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 [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan

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J. Ethan Hanit


DISCUSSIONS : 283
CREDIT : casielsilencio // silver lungs
MessageSujet: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Lun 22 Sep - 0:25


time to make things clear

Il fallait que je me calme. Que je comprenne ce qu’il se passait, et que je me calme vraiment. Ma soirée et nuit avec Ella avaient été agréables la dernière fois, mais je n’avais pas réussi à me sortir ce type de la tête. Et ça me hantait et me suivait depuis une semaine maintenant. C’était horrible, de se réveiller le matin et de n’avoir qu’une pensée en tête : « Est-ce que je suis homo, que je ne m’en rends pas compte et que ça va changer toute ma vie ? » Cette pensée suivant mon esprit pendant toute la journée par la suite, je ne pouvais rien faire. Vraiment rien faire. Je n’arrivais pas à penser à autre chose, et de fait, c’était intolérable pour moi.

Du coup, faire quelque chose semblait être impératif pour que je puisse retrouver un rythme de vie normal. Parce que même quand je dormais, je pensais à cette histoire, et ça commençait réellement à me pourrir la vie. J’en avais parlé avec Ella, et quand je lui avais demandé si elle pensait que je devais revoir Olivier, elle ne m’avait pas répondu ni oui, ni non, en clair. Il fallait que je décide par moi-même, sauf que j’étais incapable de savoir. Et puis, même si je le revoyais, que lui dirais-je ? « Salut, en fait voilà, j’arrête pas de penser à ce qu’il s’est passé la dernière fois, et je me demandais, tu crois que je deviens gay moi aussi ? » Non, je ne pouvais clairement pas lui demander un truc comme ça. Il allait se moquer de moi, de toutes façons. Il s’en donnerait à cœur joie, et il aurait raison de le faire. Je ne m’étais pas très bien comporté, même si au fond, ce n’était quand même pas si grave…

Néanmoins, même si j’avais l’air ridicule, il fallait tout de même que je le vois, ou que je vois quelqu’un qui pourrait m’aider à comprendre ce qu’il m’arrivait. Même si on me prenait pour un cinglé, je devais comprendre et me rendre compte. Je ne connaissais personne d’autre qui pouvait m’aider… sauf Olivier. Résultat, je n’avais pas spécialement le choix. En jouant avec mon téléphone portable, indécis, je retournai sur la page des appels passés ou reçus. Je retrouvais bien vite le numéro d’Olivier, c’était le seul qui n’avait pas de « surnom », en quelque sorte. Plusieurs fois, pendant de longues minutes, j’hésitai, appuyai sur la touche appel et raccrochai immédiatement sans qu’il n’y ait de tonalité. Sauf qu’à un moment, je restai trop longtemps sans raccrocher et j’entendis une tonalité à l’autre bout du fil. Il saurait forcément que je l’avais appelé. Merde !  Je n’avais plus le choix du coup, et je dus inventer une excuse en même pas dix secondes avant qu’il ne décroche. Dès que j’entendis sa voix à l’autre bout du fil, je sentis mon cœur se serrer et je fus de nouveau en colère, sans comprendre pourquoi. Je sortis alors mon excuse platement, d’un ton froid.

« Je crois que j’ai oublié un de mes outils chez vous. Je peux passer ? »

C’était ridicule, c’était une excuse comme une autre, et ça impliquait que j’aille chez lui. « Bravo Jeremiah, tu as bien réussi ton coup. Tu es un con fini ! » J’imaginais la voix de mon père me dire ça, et ça me fichu encore plus en rogne ! Forcément, de l’autre côté de la ligne, Olivier parut surprit, surtout qu’il n’avait pas dû retrouver d’outils. Il n’était pas idiot, il comprendrait rapidement que ce n’était qu’une excuse débile… mais je n’avais que ça. Je n’avais jamais été très bon pour inventer des trucs, et j’avais une imagination vraiment terrible. En tout cas, il accepta que je vienne et je dus bien me faire à l’idée que désormais, j’étais attendu, et que si j’allais avoir des réponses, j’allais aussi peut-être encore me prendre une claque en pleine poire. Je ne savais même pas à quoi je devais m’attendre, je ne savais pas si je devais lui parler crûment ou non, je ne savais pas quoi faire du tout. Je verrai ça au feeling ? Oui, sûrement… mais je n’aimais pas ça !

Une heure plus tard, j’étais devant le cabinet et j’essayais de respirer calmement en repensant à la conversation que j’avais eu avec Ella. Je ne devais surtout pas m’énerver, simplement poser des questions et me barrer. Je devais simplement éclairer la situation, rien d’autre. Il n’était pas plus fort que moi, au contraire, et il ne me ferait rien ! Rien du tout ! En prenant mon courage à deux mains, je sortis de la voiture, traversai la rue et entrai dans le cabinet. Encore une fois, c’était son assistante qui était à l’accueil et il devait être soit chez lui, soit dans son bureau. Je pris tout de même la peine de le demander à la jeune femme, non sans essayer de la draguer pour me rassurer un peu. Ca ne fonctionna pas. Et merde… Elle finit par me dire que je pouvais aller directement dans le bureau, parce qu'Olivier ne serait pas trop occupé. Je soupirai, je préférai ne pas me retrouver tout seul avec lui de nouveau mais visiblement, je n'avais pas le choix. Et puis d'ailleurs pour parler de ce que je voulais lui parler, c'était plutôt mieux que personne ne puisse nous entendre.

Alors que je m'apprêtais à frapper à la porte, j'entendis un bruyant éclat de rire provenir de l'intérieur et je restai la main en l'air, sans savoir quoi faire. Je voyais qu'il n'était pas seul, et de fait, je ne savais pas vraiment ce que je devais faire. Le déranger ? Maintenant que j'étais là, je n'allais pas changer d'idée et repartir sans rien. Par la suite, j'entendis des voix d'hommes, et si je reconnus distinctement la voix d'Olivier, je ne savais pas qui était l'autre, et je ressentis une bouffée de colère monter de nouveau en moi. Ils étaient en train de se moquer de qui là ? Est-ce que peut-être la nouvelle avait fait le tour du cabinet ? Dans ce cas là, ce n'était même pas la peine que je lui demande quoi que ce soit du coup.. Néanmoins, je frappai, prêt à lui en coller une si jamais je me rendais compte que c'était de la moquerie. Je frappai trois coups secs contre la porte, les rires et les voix s'arrêtèrent et j'entendis du mouvement dans la pièce d'à côté, et la porte ne tarda pas à s'ouvrir sur Olivier...

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Il parait que la blanche colombe a trois cent tonnes de plomb dans l'aile ; il parait qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelles ; la belle au bois dormant a rompu les négociations, unilatéralement le prince entame les protestations.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Ven 26 Sep - 12:06



Time to make things clear


with Ethan

Je suis d'abord surpris en voyant s'afficher le nom d'Ethan sur mon écran de téléphone, puis mon coeur commence à s'affoler dans ma poitrine, qu'est-ce qu'il voulait ? Ça faisait une semaine qu'il était venu réparer ma voiture, une semaine que son image était presque constamment dans mon esprit, une semaine que je m'endormais en imaginant les scénarios les plus fous.
La conversation que j'avais eu avec Abby m'avait fait beaucoup de bien. Nous avions discuté longuement et elle m'avait encouragé à le rappeler et à lui expliquer mon ressenti, mais je n'en avais pas trouvé le courage et j'avais préféré en revenir à mes vieilles habitudes, le soir même j'étais déjà en train de me vautrer dans un lit inconnu. Je n'étais pas fier de ça, mais c'était pour moi un moyen de tout oublier, du moins pendant un certain laps de temps.
C'est donc d'un pouce tremblant que je décroche, mais ma voix reste ferme et assuré

- Oui ?
- Je crois que j’ai oublié un de mes outils chez vous. Je peux passer ?
- Oui, bien sur !

L'échange s'arrête là, il raccroche de suite. Je m'interroge. Je n'avais rien vu trainer dans mon garage, mais je n'avais pas cherché non plus et je ne veux pas imaginer que c'est juste un prétexte pour me revoir, je ne veux pas être déçu.
Mais je dois me reconcentrer pour continuer mes consultations. Après un chat qui vomit et une entorse sur un chien, c'est un pote qui arrive comme client avec un de ses cockers. Théo était éleveur et avait été l'un de mes premiers clients. En plus de m'avoir amené pas mal de clientèle, il était devenu un bon copain et nous sortions parfois ensemble avec sa petite famille. Il était en train de me raconter la dernière bêtise de son plus jeune fils quand trois coups assez sec frappés à ma porte coupent nos rires.
Toujours souriant je vais ouvrir la porte, mais je me trouble d'un coup quand je découvre la personne qui se tient derrière et surtout quand je découvre son expression.
C'est vrai qu'Ethan et moi ne nous étions pas quittés en excellents termes, mais il n'avait pas besoin d'être aussi haineux parce qu'il me voyait, j'avais l'impression d'être un monstre à ses yeux. Il ne pouvait donc pas faire abstraction de mon orientation sexuelle et se comporter comme un mec civilisé ! Déjà un bonjour était la moindre des politesse, ou bien même une petite excuse pour avoir interrompu ma conversation avec Théo, mais non, il reste planté là sans rien dire, et Théo à même droit à ce regard plein de colère. Enfin au moins j'étais fixé sur ses intentions, il n'avait surement pas menti en disant qu'il avait oublié un outil, vu comment ça avait l'air de l'emmerder de revenir ici

- Tu peux allez voir dans le garage, tu connais le chemin

Puisque c'était comme ça, je ne prends pas de gants non plus, et en oublie même aussi d'être poli en lui refermant pratiquement la porte au nez. J'en fini avec Théo que je raccompagne, c'était le dernier client pour aujourd'hui. Laura finissait de ranger l'accueil et elle se retourne vers moi avec un clin d'oeil taquin

- Tu sais que ton garagiste à essayer de me draguer, il n'est ...
- Déjà ce n'est pas "mon" garagiste ! Et il fait bien ce qu'il veut, je n'en ai rien à foutre !

Je ne sais pas pourquoi je m'énerve comme ça. D'habitude les allusions de Laura me faisait plus rire qu'autre chose, mais là je me sens ... je ne sais pas, pas bien en tout cas. Elle l'a bien compris et se contente de déposer un baiser sur ma joue avant de partir avec juste un petit "à demain Oli" sans aucune malice dans la voix. Je ferme derrière elle et me dit qu'encore une fois je me retrouve seul avec Ethan, comme si le destin s'acharnait à nous mettre face à face. J'allais remonter chez moi, mais bizarrement, poussé par une force mystérieuse, je me retrouve face à la porte qui mène au garage.
Ce n'est qu'au bout de 5 minutes que je me décide à l'ouvrir. Il en mettait du temps pour retrouver son outil, mon garage n'était pas si grand que ça non plus. Je descends sans faire de bruit, et je le vois, appuyé sur le coté du 4x4, les bras croisés et le regard dans le vide. Il n'avait plus l'air en colère, au contraire, il avait l'air triste et pensif. En le voyant comme ça, mon ressentiment à son égard s'envole d'un coup, j'aurais presque envie de le prendre dans mes bras, mais ce ne serait surement pas une bonne idée

- Tu l'as retrouvé ?

Il sursaute en relevant son regard vers moi. Il était bien évident qu'il n'y avait rien à retrouver, alors pourquoi cette excuse bidon ? Un problème avec sa main ? Non il se serait adressé à Ella et surement pas à moi ... Ou alors il voulait qu'on soit seuls tous les deux dans un endroit tranquille pour me dire mes quatre vérités sur ce que je lui avais fait, et dans ce cas je ferais bien de rester sur mes gardes, parce que malgré mes excuses lamentables, il devait encore beaucoup m'en vouloir.
Son regard, fuyant le mien, était reparti se fixer sur ses chaussures. Je descends la dernière marche pour m'approcher un peu de lui

- Je peux t'aider ?

Je sous-entendais à chercher ce qu'il avait perdu ou soit disant oublié ici, mais c'était plutôt lui qui avait l'air complètement perdu.

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J. Ethan Hanit


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CREDIT : casielsilencio // silver lungs
MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Sam 27 Sep - 18:42


time to make things clear

Forcément, j’étais furieux. Pourquoi ? Je n’en avais toujours aucune idée. Mais ma fureur empira quand Oli me ferma la porte au nez, après m’avoir déclaré que je pouvais aller dans son garage, que je connaissais le chemin. Sous-entendu, « je ne vais pas venir avec toi, gros con. » Bon, au moins le ton était donné. Il fallait dire que je n’avais pas été des plus loquaces sur ce coup là, et je ne m’attendais pas à ce qu’il le soit avec moi. Mais je ne savais pas pourquoi j’étais si furieux, pourquoi j’étais si énervé, alors que je l’avais simplement entendu rire avec un homme. Je n’avais rien à voir là-dedans et pourtant, rien que le fait que ce pauvre type rigole de quelque chose me donnait envie de vomir. Il avait l’air de s’en être bien remis visiblement. C’était surtout ça qui m’énervait, parce que j’avais passé une semaine à me poser des questions terribles sur moi-même, et lui, il semblait aller totalement bien. C’était frustrant, c’était énervant, et ça me donnait envie de lui en coller une. Pourtant, je n’en fis rien et je pris la direction du garage dès qu’il me ferma la porte au nez. Personne ne me fermait la porte au nez, jamais… et ça me rendit encore plus en colère de remarquer qu’il venait juste de le faire et d’être exception à la règle.

Une fois dans le garage, où je savais pertinemment que rien ne traînait et que je n’y trouverais pas l’un de mes outils, je m’adossai à son 4x4, sans savoir ce que j’allais faire par la suite. Il faudrait bien que je lui parle, que je lui pose des questions. J’étais venue pour ça, quand même et je n’allais pas repartir sans réponses, il en était hors de question. Je m’étais torturé pendant une semaine, et il fallait que je sache ce qu’il se passait, ce qu’il s’était passé, et ce qu’il se passerait éventuellement par la suite. Par où commencer pour lui faire comprendre que je ne savais pas ce qu’il m’arrivait ? Aucune fichue idée. D’habitude, j’étais franc avec les gens. Je leur demandais ce qu’ils pensaient sans réfléchir aux conséquences. Là, c’était plus compliqué, parce que j’étais impliqué plus que d’habitude. Là, il s’agissait de moi, de ma personne, de mon caractère et de ma vie. Et j’allais lui demander des choses personnelles, parce que c’était le seul type que je connaissais qui était gay. J’avais un peu honte de moi-même, mais surtout, je ne voulais pas qu’il se foute de ma gueule comme il l’avait fait la dernière fois. Cette fois, c’était sérieux. Vraiment sérieux.

Alors que je pensais que j’allais rester seul pour de bon, sans réponses à mes questions, j’entendis la porte du garage s’ouvrir mais je n’y prêtai pas attention. J’avais peur qu’il ne vienne en croyant réellement qu’il me manquait un outil. J’avais surtout peur qu’il ne comprenne pas le but de ma visite. Ou pire encore, j’avais peur qu’il croit quelque chose d’autre, quelque chose que je ne voulais vraiment pas qu’il croit. Reparti dans mes pensées, je ne revins dans la réalité que lorsque j’entendis la voix d’Olivier résonner à mes oreilles.

« Tu l'as retrouvé ? »

Quoi ? Il pensait réellement qu’il y avait un outil ? Bah merde alors. Je ne pensais pas que j’étais un aussi bon acteur, surtout pas au téléphone. Et puis entre temps, il aurait bien vérifié quand même, dans son garage, qu’il n’y avait pas d’outil qui trainait. En plus, ça aurait été plus simple pour lui, parce qu’il aurait juste eu à le laisser à l’accueil et je l’aurais récupéré, si tel avait été le cas. A moins qu’il ne faisait exprès de me croire, pour pouvoir m’avoir dans son garage, seul à seul, comme la dernière fois. Ca ne me plaisait qu’à moitié, mais c’était ce que je cherchais en l’appelant. Je ne pouvais qu’être content… si je pouvais être content face à cette situation. Je ne le fixais que quelques secondes, avant de détourner mon regard du sien, toujours à la recherche des mots que je pourrais utiliser pour lui parler de tout cela. Décidément, ça n’allait pas être une tâche aisée. Et il ne semblait même pas remarquer ma détresse.

« Je peux t'aider ? »

M’aider ? A trouver l’outil ou bien à faire le point sur moi-même ? Qu’avait-il en tête ? Il devait quand même bien avoir compris, désormais ! Je n’étais même pas en train de chercher, et ça se voyait que je n’avais pas cherché du tout. Que voulait-il dire par « m’aider » ? Quelque chose me disait qu’il avait compris pour quelle raison j’étais là, mais qu’il ne savait pas exactement pourquoi. Dans un sens, c’était normal, il n’était pas dans ma tête, et si je ne lui disais rien, il ne pourrait pas deviner, certes. Mais je me sentais tout bizarre, rien qu’à l’idée de devoir en parler. Par où fallait-il commencer, dans ces moments là ? Que devais-je faire ? Que devais-je dire ? Il ne fallait surtout pas que je m’énerve, parce qu’il n’avait encore rien fait. C’était moi qui avais un problème, qui n’était pas assez prêt pour ça. Je ne savais même pas comment je réagirais si jamais ce qu’il me répondait confirmait mes doutes. J’avais peur, pour la première fois de ma vie, j’avais vraiment peur. Et pourtant, mes mots dépassèrent ma pensée, dans un excès de courage.

« Comment tu as su que tu étais homo ? »

Là, il n’avait plus de doutes à avoir, de toutes façons. Il saurait, rien qu’à ma question, que je me demandais beaucoup trop de choses pour que ce soit normal. Il allait se dire que son geste avait provoqué une réaction chez moi, une réaction qui faisait changer les choses et surtout mon comportement. Je ne voulais pas qu’il croit que j’étais tombé amoureux de lui, ça n’arriverait jamais ! Encore une fois… j’aimais les femmes, et pas les hommes. Mais je devais bien me l’avouer, il se passait un truc, depuis une semaine. Tant que je ne mettrais pas le doigt dessus, je m’énerverais tout seul, et en parler avec Olivier était la meilleure des thérapies. Ella semblait penser la même chose, et c’était elle qui m’avait donné la force d’appeler le vétérinaire.

« Je veux dire… ça t’est venu tout seul ? Tu l’as toujours su ? Ou bien il s’est passé quelque chose ? »

Mon ton tout penaud me faisait presque pitié à moi-même, alors que cette fois, c’était Olivier qui avait l’air très surpris par ma demande. Il ne devait pas s’attendre à cela, et je m’en doutais un peu, forcément. Il avait dû croire que j’avais été plutôt clair la dernière fois dans mon comportement et que je n’avais pas un brin d’homosexualité en moi, mais je me remettais en question maintenant et c’était grisant et dépaysant pour tout le monde, surtout moi. Avec patience et presque envie, j’attendis qu’il me réponde, ne sachant même pas s’il allait m’aider ou non. Pourquoi m’aiderait-il ? Je n’avais pas été des plus altruistes avec sa personne et je m’étais comporté comme un con… mais au fond, s’il était gentil, il le ferait, non ?

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Dim 28 Sep - 13:12



Time to make things clear


with Ethan

A ma question Ethan releva les yeux vers moi, mais s'il me regardait, son esprit était complètement ailleurs. Je me faisais violence pour ne pas m'approcher plus, mais déjà à cette distance je sentais revenir les signes qui m'avaient tant troublé la dernière fois. J'ai chaud et la délicieuse sensation qui titille mon ventre en est certainement la cause. Ce n'était pas la première fois que je voyais un beau mec, mais je ne sais pas pourquoi il me faisait cet effet. Au fond de moi j'avais la réponse bien sur, mais je ne voulais pas l'admettre, pourquoi se faire du mal puisque de toute façon ce ne sera pas possible. Quelques bribes de la conversation que j'avais eu avec Ella revenait me marteler le cerveau, et surtout ce qu'il faisait ensemble. Il est hétéro Oli ! Un pur et dur, tu as bien vu comment il te regardait, comment il te jugeait. Tu ne dois pas espérer quoique ce soit de lui, rien, nada ! Je réussis presque à refouler cette sensation malgré que je ne puisse m'empêcher de le détailler. Il portait un jean noir assez moulant et son blouson en cuir ouvert laissait apparaitre une chemise à carreaux, et cela lui allait beaucoup mieux que sa combinaison de travail un peu trop ample à mon goût, mais c'est surtout son visage et ses mains qui m'intéressaient. J'avais vu ces dernières en détail, tout du moins une, alors je reporte mon attention sur son visage. Une mâchoire assez carrée, mais pas trop, un nez parfait - pas comme le mien - et des yeux d'une couleur assez banale mais tellement expressifs. Mais surtout, c'était ce petit je ne sais quoi en plus, cet espèce de charme qui émanait de lui qui fait que je pourrais rester des heures à juste le regarder, mais ce serait me faire du mal, et puis Ethan semblait être revenu parmi nous, son regard toujours planté dans le mien paraissait maintenant déterminé

- Comment tu as su que tu étais homo ?

Pourquoi il faisait ça ? Il voulait donc me faire sentir un peu plus qu'à ses yeux je n'étais pas "normal" ! Nous devions sensiblement avoir le même âge, je n'étais quand même pas le premier homo qu'il rencontrait, alors pourquoi cet acharnement sur moi. Je sentais la colère monter et allait le mettre à la porte sans plus d'explication quand d'un coup son expression change

- Je veux dire… ça t’est venu tout seul ? Tu l’as toujours su ? Ou bien il s’est passé quelque chose ?

Mes yeux s'arrondissent de surprise, je comprends mieux maintenant. Je me revois il y a dix ans, j'avais la même expression que lui quand je m'étais posé toutes ces questions après le baiser de Pierre. J'avais rapidement compris et Pierre qui me connaissait déjà par coeur m'avait ouvert les yeux sur des détails qui me paraissaient insignifiants mais qui au final ne trompaient pas. Mais pour ce qui était d'Ethan, je ne le connaissais pas, je ne connais rien de sa vie, de ses différentes expériences. Il y avait peut-être déjà eu des signes pour lui, c'est peut-être pour ça qu'il était si hostile vis-à-vis de moi, parce que jamais je n'aurais pensé que ma petite "vengeance" puisse le faire réfléchir à ce point là sur lui-même et j'en conclus qu'il avait donc ressenti quelque chose quand je l'avais embrassé, ou tout du moins cela l'avait assez troublé pour qu'il revienne jusqu'ici pour essayer de trouver des réponses à ses interrogations.
Une fois remis de ma surprise, j'empêche mon coeur de s'emballer trop vite. Ce n'est pas parce qu'il se pose des questions que forcément il pourrait se passer quelque chose entre nous, il ne faut pas rêver non plus. Je me demande s'il faut que je réponde à ses questions, parce que cela implique que je vais devoir me révéler un peu à lui et je n'en ai aucune envie, pas après la façon dont il m'a traité et dont il me juge, mais c'est difficile de résister à ses yeux dans les miens qui n'attendent que des réponses. Compatissant, je lui souris légèrement

- C'est ... Ce n'est pas évident à expliquer ... On peut en discuter en prenant un verre si tu veux

Après un long moment d'hésitation il hoche la tête et consent à me suivre jusque chez moi. Je le laisse à l'entrée du salon et vais dans la cuisine

- Une bière, ça te va ?

Un oui provenant du salon me confirme que j'avais bien choisi. Je nourris mon chat pour qu'il nous laisse tranquille, puis je pose le pack sur la table basse et lui propose de se servir pendant que je vais me changer. Je passe dans ma chambre et tire la cloison qui la sépare du salon, puis j'enlève ma blouse de travail et me dépêche de me doucher. La douche d'après boulot était un rituel chez moi. Habitant sur mon lieu de travail, ça me permettait de couper et de bien séparer ma vie professionnelle de ma vie personnelle, et de me détendre aussi, quoiqu'aujourd'hui ça allait être difficile. Je sais que ce soir je ne sortirais pas alors j'enfile un jean et un pull avant de rejoindre le salon.
Ethan s'était assis sur le canapé et je remarque de suite qu'il avait déjà vidé la moitié de sa bière. Il faisait tourner la canette entre ses mains, il était nerveux, très nerveux, mais ça se comprend aussi. Je prends une bière dans le pack et m'assois dans un fauteuil, laissant comme ça une certaine distance entre nous. Je prends une gorgée et le regarde, essayant de faire abstraction de ce que je ressentais à chaque fois que je croisais son regard

- Alors ? Pourquoi tu veux savoir ? Il s'est passé quelque chose ?

J'avais repris sciemment la même question qu'il m'avait posée. Bien évidement qu'il s'était passé quelque chose, j'étais certain que mon baiser avait réveillé chez lui des choses qu'il ne soupçonnait même pas ressentir un jour, même si ce n'était pas le but, et ça le travaillait au point qu'il avait trouvé le courage de venir me demander en personne, j'étais sans doute le seul gay qu'il connaissait.
Mais je prenais un risque en lui retournant sa question. Soit il allait se mettre en colère et partir définitivement, mais il resterait avec ses doutes, soit cela l'amènerait à se poser les bonnes questions et surtout à en tirer les conclusions qui s'imposaient. Le tout était que ça se fasse en douceur, parce qu'il m'avait l'air quand même très impulsif ...

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J. Ethan Hanit


DISCUSSIONS : 283
CREDIT : casielsilencio // silver lungs
MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Lun 29 Sep - 15:04


time to make things clear

Au départ, je crus qu’il allait me frapper. Il fallait dire que moi-même, je n’y allais pas de main morte. J’avais eu tort, peut-être, de commencer la conversation par ce sujet et cette question, mais sinon, qu’aurais-je dit ? Des banalités du genre « désolé, l’outil perdu, ce n’était qu’une excuse, en fait je voulais te parler… » ? Non, c’était impossible de faire ça, c’était trop cliché pour moi, et en plus, j’étais persuadé qu’il le savait déjà, depuis le tout début. Donc, au lieu de m’enliser dans un mensonge et de devoir me dépatouiller tout seul, j’avais été un peu franc. J’étais rentré dans le sujet sans prendre de gants, comme à mon habitude et peut-être que pour une fois, j’aurais dû faire attention. Il n’avait pas une très bonne opinion de moi, parce qu’il croyait que j’étais homophobe. Ce n’était pas le cas, sinon, je ne poserais pas autant de questions sur moi-même. Mais ça, il ne pouvait pas le savoir, à moins de lire dans mes pensées.

« C'est ... Ce n'est pas évident à expliquer ... On peut en discuter en prenant un verre si tu veux »

Je ne savais pas exactement combien de temps nous étions restés silencieux, tous les deux, à nous regarder en chiens de faïence, ou presque, vu que je fixais mes chaussures. J’étais content qu’il ne me jette pas dehors, déjà, c’était une bonne chose. Après, je n’étais pas spécialement enclin à retourner chez lui, mais ce n’était pas si grave. J’avais compris que cette fois, il ne tenterait rien, parce qu’il savait pourquoi j’étais là, et qu’il comprenait les enjeux. De fait, j’allais accepter en deux trois mots, et optai finalement pour un hochement de tête, la gorge nouée.
Par la suite, je le suivis jusque chez lui. Nous remontâmes les quelques marches du garage jusqu’à la clinique, puis de la clinique jusqu’à son loft et je restai dans l’encadrement de la porte quelques instants, jusqu’à ce qu’il me fasse rentrer dans le salon, qui en fait, était la pièce au centre de l’appartement. Il partit faire ses affaires, et me proposa une bière, que j’acceptai avec joie. Un peu d’alcool me détendrait, et ce n’était pas une bière qui pourrait me saouler. Je ne craignais rien, bien au contraire. Je pris une bière dès qu’il apporta l’ensemble des canettes, ouvris la mienne et bus une longue rasade de la boisson alcoolisée, en savourant chaque goutte glissant le long de mon œsophage, asséché par le stress de la conversation qui allait se dérouler dans un futur tout à fait proche.

Olivier me délaissa quelques minutes pour aller se changer, prendre une douche et faire tout ce qu’il avait à faire. De toutes façons, je n’étais pas pressé, même si j’aurais préféré qu’on en finisse assez rapidement pour que je puisse me détendre un peu. Néanmoins, la bière me faisait déjà un tout petit peu d’effet, vu que je n’avais rien mangé, et que j’avais bu rapidement. De fait, lorsqu’Olivier revint dans le salon pour me parler, j’étais un peu plus détendu et je n’avais pas peur de parler. En s’asseyant sur un fauteuil, en face de moi, il prit à son tour une bière.

« Alors ? Pourquoi tu veux savoir ? Il s'est passé quelque chose ? »

Pourquoi je voulais savoir ? S’il s’était passé quelque chose ? Il se moquait de moi, définitivement. Il savait très bien ce qu’il s’était passé, il m’avait embrassé. Et pourquoi je voulais savoir ? Parce que je me demandais si ce n’était pas ce qu’il m’arrivait, et ça me fichait une trouille bleue ! Comment lui expliquer sans qu’il ne le prenne mal et sans qu’il ne se moque de moi ? Aucune idée, il fallait que je choisisse bien mes mots, mais j’avais la crainte suprême de blesser cet homme que j’avais déjà blessé une fois. Il s’était bien vengé, certes, et c’était à cause de cette vengeance que j’étais de nouveau là, ce jour-là. Je m’en serais bien passé.

« En fait… depuis que je suis parti, la dernière fois, je me pose des questions. Te fous pas de moi, ok ? Mais je voulais savoir… pour toi, comment ça s’était passé. Parce que j’ai l’impression que ça me fait pareil… »

En baissant les yeux devant mon manque de tact flagrant, évident, je serrai ma canette dans ma main, en soupirant. Voilà, je l’avais fait, je l’avais dit, je l’avais demandé, et maintenant, je sentais qu’il allait soit s’énerver sur moi, soit m’expliquer calmement en se moquant. Quoi qu’il en était, il aurait raison, parce que j’étais loin d’être doux et de prendre le sujet avec des pincettes. Ca devait l’horrifier que j’aie peur de devenir homo. Mais c’était comme ça, j’avais peur, parce que c’était quelque chose que je ne connaissais pas, qui m’était totalement inconnu et que je n’aurais jamais cru expérimenter un jour ou l’autre. C’était une anomalie chez moi, pour l’instant, et ça ne tenait qu’à lui de me faire changer d’avis, d’idée.

« Je veux juste savoir si c’est normal que je me pose autant de questions alors que j’ai toujours aimé les femmes. »

Cette phrase avait dépassé ma pensée, et je n’avais pas voulu la dire, au départ. Mais une fois dite, je me rendis compte qu’au moins, elle avait l’intérêt premier d’être plus clair que ce que j’avais déjà dit auparavant, et de poser les bases de mon inquiétude. Avec ça, Olivier comprendrait, du moins, j’osais l’espérer…

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Lun 29 Sep - 19:14



Time to make things clear


with Ethan

Quand Ethan releva la tête vers moi, je vois passer une lueur de colère dans son regard. J'avais bien compris le sens et le but de sa démarche mais je voulais qu'il me le dise oralement. Non pas que cela me faisait plaisir de le mettre mal à l'aise comme ça, mais s'il comprenait déjà un peu de lui-même ce qui lui arrivait, ça aiderait grandement, parce que si, comme je le soupçonne, il commence à ressentir qu'il est peut-être attiré par les hommes, fier et orgueilleux comme il est ça ne va pas être facile à assumer pour lui. D'ailleurs il n'assumera peut-être pas du tout et ça serait vraiment dommage qu'il reste sans cesse à se poser des questions et à refouler des sentiments qui pourraient se révéler merveilleux à vivre

- En fait… depuis que je suis parti, la dernière fois, je me pose des questions. Te fous pas de moi, ok ?

Me foutre de lui ? J'aurais pu oui, il faut avouer que la situation aurait pu être risible, mais le sujet était bien trop sérieux. Et puis si Ethan avait su se maitriser jusque là, je ne suis pas certain qu'il puisse se contenir si je poussais le bouchon un peu trop loin. Et je n'avais aucune envie de subir sa colère

- Mais je voulais savoir… pour toi, comment ça s’était passé. Parce que j’ai l’impression que ça me fait pareil …

C'est on ne peut plus direct, au moins il va droit au but. J'hésite à lui dire que c'est le baiser de Pierre qui avait tout déclenché pour moi. Il croirait immédiatement que j'avais voulu reproduire ce schéma avec lui alors que pas du tout, je l'avais embrassé par jeu, juste pour le vexer. Evidemment je ne peux pas dire que je ne n'ai pas apprécié ce court instant, Ethan me plaisait, c'était indéniable. Tout ce que je ressentais en sa simple présence ne trompait pas et c'était également pour cette raison que j'allais avoir beaucoup de mal à m'exprimer. Il y avait une infime chance pour que ce soit moi et moi seul qui soit à l'origine de son trouble et si je passais mon temps à lui parler de Pierre, j'étouffais direct dans l'oeuf cet espoir qui faisait battre mon coeur à 100 à l'heure.
J'essaie de garder un air neutre et assez distant, me donnant une contenance en reprenant une gorgée de bière et pourtant mon cerveau réfléchit à toute vitesse, pesant le pour et le contre, cherchant les mots qui le rassureraient mais c'était loin d'être évident, jamais je n'avais discuté de mon homosexualité avec personne, les gens qui me connaissaient me prenaient -sans jeu de mots - comme j'étais, je n'avais jamais eu à justifier ou à expliquer le pourquoi de ce que j'étais

- Je veux juste savoir si c’est normal que je me pose autant de questions alors que j’ai toujours aimé les femmes.

Non. Evidement que ce n'était pas normal, et il le savait pertinemment, d'où cette inquiétude que je peux lire dans son regard. Mais qu'il parle des femmes va peut-être m'aider et l'aider aussi par la même occasion

- Je n'ai pas toujours été gay tu sais ...

Je laisse volontairement un blanc avant de continuer, le temps qu'il se remette de sa surprise. J'ai même un petit sourire en voyant sur son visage la même expression que celle d'Ella, elle aussi stupéfaite quand je lui avais fait la même révélation après qu'elle m'ait embrassé au Crocodile rock

- ... Je peux même dire que j'avais un certain succès auprès des filles, même si c'était surtout elles qui me couraient après. Seulement je n'étais pas foutu d'avoir une relation suivie, je n'étais jamais satisfait, peut-être parce que je ne ressentais rien pour elles. Et puis un jour, un pote m'a fait comprendre que ça ne collerait jamais entre les filles et moi en m'... Il m'a ouvert les yeux en mettant le doigt sur des choses qui se sont révélées comme des évidences ...

Dans ma lancée, j'allais me trahir, il ne fallait pas qu'Ethan sache que le baiser de Pierre avait été ce révélateur, mais direct comme il était, je me doute bien qu'il allait encore me poser des questions. J'avais déjà eu un pincement au coeur en parlant de Pierre comme s'il n'avait été qu'un pote quelconque, et si jamais il fallait à nouveau l'évoquer, je ne sais pas du tout comment je réagirais. Il fallait absolument que je détourne un peu la conversation, Ethan savait déjà qu'il avait été mon compagnon et qu'il était mort, et c'était déjà beaucoup trop ! Mais il ne ferait peut-être pas le rapprochement. Je ferme les yeux et par réflexe mes doigts attrapent la pierre bleue suspendue à mon cou, demandant secrètement pardon à Pierre, il n'aurait pas aimé du tout ma façon d'exposer les faits, même si je n'agissais pas par honte mais un peu par intérêt.
Je lâche la pierre et rouvre les yeux quand je sens qu'on m'observe attentivement. Mon regard tombe directement dans celui d'Ethan. Nous restons un moment les yeux dans les yeux, et cela me trouble encore une fois. J'aimerais tant qu'il puisse y lire ce que je ressentais pour lui, mais c'est encore bien trop tôt, ça lui ferait plus peur qu'autre chose je pense, alors je détourne le regard et reprend une gorgée de bière, puis une question s'impose à moi comme une évidence

- Tu dis que tu as toujours aimé les femmes ... Tu as déjà été amoureux Ethan ?

Je savais qu'il était avec Ella en ce moment, mais c'était juste pour le sexe, il n'y avait pas de sentiments entre eux. C'était une façon un peu détournée de lui demander s'il n'y avait que le sexe qui comptait pour lui ou s'il était capable d'avoir des sentiments pour quelqu'un ...

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Mar 30 Sep - 0:28


time to make things clear

Même si la réponse ne vint pas tout de suite, je l’entendis fuser jusqu’à mes oreilles. Je n’arrivais pas à croire ce qu’il venait de me dire. Il n’avait pas toujours été homosexuel. Ce n’était pas fait pour me rassurer ça. Parce que ça voulait dire qu’avant, il était comme moi, hétéro. Il aimait les femmes, alors. Non, mais c’était impossible, je ne pouvais pas être comme lui. Non pas qu’il me dérangeait, mais pourquoi mon parcours serait le même que le sien. Je ne voulais pas de ça, vraiment pas. Je n’avais jamais demandé à me poser des questions ! Je ne pensais pas qu’il allait me dire un truc pareil, et bizarrement, j’aurais pensé qu’il n’irait pas aussi loin. Il pouvait simplement me dire comment il l’avait su, qu’il était gay. Si c’était quelque chose qu’il avait développé quand il était petit, si c’était venu tout naturellement ou non, mais il n’avait pas besoin de me dire qu’il n’avait pas toujours été gay… ça ne m’aidait pas, mais alors vraiment pas !

« ... Je peux même dire que j'avais un certain succès auprès des filles, même si c'était surtout elles qui me couraient après. Seulement je n'étais pas foutu d'avoir une relation suivie, je n'étais jamais satisfait, peut-être parce que je ne ressentais rien pour elles. Et puis un jour, un pote m'a fait comprendre que ça ne collerait jamais entre les filles et moi en m'... Il m'a ouvert les yeux en mettant le doigt sur des choses qui se sont révélées comme des évidences ... »

Lui ? Il se tapait plein de filles ? Impossible ! J’arrivais vraiment pas à le croire, parce que je savais ce que je savais sur lui, et que ça me paraissait complètement improbable. Mais pire encore, ce qu’il essayait de me faire comprendre, c’était que peu importe combien je pouvais aimer les formes féminines, et coucher avec des femmes, chaque jour différente, ça ne changerait pas le fait que peut-être j’étais homo, au fond. Il faisait le parallèle avec moi, parce qu’il m’avait bien cerné. Il parlait de coucher sans sentiments, parce qu’il était au courant de ce que je faisais avec Ella… mais il le faisait exprès. Peut-être même qu’il montait cette histoire de toutes pièces… et pourtant, je savais que ma théorie ne tenait pas debout, parce qu’il était tout à fait sincère en me disant cela. C’était son histoire, comme je l’avais demandé. Et ça me rendait malade.

En comprenant que j’étais peut-être foutu pour de bon, je relevai les yeux de ma canette de bière, pour la première fois depuis un bout de temps, et je plongeai mon regard dans celui d’Olivier, en essayant de trouver encore plus de réponses. Je ne me sentais vraiment pas bien. Non pas que ça me gêne… mais ça faisait trop de choses à assimiler, et je n’avais pas l’habitude d’être dérangé dans mon quotidien, comme ça. Et si toute ma vie n’avait été qu’un mensonge ? J’avais trente ans, c’était l’âge où les hommes pensaient à réellement se poser si ce n’était pas déjà fait, à trouver une femme, à aimer pour de bon et à fonder une famille. Et là, tout volait en éclat, si je continuais dans cette voie. Bon sang mais ma mère n’accepterait jamais ça. Je n’avais pas peur d’elle, bien sûr, mais elle était tout ce qu’il me restait, avec mon frère. Il était hors de question qu’Olivier ait raison là-dessus !

« Tu dis que tu as toujours aimé les femmes ... Tu as déjà été amoureux Ethan ? »

Cette fois-ci, j’ouvris la bouche sans savoir quoi lui répondre. Avais-je été amoureux ? Peut-être, je ne m’en souvenais pas. Il y avait eu beaucoup de femmes dans ma vie, mais je ne savais pas exactement si j’étais amoureux de leurs silhouettes, ou bien d’elles. Je ne cherchais jamais de relation longue, je ne cherchais que des plans cul. Ella était une exception, mais elle était comme une amie – parce que je n’allais pas dire sœur, tout de même. Je secouai la tête en remarquant donc que je n’avais jamais été amoureux, de fait.

« Non… je crois pas. »

Cette réponse me coûtait cher, parce que je savais ce qu’il me dirait par la suite. Il me dirait que peut-être je ne ressentais jamais rien de plus, que peut-être je n’étais pas amoureux parce qu’au fond, ce n’était pas ce que j’étais vraiment. Je connaissais ce genre de discours. Une fille aurait pu le prononcer à sa place, ça aurait eu le même effet… et là, je redevenais méchant, même si c’était dans mes pensées.

« Me dis pas que c’est parce que je me suis trompé sur toute la ligne depuis que je suis gamin, sinon je pense que je pourrais m’énerver… »

Mieux valait le prévenir de mes prochains réactions, si jamais il osait me dire quelque chose qui ne me plairait pas. Le pauvre, ce n’était pas de sa faute, mais ça m’énervait à l’avance de me dire que j’avais passé tant de temps conditionné dans une vie qui peut-être n’était pas celle qu’il me fallait. Mais que me fallait-il, en réalité ? Une vie comme celle que je menais en ce moment, avec des repères, des amis, une femme que je pourrais trouver un jour et avec qui je pourrais éventuellement avoir des enfants ? Ou bien une vie que je changerais du tout au tout, sans avoir ne serait-ce qu’un point d’ancrage ? Enfin si. Il y avait bien Olivier… mais je ne pensais pas vraiment le revoir. Vraiment pas, même. La honte. Il n’y avait pas photo, en fait. La vie que je préférais, c’était celle que j’avais maintenant… mais s’il avait raison ? Et si je ne pouvais pas continuer comme ça ? Mais je n’étais pas gay, bon sang. C’était complètement étrange pour moi de m’imaginer dans les bras d’un homme… et à trop réfléchir, j’allais me donner mal à la tête !

« T’as accepté ça comment ? Putain, dis-moi que tu l’as mal pris au début, parce que je veux au moins qu’on me dise que mes réactions sont normales !! »

Je savais que je n’avais pas besoin d’être vulgaire pour me faire comprendre, mais je sentais une certaine fureur monter en moi, une colère qui était dirigée contre moi-même, et à laquelle je ne pouvais pas faire face. Je ne voulais surtout pas m’énerver sur mon interlocuteur, du moins pas sans raison, je voulais simplement avoir des informations… et pourtant, il était la seule personne présente dans le loft, et si je ne me calmais pas, il allait en prendre pour son grade !

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Mar 30 Sep - 17:57



Time to make things clear


with Ethan

Ma question le prit au dépourvu et je sus tout de suite que sa réponse serait négative, où alors il mentirait. Il n'y avait pas besoin de réfléchir 107 ans pour savoir si oui ou non on avait déjà été amoureux, on s'en rappelait immédiatement, c'était évident. Il finit par me dire que non, qu'il ne croit pas déjà l'avoir été, et je vois bien que ça le perturbe fortement parce qu'il vient de comprendre que s'il n'avait jamais vraiment aimé une fille, c'était peut-être parce qu'au fond de lui il était gay. Son expression change d'un coup

- Me dis pas que c’est parce que je me suis trompé sur toute la ligne depuis que je suis gamin, sinon je pense que je pourrais m’énerver…

Je m'enfonce un peu plus dans mon fauteuil alors que lui s'était avancé sur le bord du canapé, quand même légèrement menaçant, mais malgré tout j'ai bien envie de lui répondre que s'il ne veut pas, ne serait-ce que commencer à admettre, que oui, ce serait bien possible qu'il soit gay, et bien tant pis, il peut repartir et me foutre la paix ! Ce n'était pas non plus facile pour moi après tout !
Pourtant je n'en fais rien, en fait j'avais de la peine pour lui. Quand ça m'était tombé de dessus, si je puis dire, je n'avais que vingt ans, j'étais au tout début de ma vie d'adulte mais pour lui c'était plus compliqué. Il avait du s'installer dans une espèce de routine avec toutes ces femmes qu'il séduisait à tour de bras pour les mettre dans son lit, et se rendre compte que toute sa vie allait peut-être changer et prendre une toute autre direction devait le perturber, mais on le serait à moins.
Je cherchais un moyen de ne pas être trop direct, je le sentais déjà quand même énervé, quand d'un coup il pose sa bière et se lève

- T’as accepté ça comment ? Putain, dis-moi que tu l’as mal pris au début, parce que je veux au moins qu’on me dise que mes réactions sont normales !!

Je ne peux pas dire que je l'avais mal pris quand Pierre m'avait embrassé, ça m'avait surpris surtout, mais il savait, bien avant moi, que ses sentiments envers moi étaient réciproques. Je lui avait demandé ce qui lui prenait et comme réponse il avait repris mes lèvres une seconde fois et là tout mon corps s'était embrasé. Sur le moment il n'y avait pas eu besoin d'explication, c'était juste une sensation que nous partagions, les questions étaient venues un peu plus tard et cela s'était déroulé le plus simplement du monde.
Toujours debout, Ethan me fixait, sans doute impatient d'entendre ma réponse, enfin la réponse qu'il voulait entendre. Il devait se calmer parce que là ça n'allait pas le faire. Je voulais bien y mettre les formes, mais je n'étais surement pas prêt à lui mentir juste pour le rassurer. Il avait eu assez de cran pour revenir ici me poser toutes ces questions, je ne vois pas pourquoi il n'en aurait pas assez pour supporter la vérité

- Je l'ai relativement bien accepté. C'était surprenant et nouveau, mais les sentiments étaient déjà là, même si pour moi ce n'était pas si évident que ça

Il avait repris sa canette et l'avait vidé d'un trait tout en faisant les cent pas entre la table basse et le canapé, et à la façon dont il s'arrête brusquement et tourne la tête vers moi, je sens que ce n'est pas du tout la réponse qu'il attendait, mais je m'en doutais aussi. Je soutiens son regard sombre et je n'aime pas ce que j'y vois, à ce moment précis je n'étais à ses yeux que le sale petit PD qui était sur le point de foutre sa vie en l'air et il m'en voulait beaucoup pour ça.
Je préfère de loin être de l'autre côté de la table qu'entre ses mains qui sont en train de broyer la canette de bière qu'il tenait toujours et qu'il semblait prêt à envoyer avec rage contre le mur. Et pourtant, au lieu d'être effrayé, je sens une petite boule se former au creux de mes reins, comme il était désirable comme ça ! Mes sentiments pour lui passaient presque au second plan, c'était cette fois juste une attirance physique, presque animal !
Dieu sait que j'ai aimé Pierre de tout mon coeur et je n'ai pas assez de qualificatifs pour le décrire. Sa tendresse, son humour, ses petites attentions envers moi, et son amour surtout m'avaient comblé au plus haut point, mais j'entrevoyais avec Ethan une relation complètement différente, beaucoup plus sauvage et passionnelle. Complètement subjugué par ce regard emprunt d'une colère sourde et profonde, je reviens dans la réalité quand il rompt le contact visuel pour poser la boite de métal maintenant toute tordue sur la table. Il attrape son blouson posé sur l'accoudoir et se dirige vers la porte. Contrairement à tout à l'heure, j'espère que je n'ai rien laissé transparaître de ce que j'étais en train de penser, ce serait vraiment trop con !

- Ethan ! Attends !

En trois pas je suis près de lui, mais je me retiens à temps de poser ma main sur son épaule pour le retenir, il ne fallait vraiment pas tout gâcher maintenant. Je crois qu'il est dans un tel état que si un homme venait à le toucher, ou ne serait-ce que le frôler maintenant, il se prendrait une baigne mémorable. Je voulais vraiment qu'il se calme

- Ecoute, chacun à des réactions différentes. Je peux comprendre les tiennes, même si pour moi ça a été beaucoup plus facile d'accepter ce que je ressentais vis-à-vis de cet homme parce que je l'aimais. Tu es en colère parce que tu sens que tu es peut-être attiré par les hommes ? Et alors ? Ce n'est pas une honte d'être gay quand même !

Voilà, c'était dit ! J'ai été franc, même si j'avais ajouté "peut-être" pour ne pas trop le brusquer. Il m'écoutait, c'était déjà ça, mais je voyais ses doigts encore crispés sur la poignée de la porte. J'avais volontairement généralisé et dit "les hommes", même si j'espérais secrètement être celui qui pourrait lui faire accepter ce qu'il était vraiment, mais avant cette étape, il devait considérer l'homosexualité comme une chose normale, et cela n'avait pas l'air d'être le cas

- Tu as un problème avec l'homosexualité en général ?


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Mar 30 Sep - 23:18


time to make things clear

Debout, les mains enfoncées dans les poches, j’essayais de me calmer, de respirer doucement et de penser à autre chose, mais c’était presque impossible. Comment pouvait-on penser à quelque chose d’autre dans un moment pareil ? J’essayais de comprendre ce qu’il se passait dans ma tête. Olivier semblait comprendre plus de choses que moi là-dessus, parce qu’il était déjà passé par cette étape… mais si je n’avais pas envie de passer par là, et si je n’avais pas envie d’avancer dans cette voie ? Si je ne voulais pas devenir gay ? Après tout, j’avais le choix, encore ! Si je voulais rester hétérosexuel, c’était possible ! Je savais que je serais mal à l’aise si jamais ça changeait. Et puis, combien de temps ça me prendrait pour me sentir bien ? Je n’étais pas prêt pour ça…

J’étais en train de faire les cent pas, du mieux que je le pouvais bien entendu, entre les quelques meubles qui se trouvaient dans le salon. Je ne voulais pas croire que c’était possible que ma vie prenne un nouveau tournant. En réalité, j’aurais pu y croire, mais il aurait fallu que ça arrive plus tôt, que je ne sois pas autant enlisé dans une routine que j’appréciais. Coucher avec des femmes différentes chaque semaine, c’était génial. Retrouver Ella quand la journée avait longue et épuisante, c’était génial aussi. Ce qui était encore meilleur, c’était que nous n’étions pas engagés dans quoi que ce soit elle et moi. Nous pouvions arrêter quand nous voulions. Je n’avais jamais eu besoin d’une relation, mais maintenant que je voyais ma vie d’une autre manière, ma vie qui allait peut-être changer radicalement, j’avais presque besoin d’en avoir une, pour me raccrocher à quelque chose et dire à Olivier que je n’avais pas besoin d’être homo, que je ne voulais pas l’être, parce que j’avais quelqu’un dans ma vie. Tout était faux pourtant, et l’issue de cette conversation, je le savais, n’allait pas me plaire.

« Je l'ai relativement bien accepté. C'était surprenant et nouveau, mais les sentiments étaient déjà là, même si pour moi ce n'était pas si évident que ça »

Les sentiments étaient déjà là ?? Donc, il était déjà homosexuel avant de le devenir ? Moi, ce n’était pas du tout le cas. Pour qui aurais-je des sentiments ? Je le saurais si j’avais ça en moi. Même si je devais comprendre que pour lui, ça n’avait pas été évident avant qu’il ne soit mis devant le fait accompli… En me mordant furieusement l’intérieur de la joue pour ne pas exploser de rage, je me penchai vers la table basse pour récupérer ma canette de bière, que je n’avais pas finie, et je la terminai d’une traite, accueillant de nouveau l’alcool avec joie. Une fois ceci fait, je m’arrêtai pour regarder Olivier d’un air mauvais. J’étais furieux. Pas contre lui, cette fois, même si j’avais bien envie de le blâmer pour tout ça. C’aurait été injuste, mais j’aurais vraiment pu le faire. Au lieu de quoi, je préférai attendre qu’il continue, s’il avait encore quelque chose à raconter. J’en doutais, vu la façon dont il me regardait… mais j’avais encore deux minutes à lui accorder. Je ne savais même pas quoi dire, pour répondre à cela.

En voyant qu’il n’allait pas embrayer sur autre chose, mais qu’il allait rester là à me regarder, je pris la décision de m’enfuir une nouvelle fois. Je ne voulais pas rester ici, si c’était pour ne pas qu’on en parle. J’avais eu des réponses, j’étais encore plus perdu qu’avant, mais au moins, je savais ce qu’il se passait, à mon grand dam, bien sûr. Fallait-il que je cède à ces « sentiments », soit disant ? Je ne ressentais rien, pour personne, et ce n’était pas près de changer… A moins d’avoir l’Illumination, mais parler de religion était peut-être déjà quelque chose d’idiot en évoquant l’homosexualité d’une personne. Cependant, alors que j’allais quitter le loft et rentrer chez moi, ou bien aller dans un bar pour boire deux trois verres de plus, j’entendis Olivier me retenir en m’appelant. Je me retournai vers lui alors que ma main était déjà sur la poignée. Il semblait avoir retrouvé l’usage de sa langue et il avait des choses à dire, donc.

« Ecoute, chacun à des réactions différentes. Je peux comprendre les tiennes, même si pour moi ça a été beaucoup plus facile d'accepter ce que je ressentais vis-à-vis de cet homme parce que je l'aimais. Tu es en colère parce que tu sens que tu es peut-être attiré par les hommes ? Et alors ? Ce n'est pas une honte d'être gay quand même ! »

Sur le coup, je ne sus que répondre. Je ne disais pas que c’était une honte d’être homo… Est-ce qu’il pensait que je croyais et disais une chose pareille ? Si c’était le cas, alors il y avait eu mésentente. Je ne disais pas ça, au contraire, et je m’en fichais pas mal. Je disais juste que je ne voulais pas faire partie de ce bout de la société. Olivier faisait bien ce qu’il voulait avec son corps et sa vie. Mais oui, j’étais en colère, parce que si c’était vraiment mon cas aussi, alors ça changerait tout. C’était simplement ça. Et il ne le comprenait pas, de fait ! Sinon il ne me dirait pas ça. Apparemment, il avait donc eu des facilités avec les filles… bien, alors il devait bien avoir eu du mal à s’adapter, au début. Ou alors il avait eu directement un copain… oh… C’était son mec, là, ce Pierre ? C’était lui qui lui avait fait comprendre les choses ? J’en étais pratiquement sûr, maintenant. J’étais peut-être un peu long à la détente, mais là, je sentais que c’était ça. Je fus presque dégoûté. Pas par Olivier. Plutôt par le fait qu’il avait eu quelqu’un pour le diriger, pour comprendre, pour être aidé. Lorsqu’il me demanda si j’avais un problème avec l’homosexualité, ma réponse fut sans appel, et je n’y réfléchis même pas.

« Non, j’ai pas de problèmes avec ça ! Du moment que ça ne me touchait pas, je m’en fichais pas mal… mais maintenant, je sais plus quoi faire… »

Quoi qu’il en fut, je n’étais pas homophobe, il devait bien se l’imprimer dans le crâne. Je n’avais aucune animosité envers eux… c’était juste que j’aurais préféré que tout cet univers se tienne loin de moi. Le plus loin possible. C’était une peur irascible, inconditionnelle et malheureusement incontrôlée. C’était peut-être totalement idiot… mais c’était ainsi, et je n’allais pas changer en deux minutes.

« Pourquoi tu crois ça ? Je suis odieux, c’est ça ? J’en ai conscience et d’ailleurs, si jamais je me suis mal comporté, je m’en excuse… »

Là, c’était assez énorme, pour lui comme pour moi, et je vis sur sa tête qu’il n’en croyait pas ses oreilles. Evidemment, un type comme moi, borné, têtu et colérique, qui s’excusais de cette façon ? C’était ridicule ! Et pourtant, ça arrivait bel et bien et j’étais persuadé qu’Olivier s’en souviendrait jusqu’à ce qu’il devienne vieux, sénile et complètement con.

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Jeu 2 Oct - 12:51



Time to make things clear


with Ethan

Sa réponse fuse immédiatement et je le crois. C'est vrai qu'on aurait pu penser que c'était un homophobe fini en voyant ses réactions, mais à bien y regarder c'était surtout de la peur, je dirais même qu'il est terrifié par rapport à ce qu'il ressent en ce moment. C'était pour lui un domaine totalement inconnu, il devait se faire des films de mecs tout en cuir et casquette dans des bars spécialisés et penser que nous étions tous des dépravés sexuels, alors que ces clichés ne représentaient qu'une petite minorité de la communauté homosexuelle.
Je n'étais pas passé par là parce que Pierre et moi avions tout fait à deux, quand l'un avait des doutes, l'autre le soutenait, nous avions découvert tout cela ensemble et malheureusement, surtout pour moi, je ne pouvais et  pourrais pas aider Ethan comme je le voulais.
Il avait lâché la poignée de la porte et s'était quand même retourné vers moi pour me parler. Ses yeux plantés dans les miens, je voyais bien qu'il était profondément sincère. J'arrivais à lire en lui comme dans un livre ouvert et c'était assez perturbant, et si c'était réciproque ? Je devais absolument refouler ce que je ressentais pour lui, mais c'était difficile quand il me regardait de cette façon

- Pourquoi tu crois ça ? Je suis odieux, c’est ça ? J’en ai conscience et d’ailleurs, si jamais je me suis mal comporté, je m’en excuse…

Je rêve ou j'ai bien entendu ? Je n'en reviens pas qu'il s'excuse, ça avait du lui échapper, apparemment ce n'était pas dans ses habitudes de le faire. En repassant rapidement dans ma tête les différentes phases de nos rencontres, je me rends compte que finalement il n'avait été que lui-même et qu'au moins l'hypocrisie ne faisait pas partie de ses défauts. Bien sur, on est toujours plus ou moins hypocrite selon les circonstances de la vie, mais lui il était plutôt franc, quitte à parfois blesser la personne en face de lui.
Je fais un geste pour lui signifier que ce n'est pas grave, puis j'hésite un moment avant de poser ma main sur son bras comme pourrait le faire un ami. Je sais bien que nous étions encore loin de ce stade, mais s'il considérait déjà ce geste comme anodin, ce serait un grand pas pour lui et à ma plus grande joie, il ne réagit pas. Je le ramène doucement vers le canapé où il se rassoit et cette fois je m'assois à côté de lui, sans toutefois le coller, bien évidement.
Je l'invite à reprendre une bière dans le pack et fais de même, lui faisant comprendre que j'avais encore des chose à lui dire. J'en bois quelques gorgées avant de me lancer

- Je pense que je te dois des excuses aussi. Je suis désolé de t'avoir embrassé comme ça, mais j'étais très en colère, néanmoins ce n'était pas une chose à faire ... pardon

J'avais déjà tenté de m'excuser quand il était revenu chercher ses clés, mais ça n'avait pas voulu sortir. Il m'écoutait attentivement, mais je n'ai pas assez de courage pour le regarder dans les yeux jusqu'à la fin de ma phrase, j'espère seulement qu'il va les accepter et ne pas exploser à nouveau au rappel de ce geste, mais il reste calme. Rassuré, je m'enhardis à le regarder dans les yeux et à lui sourire légèrement

- Je sais bien que c'est ce qui a tout déclenché chez toi, mais réfléchis bien, jamais avant tu n'avais constaté de signes avant-coureurs ? Je ne sais pas moi ... un ressenti particulier en présence d'un homme ? ... Où alors est-ce que tu remarques tout de suite qu'un mec est gay ? On ne t'a jamais fait de réflexion ou de proposition dans des soirées par exemple ?

Je le laisse réfléchir un moment en me levant pour aller chercher de quoi nous sustenter. Ce n'était évidement pas 2 bières qui allaient nous saouler, mais il ne fallait pas négliger les effets de l'alcool sur un estomac vide. Juste assez pour faciliter la parole mais pas trop pour ne pas franchir la limite. Je reviens avec quelques biscuits apéritifs et reprend ma place sur le canapé, toujours à bonne distance d'Ethan qui semble toujours dans ses pensées

- Je veux bien t'aider dans la mesure du possible, mais il faut que tu me dises ce que tu ressens vraiment

Malgré mon attirance pour lui et le fait que j'avais juste envie de le prendre dans mes bras pour le rassurer tellement il avait l'air perdu, j'étais prêt à en faire abstraction pour vraiment l'aider et le guider dans ce nouvel aspect de sa vie qui avait l'air de le terrifier ... du moins pour un temps ...


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Ven 3 Oct - 20:51


time to make things clear

Forcément, mes mots ne passèrent pas inaperçus et je vis les yeux d’Oli s’arrondir en m’entendant m’excuser. Il ne devait vraiment pas s’y attendre, et je la comprenais bien, cette réaction. Qui pouvait s’attendre à ce que MOI, je m’excuse ? Alors que c’était lui qui m’avait rendu comme ça ! Si méfiant, si paralysé par la peur. Bon, ce n’était pas entièrement de sa faute, je l’avais poussé dans ses derniers retranchements, mais les torts étaient partagés, et je lui faisais signe que de mon côté, je le regrettais amèrement. Nous étions encore devant la porte quand je sentis sa main se poser sur mon bras, et alors même que je me disais que ce n’était pas anormal, je ressentis mes entrailles se tordre. J’avais envie de m’enfuir, mais je restai, et le suivis jusque dans le salon de nouveau, où il s’assit à côté de moi, en m’invitant à prendre une autre bière et en servant à son tour. Je ne savais pas quoi faire exactement, alors j’attendis, patiemment, en espérant qu’il reprenne la parole après ça. Ce qu’il fit, quelques instants plus tard.

« Je pense que je te dois des excuses aussi. Je suis désolé de t'avoir embrassé comme ça, mais j'étais très en colère, néanmoins ce n'était pas une chose à faire ... pardon »

Au moins, il reconnaissait qu’il avait eu tort. Et de fait, je pouvais l’accuser de m’avoir mis dans cet état de doute permanent. Mais je ne fis rien, trop inquiet par la suite des événements et de la tournure que prenaient les choses, à ce moment-là. Je pris juste ses excuses comme elles venaient et je hochai la tête pour lui faire comprendre que j’avais entendu, et écouté, et que j’acceptais tout cela. C’était le moins que je pouvais faire. Il plongea par la suite son regard dans le mien, et je continuai de l’écouter, sans mot dire.

« Je sais bien que c'est ce qui a tout déclenché chez toi, mais réfléchis bien, jamais avant tu n'avais constaté de signes avant-coureurs ? Je ne sais pas moi ... un ressenti particulier en présence d'un homme ? ... Où alors est-ce que tu remarques tout de suite qu'un mec est gay ? On ne t'a jamais fait de réflexion ou de proposition dans des soirées par exemple ? »

Au départ, je secouais la tête et il continuait de distribuer ses idées. Puis, il me demanda si on ne m’avait fait de propositions, et je me souvins de l’armée. Ce n’était pas vraiment des propositions, c’était des insultes, mais on m’avait bien pris pour un homosexuel, alors ça devait rentrer dans cette catégorie. Je cessai tout mouvement et fis mine de réfléchir, alors que je savais pertinemment que oui, il y avait quelque chose. Mais je refusais de repenser à tout cela. En y réfléchissant mieux, je pouvais aussi déterminer si un homme était gay, rien qu’en le regardant ou en l’entendant parler. Est-ce que cela faisait de moi un homo ? Rien n’était moins sûr, parce que j’étais certain de ne pas être le seul hétéro à pouvoir faire ça. Je n’avais même pas remarqué qu’Olivier avait bougé. Il s’était rendu dans sa cuisine pour nous trouver quelque chose à grignoter et je ne remarquai cela que lorsqu’il revint dans le salon et s’assit de nouveau à côté de moi. Par la suite, il m’indiqua qu’il voulait bien m’aider, mais qu’il fallait que je l’aide aussi, en lui disant ce que je ressentais. J’allais le faire ! C’était juste… difficile pour moi, et je n’osais pas mettre de mots là-dessus, pas devant lui. Que penserait-il de tout cela ? Je l’avais raconté à Ella, mais je m’étais énervé, et je le regrettais. Alors cette fois, il fallait que je prenne encore plus de pincettes, parce que c’était Olivier.

« Je suis pas seulement un mécanicien, en réalité. J’étais un mécanicien dans l’armée. Et tu connais les mentalités là-dedans… Sans savoir pourquoi, mes camarades ont commencé à me traiter de tapette et à s’acharner sur moi. J’avais beau dire que je n’étais pas gay, ils continuaient encore et encore et même mon supérieur m’a dit qu’il serait préférable pour moi de partir, parce qu’ils ne s’arrêteraient jamais, malgré les ordres ! »

Je sentis mes mains trembler, alors que mes poings étaient blancs, tellement je les serrai sur mes genoux. J’étais de nouveau en colère à cause de ces cons qui avaient fait de ma vie un Enfer, et je refusais de leur donner raison. C’était peut-être pour cette raison que j’étais si méfiant, si terrorisé par l’idée de pouvoir être homo. Parce que si ces fils de pute avaient raison, alors je le prendrais très mal. Je refusais d’avoir tort, je refusais d’être en plein échec, et je refusais d’avoir perdu dix ans de ma vie avec des connards qui s’étaient moqués de moi durant un bon paquet de mois. La caserne était une seconde maison pour moi et je m’y sentais bien. A la fin, elle n’était plus rien qu’un exutoire pour mes collègues. La cible, c’était moi !

« On m’a pris pour quelqu’un que je n’étais pas, et maintenant je me demande s’ils n’avaient pas raison pendant tout le long… et ça me mettrait vraiment… mal. »

Il n’y avait pas d’autre mot, même si j’en avais cherché un pour exprimer un peu mieux mon malaise. Oui, j’irais mal après ça, parce que ce serait trop brutal pour moi, alors que tout ce que je cherchais, c’était quelque chose de normal, de basique, et qui ne me prendrait pas trop la tête. Changer de mode de vie, ce n’était pas quelque chose que je voulais, ce n’était pas du tout dans mes plans. Mais j’attendais la réaction d’Olivier pour penser à l’avenir. Tout n’était pas encore joué, heureusement pour moi… même si j’avais peur qu’il puisse me dire que j’allais être comme lui, à présent…

« Tu crois que c’est ce qui m’arrive alors ?? »

Non, ce n’était pas une honte, en soi. Je n’avais pas honte des homos, je me fichais grandement de leurs vies tant qu’ils ne m’importunaient pas. Je n’étais pas pour, ni contre, je m’en fichais royalement, c’était tout. Je ne m’étais jamais rapproché d’eux plus que cela, mais quand j’en voyais dans la rue, je n’avais pas envie de leur jeter des pierres. Néanmoins, je ne faisais pas partie de cette communauté, j’avais peur d’y entrer, parce que c’était quelque chose que je ne connaissais pas… Néanmoins, je savais qu’il ne m’arriverait rien, parce que j’avais peut-être déjà un potentiel allié avec moi…

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Jeu 9 Oct - 23:36



Time to make things clear


with Ethan

Je voyais bien qu'Ethan réfléchissait et cherchait dans sa mémoire s'il avait ressenti ou constaté les signes que je lui énumérais et j'étais sur qu'il essayait à chaque réponse positive de trouver un contre-argument pour se persuader que cela ne pouvait pas lui arriver à lui. Bien évidemment sa seule présence ici était déjà une réponse à ma première question. Pour la seconde je savais aussi que c'était oui puisque moi-même j'avais compris au premier regard qu'il savait que j'étais gay. J'attendais donc patiemment qu'il se décide pour la troisième, intimement persuadé que je n'étais pas le premier à lui avoir fait du rentre dedans. Je prends quelques chips et me désaltère de quelques gorgées de bière quand il se décide enfin

- Je suis pas seulement un mécanicien, en réalité. J’étais un mécanicien dans l’armée. Et tu connais les mentalités là-dedans…

Non, enfin si, je me doute bien. Malgré que je n'ai pas fait mon service militaire, il y avait bien assez de films et de reportages où l'on donnait des soldats l'image d'hommes assez virils mais aussi assez "simples". Loin de moi de croire à tous ces stéréotypes, il devait y avoir dans l'armée toute sorte de gens mais c'est vrai que l'homosexualité de devait pas y être bien vue, justement en rapport avec cette image virile qu'elle devait renvoyer, or tous les homos ne sont pas efféminés. Moi-même je ne me considérais pas comme tel et j'avais quelques amis qui étaient loin de l'être également, nous étions simplement des hommes normaux.
Je renvoie à Ethan un petit sourire lui faisant comprendre que je vois ce qu'il veut dire et il continue

- ... Sans savoir pourquoi, mes camarades ont commencé à me traiter de tapette et à s’acharner sur moi. J’avais beau dire que je n’étais pas gay, ils continuaient encore et encore et même mon supérieur m’a dit qu’il serait préférable pour moi de partir, parce qu’ils ne s’arrêteraient jamais, malgré les ordres !

J'avais évidement déjà subi des remarques désobligeantes quand j'étais avec Pierre. Nous n'étions jamais ostentatoire quand nous sortions, mais il lui arrivait parfois de me prendre la main quand nous nous promenions, ou de me voler rapidement un baiser à la terrasse d'un café ou dans un restaurant. Il était assez impulsif et assumait notre condition beaucoup plus que moi en public, tout du moins au début de notre relation. Certaines de ces réflexions m'ont fait rire, mais d'autres m'ont blessé, parfois un mot ou un regard sont plus violents et font beaucoup plus de mal qu'un coup.
Alors que je me remémorais ces souvenirs je vois les poing d'Ethan se serrer sur ses genoux jusqu'à en trembler. Je comprends alors que l'armée avait peut-être été toute sa vie et que sa réaction face à ce qu'il ressent doit être décuplée par ce que lui ont fait vivre ces petits camarades. Je sens un froid glacial m'envahir, et s'ils ne s'étaient pas contentés de réflexions mais avaient aussi eu des gestes déplacés envers lui, en groupe c'était facile d'intimider un homme seul ! Si oui il s'était surement plaint à ses supérieurs et c'était peut-être pour ça qu'il avait du partir, on sait bien que l'armée n'est pas réputée pour soutenir ce qui font un peu de vagues, tout doit rentrer dans le rang. Sans m'en rendre compte, mon poing s'était serré aussi, comme si inconsciemment j'avais voulu prendre sa défense.
Il avait relevé la tête et me regardait dans les yeux en parlant. Il faisait un constat sur lui-même, se rendant bien compte que ces petits camarades avaient peut-être raison. Pas dans le sens où ils l'avaient harcelé bien sur, mais peut-on demander à des soldats d'être subtils pour se faire comprendre ? En plus s'il était mécano, il ne devait pas faire partie d'un groupe déjà soudé où il aurait pu trouver des appuis. Cela semblait le faire rager et si c'était le cas c'est qu'il commençait doucement à se faire à l'idée

- ... et ça me mettrait vraiment… mal.

Sa colère avait disparu d'un coup. Il était déjà mal de toute façon depuis qu'il était ici, et cela avait du commencer bien avant. Je lui reconnais un certain courage, oser venir poser toutes ces questions et confier ainsi des histoires assez personnelles ça ne devait pas être facile, en plus à moi après ce que je lui avais fait. Mon bon côté regrettait d'avoir semé le doute dans son esprit avec un simple baiser, mais mon côté plus sombre reprenait vite le dessus quand il me regardait ainsi

- Tu crois que c’est ce qui m’arrive alors ??

Il ne me lâchait pas du regard et je commençais à chauffer intérieurement. Habituellement je savais refreiner certaines ardeurs et là, je ne comprends pas pourquoi ce n'est pas le cas

- Je ne sais pas Ethan ... je ne peux pas savoir pour toi. Je ...

Je me sentais attiré comme un aimant. Imperceptiblement mon corps s'était rapproché doucement du sien. Il suffirait que je me penche un peu pour que nos lèvres se touchent à nouveau, mais c'est ma main qui saisit la sienne. Ce contact me remet rapidement les pieds sur terre, et son froncement de sourcils aussi. Je fais style de regarder son pansement qui était un peu tâché, il avait du saigner un peu quand il avait serré son poing, puis je repose sa main sur son genoux et le lâche. Ce pauvre homme venait me demander de l'aide et tout ce que je trouvais à faire c'était de presque lui sauter dessus ! Non mais Oli ! Arrête ça immédiatement !

- Excuse-moi, je reviens ... la bière me fait toujours cet effet

Je cours presque jusqu'aux toilettes pour m'isoler un peu et surtout pour me calmer. Je passe de l'eau froide sur mon visage pour calmer mes joues en feu, pour le reste ça devra attendre un peu. Je n'ai aucune idée de la durée de mon absence, mais je finis par le rejoindre dans le salon quand je me sens revenu à la normal, je n'ai plus chaud et les battements de mon coeur se sont régularisés. Je reprends ma place initiale, dans le fauteuil en face de lui, mettre de la distance entre nous me paraissait plus que nécessaire si je ne voulais pas craquer de nouveau.
J'avais bien compris, avant de ma laisser dépasser par mes émotions, que ma réponse était loin de lui suffire, mais je ne pouvais pas faire mieux, après tout je n'étais pas neutre dans cette histoire

- Je pense que tu ne devrais plus y penser et laisser ton coeur te guider. Comme tout le monde tu as été élevé avec certaines valeurs déjà établies, mais il ne faut pas qu'elles te servent de bornes, tu dois les dépasser si tu sens qu'aller au-delà peut peut-être te rendre plus heureux que tu ne l'aies à l'heure actuelle ... Tu sais chez moi on allait à la messe tous les dimanches, alors je te laisse imaginer la réaction de mes parents lorsque je leur ai annoncé que mon meilleur pote était aussi mon amant

Mais pourquoi je lui racontais ça ! Peut-être parce que lui aussi m'avait fait une confidence. Toujours est-il que nous étions là pour essayer de résoudre son problème et pas pour que je lui parle de ma vie !

- Enfin bref, tu connais les mentalités dans ce milieux là ...

Je reprends exprès ça phrase en lui souriant pour bien lui faire comprendre que peu importe ce que les gens pensent, même les plus proches de soi, parce que ce qui est important c'est d'être bien avec soi-même ...

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Sam 11 Oct - 15:56


time to make things clear

Pour une fois, je me questionnais sincèrement sur mon existence, et je sus que j’en demandais peut-être trop à Olivier. Il n’était pas dans ma tête, chaque être humain fonctionnait différemment et il ne pouvait pas savoir ce qu’il se passait chez moi. Il avait des éléments, mais il ne savait pas tout, bien sûr. Et surtout, il n’allait pas me forcer à quoi que ce soit, sinon, il savait bien que je me braquerais. Il n’avait certainement pas envie que je m’énerve, et que ça finisse comme la dernière fois. Je n’étais pas né de la dernière pluie, je savais très bien ce qu’il pensait de moi, comme il savait ce que je pensais de lui. Je n’étais pas là pour le plaisir, au contraire, je demandais juste des informations, des indices, et c’était tout. Après ça, je repartirais. Et il reprendrait sa vie quotidienne, et on ne se reverrait plus. Du moins, c’était ce que je prévoyais, et ce que j’espérais. Ce n’était pas forcément la réalité, mais peu importait, pour l’instant, c’était ma réalité.

Alors qu’il commençait à me parler, à reprendre la parole pour dire ce qu’il pensait de toute cette histoire d’armée, je sentis sa concentration partir en fumée, et il attrapa ma main. J’eus un mini-sursaut, et je fronçai les sourcils en le regardant. Il faisait quoi là ?! Je lui disais que ça m’horrifiait presque de comprendre petit à petit que mes anciens collègues et camarades pouvaient avoir raison et il me prenait la main ? Il se mit à la regarder sous tous les angles et je compris qu’il masquait son trouble en faisant semblant de vérifier la plaie. Je n’étais pas dupe, bien sûr, je savais que ce n’était pas son intention première. Néanmoins, j’attendis sans rien dire.

« Excuse-moi, je reviens ... la bière me fait toujours cet effet »

Cette fois-ci, je haussai un sourcil en étonnement. Je ne pensais pas qu’il me dirait ça. Je pensais qu’il ferait tout, sauf ça, et quand il esquiva la suite de la discussion en se relevant, en s’écartant de moi, et en quittant la pièce, je fus encore plus surpris. Toutefois, ça ne me dérangea pas plus que ça, parce que je préférais qu’il parte plutôt qu’il ne me saute dessus. Forcément, je dus attendre qu’il revienne et ma patience s’avéra très longue. Je bus une autre bière et picorai un peu dans le bol qu’il avait ramené pour ne faire que boire le ventre vide. Et enfin, il revint vers moi. Lorsqu’il se fut réinstallé en face de moi cette fois, j’attendis encore quelques instants avant qu’il ne parle de nouveau. J’eus le temps de le détailler, et je compris qu’il avait dû se passer de l’eau sur le visage parce qu’il avait les cheveux un peu mouillés, juste au-dessus de son front. J’étais en train de regarder ses fringues quand il parla :

« Je pense que tu ne devrais plus y penser et laisser ton coeur te guider. Comme tout le monde tu as été élevé avec certaines valeurs déjà établies, mais il ne faut pas qu'elles te servent de bornes, tu dois les dépasser si tu sens qu'aller au-delà peut peut-être te rendre plus heureux que tu ne l'aies à l'heure actuelle ... Tu sais chez moi on allait à la messe tous les dimanches, alors je te laisse imaginer la réaction de mes parents lorsque je leur ai annoncé que mon meilleur pote était aussi mon amant »

Laisser mon cœur me guider ? Non mais il se rendait compte de ce qu’il disait, là ? On n’était pas dans un film, et encore moins dans un roman à l’eau de rose ! Pour qui il se prenait ?! J’étais venu pour avoir des réponses à mes questions et tout ce qu’il trouvait à me dire, c’était ça ? Un conseil de bonne femme !! Je n’allais pas avancer avec ça, comment je pouvais laisser mon cœur me guider ? Il allait trouver la bonne voie par un miracle, peut-être ?
Cependant, je savais que je m’énervais pour rien, parce que c’était juste une expression, et qu’il savait aussi bien que moi que ça n’était pas comme ça que ça fonctionnait. Il voulait juste le dire pour le placer, c’était tout. Surtout quand il me parla des dimanches à la messe, quand il était encore dans sa famille et tout ça. D’ailleurs, il n’avait pas franchement laissé « son cœur le guider » puisque c’était son meilleur ami qui l’avait « converti » en quelques sortes. Enfin, c’était compliqué et bien abstrait tout cela. Il me sortit de mes pensées en me disant que je connaissais les mentalités… et oui, je les connaissais aussi bien que lui, visiblement.

« On va dire ça, oui… »

Le silence reprit ses droits entre nous et je bus le reste de la cannette de bière que je tenais dans la main, sans savoir quoi faire d’autre. C’était étrange toute cette situation. C’était aussi bien différent que de parler de tout cela avec Ella. Avec elle, je savais que je pouvais m’énerver sur moi-même et tout de même me faire comprendre, alors qu’ici, je ne savais pas quoi faire, ni comment réagir. Parce qu’Ella était hétéro alors qu’Olivier était gay. Et ça changeait tout !

« Je ne sais pas ce qui me rendrait plus heureux en fait. C’est bizarre hein ? »

Je marquais une pause avant de reprendre, fébrile.

« J’ai toujours cru que j’étais très heureux comme j’étais, dans la vie que j’avais. Mon père s’est barré, mais j’ai toujours réussi à être heureux avec ma mère et mon frère. Et je suis très heureux quand je suis avec des femmes, alors pourquoi je serais plus heureux avec des hommes ? Ça me parait totalement surréaliste… »

Est-ce que c’était ça, de laisser parler son cœur ? Parce que je racontais tout ce qui pouvait me passer par la tête, et ça me venait sans problème, alors peut-être que c’était ce qu’Olivier voulait dire, non ? En réalité, j’avais du mal à imaginer ma vie si tout changeait de cette façon. Mais dans un sens, comment pouvais-je savoir si j’étais plus heureux avec des femmes ou avec des hommes si je n’essayais pas ? Je n’en avais pas envie, là comme ça, mais qu’est-ce qui me dégoûtait à ce point ? L’image que je renverrais, ou bien le pur fait, d’être avec un homme ? Etait-ce la nature qui me dérangeait, ou la culture qui m’obligeait à être dérangé ?

« A ma place, tu ferais quoi ? Je sais que tu peux pas décider pour moi, que tu n’es pas moi etc … mais tu ferais quoi ? Tu foncerais à l’aveuglette dans un nouveau truc qui te fait peur, ou bien tu resterais en arrière ? »

En soi, c’était ça. Parce que l’inconnu fait peur, et que je n’aimais pas avoir peur, bien sûr, comme tout le monde. Mais s’il fallait passer par là pour être heureux, alors pourquoi pas ? Néanmoins, ça demanderait un énorme effort et je ne savais pas du tout si j’étais capable de le fournir…

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Sam 11 Oct - 23:52



Time to make things clear


with Ethan

Je voyais bien que mon petit discours l'avait encore une fois énervé, mais je faisais mon possible aussi, s'il ne voulait entendre que ce qui lui convenait il n'avait pas frappé à la bonne porte. Après un laconique "on va dire ça, oui ... " le silence s'installa à nouveau entre nous et ce n'était pas bon du tout, je sentais doucement mes hormones reprendre le pas sur ma raison. Mais pourquoi c'était aussi fort ? J'avais déjà ressenti de l'attirance physique pour un homme mais là même le regarder finir sa bière déclenchait en moi des sensations que je ne connaissais que trop bien.
Par un effet miroir je vide aussi ma canette, espérant que la fraicheur de la bière va éteindre le feu qui me ronge les entrailles. J'en avais une de retard alors je prends la dernière du pack, même si je sais que ce n'est pas très raisonnable.
Contrairement à quand j'étais revenu des toilettes, et où j'avais bien remarqué qu'il m'avait détaillé avec attention, il regarde ailleurs, semblant se calmer doucement

- Je ne sais pas ce qui me rendrait plus heureux en fait. C’est bizarre hein ?

Il ne me regardait toujours pas, et malgré cette interrogation, je compris qu'il n'attendait pas de réponse de ma part. Et puis de toute façon qu'aurais-je pu lui répondre, je ne pouvais pas le savoir pour lui

- J’ai toujours cru que j’étais très heureux comme j’étais, dans la vie que j’avais. Mon père s’est barré, mais j’ai toujours réussi à être heureux avec ma mère et mon frère. Et je suis très heureux quand je suis avec des femmes, alors pourquoi je serais plus heureux avec des hommes ? Ça me parait totalement surréaliste…

Je le sentais toujours un peu nerveux, mais il s'exprimait avec facilité, comme s'il pensait tout haut. Alors comme ça il était heureux. Heureux avec sa famille, heureux avec les femmes et plus il avançait dans ses pensées, plus ça me désolait et surtout ça m'énervait, j'avais juste envie de lui crier que si ça lui paraissait si surréaliste que ça, je me demande bien ce qu'il foutait ici !
Je descends la moitié de ma canette et j'allais me lever quand d'un coup ses yeux se plantent dans les mien, m'immobilisant dans mon fauteuil. Je sentais bien que les traits de mon visage s'étaient durci, mais Ethan ne semble pas le remarquer

- A ma place, tu ferais quoi ? Je sais que tu peux pas décider pour moi, que tu n’es pas moi etc … mais tu ferais quoi ? Tu foncerais à l’aveuglette dans un nouveau truc qui te fait peur, ou bien tu resterais en arrière ?

Mon coeur me criait de lui dire mais fonce, il n'y a pas de raison d'avoir peur, je serai là pour toi, mais encore énervé par ses paroles précédentes, ce sont d'autres mots qui franchissent mes lèvres

- Tu as raison ! Je ne suis pas à ta place !

Je m'étais levé pour mieux le toiser et exprimer ma colère qui grandissait sans que je puisse la contrôler

- Et l'homosexualité n'est pas un truc comme tu dis ! Nous sommes des gens normaux merde ! Et puisque tu es "très heureux" quand tu es avec une femme, tu n'as qu'à aller t'en taper une dans le bar au coin de la rue !

Je voyais les yeux d'Ethan s'arrondir de surprise au fur et a mesure de mes paroles. J'en arrivais à presque lui hurler dessus et ça ne me ressemblait pas du tout, mais qu'est-ce qui m'arrivait !? Je retiens in extrémis le "dégage maintenant !" qui allait fuser et me réfugie dans la cuisine en attendant qu'il parte.
Je regardais mes mains encore tremblantes posées à plat sur le plan de travail, m'attendant à tout moment à entendre claquer la porte. J'avais maintenant presque envie de pleurer, je venais de tout ruiner en 10 secondes. Pour faire ça j'aurais tout aussi bien fait de lui sauter dessus, le résultat aurait été le même. J'avais beau essayer de réfléchir, je ne comprenais pas. Ethan n'était pas mon mec, pourquoi je réagissais de la sorte. J'allais envoyer valser le support à épices d'un revers de main quand j'entends des pas derrière moi. Je me retourne d'un coup et Ethan est juste là, me regardant avec incompréhension. Quoi !? Il n'avait toujours pas compris que je n'en pouvais plus là ? Je m'avance, le faisant reculer jusqu'à ce qu'il se retrouve bloqué contre l'ilot central. Puisque c'est comme ça, je vais lui mette les points sur les i

- Tu aurais dû partir Ethan ! Tu ne vois donc pas que je ne suis pas la bonne personne pour discuter de ton "problème" !

Nous étions très près l'un de l'autre, trop peut-être ... je voyais dans ses yeux qu'il commençait à comprendre où je voulais en venir.

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Dim 12 Oct - 15:49


time to make things clear

Je ne savais aucunement si c’était lui ou moi qui avait de nouveau franchi cette ligne. Mais on s’embrassait une deuxième fois dans nos vies, et ça me semblait bien de trop.

***

Olivier avait fini par s’énerver pour de bon en m’entendant réfléchir tout haut et lui demander son avis. Je ne savais que penser, parce que j’essayais d’avancer, je lui demandais de l’aide, et il semblait vouloir m’enfoncer encore plus, alors que je n’avais rien fait de mal. Je n’essayais même plus de comprendre à quoi il jouait, parce que je savais que c’était peine perdue. Il se releva du fauteuil en face de moi et me regarda en fronçant les sourcils, comme si j’avais dit quelque chose de terrible. Je ne pensais pas l’avoir fait, cependant. Il me cracha quelques mots en me disant qu’il n’était pas à ma place, en effet, et je me fis tout petit sur le canapé, en me disant que pour la première fois, il m’intimidait pas mal.

« Et l'homosexualité n'est pas un truc comme tu dis ! Nous sommes des gens normaux merde ! Et puisque tu es "très heureux" quand tu es avec une femme, tu n'as qu'à aller t'en taper une dans le bar au coin de la rue ! »

Mais… c’était pour ça qu’il s’énervait ? Mais je ne voulais pas être méchant en disant ça… c’était un quiproquo et il ne semblait pas l’avoir compris. Du coup, devais-je comprendre qu’il avait mal interprété mes mots et qu’il était jaloux des femmes que je pouvais draguer ? C’était ridicule… J’étais heureux avec les femmes, certes, mais je ne voulais pas non plus lui faire croire que je le trouvais dégoûtant. J’étais déçu du coup, parce que je pensais qu’il était un peu plus intelligent que ça, quand même. Il avait simplement mal compris, certes, mais ça m’embêtait, néanmoins.

Il avait ensuite filé dans sa cuisine et je l’entendais pratiquement ruminer sa colère. J’aurais pu partir, sans demander mon reste et ne plus jamais revenir ici. Mais ce n’était pas la première idée qui me passa par la tête malheureusement, et j’eus envie d’aller le voir, pour lui expliquer son erreur. Je ne voulais pas qu’il ait une mauvaise opinion de moi, pour une fois. Parce que cette fois, ce n’était pas voulu. Et je trouvais qu’il s’énervait bien trop sur moi, et ça me gonflait. Il n’avait pas à faire ça, simplement parce qu’il voulait me voir autrement que tout habillé sur son canapé. Et du coup, mon instinct me disait d’y aller, de foncer et de parler. Cependant, tout ne se passa pas comme prévu. Alors que je m’apprêtais à parler, après qu’il se soit retourné vers moi, il commença à s’avancer vers moi d’un air menaçant et je dus reculer jusqu’à ce que je ne puisse plus bouger. Je n’avais pas peur de lui, mais il était quand même en colère, et je savais ce dont étaient capables les  hommes en colère.

« Tu aurais dû partir Ethan ! Tu ne vois donc pas que je ne suis pas la bonne personne pour discuter de ton "problème" ! »

Coincé contre le plan de travail de la cuisine aménagée, je déglutis avec difficulté, en comprenant à demi-mots la menace. Une demi-douzaine de djihadistes m’auraient fait moins peur que cet homme, à ce moment précis. Je pensais au contraire qu’il était la personne parfaite pour que l’on discute d’homosexualité, mais visiblement, il ne semblait pas partager cet avis, et ça m’inquiétait désormais. Quel était son but ? Quoi qu’il en fut, quelques instants plus tard, ses lèvres étaient collées aux miennes et j’étais bel et bien coincé pour de bon sur cet îlot central, sans pouvoir bouger et sans rien faire.

Cependant, j’étais à l’écoute de mes émotions, de ce fait. J’essayais de trouver un point faible chez lui qui m’aiderait à rompre le contact et à pouvoir me dégager de son emprise. C’était une tâche plutôt difficile et ma mission s’avéra plus compliqué que prévu. Au lieu de quoi, je dus me laisser faire pendant un temps. De toutes façons, il en aurait bien marre à un moment ou un autre, alors je n’aurais qu’à en profiter pour m’éclipser… ou lui en coller une, si l’envie me prenait.
Néanmoins, je pouvais comparer tout ce que je savais déjà avec ce baiser d’une intensité plutôt étrange. Ce n’était pas si différent de ce que je connaissais. Une femme ou un homme, ça embrasse plutôt de la même façon, et en fermant les yeux, on peut imaginer ce qu’on veut. Et de fait, si je voulais plutôt passer un bon moment, je n’avais qu’à imaginer Ella, à sa place, et ça fonctionnait pas mal. De fait, j’attendis qu’il termine, en essayant de ne pas trop prendre part à tout cela… il ne devait pas croire qu’il m’excitait non plus, sinon, on n’en terminerait jamais !

Quand enfin il s’arrêta et se décolla de moi, c’était pour mieux revenir à la charge et j’eus tout juste le temps de l’esquiver et de me dégager un peu du plan de travail pour m’écarter. Ses yeux lancèrent des éclairs de nouveau et je ne pus m’empêcher de m’énerver à mon tour pour lui faire comprendre que je n’appréciais pas du tout sa façon de faire.

« Alors c’est comme ça que tu procèdes quand quelqu’un n’est pas d’accord avec toi ? Tu le forces à t’embrasser jusqu’à ce qu’il tombe sous ton charme ? Tu vaux pas mieux que les hétéros alors ?? »

La violence de mes mots sembla le heurter un peu et ce fut à son tour d’être légèrement surpris par ma réaction. Néanmoins, je ne bougeai pas, en essayant de ne pas trop montrer mon trouble, suite à ce qu’il s’était passé…

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Mar 14 Oct - 13:20



Time to make things clear


with Ethan

Nous nous regardions toujours les yeux dans les yeux quand nos lèvres se touchèrent. J'étais surement à l'initiative de ce geste, mais Ethan n'avait rien fait non plus pour l'éviter alors qu'il était clair que c'était ce qui allait se passer. Une violente décharge électrique me traversa de part en part à ce contact mais je gardais les yeux ouverts, je voulais pouvoir lire dans les siens ce qu'il ressentait, après tout il voulait essayer non ? Il ferme les yeux et je me demande un court instant si c'est parce qu'il apprécie, pourquoi pas, puisqu'il ne cherche toujours pas à se dégager. Je me ferai bien plus insistant, mais devant son manque d'initiative je retiens ma langue pour l'instant, me contentant juste d'être plus pressant avec mes lèvres. La décharge avait laissé place à une douce chaleur, comme une boule de feu installée dans mon bas-ventre et qui irradiait dans tout mon corps. J'en avais embrassé des mecs qui me plaisaient, mais c'était la première fois que je ressentais ça. Avec Pierre, cela avait été progressif et doux, là c'était d'une violence rare mais je savais qu'au final c'était le ressenti d'un seul et même sentiment.
Je ne l'avais pas totalement coincé, j'avais juste posé mes mains de chaque côté de son corps sur l'ilot central, une façon pour moi de m'empêcher de le toucher, et j'avais même fait attention à ce qu'il reste un léger espace entre nos deux corps pour qu'il ne se sente pas oppressé et puisse déguster ce baiser sans pression. Mais sentir Ethan complètement passif me refroidit un peu et je finis par me décoller de lui. Je sus immédiatement que j'avais encore mal fait quand il esquiva ma seconde tentative en se dégageant prestement pour s'éloigner de moi.
Je suis à la fois déçu et en colère, il très bien pu se dégager avant alors quoi ? Cela l'amusait de souffler le chaud et le froid ? De me laisser croire des choses pour mieux pouvoir se foutre de ma gueule après ? Et à sa façon de me regarder je sens que je vais m'en prendre plein la tronche

- Alors c’est comme ça que tu procèdes quand quelqu’un n’est pas d’accord avec toi ? Tu le forces à t’embrasser jusqu’à ce qu’il tombe sous ton charme ? Tu vaux pas mieux que les hétéros alors ??

Je m'y attendais, mais là il y va un peu fort je trouve ! Et vu comme je suis remonté maintenant il n'aura surement pas le dernier mot

- Est-ce que je t'ai dit que je valais mieux ? Non ! Et avec ton physique et ton caractère de merde tu aurais pu m'envoyer balader comme tu voulais alors ne me dis pas que je t'ai forcé ! Je ne t'ai forcé à rien du tout !

J'étais resté à ma place et ne m'étais pas rapproché de lui pour ne pas avoir à lever la tête pour le regarder, je voulais que nous soyons sur un pied d'égalité. Peut-être par instinct de survie aussi, il semblait quand même du genre à lever la main assez facilement. Il est le premier à baisser les yeux et je savoure ce petit sentiment de domination, mais c'est de courte durée, mon envie de lui crier dessus s'envole dès qu'il relève la tête vers moi. Son regard est encore furieux, mais il semble quand même en plein questionnement. Et puis je n'y trouve plus cette assurance qui ne l'avait pas quitté durant toute notre conversation. Finalement il aurait quand même ressenti quelque chose avec ce baiser ?
J'aimerais le penser, mais il ne faut pas. Il était clair qu'il n'était pas prêt et qu'il ne le serait surement jamais, je ne devais pas me faire d'illusion. En sortant d'ici il va surement aller se souler dans un bar ou aller se taper une fille pour se rassurer sexuellement, et demain il reprendra sa vie "normale" d'hétéro en occultant complètement ce qui s'était passé ce soir.
Je n'ai plus qu'une envie c'est qu'il parte, et vite, que je puisse tirer un trait sur lui et essayer de l'oublier. C'est ce qu'il semble faire en se dirigeant vers le canapé où il a laissé son blouson. Il le récupère et se dirige vers la porte, mais je me mets devant pour l'empêcher de sortir. J'éprouvais subitement le besoin de lui dire tout ce que je ressentais

- Je n'ai jamais aimé qu'un seul homme, vraiment aimé, et je n'aurais jamais pensé pouvoir ressentir la même chose un jour pour quelqu'un d'autre ... C'est pour ça que je ne peux pas t'aider Ethan. Pour ce qui est du sexe je suis un peu comme toi, il n'y a pas de mal à se faire du bien, mais quand les sentiments entrent en ligne de compte je ne veux plus jouer. Alors toi ça t'amuse peut-être mais pas moi !

Je le regardais bien dans les yeux, qu'il puisse voir dans les miens que j'étais profondément sincère et je n'avais en réponse que de l'étonnement. Il était tellement centré sur lui-même que ça ne lui était même pas venu à l'idée que moi je puisse éprouver quelque chose pour lui, quelque chose d'autre que me satisfaire sexuellement, il pensait donc que je ne le voyais que comme un mec de plus à mettre dans mon lit. Cela me désole tellement que je ne peux retenir mes paroles

- Allez ! Va te jeter dans les bras d'Ella et la baiser si ça peut de rassurer, je ne veux plus jamais te voir !

Je me retournais pour ouvrir la porte et le mettre dehors en regrettant déjà mes mots, c'était très désobligeant pour Ella, je l'aimais bien cette fille, mais deux mains puissantes m'agrippent les épaules et me plaquent contre la porte. Par réflexe je ferme les yeux et lève le bras pour me protéger le visage, j'avais peut-être été trop loin ...

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Mer 15 Oct - 19:02


time to make things clear

J’étais furieux, certes, mais je ne savais pas ce que je lisais dans les yeux d’Olivier, en face de moi. De la colère ? De la rage ? De la déception et une profonde tristesse ? Quoi qu’il en soit, j’étais persuadé qu’il allait me tuer de ses mains. En plus, il était vétérinaire… il pouvait très certainement faire disparaître des preuves en un rien de temps, ainsi que mon sang. En clair, j’étais en très mauvaise posture, mais moi aussi, j’étais en colère. Il n’avait pas à jouer avec moi. Je venais ici pour me faire aider, en quelques sortes pour trouver ma voie, et lui il en profitait. Qu’étais-je censé faire ? L’arrêter et l’énerver encore plus ? Quoi que je fasse, il allait s’énerver, visiblement, alors je n’avais pas le choix. Je savais que je n’avais pas été tendre en le comparant avec les hétéros machos dont j’avais l’habitude, entre mecs, mais quand même, il n’avait pas à s’énerver sur moi tout le temps !

« Est-ce que je t'ai dit que je valais mieux ? Non ! Et avec ton physique et ton caractère de merde tu aurais pu m'envoyer balader comme tu voulais alors ne me dis pas que je t'ai forcé ! Je ne t'ai forcé à rien du tout ! »

Il disait la vérité… il ne devait pas peser plus de 80kg tout mouillé, ce pauvre mec, et je pouvais l’envoyer valser comme je voulais. L’armée m’avait apporté une musculature plutôt agréable et je pouvais soulever des charges lourdes. Plus lourdes que lui. Mais néanmoins, je n’avais pas voulu le froisser encore plus. Qu’aurait-il alors dit si je l’avais bousculé ? Il m’aurait crié dessus de la même façon, alors ce n’était pas la peine. Non, j’étais sûr d’avoir agi de la meilleure des façons, et au moins, je pouvais expérimenter un peu plus.
Parlons-en d’ailleurs. Je ne savais même pas ce que j’avais ressenti. J’étais perturbé par ce baiser, parce que c’était très étrange pour moi, évidemment, comme le premier. Est-ce que j’avais aimé ça ? Aucune idée ! Mais un être humain peut-il être réellement insensible à tout cela, que ce soit avec une femme ou un homme ? Etait-ce du domaine des sentiments, de ce fait, ou bien cela tenait juste au contact physique et du plaisir que ça pouvait apporter ? Je n’en savais foutrement rien et à vrai dire, je ne cherchais pas de réponse pour le moment, vu qu’il me foutait à la porte. Cependant, alors que j’allais partir, pour ne plus jamais revenir – à regret ? – il se plaça devant la porte en m’empêchant de m’en aller.

« Je n'ai jamais aimé qu'un seul homme, vraiment aimé, et je n'aurais jamais pensé pouvoir ressentir la même chose un jour pour quelqu'un d'autre ... C'est pour ça que je ne peux pas t'aider Ethan. Pour ce qui est du sexe je suis un peu comme toi, il n'y a pas de mal à se faire du bien, mais quand les sentiments entrent en ligne de compte je ne veux plus jouer. Alors toi ça t'amuse peut-être mais pas moi ! »

Quoi ? Non, mais il devait se moquer de moi, ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas avoir de sentiments, on ne se connaissait même pas, et c’était tout bonnement ridicule. Il m’avait vu quoi … trois fois, maintenant ?! C’était n’importe quoi, et je refusais de croire qu’il ne menait pas en bateau, cette fois. Il se foutait clairement de ma gueule et je n’aimais pas ça. Cependant, je n’eus pas le temps de dire quoi que ce soit. J’étais vraiment choqué par ce qu’il me disait et je n’osais rien rajouter, de peur de l’énerver pour de bon. S’il disait la vérité… alors je ferais mieux de faire profil bas. Il devait me détester ; vraiment me détester. Toutefois, s’il croyait que je m’amusais avec lui, il avait bien tort. Je ne ferais jamais ça. Pas quand cette personne détenait des savoirs que je pourrais éventuellement utiliser. Je ne m’amusais qu’avec les gens qui ne comptaient pas pour moi. Ou qui n’avaient pas d’utilité, disons. Enfin, je me perdais dans mes propres catégories de connaissances, là.

« Allez ! Va te jeter dans les bras d'Ella et la baiser si ça peut de rassurer, je ne veux plus jamais te voir ! »

En l’entendant parler ainsi d’Ella, mon sang ne fit qu’un tour. Comment osait-il parler d’elle de cette façon, alors qu’il la connaissait et semblait l’apprécier ? Et surtout, il n’avait pas à parler de ça. Ce n’était pas ses affaires, et ce n’était pas de la baise ! Enfin si, mais je mettais un point d’honneur à dire que je n’étais pas un salaud avec elle. En fronçant les sourcils, je le regardai quelques dixièmes de seconde pour voir qu’il commençait à ouvrir la porte de chez lui, et je l’en empêchai en le plaquant contre celle-ci. Il allait regretter d’avoir dit ça, et j’allais lui faire passer son envie d’éventuellement recommencer !

« Ne parle plus jamais d’Ella comme ça, t’as compris ?? Elle t’a rien fait, sombre merde ! »

Je n’étais pas des plus gentils, c’était vrai. Mais je n’avais jamais été un modèle de droiture. Ella m’en voudrait peut-être d’avoir pris sa défense de cette façon, mais quelque chose me disait qu’elle ne saurait rien de cet échange. Je n’allais pas lui dire, et je sentais qu’Olivier, s’il la revoyait un jour, n’allait pas être honnête avec elle. Tant mieux, dans un sens. Je n’aurais pas besoin de lui expliquer pourquoi je lui avais cassé le bras. Parce que c’était ce que je comptais faire, dans mon accès de rage.
Devant moi, juste contre moi, Olivier se protégeait du mieux qu’il pouvait, et j’avais cette irrésistible envie de vraiment lui faire mal, parce qu’il ne cessait de me faire chier, de se foutre de moi et de me raconter des conneries depuis que l’on se connaissait. Non, mais quoi ? Des sentiments ! Et puis quoi encore ?!

« C’est quoi ton problème ? Tu tombes amoureux du premier mec qui vient sauver ta voiture de la casse ? Ca dure combien de temps à chaque fois ?! »

Pourquoi parler de ça maintenant, alors que je lui faisais presque une clef de bras ? Aucune sainte idée. Parfois, je me trouvais complètement idiot aussi, mais sinon que faire ? Partir, sans demander mon reste ? Ce n’était pas mon genre, mais il était vrai que ce serait peut-être mieux, pour une fois. D’un coup sec, je le relâchai en le faisant basculer sur ma gauche, afin de pouvoir atteindre la porte, et de me barrer. Cependant, j’attendis, et ne le fis pas tout de suite. Je voulais une réponse, malgré tout. Je ne regrettais même pas pour l’instant d’avoir été un peu violent avec lui. Je n’aurais pas dû faire ça, mais c’était venu tout seul… pour Ella.

« Ose me dire que t’as dit la vérité, là. Ose le ! »

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HR ; la fin est toute moisie, je suis désolée XD

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Jeu 16 Oct - 15:29



Time to make things clear


with Ethan

Evidement sa réaction ne se fit pas attendre. Il avait saisi mon poignet et l'avait fait passer dans mon dos, le remontant lentement vers mon omoplate. Ça me faisait un mal de chien, d'autant plus que c'était mon bras qui avait déjà été blessé, mais je serrais les dents, je ne lui laisserai pas le plaisir de lui montrer combien je souffrais.
Bien sur que je n'aurais jamais du parler d'Ella de la sorte, j'avais regretté au moment même où mes paroles étaient sorties de ma bouche, mais je n'ai pas eu le temps de m'excuser non plus. Tout ce que je peux faire c'est d'approuver les paroles qu'il me crache à la figure d'un mouvement de tête, si j'ouvre la bouche ce ne sera qu'un gémissement de douleur qui en sortira et je ne voulais pas. Je ne suis même pas sur qu'Ethan s'en aperçoit parce qu'il continue de tordre mon bras dans mon dos, se rapprochant ainsi encore un peu plus de moi. Je baisse les yeux pour éviter de le provoquer encore plus, mais pouvais sentir son souffle énervé sur mon visage

- C’est quoi ton problème ? Tu tombes amoureux du premier mec qui vient sauver ta voiture de la casse ? Ca dure combien de temps à chaque fois ?!

J'avais été le plus sincère possible avec lui et lui pensait que je tombais amoureux de chaque mec que je rencontrais, il n'avait donc rien compris, ce n'était pas moi qui décidait. Alors oui à mon premier regard sur ses fesses dans sa combi cela avait été purement physique, mais j'ai su, dès que nos regards se sont croisés quand je lui ai serré la main, que nous aurions une relation particulière, mais j'étais loin d'imaginer qu'il finirait par me casser le bras.
C'est sur que d'un premier abord nous n'avions rien en commun. Lui hétéro pur et dur et moi homo, lui plutôt sanguin alors que moi j'étais en général d'un calme olympien, même si aujourd'hui mes émotions prenaient le pas sur ma raison, et puis il n'avait jamais été amoureux. Quand il me l'avait avoué je m'étais dit que je pourrais l'amener doucement à se rendre compte de ce qu'il loupait, aimer quelqu'un d'amour était tellement exaltant, mais je dois bien me rendre à l'évidence, je crois qu'il n'aimera jamais personne, il est bien trop impétueux et solitaire.
Malgré tous mes efforts je ne peux retenir un cri de douleur quand je sens ses doigts se resserrer sur mon poignet et qu'il me tire sur le côté, j'ai l'impression que la tête de mon humérus va sortir de son logement. J'aurais pu répondre à ses questions maintenant qu'il m'avait lâché, mais j'étais certain qu'il n'entendrait même pas ce que j'avais à lui dire, alors je me contente de masser mon épaule douloureuse, lui lançant un bref regard furieux en attendant qu'il prenne la porte.
Il avance sa main vers la poignée de la porte et je me dis que mon calvaire physique et surtout émotionnel est bientôt terminé, même si l'oublier ne va pas être facile, quand d'un coup il se tourne vers moi

- Ose me dire que t’as dit la vérité, là. Ose le !

Mais qu'est-ce qu'il voulait à la fin ? Partir en ayant le sentiment d'avoir gagné la partie ? S'il croit encore une fois que je vais aller dans son sens pour le conforter dans son obstination il se met le doigt dans l'oeil, et profond !

- Tout ce que je t'ai dit est vrai ! Depuis Pierre j'ai croisé et couché avec des tonnes de mecs et tu es le premier et le seul qui me trouble à ce point ! Et quand je vois tes façons de penser, de considérer le monde gay comme une étrangeté effrayante et surtout quand je vois ta façon de réagir quand tu t'énerves, tu crois que c'est facile pour moi ? Ça ne l'est pas plus que pour toi !

Evoquer Pierre ne me gênait plus puisque de toute façon je n'avais plus aucun espoir et encore une fois je le vois surpris par ma réaction, on avait surement pas l'habitude de lui tenir tête de la sorte. Et puis d'un coup je prends conscience que c'est sans doute la dernière fois que je le vois et j'ai une envie folle de me jeter sur lui, de le prendre dans mes bras, de le toucher, de l'embrasser surtout, mais faire cela serait renoncer à mon intégrité physique. On dit toujours que le coeur a ses raisons que la raison ignore et c'était tout à fait mon état d'esprit à cette seconde précise. Mais je ne suis plus un adolescent et si ma conversation avec Abby m'avait conforté dans ma décision d'essayer de nouer une relation avec lui, cette soirée mouvementée m'avait enlevé pas mal d'illusions, il est temps de me faire une raison

- Je m'excuse pour Ella, mes mots ont dépassé ma pensée

C'était sincère et c'était bien pour se quitter, même si cela m'emmerdait de le laisser partir avec une petite victoire, mais je n'avais pas été correct vis-à-vis d'Ella, bien que je sois sur qu'elle n'aurait jamais vent de cette affaire. Et puis il était inutile de continuer sur ce terrain glissant avec Ethan, il y avait eu suffisamment de dérapages.

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Spoiler:
 

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Jeu 16 Oct - 20:34


time to make things clear

Pourquoi je voulais lui faire avouer quelque chose que je savais déjà ? Bien sûr qu’il avait dit la vérité, son regard suintait la sincérité et l’envie de me tout me dire. J’étais déjà au courant de ce qu’il avait ressenti, de ce qu’il ressentait encore pour moi, même si au fond, je trouvais ça aberrant. Je ne connaissais pas ces sentiments, certes, je ne savais pas ce que ça faisait d’être amoureux, mais je ne pouvais pas imaginer tomber amoureux en deux minutes. On ne s’était quand même pas côtoyé tant que ça, et c’était suffisant pour lui ? Je trouvais ça vraiment bizarre. Carrément mystique !

« Tout ce que je t'ai dit est vrai ! Depuis Pierre j'ai croisé et couché avec des tonnes de mecs et tu es le premier et le seul qui me trouble à ce point ! Et quand je vois tes façons de penser, de considérer le monde gay comme une étrangeté effrayante et surtout quand je vois ta façon de réagir quand tu t'énerves, tu crois que c'est facile pour moi ? Ça ne l'est pas plus que pour toi ! »

Mais encore une fois, il pensait que j’étais vraiment contre les gays ! Bordel, fallait arrêter avec ça ! Je commençais à en avoir marre de me faire prendre pour un gros homophobe de merde ! Je n’avais jamais dit que je trouvais ça dégueulasse, ou horrible. Ca me faisait peur, parce que je ne m’imaginais pas dans ce monde ! Et c’était un sentiment étrange, c’est tout ! Il dramatisait tout et c’était vraiment lourd, à la fin !
Néanmoins, je retenais autre chose : sur tous les mecs qu’il se farcissait, j’étais le seul qui lui faisait un effet aussi fort. Alors qu’il n’avait même pas couché avec moi. C’était assez bizarre, parce que pour moi, il fallait qu’il y ait une forte attirance physique qui aboutisse à un contact pour qu’on puisse avancer… peut-être que j’étais trop terre-à-terre, mais je ne croyais pas aux contes de fées, et ça faisait depuis le primaire que je n’étais pas « tombé amoureux » de quelqu’un. C’était peut-être justement ce qu’il voulait me faire comprendre. Que tout le monde n’était pas comme moi, et que certaines personnes peuvent tomber amoureuses en deux secondes chrono. Aucune idée, en fait, mais j’imaginais que c’était une leçon de morale qu’il me faisait alors.

« Je m'excuse pour Ella, mes mots ont dépassé ma pensée
-Ouais… »

C’était tout ce que je pouvais dire. Je n’allais pas accepter ses excuses à la place d’Ella, mais comme elle ne saurait jamais ce qu’il venait de dire à propos d’elle et de nos... « activités », elle ne les accepterait pas non plus. De fait, c’était déjà un peu oublié, même si j’étais encore en colère, par rapport à ses propos. Je pourrais lui dire la même chose, si je voulais. Je pourrais lui dire d’aller trouver un homme dehors, et de se le taper pour faire passer sa frustration. Mais je ne m’abaisserais pas à son niveau, ou alors il faudrait vraiment qu’il me pousse à bout.

« J’imagine que j’ai plus qu’à partir. »

Je n’avais pas envie de lui dire ça, parce que je me trouvais moi-même ridicule, mais c’était comme si mon corps refusait de me répondre, et de filer dehors, pour de bon. Je n’y arrivais pas. J’étais partagé entre l’envie de rester là, de le voir se démener avec ses émotions et ses envies, et l’envie de me barrer sans demander mon reste. Bien sûr, ça ne m’aidait pas vraiment. Je repensais aussi à ce qu’Ella m’avait dit. Avais-je les réponses à toutes mes questions ? Etais-je vraiment sûr de moi ? Je ne devrais pas partir tant que je ne saurais pas si c’était bon. Je n’aurais peut-être plus l’occasion de lui demander quoi que ce soit par la suite, parce qu’on ne voudrait plus se voir, mutuellement… alors que faire ? Rester ou partir ?

« Quand même… finis-je par ajouter, la main sur la poignée, je pense que tu as un jugement assez négatif sur moi, parce que je n’ai pas les réactions que tu voudrais. C’est dommage parce que… »

Pourquoi dommage ? Pourquoi j’avais dit ça moi ?! Comme si j’avais envie de le revoir, non mais je débloquais ou quoi ?! Il allait se faire des films encore, et il en était hors de question bon sang ! Mortifié après m’être interrompu, et la main toujours posée sur la poignée, je fis en sorte d’ouvrir la porte et de me barrer le plus vite possible, mais je m’empêtrai dans mes mouvements, et je ne fis pas attention en utilisant ma main blessée. J’étouffai un grognement de douleur et m’engouffrai en dehors du loft, avec Olivier sur les talons. Il n’avait pas intérêt à me suivre, je n’avais aucune idée de pourquoi j’avais dit une chose pareille, et je ne voulais pas m’expliquer. Si j’en arrivais à me dire que j’allais devenir gay pour de bon, en pensant que c’était dommage de ne plus revoir Olivier… j’allais vraiment pas apprécier !
Mais peut-être que c’était ce qu’il m’arrivait, dans ce cas ! De fait, je décidai de m’enfuir, le plus vite possible, sans me retourner. Je lui lançai un « salut » sans conviction, et ne l’écoutai même pas, ne sachant pas s’il m’appelait ou bien s’il se fichait complètement de ma personne. Je voulais partir, courir loin, et ne plus jamais revenir… mais je savais déjà, au fond de moi, que ça n’allait pas se passer comme ça, dans un futur plus ou moins proche !


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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Ven 17 Oct - 18:47



Time to make things clear


with Ethan

Mes excuses sont accueillies par un petit "ouais" comme s'il s'en foutait un peu finalement. Je le sentais encore énervé mais je me risque quand même à le regarder, c'était plus fort que moi. Je le détaille intensément. Je voulais me rappeler de chacun de ses traits, de ses expressions; de son regard surtout, même si cela ne peut que me faire du mal pour la suite. Il était en pleine réflexion et je me demande à quoi il pense.
Si seulement il pouvait avoir un petit déclic. Je ne lui demandais pas de tomber amoureux ou de sauter dans mon lit, je voulais simplement qu'il me considère autrement que le gay qui pouvait apporter des réponses à ses questions existentielles, de me regarder comme un homme et pas comme une solution à ses problèmes

- J’imagine que j’ai plus qu’à partir

Non ! Je l'avais pensé fort, très fort, et c'est comme s'il m'avait entendu puisqu'il ne bouge pas. Il attendait peut-être que je le retienne, voir même que je le supplie de rester, mais n'était-il pas trop tard ? Et si ce n'était qu'une ruse pour voir jusqu'où j'étais prêt à aller, si j'allais le supplier, pour mieux se moquer de moi ensuite. Une douleur lancinante dans mon épaule me rappelle aussi combien il peut être violent, est-ce que j'étais près à vivre ça une seconde fois, je ne sais pas. Je voyais bien dans ses yeux qu'il attendait quelque chose, mais pour le coup je ne sais pas quoi dire, ni quoi faire.
Quand il pose enfin sa main sur la poignée de porte, je comprends que c'est fini, alors qu'il n'y a même jamais eu de début et je sens mon coeur se liquéfier dans ma poitrine. Pourquoi je ne trouvais rien à dire, je n'étais pas avare de paroles d'habitude, je viens peut-être tout simplement de laisser passer ma chance. Cependant il ne tourne pas la poignée et se tourne vers moi

- Quand même ... je pense que tu as un jugement assez négatif sur moi, parce que je n’ai pas les réactions que tu voudrais ...

Négatif ? Comment ça négatif !? Je m'évertue depuis tout à l'heure à lui faire comprendre qu'il me plait et je le jugerai négativement ? Et puis c'était plutôt à moi de lui dire ça ! Tout ce que je demandais c'était juste un peu de compréhension. C'est lui qui ne voulait rien admettre, moi j'étais bien au clair avec mes pensées ... enfin presque  

- C’est dommage parce que…

Je fais tilt et l'observe à nouveau attentivement, attendant la suite de sa phrase avec une impatience non dissimulée, mais au lieu de continuer à parler il rougit et essaye d'ouvrir la porte avec sa main bandée. Il y met une telle précipitation que ce con se fait mal tout seul, puis il s'engouffre dans les escaliers en me criant "salut"

- Ethan fais gaffe !

Il dévalait les marches quatre à quatre au mépris de toute prudence et je me voyais déjà lui recoudre le front. Je m'engage derrière lui et le rejoins dans la salle d'attente alors qu'il tire désespérément sur la porte d'entrée qui était fermée à clés

- Attends ... Je vais t'ouvrir

Je passe derrière le comptoir pour prendre la clé dans le tiroir et quand j'arrive près de lui il n'ose pas me regarder. Je donnerai beaucoup, juste pour savoir si je devinais bien ce qu'il avait pensé pour s'enfuir comme ça. Je mets la clé dans la serrure mais je ne l'ouvre pas et me tourne vers lui, après tout qui ne tente rien n'a rien

- Dommage parce que quoi Ethan ? Dis le moi et je te laisse partir. Je ne te rappellerai pas, je ne chercherai pas non plus à te revoir, mais je voudrais que tu sois franc ... s'il te plait

C'était un pari risqué, il pouvait tout aussi bien me pousser et tourner la clé lui même, ça ne le dérangerait pas plus que ça, pourtant j'étais à peu près certain qu'il n'allait pas le faire. Il triturait son bandage tâché et je vois les ailes de son nez se pincer, il va le dire, je le sens, et je sens aussi que cela ne va pas lui plaire ...

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Ven 17 Oct - 20:52


time to make things clear

Sans avoir aucune idée du pourquoi du comment, j’avais bafouillé des salutations et j’avais voulu m’enfuir. Non mais que venais-je de faire, bon sang ? J’étais sûr qu’il allait me demander des explications si je n’arrivais pas à sortir à temps de chez lui, et de sa putain de clinique. Alors quitte à me casser une jambe, je dévalai les escaliers pour pouvoir partir, et au pire, si je tombais, il n’aurait pas le temps de me poser des questions, parce qu’il faudrait qu’il appelle les urgences. Cette fois, je n’allais pas refuser d’appeler une ambulance, bien au contraire. Le plus vite je serais loin de cet endroit, le mieux ce serait !
Dans un effort de ne pas faire attention à quoi que ce soit d’autre que mon objectif : la porte d’entrée, j’entendis malgré tout Olivier derrière moi, qui me sommait de faire attention à moi, pour ne pas tomber. Qu’est-ce que ça pouvait lui faire de toutes façons ? Il m’avait bien fait comprendre qu’on n’allait plus avoir à se voir, et je lui avais dit la même chose et c’était très bien comme ça, alors pourquoi il me suivait, en me disant de faire attention. Il voulait prendre soin de moi, c’est ça ? Mais je refusais.

Lorsque j’arrivai à la porte de la clinique, je faillis hurler de rage en remarquant que je ne pouvais pas l’ouvrir. Elle était fermée à clé, et en gros, j’étais pris au piège avec Olivier. C’était la pire situation possible, et en même temps, ça ne m’étonnait même pas. Je savais que nous n’étions que tous les deux dans la clinique, et puis, il n’aurait pas laissé la porte grande ouverte alors que nous étions en train de discuter chez lui. Malgré tout… j’aurais aimé qu’elle soit ouverte, pour que je puisse m’échapper. Il m’aurait fallu dix secondes, même pas, et j’aurais été tranquille pour de bon. Mais ce n’était pas le cas. En soupirant, dégoûté de tout, je me retournai vers Olivier, qui m’indiquait qu’il allait m’ouvrir. Il ne manquerait plus qu’il me séquestre ! Je pourrais appeler Ella pour m’aider, mais je n’étais pas sûr que ce soit une bonne idée… elle me laisserait me débrouiller tout seul, comme un grand !
Je pensais qu’il allait parler en attendant de trouver ses clefs et de m’ouvrir, mais il n’en fit rien, et j’attendis patiemment qu’il ouvre la porte. Peut-être qu’il n’avait pas compris ce que je disais, peut-être qu’il n’avait pas remarqué mon trouble, et dans ce cas là, j’étais sauvé ! Cependant, je déchantai rapidement, lorsqu’il vint me rejoindre à la porte avec sa clef et qu’il ne la tourna pas dans la serrure. Retenant ma respiration, je me tournai vers lui d’un air innocent, en essayant de ne rien laisser paraître.

« Dommage parce que quoi Ethan ? Dis le moi et je te laisse partir. Je ne te rappellerai pas, je ne chercherai pas non plus à te revoir, mais je voudrais que tu sois franc ... s'il te plait »

Justement, je n’avais pas du tout l’intention d’être franc, et ça m’embêtait pas mal qu’il veuille absolument que je lui dise la vérité. J’étais un piètre menteur, alors il saurait de suite que je mentais, et il ne me lâcherait pas les basques tant que je n’aurais pas dit ce qui était. Néanmoins… je pouvais tout à fait lui casser le bras pour de bon et partir par moi-même. Mais je savais que je le regretterais, alors j’allais me retenir. Et peut-être lui dire la vérité. Avec un peu de chance, ça lui en boucherait un coin, et il n’arriverait pas à me répondre quoi que ce soit. Ce serait vraiment parfait ! Je pourrais filer à l’anglaise et ne plus jamais revenir. De toutes façons, il n’avait pas mon adresse, alors rien ne pourrait m’arriver.

« Dommage parce que… »

Parce que je perdrais un client, déjà. Même si je n’avais qu’une envie : partir, Olivier était quand même un client, et je ne voulais pas perdre une clientèle qui n’était pas si grande que ça, tout de même. Néanmoins, mon courage se perdit dès lors que je voulus lui répondre ça en plaisantant. Il n’allait pas apprécier, et je n’étais pas le genre de mec à rigoler comme ça… il ne comprendrait pas la subtilité non-existante de la plaisanterie.

« Parce que je pense qu’on aurait pu s’entendre toi et moi, au final, et que c’est bien foutu maintenant ! »

C’était dit, et ce n’était pas exactement ce que je voulais dire au départ, mais ce n’était pas un mensonge non plus. J’avais bien fait, selon moi, parce que je n’avais rien avoué de bien méchant, seulement le fait qu’on aurait pu se revoir. Pour quoi faire, aucune idée, mais ça devrait lui suffire. Je baissai les yeux, gêné par cette dernière conversation, et je finis par me racler la gorge pour qu’il m’ouvre la porte, comme c’était prévu au départ. Il n’en fit rien, semblant réfléchir quelques instants et je le fixai de nouveau pour lui faire comprendre que j’avais rempli ma part du marché, que j’avais été franc, et qu’il devait à son tour me prouver sa bonne foi. Je voulais partir, et j’avais rempli les conditions !

« Oli, tu m’ouvres ? »

Oli… ça sonnait étrange, dans ma bouche. Je savais qu’Ella l’appelait comme ça, éventuellement, et ça avait été un réflexe d’utiliser son surnom pour lui parler. Il semblait l’avoir remarqué aussi et je le voyais presque perdu dans ses pensées alors que son visage semblait mi-rayonnant, mi-refermé sur lui-même…


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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Jeu 23 Oct - 22:42



Time to make things clear


with Ethan

Je m'étais décalé un peu de façon à me retrouver dos à la porte pour limiter ses envies de s'enfuir. Il reste un moment sans me répondre, puis c'est tout hésitant qu'il reprend la fin de sa phrase, la laissant en suspens. Je le soupçonne de gagner du temps pour trouver une excuse, pour m'énerver aussi peut-être, il voyait bien que j'étais impatient de savoir. Je me doutais bien de ce qu'il allait dire et finalement, la franchise semble l'emporter

- Parce que je pense qu’on aurait pu s’entendre toi et moi, au final, et que c’est bien foutu maintenant !

J'en étais sur et il vient de me le confirmer. Evidement que nous pouvions nous entendre lui et moi, et surement bien plus qu'il ne l'imaginait, mais qu'il pense ça était déjà un bon début. Il était clair que pour lui cela se limiterait à juste éventuellement se revoir, mais étais-je prêt à ça ? Je devais aussi penser à moi. Je ne sais pas si je supporterais de l'avoir près de moi juste pour partager une bière ou pour discuter, quand je vois comment je réagis face à lui, comment mon coeur et mon corps prennent le pas sur ma raison en sa présence. Finalement ce n'est peut-être pas une bonne idée. Ces dernières pensées tempèrent fortement mon enthousiasme, surtout quand Ethan, qui un peu honteux avait baissé les yeux pour me faire son aveux les relève vers moi et me fixe, il n'avait qu'une envie, c'était de partir d'ici. J'en viens à me demander s'il avait été sincère dans ses propos

- Oli, tu m’ouvres ?

Voilà, j'avais bien deviné, il ne voulait que se barrer le plus vite possible. Je suis déçu et un peu en colère, mais malgré tout je n'avais pu m'empêcher de sourire doucement quand il avait prononcé mon prénom, il sonnait bien dans sa bouche et je l'imaginais le prononcer dans de toutes autres circonstances. Mais pourquoi je pensais ça encore, il a été clair pourtant, c'est bien foutu maintenant. A contre-coeur je me retourne pour ouvrir la porte. Je tourne la clé en regrettant amèrement mes dernières paroles, pourquoi j'avais été lui dire que je ne le rappellerai pas aussi, ne plus le revoir va être un vrai crève-coeur. J'ai presque envie de chialer là, mais c'est sans doute mieux comme ça.
Mais ce ne sera surement pas moi qui le mettrait dehors, alors je me décale pour lui laisser accès à la poignée. Il hésite un moment puis pose enfin sa main dessus. Je sens mon coeur se serrer. Je sais pertinemment que s'il franchit se seuil de cette porte je ne le reverrai plus jamais et encore une fois mon coeur l'emporte sur ma raison, je pose ma main sur la sienne avant qu'il n'ouvre la porte

- Alors pour toi c'est vraiment définitif ?

Il se retourne doucement et je plonge mes yeux dans les siens. Je savais que mon regard était mon meilleur atout et je ne me prive pas de m'en servir. Je resserrais en même temps mes doigts sur les siens pour qu'il comprenne bien que je tenais à lui et que je ne voulais pas qu'il s'en aille, mais je ne pouvais quand même pas le supplier de rester ... si ?

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Ven 24 Oct - 18:56


time to make things clear

Encore quelques secondes, et je serais dehors. Quelques secondes supplémentaires et tout irait bien. Je pourrais respirer de l’air pur, me détendre et pouvoir m’enfuir de cet endroit. Je n’aurais jamais dû laisser échapper tout cela et devoir lui donner des explications, c’était franchement pas une bonne idée. Il allait pouvoir utiliser quelques arguments pour me faire rester, ou bien pour m’emmerder dans le futur… même si je me doutais qu’il ne le ferait pas. Il avait bien compris le message, certainement, et j’avais compris le sien, d’ailleurs. Nous n’allions pas nous revoir, c’était presque une évidence. Moi, ça ne me dérangeait pas plus que ça, mais je savais d’avance qu’il ne serait pas de cet avis, bien malheureusement. En tout cas… je pourrais remercier Ella pour ses conseils « très » avisés… Elle m’avait bien foutu dans la merde en me disant de lui parler de tout ça. Bon, je ne l’avais pas contredit non plus alors ce n’était pas totalement de sa faute, mais quand même !

Alors que j’allais enclencher la poignée et ouvrir la porte, Olivier posa sa main sur la mienne et je me retins de soupirer. Il commençait à être emmerdant à changer d’humeur toutes les deux secondes. Qu’y avait-il encore ?! Qu’est-ce que j’avais fait, cette fois ? Qu’allait-il me reprocher ? Je ne bougeai plus le bras, attendant de l’écouter pour savoir ce qu’il se passait, et je pris tout de même le temps de le regarder, après avoir tourné la tête vers lui. Il me demanda si c’était définitif pour moi alors que son regard captait le mien. Sur le coup, je ne sus que lui répondre. Evidemment que pour moi, c’était définitif. Vu comment nous nous étions parlé, quelques instants auparavant, je n’avais plus aucune envie de rester, et je me disais que lui non plus, ne voulait plus me voir. Alors quoi, maintenant il voulait que je reste, ou que je revienne ? Je croyais qu’il voulait que j’allais trouver une fille pour faire passer le tout … J’allais lui répondre que oui, c’était définitif et que je me barrais pour de bon quand je sentis sa main presser la mienne avec un peu plus de force. Que voulait-il que je fasse ? Que je me pende à son cou, peut-être ? Ce n’était pas près d’arriver.

« J’imagine que oui. Tu voulais que je me barre, alors je le fais ! »

J’étais un peu dur avec lui, mais c’était pour la bonne cause. Il ne fallait pas qu’il veuille me revoir, vraiment pas. Ce serait aussi lourd pour lui que pour moi, et je préférais lui éviter tout cela. Néanmoins, alors que j’ouvris la porte pour de bon, je repensai à quelque chose, et je m’interrompis encore, la porte entrouverte et pratiquement un pied dehors.

« Le type qui était avec toi tout à l’heure, dans ton bureau ? C’était qui ? »

Après tout, je ne lui avais pas demandé, d’abord parce que ça ne me regardait pas, et ensuite parce que je m’en fichais, dans un premier temps. Mais j’avais été en colère, quand j’avais compris qu’il n’était pas tout seul dans le bureau, et je ne savais pas pourquoi. Alors maintenant que nous étions proches de la fin de cette conversation, et de toutes les conversations, je me disais que j’avais bien le droit de poser la question. Et s’il s’était bien foutu de ma gueule ? Et si ce type, que je ne connaissais pas, était en réalité un copain, un ex avec qui il s’entendait, un plan cul ? J’étais sensé réagir comment en sachant qu’Olivier s’intéressait à moi ? En imaginant qu’il me prenne pour un con, j’eus un nouvel éclat de colère, que je réussis à maintenir en moi pour ne pas qu’il le remarque… néanmoins, j’appréhendais sa réponse. Vraiment.


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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Sam 25 Oct - 22:23



Time to make things clear


with Ethan

Je sais très bien que je lui avais dit des choses pas très gentilles et que nous en étions arrivés aux mains, mais même si mon épaule était encore un peu douloureuse, je lui avais déjà pardonné son geste brutal, je sais que dorénavant il faudra éviter de l'énerver. Je ne lâchais pas sa main et je sentais bien que ma question l'avait un peu agacé, mais il n'avait pas cherché à se libérer de ma prise et sa réponse qui tardait à venir affole à nouveau mon coeur. Qu'il réfléchisse me donnait l'espoir que non ce n'était pas définitif et nous pourrions au moins nous revoir. Qui sait, d'ici là il aura peut-être admis que oui, c'est possible qu'il soit gay

- J’imagine que oui. Tu voulais que je me barre, alors je le fais !

Je crois que de ma vie je n'ai jamais croisé un regard aussi dur, hormis celui de mon père. Par réflexe je baisse les yeux et j'enlève ma main de la sienne, j'ai l'impression de revenir 15 ans en arrière. Je prends une grande inspiration, il ne fallait pas que je me laisse impressionner. Bien sur que je lui avais dit de partir, que je ne voulais plus le revoir, mais il ne comprenait pas que c'était parce que j'étais complètement chamboulé ! Non évidement qu'il ne comprenait pas, il n'avait pas de coeur ce mec !
C'est sur que je n'étais pas très rationnel dans mes propos et mon comportement, j'avançais d'un pas pour mieux reculer la seconde qui suivait alors que lui restait bien fixé sur son objectif, c'est à dire juste me soutirer des renseignements. Il entre-ouvre la porte d'un air décidé et je ne trouve rien à lui dire, et puis de toute façon, comme il l'avait si bien dit, tout était foutu maintenant. Je n'avais toujours pas relevé la tête vers lui, à quoi bon croiser une dernière fois son regard, je préférais rester sur le dernier, dur et froid, ça m'aidera à me dire qu'il n'est pas fait pour moi.
Alors qu'il y a quelques secondes j'aurais donné n'importe quoi pour qu'il reste, j'étais maintenant presque impatient de ne plus l'avoir dans mon champ de vision. Mais alors qu'il allait sortir il se coupe dans son élan. Qu'est-ce qu'il avait oublié encore ? Il va me faire un aveu comme tout à l'heure pour m'enfoncer encore plus ?

- Le type qui était avec toi tout à l’heure, dans ton bureau ? C’était qui ?

Alors là ! Je m'attendais à tout sauf à ça ! Pourquoi s'intéressait-il à Théo ?

- Un client, pourquoi ?

Il lève un sourcil interrogateur et d'un coup tout s'éclaire, parce que malgré tous ses efforts il n'arrive pas à cacher son irritation. Et puis pourquoi ce ton accusateur ? Je revois son expression quand j'avais ouvert la porte, il ne s'était même pas excusé d'avoir interrompu notre conversation. J'avais pensé qu'il était en colère parce qu'il devait remettre les pieds chez moi pour récupérer son outil, mais à bien y repenser, Théo avait aussi eu droit à un regard haineux de sa part et je suis sur qu'il pense qu'il est également gay.
Ethan serait-il jaloux ? C'est la première idée qui me vient à l'esprit, et puis non, il n'avait pas de sentiments pour moi, il me l'avait assez fait comprendre, alors pourquoi ? La commissure de ses lèvres avait dévié sur le côté droit de son visage, et cette grimace sans doute involontaire indique clairement qu'il ne me croit pas, ce n'est pas possible d'être obtus à ce point

- Un client hétéro, marié et père de famille et aussi un ami. D'ailleurs il me racontait la dernière bêtise de son fils quand tu nous as interrompu

Je regrettais aussitôt d'avoir ajouté ces précisions. Le petit diablotin de ma conscience me disait que j'aurais du le laisser dans l'ignorance pour qu'il continue de s'énerver tout seul, comme une petite vengeance. Pourtant c'est de courte durée, il avait à nouveau capté mon regard. Je plisse les yeux et essaie de le sonder mais il s'échappe. Je le retiens par le bras avant qu'il ne sorte complètement

- Tu pensais quoi Ethan ? Tu n'étais pas jaloux quand même ? Tu ne peux pas être jaloux parce que tu n'est pas capable d'aimer, alors quoi ? Pourquoi ça t'emmerdait autant que je puisse rire avec un ami ?


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] time to make things clear / Oli & Ethan   Lun 27 Oct - 22:25


time to make things clear

Sa réponse fusa presque automatiquement et immédiatement : un client. Bon, au moins, ça me rassurait un minimum, même si ça ne voulait pas tout dire. Peut-être que c’était un client avec des affinités, et j’aurais eu raison d’être en colère. Mais je ne savais même pas pourquoi j’étais en colère et c’était ridicule. Je n’avais pas à m’énerver parce qu’Olivier riait avec quelqu’un, et j’avais envie de me claquer, juste pour en avoir parlé devant lui. Il allait se faire des films… alors que c’était moi qui m’en faisait, au début.

« Un client hétéro, marié et père de famille et aussi un ami. D'ailleurs il me racontait la dernière bêtise de son fils quand tu nous as interrompu »

J’eus soudainement honte en comprenant qu’il avait pigé ce qu’il m’arrivait. Merde. Et puis en plus, j’étais jaloux d’un type qui n’avait rien fait, et qui ne ferait probablement jamais rien avec Olivier. Quel abruti ! Là, c’était clair et net, j’étais grillé et pour de bon. Qu’allait-il penser de moi ? Que je me disais hétéro, mais que j’étais jaloux d’un mec que je ne connaissais pas ? D’une, c’était totalement improbable, et de deux, c’était contradictoire. J’aimais pas trop les paradoxes et les contradictions, c’était mon côté militaire qui ressurgissait.
Sans m’en rendre compte, je regardais de nouveau Olivier et le fixai sans relâche. J’attendais sa réaction, désormais, parce que je savais qu’il y en aurait une, et qu’il se moquerait bien de moi. J’aurais mieux fait de me taire, encore une fois. J’avais perdu une occasion d’être plus intelligent, plus fort que lui, et je l’avais laissée passer. Il était hors de question que je réponde à Olivier et que je continue cette conversation plus longtemps. Alors, je décidai de partir, sans rien dire de plus. Ce ne fut pas au goût d’Olivier, qui me rattrapa in extremis par le bras pour me faire rester. Merde… j’allais être obligé de parler.

« Tu pensais quoi Ethan ? Tu n'étais pas jaloux quand même ? Tu ne peux pas être jaloux parce que tu n'est pas capable d'aimer, alors quoi ? Pourquoi ça t'emmerdait autant que je puisse rire avec un ami ? »

Il avait raison, normalement. Je ne pouvais pas être jaloux. Mais si ce n’était pas de la jalousie, mais juste une forte haine pour ce type que je ne connaissais ni d’Eve, ni d’Adam ? On ne pouvait pas expliquer ce genre de choses, et j’étais loin de savoir quels mots poser sur mes sentiments. La preuve… Mais il avait également raison : ça m’emmerdait de le voir rire avec quelqu’un, et même si je ne savais pas comment lui faire comprendre le pourquoi du comment, car je ne le comprenais pas moi-même, je devais quand même admettre qu’il ne se plantait pas sur toute la ligne.

« J’étais énervé quand je suis arrivé, c’est tout. Et puis qui sait, je suis peut-être pas jaloux de ce type… ? Peut-être que je le trouvais à mon goût ! »

Je ricanai bêtement en voyant la tête que m’accorda Olivier par la suite. C’était magnifique, et je sus que j’avais bien fait de dire ça, et que je n’aurais pas dû le faire en même temps. Il allait encore chercher à se venger, si jamais je ne quittais pas son cabinet dès maintenant. Aussi, je fis en sorte qu’il lâche mon bras et je remis ma veste en place, alors qu’il était toujours soufflé. J’ouvris finalement la porte pour de bon et sortis, avant de me retourner vers Olivier. Maintenant que j’étais dehors, je pouvais me détendre un peu.

« Je rigole, c’est bon. Il m’intéresse pas ton pote. Je vais aller retrouver Ella, certainement, comme tu m’as dit de le faire… A la prochaine Oli ! »

Je n’entendis pas de réponse alors que je lui fis un signe de la main et que je descendis les quelques marches pour finalement rejoindre ma voiture en contrebas. Une fois posé à l’intérieur, je me rendis compte que sur la fin, j’avais plutôt joué avec lui, et qu’il n’allait pas aimer ça, une fois de plus. Mais c’était une sorte de vengeance pour ce qu’il m’avait fait la fois d’avant. Après tout, il m’avait embrassé et tout… j’avais pas du tout apprécié cela, et du coup, j’étais plutôt fier de moi. Ce qu’il n’imaginait cependant pas, c’était que je n’allais pas du tout retrouver Ella, comme je lui avais dit. J’allais plutôt rentrer chez moi, et réfléchir à tout cela, seul… en essayant de comprendre ce qu’il m’arrivait, et où ça me menait !


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