentrer pour dormir, et en plus, je ne voulais pas qu’il se fasse mal. Je lui pris alors le bras dans un geste qui, je l’espérais, le réveillerait pour qu’il arrête son cinéma. Mais je vis rapidement qu’il ne se calmait pas et je commençais à le secouer, sans savoir exactement pourquoi il était ainsi, en l’appelant, pour qu’il revienne dans le monde des vivants. Il était temps que ça cesse.

« Oli, réveille-toi, putain. Tu cauchemardes là ! Réveille-toi ! »

A force de le secouer le plus fort et le plus vite possible, il finit par reprendre conscience et ouvrit les yeux vers moi, quand même. Il semblait tout surpris que je sois là, et il regarda rapidement autour de lui, effrayé sûrement par ce qu’il avait bien pu voir dans son cauchemar. Je ne savais pas si je devais repartir ou rester un peu. Par acquis de conscience, je restai, juste pour lui dire qu’il fallait qu’il se calme un peu.

« T’étais en train de hurler, t’es sûr que ça va ? »

La réponse était évidente, mais peut-être qu’il me surprendrait. Je me demandais bien s’il ne couvait pas un truc, une maladie, quelque chose du genre. C’était bizarre, parce qu’il était brûlant, il transpirait et il paraissait vraiment bizarre, genre malade. Peut-être qu’il avait besoin de quelque chose, et ce serait la moindre des politesses que de l’aider, s’il le voulait. Je me relevai et partis dans sa salle de bains pour lui ramener un verre d’eau, et le laisser reprendre ses esprits pendant ce temps-là. Il allait sûrement me dire de dégager, alors je ne m’attendais même pas à un merci, du coup… mais au moins, il allait arrêter de couiner comme une souris et m’empêcher de dormir !
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Sam 6 Déc - 20:19



2 A.M.


with Ethan


Je remonte enfin à la surface et reprend quelques goulées d'air pour remplir mes poumons, savourant cette délicieuse sensation de les sentir plein d'oxygène à nouveau, et pourtant il y a encore quelque chose de pas normal. Ma tête était lourde et elle avait du mal à suivre le mouvement de mon corps qui partait d'avant en arrière sans arrêter, j'avais l'impression d'être sur un bateau en pleine tempête, et ça mon estomac n'allait pas apprécier. Je referme les yeux sentant la nausée arriver

- Oli, réveille-toi, putain ...

Non justement, peut-être que rester au calme les yeux fermés va la faire passer, mais la personne qui crie à côté de moi n'a pas l'air d'accord

- ... Tu cauchemardes là ! Réveille-toi !

Un secousse un peu plus violente et surtout qu'on me crie dans les oreilles me tire de ma torpeur. Je mets quelques secondes à comprendre que j'avais fait un mauvais rêve et surtout ne réalise pas tout de suite que c'est Ethan qui me secouait pour me réveiller, mais qu'est-ce qu'il foutait dans ma chambre ? Au moins s'il me regarde bizarrement il n'hurle plus et me dit de me calmer

- T’étais en train de hurler, t’es sûr que ça va ?

Je n'en savais rien à vrai dire, j'avais encore du mal de me sortir de ce cauchemar, et pour tout dire je me sentais encore un peu vaseux. En plus, dès que je fermais les paupières, je me revoyais me noyer dans cette mer de capotes ... mais qu'est-ce qui m'avait pris de rêver d'un truc pareil, cela faisait des semaines de je n'avais pas vu un préservatif de près ... Je me sentais un peu honteux, surtout qu'Ethan me regardait toujours et semblait légèrement inquiet, j'avais du y aller fort. Déjà en tant normal je bougeais beaucoup en dormant, alors en plein cauchemar ça devait être Beyrouth. Je jette un oeil autour de moi et effectivement, un des oreillers a atterri au bout du lit et ma couette est à terre, pourtant j'en aurais bien besoin, j'avais pas mal transpiré et je commençais à me refroidir. Je profite qu'Ethan se lève et se dirige vers la salle de bain pour la récupérer et me couvrir, mais je n'ai pas le temps de me réchauffer avant qu'il ne revienne avec un verre d'eau. Je n'avais pas soif, mais docilement je m'assois et bois quelques gorgées pour ne pas le vexer

- Merci

Je repose le verre et remonte ma couette jusqu'au cou, m'attendant à ce qu'il parte, mais il reste planté à côté de mon lit et me regarde bizarrement. J'avais fantasmé plein de fois ce moment, mais j'avoue que là il me fait plus peur qu'autre chose, il n'allait quand même pas me sauter dessus ? Je n'aurais pas dit non bien sur, mais il me demande juste à nouveau si ça va avec un air soupçonneux. Malgré la couette je frissonnais, il était clair que je faisais vraiment de la température et c'est sans doute ce qui avait provoqué ce cauchemar, je n'étais normalement pas sujet aux mauvais rêves

- Oui oui ça va ... juste un mauvais rêve, c'est tout

En fait ça n'allait pas du tout, les frissons s'étaient transformés en tremblements et je suis obligé de cacher mes mains sous la couette pour qu'il ne le remarque pas. Alors que je n'avais pas soif il y a encore une minute j'avais maintenant la bouche sèche et je meurs d'envie de finir le verre posé juste à côté, mais je voulais qu'Ethan sorte, je ne voulais pas qu'il s'imagine que je lui jouais la comédie pour qu'il reste à mes côtés, déjà le cauchemar devait lui paraitre suspect

- Tu peux retourner te coucher

C'était dit un peu sèchement mais au moins ça le fait bouger. J'attends qu'il ait bien refermé la cloison pour passer ma main sur mon front, j'étais brûlant. Je finis le verre et retourne dans la salle de bain enroulé dans la couette. Je sais que je devrais me découvrir, mais j'ai vraiment trop froid. Je comprends mieux pourquoi Ethan avait insisté un dernière fois avant de sortir en me demandant si je me sentais bien quand je vois ma tête dans le miroir. Je suis aussi blanc que le lavabo et mes yeux ressemblent à ceux d'un lapin atteint de myxomatose. Je prends deux efferalgan dans l'armoire à pharmacie que je mets à dissoudre dans le verre et le thermomètre. 38°7. Plus le sang circule, plus l'effet des cachets sera rapide alors je m'oblige à faire les cent pas dans ma chambre après les avoir avalés. J'aurais pu penser à plein de choses en attendant qu'ils fassent effet, mais bien évidemment c'est le baiser d'Ethan qui vient me travailler l'esprit. J'essayais rétrospectivement d'analyser son geste, je ne comprenais pas, et surtout je ne comprenais pas pourquoi il s'était subitement braqué quand j'avais voulu lui rendre, c'était quand même lui qui était demandeur après tout ! Il fallait que j'en ai le coeur net.
J'ouvre doucement la cloison et m'avance jusqu'au canapé. Ethan était couché sur le côté, son visage faiblement éclairé par le feu mourant dans la cheminée, il semblait dormir, mais peut-être faisait-il semblant. J'y remets quelques buches pour ne pas qu'il s'éteigne complètement, espérant que cela va le réveiller mais non. Je décide alors d'attendre en m'asseyant en tailleur juste devant son visage avec toujours ma couette sur mes épaules. Je l'observe longuement laissant remonter peu à peu tous les sentiments que j'avais essayé d'enfouir. Pourquoi lui ? Je ne le connaissais pas, je ne savais rien de lui, mais mon coeur était certain lui de ce qu'il éprouvait pour cet inconnu, et naturellement je me penche jusqu'à sentir son souffle sur mes lèvres. Il avait du sentir ma présence, ou alors il ne dormait pas, mais avant qu'il ait pu dire quoi que se soit, mes lèvres étaient déjà sur les siennes. Comme lui tout à l'heure, je profite de l'effet de surprise pour passer une main derrière sa nuque et aller chercher sa langue. Je m'étais mis à genou pour me rapprocher encore plus, je ne lâchais plus sa bouche, espérant de tout mon coeur qu'il me rende ce baiser un peu fou, mais je sens juste qu'il pose sa main à plat sur mon torse. Je profite de cette dernière seconde où nos bouches sont scellées parce qu'il va me repousser, c'est sur, mais je pourrais toujours lui dire que c'est la fièvre qui m'a fait délirer, j'avais la bonne excuse d'être malade.

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Mar 9 Déc - 23:11



« 2 A.M. »
with Oli & Ethan
1
Un simple et vulgaire merci me parvint aux oreilles alors que je pensais qu’il allait presque me faire un long discours, en me disant qu’il était désolé pour cette scène, qu’il avait fait un cauchemar et qu’il ne voulait pas me déranger. Au lieu de quoi, j’eus ce rapide remerciement, qui me déçut plus qu’autre chose. J’étais persuadé qu’il parlerait, qu’il m’expliquerait. Je me trompais, visiblement, mais ce n’était peut-être pas si mal, parce que je ne voulais pas non plus l’écouter me parler de ses états d’âmes et autres sentiments. Qui savait où ça pouvait nous mener, s’il parlait ? Mieux valait qu’il ne dise rien, en effet, et que je reparte dans le salon pour dormir, comme c’était prévu. En plus, si on commençait à discuter, tous les deux, il allait vouloir évoquer notre baiser… et il en était clairement hors de question. Je ne savais pas pourquoi j’avais fait ça, et je ne voulais pas spécialement savoir. Ce que je savais, cependant, c’était que ça n’allait sûrement pas se reproduire. Je croisai les doigts à cette pensée, sans qu’il ne puisse me voir le faire. Lorsque je lui demandai une énième fois si tout allait bien de son côté, il m’indiqua clairement qu’il n’avait fait qu’un cauchemar, et implicitement que je ne devais pas m’inquiéter. Je n’allais pas m’inquiéter non plus, de toutes façons. Je voulais juste dormir et me barrer. Si j’avais pu le faire maintenant, je l’aurais fait. Mais je ne pouvais pas partir à cause de cette foutue neige. Et jamais je n’avais autant détesté la neige…

« Tu peux retourner te coucher »

Je ne me fis bien entendu pas prier pour sortir de la partie chambre. Je n’avais aucune envie de rester là, et en plus de me faire à moitié engueuler. Il avait une dent contre moi, c’était clair et net. Etait-ce parce que je l’avais embrassé ? Je n’en savais foutrement rien, mais il était clair que j’allais morfler, à chaque fois que je le verrai. D’où l’utilité de ne plus le voir du tout, une perspective qui m’enchantait. Au fond, je n’arrivais pas à comprendre ce qui m’avait poussé à l’embrasser, quelques temps auparavant. Etait-ce par provocation ? Par envie ? Par pulsion ? Je ne savais pas exactement ce qu’il s’était passé dans mon cerveau, mais j’avais carrément débloqué. Je n’aurais jamais dû faire ça, parce que j’allais le regretter infiniment plus tard, c’était sûr.
En m’allongeant de nouveau sur le canapé et en fixant le plafond, je continuais mes réflexions, ne sachant pas réellement où tout cela me menait. Il était clair que ce n’était pas par envie que je l’avais fait, et j’étais assez idiot pour le faire par provocation, c’était sûr. Mais tout de même, je n’avais pas l’impression d’avoir fait ça de façon totalement présumée et assumée. C’était un coup de tête aussi. Une façon de lui rabattre le caquet du mieux que je pouvais et pour le coup, ça avait bien fonctionné, je ne pouvais pas dire le contraire. Mais désormais, je ne pouvais même pas dire si je regrettais ou non. Dans un sens, oui, je le regrettais amèrement, parce que c’était quelque chose qui allait rester, à laquelle j’allais repenser, et je n’aimais pas ça. Néanmoins… je ne le regrettais pas non plus. J’étais fier de l’avoir fait, content d’avoir osé, même si je détestais l’admettre. Je ne savais pas pourquoi, mais ça m’avait fait quelque chose, et je n’aurais pas dit non à plus de tout cela… si seulement Oli n’avait pas voulu prendre le contrôle. Personne ne prenait le contrôle sur moi, j’aimais me croire indomptable et ce n’était certainement pas lui qui allait commencer à le faire…

Au moment où je me réveillais, je sentis qu’il était là, tout près. Je ne m’étais pas senti partir dans les bras de Morphée. Je n’avais rien remarqué, mais tant d’émotions m’avaient fatigué. En ouvrant les yeux, c’était le visage d’Oli en gros plan qui m’apparut et j’ouvris plus grand encore les yeux, complètement insatisfait du tableau que j’avais devant les yeux. La suite me parut encore plus surréaliste, et je me demandai un instant si je n’étais pas à mon tour en train de faire un cauchemar. Ca me semblait tellement plus plausible que la réalité, et pourtant, je devais bien m’y faire : Oli était en train de m’embrasser, une fois de plus, alors que j’étais encore à moitié endormi. C’était loin d’être agréable, et je le pire, ce fut qu’il passa sa main dans ma nuque, comme il aurait voulu le faire plus tôt. Ca me mit une colère folle, mais je n’eus pas d’autre choix que d’attendre qu’il en ait terminé avec moi, ce qui n’arrivait pas si tôt que cela. Au contraire, il mettait tout son cœur et me roulait la galoche de ma vie. Il y avait pire comme réveil, en soi, je ne pouvais pas m’en plaindre, et Ella avait été la dernière à me réveiller de cette façon.
Je posai ma main sur son torse, en tentant de le repousser un peu, pour la forme. Au fond, je savais que je n’allais pas vouloir que tout cela s’arrête. Pour quelle raison ? Je n’en savais absolument rien, mais mes entrailles refusaient que je fasse finir tous ces sentiments contradictoires, qui se mélangeaient en moi. Je voulais que ça continue, encore et encore, et tant pis si on n’y comprenait rien, ni Oli, ni moi. Il fallait qu’on fasse quelque chose, tous les deux, et il fallait qu’on le fasse maintenant. Je ne savais pas ce qu’il pensait de tout cela, et en vérité je ne voulais pas trop le savoir. C’était trop tard, désormais. Il avait pris les devants, et il allait les garder, même si je n’aimais pas ça.
Alors que nous nous décalions tous les deux l’un de l’autre pour reprendre notre souffle, je le vis se retirer plus rapidement que je ne le pensais. Il avait dû mal interpréter ce que je voulais lui faire comprendre, en mettant ma main sur son torse. Je ne voulais pas qu’il arrête. Pas maintenant, alors que nous étions en si bon chemin. Je n’avais jamais cru dire ça un jour en parlant de lui, mais à l’heure actuelle, il pouvait faire ce qu’il voulait de moi. Je ne savais vraiment pas où nous allions. J’étais dégoûté de céder de cette façon. Je ne savais même pas ce que ça signifiait, ce que ça changeait pour lui et pour moi. C’était sûrement mauvais signe. Etais-je en train de virer de bord ? Non, c’était impossible. Mes camarades de l’armée ne pouvaient pas avoir raison, je n’allais pas le supporter. Et pourtant, j’avais bien l’impression que c’était la vérité, et que j’allais devoir apprendre à l’admettre. Pourtant, j’aimais les femmes, je les adorais et encore plus quand elles étaient dans mon lit… alors quoi ? Je pouvais apprécier les deux genres ? C’était complètement aberrant pour moi.
Cependant, lorsque je compris qu’Oli n’allait rien faire de lui-même, je fus obligé de prendre les devants, à mon tour, et de lui murmurer de continuer et de ne pas s’arrêter. Il ne lui en fallut pas plus pour enchaîner et recommencer… Cette soirée, ou plutôt cette nuit, était définitivement très étrange.
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Il parait que la blanche colombe a trois cent tonnes de plomb dans l'aile ; il parait qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelles ; la belle au bois dormant a rompu les négociations, unilatéralement le prince entame les protestations.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Jeu 11 Déc - 20:59



2 A.M.


with Ethan


Les yeux fermés, j'étais décidé à l'embrasser jusqu'à ce que je n'ai plus d'air, autant profiter jusqu'au bout de l'effet de surprise qui semble le paralyser, même sa main toujours posée sur mon torse, malgré quelques molles pressions, tardait à me repousser alors que je savais que c'est ce qu'il allait faire un peu plus violemment une fois ses esprits retrouvés. Je profite en même temps de sa bouche et des sensations que déclenchent sa paume contre ma peau nu, j'aurais tant voulu qu'elle me caresse, mais il ne fallait pas trop rêver non plus.
Et puis vient le moment que je redoutais tant. A cours d'oxygène, je suis bien contraint de me séparer de lui et je le fais rapidement pour me soustraire à sa colère. Pourtant quand j'ouvre le yeux ce n'est pas ce que je lis dans les siens, il me fixait mais semblait dans ses pensées en même temps. Et si cela commençait à lui plaire ? Après tout c'était déjà la quatrième fois qu'on s'embrassait. Bon c'est vrai que cela n'avait pas toujours été dans de bonnes circonstances, même jamais à vrai dire, mais si on ne goûte pas au moins une fois on ne peut jamais y prendre goût ... Il fallait que j'arrête de penser moi aussi, surtout positivement, jamais il ne voudra admettre qu'il puisse être attiré par un homme, après tout ce qu'il m'avait dit et fait comprendre, et surtout après ce qu'il avait subi à l'armée, c'était impossible. Cependant, toujours à genoux devant lui, je ne bougeais pas en attendant qu'il revienne sur terre. Ses yeux toujours dans les miens il murmura quelques mots que sur le coup je n'assimile pas tout de suite tellement il me semblent surréalistes et hors propos. Il me faut quelques secondes pour enfin comprendre que tout ce qu'il veut, là, maintenant, c'est que je l'embrasse à nouveau ! Mon coeur bat tellement vite et fort que j'ai l'impression que ma cage thoracique va exploser et ce que je ressens en posant à nouveau mes lèvres sur les sienne et qu'il me rend mon baiser est indescriptible. C'est à son tour de passer sa main derrière mon cou pour me rapprocher de lui, mais notre position n'est peut-être pas la meilleure pour profiter pleinement de ce moment. Toujours allongé sur mon sofa, il s'était redressé sur son coude. Je ne sais pas si c'était sciemment, pour me dominer, mais il fallait qu'il s'enlève tout de suite cette idée de la tête. Je romps le baiser et lui sourit. Il sourit également et je me sens fondre, j'aurais presque envie de le prendre dans mes bras et de le remercier, mais au final, j'attrape les revers de sa blouse et le tire doucement vers moi jusqu'à ce qu'il glisse du canapé. Je n'arrivais pas à décrypter son regard qui ne lâchait pas mon visage, de la peur ? De l'appréhension ? Du désir ? En tout cas j'y vois de la surprise quand il se rend compte que j'avais réussi a l'allonger sous moi. A califourchon sur son bassin, je pose mes mains sur ses hanches, puis les remonte doucement le long de ses côtes pour lui ôter la blouse qui était de trop, maintenant nous étions presque à égalité, dévêtus jusqu'à la taille. Je me penche pour l'embrasser à nouveau, parcourant tout ce qui était accessible par mes mains. Je m'attarde un moment à caresser son téton, lui arrachant un premier gémissement, puis c'est au tour de ma bouche de partir explorer son corps. Je ne peux m'empêcher de sourire quand je sens enfin sa main se poser timidement dans le bas de mon dos, alors que ma langue descendait doucement vers son nombril. Une première victoire on dirait et ravi de la tournure que prenait la chose, je relève un peu la tête pour le regarder. Les yeux fixés au plafond, il semblait se concentrer. Je conçois que c'était tout nouveau pour lui et que cela devait le perturber, mais pourquoi ne pas se laisser aller ? C'était lui même qui avait voulu aller plus loin, mais peut-être pensait-il que je n'allais que l'embrasser ... Mais alors pourquoi se laisser faire ainsi ? Et puis il appréciait certaines choses apparemment

- Ethan ? ... Ça va ?

Il se contente juste de baisser les yeux vers moi, mais je sens le bout de ses doigts glisser doucement le long de ma colonne vertébrale. Je prends cela pour une invitation à continuer et retourne là où je m'étais arrêté. Je sens ses abdos se contracter sous ma langue qui explore les alentours de son nombril sans toutefois descendre trop bas, il ne fallait pas aller trop vite. Ma main se fraye quand même un chemin dans le creux de ses reins à la limite de l'élastique de son pantalon. Toucher quelqu'un ainsi m'avait manqué mais ces semaines d'abstinence en valait la peine finalement, pourtant, malgré que c'était à sa demande je sens quand même bien peu d'entrain chez Ethan. Certes c'était la première fois qu'il se faisait caresser par un homme, mais ses caresses à lui restaient timides alors que je l'aurais plus vu comme quelqu'un de volcanique au lit. Je finis par me demander si c'était une bonne idée, il vaudrait peut-être mieux apprendre à nous connaitre avant d'envisager d'aller plus loin, il pensait peut-être que je lui avais menti sur mes sentiments. Je pensais bien trop et finalement je m'ôte de ses cuisses et m'allonge sur le côté, redressé sur mon coude pour le surplomber

- Tu sais on est pas obligé de ... enfin ...

J'en avais envie mais s'il voulait faire marche arrière je ne lui en voudrais pas. Mon index suivait la ligne de poil qui passait entre ses pectoraux machinalement comme s'il suivait le fil de mes pensées de plus en plus négatives, après tout son silence parlait pour lui ...
J'avais eu tord de me laisser avoir encore une fois, ça ne pourrait jamais marcher entre nous, il ne m'aimait pas, et avec lui je ne voulais pas que ce ne soit que du sexe, s'il voulait juste tenter une expérience gay, ce ne sera pas avec moi. J'allais retirer ma main et partir quand il me saisit le poignet et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire il avait inversé la situation. J'était complètement immobilisé sous lui, mes hanches prisonnières de ses cuisses et mes poignets bloqués par ses mains, et cela ne me plaisait pas du tout. Et son regard ne me disait rien qui vaille non plus ...

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Dim 14 Déc - 17:03


 

 
« 2 A.M. »
with Oli & Ethan
1
C’était vraiment le truc le plus étrange que j’ai pu essayer de toute ma vie, et pourtant, ce n’était pas si horrible que ça. Je m’en étais fait tout un tableau, toute une frayeur, et ce n’était pas si terrible. Encore une fois, j’avais été trop borné pour voir la vérité, et les films pornos gays du samedi soir, sur des chaînes un peu trop étranges, ça n’avait pas aidé mon cerveau à se faire une bonne image de cette communauté. La sagesse populaire disait que pour se faire son opinion, il fallait essayer… et pour l’instant, l’essai que je faisais était en train de réduire en miettes tous mes préjugés pourtant bien ancrés en moi. C’était incroyable, pour moi, de penser que j’aimais ce qui était en train de m’arriver. Néanmoins, j’étais bien trop fier pour le dire. Ça ferait trop plaisir à Oli, également. Il allait devoir le découvrir tout seul.
Oli m’avait fait glisser du canapé, en m’attrapant par le col de la blouse qu’il m’avait donnée. J’étais surpris qu’il le fasse, mais mon esprit embrumé par … par quoi ? le désir ? sérieusement, c’était flippant de penser ça ! Il était désormais assis sur mon bassin, et il m’enleva le haut de la blouse, sans rien dire, avec lenteur. Dès lors, je restai passif, ne pouvant de toutes façons pas faire grand-chose avec son poids me coupant en deux au niveau de la taille, et je le laissai s’approprier mon corps comme bon lui semblait. En réalité, je n’étais pas très à l’aise. C’était tellement étrange pour moi de me retrouver dans cette situation qui me paraissait totalement inhabituelle. Ce n’était pas désagréable, je réagissais à ses caresses, à ses baisers, mais je n’arrivais pas à le regarder plus que ça. Je me forçais presque à imaginer qu’il était une femme, pour pouvoir continuer. Alors, en imaginant par exemple qu’il s’agissait d’Ella, ou d’une autre, je pouvais me laisser aller, et laisser balader mes mains sur son corps, ce qui semblait lui plaire. Rapidement, il comprit que ce n’était pas si facile que ça pour moi, et il me demanda si ça allait. Sans dire un mot, je plantai mon regard dans le sien, et continuai de jouer avec mes doigts sur son dos. J’étais bien incapable de parler, ne serait-ce que pour prononcer une syllabe. Il reprit alors ce qu’il était en train de faire, c’est-à-dire me chatouiller, au niveau de l’abdomen. Je fermai les yeux pour mieux me concentrer et pour me laisser vraiment aller, mais quelques secondes plus tard, je sentis les caresses s’arrêter et la bouche d’Oli quitter ma peau. Sans comprendre, je rouvris les yeux et le regardai en fronçant les sourcils.

« Tu sais on est pas obligé de ... enfin ... »

Sans comprendre ce qui était en train de se passer, je le regardai, sans rien dire, interdit face à sa réaction. C’était parce que je n’étais pas assez entreprenant qu’il disait ça ? Mais il ne comprenait pas, alors. Il ne comprenait pas que c’était assez difficile pour moi comme ça, pour ne pas qu’il en rajoute ? Je détestais être passif, au lit, mais c’était nouveau pour moi, tout cela. Peut-être même un peu trop nouveau. Il ne fallait pas que je me hâte, parce que je savais que plus nous allions vite, moins j’aimerais ça. Il me fallait du temps, de la compréhension. Néanmoins, si Oli voulait qu’on s’active, alors on le ferait.
Aussi, lorsqu’il amorça un départ, pour me laisser tranquille sûrement, je le retins par le poignet. Il était hors de question qu’il me fasse le coup du « je t’excite un peu, puis je pars, parce que tu ne veux pas qu’on le fasse ». Ça, c’était proscrit, et peu importait avec qui je me trouvais, homme ou femme ! En deux temps, trois mouvements, j’avais fait en sorte qu’Oli se retrouve sous moi, et je grimpai sur son bassin à califourchon, comme lui l’avait fait avec moi juste avant. Je n’allais pas le laisser faire, et encore moins le laisser partir. De mes mains, j’emprisonnai ses poignets de chaque côté de sa tête, en ne lui laissant aucune occasion de bouger et je le fixai quelques secondes, juste le temps qu’il comprenne que je n’étais pas d’accord avec lui. Il fallait que je fasse quelque chose, mais comme avant, j’étais bloqué, ne sachant pas comment réagir. Je le regardai avec défi, mais je ne savais pas quoi faire. C’était tellement différent d’une relation avec une femme, et en même si similaire. Après tout, nous étions deux êtres humains normaux, et ça ne changeait rien. Mais je n’avais plus mes marques, je n’avais plus de repères et je me rendis compte que le dominer ne me servait à rien. Et pourtant, je n’avais aucune envie de descendre de mon perchoir…

« Apprends-moi ! »

Mes mots avaient dépassé ma pensée, et je fus presque surpris de m’entendre le dire, quand ils arrivèrent à mes oreilles. Sous moi, le regard d’Oli s’arrondit un peu, comme s’il n’y croyait pas vraiment non plus, et je relâchai ses poignets sans rien dire de plus, en essayant d’adoucir mon regard en même temps que mes mouvements. Je pris néanmoins une initiative en me penchant vers lui et en l’embrassant du mieux que je pouvais. En fait, je l’embrassais comme si j’embrassais une femme, c’était la même chose. C’était le même ressenti. Il n’y avait pas de différence. Aussi, je pris rapidement un peu d’assurance en l’embrassant et en glissant mes lèvres sur sa joue, puis tout en suivant la ligne de sa mâchoire, son cou. Je le sentis frissonner légèrement sous mes baisers et je pris ça comme un compliment : je ne devais pas si mal me débrouiller que ça, visiblement. Néanmoins, je n’osais pas aller plus loin. Si avec une femme, je n’avais aucun problème de confiance en moi et je savais comment faire, ce n’était plus le cas avec un homme. Et il fallait qu’il m’aide, c’était pour cette raison que je lui avais demandé de m’apprendre. Il serait un bon prof, il avait de l’expérience, si j’avais bien compris… Je sentais déjà ses mains glisser sur mon torse nu, et je savais que j’allais devoir me laisser faire, me laisser être dominé, si je voulais que ça avance entre nous. J’étais prêt à faire cette concession, un peu à contrecœur, mais ce ne serait que partie remise.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Mar 16 Déc - 22:05



2 A.M.


with Ethan


Toujours prisonnier du corps et des mains d'Ethan, je ne pouvais que le regarder et je ne savais que penser. Il était tellement passif et peu entreprenant que je pensais qu'il ne voulait pas aller plus loin et maintenant il semblait en colère que j'ai décidé de tout arrêter, c'était vraiment très étrange comme situation, mais de toute façon, rien ne se passait de façon normal quand il s'agissait d'Ethan et moi. Avec quand même un peu d'appréhension, due à ma position bien peu confortable, j'attendais qu'il s'explique, est-ce que j'avais raison de penser qu'il voulait continuer ? Apres un long moment où je sens qu'il se questionne beaucoup, et que je sens aussi mes doigts s'engourdir tellement il serre fort mes poignets, je me dis que non, sa fierté et ses préjuges contre les homos vont encore prendre le dessus. Pourtant, ses yeux dans les miens semblaient me défier, il me dominait, et je détestais ça, du moins à l'instant présent, et j'étais pressé d'en finir avec lui, pourquoi il ne me laissait pas. Pour lui faire comprendre que j'avais deviné où il allait en venir, je détourne ma tête et cesse de me raidir sous lui, ma soumission passagère va peut-être l'inciter à enfin me rendre ma liberté et à ne plus me regarder comme quelqu'un d'anormal. Je n'attendais qu'une chose, c'est qu'il me rende ma liberté, et puis il s'enfuira encore une fois, me laissant avec ma tristesse, mais encore une fois je ne pourrais que m'en prendre à moi-même

- Apprends-moi !

Pardon !? Avais-je bien entendu ? Il semblait aussi étonné de ses paroles que moi. Après un temps de surprise son regard se fait plus doux, et sans doute en guise de bonne foi, ses doigts libèrent mes poignets, permettant à mes doigts de retrouver un semblant de sensibilité. Mais je n'ai pas le temps de m'interroger plus sur ses paroles qu'il m'embrasse à nouveau, et pour la première fois, c'est un baiser consenti par les deux parties et ce n'en est que plus agréable. Si ses mains restent timides, les miennes caressent son torse alors que ses lèvres s'aventurent dans mon cou. Il ne le savait pas mais je suis très sensible à cet endroit et mon corps réagit instinctivement à sa caresse buccale par un frisson. Mes mains étaient passées dans son dos pour le coller un peu plus à moi, je voulais profiter un maximum de la chaleur qu'il dégageait également. Il voulait que je lui apprenne, mais à la façon dont il s'attarde dans mon cou il avait du comprendre que j'adorais ça et que ça commençait sérieusement à me faire de l'effet. Je descends un peu ma main et la laisse un instant dans le creux de ses reins avant de la faire glisser sur sa fesse. Je me risque à soulever légèrement mon bassin pour lui faire sentir que j'appréciais fortement son initiative pendant que mon autre main attrape ses cheveux pour relever sa tête et amener à nouveau ses lèvres sur les miennes. Mon bassin ondulait maintenant doucement sous le sien et il ne semblait pas réfractaire à cette friction, même si pour l'instant je ne sens pas autant d' intérêt chez lui que chez moi. Ma main toujours dans ses cheveux, je descelle nos lèvres et penche ma tête en arrière, réclamant encore qu'il mange mon cou. Attentif à ma demande, il s'y attarde un moment puis descend ses lèvres sur mon torse, guidé par mes doigts qui se crispent dans ses cheveux à chaque fois qu'il me déclenche un frisson. Doucement je le pousse à descendre toujours plus bas. Il s'était reculé un peu pour embrasser mon ventre et j'étais un peu frustré de ne plus sentir ses fesses sur mon bassin. Un autre aurait compris que je n'avais qu'une envie, qu'il m'enlève mon caleçon mais c'était encore trop tôt pour lui et sa main restait bien sagement posé sur ma cuisse à quelques centimètres du tissu tendu pendant qu'il m'embrassait le nombril. Il ne pouvait pas ignorer dans quel état il m'avait mis, c'était maintenant flagrant, mais cela semblait le gêner plus qu'autre chose alors je stoppe sa descente, je ne voulais le forcer à rien. Je concevais très bien que ne serait-ce que de toucher un pénis autre que le sien devait être difficile pour lui, nous en arrivions aux choses très très intime et il fallait que ce geste vienne de lui, que ce soit lui qui le fasse tout seul. Je me relève pour m'assoir et me mets à genoux comme lui avant de le pousser un peu pour l'inciter à s'allonger sur le dos. Il le fait sans opposer de résistance et je m'allonge près de lui, l'embrassant à mon tour dans son cou avant de remonter vers son oreille

- Je n'ai rien à t'apprendre ... tu dois sentir, ressentir ... vouloir

Comme tout à l'heure mon doigt glissait entre ses tétons et je le laisse descendre bien plus bas en scrutant sa réaction.  Il me lance un regard perplexe, mais il ne dit rien lorsque que ma main effleure juste son sexe par dessus le tissu du pantalon qu'il portait toujours, même si je le sens se contracter. Il ne dit toujours rien quand je lui enlève son pantalon, il s'était juste redressé sur ses coudes pour me regarder faire, mais je sens que ça ne va pas être la même chose quand je vais passer à son boxer. Effectivement, il fonce les sourcils et s'assoit pour attraper mon poignet quand je commence à le faire glisser. Qu'il soit réticent à me toucher je veux bien, mais s'il ne veut pas que je le touche non plus on ne va pas y arriver, d'ailleurs sans plus de stimulation je sentais que je commençais à perdre un peu de mes moyens. Je ne sais pas quoi faire. Moi ça ne me dérangeait pas de passer le reste de la nuit juste à s'embrasser et se câliner si c'est ce qu'il voulait, j'avais tout mon temps pour que notre relation évolue, mais d'un autre côté c'est lui qui avait voulu cette situation. Alors que je réfléchissais il avait relâché la pression de ses doigts autour de mon poignet et je prends ça pour un encouragement. Je m'hasarde à glisser mes doigts sous l'élastique du sous-vêtement tout en le défiant du regard. Si je dois me prendre une baigne, c'est maintenant ou jamais ...


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Mer 17 Déc - 0:10



« 2 A.M. »
with Oli & Ethan
1
S’il y avait bien une chose qui me déplaisait, c’était le fait que j’avais l’impression d’être maladroit et gauche. Au lit, c’était carrément fou que je puisse l’être. Mais c’était aussi carrément fou que je me retrouve dans cette situation avec un homme. C’était un véritable défi et à la fois une expérience inédite. J’aimais l’aventure et je n’avais pas peur, d’habitude. Là, je devais bien l’avouer, j’étais un peu craintif. J’espérais ne pas en tirer une mauvaise conclusion. J’espérais aimer ça. Il fallait bien l’avouer, explorer l’autre genre, c’était aussi effrayant qu’exaltant. Si j’aimais ça, je pourrais expérimenter encore plein de nouvelles choses et qui savait ce qu’il pouvait se passer. Je savais qu’Oli ne l’entendrait pas de cette manière cependant. Et s’il y avait une chose dont je n’étais pas sûr du tout, c’était de comment nous allions nous entendre, lui et moi. D’abord, y aurait-il un « nous » ? Je ne l’entendais pas forcément de cette manière, dans le sens où je n’avais jamais été en couple et que je ne pensais pas vouloir l’être… mais lui, qu’y entendait-il ? Il avait été habitué à une vie à deux, si je l’avais bien compris. Peut-être que ça lui manquait. Qu’attendait-il de moi avec cela ? C’était angoissant de ne pas savoir, et ce n’était pas vraiment le moment d’en parler. Alors, j’allais devoir attendre avant de peut-être me prendre une claque devant ses volontés. J’avais un mauvais pressentiment…mais pour l’instant, j’allais profiter un peu.
Alors que j’embrassais encore et toujours son cou,  je sentis ses mains s’aventurer de nouveau dans mon dos, notamment dans le creux de mes mains, me laissant doucement frissonner d’envie en sentant les chatouilles que ça pouvait me procurer. Jusque-là, tout allait bien, parce que ça restait totalement normal pour moi. Je ne pensais pas encore à la suite, je ne m’inquiétais pas du tout et au fil des secondes qui passait, je me sentais pousser des ailes, je commençais à prendre de l’assurance. J’y croyais. Il me faisait jouer avec son cou, puis remontai mon crâne jusqu’à ses lèvres pour que l’on s’embrasse de nouveau et je me laissais totalement faire. C’était une première pour moi, dans le sens où d’habitude, c’était moi qui décidais où j’embrassai mes partenaires. Elles n’avaient que rarement le choix, et je réservais ce traitement à Ella, en fin de compte. Oli ne se rendrait pas compte de la chance qu’il avait avec moi… Nous continuâmes dans cette voie, sans vraiment nous mouiller, pendant de longues minutes, et sous moi, Oli se frottait doucement contre mon bassin, créant une douce friction, paradoxalement un peu amère également, parce qu’elle était trop légère à mon goût. Plus le temps passait, plus je prenais mes marques et bientôt, je laissai ma bouche descendre lentement mais sûrement, le long de son torse nu. Je m’installai un peu mieux et ne laissai pas un seul centimètre carré échapper à mes lèvres. Néanmoins, je n’osais pas aller plus loin et Oli l’avait forcément compris. Il se redressa et me poussa doucement, et je me laissai de nouveau faire, attendant avec impatience qu’il me dise quoi faire. Il se mit à genoux en face de moi et fit en réalité le chemin inverse du mien, en m’allongeant comme lui l’était juste avant. Il se colla à moi et m’embrassa dans le cou, et je me sentis frissonner sans pouvoir rien faire pour m’en empêcher. J’aimais ça, vraiment. Je ne voulais plus que ça s’arrête. Je n’avais même plus besoin de me concentrer pour imaginer une femme à sa place ou quoi que ce soit. J’étais bien là, et je ne voulais pas que ça s’arrête.

« Je n'ai rien à t'apprendre ... tu dois sentir, ressentir ... vouloir »

Là, ça commençait à devenir plus compliqué pour moi, parce que je savais qu’Oli comptait passer aux choses sérieuses. Je le voyais dans son regard et le sentais dans ses gestes. Ses doigts avaient glissé jusqu’à mon pantalon, et je ne savais pas si je devais tout lui accorder ce soir ou non. Bien sûr que je le voulais. J’étais excité au possible, mais je devais reconnaître également que j’avais un peu peur. C’était nouveau pour moi, c’était quelque chose de bizarre, quand bien même ça ne devait pas l’être autant que je le pensais, et de fait, c’était effrayant. Mais j’avais confiance en lui, à cette seconde près. J’avais confiance en lui, et j’allais me laisser faire. Sans m’en rendre compte, je m’étais emparé de son poignet, et je le serrai, avant de le relâcher. Je voulais juste lui faire comprendre qu’il devait y aller doucement et ne pas oublier que je n’étais pas un initié. Au moindre geste trop brusque, j’allais tout arrêter. J’allais refuser de sauter devant l’obstacle. En prenant une grande inspiration, je regardai Oli passer deux doigts dans le pantalon, et même dans mon caleçon. Je ne dis rien et il continua, en tirant sur le vêtement pour finalement tout retirer. Et là, j’eus une réaction carrément démente. Je rougis.
Moi, rougir ! Je n’avais jamais rougi de toute ma vie ! J’étais bien trop fier de moi, et de mon corps, pour oser rougir. Je n’avais jamais rougi devant une fille, et encore moins devant un garçon, alors pourquoi fallait-il que cette fois-ci, ce soit différent ? En tout cas, Oli sembla s’en amuser et je détournai le regard pour ne pas le voir se moquer de moi. Je le méritais, après toutes les saloperies que je lui avais fait subir, alors je ne prenais pas la mouche. Mais j’étais à poil devant lui, et il se foutait de ma gueule parce que je rougissais, c’était ridicule. Une fois encore, j’inspirai profondément et tentai de garder mon calme. Pour le faire arrêter de rire, je l’empoignai par le bras et par la nuque pour le ramener à ma hauteur et pour faire en sorte qu’il m’embrasse, ce qui eut un effet radical sur lui. A la limite, s’il voulait se moquer, d’accord, mais je voulais que l’on soit sur un pied d’égalité, et qu’il soit nu lui aussi. De fait, je pris les devants, ce qui sembla lui plaire, et sans réfléchir, et sans grande précaution, je baissai d’un seul coup son caleçon. C’était très étrange comme vision et comme sensation, sachant que j’avais l’habitude de voir des femmes nues… mais ce n’était pas déplaisant, au final. Pendant un instant, je me posai même la question suivante : m’avait-on jeté un sort ? Parce que j’étais bien différent du moi-même que je connaissais jusqu’alors, qui répugnait les homos et qui n’avait pas envie de faire partie de cette sphère…

« Et maintenant ? »

Ma voix rauque me fit frissonner et je vis la même réaction chez Olivier. Je compris qu’on était à un point de non-retour, et que tout ce qu’il se passerait par la suite, nous devrions l’assumer, quoi qu’il advienne et coûte que coûte. J’étais prêt à l’accepter. Au point où j’en étais, je pouvais tout accepter, et ça ne me dérangerait même pas. Il était temps que j’avance, que je cesse de tout confondre et que j’arrête d’avoir des préjugés idiots et dépassés. Je n’étais pas comme ça, je n’avais pas été élevé ainsi et je me devais me moquer et oublier les moqueries et quolibets de mes anciens camarades… qui finalement, se révélaient vrais. C’était frustrant, c’était malsain, et c’était difficile à accepter, mais je le faisais plutôt bien, pour le moment, dans les bras d’Oli.
Une fois de plus, je repris mes baisers là où je les avais laissés, et je repris la peau de son cou entre mes lèvres, la suçotant, la mordant, jouant avec et espérant y laisser une marque, en attendant qu’Oli prenne une décision. Je ne pouvais pas décider par moi-même, je ne savais pas quelle était la suite logique des évènements, même si j’en avais une vague idée. Je n’aimais pas l’idée d’être dominé, mais avais-je réellement le choix ?
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Il parait que la blanche colombe a trois cent tonnes de plomb dans l'aile ; il parait qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelles ; la belle au bois dormant a rompu les négociations, unilatéralement le prince entame les protestations.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Mer 17 Déc - 22:17



2 A.M.


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Finalement son geste était plus comme une mise en garde de ne pas le brusquer que pour m'arrêter dans ce que je m'apprêtais à faire, mais de toute façon ce n'était pas du tout dans mes intentions, il n'y avait pas plus doux que moi au lit, même si je préférais plus laisser s'exprimer mon côté dominant que mon côté dominé. Confiant, je fais glisser son boxer le long de ses jambes et remonte mon regard sur celles-ci sans pour autant m'attarder sur son sexe maintenant à l'air libre et pourtant vu la couleur écarlate de ses joues ça le gêne visiblement d'être exposé ainsi à mon regard. C'était tellement mignon cette réaction que cela me fait sourire. Non pas pour le mettre encore plus mal à l'aise, mais simplement pour qu'il s'habitue à ce que je le regarde, parce que je n'allais surement pas me priver de regarder son corps nu, je le balaye du regard, mais avant que j'en arrive à la partie basse, il m'attire contre lui et passe son bras derrière ma nuque pour m'embrasser. Si c'était sa façon à lui de ne plus se sentir mal à l'aise je ne suis pas contre, pas contre du tout même. Notre baiser devenait assez torride, mais d'un coup il se recule un peu et baisse à son tour mon caleçon. C'était assez soudain et surtout inattendu venant de sa part, et moi, contrairement à lui, je suis assez content de sentir son regard sur mon corps. J'étais un peu maigre et pas très musclé, et surtout pas encore au top de ma forme, mais je sens qu'il apprécie ce qu'il voit

- Et maintenant ?

Il avait finalement fixé son regard dans le mien et je ne le lâchais plus. Sa question posée d'une voix rauque reflétait le désir que je voyais maintenant dans ses yeux, c'était sur maintenant que nous ne reviendrions pas en arrière, nous avions longtemps flirté avec la limite en nous embrassant, il était clair que maintenant que cette limite était franchie, même si nous n'étions pas encore tout à fait de l'autre côté. Ethan me fait basculer et reprend possession de mon cou, un peu plus sauvagement que tout à l'heure, cette fois je sentais que ses lèvres laisseraient leur empreinte. Il était bien plus passionné que quelques minutes auparavant, ne se rendant même pas compte qu'une de mes mains se promenait sur sa fesse alors que l'autre se glissait doucement entre nos deux corps. Il sursaute et s'écarte un peu de moi quand j'attrape son sexe dans ma main mais je lâche sa fesse pour maintenir sa tête dans mon cou. Mon sourire s'élargissait au fur et à mesure que je le sentais se détendre contre moi. Je fouillais un moment ses cheveux avant de laisser glisser ma main dans son dos. J'aurais bien apprécié un effet miroir, mais ses doigts se contentaient juste de se crisper soit dans mes cheveux, soit partout où il posait ses mains, alors que son souffle commençait à se faire court au creux de mon oreille

- Tu aimes ?

Je n'ai pour réponse qu'un petit gémissement, je suppose donc que oui, et son sexe qui s'allongeait et grossissait sous mes caresses me le confirme aussi, mais j'arrête mon va et vient et me décale de façon à me retrouver sur le côté face à lui. Il fronce les sourcils devant mon petit sourire, alors je prends sa main et la guide vers mon bas-ventre mais je le lâche avant qu'il ne me touche, s'il ne voulait pas il n'était pas obligé, je pouvais tout faire tout seul, mais je voulais voir sa réaction. J'attends un moment, puis voyant qu'il reste immobile, je bascule un peu mon bassin en avant. Le contact est bref, il retire sa main comme s'il s'était brûlé et je comprends que cela va être difficile d'aller plus loin, même s'il le voulait. Je ne me sentais pas de forcer son intimité, il allait détester ça et ne plus vouloir recommencer. alors je change mes plans et décide que ce serait moi qui m'offrirait à lui. J'ai un petit rire en repensant à la première fois où je m'étais soumis à Pierre, c'était dans des circonstances un peu particulières et nous avions déjà fait un bout de chemin ensemble, mais quelle soirée cela avait été, un vrai feu d'artifices, dans tous les sens du terme. Instinctivement je porte ma main à mon cou mais je n'y trouve pas la pierre bleu, j'avais oublié que le fermoir s'était cassé ce matin, et puis pourquoi je pensais à lui aussi, ce n'était vraiment pas le moment ! Ethan me regardait bizarrement, il avait du se rendre compte que quelque chose me préoccupait et du coup avance sa main vers mon sexe, il a du croire que j'étais ou vexé ou que finalement je ne le prenais pas au sérieux, mais ce n'était pas ça du tout. Je l'arrête en souriant avant qu'il ne me touche et me lève

- Je vais chercher ce qu'il faut, je reviens

Je me dépêche d'aller chercher un préservatif et du lubrifiant dans ma salle de bain et j'entreprends de le chauffer à nouveau, il fallait qu'il oublie ce petit moment de flottement. A califourchon sur lui, son sexe toujours en érection me chatouillait le ventre alors que je parsemais son torse de petits baisers, puis je reviens prendre sa bouche assez sauvagement pour le provoquer un peu et surtout qu'il cesse de se poser des questions. Je suis content de sa réponse presque immédiate, nos langues dansaient ensemble, son corps se frottait au mien, c'est ça que je voulais, il prenait confiance en lui, allant même jusqu'à caresser ma fesse. Après quelques minutes, je me redresse et attrape la capote que j'avais posée près de nous. Je me serais bien fait un plaisir de la lui mettre, voir de finir la mise en place avec ma bouche, mais je ne préfère pas, allons-y doucement pour une première fois. Je me penche a nouveau vers son oreille et lèche son lobe avant de lui murmurer en lui glissant l'emballage du préservatif dans la main

- Cette nuit c'est pour toi ... cadeau

Je l'embrasse plus tendrement puis je prends appui sur lui pour m'enlever de son corps. Je le laisse enfiler la protection pendant que je m'applique un peu de lubrifiant avant de me coucher près de lui sur le ventre. Ce n'allait pas être facile pour lui, mais pour moi non plus je crois ...


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Jeu 18 Déc - 15:09



« 2 A.M. »
with Oli & Ethan
1
Tout cela était bien étrange. Je n’avais pas l’impression de vivre quelque chose de différent de d’habitude, pour le moment. C’était sûrement normal parce qu’il ne s’agissait que de baisers, pour l’instant. Mais je n’arrivais pas à imaginer la situation, en fin de comptes. Je ne savais pas comment ça allait se passer. Et bizarrement, je n’avais plus trop peur de l’inconnu, parce que l’adrénaline coulait dans mes veines et qu’elle m’empêchait de craindre quoi que ce soit. Néanmoins, ça ne m’empêchait pas d’être stressé, à n’en pas savoir quoi faire par la suite. Oli était là, il me dirait quoi faire, et il prendrait les devants sûrement. Je n’avais pas à réfléchir.
Soudain, je sentis l’une de ses mains sur mon sexe et je dus me retenir de sauter le plus loin possible. Je me détendis rapidement, en sentant mon souffle se couper puis reprendre en quelques secondes, de façon beaucoup plus courte. Je me laissai faire, sans me débattre, appréciant simplement le toucher d’Oli, qui savait y faire, il n’y avait pas à dire. Quand bien même c’était étrange de savoir et comprendre que je me faisais actuellement toucher par un homme, ça ne me dérangeait pas tant que ça. Jamais je n’aurais pensé que je puisse l’accepter aussi facilement, moi qui au départ n’étais pas du tout dans le même délire. Je pensais que ça me dégoûterait, que je n’arriverais pas à franchir le pas… et pourtant ! J’aimais ça, et lorsqu’Oli me posa la question, je ne réussis même pas à lui répondre. Il me faisait de l’effet, beaucoup d’effet et je gémissais comme une femmelette. Incroyable, venant de moi, parce que je n’avais jamais gémi de cette façon, même quand des femmes me touchaient. C’était sûrement le mélange de toutes mes émotions qui me faisait réagir ainsi.

Soudainement, il s’empara de ma main, et la fit glisser sur son torse, jusqu’à son ventre. Il s’arrêta là, mais j’étais très tendu, pour le coup. Est-ce qu’il voulait que je fasse pareil pour lui ? Que je le caresse, comme lui le faisait ? Je n’en avais ni la force, ni le courage. J’avais plutôt l’habitude de prendre du plaisir et de laisser les autres se débrouiller, mais lui n’était pas du même genre que moi. C’était pas un gros macho. Mais j’étais bien incapable de me toucher. Ce n’était pas que je ne le voulais pas, c’était simplement que je trouvais ça bizarre et que ça me fichait une angoisse incroyable. Aussi, lorsqu’il fit exprès de bouger pour se retrouver dans une position où ma main frôlait juste son membre, je la retirai, comme si je m’étais électrocuté. Immédiatement, je relevai les yeux vers Oli, qui se mit à rire un peu. Il ne m’en voulait pas pour m’être dérobé aussi vite, alors qu’il devait sûrement avoir envie que j’agisse. La vérité, c’était que j’allais avoir du mal à m’y mettre… et qu’il lui faudrait beaucoup de patience. A moins qu’il ne rigole parce qu’il me pensait incapable de faire ça ?! Si tel était le cas, j’allais lui montrer que c’était faux, et j’avançai donc ma main, avant qu’il ne se retire de mon champ d’action. Je le regardai sans comprendre et il m’expliqua qu’il allait chercher ce qu’il fallait pour que l’on continue.
Son absence ne dura que quelques instants, mais ce fut suffisant pour que je me pose des questions. Qu’est-ce que j’étais réellement en train de faire ? Je changeais tous mes plans, en une soirée ! Si seulement ma voiture n’avait pas planté, je serais en train de baiser sauvagement avec une femme, à l’heure qu’il était, et pas en train de découvrir de nouvelles choses avec un homme. Qu’est-ce qui avait foiré, dans cette soirée ? Pourquoi je me retrouvais dans cette situation pourtant attirante et même carrément excitante ? Surtout, pourquoi ça me plaisait ?

Quand Oli revint, je le regardai avec appréhension, en ayant déjà compris ce qu’il se passerait par la suite. Je n’avais pas très envie d’être en dessous, en quelques sortes, vraiment pas, mais quand il se pencha de nouveau vers moi pour m’embrasser, je sentis mes membres et organes se liquéfier, et je n’eus plus aucune volonté. C’était comme si mon corps défiait mon esprit, et criait à Oli de faire ce qu’il voulait de moi. Mon cerveau n’était pas d’accord, et obligeait mes mains à lui montrer qu’il n’était pas le seul patron de la pièce et que je n’allais pas le laisser faire. Pour autant, ça ne voulait pas dire que je ne le laissais pas m’embrasser, bien au contraire. Notre nouvelle étreinte dura quelques délicieuses minutes avant qu’Oli ne se dégage une nouvelle fois. Il déposa un préservatif dans ma main et je le regardai sans rien dire, un peu surpris de son geste.

« Cette nuit c'est pour toi ... cadeau »

Je haussai un sourcil en le regardant. Il était sérieux, là ? Je ne pensais pas qu’il me laisserait faire… Je pensais qu’il était du genre à tout vouloir faire, et à prendre des initiatives. Il n’avait donc pas peur d’être déçu avec moi ? Il avait confiance en des capacités que je n’avais même pas pour l’instant. Cependant, je me disais que ça ne devait pas être si différent qu’avec une femme, et en plus, lui, il avait l’habitude, apparemment. Alors j’enfilai la capote et attendis qu’il soit prêt. Une fois sur le ventre, je fis en sorte de me retrouver derrière lui. J’appréhendais ce moment, j’en tremblais presque, de désir comme de peur, et je n’osais pas me dépêcher.

En m’alignant avec son entrée, je posai une main sur son épaule pour voir si tout allait bien et il ne réagit pas spécialement, se contentant de me jeter un regard confiant. Il n’en fallut pas plus de mon côté pour que je pousse, doucement, mais sûrement pour entrer en lui et l’entendre gémir, de plaisir ou de douleur. Je ne me rendais pas bien compte de ce qu’il devait ressentir. En réalité, pour moi, les sensations étaient les mêmes qu’avec une femme. Je ressentais les mêmes frottements, les mêmes glissements, la même sensation d’emprisonnement qui m’excitait tellement. Jusque-là, rien ne changeait et c’était très agréable. Je vins déposer mes lèvres sur sa nuque en commençant à me mouvoir en lui, sans aller trop vite. Je ne savais pas si je lui faisais mal, ou bien s’il voulait que j’aille plus vite, et comme il ne bougeait pas, je n’étais pas capable de décrypter ses volontés. Néanmoins, mes instincts naturels reprirent le dessus et je m’enfonçai plus profondément en lui, plus rapidement aussi, en le tenant à l’épaule, l’autre main à sa hanche pour garder ma prise. Je commençai à haleter sous l’effort que je donnais, et j’entendais Oli gémir sous moi. Entendre ses gémissements en récompense de mes actions m’emplissait de fierté, parce que oui, pour le coup, j’étais fier de moi. Ca promettait du changement, de nouvelles découvertes et des sensations plus enivrantes qu’avant. Encore fallait-il que j’accepte un jour de subir le traitement que j’infligeais actuellement à Oli. Chaque chose en son temps…

Notre danse, notre ballet, dura de très longues minutes qui me parurent bien trop courtes et quand je n’en puis plus, je m’écroulai sur le dos d’Oli en douceur, exténué, tremblant de plaisir et en sueur, mais heureux. Très heureux et même plus heureux que j’avais pu l’être avec beaucoup de femmes. Quelque chose avait réellement changé en moi, cette nuit-là… mais désormais, maintenant que c’était terminé – du moins pour l’instant – je me demandais si Oli avait aimé ça. Je n’avais que mon seul avis pour le moment, et peut-être que j’avais mal fait les choses, peut-être que j’étais nul avec les hommes. Il n’y avait qu’une seule façon de le savoir et avec un effort considérable, je me redressai pour le laisser respirer et se retourner vers moi.

« Co… Comment c’était ? lui demandai-je en m’éclaircissant la gorge, la voix rendue rauque par nos ébats. »

Sa réponse m’était chère et importante, parce qu’elle me prouverait une fois de plus que j’étais doué ou non, peu importait avec qui. C’était plus pour flatter mon ego, forcément, mais aussi pour savoir s’il avait aimé ça. Après tout, peut-être que j’étais nul et qu’il avait trouvé ça chiant à mourir…
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Lun 22 Déc - 19:33



2 A.M.


with Ethan


Je réfléchissais à toute vitesse alors que normalement dans un moment comme celui-ci c'était plus l'instinct et l'envie qui devraient diriger mon corps, mais j'avoue que j'appréhendais un peu la suite. Déjà peu habitué à être dans la position ou j'étais actuellement, même si cela m'arrivait parfois, c'était surtout sur le comportement d'Ethan que je m'interrogeais. Comment allait-il se comporter justement ? C'était la grande inconnu parce que même s'il avait accepté mes caresses et tout ce que je lui avais proposé, j'avais bien senti que se laisser faire et se laisser dominer n'étaient pas dans ses habitudes. Coucher avec un homme était nouveau pour lui, mais c'était le même principe qu'avec une femme et j'avais peur qu'il ne se laisse emporter parce que pour moi c'était naturel, mais de toute façon c'était maintenant trop tard pour reculer, je le sentais déjà prêt derrière moi. Il pose quand même sa main sur mon épaule avant de commencer quoique ce soit, comme s'il attendait mon autorisation et cela me rassure, au moins il allait faire attention à moi, du moins dans un premier temps. Je lui accorde un sourire confiant, puis serre les dents en détournant la tête quand je sens qu'il commence a pousser. Sa pénétration a beau être lente, cela m'arrache quand même un petit gémissement de douleur mais celle ci s'atténue déjà quand je sens les lèvres d'Ethan dans mon cou. Naturellement, il commence a se mouvoir doucement, me permettant de me réhabituer petit a petit a cette sensation que je préférais donner que recevoir.
Mais bien vite sa nature passionnée,  celle que j'avais bien perçue quand nous nous étions embrassés dans ma cuisine et quand il m'avait empoigné le bras, reprend le dessus et sa prise sur mon épaule se fait plus ferme pour me ramener un peu plus contre lui pour s'enfoncer plus profondément. Sa main sur ma hanche assure le rythme qui s'accélère et si une petite douleur persiste elle est surpassée par une douce chaleur qui commence a prendre place au creux de mon ventre et surtout par le plaisir que prend Éthan. Dans un sens comme dans l'autre c'était important pour moi que mon partenaire tire un maximum de plaisir de nos ébats et a ses gestes maintenant plus assurés et à ses gémissements, je crois que je peux dire sans me tromper que c'est le cas, même si je n'ose pas regarder son visage de peur de le déconcentrer. Il aurait pu se montrer timide ou poser des questions mais il avait appliqué a la lettre mes mots de tout a l'heure et le feeling est bon, même très bon, d'ailleurs je me laisse aller moi aussi, lui faisant comprendre que j'appreciais beaucoup sa façon de faire. Il ne s'en était pas rendu compte mais ses derniers coups de reins bien plus profonds avaient provoqué mon éjaculation juste avant qu'il ne jouisse lui-même. C'est quand il s'écroule dans mon dos et que je le sens tout tremblant alors qu'il reprend son souffle que je comprends que j'ai gagné. J'aurais bien aimé qu'il reste ainsi sur moi, sa peau contre la mienne et son souffle dans mon cou me comblait de bonheur, mais il se redresse sur ses genoux et me fixe, les yeux brillants

- Co… Comment c’était ?

Il était clair que sa question le concernait lui et non pas l'ensemble du couple que nous venions de former et je ressens furtivement une petite pointe de déception, mais je comprends aussi son impatience de savoir et je chasse bien vite ce ressenti, je ne voudrais pas qu'il croit qu'il avait été nul. C'est avec un petit sourire et un clin d'œil discret vers la couette souillée en réponse à sa question que je le regarde. Je comprends au sourire qui vient illuminer son visage que je vais souvent avoir à faire avec l'égo de Monsieur, mais ce n'était pas encore le moment de réfléchir à tout cela. D'ailleurs y aurait-il jamais un nous ? Je le pousse pour qu'il tombe sur le dos et je viens me blottir dans ses bras. Peu importe qu'il avait transpiré, je me colle le plus possible contre lui et c'est lui qui vient chercher ma bouche, je crois que ma réponse l'a satisfait et sa réaction me plait également. C'etait fou comment nous n'avions pas besoin de nous parler alors que nous nous connaissions à peine. Son baiser était tout en tendresse, je crois que ce soir il a enfin compris qui il était vraiment sexuellement. J'avais posé ma tête sur torse, l'obligeant ainsi a me serrer contre lui. Je ferme les yeux et me laisse bercer par sa respiration redevenue régulière. Je ne sais pas comment lui voyait la suite de notre relation mais dans l'euphorie du moment je ne veux pas savoir, j'étais bien là. Depuis quand je n'avais pas ressenti ça, cette impression de pleinitude, bonheur total, et j'espérais de tout cœur qu'il en était de même pour Ethan.
Bien sur il y aurait un moment où il faudrait qu'on parle. Il n'était pas bavard mais je sais qu'il aura besoin de parler avec quelqu'un de ce qu'il avait ressenti, il était de ce genre d'homme qui ont besoin de savoir le pourquoi des choses, et je n'étais pas naïf non plus. Je sentais arriver dans ma tête tout un tas de questions et de pensées assez négatives et notamment une qui me trotte dans la tête et que je n'arrive pas à chasser, maintenant qu'il l'avait fait est-ce que, comme pour les femmes, il n'allait pas aller se satisfaire ailleurs ? Je supposais qu'il était avec elle comme il venait de se comporter avec moi, il allait partir et peut-être ne jamais revenir. Je n'arrive pas à refouler cette colère contre moi-même qui commence à monter, je m'étais promis de ne pas coucher avec lui que pour le sexe et j'avais été faible, aveuglé par mon amour alors que ce n'était même pas réciproque. Perturbé par cette pensée récurrente, et maintenant presque en colère, je me détache de lui et me lève. Je récupère mon caleçon qui avait volé un peu plus loin et l'enfile avant de ramasser celui d'Ethan que je ne peux m'empêcher de lui jeter sans même un regard. J'étais passé en à peine quelques minutes de l'euphorie totale à une colère sourde qui me donnait envie de pleurer tellement j'étais furieux contre moi-même. Je me réfugie dans ma chambre puis finalement dans la salle de bain, où, les deux mains posées de chaque côté du lavabo, je me fixe dans le miroir. Mais comment j'avais pu être aussi stupide ! Jamais au grand jamais, je n'aurais dû céder à cette pulsion, maintenant je vais m'en mordre les doigts. Encore heureux que dans un moment d'extase je ne lui ai pas redit les sentiments que j'avais pour lui, j'ai presque envie de pleurer là. Ma main tremble légèrement en ouvrant le robinet et je me passe le visage à l'eau froide, il fallait que je retrouver un semblant de sang-froid pour aller m'expliquer avec Ethan, mais je n'en ai pas le temps, quand je me relève, je l'aperçois dans mon dos par le reflet du miroir. Les deux poings sur les hanches et le sourcil relevé il n'avait pas l'air content du tout. Il ouvre la bouche mais je le devance en le regardant dans la glace

- Je t'ai eu dans mon lit et toi tu as eu ta réponse ! On est quitte maintenant non ?

J'étais tellement cynique que j'avais l'impression que ce n'était pas moi qui parlait, mais il fallait que je me protège au vu de mon état ces dernières semaines. Il l'avait dit lui-même, il n'avait jamais été amoureux, alors pourquoi espérer quelque chose que je n'aurais jamais. J'avais repris la même position mais tête baissée, serrant de toutes mes forces le rebord du lavabo en espérant avoir été assez méchant dans mes propos pour qu'il débarrasse le plancher rapidement parce que je n'arriverai pas à retenir mes larmes longtemps. Mais il tarde à le faire et en plus je sens son regard dans mon dos ...


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Jeu 25 Déc - 17:59



« 2 A.M. »
with Oli & Ethan
1
Quel était le mal à avoir besoin de se sentir complimenté, de temps à autres ? Est-ce que je n’avais pas le droit, moi aussi à mon tour, de recevoir quelques affabulations qualitatives ? Heureusement, Oli ne sembla pas complètement exaspéré par ma question, même s’il n’en était pas non plus des plus heureux, visiblement. Il me fit néanmoins un sourire, et ajouta même un clin d’œil, que je ne compris qu’après avoir vu la couette, sous lui. Je me sentis rougir une fois de plus, comme un gros gamin que j’étais, mais je ne pus m’empêcher de me sentir très fier, et de sourire. Comme quoi, que je couche avec des femmes ou des hommes, j’étais toujours bon. J’aurais presque pu me gifler en m’entendant penser une chose pareille, mais après tout, c’était la réalité. C’est Oli qui réagit en premier, et qui me poussa en arrière pour que je tombe doucement, avant de se blottir contre moi. Ça, par contre, c’était carrément étrange pour moi. Avoir quelqu’un d’autre qu’une femme dans mes bras, c’était bizarre. Mais c’était seulement bizarre parce que je n’avais pas l’habitude du contraire. C’était tout aussi bien en fait. C’était différent. Encore tout content de moi, je m’accordai un brin de tendresse, et baissai la tête vers celle d’Olivier afin de capturer ses lèvres. L’euphorie du moment passé était encore présente et j’avais besoin de la canaliser quelque part… J’étais tout content que ça ait pu fonctionner, même si ça me paraissait carrément extraordinaire.
Nous restâmes dans cette position, dans les bras l’un de l’autre, pendant un temps considérablement long. Je ne sentais même plus le temps passer, je ne voyais pas les secondes défiler. J’étais heureux d’être là, et de toute ma vie, c’était bien la première fois que ça m’arrivait. Je mentais un peu en réalité, parce que j’étais content également quand je restais avec Ella, après qu’on ait couché ensemble. Mais c’était bien différent là. Oli, ce n’était pas Ella. Il était loin d’être Ella. J’espérais qu’il ne croyait pas que je restais ici parce que je me sentais redevable, ou quelque chose du genre. Ce n’était pas du tout. Je restais ici, dans ses bras, parce que j’en avais envie. Parce que pour une fois dans ma vie, je me rendais compte que j’avais fait une connerie en était presque – en fait, en étant carrément – homophobe et je voulais me faire pardonner. Je ne voulais pas partir, je ne voulais pas m’enfuir comme je le faisais avec mes compagnes d’un soir. Je ne voulais pas avoir profité d’une nuit et partir sans demander mon reste. Ella m’avait fait changer sur ce point. Quand je connaissais un minimum la personne, il m’était à présent impossible de partir. Et c’était le cas pour cette fois. Je ne savais pas ce que ça signifiait exactement, mais c’était peut-être bon signe ? Ça voulait dire que je changeais, que je grandissais, que j’avançais… Et Oli ne pourrait pas trouver ça nul, à mon avis.

Pourtant, ce fut lui qui bougea le premier, et qui se retira de notre étreinte trop rapidement pour que ce soit normal. Il ne me regarda même pas et récupéra son boxer après l’avoir repéré des yeux. J’étais surpris qu’il réagisse ainsi. Je n’avais pourtant rien fait de mal, pour une fois. J’avais tout bien fait au contraire et je ne comprenais pas pourquoi il réagissait ainsi. Je m’en voulus, pour rien. J’aurais aimé le rattraper avant qu’il ne quitte la pièce mais j’étais bouche bée devant ses faits et gestes. Alors, je le regardais simplement partir vers sa chambre et pratiquement s’enfermer dans la partie salle de bains de cette dernière. Je lui laissai quelques instants pour se calmer, si jamais il était en colère, mais je me relevai à mon tour, prêt à lui demander des explications. Je voulais comprendre ce qu’il se passait. Peut-être que j’avais fait quelque chose de mal sans m’en rendre compte. C’était carrément possible, j’étais plutôt maladroit dans ce genre de choses. Je n’étais pas doué pour les relations humaines, et il le savait pourtant. Une fois debout, je récupérai à mon tour mon boxer et l’enfilai avant de partir à la poursuite d’Oli. Je le retrouvai devant son miroir, penché sur le lavabo et je posai mes mains sur mes hanches en le regardant de l’air le plus furieux que je puisse faire. J’allais lui demander des explications sans passer par quatre chemins, mais il reprit la parole avant moi.

« Je t'ai eu dans mon lit et toi tu as eu ta réponse ! On est quitte maintenant non ? »

Stupéfait, je restai bouche bée devant pareille déclaration. Il venait vraiment de me dire une chose du genre ? Il pensait que je ne voulais que tirer mon coup et partir. Que je voulais simplement « voir ce que c’était » ? Quel connard… Je savais que je n’avais pas été réglo avec lui jusque-là et que j’avais même carrément été méchant avec lui, parfois, mais je n’étais pas un salaud. Pas maintenant. Plus maintenant. Aussi, j’étais surpris qu’il me dise une chose pareille, mais en même temps, je crois que je le méritais un peu aussi.

« Ouais. On est quitte. »

J’avais mis du temps avant de pouvoir articuler ne serait-ce qu’une syllabe. J’étais déçu par sa réaction, j’étais énervé parce qu’il ne voyait pas la vérité, j’étais triste qu’il puisse penser une chose pareille et en réalité, j’aurais dû m’y attendre, parce que je m’étais comporté comme un connard. Je ferais mieux de partir, de quitter cet endroit, mais je ne pouvais pas. D’une parce que je ne pouvais pas repartir dans la neige, ma voiture était toujours bloquée et j’allais crever de froid. De deux, parce que je ne voulais pas partir, je ne voulais pas quitter cet endroit, et Oli avec. Néanmoins, j’étais perdu. Je pensais que ça lui ferait plaisir de se retrouver avec moi, mais visiblement, je m’étais trompé. Il fallait qu’il revoit son jugement, parce qu’il était carrément mauvais, cette fois. Je ne pouvais cependant pas rester sans rien faire et je repris la parole, doucement :

« Ecoute…, soupirai-je, pratiquement désespéré de pouvoir trouver les bons mots, qui seraient réellement justes. Je sais que j’ai pas été très sympa avec toi, plein de fois. Même à chaque fois qu’on s’est vus, ouais. Mais… c’était un moyen de me protéger. Alors si tu penses que je suis un gros con, tant mieux pour toi. Mais là, je rigole pas, Oli. Je me foutais pas de toi. »

J’espérais que mes mots fassent leur effet. Je ne pensais pas être réellement doué pour parler aux gens, et je me disais qu’il n’allait peut-être même pas m’écouter, mais je ne pouvais tout bonnement pas me laisser faire et le laisser croire des choses fausses… Il fallait qu’il ouvre les yeux. Qu’il ouvre bien les yeux… et qu’il voit que je ne mentais pas, que je ne plaisantais pas avec lui. Plus maintenant !
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Ven 26 Déc - 12:07



2 A.M.


with Ethan


J'attendais désespérément qu'Ethan me laisse seul, je ne voulais pas l'affronter parce que je savais que je lui cèderai encore, il fallait absolument que j'arrive à me blinder contre lui. Son regard dans mon dos me transperçais comme un poignard, au moins mes mots l'avaient touché, même blessé si j'en crois ce long silence qui n'en finissait pas. J'étais infiniment triste et en colère, mais je ne pouvais quand même m'empêcher de me réjouir de lui avoir cloué le bec, pour une fois que c'était moi ! Mais je sais que cela ne va pas durer, il va bien finir par se reprendre, que ce soit avec des paroles dures ou avec un geste violent, je m'attendais d'ailleurs à être retourné sans ménagement

- Ouais. On est quitte.

Si j'avais été cynique dans mes mots, lui l'était encore plus que moi, il était amer aussi. Peut-être qu'il regrettait comme moi d'avoir franchi le pas. Bien sur nous n'étions plus des ados irréfléchis, quoique pour ma part j'estimais m'être comporté comme tel et j'allais encore une fois en payer le prix ! Si je n'étais pas chez moi je partirai en claquant la porte alors pourquoi Ethan restait-il là, planté dans mon dos, il n'avait donc pas compris que je voulais être seul. Je risque un rapide coup d'oeil dans le miroir pour y voir un Ethan énervé, je sens que je vais avoir droit à mes quatre vérités sous peu et pourtant c'est d'une voix douce et calme qu'il me demande de l'écouter. Le regard toujours fixé sur le fond du lavabo je serre un peu plus le rebord pour empêcher mon coeur de s'emballer à nouveau à la perspective qu'il allait peut-être me dire des choses gentilles. Je ne comprenais pas pourquoi je réagissais comme ça dès qu'il était à moins de 50 centimètres de moi, je n'étais pas fleur bleue pourtant      

- Je sais que j’ai pas été très sympa avec toi, plein de fois. Même à chaque fois qu’on s’est vus, ouais. Mais… c’était un moyen de me protéger.

J'enregistrais chacun de ses mots au fur et à mesure qu'ils sortaient de sa bouche, c'était je pense pour lui un gros effort sur lui-même que de reconnaitre qu'il avait parfois été un véritable connard avec moi, et si je comptais bien cela faisait la troisième fois qu'en sorte il s'excusait pour ça, même si ce n'était pas dit implicitement. Sa dernière phrase par contre me ramène à mes propres torts, je n'avais pas toujours non plus été très subtil dans mes avances et au vu de ses antécédents avec ses compagnons de l'armée ça n'avait pas du être facile pour lui non plus. Je comprends maintenant qu'il ait voulu se protéger et se défendre, nous avions en quelque sorte des torts partagés. Je m'apprêtais à m'excuser aussi de mon côté mais il reprend la parole avant

- Alors si tu penses que je suis un gros con, tant mieux pour toi.

Je l'ai pensé pendant longtemps oui, mais cette nuit c'est moi qui l'avait été, surtout envers moi-même. Finalement je finis par jeter un rapide coup d'oeil dans le miroir. Ethan était amer dans ses paroles, je sentais bien que je lui avais fait de la peine, mais il ne fallait pas que je cède à nouveau. Peut-être qu'en me comportant de la même façon que lui, j'arriverai enfin à refouler mes sentiments qui commençaient à revenir en force. Je ne comprenais pas qu'il insiste de la sorte, il avait eu ce qu'il voulait, et moi aussi d'ailleurs, alors pourquoi il insistait comme ça ? Il savait ce que je ressentais pour lui, c'était cruel de sa part, il faillait absolument que je me défende

- ... Mais là, je rigole pas, Oli. Je me foutais pas de toi.

Mon regard toujours dans le sien par l'intermédiaire du miroir, j'accuse le coup. Je mets de longues secondes à réagir. Il était donc sincère ? Chaque baiser, chaque caresse étaient vrais ... Oui, il l'était, son regard ne mentait pas. Je ne prétendais pas y lire de l'amour, mais il y avait un petit quelque chose de spécial quand même. C'est lui qui fait un premier pas vers moi, et je me retourne enfin quand il pose sa main sur mon épaule. Je n'ose plus le regarder en face. Je sais que je devrais m'excuser, mais la tête baissée et le regard fixé sur ses pieds, les mots restent bloqués dans ma gorge. C'est quand il m'appelle doucement par mon prénom que je me réveille enfin. C'était peut-être la seule chance que j'aurais de me faire comprendre alors je l'embrasse. D'abord doucement, puis un peu plus passionnément. Je l'avais poussé contre le mur pour me faire plus insistant, plus demandeur aussi, je voulais qu'il me prouve que ce qu'il venait de m'avouer n'était pas du vent. Il ne lui faut pas longtemps pour que je me retrouve à sa place, même son corps se fait plus pressant contre le mien, engendrant de délicieuses sensations dans mon ventre. Ses mains qui étaient au début restées sagement dans mes cheveux ou au niveau de mon visage commencent à descendre dangereusement. Je ne voulais pas le guider ou l'inciter à faire telle ou telle chose, il devait le faire de lui-même et je sens que c'est en bonne voix quand ses doigts se resserrent sur ma fesse pour mieux presser son bas-ventre contre le mien. Je n'étais pas contre un deuxième round et Ethan non plus d'après ce que je pouvais percevoir à travers le tissu de son boxer, mais étais-je prêt à faire encore une fois une concession et à le laisser mener la danse ? J'échange à nouveau nos positions mais cette fois je m'arrange pour le mettre face au mur. Je l'embrasse dans le cou tout en le maintenant contre mon torse et cela n'a pas l'air de le déranger plus que ça, surtout quand ma main droite passe sous l'élastique de son boxer pour empoigner son sexe. Il se cambrait de plus en plus sous mes caresses, frottant ses fesses sur mon sexe et ça m'excitait au plus au point, mais je résiste à l'envie de lui baisser son boxer et de le prendre, je sentais qu'avec lui il allait falloir y aller doucement et ne pas franchir trop vite les étapes, même si pour l'instant il se laissait aller entre mes mains, et même dans ma main d'ailleurs. Encore une fois occupé à trop penser, je suis ramené à la réalité par un long râle profond d'Ethan, je n'avais pas su m'arrêter à temps ...


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Lun 29 Déc - 20:15



« 2 A.M. »
with Oli & Ethan
1
Il fallut que je l’appelle pour qu’il me regarde de nouveau. Il semblait tout perdu à cause de ce que je lui avais dit, et pourtant, je ne pensais pas en avoir trop fait ou trop dit. Il gardait les yeux visés sur le sol, et je n’osais trop rien faire pour lui faire relever la tête vers moi, alors que c’était tout ce que je voulais, pour l’instant. Néanmoins, je ne pouvais pas rester sans rien faire, en attendant qu’il agisse. Je voulais qu’il réagisse justement, je voulais qu’il me parle, qu’il me donne son ressenti, qu’il me dise ce qu’il se passait dans sa tête. Je n’avais peut-être pas choisi les bons mots, ceux qui seraient justes. Peut-être que je n’avais pas été assez clair, peut-être qu’il s’attendait à ce que je sois un véritable poète pour lui expliquer ce qu’il se passait dans ma tête. Ce n’était pas le cas, et ce ne serait jamais le cas, parce que je n’étais pas doué pour ça. Je ne prenais que très rarement des pincettes et j’étais plutôt franc. Mais je n’avais pas d’expressions spéciales, de trucs mignons à dire. Je disais ce que je pensais, de la façon dont j’étais capable de le dire. Ce n’était pas miraculeux, mais au moins, je disais ce que j’avais sur le cœur.
Je finis cependant par avancer vers lui, en continuant de l’appeler. Il ne semblait même pas m’entendre en fait. Il était dans ses pensées, il pesait peut-être le pour et le contre, ou bien il réfléchissait, tout simplement. Je ne voulais pas le brusquer. Pourtant, dès que je fus à proximité de lui, je le sentis se coller à moi et m’embrasser, une fois de plus. Je ne m’attendais pas à une réaction de la sorte, mais au fond, j’étais content que ça se passe ainsi. C’était mieux comme ça. Il ne m’en voulait pas au moins. Il comprenait qu’il avait tort sur ce coup là, et que je n’étais pas le petit con qu’il croyait que j’étais et sa façon de me montrer qu’il avait compris.

Rapidement, je me retrouvai coincé entre le mur et lui, appréciant sa proximité encore plus soudaine et brutale. Je pouvais sentir à sa façon de se presser contre moi et à sa façon de m’embrasser qu’il n’était pas en train de plaisanter, lui non plus. Nous prenions tous les deux cette nuit très au sérieux. Malgré moi, je ne pus m’empêcher de me demander vers quoi tout cela nous menait. Où allions-nous, lui et moi ? Qu’est-ce que ça voulait dire ? Je commençais à comprendre pourquoi il s’était énervé. C’était parce qu’il pensait que j’allais repartir maintenant que j’avais tiré mon coup. Normalement, c’était ainsi que ça aurait dû se passer, si j’avais été avec une femme, avec la gonzesse de mon début de soirée, par exemple. Néanmoins, rien n’était normal pour moi, dans cette soirée. Oli était loin d’être une femme, et rien n’était habituel pour moi, alors je devais changer mes plans. Je ne comptais pas partir, je voulais rester. Je le souhaitais. Et le fait qu’Olivier vienne de le comprendre me rassurait un peu : au moins, il ne me jetterait pas dehors, c’était déjà une bonne chose.
De mon côté, je n’arrivais pas à rester inactif. Si au départ j’étais plutôt sage, en laissant mes mains agripper doucement ses cheveux, ce n’était plus le cas après quelques instants. Elles arrivèrent bien rapidement dans son dos, et sur ses hanches. Encore plus bas, juste après. J’attrapai sa fesse de ma main, serrant mes doigts sur sa peau, par-dessus son boxer, sans réfléchir. Je ne pensais pas qu’on en arriverait là, en fait. Je pensais qu’on allait discuter, qu’on allait tout poser à plat. Ça ne me dérangeait pas de recommencer, mais pourquoi pas ? C’était une manière comme une autre de se réconcilier.

Malheureusement pour moi, Oli s’empara de mes bras et me retourna contre le mur, sans que je ne comprenne exactement pourquoi. Merde, il m’en voulait encore, alors ? Pourtant, la façon dont il m’embrassa dans le cou était douce, et tendre, et j’eus envie de bien plus, beaucoup plus. Quelques secondes plus tard, je sentis sa main s’insinuer dans mon boxer et s’emparer de mon membre. Je sentis immédiatement mon souffle devenir plus court, être saccadé. Mon envie reprit, avec force et puissance. Je n’étais pas tout innocent, face à lui. Je me frottais bien à lui, mais il me faisait de l’effet, et j’avais envie de plus. J’avais peur, bien sûr, j’étais même terrifié, mais je voulais savoir ce que ça faisait, je voulais être moins idiot qu’avant. Néanmoins, rien n’arriva. Oli continua de me caresser, inlassablement et plus ça allait, plus mes halètements résonnaient dans la pièce, de plus en plus fort, de plus en plus courts. Il me procurait des sensations excellentes, tellement excellentes qu’au bout d’un court moment, je ne pus me retenir plus longtemps.
Avec un râle rauque, je me déchargeai dans sa main. Au départ, je voulais le prévenir que je n’allais pas pouvoir me retenir, qu’il fallait qu’il arrête, parce que je ne pourrais plus répondre de mes actes… mais je n’en eus pas le temps. Il était toujours en train de me caresser et moi, j’étais transporté dans un autre monde, carrément contenté. Oli savait y faire, il n’y avait pas à dire. Néanmoins, je me sentais assez mal pour avoir lâché prise si tôt, et sans le prévenir en plus. Peut-être qu’il ne voulait pas que je réagisse comme ça. D’habitude, avec n’importe qui d’autre, ça ne m’aurait pas dérangé, mais avec lui c’était différent. Et s’il s’énervait encore ? A cette pensée, je posai mon front contre le mur et tentai de respirer un peu plus facilement. Oli restait pantelant aussi, derrière moi, et je dus quand même me retourner pour lui parler.

« Désolé… J’aurais dû te prévenir, j’ai pas fait exprès… m’excusai-je d’une petite voix. »

Je n’osais pas vraiment le regarder dans les yeux, parce que je ne voulais pas lire de la colère ou de la déception dans son regard. Mais je ne savais pas où tout cela nous menait. Et j’avais un peu peur de le découvrir, désormais.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Mer 31 Déc - 12:05



2 A.M.


with Ethan


Ce n'était pas mon but premier d'en arriver là mais ce qui est fait est fait. Mais pourquoi je réfléchissais tout le temps comme ça alors que je n'avais qu'à me laisser aller ! Enfin là si je ne m'étais pas contenu Ethan serait moins heureux. Lui au moins ne se posait pas de questions, du moins quand nous étions occupés. Il avait fini mais je ne le lâchais pas pour autant, notre position me permettait de le sentir encore frissonnant contre moi, et puis il fallait que je calme ma propre excitation, à moins qu'il n'ait envie de me rendre la pareille ?
Je souris doucement, je crois que ce ne sera pas encore pour maintenant. Il avait posé son front contre le mur et essayait de réguler sa respiration encore rapide. J'aimais ces moments après l'acte, ou comme maintenant quand mon partenaire avait été satisfait. Il n'y avait pas besoin de demander comme l'avait fait Ethan tout à l'heure, ces choses là se sentaient d'elles-mêmes et j'espérais qu'il finisse par s'en rendre compte tout seul. Je finis par lui rendre sa liberté quand il se retourne

- Désolé… J’aurais dû te prévenir, j’ai pas fait exprès…

Je m'attendais à tout sauf à ça. Il aurait pu m'en vouloir d'avoir été jusqu'au bout, de n'avoir pas senti qu'il allait lâcher prise, j'avais quand même assez d'expérience pour savoir quand même ! Je m'en veux encore plus parce que c'est lui qui se sent gêné alors que c'est moi qui suis en faute. Enfin en faute, cela flattait quand même un peu mon ego de l'avoir surpris à ce point là. Il avait baissé les yeux comme un petit garçon pris la main dans le sac et j'attends qu'il les relève vers moi pour lui répondre, mais les secondes passent et il continue de fixer ses pieds, je suis obligé de l'appeler doucement pour qu'il consente enfin à me regarder, seulement je ne pensais pas le trouver aussi ... triste ? Ce n'était pas la fin du monde quand même !

- Cameron Diaz s'en sert comme gel, mais je pense que je vais lui laisser cette exclusivité

Je ris de ma propre vanne en lui montrant ma main, mais aucune réaction du côté d'Ethan, je pensais pourtant que tout le monde avait vu ce film, ou du moins cette scène culte

- Tu ne connais pas Mary à tout prix ? ... le film ?

Un petit signe négatif de la tête et un haussement d'épaules me confirme que non, forcément que j'avais fait un bide. Mais ce qui m'embête le plus c'est qu'Ethan semble toujours préoccupé. Il ne s'en veut quand même pas encore pour ça. Je n'ose pas insister et lui propose de prendre une douche s'il veut se débarbouiller et à ma grande surprise il me demande si je viens avec lui. Je pensais juste me laver la main au lavabo mais comment refuser une proposition pareille !
Un fois dans la douche, il s'était retourné vers le mur, et pour ne pas le gêner plus, je fais de même vers la vitre de la cabine de douche. Ça va qu'elle est grande et nous pouvons nous savonner sans même nous frôler, mais si moi je fais l'effort de ne pas le regarder, je sentais quand même parfois son regard sur moi et alors que je finis de me rincer, je me retourne quand même. Il n'esquisse même pas un mouvement pour détourner la tête, ne cachant pas qu'il me reluquait ouvertement. Je trouve dans ses yeux ce même petit quelque chose que tout à l'heure et nos lèvres s'étirent dans un sourire presque en même temps. Il fait un pas vers moi, mais je me décale pour attraper la serviette que j'avais préparée sur la paroi et sort rapidement de la douche le laissant seul. Tout en m'essuyant je vais dans ma chambre. Je prends dans le tiroir de la commode le premier caleçon de la pile que j'enfile et une housse de couette propre. Je repars dans le salon pour changer la sale et remet la couette propre sur mon lit où je m'assois pour enfin réfléchir à pourquoi j'avais fui devant le geste pourtant explicite d'Ethan.
J'avais aimé les moments que nous avions passé ensemble cette nuit, mais est-ce que je ne faisais pas d'illusions ? Son attitude et ses paroles tout à l'heure tendaient à me prouver le contraire, mais j'ai encore un doute. Sexuellement cela ne s'était pas trop mal passé entre nous, mais moi, contrairement à lui, j'avais besoin de plus, il n'était pas comme les coups d'un soir que je m'envoyais régulièrement, il représentait bien plus à mes yeux, et si pour lui ce n'était que sexuel, je ne pouvais pas continuer.
Je ne remarque sa présence que quand il s'assoit près de moi. Je tente le tout pour le tout et me colle à lui. Ce geste était naturel pour moi dans l'intimité. Lui  met quelques secondes à m'entourer avec son bras mais il le fait quand même. Encouragé par ce geste, je remonte mes lèvres à la hauteur de son oreille pour lui murmurer un petit "je t'aime" puis je repose ma tête sur son épaule. Il ne régit pas, mais je m'en doutais, l'amour était quelque chose d'abstrait pour lui.
Ce sont sans doute les dernières secondes que nous passons ainsi, collés l'un à l'autre alors j'en profite à fond, dans quelques minutes il va se lever, se rhabiller et me dire qu'il s'en va, et je n'arriverai même pas à lui en vouloir ... Mais au lieu de ça je le sens me serrer un peu plus fort et m'allonger avec lui dans mon lit. Je me laisse faire, me calant encore plus contre lui alors que je m'étais juré que jamais un coup d'un soir ne dormirait dans ce lit, mais Ethan c'était particulier, je l'aimais lui, même si ce n'était pas réciproque.
Je ferme les yeux et me laisse bercer par les mouvements respiratoires de son torse dans mon dos, sentant à peine le baiser qu'il dépose dans mon cou ...


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Ven 2 Jan - 21:40



« 2 A.M. »
with Oli & Ethan
1
Pourquoi je baissais la tête comme un idiot ? Depuis quand j’avais honte de me lâcher ainsi ? J’en avais l’habitude, avec toutes les femmes, je le faisais. Mais encore une fois : Oli n’était pas toutes les femmes. Il était loin d’être une conquête de plus, même si techniquement, je ne savais pas vraiment comment le qualifier. Ce n’était pas un coup d’un soir, je refusais de la croire. Mais c’était quoi ? Est-ce que nous aurions la même relation qu’avec Ella ? Ca ferait un peu bizarre et en plus, je n’avais pas envie d’aller voir ailleurs. Qui de mieux que lui pour découvrir ma personnalité ? Il était sûrement le mieux placé pour m’apprendre les choses, pour me recadrer si j’en avais besoin, pour me dire ce qu’il fallait faire ou non. C’était peut-être ridicule, mais je ne me voyais pas ailleurs qu’ici avec lui. Surtout, c’était étrange parce que la fidélité était quelque chose que je n’avais encore jamais expérimenté. C’était carrément nouveau pour moi et ce serait sûrement le truc le plus compliqué pur moi. J’avais toujours été libre comme l’air. Jamais personne ne m’avait demandé d’être ce que je n’étais pas. Il était peut-être temps que je change. Pour de bon.

« Cameron Diaz s'en sert comme gel, mais je pense que je vais lui laisser cette exclusivité »

Il m’avait parlé pendant que j’étais dans mes pensées et je ne compris pas un traître mot de ce qu’il me disait en riant. Pourquoi il me parlait de Cameron Diaz ? C’était qui, d’abord ? Son nom me disait quelque chose, mais je n’étais pas capable, dans le flou de mon esprit, de mettre un visage sur ce patronyme.

« Tu ne connais pas Mary à tout prix ? ... le film ? »

En fronçant les sourcils, je lui fis clairement comprendre, d’un signe de tête, que je ne connaissais pas ce film dont il parlait. Je n’étais pas très cinéma. Je n’étais pas très musique, ni cinéma, ni rien du tout de bien culturel, en fin de comptes. Résigné, je le vis être légèrement déçu par le fait que je ne connaissais pas et que du coup, j’avais foiré sa blague. Mais si nous étions vraiment amenés à nous revoir souvent – ce que j’espérais un peu ! – il allait falloir qu’il s’habitue à faire des gros bides. Parce que je n’allais clairement pas comprendre ses références, à part pour des trucs archis connus. Même si je me rendais compte que son film, là, ça devait être hyper connu aussi. Bon, ma culture n’était pas spécialement riche, mais en attendant, je m’y connaissais très bien en véhicules ! C’était plutôt cool aussi, non ?

Malgré tout, nous ne restâmes pas longtemps à nous regarder en chiens de faïence, parce qu’Oli me proposa rapidement de prendre une douche. J’acceptai, parce que j’avais transpiré, j’étais tout en sueur et j’avais besoin de me laver pour bien dormir… parce qu’on allait peut-être dormir, au final ! Il serait temps, parce que la nuit avait bien filé, sans que l’on ne s’en rende compte, et bientôt, ce serait l’aube. J’aimerais bien pouvoir dormir quelques heures avant que l’on doive parler ou bien nous séparer. Je ne savais pas encore comment se déroulerait la suite des opérations… et je me demandais même comment nous réagirions, plus tard. Est-ce qu’on assumerait vraiment d’avoir fait ce qu’on avait fait ? Oli, sûrement que oui, ce n’était pas lui qui m’inquiétait. Et si moi je ne l’assumais pas ? J’avais peur de me réveiller le lendemain matin et de regretter amèrement ce qu’on avait fait. Je savais qu’au fond de moi, c’était possible que je ne réagisse pas bien en me rendant compte que c’était réellement arrivé, mais j’espérais pour Oli, et pour moi aussi, que ça n’arrive pas.
Sous la douche, nous ne fîmes rien de particulier, mais je n’hésitais pas une seule seconde à le reluquer, à bien le regarder sous toutes les coutures. Je savais qu’il sentait mon regard sur lui, et ça n’avait pas l’air de le dérange plus que ça, en réalité. Je vis bien son petit sourire satisfait quand il tourna la tête vers moi et ça me ravit au plus haut point. Au moins, ça ne le dérangeait pas. Cependant, je voulus plus, de nouveau. C’était comme si j’étais devenu insatiable. Je l’étais déjà avant, avec les femmes, et je ne pensais pas l’être avec lui. Mais j’étais content de voir que je regagnais cette vivacité avec lui aussi. Néanmoins, il ne répondit pas à mes avances, il fit même en sorte de sortir de la douche avant que je n’aie le temps de le toucher. C’était étrange, je pensais qu’il en voudrait encore plus, lui aussi. Il fallait qu’on en profite un peu, non ? Et puis, sous la douche, c’était plutôt sympa, alors quoi ? Il ne voulait pas… bon… J’allais devoir me contenter de ce que nous venions d’avoir déjà. Il me laissa très vite tout seul dans la salle de bains et je le regardais sortir de la pièce, médusé. J’avais fait quelque chose de mal ? Peut-être qu’il se posait des questions, tout comme moi ? Ca ne me blessait pas, en réalité. Il avait raison de se poser des questions, mais ça m’inquiétait un  peu. S’il se disait que nous n’étions pas faits pour être ensemble, comment ça pourrait se finir ? C’était lui qui s’accrochait à moi comme une bernique, alors quoi ? Il n’allait quand même pas me planter là, si ?

En sortant de la douche à mon tour, j’enfilai de nouveau mon boxer, avant de quitter la pièce pour retrouver Oli, assis sur son lit et semblant se poser mille et une questions. Je ne le quittais pas du regard et il ne parut pas me remarquer, jusqu’à ce que je m’asseye à côté de lui et que le lit s’affaisse. Je ne m’attendais pas à ce qu’il réagisse de la façon suivante : qu’il se colle à moi. Ca ne me déplaisait pas, même si au début, j’étais plutôt surpris par cette initiative. Je ne m’y attendais pas, parce que je croyais qu’il m’en voulait pour quelque chose. Mais apparemment, ce n’était pas le cas. Tant mieux pour moi, dans un sens… Je pris mon courage à deux mains et l’entourai de mon bras, en espérant qu’il continue à apprécier le moment et je sentis mon cœur louper un battement quand je compris qu’il n’allait pas me repousser.
Néanmoins, ma joie fut de courte durée quand je l’entendis brusquement me souffler qu’il m’aimait. Je restais interdit pendant de longs instants, sans savoir quoi faire. Est-ce qu’il voulait que je lui réponde ? Que je lui dise « moi aussi » ? Parce que ce n’était pas près d’arriver pour le moment. Je n’aimais personne, je n’étais pas capable de ça moi. Il fallait m’apprendre à aimer, comme tout le reste. Et… je n’aimais pas Oli. J’étais simplement attiré.. un peu trop peut-être même ! Mais j’allais le décevoir si je ne faisais rien. Et ça ne me laissait pas indifférent qu’il me dise une chose pareille, bien au contraire. J’avais senti mon ventre faire un bond, mon cœur louper de nouveau un battement, et j’avais l’impression que mes jambes étaient en mousse, quand bien même j’étais assis. Il fallait que j’agisse. Si je ne lui répondais pas, je devais au moins lui montrer que je n’allais pas déguerpir et m’enfuir. Je pris donc la décision de me coucher dans son lit, avec lui toujours collé à moi et je nous fis basculer pour que l’on s’endorme tous les deux. Il ne lui fallut pas longtemps pour qu’il s’endorme.

De mon côté, j’étais complètement paumé, et je ne fermai pas l’œil de la nuit. J’étais perturbé, limite choqué par tout ce qu’il m’avait dit. Je ne pouvais pas dormir, parce que je réfléchissais trop. Que s’était-il vraiment passé, cette nuit là ? J’avais découvert une nouvelle facette de ma personnalité. Mais pouvait-on dire que j’avais viré de bord ? Je n’en savais rien. Je me disais que j’aimais encore les femmes. Je ne pourrais jamais leur dire adieu, c’était clair. Mais alors quoi ? Pourquoi j’étais tombé dans les bras d’Oli ? Il fallait bien que je ressente quelque chose non ? Et puis, dans un premier temps : pourquoi étais-je venu chez lui ? Dans mon subconscient, ça devait bien vouloir signifier quelque chose ! Et ça ne me plaisait qu’à moitié, parce que c’était nouveau, parce que c’était inhabituel et parce que ça me faisait peur. Je n’aimais pas me poser tant de questions. J’étais plutôt du genre impulsif et franc, et ça ne me ressemblait pas de ne pas simplement profiter de l’instant. Alors que faire ?
Il fallait que je dorme, mais j’en étais bien incapable. Toutefois, ce n’était pas tout seul dans mes pensées que j’allais pouvoir régler ça et trouver une solution. Il fallait que j’en discute avec Olivier, et pour ça, il faudrait que je dorme aussi, comme lui, pour que le temps passe plus vite et que j’aie les idées plus claires. Aussi, je fis un effort et fermer les yeux pour tenter de dormir. Et quelques minutes plus tard, je tombai dans les bras de Morphée, épuisé par la journée, par la soirée, par nos ébats et par toutes ces émotions, qui se bousculaient en moi… Le lendemain allait être corsé.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Sam 3 Jan - 17:48



2 A.M.


with Ethan


Quoi de mieux que de s'endormir dans les bras de l'être aimé. Bien sur je n'ai pas eu de réponse à mon "je t'aime", mais c'était normal, je ne pouvais pas attendre d'un hétéro pur et dur qui vient d'avoir sa première expérience homosexuelle, et qui n'avait jamais aimé quelqu'un d'amour de sa vie, qu'il me déclare sa flamme. Et pourtant je m'étais endormi confiant. Confiant et rassuré par le comportement d'Ethan, j'étais sur et certain, à sa façon d'être, à sa façon de me serrer contre lui encore maintenant, que mes mots l'avait touché. Il ne savait juste peut-être pas encore reconnaitre ce sentiment qu'il n'avait jamais éprouvé, ce sera à moi de lui ouvrir les yeux et de lui faire comprendre. En attendant, me croyant sans doute profondément endormi, je sens qu'il essaye de se décoller doucement de moi  et je le laisse faire avec regrets, j'aimais bien dormir collé, Pierre me le reprochait souvent gentiment d'ailleurs.
Maintenant que j'étais libre, je me recroqueville un peu sur moi-même pour essayer de garder un peu de cette chaleur que m'avait procuré son corps pour me rendormir tranquillement et profiter des dernières heures de la nuit. Dans un demi-sommeil, je sentais Ethan remuer derrière moi et je souris doucement, je ne l'avais donc pas assez épuisé ? C'était pourtant prouvé scientifiquement que les hommes, contrairement aux femmes, s'endormaient souvent après avoir fait l'amour, tout ça à cause des hormones sécrétées pendant l'acte. J'hésite un moment à me retourner, il avait peut-être envie de parler, c'était peut-être l'occasion de mettre les choses un peu à plat entre nous. Nous n'avions pas eu besoin de beaucoup de mots pour nous comprendre, mais nous allions, je le crains, en avoir besoin pour nous expliquer. Je ne nous voyais pas nous quitter comme ça, sans un mot, sans une explication, mais mes hormones à moi ont le dernier mot et je finis pas sombrer complètement.
Un bruit que je n'identifie pas tout de suite me fait sortir d'un sommeil profond. J'ouvre un oeil pour me situer. Je suis bien chez moi, dans mon lit. J'avais du finir ma nuit couché sur le ventre et je sens ma main toute engourdie, coincée entre mon ventre et le matelas. Je tends l'oreille et un sourire étire mes lèvres, Ethan était encore là, j'entendais sa respiration régulière. Je tourne la tête et l'observe un moment. Couché sur le côté, il me faisait face, il semblait si paisible. J'aurais pu rester comme ça longtemps à juste le regarder dormir, cette vision me contentait assez bien mais un petit miaulement et quelques coups de griffes contre la cloison me sortent de ma contemplation. Boub devait se demander pourquoi la cloison était complètement fermée, je laissais toujours un petit espace d'habitude pour qu'il puisse rentrer, mais hier soir c'était Ethan qui l'avait refermée. Je soupire légèrement et me décide à me bouger. Je fais le moins de bruit possible pour me lever et prendre un tee-shirt dans la commode, il ne faisait pas chaud ce matin, et quand je me retourne pour regarder mon compagnon de la nuit avant de sortir de la chambre, il s'était complètement enroulé dans la couette.
Je nourris mon chat et regarde l'heure. Déjà 8 heures ! Je me demande si je dois réveiller Ethan, il avait peut-être trouvé du travail depuis la dernière fois qu'on s'était vu, et ce n'était pas le genre d'homme à arriver en retard je pense, puis d'un coup la raison pour laquelle il avait atterrit chez moi me revient : la neige ! Je cours presque jusque la fenêtre pour regarder où cela en est. La rue avait été partiellement dégagée et quelques voitures roulaient. Je suis déçu, j'aurais aimé qu'il neige toute la nuit, la clinique serait restée fermée et surtout Ethan aurait été bloqué ici, et je suis certain que nous aurions trouvé de quoi nous occuper tous les deux. Je n'ai qu'une envie c'est d'aller le retrouver, maintenant que Boub va nous foutre la paix, mais il faut savoir être raisonnable parfois et décide d'aller le réveiller

- Ethan ... Ethan ? Il est 8 heures ...

Je secouais son épaule, et le lâche quand il émet un grognement avant d'ouvrir un oeil. C'était toujours délicat de réveiller quelqu'un pour la première fois, on ne savait pas comment il pouvait réagir, mais il me fait sourire quand il frotte ses yeux avec ses poings. Il avait beau se donner des allures de gros dur, là il faisait très petit garçon, mais je me reprends bien vite avant qu'il ne les rouvre

- Je me disais que tu devais peut-être aller travailler ...

Le bon Oli se disait que ce serait bien qu'il ait trouvé du boulot, mais le Oli amoureux pensait tout le contraire, il le voulait encore à lui pour quelques minutes, la clinique n'ouvrait qu'à 9 heures après tout. Je me retiens de sauter de joie quand il me fait non de la tête, puis d'un coup, sans que je comprenne pourquoi, il est pris d'un fou-rire. Toujours debout près du lit, je me demande bien ce qui à pu provoquer cette réaction, je n'aimais pas ça du tout. Et si d'un coup il s'était rendu compte, en se réveillant dans mon lit, qu'il avait fait une énorme connerie, qu'il regrettait, parce que je n'arrivais pas à savoir si c'était un fou-rire nerveux ou un vrai fou-rire

- Quoi !?

Il repart de plus belle et je comprends qu'il se fout carrément de ma gueule quand il me pointe du doigt sans pour autant pouvoir s'exprimer, tellement il était plié en deux. Contaminé par son hilarité, je commence à rire moi aussi, au moins pendant ce temps là il ne se posait pas de questions existentielles comme j'aurais pu le craindre. Ça aurait pu lui faire tout drôle de se réveiller dans le lit d'un mec, surtout un mec avec qui il avait couché, mais apparemment ce n'était pas le cas, tout du moins pas pour l'instant. J'avais quand même un petite boule au ventre en attendant de savoir la cause de ce fou-rire, il pouvait très bien tout à coup retrouver ce ton cynique qu'il savait si bien employer et m'envoyer à la figure un répartie bien méchante, surtout que maintenant il fixait, toujours en riant, mon entre-jambes. Je baisse alors les yeux moi-aussi pour me rendre compte que mon caleçon était imprimé avec des têtes de Mickey ... Je comprends mieux ... la honte internationale Oli ! Je savais que j'aurais du les jeter depuis longtemps, mais jamais personne ne venait ici, jamais personne n'aurait du voir ce caleçon ridicule ! Je ne sais plus où me mettre

- Ben ... euh ... Tu n'aimes pas Mickey ? ... Si tu n'aimes pas je peux toujours l'enlever ... ou tu peux le faire toi-même ...

J'avais retrouvé un peu d'assurance en murmurant ma dernière phrase, et il s'arrête subitement de rire, il avait bien compris mon sous-entendu. Je le fixe dans les yeux et m'approche un peu plus du lit. J'étais maintenant à sa portée, c'était à lui de choisir, à lui de faire le point sur ce qu'il voulait vraiment, à lui de décider si on continuait un bout de chemin ensemble ou pas ...


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] 2 A.M. / Oli & Ethan    Mer 14 Jan - 0:45



« 2 A.M. »
with Oli & Ethan
1
Le lendemain matin, ou plutôt quelques heures plus tard, ce fut une secousse qui me réveilla, alors que j’étais dans un rêve très agréable. La présence d’Oli m’avait aidé à bien dormir pour une fois, et c’était très appréciable. Si ça pouvait arriver plus souvent, ce serait un réel plaisir. En attendant, je ne comprenais pas pourquoi j’étais secoué comme un prunier, et je compris bien tardivement que c’était Olivier qui essayait de me réveiller. Il ne pouvait pas me laisser tranquille un peu ? Qu’est-ce qu’il voulait cette fois ? Il ne voyait pas que j’étais en train de dormir et que je n’avais pas envie d’être dérangé ? Pour une fois que je dormais bien, il fallait qu’on vienne m’embêter ! Pour bien montrer que je n’étais pas content, je grognais. C’était ma façon à moi de lui faire comprendre qu’il m’emmerdait, mais ça ne semblait pas vraiment l’atteindre. De toutes façons, il devait bien savoir qu’il m’avait réveillé, vu comment il m’avait secoué et comment il m’avait pratiquement hurlé dans l’oreille qu’il était huit heures. Il était huit heures, c’était bien, mais moi, je n’avais nulle part où aller. Peut-être qu’il travaillait, lui, et ça, je n’y avais pas pensé auparavant. J’étais un petit con égoïste, ça faisait bien longtemps que je ne pensais plus qu’à moi et que le travail des autres ne m’importait que peu… Je me relevais doucement dans le lit en me frottant les yeux après avoir réussi à bien ouvrir les yeux. J’étais encore tout endormi, je n’aurais pas dit non à une heure de sommeil en plus.

« Je me disais que tu devais peut-être aller travailler ... »

Travailler ? Oh, il croyait que la chance avait tourné et que j’avais trouvé un boulot ? Ce n’était pas le cas. Pourtant, par cette météo, j’aurais pu aider de nombreux garages, sans aucun doute. Mais je gardais mon portable allumé toute la journée et personne ne m’appelait. Et même moi, j’aurais pratiquement besoin d’un dépanneur ou bien d’un mécanicien, voire qu’un petit coup de main pour sortir ma voiture du mauvais pas de la neige. Peu importait, j’avais tout mon temps et j’allais juste attendre que la neige fonde. Peut-être qu’Oli accepterait que je reste un peu ici. J’étais pratiquement sûr que ça ne le dérangerait pas. Pour toute réponse, je secouai la tête de droite à gauche et je finis par l’observer un peu plus en détail… avant de m’attarder sans vraiment le vouloir sur son caleçon. Ma réaction ne tarda pas, et je piquai un fou rire, un vrai fou rire, un du genre « je ne peux plus m’arrêter de rire alors que c’est ridicule ». Mais pourquoi se sentait-il obligé de porter un caleçon avec des têtes de Mickey, sérieusement ? C’était ridicule, mais en même temps c’était mignon et moi, ça me faisait mourir de rire. Alors quand je relevai les yeux vers son visage, où une expression surprise et carrément éberluée avait pris possession de ses traits et était peinte, mon hilarité augmenta et j’eus presque des larmes coulant sur mes joues. Mon regard repartit sur son entrejambe et je faillis suffoquer en revoyant l’immonde sous-vêtement qu’il osait porter sans avoir honte. Même moi je n’en avais plus des horreurs du genre ! Enfin, il sembla remarquer de quoi je me moquais, et je le vis rougir violemment. Son regard se mit à me fuir alors que je tentais de reprendre mon souffle, ainsi qu’un semblant de sérieux. Il fallait que ce caleçon disparaisse de ma vue, sinon je n’allais plus pouvoir respirer correctement.

« Ben ... euh ... Tu n'aimes pas Mickey ? ... Si tu n'aimes pas je peux toujours l'enlever ... ou tu peux le faire toi-même ... »

Ca me coupa net mon envie de rire. Wow, je ne m’attendais pas à ce genre de réaction, et je ne sus que faire ni que répondre, pour une très longue seconde. Est-ce que je devais céder à ce qu’il disait, à cette pulsion que mon cerveau voulait que j’accomplisse ? Evidemment que c’était tentant de lui arracher ce calbute dégueulasse, mais ça signifiait quoi, plus largement ? Je n’aimais pas trop me dire que mes actes avaient une portée. Pour moi, ça ne voulait rien dire de particulier ni de grave… mais pour lui, peut-être que c’était plus complexe. Et je n’en doutais pas une seule seconde, en réalité. Alors quoi ? Je devais lui enlever ce caleçon moi-même ou non ?
Mes mains furent plus rapides que ma volonté et mes pensées et dès qu’il fut assez proche de moi, je passai mes pouces sous l’élastique du tissu, à sa taille, et tirai vers le bas pour faire glisser le sous-vêtement et laisser Olivier sans rien, nu, tout en le fixant bien dans les yeux. Une fois que ce fut fait, et que le caleçon se retrouva à ses chevilles, je haussai les sourcils dans un geste provocant, avant de me reculer un peu et d’ouvrir enfin la bouche pour parler :

« Maintenant, va en mettre un autre. »

Je ne voulais pas lui faire l’effet d’une douche froide, mais je n’avais pas envie de remettre ça ce matin. Je savais que c’était mal de faire ça, de le chauffer à moitié et de le laisser sans rien, mais il travaillait non ? Il serait en retard si on faisait quoi que ce soit et même si ça ne le dérangeait pas, moi, ça me dérangeait d’empiéter sur sa vie professionnelle. Et puis… il n’avait pas non plus dit qu’on allait remettre le couvert. Je ne m’en sentais pas vraiment capable ce matin-là, et bizarrement, je ne voulais pas que l’on aille trop vite.. C’était nouveau pour moi, tout cela et il le savait. Pourtant, en voyant son regard un peu vexé, je compris que je n’avais pas pris la bonne décision, mais que voulait-il de plus ? Que je lui saute dessus ? Ce n’était pas près d’arriver, du moins, pas ce matin. D’abord, parce que j’avais faim, je voulais et j’avais besoin d’un café et de réfléchir à toute cette histoire. Et lui, il avait besoin de se préparer à aller travailler. Je savais pourtant que tout n’allait pas se passer de la façon dont je l’entendais, et c’était bien dommage…
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