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 [TERMINE] Im back to save your car ◘ Oli & Ethan

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J. Ethan Hanit


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CREDIT : casielsilencio // silver lungs
MessageSujet: [TERMINE] Im back to save your car ◘ Oli & Ethan    Dim 10 Aoû - 15:33


Im back to save your car
AVEC OLI

Quelques jours étaient passés depuis que j’avais dû examiner la voiture d’Olivier et à vrai dire, j’étais toujours aussi mal-à-l’aise vis-à-vis de lui. Je n’avais aucune envie d’y retourner pour lui changer sa fichue batterie, mais je n’avais pas le choix. L’argent primait avant tout, et il fallait absolument que je puisse en mettre un peu de côté. De fait, je lui avais trouvé une batterie, et j’allais me faire une bonne plus-value en lui faisant croire qu’elle m’avait coûté plus cher que cela. Ce n’était pas honnête, mais j’avais cette idée depuis le début et je comptais bien la mettre en application. Peut-être qu’avec ça, en plus, il comprendrait la supercherie, la mascarade, et pourrait ne plus jamais me demander de venir. Ce serait parfait. Je perdrais certes un client, mais au moins, je serais sain et sauf.

J’avais bien vu comment il me regardait, j’avais tout vu et j’avais réfléchi à tout cela. Ce type était gay. En soi, ça ne me dérangeait pas plus que cela, ça faisait bien longtemps que l’homosexualité n’était plus un tabou, que ce soit à Toronto, ou bien tout simplement dans les esprits tolérants. Je m’en fichais pas mal. Mais il ne fallait pas qu’il croit que j’étais pareil. Je ne l’étais pas du tout, j’aimais les femmes et je n’aimais que les femmes. La preuve en était avec Ella : je prenais mon pied avec elle, comme jamais. Je faisais ça avec plein de femmes, très souvent, mais les hommes ne m’intéressaient pas. Ça n’avait jamais été le cas, ça ne le serait probablement jamais. Je n’avais pas envie de m’engager dans cette voie.

Et surtout, ça ne me rappelait rien de bon. Fallait-il que j’évoque mon passage dans l’armée, et comment tout s’était terminé ? Je n’étais pas homo, mais tout le monde le croyait, pourtant. Il avait fallu qu’il y ait une rumeur, une toute petite et ridicule rumeur, et chacun avait rajouté des choses sur moi, me condamnant à partir si je ne voulais pas finir sous un tank, par un très malheureux accident… qui ne l’aurait pas été. J’avais été malheureux comme les pierres, en devant quitter l’armée, mais en soi… je l’avais accepté, désormais, et j’étais prêt à me reconvertir en un simple mécanicien, dans un garage banal, avec des voitures banales, mais aussi tout à fait normales, sans avoir à obéir à des ordres beuglés par un capitaine lourd… Oui, c’était plutôt la belle vie. Encore fallait-il trouver un garage !

Pour le moment, malgré tout, je n’avais pas le choix et je devais réparer la voiture du vétérinaire. C’est pourquoi, après avoir fixé un rendez-vous, je me rendis, une nouvelle fois en bleu de travail, jusque chez lui pour travailler sur sa voiture. Sa batterie dans le coffre de ma petite voiture d’occasion, mes outils à côté, j’étais fin prêt à travailler, et j’allais prendre mon temps cette fois, pour gagner un peu plus. La batterie coûtait deux cent dollars, je pouvais faire monter tout cela à deux cent cinquante sans problème, et avec la main d’œuvre… je pourrais carrément aller dans les trois cent, trois cent cinquante, si on admettait que je pouvais faire augmenter le prix à cause du fait que je devais me déplacer. C’était une bonne chose, ça me ramènerait un peu de fric dans les caisses et c’était tout ce que je demandais, pour l’heure.

En arrivant chez lui, j’inspirai un bon coup avant de sortir de ma voiture et d’entrer dans le cabinet vétérinaire. Encore une fois, il n’était pas derrière le comptoir, et je demandai une fois de plus à son assistante d’aller me le chercher pour que je puisse accéder au garage et que je commence mon travail. J’avais une légère appréhension quant à son arrivée. Qu’est-ce qu’il pouvait m’avoir préparé cette fois ? Je n’eus pas le temps de me poser davantage de questions puisqu’il apparut en face de moi, et comme la dernière fois, je lui serrai la main, alors qu’il semblait tout à fait normal, par rapport aux sous-entendus de la dernière fois. Il s'était peut-être calmé, j'allais sûrement pouvoir travailler tranquillement et ne pas avoir à subir ses regards...

« Je vous ai trouvé une batterie toute neuve, ça devrait me prendre une heure ou deux pour la monter, autant s’y mettre tout de suite ! »

Je voulais bien lui faire comprendre que je n’étais pas là pour autre chose que sa voiture, que je n’avais pas l’intention de m’éterniser ici, et qu’il avait tout intérêt à préparer son moyen de paiement avant que je remonte ici, parce qu’il était hors de question que je le suive de nouveau dans son appartement. Cette fois, un peu plus enclin à engager une conversation malgré tout, vu son air plutôt calme et réservé, je m'accordai un soupir et un mini sourire poli.

« Le bras a l'air de s'être bien remis. Vous n'étiez pas en très bon état l'autre jour... »
 

© EKKINOX

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Il parait que la blanche colombe a trois cent tonnes de plomb dans l'aile ; il parait qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelles ; la belle au bois dormant a rompu les négociations, unilatéralement le prince entame les protestations.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Im back to save your car ◘ Oli & Ethan    Mar 26 Aoû - 13:53



I'm back to save your car


with Ethan

Depuis 2 jours je n'étais pas tranquille. Ethan m'avait appelé pour me dire qu'il avait trouvé une batterie pour ma voiture et qu'il pouvait passer quand je voulais pour la monter.
J'avais bien réfléchi quand il était reparti la dernière fois, n'en dormant pratiquement pas de la nuit. Ce mec avait réveillé chez moi des sensations que je n'avais pas ressenti depuis bien longtemps et j'avais bien peur d'être retombé amoureux. J'avais eu beau ne le considérer que comme une proie quand il avait été face à moi, ce n'était en fait que pour mieux me voiler la face, il était clair maintenant que ce Ethan me faisait un effet fou, et pas que physiquement ! Et je n'étais pas du tout prêt à assumer ce que je ressentais, à vrai dire j'étais même complètement effrayé.
Il était bien évident que j'avais aussi complètement laissé tomber l'option de ne le harponner que pour une soirée ou une nuit, ne plus le revoir était la meilleure solution. J'avais failli le rappeler le lendemain pour lui dire que finalement j'avais trouvé un garage et que c'était inutile qu'il repasse, mais cela n'aurait pas été honnête, il était clair qu'il était sans emploi et qu'un peu d'argent était le bienvenu.
Je lui avais donc fixé rendez-vous le jeudi matin. Il n'y avait pas de consultations, c'était un créneau de la semaine réservé à la chirurgie et j'étais à peu près certain d'être occupé à plein temps, Laura lui ouvrirai le garage et je lui laisserai un chèque ou du liquide pour le payer. Je préférais ne pas le revoir, même si à cette pensée je sentais mon coeur se replier sur lui-même.
Malheureusement pour moi, le chien que je devais opérer était décédé la veille et la vieille dame qui devait ramener son chat le matin même avait demandé un délai de réflexion plus long. N'ayant plus de boulot pour l'instant, je me morfondais dans mon bureau quand Laura vient m'annoncer qu'Ethan est arrivé

- J'arrive
- Ça ne va pas Oli ? Madame Moreau reviendra avec son chat. Vu les risques de l'opération elle voulait passer encore un peu de temps avec lui je pense et elle ...

Je lui avais répondu un peu abruptement, elle devait me penser déçu que la vieille dame ait changé d'avis, mais je dois bien reconnaitre que les états d'âme de madame Moreau étaient loin de m'intéresser à ce moment précis, je cherchais juste une excuse pour me défiler et laisser Laura se débrouiller avec Ethan

- ... c'est d'accord ? Et s'il y'a un souci ou qu'elle change d'avis tu m'appelles je reviendrai, je reprends Luca chez la nourrice et après je reste à la maison de toute façon ... Oli ? Tu m'écoutes ? Je peux y aller ?
- Hein ?
- Comme il n'y a plus de chir, et que je suis à jour je peux y aller ?
- Euh ... oui ... oui, vas-y

J'avais bien envie de dire non, mais il n'y avait pas de raison. En plus son petit garçon n'était pas bien ce matin et je comprenais qu'elle avait envie de rentrer. Et puis m'esquiver comme ça n'était peut-être pas une bonne solution, j'avais peut-être un peu rêvé et amplifié ce que j'avais ressenti la dernière fois en voyant le garagiste, qui sait peut-être que cette fois-ci il me laissera indifférent.
Hélas non ... A peine nos regards se croisent-ils que mon coeur s'affole à nouveau, et la poignée de main qui fait se contracter mon estomac induit une délicieuse sensation dans mon ventre. Je lâche sa main rapidement mais la sensation persiste et je dois faire un effort surhumain pour paraître normal.
C'était la première fois que je ressentais ça. Avec Pierre cela avait été différent. Déjà nous nous connaissions bien et c'est lui qui m'avait en quelque sorte mis face à mes sentiments et me les avait révélés en m'embrassant. Si j'avais compris ce jour là que je l'aimais d'amour, il m'avait quand même fallut un certain temps pour aller plus loin. Il l'avait bien compris et avait été patient, mais là, ce que je ressentais avec Ethan était d'une violence extrême et si j'arrive là à me contrôler, je crois bien que je pourrais lui sauter dessus s'il m'envoyait le moindre signal.

- Je vous ai trouvé une batterie toute neuve, ça devrait me prendre une heure ou deux pour la monter, autant s’y mettre tout de suite !

Comme la première fois qu'il était venu, je le sens mal à l'aise et il en vient rapidement aux choses mécaniques, mais je dois être bon comédien puisqu'il m'accorde quand même un mini sourire. Il ne faillait pas. La sensation dans mon ventre qui commençait doucement à s'estomper revient en force

- Le bras a l'air de s'être bien remis. Vous n'étiez pas en très bon état l'autre jour...

Cette fois-ci je ne peux m'empêcher de répondre à son sourire. Ce n'était surement que par pure politesse, mais au moins il avait remarqué que je m'étais blessé et semblait un peu moins méfiant. Le fait qu'il engage la conversation me met aussi un peu plus à l'aise, mais je me contrôle pour ne rien laisser paraître de mon trouble

- Oui, ça va beaucoup mieux merci. Un petit souci avec un cheval blessé, rien de bien grave. Quelques points de suture et un gros hématome en bonne voie de guérison, mais il faut dire que j'ai eu un excellent médecin. Ella est très compétente ... et très douce aussi

Je parlais beaucoup pour me donner une contenance, c'était plus facile pour moi. Et puis pendant que je parle je ne pense pas à ce que je ressens, pourtant je crois que je n'aurais pas dû évoquer Ella, surtout en ces termes quand je le vois froncer les sourcils. Je savais que leur relation était purement amicale, et accessoirement sexuelle, mais vu sa réaction je me demande si Ella ne lui avait pas raconté notre soirée ...

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Im back to save your car ◘ Oli & Ethan    Mar 26 Aoû - 20:55


Im back to save your car
AVEC OLI

Visiblement, le fait que je prenne de ses nouvelles de cette façon lui faisait plaisir, mais sans plus. J’étais à peu près content de voir qu’il n’était pas aussi flippant que la dernière fois. C’était plus agréable d’être ici et de commencer une discussion avec lui. Et puis, j’étais plus en confiance également parce que je commençais à connaître les lieux. Ça ne voulait pas dire que j’allais baisser ma garder, cependant, oh que non ! Je n’étais pas idiot, je savais très bien qu’il était homo, déjà dès la première fois où je l’avais vu, je l’avais compris. Mais j’avais peut-être été un peu trop bourru, et de fait, ça l’avait calmé, et il n’osait plus rien dire. Ce n’était pas plus mal, certes, mais bon, il ne fallait peut-être pas exagérer, si ?

Quoi qu’il en soit, il avait l’air content que je sois un peu plus parlant cette fois. Et puis, il avait l’air de s’ennuyer ferme dans sa clinique, et il n’avait personne dans le coin, puisque son assistante semblait être partie une fois que j’étais arrivé. C’était peut-être un piège, mais en fait, je préférais ne pas y penser, pour ne pas psychoter et imaginer des trucs qui ne seraient peut-être pas vrais, et qui ne se passeraient pas forcément.

« Oui, ça va beaucoup mieux merci. Un petit souci avec un cheval blessé, rien de bien grave. Quelques points de suture et un gros hématome en bonne voie de guérison, mais il faut dire que j'ai eu un excellent médecin. Ella est très compétente ... et très douce aussi »

Surpris qu'il m'en reparle alors que je pensais qu'il l'avait oubliée, je le regardai en fronçant les sourcils. Ce n’était qu’un patient, rien de plus, et elle l’avait probablement oublié, même si elle lui avait donné mon numéro, pour la voiture. Néanmoins, lui ne l’avait pas oubliée et je ressentis presque une pointe de jalousie. C’était bien la première fois que ça me faisait ça. Et il serait donc temps que j’arrête de coucher avec elle. Il était hors de question que je m’attache à elle à ce point là. Je ne voulais pas tomber amoureux. Pas maintenant, et jamais, d’ailleurs.

« Vous la connaissez bien Ella ? »

Je tentais le tout pour le tout. Quel était le mal, après tout ? Ce n’était pas un drame, s'il ne voulait pas me répondre. Mais je n’avais pas l’impression qu’il s’agissait d’une coïncidence et qu’il avait juste fourché sur le mot. Il connaissait Ella, c’était clair, je le savais, mais jusqu'où la connaissait-il ? Au départ, je pensais simplement qu'elle l'avait soigné, et puis c'était tout ! Mais non, apparemment, il la connaissait plus ! Oh mon Dieu, qu’est-ce qu’elle avait pu lui raconter sur moi ?! Du bien, j’espérais, parce que je ne voulais pas qu’il me sorte des gros dossiers, ou bien des souvenirs de soirée que l’on avait passé tous les deux Ella et moi. D’un coup, je fus presque effrayé d’avoir trop couché avec elle. Pourtant, je ne laissais rien apparaître, préférant me taire et attendre.

Alors qu’il parlait, j’essayais de me diriger vers le garage tout seul, me souvenant à peine du chemin. En réalité, j’étais trop soucieux pour m’en rappeler, et je préférais donc attendre qu’il ouvre la marche. Après tout, ça n’empêchait pas que l’on discute et que je puisse me mettre au travail. Ça me ferait un peu de compagnie pour le début, même si je n’aimais pas cela. Et puis, ce n’était pas comme si on parlait d’un sujet que je ne connaissais et ne comprenais pas : on parlait d’Ella pour l’instant. C’était plutôt pas mal ! En déposant le carton avec la batterie sur le sol du garage, je posai mes mains sur mes hanches et regardai la voiture, avant de tourner brusquement la tête vers Oli pour l’écouter finir de parler.

« Elle ne m’a rien dit sur vous… elle me cacherait des choses alors ? »

Avec un nouveau petit sourire à son attention, je commençais à me rendre compte que j’étais peut-être un peu trop aimable et familier avec lui. On n’était pas encore copains, lui et moi… et une fois que j’aurais fini de réparer sa bagnole, j’aurais tôt fait de me tirer avec mon argent, ni vu, ni connu. Même si je me doutais que ce ne serait pas véritablement sa volonté, malgré tout…
 

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Olivier Simon Metcalfe


DISCUSSIONS : 359
MessageSujet: Re: [TERMINE] Im back to save your car ◘ Oli & Ethan    Mer 27 Aoû - 13:29



I'm back to save your car


with Ethan

Avoir parler d'Ella avait éveillé sa curiosité et je voyais bien qu'il hésitait à me demander plus de détails. Serait-il un tantinet jaloux ? D'après ce que je savais de leur relation quand même assez libre, il n'y avait pas de raison, mais il s'était certainement quand même attaché à elle

- Vous la connaissez bien Ella ?

La curiosité a donc été la plus forte. Je ne sais pas si c'est bien pour moi de commencer une discussion avec lui. J'étais déjà suffisamment troublé en sa présence quand il ne disait rien alors si en plus je dois le regarder pour lui parler, je ne répond plus de rien. J'essaie désespérément d'occulter cette sensation qui ne veut plus me quitter, et heureusement il bouge, ce qui évite que je doive le fixer

- Bien est un grand mot ! Pour la remercier de ses soins et de la rapidité avec laquelle elle m'a soigné je l'ai emmenée danser ... Là c'est pour aller chez moi, le garage est par là

Je crois que cette révélation le perturbe un peu. Soit il se demande si je suis gay à 100 %, soit il a peur de ce qu'Ella a pu me raconter sur lui. Voulant sans doute commencer rapidement et il s'était trompé de porte. Non pas que je serais contre qu'il s'occupe aussi de ma personne en plus de ma voiture, mais je devais oublier ça, je me devais de le considérer comme un mec normal. Je prends les clés de la voiture sous le comptoir et le précède dans l'escalier menant au garage tout en continuant de lui parler de ma soirée avec Ella. Je lui fait comprendre à mots couverts que je sais pour leur relation un peu particulière et que je ne les juge en rien. En parallèle j'ouvre la porte du garage et malgré mon bras encore un peu faible j'allais l'aider à décharger la batterie de son coffre, c'est que ça doit peser ce truc, mais il soulève le carton avec facilité et le pose à terre près du 4X4. En fait je parle, je parle, mais j'ai l'impression qu'il est déjà dans sa réparation, puis d'un coup il pose ses mains sur ses hanches et se retourne brusquement vers moi

- Elle ne m’a rien dit sur vous… elle me cacherait des choses alors ?

Un petit sourire amusé apparait sur ses lèvres, je crois que la prochaine fois qu'il va la revoir elle va avoir droit à un interrogatoire en bonne et due forme, et s'il avait eu peur qu'Ella me dévoile des détails un peu trop intimes de leur relation, c'est maintenant à mon tour d'avoir peur qu'elle ne lui raconte comment s'était fini notre soirée. Je ferme les yeux et me sens rougir quand je repense qu'elle avait du me déshabiller et surtout à ce moment où elle m'avait surpris dans les toilettes, la honte de ma vie ! Je me dépêche d'aller refermer la porte du garage avant qu'il ne remarque combien j'étais gêné et me reprends avant de lui renvoyer le même sourire

- Toutes les femmes sont un peu cachotières non ?

Il acquiesce légèrement de la tête et se dirige vers la voiture. Je le sentais un peu vexé que j'en sache plus sur lui que lui sur moi, mais il aurait du être flatté, au moins quand Ella était avec lui elle ne pensait qu'à lui. Je chasse vite fait de mon esprit que si c'était le cas, il devait être un amant exceptionnel. Oli arrête !

- Bon ! Je vais allez finir quelques papiers dans mon bureau. Ça va allez pour le retrouver ?

Il avait déjà ouvert le capot et me fait un signe de la main pour me dire que oui avant de se pencher dessous. Mes sens, déjà bien échauffé par mes précédentes pensées, entrent en ébullition quand le tissu de sa combi se tend sur ses fesses, déclenchant des picotements annonciateurs dans mon bas ventre. Je ne devrais pas, mais je profite de cette vue encore quelques secondes avant de refermer la porte. Je grimpe les marches quatre à quatre et au lieu de bifurquer vers mon bureau, je remonte chez moi, et commence à me déshabiller en me dirigeant vers ma douche. Sous le jet d'eau, la tête contre la paroi, je me soulage en même pas 5 minutes. Un peu honteux de ce que je venais de faire, je me sèche et enfile un caleçon propre. Ça allait un peu mieux physiquement mais c'était le bordel absolu dans ma tête. Je fais les cent pas devant mon lit. Mais comment j'ai pu avoir une réaction pareille ! Je ne suis quand même plus un ado de 15 ans qui s'excite devant une paire de nichons ou une paire de fesses merde ! Tu as 30 ans Oli ! Tu es un adulte qui sait se tenir ! Mon regard accroche le cadre posé sur la commode. Je le couche rageusement pour ne plus voir le sourire de Pierre avant de me jeter sur mon lit. J'aurais du le passer ce coup de fil, dire à Ethan que j'avais trouvé un garage, que ce n'était pas la peine qu'il revienne. Je m'en prends à tout le monde, à moi d'abord, à Laura qui m'avait laissé seul avec lui, même à cette pauvre madame Moreau qui avait annulé l'opération de son chat. Jamais je n'avais été dans un tel état et j'évacue tout ma frustration en boxant mon oreiller qui finit par terre. Il faut que je me calme, on dirait un gamin faisant un caprice, mais finalement c'était un peu ça, je savais qu'Ethan ne serait jamais à moi, j'avais bien enregistré sa réaction quand il avait compris mes intentions la première fois qu'on s'était vu.
La pression retombe peu à peu. Je prends l'autre oreiller et le cale sous ma joue tout en fermant les yeux. C'est l'image d'Abby qui apparait sous mes paupières closes et je repense à nos conversations. Elle pourrait m'aider, me dire s'il fallait que je tente quelque chose quand même ou que je laisse tomber définitivement, ses conseils étaient toujours avisés. Je tends la main vers le téléphone sur le chevet puis me ravise, avec sa nouvelle vie à New-York elle doit être occupée. Je m'installe un peu plus confortablement et laisse mes pensées divaguer vers elle. Fatigué par toute cette tension, je me laisse gagner peu à peu à une légère somnolence ...

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J. Ethan Hanit


DISCUSSIONS : 283
CREDIT : casielsilencio // silver lungs
MessageSujet: Re: [TERMINE] Im back to save your car ◘ Oli & Ethan    Mer 27 Aoû - 17:29


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AVEC OLI

Etrangement, ma question sembla faire mouche, de son côté également. Je ne pensais pas pouvoir le mettre mal à l’aise comme ça, je n’en attendais pas tant non plus. Mais quand je vis ses joues rosir légèrement et que je compris qu’il pensait à quelque chose d’embarrassant, je sus directement qu’il s’était passé quelque chose avec Ella. Quelque chose qui allait me faire mourir de rire, dès qu’elle m’en parlerait. Et elle m’en parlerait bien assez rapidement, c’était clair, parce que je lui demanderais des précisions sur leur relation la prochaine fois que nous nous retrouverions elle et moi. J’avais autant hâte que je redoutais ce moment. J’avais hâte parce que je savais que j’allais bien rire, ça, c’était sûr ; mais j’étais également très craintif de ce qui avait pu être dit. Si jamais Ella avait dit quelque chose de trop personnel à ce mec… il pourrait s’en servir contre moi.

Décidant de garder mes doutes et mes peurs pour moi-même, j’observai l’homme en face de moi se retourner pour aller fermer la porte du garage. Il n’y avait pas vraiment besoin de ça, mais vu qu’il était gêné, je compris que c’était pour se donner une contenance qu’il faisait cela… et étrangement, je n’eus même pas envie de me moquer de lui, simplement de sourire gentiment. J’étais vraiment de bonne humeur, parce que jamais je n’aurais cru pouvoir réagir de la sorte. C’était ridicule. Enfin, peut-être que si j’étais aimable, il me donnerait un pourboire. Ce n’était pas négligeable et je n’oubliais pas les affaires, quand même…

« Toutes les femmes sont un peu cachotières non ? »

J’étais assez d’accord, même si je n’avais jamais vraiment subi les cachotteries de mes coucheries. Certes, parfois, certaines auraient voulu que je reste avec elles plus longtemps, alors que je ne désirais qu’une nuit, et elles auraient presque monté des plans machiavéliques pour que je reste… mais je n’avais jamais eu de problèmes. Néanmoins, je le croyais sur parole, et je ne pouvais qu’acquiescer. Si ça lui faisait plaisir en plus, tant mieux. Comme ça, peut-être qu’il me laisserait tranquille.

« Bon ! Je vais allez finir quelques papiers dans mon bureau. Ça va allez pour le retrouver ? »

Et j’avais raison ! J’étais déjà presque plié en deux pour dévisser quelques boulons quand je l’entendis me demander si ce serait bon pour moi, pour retrouver mon chemin et tout ça. Je n’étais quand même pas plus idiot qu’un autre, et même si je m’étais trompé tout à l’heure pour aller au garage, je n’allais pas me tromper deux fois. Sans répondre oralement, je levai le pouce dans sa direction, en le tendant derrière moi donc, pour qu’il comprenne que tout irait bien, et qu’il pouvait me laisser travailler. Je fis le moins de bruit possible en dévissant et manipulant la batterie actuelle de sa voiture, et lorsque j’entendis ses pas s’éloigner et la porte du garage se fermer, je soupirai, finalement seul.

Tout cela me paraissait compliqué. Qu’est-ce que c’était, ce coup là franchement ? Il savait ce que nous faisions Ella et moi, je l’avais bien compris. Ce n’était pas difficile à deviner, et s’il l’avait emmenée dans une boîte de nuit, alors il était clair qu’elle avait dû boire un peu et qu’ils avaient discuté. De moi, entre autres. Mais c’était quoi l’idée ? Parlons d’Ella et de vos activités nocturnes pour évoquer ta vie sexuelle, que je pourrais vouloir avoir en main ? Si c’était ce qu’il pensait, il se trompait le coco, et bien. Je n’avais aucune envie d’en discuter avec Ella. Et ce n’était pas parce qu’il connaissait Ella que j’allais plus lui faire confiance ou bien plus me confier.

Tout en démontant la batterie et en essayant de la sortir sans érafler quoi que ce soit, je continuai de réfléchir, et bien sûr, je repensais à mon temps dans l’armée. Si j’étais parti, si j’avais démissionné, c’était parce qu’on avait fait courir des rumeurs sur moi, des choses disant que j’étais homosexuel, et que c’était une honte. Bien sûr que je ne l’étais pas, et de fait, je l’avais pris comme une véritable insulte. C’était incroyable qu’en deux mille dix-huit, personne n’arrive encore à tolérer les homos. Ils n’étaient pas différents de nous, bordel ! Et pourtant, l’armée avait réussi à me dégoûter d’eux, clairement. Parce qu’à cause de ce manque d’ouverture d’esprit de la part de mes anciens camarades, j’avais perdu mon boulot, et j’étais maintenant obligé de faire du travail à domicile…

Avec plus de rage que je ne le pensais et que je ne l’aurais voulu, je déposai l’ancienne batterie par terre, un peu à l’Ouest. Et voilà que mes sautes d’humeur recommençaient, dès que je pensais à l’armée. Je les détestais, à l’heure actuelle. Comme j’avais démissionné, ces connards ne me donnaient aucune compensation, et je pouvais bien crever la bouche ouverte, ils n’en avaient rien à faire. Encore une fois, il fallait que je remercie Ella de m’avoir trouvé Olivier, malgré tout. Il était peut-être un peu lourd, mais il s’était amélioré depuis la première fois, vraiment, et puis, au moins, il me payait. Je ne pouvais pas me plaindre de lui. Mais de fait, une question me montait tout doucement à l’esprit. Ce n’était pas la première fois que l’on me prenait pour un homo. La première fois, c’était donc à l’armée… mais Olivier qui essayait de m’attirer dans son piège, ce n’était pas franchement compréhensible pour moi. Est-ce que je ressemblais à un homo ? Est-ce que je portais des fringues qui envoyaient des signaux quelconques ? Etait-ce ma coupe de cheveux, ma barbe, ma façon de me tenir, de marcher ? Qu’est-ce qu’il y avait chez moi qui faisait que je provoquais cette réaction ?!

Mes mouvements étaient imprécis à cause de toutes mes pensées déjà bien brouillonnes et si jusqu’ici j’avais pu m’en sortir sans m’arracher un doigt, la situation allait changer. Alors que j’allais rebrancher un câble à la nouvelle batterie, une fois celle-ci à l’intérieur, mes pensées vagabondèrent de nouveau et je ne fis plus du tout attention à ce que faisaient mes mains. J’eus une faiblesse dans la droite et la batterie glissa brusquement, m’entaillant la paume de la main. J’étouffai un cri de douleur avant de précautionneusement relâcher la batterie et finir de relier le câble avec mon autre main. Une fois que le tout fut à peu près stable – il ne me restait qu’à boulonner – je m’autorisai un regard vers ma main droite, pleine de sang. Il m’était impossible de savoir si l’entaille était profonde ou non, et si ça me faisait un mal de chien, ce n’était pas non plus insoutenable. Décidant que les boulons pouvaient attendre un quart d’heure, je cherchai du regard un torchon, ou une serviette. Bien évidemment, je ne trouvais rien dans ce garage, et pourquoi y aurait-il quoi que ce soit de toutes façons ? C’était un garage, pas une salle de bains !

En revenant dans la clinique, je partis frapper au bureau d’Olivier, en espérant qu’il m’ouvre vite pour que je ne perde pas tout mon sang, mais personne ne me répondit. J’essayais d’aller plus profondément dans la clinique en appelant, mais visiblement, il n’y avait pas un chat, si je pouvais utiliser cette expression dans un cabinet de vétérinaires. En soupirant légèrement, je regardai ma main. Non, ça ne pouvait pas attendre, vraiment pas. Je n’aimais pas trop ça, le sang, et surtout pas quand il s’agissait du mien. Alors, je pris une nouvelle décision : celle de m’aventurer par moi-même chez mon hôte et client du jour. J’empruntai de fait les marches qui menaient jusqu’à son appartement et tentai de le retrouver. Une fois de plus, quand je l’appelai, il ne me répondit pas. Il avait peut-être eu une course à faire, ou une urgence… mais quand même, il serait venu m’en parler avant de partir, non ?

J’explorai l’endroit doucement, en espérant ne pas tomber sur lui d’une façon trop incongrue, et finis par le retrouver derrière une cloison, dans sa chambre. Mon regard s’arrêta sur lui quelques instants et je m’interrompis net. Il était en train de dormir ! Je pissais le sang, et lui il dormait ! Il ne m’avait même pas entendu rentrer. Combien de temps cela faisait-il qu’il dormait ici ? J’aurais pu mourir, il n’en aurait rien eu à faire ! Je fronçai légèrement les sourcils avant de continuer à marcher, pour finalement à la salle de bains, que j’avais déjà utilisée la dernière fois. Cette fois-ci, le cambouis se mélangea au sang, et je serrais les dents pour ne pas gémir de douleur. La brûlure que me procurait l’eau sur ma plaie était très aiguë et je regrettais vraiment de ne pas avoir été plus concentré. Du bruit à ma droite me fit sursauter et je remarquai alors qu’Olivier était là, bien réveillé, et que j’avais dû faire un peu de bruit, bien malgré moi.

« Désolé, je voulais pas m’incruster ici, mais vous étiez pas dans le bureau et j’avais besoin d’un lavabo ! »

Son regard se baissa sur mes mains, et il remarqua enfin que je saignais. Son expression changea du tout au tout et je sus alors immédiatement qu’il allait m’aider à stopper l’hémorragie et à me trouver des pansements, ou un truc du genre. Il était vétérinaire après tout, il devait bien avoir des outils pour m’aider, quand même !

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Im back to save your car ◘ Oli & Ethan    Jeu 28 Aoû - 22:41



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with Ethan

Un bruit me réveille mais je ne l'identifie pas tout de suite, encore à moitié dans mon sommeil. Je m'étire doucement et par habitude passe ma main sur la place vide à côté de moi. Cela me permettait d'une part de me situer dans l'espace, parce que j'ai la fâcheuse habitude de beaucoup remuer quand je dors, et d'autre part de savoir immédiatement si j'étais chez moi ou ailleurs en charmante compagnie. J'ouvre un oeil et scrute la pièce. J'étais bien chez moi, mais pourquoi j'entends des gémissements et de l'eau couler ? Merde Ethan ! J'avais peut-être dormi longtemps et il avait déjà fini, mais qu'est-ce qu'il foutait dans ma chambre ? Je sens mes lèvres s'étirer à l'idée qu'il avait peut-être eu envie, ou mieux, comme moi, besoin d'une douche, mais bon faut pas trop rêver non plus, je crois que la douche avec Ethan restera au stade de fantasme.
Je pense tout à coup que pour aller jusque ma salle de bain il avait du traverser ma chambre, ce qui implique qu'il m'avait vu étalé comme une larve sur mon lit. Je jette un coup d'oeil rapide à mon caleçon. J'avoue en posséder quelqu'un assez ridicules que je mettais pour dormir et tout à l'heure je n'avais pas fait attention à celui que j'avais enfilé. Bon il était un peu rose fluo mais au moins il était uni.
Je me lève le plus discrètement possible pour aller récupérer ma blouse et mon pantalon que j'avais semés dans le salon quand j'entends Ethan gémir un peu plus fort, mais qu'est-ce qu'il foutait ? Je m'avance un peu de façon à l'avoir dans mon champs de vision. Il était face au lavabo, légèrement courbé et du coup je ne voyais pas son visage dans le miroir, mais je voyais bien ses petites fesses par contre. Je me décale un peu sur le côté pour qu'il ne me voit pas dans le miroir au cas où il relèverait la tête

- Désolé, je voulais pas m’incruster ici, mais vous étiez pas dans le bureau et j’avais besoin d’un lavabo !

Grillé ! C'est vrai que je lui avais dit que je l'attendrais dans mon bureau et je le sens un poil énervé, il va croire que j'ai monté un plan pour l'attirer chez moi, j'ai un peu merdé là, c'est sur je ne vais plus jamais le revoir. Mon côté fataliste reprend le dessus et je me dis que c'est peut-être mieux ainsi, au moins je ne me mettrais plus mal comme tout à l'heure, je continuerai ma petite routine sans chercher plus loin. J'allais le laisser pour me rhabiller quand je remarque qu'il grimace. Mon regard se porte alors sur ses mains, ou plutôt sur sa main droite qu'il tenait sous l'eau alors que la gauche agrippait le rebord du lavabo. Il avait du s'entailler la main et vu comment ça saignait ça devait être assez profond, et douloureux aussi. Mon premier réflexe est d'aller lui chercher une chaise, il était tout pâle et pourrait se faire mal s'il tombait de toute sa hauteur

- Assieds toi

Une fois assis devant le lavabo j'allais prendre sa main, mais j'ai une hésitation, il y avait beaucoup de sang et je ne sais pas avec quoi il s'est coupé, si jamais il reste des bouts de verre ou d'autres choses je pourrais me blesser aussi. S'il couchait avec Ella régulièrement il devait être clean mais sait-on jamais. Mes tests étaient revenus négatif ce n'était pas pour prendre un risque inconsidéré maintenant

- Nettoie la plaie à l'eau et au savon le mieux possible. Je reviens !

Je ramasse ma tenue en traversant le salon et l'enfile vite fait avant de descendre à la clinique. Je prends une boite de gants et un set à pansements, des compresses supplémentaires, une bande et un rouleau d'adhésif. Je me dépêche de le rejoindre et  je constate qu'il a réussi à enlever tout le cambouis, mais ça saigne toujours autant et il est plus pâle que jamais

- Ethan ? Je vais mettre ta main dans la serviette et je vais serrer très fort, ça va faire un peu mal

Loin de moi l'idée de comparer Ethan à un animal, mais je retrouvais mes automatismes et j'expliquais souvent aux animaux ce que j'allais leur faire. Il met sa main de lui même dans la serviette et après avoir vérifier qu'il n'y a pas de corps étranger dans la plaie j'enroule la serviette et serre très fort. Il serre les dents mais un grognement s'échappe quand même de sa gorge

- Je suis désolé, mais il faut compresser pour arrêter l'hémorragie

Je me justifiais parce que ça me faisait mal de lui faire mal, mais c'était nécessaire. Pendant les 10 minutes où je compresse, j'évite de le regarder, et puis de tout façon il est concentré sur sa douleur

- Viens !

Je prends un serviette propre et l'encourage à se lever en lui prenant le coude pour aller jusqu'au salon, ce serait plus pratique pour nettoyer et aseptiser la plaie. Plus on avance et plus je sens qu'il s'appuie sur moi, on arrivera pas jusqu'au salon d'un coup. Je l'assois sur mon lit et vais chercher mes affaires, tant pis on va le faire ici.

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Im back to save your car ◘ Oli & Ethan    Ven 29 Aoû - 19:28


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AVEC OLI

Ni une, ni deux, Olivier me fit asseoir après avoir été chercher une chaise dans son salon. J’aurais préféré qu’il s’habiller plutôt que de me faire asseoir, mais au moins, je compris qu’il n’allait pas me laisser me vider de mon sang, et c’était une bonne chose. Une fois assis, je pus souffler un peu, et j’avais une vue moins complète de mon sang qui s’écoulait dans le lavabo. Si ça continuait mon bras ne serait plus irrigué, et il faudrait me l’amputer, oh mon Dieu. En secouant la tête, je chassais mes pensées quelque peu paniquées, en me rappelant que j’étais un ancien militaire, et je ne devais pas me comporter comme une fillette. Mon cerveau encore conditionné pour cet état d’esprit se referma alors sur lui-même, mais néanmoins, la douleur était forte et je devais me retenir de gémir. Nul doute qu’Olivier aurait adoré entendre ça.

Alors que je pensais qu’il allait me soigner directement, il m’annonça simplement qu’il revenait et que je devais pendant ce temps nettoyer la plaie avec de l’eau et du savon, ce que j’étais déjà en train de faire. Pas besoin d’un pseudo médecin pour savoir quoi faire. Là, je commençais à avoir des pensées vraiment méchantes, je n’avais pas besoin de ça non plus. Si jamais je me le mettais à dos, là, je me viderais vraiment de mon sang. L’entaille avec l’air vraiment profonde, pour que je saigne autant, et j’aimerais éviter un aller simple aux urgences. Enfin… je pourrais y voir Ella, peut-être. Mais tout de même ! En essayant de bien nettoyer toute la zone comme il me l’avait demandé, je comptais le temps qu’il mettait pour revenir dans la salle de bains pour me sauver la vie. Même pas cinq minutes. Ça, c’était de l’exploit. Et en plus, il était habillé. Mieux qu’une ambulance, beaucoup plus rapide. Pas la même prise en charge cependant.

Je devais être tout blanc, parce que je sentis son regard se poser sur moi avec hésitation, avant de m’appeler doucement. Je lui fis un signe de la tête pour qu’il comprenne que j’étais encore avec lui, parmi le monde des vivants, même si ça ne durerait pas très longtemps, encore. Dès lors, il m’expliqua que j’allais devoir le laisser faire quand il mettrait ma main dans une serviette et qu’il la serrerait très fort. Oui, pour arrêter l’hémorragie bien sûr. N’empêche que ça allait faire mal, et que j’aurais préféré me faire recoudre directement, sans même une anesthésie, et qu’on en parle plus. Mais c’était la procédure, très certainement. Et il fallait passer par une douleur intense. Parce que c’est ce qui arriva dès lors que j’eus placé ma main dans sa foutue serviette. Il pressa du plus fort qu’il put, en plein milieu de ma main, et je serrai brusquement les dents pour ne pas hurler de douleur. Au lieu de quoi, un simple mais retentissent gémissement sortir de mes lèvres pincées. Et merde, finalement, il m’entendait quand même gémir. Même s’il s’excusa pour la douleur que tout cela me procurait, il ajouta également qu’il n’avait pas le choix, qu’il était obligé de faire ça et que ça allait stopper l’hémorragie, comme je m’en étais déjà douté. Il fallait juste que je prenne mon mal en patience. Le seul problème, c’était que je ne savais pas si j’avais encore beaucoup de patience.

Au bout d’un long moment de souffrance – c’était tellement douloureux qu’à la fin, je ne sentais quasiment plus rien dans tout mon bras – Olivier relâcha la pression et je sentis ma main respirer de nouveau. Le positif, c’était que ça avait fonctionné et que je ne saignais plus autant. La serviette était rouge écarlate, et je me demandais combien de litres de sang elle avait pu absorber. Sur cette pensée, Olivier me demanda de le suivre, et j’eus soudainement un vertige, en me relevant de la chaise qu’il avait amenée pour moi. Je n’allais jamais réussir à marcher jusqu’à son salon. La terre tournait, j’avais envie de m’écrouler par terre et je ne sentais plus mes jambes. Plus du tout. De fait, alors qu’il m’emmenait dans son salon, je dus m’appuyer sur lui pour marcher. Ce qui me déplaisait vraiment. Je n’avais pas envie de me reposer sur quelqu’un. Et j’étais bien trop lourd pour lui de toutes façons ! De fait, il me déposa sur son lit, dans sa chambre que nous n’avions pas pu quitter, et il me délaissa quelques instants pour aller chercher son matériel, pendant que je tentais de respirer par le nez, doucement et profondément. Je ne savais pas que je pouvais développer un tel état de malaise en voyant mon sang et en le sentant quitter mon corps, c’était quelque chose de nouveau, et c’était sûrement également parce que j’en avais perdu pas mal, en quantité.

« Il faut me recoudre, n’est-ce pas ? »

Ce fut la seule chose que je fus capable d’articuler quand Olivier revint près de moi dans la chambre et qu’il s’agenouilla devant moi avec son parfait kit de l’apprenti médecin. J’avais peur de ce que ça allait donner bien sûr, mais pourtant, dès qu’il commença à s’occuper de ma main blessée, je sentis qu’il allait faire ça bien. Heureusement d’ailleurs, parce qu’il était vétérinaire, il devait avoir l’habitude de recoudre des plaies, non ? Et puis les animaux étaient moins coopératifs que moi et devaient bouger, alors que j’étais totalement calme et presque dans les vapes. D’ailleurs, c’était un miracle que je ne me sois pas évanoui… comme une fillette !

Evidemment, je le regardai faire avec attention et avec curiosité, ne sachant pas quel outil il utilisait et ce qu’il faisait en premier. Je n’y connaissais rien, là-dedans, moi je réparais des machines, pas des mains. Si ça n’avait pas été aussi difficile de faire de la médecine, j’en aurais fait volontiers. Peut-être que j’aurais été mieux traité que dans l’armée… mais en y repensant, l’armée était un parcours que je referais mille fois, parce que j’avais adoré ça et que je n’avais pas pu m’en passer.


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Spoiler:
 

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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Im back to save your car ◘ Oli & Ethan    Mer 3 Sep - 14:09



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with Ethan

Quand je reviens avec tout mon matériel, la première chose que je fais est de regarder le visage d'Ethan, il est plus pâle que jamais et ça m'inquiète un peu, il ne manquerait plus qu'il tourne de l'oeil. Même si j'étais moi-même douillet, la vue du sang, que ce soit le mien ou non ne me dérangeait pas, mais je sais que beaucoup de personnes y sont sensibles, même les plus costauds, ce qui avait l'air d'être son cas. Cependant il arrive encore à parler, même si c'est faiblement

- Il faut me recoudre, n’est-ce pas ?

Je secoue la tête, à vrai dire je n'en savais rien, enfin si, il allait certainement avoir besoin de points et je pourrai éventuellement le faire, mais cela dépendrait de la gravité de l'entaille. Pour le savoir il fallait déjà nettoyer correctement tout ça et pour éviter l'infection aussi, l'intérieur d'une voiture était loin d'être propre.
Mon lit était assez bas et à genoux près d'Ethan je surplombais assez bien la situation, c'est à dire sa main posée sur sa cuisse, paume vers le ciel. Je glisse une alèse sous celle-ci pour travailler sur un champ propre et soulève doucement la serviette pour observer la plaie qui saignote encore un peu. J'ouvre mon set à pansements et enfile des gants stériles

- Je ne sais pas encore, il faut voir si c'est profond, mais je doute qu'il faille amputer

Je ris seul. Bon c'est vrai que les circonstances ne se prêtaient pas à la plaisanterie, mais je voulais juste le détendre un peu. Vu sa tête, j'aurais mieux fait de la fermer

- Pardon, c'était très inapproprié ... Je vais d'abord désinfecter, tu n'es pas allergique à l'iode ?

Vu sa tête il ne sait pas, mais les risques sont faibles pour qu'il le soit. Je commence doucement à nettoyer la plaie à la Bétadine. Il sursaute au contact du produit qui pourtant n'est pas sensé piquer. S'il est aussi douillet que moi, ça ne va pas être pratique

- C'est douloureux ou juste désagréable ?

Un "juste froid" s'échappe de ses lèvres serrées, au moins je ne lui fait pas mal. Je l'avais déjà un peu "torturé" en compressant sa main et je ne voudrais pas qu'il croit que je prenne mon pied en voyant les autres avoir mal. Je m'applique bien à tout nettoyer tout en lui demandant comment c'était arrivé, au moins ça l'occupe et ça lui évite de penser à ce que je suis en train de faire. Je vérifie une dernière fois qu'il n'y a pas de corps étranger dans la plaie et commence à la sécher. Finalement, elle ne se révèle pas si profonde que ça, et maintenant elle ne saigne pratiquement plus

- Ça va, ça n'a pas l'air trop grave. Tu arrives à bouger tes doigts ?

Ethan qui avait regardé ailleurs pendant tout le temps où je m'affairais sur sa plaie, regarde finalement sa main. Il est toujours blanc, mais maintenant qu'il n'y a plus de sang, son visage se recolore un peu. Je lui demande de faire la même chose que moi avec sa main, l'ouvrir et la fermer, et toucher chaque bouts de doigts avec son pouce afin de vérifier qu'il n'y a pas de tendons touchés, puis je prends sa main dans la mienne

- Tu sens là ? Là ? ... et là ?

Je piquais sa main un peu partout avec le bout de mes ciseaux et il ne semble pas qu'il y ait non plus d'atteintes nerveuses

- Tout me semble normal. Je vais faire un pansement compressif et je t'emmènerai aux urgences pour qu'on te recouse

Je commence à préparer mon matériel pour le pansement mais je sentais le regard insistant d'Ethan sur moi et je finis par le regarder. Il ne dit rien sur le coup, mais je crois bien qu'il pensait que j'allais le faire moi-même. J'en étais bien sur capable, mais vu son attitude vis-à-vis de moi, je ne pensais pas qu'il m'aurait accordé sa confiance comme ça ...

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Im back to save your car ◘ Oli & Ethan    Mer 3 Sep - 22:10


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AVEC OLI

Olivier ne prit même pas la peine de me répondre, et je me doutais qu’il ne pouvait pas vraiment le savoir, en regardant simplement ma blessure. Evidemment, ce n’était pas très visible, sous la serviette encore collée à la plaie. Mais j’avais une sainte horreur des points de suture, à cause de la fois où je m’étais retrouvé à l’hôpital après avoir voulu imiter mon frère et grimper à un arbre, et où l’infirmière avait « oublié » de m’anesthésier. Comme par hasard. Bref, j’avais eu extrêmement mal, ce jour-là, évidemment, et depuis, j’en gardais une idée assez… sauvage. Je n’aimais vraiment pas ça, et rien que de voir une aiguille, ça me donnait la chair de poule. Le traumatisme n’était pourtant pas récent, mais j’y pensais encore, et ça me foutait les jetons !

Doucement, et avec précautions, Olivier commença à inspecter la plaie, en soulevant la serviette, ce qui m’arracha une grimace de douleur quand les fins poils de la serviette s’enlevèrent de ma peau ouverte. Après avoir jeté un coup d’œil à la plaie, il s’empara de ses gants, les enfila et revint à la charge. De mon côté, j’essayais de ne pas trop regarder ce qu’il faisait, et je le sentais tout simplement me triturer la main pour me soigner. Je n’aimais vraiment pas la vue du sang, c’était assez drôle pour un type qui travaillait dans l’armée, mais c’était vraiment pas mon truc. C’était pour cette raison que j’étais mécanicien, mais pas sur le terrain. Je n’aurais pas supporté. Sa blague sur l’amputation ne m’avait, bien entendu, pas fait rire. J’étais peut-être maso, mais pas à ce point là, et je n’appréciais pas vraiment, sur le moment. Il n’aurait qu’à la refaire un peu plus tard, quand je me sentirais moins mal, et peut-être que je pourrais en rire un peu. Pour le moment, ce n’était pas trop le cas !

« Pardon, c'était très inapproprié ... Je vais d'abord désinfecter, tu n'es pas allergique à l'iode ?»

N’en ayant pas la moindre idée, je haussai les épaules, en secouant la tête. L’iode, c’était quoi ? Du seul non ? Je n’étais pas allergique au sel… Non, c’était pas ça du tout, je me trompais ! C’était un truc médical, là, ils utilisaient des choses avec de l’iode dedans… mais je ne pouvais même pas m’en souvenir et tout se floutait dans mon esprit. Avant que j’aie le temps de me rappeler exactement de quoi il s’agissait, je ressentis comme un glaçon se poser sur ma main et je sursautai, pris de panique en sentant quelque chose d’aussi froid sur ma main. En réalité, il s’agissait juste de Bétadine. Est-ce qu’il parlait de ce truc là, juste avant ? Si c’était le cas, alors je n’étais pas du tout allergique à ça. Combien de fois j’avais dû subir les foudres de ma mère après m’être éraflé, et combien de fois j’avais dû me faire soigner avec cette horreur qui puait ? Des tas…

« C'est douloureux ou juste désagréable ?
-Juste froid… »

Mes dents serrées au maximum, tendu à l’extrême, je ne pus répondre que cela à mon sauveur de main. M’habituant peu à peu au contact de la Bétadine avec ma peau et surtout ma chair à vif, je pus de plus en plus me détendre. Ca ne faisait pas mal du tout, et en plus, Oli était plutôt doux, mais je n’aimais pas cette sensation, bien sûr. Je n’avais pas le choix, cependant, je devais y passer. En continuant de serrer les dents et en regardant ailleurs pour passer le temps, j’attendis avec une certaine impatience qu’il termine. Il avait beau faire attention à ses gestes et à la façon dont il manipulait ma main, je trouvais que c’était un peu trop long, tout de même, jusqu’à ce qu’il me demande comment j’avais pu me faire ça.

« En fait, j’allais replacer la batterie neuve à sa place, et je faisais pas attention, elle a glissé de ma main. En dérapant, elle a dû m’ouvrir et je ne l’ai vu que quand j’ai retiré ma main… Du coup, j’ai pas fini, en bas. Il reste quelques boulons… »

Je pris mon temps pour parler, en comprenant sa démarche de me faire parler pour que je me concentre sur autre chose, et pour que je ne sente rien de ce qu’il me faisait. Une fois qu’il eut terminé de nettoyer la plaie comme il fallait, je l’entendis reposer le coton un peu plus loin et je reposai les yeux sur lui, sans oser baisser le regard vers ma main.

« Ça va, ça n'a pas l'air trop grave. Tu arrives à bouger tes doigts ? »

Etrangement, j’étais incapable de lui répondre, alors au lieu de m’embrouiller dans une réponse trop longue, je posai les yeux sur Oli, qui m’avait demandé de faire les mêmes mouvements que lui et tentai de faire bouger mes articulations, avec un franc succès. J’étais content de voir que je pouvais bouger la main, qu’elle n’était pas difforme et complètement gonflée, et qu’en plus, ça ne me faisait pas plus mal si je l’utilisais… pour l’instant ! C’était une bonne nouvelle, et je sentis que je respirais un peu mieux et que je n’étais plus aussi dégoûté qu’avant. Olivier, en face de moi, semblait tout aussi content. C’est alors qu’il attrapa doucement ma main et la « piqua » avec la pointe de sa paire de ciseaux pour voir si je sentais bien tout ce qu’il faisait. A chaque fois, je confirmais d’un signe de tête. C’était une bonne nouvelle, et vu son air décontracté, ça ne devait pas sentir trop mauvais. Néanmoins, la plaie était encore ouverte, et elle me semblait assez écartée pour que des points soient nécessaires. Ca avait été la même chose pour mon bras, quand j’étais tombé de l’arbre. Cette pensée déclencha un frémissement dans tout mon dos et je décidai de repousser mes pensées un peu plus longtemps.

« Tout me semble normal. Je vais faire un pansement compressif et je t'emmènerai aux urgences pour qu'on te recouse »

Les urgences ?? Non non non, je n’avais pas envie d’aller aux urgences, il en était hors de question. Si Ella était là-bas, et qu’elle me voyait avec Oli alors que j’étais blessé, mon Dieu, mais elle allait penser des trucs et ensuite, elle n’arrêterait pas de m’en parler. Il était définitivement hors de question que j’aille aux urgences. Il pouvait le faire, non ? Il devait avoir le matériel pour, dans sa clinique, quand même. Même si c’était du matos pour recoudre des animaux, ce n’était pas un problème, je me fichais d’être pris pour un chat ou un chien, vraiment.

« On pourrait pas le faire ici ? Je ne suis pas vraiment chaud pour les urgences, là… »

J’étais prêt à le supplier, s’il voulait vraiment m’entendre le faire. Je savais qu’il n’aurait aucune raison pour me recoudre lui-même, il préférerait évidemment déléguer le travail à ses collègues à l’hôpital, mais je n’étais vraiment pas d’humeur à ce qu’Ella me fasse des remarques. Enfin, je ne savais même pas si elle pourrait être dans le service des urgences, ce jour-là, mais peu importait, il y avait un risque, et je ne voulais pas le prendre, vraiment pas. Puis, j’eus l’argument ultime, qui pourrait le faire flancher !

« En plus, je n’ai pas fini de réparer votre voiture, vous pourrez pas bouger de votre garage, sans les boulons… »

Et, par défaut, et par déformation – non pas professionnelle – je lui fis un de mes sourires que je réservais aux filles que je croisais et que je voulais un peu mieux connaître… pour la soirée. Avant de me rendre compte de ce que je faisais, et surtout à qui je le faisais, et qu’il était hors de question que ce type se fasse des illusions. Merde. Quel abruti !! Comment j’avais pu faire ça à un homme gay ??! Il allait croire que j’avais changé d’avis, il allait forcément tenter quelque chose maintenant. Merde… Finalement, les urgences étaient peut-être une meilleure solution…


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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Im back to save your car ◘ Oli & Ethan    Jeu 4 Sep - 12:19



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with Ethan

En fait il semblait paniqué à l'idée d'aller aux urgences. On a tous nos petites peurs, j'étais moi-même très peu rassuré face à une aiguille lorsqu'elle était destinée à me piquer quelque part et il devait en être de même pour lui, les aiguilles, les médecins, le lieu lui-même. Bref ça pouvait être plein de choses, une mauvaise expérience et vous êtes marqué à vie

- On pourrait pas le faire ici ? Je ne suis pas vraiment chaud pour les urgences, là…

C'était faisable oui, mais je n'avais recousu un humain qu'une seule fois. Je souris intérieurement en repensant à Pierre qui s'était ouvert l'intérieur de la cuisse en voulant escalader un rocher plus vite que moi alors que nous étions encore étudiants. Je jette un regard furtif au cadre que j'avais couché. Qu'est-ce qu'il ferait s'il était à ma place ? Non pas si oui ou non il recoudrait Ethan, lui le ferait sans aucune hésitation, mais comment se conduirait-il dans ma situation ? De la même façon qu'il s'était conduit avec moi ?
Inévitablement mes pensées repartent dix ans en arrière. S'il ne m'avait pas mis au pied du mur en m'embrassant, nous serions restés les meilleurs amis du monde et je n'aurais jamais su mes sentiments à son égard. J'avais été choqué par ce baiser, mais il savait bien avant de faire ce geste quelle réaction j'aurais, il me connaissait déjà par coeur. J'aurais bien adopté son mode opératoire vis-à-vis d'Ethan mais le souci était que je ne connaissais absolument pas cet homme. Autant avec Douglas mon baiser avait été spontané et n'avait pour but que de le mettre dans mon lit, autant avec Ethan c'était différent, il m'avait mis le coeur à l'envers je crois bien ...

- En plus, je n’ai pas fini de réparer votre voiture, vous pourrez pas bouger de votre garage, sans les boulons…

Je reviens à l'instant présent quand il commence sa phrase. Il n'avait pas tort mais il y avait bien d'autres moyens d'aller à l'hôpital, j'aurais appelé un taxi, ou j'aurais même pu prendre sa voiture. Mon coeur manque un battement quand il me sourit à la fin de sa phrase et c'est comme si des petits papillons avaient envahi ma poitrine et mon ventre. Les quelques dixièmes de seconde où nos regards restent bloqués l'un dans l'autre font monter ma température en flèche. J'ai chaud, trop chaud et ça doit se voir sur mes joues. Je me force à rompre le contact visuel sinon je vais me jeter sur lui ! Je ramasse à la va vite tout ce qui m'avait servi pour nettoyer sa plaie et court presque jusque la salle de bain pour tout jeter à la poubelle. Je repasse en trombe dans la chambre sans oser le regarder

- Je vais chercher un kit de suture, je reviens

Je descends les escaliers en essayant de calmer mon coeur qui bat encore à 100 à l'heure. Je rassemble tout ce dont j'ai besoin pour faire les points mais je ne remonte pas tout de suite. Je m'assois un moment sur une chaise de la salle d'attente, le temps que mon coeur reprenne un rythme normal. Et puis je voulais profiter de ce moment à fond, il ne me serait peut-être plus donné de vivre ce genre de choses avant un bon laps de temps.
Je ne me faisais guère d'illusion, ce sourire charmeur n'était sans doute destiné qu'à me faire céder pour que je suture sa main mais il était sorti si spontanément,  alors pourquoi ne pas espérer. Je reste là un bon moment à réfléchir, à savoir si je serais prêt à partager à nouveau quelque chose de fort avec quelqu'un ... Oui sans doute. J'avais tellement de fois rabâché à Abby que l'on pourrait retrouver quelqu'un, alors pourquoi pas.
Je me rassemble mes affaires et remonte dans le loft, je me sens tout léger d'un coup, mais mon enthousiasme retombe d'un coup quand je vois le regard d'Ethan. J'espère juste que c'est parce que j'avais été un peu long et essaye de ne pas trop montrer ma déception en lui adressant un petit sourire

- Désolé, j'ai du aller chercher du fil plus fin dans la réserve, et mon associé n'a pas trop le sens du rangement

Je reprends ma place à genou près de lui et le temps que je prépare tout, nous aurions pu discuter un peu, mais il s'est refermé comme une huitre, et nos regards s'évitent, il s'était sans doute rendu compte de l'effet qu'il m'avait fait

- Je vais endormir le pourtour de la plaie, ça va piquer un peu

Il sursaute à la première piqure de xylocaïne, mais ne bronche pas pour les autres, le produit fait bien son effet. Je désinfecte encore une fois la plaie et enfile à nouveau des gants. Je m'apprêtais à faire le premier point quand d'un coup il me demande si je suis en couple sur un ton qui me plait moyennement. Mon aiguille reste un moment en suspens pendant que mon regard dévie vers le cadre sur la commode, duquel Pierre nous regarde ! Il avait donc relevé le cadre ! De quel droit il se permettait !? Je lui jette un regard noir avant de planter mon aiguille dans sa paume. Dans d'autres circonstance je l'aurais prévenu malgré l'anesthésie, mais là j'étais vraiment en colère. Je me concentre et essaie de me calmer, ce n'est pas parce qu'il avait été curieux que je devais travailler comme un boucher. Au quatrième point je me décide enfin

- Pierre est mort ... un accident

Je ne le regarde pas. J'avais vu trop de fois cette pitié dans le regard des gens et je ne voulais plus. En plus dans le sien je trouverai peut-être en plus du dégoût parce que j'avais un peu essayé de le charmer la première fois que nous nous étions vus. Je finis rapidement le pansement range mon matériel, puis je vais me laver les mains, je sens alors une main se poser sur mon épaule ...

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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Im back to save your car ◘ Oli & Ethan    Jeu 4 Sep - 17:26


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AVEC OLI

Bon Dieu, mais j’étais vraiment le plus con des pauvres types de la Terre. Pourquoi j’avais fait ça ? Evidemment, c’était un réflexe, quelque chose que je ne contrôlais même plus, tellement j’en avais l’habitude. Mais là, ce n’était pas une gonzesse à draguer, c’était un homo que je ne voulais surtout pas me coltiner par la suite. J’étais le pire idiot de toute la Terre et j’avais envie de me donner des baffes à cause de ça. Il ne fallait surtout pas qu’il se fasse d’illusions : ça ne voulait rien dire. C’était dénué de sous-entendus, je n’avais pas fait ça dans le but de le draguer, bien au contraire. Mais vu son regard, il semblait avoir compris l’inverse. Et pourtant, lorsqu’il s’éloigna brusquement de moi, je compris à mon tour que le malaise qui régnait entre nous l’avait bel et bien touché aussi. Je n’étais plus tout seul, et au moins, il savait que je ne voulais pas faire ça, que ça m’avait échappé, en quelques sortes. Dès qu’il fut loin de moi, je pus respirer à nouveau et surtout, souffler un grand coup pour me détendre un peu. Je le remarquai à peine lorsqu’il s’affaira pour ramasser les compresses et autres cotons imbibés de sang et de Bétadine, et il me lança en quelques mots qu’il allait chercher de quoi me recoudre.

Pendant tout le temps où il fut parti, j’eus à loisir de regarder autour de moi, d’en apprendre un peu plus sur cet homme, et j’eus vaguement l’impression de devenir un Sherlock Holmes du pauvre, parce que je n’étais pas très doué pour ça et je ne savais pas quoi ni où chercher. De fait, je me relevai de son lit, et commençai à examiner les murs, les meubles, même le lit en lui-même. Je n’avais rien vu dans la salle de bains quand je m’étais nettoyé la main, mais j’avais pu y louper des choses aussi, je n’y étais pas vraiment pour observer, à ce moment-là. Je fis le tour de la chambre, en ouvrant des tiroirs et en regardant les objets qui s’y trouvaient, jusqu’à ce que je tombe nez-à-nez avec un cadre qui était tombé.. ou que l’on avait poussé de façon à ne plus voir la photo. Intrigué, je le redressai et je vis alors la photographe d’un jeune homme et il ne fallait pas être un génie pour comprendre qu’il s’agissait de son petit ami. Si le cadre était « tombé » de cette façon, que voulait-il me signifier ? Cet Olivier là… il s’était engueulé avec ce type et il voulait faire passer la pilule de son côté avec moi, c’était ça ? Il était hors de question que je sois un second choix. D’ailleurs, je ne le serais pas, parce qu’il ne se passerait rien avec ce type. Je n’étais pas de ce genre là et il allait très bien le comprendre pour de bon.

Ayant trouvé suffisamment d’informations en une photographie, je me rassis à ma place sur le lit, en faisant semblant de rien. Mais il allait vite se rendre compte de ce que j’avais trouvé, et de ce que je pensais de tout cela. Je n’allais pas me laisser faire. Je n’étais pas un objet qu’il allait essayer de convertir juste pour passer ses nerfs ! Lorsqu’il revint devant moi, il s’excusa du temps qu’il avait pris pour remonter en prétextant que c’était le bordel dans sa réserve, où il devait chercher du fil. Je n’en avais rien à faire, et je savais que c’était faux, mais ce n’était pas grave, je ne cherchais pas à le mettre au pied du mur.

« Je vais endormir le pourtour de la plaie, ça va piquer un peu »

Il n’attendit pas que je lui réponde pour commencer, et je sursautai en sentant l’aiguille s’enfoncer dans ma peau encore meurtrie. Cependant, le produit fit effet très rapidement et je ne sentis rien de plus par la suite. Je n’osais pas en placer une, j’avais peur d’être un peu trop brusque pour lui, mais quand il récupéra une autre aiguille, cette fois avec du fil au bout, je sentis l’adrénaline monter et je lui posai une question, une seule, qui le tendit à l’extrême, en même temps que moi, mon corps réagissant à ce que je voyais.

« Tu as quelqu’un dans la vie ? »

Pendant de longues secondes, je compris que c’était une question qu’il ne fallait pas poser. Alors j’avais raison ? Il n’était plus avec le mec de la photo et de fait il se rabattait sur de la chair fraîche ? Je fixai ses yeux, qui partirent vers la commode. Merde, le cadre ! J’avais oublié de le remettre comme il était quand je l’avais trouvé ! Quel abruti … J’étais grillé, mais pour autant, je n’allais pas me laisser démonter. Il ne me faisait pas peur, même avec son regard furieux. Par la suite, je compris que j’avais bien fait de lui demander une chose pareille après qu’il m’ait anesthésié, sinon j’aurais souffert, vu la force avec laquelle il bougeait ses doigts sur ma main. Il se calma rapidement, cependant, et se concentra sur ma plaie. Je n’osais plus rien dire, j’en avais assez dit et vu qu’il ne me répondait pas, je ne pouvais pas me permettre de lui demander quoi que ce soit d’autre. Et soudain, alors qu’il avait pratiquement fini son affaire, et qu’il était en train de me poser un pansement sur toute la paume, il me répondit, en cinq mots, qui résonnèrent dans mon esprit, alors que j’ouvrais de grands yeux.

« Pierre est mort ... un accident »

Merde. Ce n’était pas du tout ce que j’avais prévu, et du coup, je me sentais mal de lui avoir demandé une chose pareille. Mortifié par cette révélation assez impressionnante, et ne sachant pas quoi lui dire pour m’excuser, je restai silencieux alors qu’il terminait le pansement, et il eut tôt fait de s’échapper et de fuir. J’étais con, c’était incroyable ! Je n’en loupais pas une, même si au départ, c’était ce que je recherchais. Décidé à ne pas m’arrêter là tout de même, mais à plutôt repartir sur une autre voie, cette fois plus gentille vis-à-vis de lui, je le suivis dans sa salle de bains. Il était concentré sur le lavage de ses mains, et plus je le regardais, plus je remarquais qu’il faisait les mêmes mouvements, alors que ses mains étaient propres. C’est alors que je posai une main sur son épaule, un regard d’excuse sur le visage, prêt à me faire engueuler s’il le fallait.

« Je suis désolé de t’avoir demandé une chose pareille. »

Je n’allais pas dire que j’étais désolé pour son mec, à vrai dire, ça aurait été un peu hypocrite, parce que je ne le connaissais pas, et puis il devait bien avoir compris que j’étais du genre « je me fous de tout, y compris de toi et de tes états d’âme », même si ce dernier point n’était pas totalement vrai. Je me reculais une fois que je fus sûr et certain qu’il m’ait bien entendu, et commençai à m’éloigner de la salle de bain, pour rejoindre la chambre et ensuite pouvoir terminer la réparation de sa voiture et me barrer rapidement. Ce n’était pas la peine que l’on continue dans cette direction de toutes façons.

« Je vais remettre les deux trois boulons qu’il reste et je te laisse ok ? Merci pour la suture… »

J’étais plus doux et gentil que je ne l’aurais imaginé, et encore une fois, je faillis me gifler mentalement pour être ainsi. Ce n’était vraiment pas la peine de lui faire croire des choses, surtout que même si j’avais été homo, jamais je n’aurais voulu remplacer un type mort. Pour quoi, pour qu’on fasse sans cesse des comparaisons avec lui ? Si une nana me racontait sa vie avant que je ne couche avec et qu’elle me disait qu’elle avait perdu son copain, fiancé, mari, je pense que je serais capable de débander en trois secondes même pas…


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Il parait que la blanche colombe a trois cent tonnes de plomb dans l'aile ; il parait qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelles ; la belle au bois dormant a rompu les négociations, unilatéralement le prince entame les protestations.
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Im back to save your car ◘ Oli & Ethan    Sam 6 Sep - 18:32



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with Ethan

Cet homme, qui n'était là que pour gagner un peu de fric, j'en étais maintenant certain, s'était donc permis de fouiller dans mes affaires, parce j'étais sur qu'il ne s'était surement pas contenté de juste regarder la photo. Au fond je m'en foutais qu'il voit que j'ai des caleçons ridicules dans ma commode, ou des boites de capotes plein mon armoire de toilette, mais qu'il se permette de penser des choses sur Pierre et notre couple ça me mettait hors de moi ! Je frottais toujours mes mains l'une contre l'autre comme si cela pouvait m'aider à évacuer la colère qui m'avait envahi

-  Je suis désolé de t’avoir demandé une chose pareille

D'un petit geste, je dégage mon épaule de sa main, je le dégoutais en tant qu'homo et il me touche ? De plus en plus de contradictions dans ce mec, il le faisait exprès ou quoi ? Pendant quelques dixièmes de seconde, avant que je ne m'aperçoive qu'il avait fouillé partout, je l'avais cru un minimum intéressé, en fait c'était juste pour m'enfoncer encore d'avantage et me faire ressentir son aversion pour les homos. Si je ne lui avais pas dit que Pierre était mort, je crois que je m'en serais pris plein la tronche. Ça l'amusait donc tant que ça de jouer avec moi, de souffler le chaud et le froid comme ça ?
En plus de la colère, j'ai envie de pleurer là ! Je continue de regarder mes mains qui commencent à rougir sous l'action répétée des frottements quand je sens qu'Ethan recule. C'est ça, qu'il se barre ! Ça me fera de l'air ! S'il croit que je vais le déculpabiliser en lui disant que ce n'est rien ou qu'il ne pouvait pas savoir, il se met le doigt dans l'oeil !

- Je vais remettre les deux trois boulons qu’il reste et je te laisse ok ? Merci pour la suture…

Je me décide à le regarder quand même par l'intermédiaire du miroir, il avait dit ça gentiment, mais qu'il semble sincère ne me fait ni chaud ni froid, comment lui faire confiance maintenant. Et puis s'il voulait finir le boulot et se tirer vite fait pourquoi il reste planté là avec son air désolé alors !? Désolé, désolé, pas longtemps en tout cas. Bien vite une ombre de dégoût passe sur son visage, Dieu seul sait à quoi il est en train de penser, enfin je m'en doute. Je ne sais pas pourquoi certaines personnes s'imaginent que tous les gays sont des dépravés pervers, nous sommes des gens comme les autres, capables d'avoir les mêmes sentiments, et avec un coeur aussi, chose que lui ne semblait pas posséder en tout cas !
Il finit par regagner le salon en traversant la chambre et ce n'est que quand j'entends la porte se refermer que j'arrête l'eau en appuyant rageusement sur le mitigeur. Mais comment j'avais pu être aussi naïf ? Il faut que je prenne sur moi, il me faudra juste le revoir pour le payer, ce qui devrait me prendre 5 minutes maximum et après basta, on en parle plus. Je sens mon coeur se révolter à cette pensée, mais je n'allais quand même pas me laisser avoir par un homme qui n'en avait rien à foutre de moi et de mes sentiments. Il faut écouter ta raison Oli, et seulement ta raison.
Fort d'avoir pris cette décision, je nettoie correctement le lavabo et entreprend de laver un peu le sol, Ethan avait parsemé des gouttes de sang un peu partout, on aurait pu le suivre à la trace. C'était mon côté un peu maniaque, il fallait que tout soit toujours propre et net chez moi. J'efface les dernières traces sur les marches de l'escalier menant au garage, je finirai plus tard dans celui-ci, je ne voulais pas voir Ethan plus que nécessaire. Je vais ranger mon balai et mon seau et prends mon chéquier avant de redescendre dans mon bureau pour attendre Ethan de pied ferme.
Je m'occupe en regardant le planning de cet après-midi et le réaménage, je devrais pouvoir assumer les consultations de Sam en plus des miennes, plus je serais occupé, moins je penserai à ce matin. J'appelle Sam pour lui donner son congés et j'ai à peine reposé le téléphone que j'entends frapper à la porte. Sur mon invitation Ethan passe d'abord sa tête à la porte, puis faufile son corps tout entier par l'entrebâillement. Sans le regarder je l'invite de la main à s'assoir en face de moi de l'autre côté du bureau et finis de ranger mon agenda avant de finalement relever la tête vers lui en prenant un air un peu supérieur, mais après tout c'était moi l'employeur et lui l'employé. C'est pas facile, mais pour l'instant je tiens bon

- Si vous êtes d'accord, pour la main d'oeuvre je table sur le même taux horaire que la dernière fois et je n'ai plus qu'à ajouter le prix de la batterie neuve. Combien ?

Je le sens décontenancé par mon ton et mon attitude. Fini le gentil, trop gentil Olivier, et fini aussi le tutoiement qui s'était installé entre nous dans la chambre. Bon alors, il va répondre oui ou non ? Il devait bien savoir combien il l'avait payée cette foutue batterie. A moins qu'il ne cherche de combien il peut m'arnaquer en plus, c'était bien son style finalement. Il finit quand même par m'annoncer un chiffre. Il me semble un peu bas, mais peu m'importe finalement, s'il pensait se faire un peu pardonner avec ça, de mon côté je n'en avais rien à battre. Pendant que je remplis le chèque, je le briefe sur sa main toujours sans le regarder

- Pour votre main il faut bien changer le pansement tous les jours et désinfecter correctement autour des points. Ella devrait pouvoir retirer les fils d'ici une dizaine de jours

J'aimais bien suivre l'évolution de mon travail, mais là ce n'était pas possible, et puis Ella sera ravie de prendre le relais sans doute. Je me renfrogne à l'idée qu'il pourront bien se foutre de ma gueule tous les deux, bien qu'Ella me semble une fille correct, pas comme ce connard là ! Et puis soudain une idée traverse mon esprit, elle me parait tellement folle qu'un sourire arrive tout seul sur mes lèvres, après tout pourquoi serait-il le seul à rire. Je me lève et fais le tour du bureau pour lui tendre le chèque

- Encore merci Ethan ... Et il y a un petit supplément

Il se lève également et allait le saisir mais je le repose sur le bureau et le pousse brusquement contre le mur avant de poser assez brutalement mes lèvres sur les siennes. Je me délecte pendant une seconde de sa surprise puis me recule vite fait avant qu'il ne me mette une baigne

- Je ne te raccompagne pas, tu sais où est la sortie

Bien conscient d'avoir pris un risque, mais encore plus content de ma petite vengeance, je sors rapidement de mon bureau, s'il en venait aux mains, même avec une en moins je ne ferais pas le poids ...


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J. Ethan Hanit


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Im back to save your car ◘ Oli & Ethan    Sam 6 Sep - 20:55


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AVEC OLI

Désireux de filer au plus vite, en sentant que l’ambiance a radicalement changé, je ne demandai mon reste, sortis de la chambre et regagnai le salon, puis l’entrée et finalement, je filai jusque dans le garage à la vitesse de l’éclair. Merde alors… Je ne pensais pas que lui poser une simple question après avoir regardé une simple photographie le mettrait dans cet état-là. C’était ridicule… mais en réalité, il ne semblait pas encore avoir fait son deuil, et de fait, j’avais dû le blesser, sans même le vouloir, ni m’en rendre compte.

En récupérant les derniers boulons et en les revissant tant bien que mal sur la batterie neuve avec ma main gauche, je réfléchissais à la façon dont son comportement avait viré d’un seul coup. Je ne pensais pas m’être si mal comporté et en plus, je m’étais excusé, alors il ne devrait pas être si furieux. En tout cas, je devais le revoir une dernière fois pour qu’il me paye, et je verrais bien ce qu’il en dirait, de tout cela. J’espérais qu’il se soit un peu calmé, je n’avais pas envie de me faire engueuler, et en plus, j’avais l’impression d’être un sale gosse. Certes, je n’aurais peut-être pas dû fouiner, mais c’était plus fort que moi et puis j’avais besoin de savoir, sinon j’aurais explosé.

Je pris mon temps pour bien faire tenir la batterie, pour mettre le contact et vérifier que tout fonctionnait, avant de finalement refermer le capot. Il n’y avait aucun moyen d’esquiver le moment du paiement. J’étais quand même venu pour ça, et si je ne m’étais pas blessé, je ne l’aurais pas rendu furieux. Mais pour le coup, j’étais vraiment désolé par mon comportement, pour une fois, et je pris la soudaine décision de ne pas lui faire de majoration. En plus… il m’avait sauvé la main, non ? C’était la moindre des choses, d’être honnête avec lui. De fait, en remontant vers son bureau, après avoir refermé la voiture et vérifié que le plafonnier n’était pas allumé, je me promis de lui donner un nombre plus léger que celui que j’avais prévu. En prenant mon courage à deux mains, je vins frapper à la porte de son bureau et attendis qu’il m’autorise à entrer. Une fois que ce fut fait, j’entrai précautionneusement, en vérifiant sur sa tête que je n’allais pas me faire frapper. Il ne m’accorda même pas un regard et ça me rassura un tout petit peu, et je suivis son signe de la main pour m’asseoir sur l’une des chaises, tout en regardant autour de moi pour éviter de le regarder lui.

« Si vous êtes d'accord, pour la main d'oeuvre je table sur le même taux horaire que la dernière fois et je n'ai plus qu'à ajouter le prix de la batterie neuve. Combien ? »

Oh. Alors on était de nouveau des étrangers l’un à l’autre alors ? Si au début, ça me semblait carrément surprenant et même mal venu, je compris qu’il faisait ça pour regagner une certaine distance et je ne pouvais pas l’en blâmer. Je n’avais pas envie que l’on soit amis, non plus, ou certainement plus comme il devait l’espérer secrètement. Par la suite, je me détendis un peu, et répondis à sa question d’un simple « deux cent » auxquels il rajouta cent dollars de main d’œuvre, vu le chiffre qui se retrouva sur le chèque qu’il se mit à remplir.

« Pour votre main il faut bien changer le pansement tous les jours et désinfecter correctement autour des points. Ella devrait pouvoir retirer les fils d'ici une dizaine de jours »

Sans qu’il ne puisse me voir, je hochai la tête, tout en remarquant qu’il me parlait tout de même d’Ella, et je ressentis une pointe de jalousie dans sa voix. Pourquoi être jaloux d’Ella ? Parce que je me la tapais ? Mais j’étais hétéro, s’il voulait se taper Ella, il n’avait qu’à le faire… Puis, je compris que ce n’était pas Ella qu’il voulait se taper… au contraire. Gloups. Finalement, Olivier se releva et se dirigea vers moi pour me donner le chèque, en m’indiquant qu’il y avait un petit supplément. Avant que j’aie le temps de regarder le chèque pour voir ce qu’il y avait rajouté, comme prévu, il me l’enleva de ma portée et me poussa violemment contre le mur à la place.

C’était le truc le plus étrange que j’aie jamais vécu. Dès que je sentis le mur dans mon dos, j’eus le souffle coupé pour quelques instants, et je sentis les lèvres d’Olivier atterrir sur les miennes, ce qui m’empêcha de respirer pendant un trop long moment. Il me relâcha peu de temps après, et je le regardai, bouche bée, choqué, et sans réelle réaction concrète. J’étais perturbé, à ne plus savoir quoi faire. Me faire balancer contre le mur m’avait rappelé mes derniers jours à l’armée, et le fait qu’il m’embrasse m’avait complètement paumé. A quoi il jouait, putain ? Il ne me connaissait pas, bon sang, il n’avait pas à faire ça, et puis, il n’avait pas encore compris que je n’étais pas gay ?! Merde !!

« Non, mais t’es malade ?? »

Il ne m’entendit pas, il avait déjà filé hors de son bureau, en laissant la porte ouverte et le chèque sur le bureau. Bougon, je récupérai ce dernier après m’être éclairci l’esprit. Il m’avait dit que je savais où était la sortie, oui en effet. Et j’allais la prendre, la porte. Il était hors de question que je reste une minute de plus dans cette putain de clinique ! Ella allait me le payer, ce coup-là ! Elle savait qu’il était gay, et elle m’a quand même envoyé chez lui, elle savait que j’avais besoin d’argent et que j’aurais fait n’importe quoi. Et lui là, il croyait que c’était la fête ou bien ? S’il était frustré à ce point par la mort de son copain, il n’avait qu’à payer pour se faire sauter !! Mais pas à passer sa frustration sur les autres !

Une fois le chèque fourré dans ma poche, je sortis du bureau en claquant la porte, pour bien faire comprendre à cet abruti que j’étais furieux, et je tentai de retrouver mes clés de voiture dans ma poche, légèrement paniqué à l’idée que j’ai pu les laisser là-haut et que je doive y retourner. Si ça se trouvait, il me les avait piquées discrètement, en le faisant bien exprès pour que je retrouve dans la merde. En soupirant en remarquant qu’elles n’étaient pas dans ma poche, je pris mon portable, envoyai un texto bien salé à Ella en lui disant que plus jamais elle ne me refilait de numéro, et je gravis les escaliers jusqu’à chez lui. Je me jetai dans la gueule du loup, putain. Quand il ouvrit la porte après que j’aie frappé, un mélange de colère et de surprise teintait son visage et je compris qu’il ne s’attendait pas à ce que je sois encore là, bien sûr. Donc, au moins, il ne m’avait pas volé mes clés de voiture.

« J’ai dû faire tomber mes clés en venant me laver la main, tout à l’heure. Il me les faut pour me barrer. Ramène les moi, s’il te plait ! »

Mon ton tranchant coïncidait sûrement avec le regard noir que je lui accordais, mais je n’allais pas me faire avoir une deuxième fois. Je n’allais rien lui faire, pas le frapper même si j’en avais envie, et ne pas lui accorder la moindre attention particulière. Il allait juste me rapporter mes clés et j’allais quitter cet endroit pour toujours.


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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Im back to save your car ◘ Oli & Ethan    Dim 7 Sep - 23:51



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Je ferme la porte de chez moi et m'appuie dessus, laissant libre court à mon rire. Comment je l'avais bien eu, il devait être vert à l'heure qu'il est, vu la force avec laquelle il claque la porte de mon bureau. Mais c'est de courte durée, je me jette littéralement sur mon canapé et accorde quelques caresses à Boub qui voyait là une opportunité de se faire câliner un peu. Il n'aimait pas les étrangers et avait du être un peu perturbé par la présence d'Ethan

- C'est dommage hein ? Tu vois, je ne pensais pas que ça m'arriverait à nouveau un jour de ressentir ça ...

Les ronronnements du chat devraient m'apaiser un peu, mais je sens ma rancoeur revenir en force, pourquoi ça m'arrivait à moi, c'est vrai quoi, il y a avait là dehors plein de mecs comme moi qui ne demandaient qu'à tomber amoureux, alors pourquoi mon coeur s'emballait pour un hétéro ! Je pousse le chat et me lève pour faire les cent pas. J'aurais bien besoin d'un verre, mais avec les consultations de cet après-midi ce n'était pas raisonnable. Boub essayait de suivre mon rythme en miaulant, quand j'entends frapper à la porte.  Laura serait revenue plus tôt ? Je vais ouvrir et quelle n'est pas ma surprise de voir Ethan ! Mais il le faisait exprès ou quoi ? Il voulait quoi encore ? Me dire sa façon de penser ? Ou me frapper peut-être

- J’ai dû faire tomber mes clés en venant me laver la main, tout à l’heure. Il me les faut pour me barrer. Ramène les moi, s’il te plait !

Son regard était noir et on sentait une rage contenue dans sa voix, mais il ne semblait pas agressif, il avait même été relativement poli, même si le tutoiement rendait sa demande plus brutale. Il était clair qu'il n'avait pas l'intention de rentrer les chercher, et de toutes façons je ne l'aurais pas laisser entrer, il avait assez violé mon intimité comme ça

- Je vais voir ...

Je laisse la porte entrebâillée, je n'allais quand même pas lui claquer au nez non plus

- ... fais gaffe que le chat ne se sauve pas

Je me demande si ce n'est pas pour m'emmerder. J'avais nettoyé partout où il était passé en saignant et je n'avais pas trouvé de clefs, c'était bizarre. Il n'y avait qu'un endroit dont je ne m'étais pas occupé, c'était mon lit, et effectivement je trouve ses clefs entre 2 plis de la couette, elles avaient du tomber quand il s'était assis là. Je retourne dans l'entrée tout en détaillant le porte-clés, on aurait dit une espèce de truc militaire. Pourquoi ça ne m'étonnait qu'à moitié, c'était tout à fait son genre tiens. Je reviens vers la porte et je l'entends marmonner, il essayait désespérément de faire rester Boub à l'intérieur. Je repousse gentiment mon chat du pied un peu plus à l'intérieur et lui tends ses clés quand il se relève. Il les saisit avec un bref merci et commence à descendre les marches.
J'ai soudain honte de mon comportement. Toute cette colère que j'avais développée à son encontre, alors qu'il n'y pouvait rien lui, ce n'était pas de sa faute si ce n'était pas réciproque, on ne peut pas forcer ses sentiments

- Ethan !

Il se retourne doucement dans l'escalier et j'en profite une dernière fois pour plonger mon regard dans le sien

- Je ... non, rien ... pardon

J'aurais vraiment voulu m'excuser mieux que ça et peut-être avoir une petite discussion avec lui, mais c'était au-dessus de mes forces. Je me dépêche de refermer la porte et m'assois contre, emprisonnant mes genoux entre mes bras. Je finis par poser mon front dessus et me laisse submerger par une profonde tristesse avant de me relever pour prendre mon téléphone. Je m'installe confortablement dans le canapé et cherche le contact que je veux, j'avais vraiment besoin d'en parler et je ne pouvais le faire qu'avec une seule personne

- Allo Abby ? Je ne te dérange pas ?  ... pas trop bien là, tu as un peu de temps ? ... Voilà, j'ai rencontré quelqu'un et ...


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