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 Win Some, Lose Some * Ortwin/Ella [fini]

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Ella Kayser


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MessageSujet: Win Some, Lose Some * Ortwin/Ella [fini]   Ven 19 Sep - 0:51


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Il y a peine trois secondes ma vie était presque parfaite. Après la prise d’otage, j’avais enfin pu retrouver un semblant de vie. Ca m’avait bien marqué mais j’avais réussi à prendre sur moi et à avancer. Ma vie était donc revenue à la normal si je puis dire. Mais là, tout s’effondre à nouveau. Comment c’était possible qu’il soit là ? Il n’avait pourtant pas de contact ici, alors pourquoi ce trouvait il a Toronto.
Encore se matin quand je suis partie travailler, j’étais heureuse sachant que j’allais opérer sous l’œil avisé d’un des meilleurs titulaire de chirurgie pédiatrique, l’opération c’était passé à merveille et j’avais envie de sauter un peu partout, mais je devais rester professionnelle et on m’avait envoyé aux urgences manquant d’effectif.
Je n’aurai pas du accepter, ou alors prendre le cas d’après, parce que celui là, je ne le voulais pas. Jessica la résidente était plutôt hésitante quand elle m’a donné le dossier, je compris plus tard pourquoi.
Alors que je fixais mon patient, je me demandais comment je devais agir, et la réponse à ma question me vient comme une évidence.

- Bonjour, Monsieur Kayser. Vous avez mal où ?

Il se plaignait de douleur à l’estomac, bien, je vais lui faire une palpation, et lui poser toutes les questions adéquates.
Mais il ne me répondait pas. Pourquoi donc ? Ma tête lui disait quelque chose, mais il ne se rappelait pas d’où il m’avait vue ? C’était fort possible…
Plus je le regardais, plus je me disais qu’il n’avait pas changé, quoiqu’un peu vieillie… Mais il avait toujours se regard dur et doux à la fois. Bon, je n’avais pas que ça à faire moi. Il allait me répondre où je devais lui parler en Allemand ? Oui surement. Je prends mon courage à deux mains, et je répète ma question en Allemand. Je n’avais pas pratiqué depuis longtemps, j’étais un peu rouillée. Maintenant j’avais le droit à un regard surpris. Il commençait à m’énerver là.

- Bon, tu vas me dire ce que tu fais ici ? Tu as mal où bordel ?!

Evidemment, c’était à se moment là que mon résident c’est dit qu’il devait passer.

- Docteur Kayser !! Vous devez le respect à votre patient. Je suis désolé monsieur.

La moutarde me montait au nez, j’ai toujours été polie et correct envers tous les patients même ceux qui m’insultait, mais là, c’était juste impossible.

- Je suis désolé chef, mais, avec lui c’est impossible !

Je lui donne le dossier entre les mains, mais il me rattrape et me regarde.

- Je ne vous ai jamais vue ainsi ! Qu’est-ce qui se passe avec ce patient ? Il vous a touché, insulté ?
- Encore heureux qu’il ne met pas touché ! C’est simplement mon géniteur, et je n’ai tout simplement envie de ne pas le voir ! Trouver lui un autre docteur !
- Nous sommes en sous effectif, vous le savez autant que moi, alors vous n’allez pas faire votre petite fille et vous allez vous occupé de VOTRE patient.

Je défie mon résident du regard, il ne m’avait jamais aimé celui là, tout ça parce qu’une fois j’avais raison et lui tord. Et ça ne faisait que trois mois que j’étais ici.
Je reprends mon dossier, et je serre les dents pour ne pas déverser toute ma colère. Je ne devais pas empirer la situation. Je tourne alors les talons, ferme les rideaux du box, puis je ne regarde même pas mon géniteur devant moi.

- Bon, alors, qu’est-ce que vous avez monsieur ?

J’ai opté pour un ton sec et froid, je voulais que cette situation se termine au plus vite. Surtout que ma garde se terminait dans 2h. Je lève la tête vue que je n’ai toujours pas de réponse de sa part. Si il continue à faire son muet, je vais me barrer, que mon chef soit content ou non. Je n’avais vraiment pas toute la journée pour m’occuper de lui. Il y a d’autre patient bien plus intéressant qui avait besoin de mes soins.


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Ortwin Kayser


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MessageSujet: Re: Win Some, Lose Some * Ortwin/Ella [fini]   Ven 19 Sep - 17:47


   
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Mon arrivée à Toronto n’avait pas été sans encombres. En même temps, je revenais de loin. Même si j’avais déjà parcouru l’Amérique, parfois, au cours de mes voyages, qu’ils soient d’affaires ou non, je ne pensais pas y revenir avant un bout de temps. Mais Ella s’y trouvait, elle était au Canada, à Toronto plus précisément, et j’avais ce besoin trop pressant de devoir la retrouver, la revoir et me faire pardonner. Ma retraite anticipée m’avait permis de découvrir la supercherie qui régnait dans ma propre famille et mon divorce m’avait fait plus de bien que jamais ! Si j’avais gardé contact avec les garçons, je leur parlais néanmoins froidement. Ils avaient aussi ignoré leur petite sœur et elle avait dû vraiment souffrir de tout cela. Du coup, je m’en voulais énormément. J’aurais dû être là et savoir qu’il y avait quelque chose qui se déroulait pourtant juste devant mes yeux. Mais j’étais trop occupé, et j’en payais le prix désormais.

Il y avait eu cette prise d’otages, dans un centre commercial de Toronto, un peu avant mon arrivée ici. Je ne l’avais su qu’en lisant les journaux, et une fois à l’hôtel, je l’avais également remarqué à la télévision. Je ne pensais pas qu’en regardant le journal télévisé, ainsi qu’une émission dédiée à cette affaire, j’y retrouverais ma fille. Elle était sur les lieux, ce jour-là, et elle aidait les familles et proches des victimes, en tant que médecin. J’avais été très surpris de la voir là, et en même temps très fier. C’était ma fille, et elle aidait et soignait des gens. N’importe quel père serait fier de son enfant. En regardant plus longuement le reportage, j’avais compris qu’Ella travaillait à l’hôpital, qu’elle finissait son internat et que je pourrais la trouver là-bas. Néanmoins, je ne savais pas si je pouvais tout bonnement me présenter à l’accueil et demander à quelqu’un de me l’amener. Je savais d’avance que ce ne serait pas une tâche très aisée de me faire pardonner. Mais j’avais bon espoir, tout de  même. Non, j’avais eu une autre idée, peut-être pas très bonne, mais au moins, j’étais presque sûr de pouvoir la voir. L’idée était de s’infiltrer dans les services, de me la jouer à James Bond et d’essayer de la retrouver. Je ne pensais pas que ce serait encore plus facile que ça.

En arrivant aux urgences, je pris bien soin de paraître malade, et de me plaindre comme il fallait. Evidemment, je n’avais rien du tout, et ils auraient tôt fait de s’en rendre compte de me laisser repartir. Il fallait que je puisse trouver Ella avant cela… et en réalité, ce fut elle qui vint à moi. Une femme m’indiqua qu’elle allait me chercher quelqu’un, une interne, et quand je vis la silhouette de ma fille arriver près de moi, je restai sans mots. C’était tellement étrange de la revoir après un an sans nouvelles. Elle n’avait pas tellement changé. Sa coiffure n’était plus la même, et évidemment, elle n’était pas habillée comme j’avais l’habitude de la voir vêtue, puisqu’elle avait sa tenue d’interne. Mais elle était encore plus jolie que dans mon souvenir, et la voir me surprit autant que ça m’enchanta. Cependant, elle n’avait pas l’air aussi enchantée que je pouvais l’être, et forcément je m’en rendis compte bien assez tôt pour me dire que ça n’allait pas être facile. L’autre médecin me posa des questions, auxquelles je répondis docilement, mais quand vint le tour d’Ella, je me bloquai, ne sachant pas quoi dire, surtout qu’entre temps, l’autre était partie, nous laissant tous les deux, seuls. Alors que je n’arrivais toujours pas à lui répondre, je l’entendis me demander en Allemand où j’avais mal et ça me surprit encore plus. Elle savait encore parler Allemand ? Ce n’était pas que j’avais forcé mes enfants à parler ma langue, mais j’aimais bien le fait qu’ils puissent être bilingues. Elle s’énerva sur moi par la suite, et se fit réprimander par son supérieur, pendant que j’assistais, impuissant, à la scène. C’était de ma faute si elle se fait disputer, et je n’étais même pas capable de décrocher un mot en attendant. Rapidement, cependant, la discussion s’écourta, et elle revint vers moi, furieuse. Je sentais que ça n’allait pas se passer comme j’aurais voulu que ça se déroule, malheureusement.

« Bon, alors, qu’est-ce que vous avez monsieur ? »

Encore une fois, je restai silencieux, muet comme une carpe. Mais cette fois, c’était plutôt parce que j’étais étonné qu’elle me parle de cette façon. Elle me considérait comme un vulgaire patient, et à vrai dire, c’était douloureux pour moi. J’imaginais aussi que c’était ce qu’elle avait pu ressentir durant toutes ces années, et qu’il s’agissait simplement d’un juste retour du bâton. Je ne devais pas lui en vouloir, je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même. Mais je sentais qu’elle s’impatientait et je devais lui répondre, j’aurais bien le temps de réfléchir à tout cela plus tard.

« Des excuses à te faire, Ella. »

C’eut pour effet de la surprendre un peu, au moins, et j’étais légèrement fier de mon coup. Cependant, son regard déjà glacial se refroidit encore un peu plus et je fus légèrement moins content de moi par la suite. Mais il fallait bien commencer quelque part, et je n’étais pas venu ici pour rien…

   
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Ella Kayser


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MessageSujet: Re: Win Some, Lose Some * Ortwin/Ella [fini]   Ven 19 Sep - 23:53


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J’essaie de me calmer, de penser à quelque chose de positif, d’agréable donc naturellement mon esprit essaie de se concentrer sur Ethan mais là, même son sourire charmeur ne m’arrivait pas à me calmer. Parce qu’au final, je ne voyais que le visage de mon paternel. Toute ma vie que je pensais avoir réussis à mettre de côté m’était revenue en pleine figure. Pourquoi il a fallut qu’il vienne ici pour se faire soigner de je ne sais quoi ? Et pourquoi c’était tombé sur moi ? A croire qu’il y a une conspiration contre moi ? Oui, bon, je sais que beaucoup des internes ne m’aimaient pas, mais ce n’était pas une raison pour m’infliger ça !

- Des excuses à te faire, Ella.

Je relève mon visage et je lui lance un regard bien noir, enfin j’espérais qu’il puisse l’être. Des excuses ? Vraiment ? Mais il peut se les mettre dans l’œil. C’est bien trop tard pour ça. J’ai tracé un trait sur ma vie en Angleterre. Il n’a jamais été là pour moi, et je ne voulais plus rien avoir a faire avec lui. C’était hors de question qu’il se pointe dans ma vie, alors que tout allait bien aujourd’hui. J’avais trouvé des personnes sur qui je pouvais compter, je me sentais chez moi à Toronto et je n’avais pas envie de quitter cette ville parce que monsieur Kayser, le grand et unique avait décidé de venir s’excuser pour toutes ces années d’absence.

- Garde-les. Je n’en veux pas. Tu arrives trop tard pour ça, et surtout pas le lieu. Maintenant dis moi où est-ce vous avez mal pour que je puisse passer à d’autres personnes qui ont réellement besoin de moi.

Je reste froide envers lui, mais c’est tout ce qu’il méritait. Je suis en colère contre lui, il ne peut pas imaginer à quel point je lui en veux. Je l’ai aimé étant petite, c’était mon héro, j’avais un papa très grand qui à mes yeux était capable de tout. Bien entendu, je n’avais aucun souvenir d’un geste affectueux, sauf des images de lui prenant mes frères dans ses bras. Alors que je regardais la scène de l’autre côté de la fenêtre ou de la porte. Alors bien vite, je n’ai ressentit que de la haine puis, plus je grandissais plus c’était de l’indifférence. Je pensais avoir réussis à ne plus rien ressentir pour lui, cet homme qui n’est autre que mon père, mais non, je suis haineuse envers lui, envers ma mère et mes frères, et je m’en rendais compte à l’instant parce qu’il était là devant moi, en cher et en os.

Tout mon petit monde que je m’étais construit avait éclaté en milles morceaux il y a quelques minutes. Et maintenant avec ses excuses, j’étais folle de rage. A cet instant présent, j’avais qu’une envie giflé Ortwin jusqu’à ce que ce que je ne sente plus ma main.
Regardant autour de moi pour ne pas regarder mon père, je vis David travailler, en le voyant je pris une grande inspiration, je devais me calmer. David incarnais le médecin parfait. Calme en toutes circonstances et efficace. Je devais m’inspiré de lui pour retrouver mon professionnalisme et arrêter de penser à tout ce que je pouvais ressentir.
Tournant lentement la tête vers mon paternel je lui fais un grand sourire, j’allais jouer un rôle pour le bien de ma carrière. Ainsi tout ira bien et se soir j’évacuerai tout ça avec Ethan… quoique… Connor ferait plutôt l’affaire dans ce cas.
D’un tout calme et poser, je me repris. J’avais l’impression d’être devenue bipolaire à cet instant.

- Monsieur Ortwin Kayser, puis je vous demandez où vous avez mal que je puisse vous auscultez, établir un diagnostique et par la suite vous soignez. Ainsi je ne perdrais pas mon temps et pourrais alors, aller m’occuper d’autre patient soufrant.

Je le déstabilisais, et je souris encore plus, c’était le but. Je n’avais nulle envie de lui parler d’autre chose que de médecin. Il avait mal quelque part et j’allais le soigner, à moins que… qu’il ait mentit pour me voir ? Non ce n’était pas possible, il était bien trop intelligent pour feindre une maladie.


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Ortwin Kayser


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MessageSujet: Re: Win Some, Lose Some * Ortwin/Ella [fini]   Sam 20 Sep - 14:11


 
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A quoi m’attendais-je, quand je décidai de lui présenter de courtes excuses, en préambule de ce que je comptais lui dire par la suite ? Est-ce que, réellement, je pensais qu’elle allait accepter une chose pareille ? Non, mais je l’avais tout de même tenté. Son regard glacial me fit froid dans le dos quand elle posa de nouveau ses yeux bruns – les mêmes que sa mère – sur moi et je faillis lui demander pardon pour m’être excusé de cette façon. Wow. Evidemment, je savais que ce serait difficile. Quand j’étais parti d’Angleterre, j’avais vite compris que retrouver Ella et essayer de la « reconquérir » ne serait pas simple et malheureusement, mes doutes se révélaient justes, bien entendu. C’était triste, oui, mais je l’avais simplement mérité. Je venais tout chambouler dans sa vie, et elle ne méritait pas que je fasse cela. Mais il fallait seulement qu’elle comprenne que je m’étais rendu compte de mon erreur et que j’allais la réparer. Le plus tôt, le mieux.

« Garde-les. Je n’en veux pas. Tu arrives trop tard pour ça, et surtout pas le lieu. Maintenant dis moi où est-ce vous avez mal pour que je puisse passer à d’autres personnes qui ont réellement besoin de moi. »

Là, ça allait vraiment être compliqué. J’avais senti sa voix trembloter légèrement, mais ce n’était pas de la tristesse qui la prenait d’un coup, non, c’était de la colère, de la fureur, de la haine. Quelque chose que je ne pourrais pas balayer d’un revers de la main et d’une embrassade. J’avais honte de mon comportement de « père », si on pouvait appeler ça comme ça. Mais elle n’avait pas s’en rendre compte tant que je ne lui aurais pas prouvé. Et je n’avais pas encore réfléchi à ce dernier point… Du coup, je ne lui répondis pas, quand elle me demanda où j’avais mal. Je n’avais mal nulle part, bon sang, et elle le savait pertinemment. Dès que nous nous étions retrouvés seuls tous les deux, j’avais cessé de me crisper, de faire semblant, de faire l’acteur, de jouer un rôle. Elle devait bien s’en être rendue compte. Si elle était arrivée jusque là dans ses études de médecine, elle devait être vraiment attentive, intelligente et observatrice, alors quand même… elle devait bien l’avoir remarqué !!

Bien vite, son regard se détourna de moi et je pus la détailler plus en détails sans qu’elle ne s’en rende compte. Elle était magnifique. Une toute petite mais courageuse jeune femme, qui n’avait pas l’air de se laisser marcher sur les pieds. C’était une question peut-être idiote, mais la première chose qui me vint à l’esprit, ce fut de me demander si elle avait quelqu’un dans sa vie. Je n’osais pas le dire à haute voix, parce que je sentais que je pourrais la rendre folle de rage, mais ça me brûlait les lèvres et il fallait que je sache si ma fille était amoureuse. Si elle avait quelqu’un, alors je serais un peu plus rassuré, mais si elle était seule… je m’en voudrais encore plus, et je n’aurais qu’une idée en tête : me faire pardonner deux fois plus vite.

« Monsieur Ortwin Kayser, puis je vous demandez où vous avez mal que je puisse vous auscultez, établir un diagnostique et par la suite vous soignez. Ainsi je ne perdrais pas mon temps et pourrais alors, aller m’occuper d’autre patient soufrant. »

Elle avait retourné sa tête vers moi et souriait. Le même sourire que sa mère aussi, d’ailleurs. C’en était presque horrible, parce que c’était frustrant pour moi de voir quelqu’un qui ressemblait à mon ex-femme, désormais. Même si c’était normal, parce qu’Ella était sa fille aussi… Elle avait repris son ton professionnel et je compris que rien de ce que je pourrais lui dire n’allait changer la donne, malheureusement. Il fallait tout de même que je tente, au moins pour être sûr de ce que j’avançais.

« Je n’ai mal nulle part, docteur. Mais je doute que vous perdiez votre temps avec moi… »

Vouvoyer ma fille… et puis quoi encore ? Je savais qu’elle le faisait exprès, et je savais également que je devais jouer le même jeu qu’elle pour ne pas qu’elle ne me crache à la figure. Néanmoins, ça me faisait tout drôle de me faire recaler de cette façon. Bien entendu, quand elle comprit que je m’étais fait passer pour malade, je fus persuadé qu’elle allait me frapper pour de bon. Elle était médecin, je lui volais du temps qu’elle pouvait consacrer à quelqu’un d’autre. Mais j’étais aussi son père, et il était hors de question que j’attende un jour de plus. Il fallait que l’on parle.

« Je suis arrivé d’Angleterre il y a trois semaines, je t’ai cherché partout. Vraiment partout. J’aimerais qu’on discute, toi et moi… S’il te plait… »

Un peu de politesse ne pourrait pas me faire de mal, et même si je n’avais pas l’habitude de me soumettre et de la fermer, je pourrais changer un peu de comportement pour une fois. Je n’étais pas là pour lui vendre des produits ou des médicaments. J’étais là pour que l’on s’explique, pour que je m’explique et m’excuse surtout. Si elle refusait, je trouverais une autre solution, mais pour le moment, il faudrait qu’elle m’écoute…  

 
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Ella Kayser


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MessageSujet: Re: Win Some, Lose Some * Ortwin/Ella [fini]   Sam 20 Sep - 23:41


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L’homme devant moi avec l’apparence de mon père restait impassible devant mon changement, pas un sourire, enfin un léger haussement de sourcil à peine visible. Il n’avait pas changé physiquement.

- Je n’ai mal nulle part, docteur. Mais je doute que vous perdiez votre temps avec moi…

Bon, il m’avait fallut du temps pour mettre à jour son plan, mais j’avais été légèrement emprise de colère et de haine envers lui pour avoir les yeux ouverts. Oh que si je perds mon temps avec lui, je m’en suis toujours sortie sans lui, et aujourd’hui ça ne changera pas. Je n’avais pas besoin de lui dans ma vie, ni de sa femme, ni de ses fils. Bon maintenant qu’il m’a perdre 10 bonnes minutes je vais peut-être aller là où on a réellement besoin de moi.

- Je suis arrivé d’Angleterre il y a trois semaines, je t’ai cherché partout. Vraiment partout. J’aimerais qu’on discute, toi et moi… S’il te plait…

Je ne m’y attendais pas à celle là. Lui parler avec moi, lui m’ayant cherché, à la bonne blague. Il se moque de moi là, ce n’était pas possible autrement. Il me fait marcher pour me planter un couteau dans le dos.
Je me mets à rire, n’en revenant pas de sa demande, c’était un rire bien nerveux comme j’en avais encore jamais eu. Là c’était bien trop à supporter alors que je n’avais qu’une envie, c’est de lui mettre une bonne claque et de le laisser là. Non mais sérieusement comment pouvait il avoir le culot de me dire ça !

- Ca fait un an, UN AN que je suis partie de la maison, et ça fait trois semaines que tu me cherches, tu crois que je vais te sauter dans les bras ?! Dans tes rêves ! J’ai grandis sans toi, et je vais continuer de vivre ainsi.

J’avais haussé le ton au début, mais je me suis vite calmer, crier n’aurai servie à rien, alors que lui parler platoniquement aurai bien plus d’impact sur lui. Je n’avais aucune envie de l’entendre me déblatérer des conneries.
Ca me rendais quand même folle de croire parce qu’il m’avait cherché trois semaines j’allais l’accueillir, il se mettait bien le doigt dans l’œil.
Je fixe mon soit disant père, qu’est-ce que je voyais ? De la peine ? Lui ? Bon même si je suis en colère, j’avais un cœur, mais est-ce que je voulais en avoir un avec lui alors que pendant 23 ans, je n’existais même pas à ces yeux ? Mais pouvais je vraiment le laisser ainsi, était il vraiment sincère aussi ? Je n’avais pas envie de me faire avoir, la cruauté de mes frères devait bien venir de quelqu’un ? Oui, bon ma génitrice l’était mon père était peut être différent ?

Ah non Ella ne te ramollie pas !

Je tourne alors les talons, le laissant là. Je vais alors m’occuper d’autres patients qui ont vraiment besoin de soin.
Les heures passent, et je fini ma garde, je n’avais qu’une hâte oublier ma journée, et penser à la suivante qui pourra n’être que mieux. Sauf que ma journée continuait à être horrible. Qui vois-je en sortant, m’attendant surement depuis deux heures, Ortwin !

Je soupir, il n’avait pas compris que je n’avais pas envie de l’entendre, ni de lui parler ? Etant petite je voulais l’impressionner, mais aujourd’hui tout était bien différence, j’avais compris depuis bien longtemps que je ne pourrai jamais égaler mes frères à leur yeux et que j’étais l’accident qu’ils n’ont pas pu résoudre à temps.

Je marche l’ignorant totalement, mais il se met à ma hauteur, malheureusement pour moi, je n’avais pas hérité de ses gênes pour avoir de grande jambe. Du coup même si je marchais vite, il me rattrapait bien vite. J’avais le temps de faire trois pas, que monsieur n’en faisait qu’un…

- Fiche moi la paix ! Je n’ai pas envie de te voir, retourne en Angleterre auprès de TA famille !

J’avais les mots dure je crois, mais rien comparé à tout le mal que j’avais pu avoir pendant mon enfance.

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MessageSujet: Re: Win Some, Lose Some * Ortwin/Ella [fini]   Dim 21 Sep - 12:12


 
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Le fait qu’elle se mette à rire m’impressionna. Je ne pensais pas qu’elle réagirait de cette façon, et du coup, je ne savais pas trop comment réagir, quoi dire ou quoi faire. Est-ce qu’elle se moquait de moi ? Ou bien sa patience arrivait à ses dernières limites ? C’était sûrement ça. Mais elle ne semblait même pas me croire, alors qu’en réalité, je lui disais la vérité. Ca faisait longtemps que je la cherchais. Et le fait qu’elle ne me croit pas, ou alors qu’elle trouve cela risible, ça me tuait à l’intérieur et je sentais mon cœur se serrer à l’intérieur de ma cage thoracique. Elle ne me croyait pas, ou bien elle ne voulait réellement rien avoir à faire avec moi ? Et si j’avais fait tout cela pour rien ? Oh, je n’abandonnerais pas aussi vite, mais je pensais qu’elle m’écouterait, au moins.

« Ca fait un an, UN AN que je suis partie de la maison, et ça fait trois semaines que tu me cherches, tu crois que je vais te sauter dans les bras ?! Dans tes rêves ! J’ai grandis sans toi, et je vais continuer de vivre ainsi. »

Oh, mais alors elle n’avait pas compris… ça ne faisait pas seulement trois semaines que je la cherchais, bien au contraire. Certes, je n’avais pas été présent pour elle depuis sa naissance, et je m’en voulais énormément pour cela… mais je la cherchais depuis plus longtemps qu’elle ne le croyait. Dès que j’avais compris que tout le monde se fichait d’elle à la maison, j’avais pris la responsabilité sur mes épaules, et je l’avais cherchée dans tous les coins, d’abord en Angleterre, puis en Amérique. Mais elle pensait que c’était tout récent, peut-être même qu’elle pensait que j’étais toujours en contact avec sa mère. Elle ne comprenait pas que je ne lui mentais pas, que je ne l’avais probablement jamais fait et que surtout, je n’étais pas ce qu’elle croyait que j’étais. Néanmoins, je n’eus pas le temps de surenchérir là-dessus, parce qu’elle me laissa en plan, là, dans le box. Avec un soupir, je me relevai et partis à l’extérieur, ne désirant pas me faire dégager à coups de pied aux fesses. J’allais l’attendre dehors, ce n’était pas un problème, de toutes façons, je n’avais pas grand-chose à faire, ici à Toronto. Elle devait bien repartir un jour ou l’autre, et je n’allais pas la louper, j’allais essayer de lui parler, en la suivant, et il faudrait vraiment qu’elle m’écoute. C’était important pour moi, mais ça devait bien être important pour elle aussi. Du moins, je l’espérais.

Pendant de longues heures, je restai dehors, et heureusement pour moi, le temps était plutôt clément, il ne faisait pas si froid que ça, et le soleil arrivait à rayonner un peu, de temps à autres. En attendant Ella, je me demandais ce que je devais lui dire, si je devais être totalement honnête quitte à lui faire du mal, ou bien simplement lui dire les choses, sans trop de détails, pour ne pas qu’elle souffre. L’important, c’était qu’elle me croit. Si elle me croyait, alors tout irait bien… nous pourrions éventuellement passer à autre chose. Mais elle avait son caractère, bien sûr, et je me doutais que ça n’allait pas être si facile que cela. Quand Ella sortit de l’hôpital, changée dans ses habits de tous les jours, je m’avançai vers elle, et je remarquai ses yeux s’arrondirent en me voyant là. Elle pensait que j’aurais lâché l’affaire ? Ce n’était pas le cas, et ce ne serait jamais le cas.

Elle commença à marcher pour rentrer chez elle, sûrement, et je la suivis, d’abord sans rien dire. Je ne voulais pas la brusquer, en aucune façon. Elle essayait d’aller plus vite que moi, en vain. J’étais plus grand qu’elle et forcément, j’allais aussi vite qu’elle si je le voulais. Elle était bien mignonne, mais elle ne faisait pas le poids, et elle serait obligée de me parler. Certes, c’était un peu mesquin comme technique, mais il fallait que l’on parle, Ella et moi, et il était hors de question que je laisse passer la moindre occasion. S’il le fallait, je reviendrais tous les jours à l’hôpital pour ça. Et je n’aurais pas peur des conséquences…

« Fiche moi la paix ! Je n’ai pas envie de te voir, retourne en Angleterre auprès de TA famille ! »

Avec toute la douceur possible, je lui pris le poignet pour qu’elle s’arrête et qu’elle me regarde. Bien sûr, elle tenta de se débattre, mais je ne lâchai pas prise. Elle ne comprenait pas, mais elle ne pouvait pas non plus comprendre si elle ne m’écoutait pas. Elle ne connaissait rien à la situation actuelle. Elle ne savait pas ce que j’avais fait, ce que j’avais laissé derrière moi. Et surtout, il me semblait qu’elle ne voulait pas le savoir. Sauf que ce n’était pas dans mes habitudes d’abandonner et puis… c’était ma fille !

« Ta mère et moi avons divorcé. Tes frères se sont ralliés à elle, même si je leur parle encore… »

Ella réussit cette fois à se détacher de mon étreinte et je la laissai prendre de l’avance avant de me remettre à marcher derrière elle. Que fallait-il que je lui dise pour qu’elle m’écoute, me croit, et accepte le dialogue ? Tout en marchant, je continuai de réfléchir aux mots qui pourraient éventuellement l’atteindre. Je ne savais plus quoi dire, et je ne pensais pas que je resterais aussi … silencieux, sans mots, face à elle.

« Eleanor !! Ecoute-moi, ça fait un tout petit peu moins d’un an que je te cherche … »

C’était sûrement l’option de la dernière chance pour moi et je devrais peut-être la laisser tranquille, si jamais ça ne fonctionnait pas. Mais tout était dit, et maintenant, c’était elle qui pouvait tout changer. Je n’avais plus rien à lui annoncer. A part que je n’avais jamais cessé de la chercher, de vouloir la retrouver pour lui prouver que je l’aimais, malgré tout ce qu’elle pouvait penser !

 
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Ella Kayser


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MessageSujet: Re: Win Some, Lose Some * Ortwin/Ella [fini]   Dim 21 Sep - 17:29


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Je pensais qu’il me lâcherait qu’il comprendrait que je n’avais toujours pas envie de lui parler, ni de l’écouter. Mais non il continue à me suivre, je ne le savais si collant ! Quand il rentrait à la maison j’étais transparente, même un fantôme était plus voyant que moi. Alors qu’il me suit autant me parait juste incroyable, je ne pouvais croire en ses actes et ses paroles.

- Ta mère et moi avons divorcé. Tes frères se sont ralliés à elle, même si je leur parle encore…

Je le regarde un instant surprise de sa phrase. Ce n’était pas possible, lui il avait pris une décision contre l’avis de Madame ! Ce n’était pas possible ! Et pour les trois garçons, ça ne m’étonne même pas. Ils sont toujours été très accrochés à notre mère.

- Eleanor !! Ecoute-moi, ça fait un tout petit peu moins d’un an que je te cherche …

Je me stop pour de bon, il avait utilisé mon prénom, et ça me perturbe beaucoup. Personne ne m’appelait ainsi, et je ne l’avais pas entendu depuis des années. Et une conversation que j’avais entendue étant petite me revient alors en tête. Ma mère disait au téléphone, qu’elle n’aimait pas mon prénom, et qu’elle avait laissé Ortwin choisir. Est-ce que ça lui donnait le droit que je lui laisse une chance ? Et puis si il dit vraie ça ne fait pas seulement trois semaine mais presque un an qui était à ma recherche…
Me voilà alors perdu. En une phrase il avait réussi à me déstabilisé et à me poser encore plus de question. Ce n’était pas bon signe, je n’ai pas besoin de lui, et j’en aurai jamais besoin. Jon serai à mes côtés il me dirait, ne jamais dire jamais, mais bon, je ne voulais vraiment rien avoir à faire avec l’homme à mes côtés.
Voyant un banc dans un petit parc, je m’y dirige, je savais qu’il me suivait, alors quand je m’assois il me regarde un court instant avant de faire de même et se mettre à côté de moi.

- Je t’écoute mais je suis épuiser, alors fait vite.

J’avais repris un ton froid, mais c’était normal non ? Je n’allais pas être toute mielleuse parce qu’il débarque comme ça alors qu’il ne s’est jamais préoccupé de moi. Je suis peut-être gentille, mais avec lui ça ne sera pas du tout pareil, non, lui il m’a fait du mal, même si ça remonte à plusieurs années. Je ne pouvais pas le laisser entrer dans ma vie parce qu’il le souhaitait. J’avais réussie à commencer à vivre ici, à faire ma place. Et ce qui m’énervait le plus c’est que ça me fasse quelque chose. Le voir m’avait vraiment fait un truc en plus de la colère bien entendu. Bien caché au fond de moi j’étais heureuse qu’il soit là… Mais comment je pouvais ressentir ça alors que je m’en fichais de lui. J’avais tiré un trait sur ma vie en Angleterre, sauf mes moments passer avec mon grand père.


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MessageSujet: Re: Win Some, Lose Some * Ortwin/Ella [fini]   Dim 21 Sep - 23:03


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Forcément, j’avais eu une bonne intuition en l’appelant par son prénom. Je savais que ça ferait mouche, parce que personne ici ne devait l’appeler ainsi. Tout le monde l’avait toujours appelée Ella. C’était moi qui avais choisi son prénom quand j’avais rejoint Darcy à la maternité en rentrant de l’aéroport. Ça faisait deux jours qu’Ella était née et elle n’avait toujours pas de prénom. Quand je l’avais vue, toute petite dans le berceau, je l’avais tout de suite adorée même si nous ne l’attendions pas, et j’avais eu l’illumination pour son prénom. Eleanor, c’était une évidence. Darcy n’aimait pas le prénom, mais vu qu’elle n’avait pas d’idées, elle me laissa faire. J’aurais dû voir, dès ce moment-là, qu’elle serait une mauvaise mère pour Ella. Mais que pouvais-je faire ? Elle venait de naître et j’étais heureux d’avoir enfin une fille… Je ne l’avais vraiment pas bien montré, néanmoins. Les garçons étaient encore petits et dès que tout ce petit monde s’était mis à grandir, Ella était passée en seconde position, parce que j’étais persuadé que Darcy l’aimait autant que moi et qu’elle prenait soin d’elle à ma place. J’avais tort. Je ne m’en étais rendu compte que bien trop tard…

Au moins, l’effet que j’avais voulu créer avait bien eu lieu. J’avais réussi à la faire s’arrêter, et maintenant j’étais de retour à sa hauteur, l’air grave, mais de l’espoir brûlant dans les yeux. Si elle s’était arrêtée, c’était qu’elle voulait bien m’écouter, non ? C’était génial ! C’était tout ce qu’il me fallait ! Je lui raconterais toute l’histoire, je lui laisserais la soirée et la nuit pour bien comprendre tous les enjeux, et le lendemain matin elle se rendrait compte que je disais la vérité et que je voulais devenir son père. Vraiment. Enfin, je me faisais peut-être des films, peut-être qu’elle ne voulait pas de ça. Après tout, elle s’était très bien débrouillée sans moi. Je me disais juste que peut-être… elle voudrait tout de même avoir un père, malgré tout.

Alors que je pensais que j’allais pouvoir tout lui dire, elle reprit sa marche et je soupirai sans qu’elle ne m’entende. Je ne voulais plus marcher, je voulais juste qu’elle m’écoute, et après je pourrais la laisser tranquille. Mais j’avais des choses à dire, des trucs qui pourraient lui faire changer d’avis, et je ne pouvais pas attendre, vraiment pas. Néanmoins, elle changea de direction et partit vers un parc, où elle s’assit sur un banc alors que je l’y rejoignais. Elle me demanda alors de lui expliquer, mais de me dépêcher, prétextant qu’elle était épuisée. Je voulais bien la croire, c’était difficile d’être médecin, mais elle semblait se débrouiller à merveille !

Par où commencer ? Par le début, sans doute, mais où était le début, où était la fin ? Il fallait peut-être que je lui dise tout ce que je ressentais depuis qu’elle était née, mais elle m’avait demandé de faire vite, alors je devais sûrement éclipser les détails. En m’installant un peu plus confortablement sur le banc froid, je tournai la tête vers elle et vis qu’elle m’observait avec insistance. Elle me dévisageait même. Ca ne me dérangeait pas… mais ça me faisait tellement drôle de revoir ma fille aussi longtemps. Les mots ne me venaient toujours pas, mais il fallait que je sois plus bavard qu’à l’hôpital, sinon je la perdrais pour de bon !

« D’abord, je veux m’excuser pour toutes ces années où je n’étais pas là. Mais je te jure que je pensais que tu étais heureuse. Quand je rentrais, je ne voyais pas ton malheur, j’étais préoccupé par le travail et ta mère me jurait que tout allait bien. Tu étais bonne à l’école, tu n’as jamais eu de problèmes, et j’ai eu tort de croire Darcy… »

Je m’en voulais réellement, et je pense que je pourrais en vouloir pour toujours à mon ex-femme. Il m’avait autant manipulé qu’elle avait manipulé les garçons, elle qui était pourtant l’amour de ma vie, au départ. Jamais je n’aurais pensé divorcer. C’était tout bonnement impossible. Mais c’était quand même arrivé, parce que je ne supportais pas l’idée que Darcy ait pu faire du mal à l’un de nos enfants. Si les garçons avaient eu de la chance parce qu’elle les aimait, ce n’était pas le cas d’Ella, et je m’en voulais terriblement, parce que c’était mon rôle de la protéger, et je n’avais pas été là pour ça !

« Quand j’ai vu que tu étais partie de la maison, et que Darcy n’en avait rien à faire, je lui ai dit que je la quittais. Je suis parti, j’ai demandé à ton hôpital où tu étais partie et au départ ils n’ont rien voulu me dire. J’ai bataillé et j’ai fini par savoir que tu étais ici. Je suis arrivé ici il y a trois semaines oui, mais ça fait plusieurs mois que je sais que tu es là. Je voulais juste faire les choses bien. Et il y avait le divorce à régler avant ça… Et en arrivant ici, je t’ai vue à la télé, avec cette prise d’otages… »

J’avais eu peur en la voyant, parce que je croyais au départ qu’elle avait été à l’intérieur du centre commercial. Heureusement, elle n’était là que pour aider, et j’avais pu me calmer légèrement. Du moment qu’elle était vivante, c’était tout ce qui m’importait, bien sûr, mais j’étais tellement fier de voir qu’elle aidait les autres du mieux qu’elle pouvait, en tant que médecin… Elle ne s’en rendait pas compte, bien sûr, mais j’avais bien l’intention de lui faire comprendre tout cela dès que possible !

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MessageSujet: Re: Win Some, Lose Some * Ortwin/Ella [fini]   Lun 22 Sep - 11:13


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Il pouvait me parler, mais non, il était de nouveau silencieux. Je lui donnais du temps pour qu’il puisse me parler puisque c’est ce qu’il voulait, mais non monsieur Ortwin reste sans un mot. Si il ne me dit pas un mot là, tout de suite, je reprends ma route et ça sera tant pis pour lui.

- D’abord, je veux m’excuser pour toutes ces années où je n’étais pas là. Mais je te jure que je pensais que tu étais heureuse. Quand je rentrais, je ne voyais pas ton malheur, j’étais préoccupé par le travail et ta mère me jurait que tout allait bien. Tu étais bonne à l’école, tu n’as jamais eu de problèmes, et j’ai eu tort de croire Darcy…

Oh il parle ! Mais des excuses, franchement, c’est bien tard pour ça. Vraiment très tard. Comme si j’allais le croire heureuse, je n’avais même pas le droit de diner avec eux, mais oui, c’est sur j’étais très heureuse… Non mais il ne pouvait pas ouvrir les yeux avant ? Mais à quoi bon, il n’y en avait que pour les garçons, les incroyables et intelligents fils… Alors j’ai beaucoup de mal à le croire quand il dit qu’il me pensait heureuse. Ca me reste en travers de la gorge, même si je veux bien croire que ma génitrice pouvait très bien le manipuler, elle était, est et sera toujours très forte pour ça.

- Quand j’ai vu que tu étais partie de la maison, et que Darcy n’en avait rien à faire, je lui ai dit que je la quittais. Je suis parti, j’ai demandé à ton hôpital où tu étais partie et au départ ils n’ont rien voulu me dire. J’ai bataillé et j’ai fini par savoir que tu étais ici. Je suis arrivé ici il y a trois semaines oui, mais ça fait plusieurs mois que je sais que tu es là. Je voulais juste faire les choses bien. Et il y avait le divorce à régler avant ça… Et en arrivant ici, je t’ai vue à la télé, avec cette prise d’otages…

Dès qu’il avait appris que j’étais partie, il a voulu me retrouver ?? J’en doute…. Comment, il a pu remarquer mon absence alors qu’il n’était jamais à la maison ? Je ne sais pas ce que je dois en conclure. Mais il a m’a chercher… pour de vraie… et m’avait retrouvé, grâce à la prise d’otage certes, un moment que j’avais bien envie d’oublier tout de même.
Je devrais peut-être lui laisser le bénéfice du doute et lui donner une réelle chance. Après tout, il venait de me prouver qu’il tenait à moi non ? Mouais, mais si il repartait dès demain pour ne plus jamais me revoir, c’était possible, j’étais habitué à le voir en coup de vent, ne jamais passer du temps avec lui comme tous les autres petites filles avec leurs papa. Je ne pouvais pas prendre le risque d’avoir mal à nouveau.

- Disons que je te crois… tu veux quoi ? Tu ne crois pas que c’est trop tard pour essayer de construire un lien entre nous ? Tu as mis 23 ans pour te rendre compte que tu avais une fille ! Et j’ai du partir pour que tu t’en rendes compte ! Même si Darcy ne faisais croire des choses, tu as des yeux merde ! Tu aurais pu les ouvrir un peu plus et remarquer par toi-même, que personne ne voulait de moi dans cette maison, et je ne t’oublie pas dedans. Je n’ai jamais eu de famille, je n’ai jamais ressentit d’amour de votre part. Alors permet moi d’être sur mes gardes quand tu débarques comme une fleur des années trop tard.

Les larmes commençaient à monté, un mélange de colère et de tristesse. De plus j’étais fatigué alors j’étais légèrement à fleur de peau. J’avais qu’une envie là, me retrouver dans les bras de Jon, en sécurité là ou personne ne pouvait m’attendre. Je me sentais comme un cocon dans ses bras, j’avais toujours l’impression que rien ne pouvait me toucher dans ses bras. Mais il n’était pas là, et je devais rester forte pour ne pas craquer devant mon père, cet inconnu.
Je ferme les yeux pour ravaler mes larmes, non, je n’allais pas pleurer devant lui. Une fois que je sentais que mes larmes n’étaient plus vraiment sur le point de coulé, j’ouvre les yeux puis tourne ma tête vers mon Ortwin.


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MessageSujet: Re: Win Some, Lose Some * Ortwin/Ella [fini]   Lun 22 Sep - 14:21


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Il y avait encore tellement de choses à dire, entre Ella et moi. Je devais m’excuser mille fois pour avoir été un père aussi idiot, aussi aveugle et aussi peu présent. Elle avait besoin de moi, comme les garçons, et je les avais tous délaissés… mais Ella encore plus. Darcy, à chaque fois que je demandais où était Ella, me répondait qu’elle était dans sa chambre, déjà couchée et qu’elle avait mangé, ou bien qu’elle était malade. A chaque fois que j’entrais dans sa chambre pour l’embrasser pour lui dire bonne nuit, elle dormait déjà à poings fermés. Et c’était vrai que je n’avais pas spécialement eu beaucoup d’occasions de lui parler. C’était à peine si je me souvenais de sa voix, de toutes façons. L’entendre, plus tôt à l’hôpital, ça m’avait fait un choc, et j’avais trouvé dans sa voix une sorte d’apaisement pour moi. Et pourtant, elle était en colère… et là, elle l’était encore.

Mais elle n’avait pas bronché quand j’avais parlé. Elle avait juste baissé la tête, elle évitait mon regard. Sûrement que les souvenirs que j’avais ramené sur le tapis en parlant de tout cela, en m’excusant etc, devaient lui faire du mal. Je m’en voulais de la faire souffrir, mais il fallait qu’elle comprenne que je n’étais pas un homme méchant, que je ne savais vraiment pas qu’elle était mal, à la maison. Je n’avais aucun moyen de le savoir. Oh, si j’avais été là plus souvent, si je rentrais tous les soirs du bureau, je l’aurais remarqué, sans aucun doute, mais là… je ne pouvais faire confiance qu’à Darcy et comme elle était ma femme, je la croyais, les yeux fermés. J’avais vraiment été choqué en comprenant qu’elle m’avait menti pendant vingt-deux ans… et même plus, en réalité. Elle m’avait menti pendant tout le temps où nous avions été ensemble…

« Disons que je te crois… tu veux quoi ? Tu ne crois pas que c’est trop tard pour essayer de construire un lien entre nous ? Tu as mis 23 ans pour te rendre compte que tu avais une fille ! Et j’ai du partir pour que tu t’en rendes compte ! Même si Darcy ne faisais croire des choses, tu as des yeux merde ! Tu aurais pu les ouvrir un peu plus et remarquer par toi-même, que personne ne voulait de moi dans cette maison, et je ne t’oublie pas dedans. Je n’ai jamais eu de famille, je n’ai jamais ressentit d’amour de votre part. Alors permet moi d’être sur mes gardes quand tu débarques comme une fleur des années trop tard. »

Je comprenais ses réticences. Je comprenais qu’elle soit méfiante et je comprenais qu’elle ne me faisait pas confiance. Je n’avais pas été un modèle de droiture avec ma famille, mais c’était bien contre mon gré. Le fait qu’elle me dise qu’elle n’avait pas eu de famille, qu’elle n’avait pas reçu d’amour, m’attristait réellement, me rendait fou. Comment avais-je pu passer à côté de ça ? Pourquoi Darcy était-elle une garce à ce point-là ? Et pourquoi, surtout, pourquoi n’avais-je pas été un père exemplaire, comme tous les pères qui aimaient réellement leurs enfants ? Parce que j’aimais Ella, comme j’aimais mes fils, d’une égale façon. Peut-être même un peu plus parce que c’était ma seule fille et que je l’avais voulue. Je ne pouvais tout bonnement pas la laisser de côté, c’était impossible. Mais elle ne comprenait pas… il aurait fallu qu’elle soit dans ma tête pour qu’elle comprenne, mais ça ne pourrait jamais arriver.

« Je faisais confiance à Darcy, j’ai été aveugle, je l’admets… Tu sais, je m’en veux énormément… »

Pendant que je parlais, elle avait gardé les yeux baissés, je ne savais même pas si elle m’avait entendu. Elle gardait les yeux fermés également, et je me doutais que ça la faisait souffrir de repenser à tout cela. Moi aussi, je souffrais. Mais il fallait passer par là pour ne plus avoir à souffrir par la suite, n’est-ce pas ?

« Je comprends que tu doutes de moi Ella. Mais je veux vraiment qu’on recommence tout depuis le début… je serais là pour toi si tu veux de moi, et je te promets que je serais un bon père. »

En prenant mon courage à deux mains, je fis en sorte de prendre sa main dans la mienne en lui serrant un peu. D’une pour qu’elle ne s’échappe pas, et de deux pour qu’elle sente que ce n’était pas des paroles en l’air. Je savais que ça n’allait pas fonctionner forcément, mais il fallait que je le tente. Si je pouvais récupérer ma fille, je le ferais avec joie !

« Je t’ai toujours aimée Ella… Ca ne te parait peut-être pas évident, mais je te jure que c’est le cas… »

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MessageSujet: Re: Win Some, Lose Some * Ortwin/Ella [fini]   Lun 22 Sep - 16:17


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Je l’avais écouté, j’avais dis ce que j’avais à dire et je ne sais pas si j’ai encore envie de l’entendre. Il m’avait cherché bien, il avait divorcé très bien, mais je ne lui ai rien de mandé. J’ai grandit sans lui, épanouie sans lui, et avec son arrivé il perturbe tout ça, toute ma vie que j’ai enfin construit ici. Pourquoi je me sentais si perdu d’un coup alors que je me suis toujours dit que ne plus jamais je me ferrai marché sur les pieds.

- Je faisais confiance à Darcy, j’ai été aveugle, je l’admets… Tu sais, je m’en veux énormément…

S’en vouloir ? Il le peut, mais c’est encore trop tard. Je suis loin d’être aussi naïve qu’avant. La vie ici m’avait appris beaucoup de chose, je me suis endurcie, je ne suis plus la petite fille qui pleurait le soir dans son lit en cachette pour ne pas se faire voir par sa génitrice. Non, je n’étais plus la même.

- Je comprends que tu doutes de moi Ella. Mais je veux vraiment qu’on recommence tout depuis le début… je serais là pour toi si tu veux de moi, et je te promets que je serais un bon père.

Il le comprend ? Et bien, il manquerait plus qu’il me dise que je devrais avoir confiance en lui aveuglément. Je ne connais pas cet homme comment je pouvais avoir confiance en lui, comme ça, parce qu’il veut revenir dans ma vie.
Il prit ma main dans la sienne, et je la fixe, j’avais envie de la retirer, mais, cette chaleur que ça me procurais me le défendit. J’en avais plus envie de la quitter. Le premier geste tendre d’Ortwin.

- Je t’ai toujours aimée Ella… Ca ne te parait peut-être pas évident, mais je te jure que c’est le cas…

Je retire ma main de la sienne, c’était incroyable qu’il puisse me dire ça. Il m’aime et puis quoi encore ? Il se réveille trop tard là ! Je suis loin d’être prête à le laisser entrer dans ma vie, parce qu’il le souhaite.

- Pas évident du tout oui ! Alors garde le pour toi ton amour, il arrive trop tard !

Je me suis levé, remis ma jupe en place et je commence à partir. Je soupir parce que comme je l’attendais il c’est mis devant moi m’empêchant d’avancer.

- Je t’écouté, maintenant laisse moi. Retourne en Angleterre, retourne travailler, retourne à ta vie… La mienne est très bien sens toi.

Je me rends compte que je suis atrocement cruelle, mais je suis loin d’être aussi cruel qu’il l’avait été toutes mes années d’enfance. Alors oui, je lui en voulais parce qu’il n’avait pas été là quand j’en avais réellement besoin. Aujourd’hui ce n’était plus le cas, je n’avais plus besoin de son amour. Enfin… je crois. Son regard triste, je ne l’avais jamais vue aussi loin que je m’en rappelle.

- Tu n’imagines pas à qu’elle point j’ai souffert toutes ses années, où tu n’avais que d’yeux pour tes fils, tu as été aveugle, oui, c’est bien de t’en être aperçu. Mais il est bien trop tard, jamais tu ne pourras rattraper tout se temps perdu. J’en ai pas envie Ortwin, j’ai grandis sans toi et ça continuera ainsi…

Je me sentais de plus en plus mal, la colère et la tristesse me pris la gorge et je n’arrive plus à retenir mes larmes. Une puis deux et tout un sanglot de larmes sortirent des yeux, alors que je ne voulais pas pleurer devant lui, jamais je voulais qu’il me voie ainsi.

- S’il te plaît… laisse moi… va t’en !


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MessageSujet: Re: Win Some, Lose Some * Ortwin/Ella [fini]   Lun 22 Sep - 23:51


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Malgré tous mes efforts, fournis en si peu de temps, qui me demandaient un sacré courage, mine de rien, parce que je remarquais que durant une grande partie de ma vie, j’avais été purement et simplement un idiot, Ella retira sa main de la mienne et je me sentis encore plus mal qu’avant, avec cela. Mais elle avait raison, après tout. Je ne méritais même pas qu’elle m’écoute. J’avais déjà de la chance qu’elle ait accepté de m’entendre. Vu ce qu’elle me répliqua, par la suite, elle n’était vraiment pas convaincue et je dus bien comprendre qu’elle n’allait pas être convaincue avant un bout de temps. Je devais garder mon amour pour moi, mais je n’en avais aucune envie. Je voulais qu’elle sache que j’étais différent de sa mère, mais comment je pouvais lui faire comprendre une chose pareille alors qu’elle était persuadée du contraire ? Elle avait été formatée pour ne pas accepter de gestes affectueux venant de sa mère ou bien de moi. Elle n’avait pas cette habitude et je ne pourrais pas la changer en un jour…

« Je t’écouté, maintenant laisse moi. Retourne en Angleterre, retourne travailler, retourne à ta vie… La mienne est très bien sens toi. »

Retourner en Angleterre ? Je n’avais plus rien à y faire. Eventuellement, si je devais repartir quelque part, ce serait en Allemagne, mais je ne voulais pas rentrer à Londres. Surtout, je tiquai sur le moment où elle dit que sa vie était mieux sans moi. Ca me fit incroyablement mal de l’entendre. Je me rendis compte que j’avais peut-être fait une erreur en la cherchant. Mais je pensais tellement qu’elle serait finalement heureuse, si elle m’écoutait… je m’étais trompé, visiblement, mais je n’arrivais pas à y croire !

« Tu n’imagines pas à qu’elle point j’ai souffert toutes ses années, où tu n’avais que d’yeux pour tes fils, tu as été aveugle, oui, c’est bien de t’en être aperçu. Mais il est bien trop tard, jamais tu ne pourras rattraper tout se temps perdu. J’en ai pas envie Ortwin, j’ai grandis sans toi et ça continuera ainsi… »

Et encore une fois, elle m’appelait par mon prénom, alors qu’elle n’aurait jamais dû m’appeler autrement que papa. Ca me faisait tellement mal, ça aussi. Mais elle avait raison de me faire du mal. J’étais sûr que ce qu’elle me faisait ressentir, ce n’était même pas un dixième de ce qu’elle avait ressenti elle, pendant toutes ces années. Alors que je pensais qu’elle allait s’enfuir en courant, elle se mit à pleurer et je la regardai faire, impuissant. Quel genre de père étais-je si je faisais pleurer ma seule fille ? Il fallait que je fasse quelque chose, mon instinct paternel me le hurlait, mais elle n’accepterait rien du tout. Lorsqu’elle me supplia presque de la laisser tranquille, je fis un gros doigt à mes principes et à ce qu’elle voulait et je la pris dans mes bras. Elle se débattit quelques instants, mais cette fois-ci, ma prise fut trop forte pour elle et elle se laissa finalement faire. Durant quelques instants, je la berçai doucement en lui murmurant des « shhhsh » qui furent les seuls bruits à rompre le silence qui régnait entre nous. J’espérais pouvoir me montrer un peu meilleur pour elle. Et j’espérais de fait qu’elle soit un peu plus coopérative.

« Ella, je n’ai aucune envie de te laisser… Aucune ! »

Elle n’avait rien dit depuis que je l’avais prise dans mes bras alors que j’aurais pensé qu’elle m’aurait frappé, qu’elle m’aurait hurlé dessus. Peut-être qu’elle attendait que je baisse ma garde pour le faire, et je ne lui en voudrais pas si c’était le cas. Elle pouvait me faire ce qu’elle voulait, mais ce moment volé avec ma fille, c’était le premier où elle était éveillée, et c’était vraiment le Paradis pour moi. Comment j’avais pu ne pas raffoler de moments comme celui-ci ? Comment j’avais pu la délaisser ?

« Je vais te lâcher… mais j’aimerais que tu me promettes une chose : d’essayer de m’écouter. Réfléchis à tout ça, je t’en prie ! »

Comme je n’obtins encore aucune réponse, je desserrai doucement mon étreinte et la laissai s’enfuir comme elle le voulait. Je la regardai tristement alors qu’elle s’écartait de moi le plus rapidement possible. Arriverait-on à passer cette épreuve ? Ca semblait mal parti…

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MessageSujet: Re: Win Some, Lose Some * Ortwin/Ella [fini]   Mar 23 Sep - 12:39


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Il fait tout le contraire de ce que je lui avais demandé. Pourquoi il me prend dans ses bras ce n’était pas du tout ce que je voulais. Je voulais sortir de ses bras, ce n’était pas les siens dont j’avais besoin là maintenant. Je ne bouge plus me disant ainsi qu’il allait me lâcher. Ma tête enfouie dans son torse je sentais son parfum, il sentait bon, et étrangement sa chaleur et son odeur m’apaisait un peu. C’était étrange, pourquoi je ressentais ça…

- Ella, je n’ai aucune envie de te laisser… Aucune !

Est-ce que je peux vraiment le croire ? il dit peut-être ça simplement pour que j’arrête de pleurer, même si c’était le cas, c’était un geste compréhensible pour un père ? Non, il cherchait encore à m’avoir…

- Je vais te lâcher… mais j’aimerais que tu me promettes une chose : d’essayer de m’écouter. Réfléchis à tout ça, je t’en prie !

Essayer de l’écouter ? Ce n’est pas ce que j’ai déjà fait ? Je l’écouter alors que je n’en ai avais aucune envie. Il m’a dit certaine chose que je ne pourrai pas oublier de si tôt, cette journée sera surement ancrée dans ma mémoire à tout jamais.
Il me lâche enfin, et je pris rapidement mes distances et me met alors à courir pour être le plus loin possible de lui. Je cours jusqu’à chez moi. J’étais épuisé par ma folle course, et cette journée de travail.
Je m’asseye sur mon canapé fixe ma table basse puis me met alors à pleurer sans pouvoir m’arrêter. Pourquoi je réagissais ainsi, pourquoi revoir mon père me faisait un tel effet ! Ca ne devrait pas me faire aussi mal… J’appelle alors Jon, mais il ne me répond pas. Du coup j’appelle ma cousine, elle serait peut-être plus à même de me parler, de me conseiller sur les choses à faire par rapport au retour de mon père.


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