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 [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease

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Mackenzie E. Buidhe


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MessageSujet: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Lun 28 Juil - 20:41

i've got a really bad disease

it's got me begging on my hands and knees, so take me to emergency, 'cause something seems to be missing.

Un peu plus d’un mois avait passé depuis que j’avais retrouvé David et deux mois s’étaient écoulés depuis que j’étais arrivée à Toronto. Je n’arrivais même pas à remarquer à quelle vitesse passait la vie, ici. Il y avait toujours quelque chose à faire dans cette ville immense, et je commençais à réellement bien me repérer. J’étais plutôt douée, et David n’avait même plus besoin de me dire par quelles lignes de métro passer pour me rendre où je voulais aller. Comme ça, j’étais plus autonome, et lui, il ne s’inquiétait plus pour moi. Ou moins, disons !

En réalité, il n’y avait pas beaucoup de choses qui avaient changé depuis que je m’étais installée chez David, hormis sa magnifique demande en mariage. Je n’avais jamais été aussi heureuse qu’à partir de ce moment-là, et j’avais l’impression que plus jamais je ne pourrais faire de crise. Pourquoi en ferais-je ? J’avais l’homme que j’aimais à mes côtés tous les jours, je le voyais matin et soir, et parfois même, il posait des jours de congé pour rester au lit avec moi. La vie me paraissait magnifique, beaucoup plus belle que durant les trois ans que nous venions de passer, et combien de fois lui aussi me disait qu’il était enfin heureux ? Il ne manquait qu’une chose : que tout ce qu’il s’était passé auparavant ne soit pas arrivé, que sa famille soit encore vivante et que nous soyons tous en Ecosse. Mais malheureusement, ça n’arriverait plus jamais, et il fallait avancer en sachant cela.

Ce matin-là, nous nous étions une fois de plus réveillés dans les bras l’un de l’autre, position que nous adoptions toujours pour dormir et qui nous paraissait tellement agréable qu’elle était devenue la seule façon pour nous de nous endormir. David avait de nouveau préparé le petit déjeuner, et pour une fois, j’étais d’excellente humeur. Ce jour-là, il devait travailler durant l’après-midi aux urgences et de fait, il voulait que l’on reste à l’appartement, rien que tous les deux, alors qu’en temps normal, j’aurais essayé de sortir, pour éventuellement trouver un boulot. Je détestais ne rien faire, et ici, personne ne connaissait ma mère, qui, en Europe, pouvait me donner des contacts pour les traductions. Quant à mon père, il disait qu’il ne pouvait pas faire grand-chose pour l’instant, au niveau du boulot, et je lui avais affirmé de nouveau que ce n’était pas grave, que je pourrais trouver par moi-même. Du moment que j’avais David, tout allait bien. Et peu importait, si David voulait que l’on reste ensemble à la maison ce matin-là, je n’allais pas rechigner, et je pourrais toujours chercher durant l’après-midi.

Nous avions traîné au lit durant une bonne heure après mon réveil – David étant toujours réveillé avant moi, et le petit-déjeuner prit une heure de plus. David partait travailler trois heures plus tard et nous étions désormais assis sur son canapé, devant la télé, sans trop savoir quoi faire. De plus, je sentais le regard de David sur moi, mais il le détournait à chaque fois que je le tournais la tête pour le regarder faire. Je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il se passait. S’il voulait me sauter dessus, il n’avait pas besoin d’attendre pour le faire. Mais je compris très vite qu’il y avait autre chose, et j’étais bien déterminée à savoir ce qu’il avait derrière la tête. En me retournant pour de bon vers lui et en abandonnant la télévision à son triste sort, j’entourai David de mes bras, en les calant sur sa taille et je posai mon menton sur son épaule pour le regarder et l’inciter à me dire ce qu’il pensait. Bien sûr, il refusa, prétextant que ce n’était rien une première fois, une deuxième fois, puis une troisième. Je le lâchai à ce moment-là, un peu déçue qu’il ne me dise pas à quoi il pensait. J’avais fait des efforts durant tout ce dernier mois pour ne rien lui cacher, rien du tout, et il était en train de faire tout le contraire, à ce moment précis. En boudant un peu, j’essayais de m’intéresser de nouveau à ce qu’on regardait à la télévision, sans succès. De plus, je sentis de nouveau son regard brûlant sur moi et je crus que j’allais le frapper pour qu’il me dise ce qu’il voulait me dire.

« Bon, David, accouche ! Y a quelque chose, je le vois bien, maintenant dis-moi ce que tu penses ! »

Evidemment, j’avais lâché l’affaire pour trouver la réponse de façon gentille et mon ton dur n’était plus du tout amusé par la situation. S’il avait quelque chose à me dire, qu’il le fasse, parce que ça me faisait paniquer rapidement ces trucs-là… et il le savait parfaitement bien, surtout depuis le mois dernier ! Je n’avais jamais aimé les cachotteries, ni les surprises, et surtout quand ça semblait me concerner…

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David McCoy


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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Mar 29 Juil - 23:05

i've got a really bad disease feat Mac' Buidhe
Trente-huitième jour depuis que Mac’ m’avait été rendue. Trente-huit jour depuis que notre relation avait repris après ces trois, presque quatre, affreuses années. Mon bonheur ne pouvait être plus fort et je l’avais même demandé en mariage. Bien sûr, à peine ensemble que les ennuis nous avaient rattrapé et c’était impuissant que j’avais appris pour ses crises… Parfois, il m’arrivait de m’en vouloir à mort quand je savais qu’elle ne me voyait pas car c’était de ma faute, si elle faisait des crises d’angoisses. La peur de me perdre à tout jamais, l’absence, tout avait déclenché cette réaction sans qu’elle ne puisse rien y faire. Et maintenant je ramassais les pots cassés, prenant soin d’elle comme la prunelle de mes yeux.

Au fil des jours qui passèrent, une routine s’installa entre nous deux après que l’on emménagea ensemble et que je lui fis ma demande. Je repris le travail plus régulièrement, n’oubliant bien sûr pas de prendre des jours de congés ci et là pour les passer avec elle et souvent, en rentrant du travail quand j’étais du matin, c’était moi qui allais faire les courses, laissant le temps à Mackenzie d’encore se familiariser avec la ville de Toronto.
En parlant de courses, j’avais remarqué ces deux dernières semaines que, même si j’étais un homme et que je pouvais être oublieux sur certaines choses, je n’avais pas pu m’empêcher de remarquer que sur les choses que j’achetais, jamais je n’avais du mettre dans mon panier quelques chose qui ressemblerait à des serviettes ou des tampons, et maintenant, alors que cela faisait plus d’un mois, je commençais à m’inquiéter.
Le comportement de Mac’ n’avait pas du tout changé et rien n’indiquait qu’elle soit en train de me cacher quelque chose. S’était-elle-même rendu compte qu’elle avait du retard ? Car avant que l’on ne se sépare, elle était réglée aussi parfaitement qu’une horloge suisse et son cycle était si régulier que j’arrivais moi-même à le suivre. Mais ça m’étonnait fort que ça ait changé en trois ans ! Pourquoi ça aurait changé après tout ?

Ce matin, j’avais quelques heures avant de partir au boulot et comme d’habitude, je voulais profiter à fond de ma fiancée malgré le fait que depuis quelques jours maintenant, mes pensées ne cessaient de tourner autour des règles de Mac’. Si elle ne les avait pas, c’était qu’elle était enceinte après tout, n’est-ce pas ? C’était à prévoir au final, nous n’avions pas été regardants, nous n’avions pas utilisé de protections et je n’avais pas vu de plaquette de pilules traîner dans la salle de bain, donc pas de contraceptifs ! Ça ne pouvait être que ça et malheureusement je ne savais pas comment amener le sujet sur le tapis.
De plus, une idée horrible s’était sournoisement glissée dans mon esprit et depuis que j’y avais pensé, je n’avais plus pu me la sortir de la tête. Elle avait couché avec ce Douglas seulement quelques temps avant que l’on ne se revoit. Et s’ils n’avaient pas mis de préservatif ?! Et si par je ne savais quel horreur ils n’avaient pas fait attention ?! Après tout, je n’avais pas les détails, et ils auraient pu être ronds comme des trous ou alors ce connard aurait pu oublier d’avoir un préservatif sur lui, ça serait bien notre veine tiens !

Alors qu’une nouvelle fois, j’essayais de me contenir et de remettre de l’ordre dans mes pensées, je ne pouvais m’empêcher de lancer des coups d’œil inquiet à Mackenzie, me retrouvant parfois à fixer son ventre plus qu’il ne le fallait, malgré le fait que je sache que je n’y verrais rien. Au pire cela ne ferait pas plus de 5 semaines qu’elle était enceinte, bien sûr qu’il n’y aurait rien à voir… Stupide docteur.
Nous étions tous les deux sur le canapé en train de regarder la télévision quand après un de mes nombreux regards, je me fis finalement prendre comme un débutant. Je restai cependant calme, gardant la tête la plus innocente possible. En deux trois mouvements, Mackenzie se désintéressa de ce que nous regardions et elle vint me prendre dans ses bras avant de plonger ses yeux dans les miens, me demandant d’une petite voix ce à quoi je pensais. Je réfutai qu’il y avait quelque chose, ne voulant pas parler de cela de suite. Il me fallait un temps de réflexion avant ! Je ne pouvais juste pas en parler comme ça, j’allais dire n’importe quoi me connaissant !
Quand elle ne parvint à rien, elle se détourna de moi cette fois-ci pour se replonger dans l’émission et je soupirai intérieurement de soulagement, pas pour autant rassuré. Il faudrait qu’on en parle, c’était important. Mais avec cette histoire avec Douglas, j’avais peur de m’emporter et il me fallait réussir à contrôler mes pensées avant qu’on en parle, c’était primordial !

En se retournant brusquement, je compris que je fixai à nouveau Mac’ sans le vouloir et cette fois-ci, elle ne parut pas satisfaite de mes excuses, alors que je lui assurais qu’il n’y avait rien.

« Bon, David, accouche ! Y a quelque chose, je le vois bien, maintenant dis-moi ce que tu penses ! »

Je grimaçai en entendant son ton plutôt sec. Elle n’avait pas envie de jouer et j’avais sûrement déjà épuisé sa patience sans m’en rendre compte. Ca faisait combien de temps que je la fixais, anxieux ? Et surtout, combien de temps depuis qu’elle avait remarqué que j’étais plus souvent dans la lune en fronçant des sourcils ?

« Non… Mais… Qu’est-ce qu’il te fait dire qu’il y a quelque chose ? Ce n’est pas parce que je suis dans la lune qu’il y a quelque chose. Pour preuve, quand je repense à nous deux dans des positions pas très catholiques je suis dans la lune et ce n’est pas forcément le quelque chose que tu penses. Non, non, du tout. Et… »

Je m’arrêtai, alors qu’elle me regardait maintenant les bras croisés, attendant patiemment que j’arrête de déblatérer quelque chose qui n’avait pas de sens. Bon. Grillé.

« J’ai recommencé, c’est ça… ? »

Gardant le silence, elle hocha la tête, lentement, en gardant une expression courroucée sur le visage, comme quand à chaque fois qu’elle attendait que je lui rende des comptes…

« Eeeeeh bien. Mackenzie est-ce que tu es enceinte ?! Parce que tu vois tu n’as pas eu tes règles et que tu n’es jamais en retard et qu’on ne s’est pas protégé et qu’on a quand même été actif de ce côté et puis merde il y a aussi le détective ? T’as pensé à tout ça ? Et si le père c’était lui ?! Je ne me le pardonnerais jamais. Pas que tu sois obligé d’avorter bien sûr, et même si c’est le mien, il est hors de question que tu ne sois pas celle qui décidera. Et puis est-ce que je serais vraiment un bon père ? Je veux bien fonder une famille avec toi mais nous n’avons même pas la maison adéquate ! Je veux que tu sois dans les meilleures conditions possibles pour qu’on élève le bébé et puis que vont dire tes… »

Je m’interrompis, à bout de souffle alors que Mackenzie avait posé ses deux mains sur ma bouche pour me faire taire alors que je commençais à m’agiter sérieusement sur le canapé où nous étions encore tous les deux. J’avais déblatéré tout ce que j’avais en tête à une vitesse vertigineuse, ne prenant même pas la peine d’articuler ou de lui en placer une, alors que plusieurs fois je l’avais vu ouvrir la bouche pour tenter d’en placer une.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Mer 30 Juil - 11:38

i've got a really bad disease

it's got me begging on my hands and knees, so take me to emergency, 'cause something seems to be missing.

La tête que m’accorda David suite à mon ordre ne me dit rien qui vaille. Il se passait quelque chose dans sa tête, quelque chose qui me concernait, ou qui nous concernait tous les deux, et quelque chose qui n’allait pas me plaire. Quoi ? Il ne voulait plus se marier, peut-être ? Ou alors il pensait avoir fait une bêtise en se mettant de nouveau avec moi ? S’il me disait que j’avais fait tout ce chemin pour rien, je serais capable de le tuer de mes mains, sûrement. Mais pourquoi ce serait ça ? Non, il était heureux, il me le disait tous les jours. Il y avait donc autre chose, et j’étais bien déterminée à le découvrir. Tant pis si je n’aimais pas ça. Mais tant qu’il ne me disait pas qu’il me quittait, tout irait bien. A la pensée que ça puisse arriver, mon cœur loupa un battement, mais mon cerveau para alors en se rappelant de la demande en mariage qu’il m’avait faite. Jamais il ne reviendrait sur sa décision.

« Non… Mais… Qu’est-ce qu’il te fait dire qu’il y a quelque chose ? Ce n’est pas parce que je suis dans la lune qu’il y a quelque chose. Pour preuve, quand je repense à nous deux dans des positions pas très catholiques je suis dans la lune et ce n’est pas forcément le quelque chose que tu penses. Non, non, du tout. Et… »

En soufflant pour cacher ma colère qui montait petit à petit, je croisai les bras en le regardant. Si je n’avais pas été si effrayée par la situation, j’aurais pu en rire, parce que c’était quelque chose de courant pour David de s’emmêler les pinceaux quand il parlait. Parfois même, j’aimerais être une petite souris pour l’observer pendant qu’il travaillait et qu’il était gêné par des patients. Ça devait être une situation magique et ça me donnerait des moyens de pression incommensurables. Or, c’était impossible. Et cette fois-ci, ce n’était pas drôle. Pas drôle du tout ! Alors qu’il me demandait s’il avait recommencé à dire n’importe quoi pour tenter de s’en sortir, je ne pus que hocher la tête, sourcils froncés et lèvres pincées.

« Eeeeeh bien. Mackenzie est-ce que tu es enceinte ?! Parce que tu vois tu n’as pas eu tes règles et que tu n’es jamais en retard et qu’on ne s’est pas protégé et qu’on a quand même été actif de ce côté et puis merde il y a aussi le détective ? T’as pensé à tout ça ? Et si le père c’était lui ?! Je ne me le pardonnerais jamais. Pas que tu sois obligé d’avorter bien sûr, et même si c’est le mien, il est hors de question que tu ne sois pas celle qui décidera. Et puis est-ce que je serais vraiment un bon père ? Je veux bien fonder une famille avec toi mais nous n’avons même pas la maison adéquate ! Je veux que tu sois dans les meilleures conditions possibles pour qu’on élève le bébé et puis que vont dire tes… »

Abasourdie et complètement perturbée par les mots de David, que je peinais presque à comprendre vu la vitesse à laquelle il parlait, je m’empressai de lui cacher la bouche de mes deux mains avant qu’il ne poursuive sur la piste de mes parents. Je ne voulais pas entendre parler de bébé et de mes parents juste après. J’avais essayé de parler, d’interrompre David pour qu’il cesse tout de suite de s’inquiéter, mais une fois lancé, il ne s’arrêtait plus, passant par toutes les théories possibles et inimaginables. Il me faisait presque peur, et soudain, je me rendis compte qu’il restait des choses que je ne lui avais pas dit.

Je relâchai sa bouche et m’écartai de lui sur le canapé, en me prenant la tête entre les mains. Il dut croire que c’était parce que je paniquais, parce que je croyais que j’étais enceinte, comme lui le pensait, mais ce n’était pas du tout ça. C’était pire. Et il m’en voudrait à mort. Comment j’avais pu tout bonnement oublier de lui en parler ? Toute à mon bonheur de l’avoir retrouvé, puis accaparée par les crises et aussi par la demande en mariage, je n’y avais pas pensé. Jusqu’à aujourd’hui, et finalement, en y repensant… j’aurais préféré ne jamais m’en souvenir. Alors qu’il allait me demander si je me sentais bien, je me relevais en faisant les cent pas dans la pièce. Evidemment que tout n’allait pas redevenir normal, juste parce que David était là. J’aurais dû m’en douter. J’aurais dû m’en souvenir et aller voir un médecin, comme son titulaire en Ecosse me l’avait dit. Il était encore temps pour ça, mais j’aurais dû le faire sans en parler à David, parce que là, c’était lui qui allait paniquer.

« Oh mon Dieu, comment te dire ça… ? »

Même si je me parlais plus à moi-même qu’à David, je sentis la tension augmenter d’un cran dans la pièce, et sans même le regarder, je compris qu’il était en train de s’inquiéter de plus en plus. En me mordant les lèvres, je tentai de trouver les mots justes, en repensant aux derniers mois. On m’avait dit que c’était normal, que ça reviendrait. J’attendais toujours…

« David, je… »

Non, décidément, ça ne voulait pas sortir. Les mots restaient coincés dans ma gorge, et bien sûr, c’en fut trop pour David, qui se leva à son tour et qui vint m’arrêter dans ma parade des cent pas. Je ne le laissai pas faire, peu désireuse de voir son regard anxieux. J’étais assez inquiète moi-même, et j’aurais préféré ne jamais avoir à en discuter avec lui. Il était médecin, il avait l’habitude. Mais je n’aimais pas être sa patiente, quand il s’agissait de choses graves et vraiment importantes. Tentant de garder mon calme, je le pris par le bras et l’emmenai de nouveau vers le canapé, où je m’assis à côté de lui. Et pour la première fois depuis que je m’étais relevée, je le regardai dans les yeux.

Il était plus qu’inquiet, il était paniqué. Il pensait encore à cette histoire de bébé. Je n’étais pas enceinte. Et comment je pouvais le savoir ? Tout bonnement parce que c’était impossible : je n’avais pas eu mes règles depuis.. au moins un an et demi. Mais ça, David n’arriverait pas à le comprendre sans que je lui raconte toute l’histoire. Peut-être que je n’étais pas obligée de tout lui dire. Peut-être qu’il pourrait vouloir simplement me donner des médicaments pour que ça revienne. Je savais que c’était possible… il n’aurait qu’à faire ça, sans me poser de questions. Mais c’était mal connaître David de penser qu’il ferait ça !

« Je ne suis pas enceinte. Ni de toi, ni de Douglas. »

Je pris ses mains dans les miennes et le regardai froncer les sourcils, sans comprendre. Evidemment qu’il ne comprenait pas, comment le pourrait-il ? C’était incompréhensible comme histoire. Il me pressa à tout lui dire, et je baissai les yeux, honteuse et inquiète à mon tour.

« Je n’ai pas eu mes règles depuis un an et demi… Voilà pourquoi… »

A côté de moi, David eut une réaction que je n’attendais pas franchement. Il sursauta, comme s’il s’était brûlé en me touchant, et son instinct de médecin reprit le dessus, puisque je vis directement son regard passer de haut en bas sur moi, cherchant déjà des signes. Je n’avais pas envie de tout raconter, c’était hors de question. Il pouvait faire ce qu’il voulait de moi, mais je n’étais pas capable de tout lui dire. Qu’il m’emmène à l’hôpital n’y changerait rien, qu’il fasse tous les tests du monde serait peut-être suffisant pour qu’il comprenne, mais je ne voulais pas lui raconter ce qu’il s’était passé pour que mes règles disparaissent de cette façon. J’avais honte, et je ne voulais pas en parler. Pourquoi avait-il fallu qu’il me demande tout cela ce matin-là ? Pourquoi ?

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Mer 30 Juil - 22:09

i've got a really bad disease feat Mac' Buidhe
Quand elle comprit que je m’étais enfin tu pour de bon, Mackenzie me relâcha, bouleversée. Alors c’était ça ? J’avais raison ?! Et le fait qu’elle s’écarte de moi et qu’elle se prenne ainsi la tête entre les mains confirmait mes suspicions. J’allais être papa ?! Ohmondieu j’allais être papa.
Pour ce qui était de comment je réagissais, je supposais, j’espérais même, que c’était une réaction plus que normale pour un futur père pour la première car à ce moment même, je paniquais, ni plus, ni moins. Et à mes côtés, Mac’ n’en menait pas plus large puisqu’elle n’avait pas bougé et je pouvais même entendre sa respiration plus forte qu’à la normale. Je me demandai d’ailleurs si c’était normale où si ça pouvait être par hasard une crise et je m’avançai pour poser ma main sur son bras. Sauf que tel un ressort, elle se leva avant que je ne l’atteigne et elle commença à faire les cents pas dans la pièce. Mais qu’est-ce qui lui arrivait ? Et ce qu’elle murmura presque pour elle-même me mit la puce à l’oreille et je recommençai à m’inquiéter, encore plus qu’avant.


« Oh mon Dieu, comment te dire ça… ? »

Me dire quoi ?! Ce n’est pas le mien c’est ça ?! Ou alors il est difformé ? Non, David calme-toi, comment elle pourrait savoir un truc pareil ? L’instinct maternel crétin ! Mais non non non ça ne peut pas être ça. Alors ce n’est vraiment pas le mien ?! C’était celui de Douglas ?! Si je le choppais je lui donnerais un avant goût de la paternité ! Mais non ce n’était certainement pas ça, elle n’aurait jamais pu faire la connerie de ne pas mettre de protection avec un homme qu’elle ne connaissait pas… Comme elle n’aurait jamais couché avec un inconnu tout court… Rha !

« David, je… »

La voix de Mac’ le sortir de sa joute verbale interne et je me levai à mon tour pour la stopper dans sa ronde, inquiet qu’elle ne réussisse apparemment pas à sortir ce qu’elle voulait me dire, mais elle m’évita, fuyant mon regard. Quelque chose n’allait pas. Vraiment pas. Inspirant d’un coup, Mackenzie prit mon bras et m’entraina à sa suite sur le canapé une nouvelle fois et elle me regarda enfin dans les yeux. Mais qu’est-ce qu’il se passait bon sang ?!

« Je ne suis pas enceinte. Ni de toi, ni de Douglas. »

… Pas… Enceinte ? Quoi ? Mais comment elle peut en être si certaine ? Ca faisait depuis plus de cinq semaines que rien. Ca ne pouvait être que ça ! Je ne voyais pas d’autres alternatives. Quand mes sourcils se froncèrent, elle me regarda, peinée, et je ne pus m’empêcher de la presser de tout me dire. Il fallait que je sache. J’en avais besoin au plus profond de moi à cet instant ! Ce qu’elle ne tarda pas à faire, presque… honteuse ?

« Je n’ai pas eu mes règles depuis un an et demi… Voilà pourquoi… »

Mon sursaut me surprit tout autant qu’elle mais je ne parvins pas à m’en empêcher. Un an et demi ?! Elle se moquait de moi ? Ce n’était pas possible, non, non, juste, dites-moi que c’était une mauvaise blague… Un an et demi ?! Mais et personne n’avait pu faire quelque chose pour elle ?! Tout le monde, et je disais bien tout le monde, en Ecosse qui nous connaissait savait à quel point Mac’ voulait des enfants plus tard. Pourquoi personne ne lui avait refilé quelque chose pour que son cycle reprenne ? Et d’ailleurs, pourquoi nom de Dieu son cycle s’était interrompu ?! C’était quoi ce putain de bordel ?!
Sans que je puisse m’en empêcher, je me mis alors à observer anxieusement le ventre de Mac’, passant en revu dans ma tête absolument tous les cas qui auraient pu mener à une infertilité, et bien sûr, les crises d’angoisses n’en faisait pas parties. Pourquoi elle ? Pourquoi nous ? Qu’est-ce qu’on avait fait ?! On ne voulait que construire une famille, être heureux à deux, et tout ceci ne contribuait certainement pas à notre bonheur !
Alors que je n’avais pas remarqué que j’avais retenu mon souffle, je me relâchai, respirant à nouveau. Ca ne servait à rien de tomber dans les pommes car je manquais d’air maintenant.

« Et McDonald ne t’a pas conseillé de gynécologue ? Ils n’ont pas réussi à relancer ton cycle ? C’est pas vrai, un an et demi ?! Comment on peut laisser trainer un truc aussi longtemps ! Si je me rends compte qu’un traitement de 2 semaines aurait suffit à l’époque mais que maintenant il y a des dommages irréversibles, je… Rha ! »

Sous la frustration je m’arrachai les cheveux, me passant les mains sur le visage pour me le frotter énergiquement, comme si ça allait me réveiller d’un mauvais rêve. Ca ne pouvait être que ça. Un mauvais rêve. Son rêve d’avoir un enfant, notre rêve de fonder une famille, envolé ? Non ça ne pouvait pas. Je ne laisserais pas ça arriver. Hors de question.
Quand je relevai les yeux vers Mac’, je vis son expression décomposée. Comme d’hab’, j’avais ouvert ma grande bouche et elle avait sûrement pâli en entendant les mots « dommages irréversibles ». Mais quel idiot ! Si ça se trouvait ce n’était rien. Et je l’espérais. Et je lui prouverais.

« Mon cœur, il faut que tu t’habilles, je t’emmène avec moi au travail, affirmais-je en me levant. »

Sans plus attendre, je fonçai dans la salle de bain pour m’habiller le plus rapidement possible et ainsi lui laisser la salle de bain à son tour. Il n’était même pas dix heures et je ne commençais pas avant trois bonnes heures. Mais faire des heures supplémentaires ne m’avait jamais effrayé, surtout si c’était pour Mackenzie.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Mer 30 Juil - 22:53

i've got a really bad disease

it's got me begging on my hands and knees, so take me to emergency, 'cause something seems to be missing.

Evidemment, je ne m’attendais pas à ce que David saute de joie. J’avais bien compris qu’il aurait préféré que je lui explique que j’étais enceinte de lui, ou quelque chose du genre, et comme ça aurait mieux… Si j’avais pu, je l’aurais été depuis longtemps, enceinte, et il le savait. Et toute à mes souvenirs de ces trois années d’enfer, je n’arrivais même pas à me réjouir du fait qu’il aurait été heureux de devenir papa. A l’heure actuelle, cependant, c’était impossible. Tant que je ne voyais pas un médecin, je ne pourrais pas tomber enceinte, mais ça allait être réglé, je n’en doutais pas. Désormais, David était au courant, et il allait forcément m’obliger à faire quelque chose.

En lui jetant un coup d’œil, je vis qu’il était totalement bloqué, comme perdu dans ses pensées, et je devinai qu’il avalait la pilule avec difficulté. J’aurais pu lui mentir, lui dire que j’avais simplement été un peu déréglée à cause de mes crises et tout ça… mais je n’en avais pas eu le cœur. Il m’avait prise au dépourvue et puis, il était lui-même médecin, comment pourrais-je lui mentir sur ma propre santé ? Il avait toujours mis un point d’honneur à faire en sorte que je sois bien avec lui. Toujours. Et encore plus, dernièrement. Il allait continuer, bien sûr. Mais il allait encore m’en vouloir de ne lui avoir rien dit, alors que j’étais pratiquement sûre que ce n’était pas grand-chose. On m’avait bien précisé de prendre un traitement hormonal, une fois que tout serait réglé… sauf que rien ne s’était réglé très rapidement, et en arrivant ici, j’avais oublié. Parfois même j’étais contente de ne plus avoir mes règles, après tout, ce n’était jamais agréable de les avoir. Mais là… j’aurais aimé me dire qu’elles étaient là. Ça m’aurait épargné le regard de chien battu que David me lança.

« Et McDonald ne t’a pas conseillé de gynécologue ? Ils n’ont pas réussi à relancer ton cycle ? C’est pas vrai, un an et demi ?! Comment on peut laisser trainer un truc aussi longtemps ! Si je me rends compte qu’un traitement de 2 semaines aurait suffit à l’époque mais que maintenant il y a des dommages irréversibles, je… Rha ! »

Des… dommages irréversibles ? Cette fois, ce fut à mon tour d’être complètement bloquée par ce qu’il venait de me dire. Personne à l’époque ne m’avait parlé de « dommages irréversibles » de quelque genre qu’ils soient. A présent, sortant de la bouche de David, ça me paraissait beaucoup plus réel, et j’eus peur, un instant, qu’il ne soit déjà trop tard. Mais le docteur McDonald était quelqu’un de bien, et il n’aurait jamais menti. Il me disait toujours la vérité, fervent partisan du fait qu’un patient ne se sentirait pas mieux parce qu’on lui mentirait. Je l’avais toujours admiré pour ça… et maintenant, j’avais l’impression d’avoir été trahie.

A côté de moi, David semblait au bord de la crise de nerfs, et je compris qu’il réfléchissait à tout ce qu’il avait pu se passer dans mon corps. Pour lui, tout devait sembler si étrange, si lointain… quand il était parti en me croyant morte, je n’avais alors jamais eu aucun problèmes de santé. Le soir même, après l’avoir cherché partout, j’avais fait ma première crise. Et tout s’était enchaîné très vite. Je préférai ne pas penser à la suite. Je faisais en sorte de ranger mes soucis de santé dans un tiroir de mon esprit, bien fermé à double tour. Je n’avais aucune envie de l’ouvrir. C’était fini maintenant. Fini.

« Mon cœur, il faut que tu t’habilles, je t’emmène avec moi au travail »

Il ne me laissa même pas le temps de le regarder ou de parler, et il fila dans la salle de bains en s’enfermant à double tour. Je soufflai, en relâchant la pression. Je ne pensais pas qu’il serait aussi calme. Je pensais qu’il allait s’énerver, me crier dessus encore, mais là, c’était comme s’il était prêt à retourner en Ecosse juste pour en coller une à son ancien titulaire. En tremblant, je pris ma tête dans mes mains de nouveau, et serrai les dents pour ne pas pleurer. Des dommages irréversibles ?! Et s’il avait raison ? Il pouvait se tromper, certes, parce qu’il ne savait pas du tout ce qu’il en était, mais … moi j’en savais plus que lui, sur ce coup-là, et l’idée qu’il puisse avoir raison me traversait de parts en parts, me laissant complètement hagarde.

Lorsqu’il sortit de la salle de bains, je tentai de me lever, mais mes jambes me portèrent difficilement. Néanmoins, je ne voulus pas qu’il m’aide, et je pus m’enfermer dans la salle de bains à mon tour. En voyant mon reflet dans le miroir, je compris pourquoi. J’étais toute blanche, mais c’était ses mots qui m’avaient rendue comme ça. Avant, je ne m’inquiétais pas. Je m’en fichais presque. Et là, il avait émis l’hypothèse selon laquelle je pourrais éventuellement ne plus jamais pouvoir avoir d’enfants, et ça me terrifiait. C’était tout ce que j’avais toujours voulu, avec mes propres enfants, ceux qui me ressembleraient, et qui ressembleraient à David. Je n’avais jamais voulu adopter, je voulais les miens. Et là, ça semblait compromis, selon lui.

Impatient, je l’entendis frapper doucement à la porte en me demandant si j’avais fini. En réalité, j’étais toujours en soutien-gorge et je regardai mon ventre, en me demandant ce qu’il avait bien pu se passer là-dedans. Enfin, je le savais. Tout avait complètement débloqué là-dedans, en raison de mes crises, de mes angoisses, de mon stress, de mes alitements réguliers et de plein d’autres raisons plus obscures. Sans vouloir creuser tout au fond par peur de réveiller en moi des démons que je ne voulais pas affronter maintenant – mais que, je le savais, je devrais affronter très peu de temps après, parce que David voudrait tout savoir – je savais déjà que tout cela avait été suffisant. Mais on m’avait affirmé plus d’une fois que tout irait bien et que je pourrais redevenir normale. Or… David pensait que ce ne serait pas le cas. Il frappa de nouveau à la porte, en s’inquiétant un peu, et je m’empressai d’enfiler un t-shirt avant d’ouvrir la porte pour qu’on parte. Je ne pensais pas revenir à l’hôpital en étant patiente… vraiment pas.

Alors qu’il me faisait sortir de l’immeuble, l’air passablement énervé, toujours pas contre moi mais contre les médecins, là-bas en Ecosse, je contrôlai néanmoins mon inquiétude, et tentai de nouer un dialogue pour le rassurer lui aussi.

« Le docteur McDonald m’a dit qu’avec un traitement, des hormones et tout ça, je pourrais avoir mes règles de nouveau ! »

Un regard vers moi, et je vis dans ses yeux que David n’en croyait pas un mot. Pourtant, il essaya de se convaincre lui-même que peut-être, son ancien supérieur avait raison. Pourquoi il ne voulait pas y croire, hein ? Il fallait toujours qu’il voit le pire partout, lui ! Surtout quand ça concernait ma santé. C’était lourd, à la fin, et surtout, il me faisait peut-être peur pour rien ! Je n’avais qu’à le faire ce traitement, et puis comme ça, tout redeviendrait normal enfin ! Je n’avais pas besoin d’aller à l’hôpital !! De toutes façons, ça ne devait pas être quelque chose de grave ! On me l’aurait dit, sinon.

Le chauffeur de taxi – que David avait pris le temps de commander pendant que j’étais dans la salle de bains – grillant à peu près toutes les priorités qui séparaient notre appartement de l’hôpital et roulant bien au-dessus de la limite de vitesse autorisée, se moquant des potentiels flics qu’il pourrait y avoir dans les rues pour nous arrêter, nous arrivâmes sur le parking de l’hôpital une dizaine de minutes plus tard. David paya le taxi, pendant que j’essayais de respirer normalement. Mes jambes me portaient un peu mieux, et malgré le voyage chaotique que nous venions de passer, je me sentais mieux avec un peu d’air frais. Je pris la main que David me tendait, et il me fit presque courir dans les couloirs de l’hôpital, jusque dans le service de gynécologie, à cause de la maternité. Passer devant les couloirs de ce dernier me fit frissonner, alors que j’aurais franchement préféré y passer plus de temps, dans une autre situation. Essoufflée, j’avais peine à suivre mon fiancé, qui lui semblait dans son élément, et en plus, débordant d’une énergie que je ne lui connaissais pas vraiment. Il prenait tout ça beaucoup trop au sérieux pour que je reste calme…

« Qu’est-ce que tu vas me faire, David ? Bon sang, arrête de courir, je t’en prie ! »

Visiblement, il m’écouta… ou alors était-ce parce que nous venions d’arriver dans le service et qu’il allait pouvoir faire quelque chose ! Mais en aucun cas je ne voulais qu’il fouille là-dedans pour vérifier par lui-même ce qu’il se passait ! Quoi qu’il veuille faire, c’était hors de question…

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Jeu 31 Juil - 0:18

i've got a really bad disease feat Mac' Buidhe
Rapidement, je fus habillé et complètement prêt à partir pour aller à l’hôpital. Il ne manquait que Mac’. Mac’ qui d’ailleurs paraissait complètement déprimée quand je la vis se lever pour prendre la salle de bain à son tour et je me mordis les lèvres, culpabilisant. Pourquoi j’étais allé dire ça ?! Il y avait peu de chance qu’une infertilité passagère se détériore de la sorte et que ça devienne complètement irréversible. Et si vraiment il n’y avait rien à faire, c’est que dès le départ c’était peine perdue.
Plutôt que de m’apitoyer et de commencer à être défaitiste, je fis autre chose, commençant par appeler un taxi. Il était hors de question que l’on prenne le métro aujourd’hui, ça serait trop loin, et j’avais ce besoin irrépressible de savoir ce qu’il se passait. Je détestais ne pas savoir. Surtout pas quand cela nous concernait d’aussi près.

Au bout de plusieurs longues minutes, je trouvai le temps long et je vins donc toquer à la porte de la salle de bain pour savoir si elle avait terminé. Quand elle ne répondit pas, je frappai alors une nouvelle fois et enfin, elle ouvrit la porte, apparaissant prête. Nous prîmes alors la direction du taxi, qui nous attendait sûrement déjà devant l’immeuble.

« Le docteur McDonald m’a dit qu’avec un traitement, des hormones et tout ça, je pourrais avoir mes règles de nouveau ! »

Peut-être que mon ancien titulaire avait dit ça, oui, mais ce que je ne comprenais pas, c’est pourquoi il ne lui avait pas donné dans la minute ! C’était un traitement nom de Dieu, on ne se disait pas comme ça sans répercutions « Tiens je vais attendre plus d’un an avant de la soigner ! » et je priais de toute mon âme que ce soit assez mineur pour qu’en effet, il n’y ait pas eu de répercutions. De toute façon, je le saurai rapidement, deux ou trois examens m’apprendront si oui ou non c’est seulement hormonal ou s’il y avait autre chose.

Rapidement, trop rapidement peut-être, nous arrivâmes à destination et je remerciai promptement le chauffeur en le payant puis je me tournai vers Mac’ pour prendre sa main et la mener avec moi dans les dédales de l’hôpital. Cela faisait seulement deux mois que je travaillais ici mais je m’y sentais déjà comme un poisson dans l’eau. Cela ne fut donc pas difficile pour moi de trouver le chemin du service qui m’intéressait : le service de gynécologie.

« Qu’est-ce que tu vas me faire, David ? Bon sang, arrête de courir, je t’en prie ! »

Je m’arrêtai, l’écoutant, pour lui laisser le temps de reprendre son souffle. J’y avais été peut-être trop fort et il fallait que je me contrôle désormais. Je m’étais laissé dominé par mes angoisses actuelles mais je devais me reprendre, c’était impératif.
Me recomposant, nous arrivâmes plus calmement à l’accueil du service où les secrétaires travaillaient et je me tournai vers Mackenzie.

« Moi ? Rien, je suis pas gynéco. Mais j’ai quelques contacts. »

N’attendant pas plus, je m’appuyai sur le comptoir pour attirer l’attention des deux secrétaires et quand ce fut fait, je leurs adressai mon plus beau sourire façon Colgate. Ca marchait toujours.

« Bonjour Mesdames. J’aimerais parler avec le Docteur Roy s’il vous plait. Dites-lui que c’est le Docteur McCoy qui le demande, c’est plutôt urgent, mais s’il est occupé, ça peut attendre cinq minutes. Merci. »

J’espérais vraiment que Roy serait mon homme et qu’il accepterait de s’occuper de Mac’ pour moi. Je ne travaillais que depuis deux mois ici donc mais j’avais déjà été remarqué par mes nombreux collègues comme étant un workaholic et il m’arrivait parfois de rendre service, ici et là. Mon jeune âge forçait également le respect et j’en jouais, ce qui avait facilité mon intégration. D’ailleurs, je commençais déjà tellement bien à être intégré que ça ne m’étonnerait pas que d’ici quelques mois, la nouvelle de mon embauche ici parvienne aux oreilles de mes anciens camarades et professeurs.
Alors qu’une des secrétaires appela Roy, le combiné contre l’oreille et me lançant des yeux doux, je souris faussement avant de me tourner vers Mac’ et de lever les yeux au ciel avec un sourire moqueur. De savoir que la plupart de la gente féminine de cet établissement était sous mon charme et que j’en jouais pour obtenir certaines choses sans efforts n’allait sûrement pas lui plaire mais bon, en attendant elles faisaient ce que je leurs demandais.
Au bout de quelques instants, la fille m’appela et m’annonçant qu’il arrivait et je la remerciai, souriant à nouveau avant de me décoller du comptoir pour revenir vers Mac’.

« C’est un bon gynécologue et sa réputation le précède. S’il veut bien te voir aujourd’hui, avant la fin de la journée nous saurons ce qu’il y a et avec un peu de chances tu commenceras ton traitement. »

Me détendant enfin, l’environnement jouait beaucoup, je me rapprochai de Mackenzie et je posai mes mains sur ses hanches.

« Désolé pour toute à l’heure... Je sais à quel point ça doit te tuer, au fond de toi et… Je voulais pas te faire peur, tu le sai… »

Je fus interrompu par l’arrivée pas très discrète d’un homme d’une cinquantaine d’années que je devinai être le Docteur Roy et je souris, ravi qu’il ait répondu présent sans l’ombre d’une hésitation.

« Bonjour David ! Comment tu vas ? Je ne pensais pas te voir avant cet après-midi, que se passe-t-il ? J’ai cru comprendre que c’était urgent ? »

Les restes de mon internat m’empêchaient d’être aussi familier avec mes collègues et j’avais gardé la mauvaise habitude de les appeler par leurs titres alors que vraiment, il n’y avait pas de quoi.

« Bonjour Roy, en fait je viens d’apprendre que ma fiancée ici présente n’avait pas eu ses règle depuis à peu près dix-huit mois sans que rien n’ait été fait. J’aimerais que vous l’auscultiez pour moi, ce n’est pas normal et j’ai peur que ça ne soit pas le petit truc bénin qu’il pensait que c’était à l’époque. Peut-être que je réagis de façon disproportionné mais ça me rassurerait si vous vous en chargiez vous-même… »

Sans hésiter, il accepta et je pus souffler de soulagement. Je n’aurais qu’à aller travailler pendant qu’elle était avec lui, le temps passerait plus vite et je serais occupé, plutôt que de tourner en rond. A moins qu’elle ne veuille bien que je l’accompagne mais j’en doutais fortement…
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Jeu 31 Juil - 17:46

i've got a really bad disease

it's got me begging on my hands and knees, so take me to emergency, 'cause something seems to be missing.

Nous étions déjà dans le service de gynécologie lorsque David cessa enfin de s’agiter comme un fou. Je regrettais de plus en plus de lui avoir dit ce qu’il se passait. Enfin… il ne connaissait que la partie émergée de l’iceberg. J’en savais un peu plus que lui mais je ne pouvais rien contrôler. Et malheureusement, il n’allait pas me laisser contrôler quoi que ce soit désormais.

« Moi ? Rien, je suis pas gynéco. Mais j’ai quelques contacts. »

Alors qu’il se retournait pour appeler un médecin, je faillis me mettre à pleurer comme une petite fille. Je détestais que l’on fasse tout pour moi, mais il fallait bien que je m’y attende… Je l’écoutai à peine lorsqu’il charma les secrétaires pour qu’elles appellent en urgence le gynécologue que David avait demandé, même si en temps normal, je l’aurais éborgné pour ça. Mais là, j’étais inquiète, un peu trop inquiète, et je ne parvenais pas à lui en vouloir de faire une chose pareille. Il me le paierait plus tard, quand nous serions tous les deux moins tendus.

Après quelques instants, il revint vers moi, l’air satisfait du médecin fier de lui sur le visage. Nous attendîmes l’arrivée du médecin juste devant l’entrée et David m’expliqua que le docteur en question était doué, et qu’il avait une bonne réputation et qu’il allait peut-être pouvoir me faire commencer un traitement avant la fin de la journée. A vrai dire, peu m’importait qui il appelait, j’allais quand même devoir écarter les jambes et me laisser enfoncer des trucs là où seul David avait l’autorisation d’aller en temps normal. Il ne pouvait pas avoir toutes les spécialisations possibles ? Histoire que je n’ai qu’un seul et même médecin et qu’en plus celui-ci soit mon futur mari ?!

Alors que David était en train de s’excuser pour ses réactions, que ce soit à la maison, dans le taxi ou bien même ici à l’hôpital, il fut interrompu par un homme plutôt âgé et il s’écarta rapidement de moi pour lui serrer la main. Instantanément, la chaleur qu’il apportait sur mes hanches en me tenant me quitta et je sentis que la suite allait me déplaire.

« Bonjour David ! Comment tu vas ? Je ne pensais pas te voir avant cet après-midi, que se passe-t-il ? J’ai cru comprendre que c’était urgent ?
- Bonjour Roy, en fait je viens d’apprendre que ma fiancée ici présente n’avait pas eu ses règle depuis à peu près dix-huit mois sans que rien n’ait été fait. J’aimerais que vous l’auscultiez pour moi, ce n’est pas normal et j’ai peur que ça ne soit pas le petit truc bénin qu’il pensait que c’était à l’époque. Peut-être que je réagis de façon disproportionné mais ça me rassurerait si vous vous en chargiez vous-même… »

J’assistais aux échanges entre les deux hommes en silence, en me tordant les doigts. J’avais l’impression d’être un morceau de viande, attendant d’être réparti dans les services. David parlait à ma place et ça ne me dérangeait pas le moins du monde, au contraire ! Dès que le gynéco accepta de m’ausculter en urgence, je me crispai, ne sachant pas si David allait venir avec moi ou non. Quitte à ce qu’on me regarde l’entrejambe, autant que David soit là pour en profiter, non ?! En me rapprochant de lui, je m’agrippai à sa main, en nouant mes doits aux siens, et en lui montrant bien mon désir de ne pas le lâcher. Cependant, le gynécologue était formel : pas d’accompagnants pendant la consultation en elle-même, et même pour le docteur McCoy il n’y aurait pas d’exceptions, et il devrait attendre en salle d’attente, comme tout le monde. Avec un soupir désespéré, je lâchai sa main et il m’embrassa sur le front avec ce qu’il voulait être un sourire rassurant. Pendant un instant, j’y crus dur comme fer et je faillis même me dire qu’il ne s’agissait qu’un contrôle de routine. Mais c’était loin d’être le cas, puisqu’il s’agissait clairement de me trouver une pathologie…

Dix minutes plus tard, allongée les deux jambes en l’air, écartées au possible dans une position très inconfortable, j’attendais que ce cher Roy commence son examen, en espérant qu’il en finisse au plus vite avec mes parties génitales. En enfilant des gants en latex, il me fit un sourire, lui aussi rassurant, et je faillis rire nerveusement. C’était une situation ridicule et j’avais toujours détesté les rendez-vous chez les gynécologues pour cette raison. Néanmoins, le comique possible de cette situation n’était rien comparé à l’angoisse que je ressentais.

« Alors Mackenzie… est-ce que vous avez des antécédents quelconques ? Des cancers dans votre famille ? Des troubles des cycles menstruels chez votre mère, éventuellement ? »

Secouant la tête à chaque question, je tentai de cacher mon trouble. Fallait-il que je lui parle des crises ? Oui, sans aucun doute !

« Je fais des crises d’angoisse depuis trois ans, si jamais ça aurait une quelconque incidence…
-Normalement pas aussi importante que ce que David vient de m’expliquer. A quand remonte votre dernier examen ?
-Il y a deux ans… »

Le regard courroucé du médecin ne passa pas inaperçu et je me ratatinai sur le demi-lit/instrument de torture en essayant de disparaître.

« Je vais vous examiner, n’hésitez pas à me dire si je vous fais mal, d’accord ? »

Dès lors commença mon Enfer. Gentiment d’abord, il commença par me palper l’abdomen et s’y désintéressa bien vite, en se penchant entre mes cuisses. En serrant les dents, mal-à-l’aise, je me tendis très fortement, carrément à m’en donner des crampes et j’attendis qu’il se décale de nouveau de moi. Il ne commentait pas du tout ce qu’il faisait, et c’était autant angoissant qu’agréable. Angoissant parce que je ne savais pas à quoi il allait s’attaquer ensuite, et agréable parce qu’au moins je n’avais pas à lui faire la conversation pendant qu’il me touchait. Il se contenta simplement de me dire qu’il allait examiner l’intérieur et que ça me ferait peut-être un peu mal, en sachant qu’il allait devoir enfoncer un spéculum en moi et ensuite tâter avec ses doigts pour vérifier que tout était bien là et en place. Je me sentis rougir de plus belle mais tentai de me détendre. Je savais que j’aurais mal si je me tendais, mais je n’arrivais pas à avoir envie de me détendre, si ce n’était pas David qui me faisait de l’effet. C’était très peu naturel pour moi d’être dans cette position… et malheureusement pour moi – et aussi pour lui – ce gynéco n’était pas le plus sexy qu’il m’ait été donné de voir et de fait, il n’était même pas question pour moi de vouloir qu’il enfonce ses doigts en moi.

« Le col de l’utérus va bien… pas de cancer apparent, c’est déjà ça ! »

Une chose de sûre, alors, et c’était tant mieux. Un cancer… non mais et puis quoi encore ? Je n’avais aucune envie de me retrouver avec un cancer, alors je prenais ça pour une bonne nouvelle. Je ne savais toujours pas ce qu’il se passait réellement mais au moins, ce n’était pas aussi grave que ça.

« Tout me parait bien, je vais juste prélever un peu de votre glaire cervicale, ne bougez surtout pas, ça ne va pas faire mal. »

Tout ce qu’il voulait, du moment qu’il enlevait ce bout de métal de mon vagin, c’était tout ce que je demandais. C’était glacé, ça ne se réchauffait pas à mon contact et je commençais à avoir mal aux cuisses à force d’avoir les jambes écartées.

« Tout me semble normal de ce côté-là aussi. Pour votre aménorrhée secondaire, il faudrait que je puisse examiner vos trompes, ça peut être bouché. Il faudrait une opération pour ça, rien de bien douloureux, ni de grave, mais il faudrait attendre un peu. »

A l’idée de me faire opérer, je frissonnai, emportant dans mon mouvement les doigts du gynécologue et, au dessus du reste de mon corps, je vis ses sourcils se froncer alors qu’il continuait de me toucher, d’un geste un peu plus douloureux pour moi et plus précis pour lui. Que se passait-il ? Oh mon dieu, ça y était, et il avait trouvé quelque chose de pire qu’un cancer…

« Mackenzie… auriez-vous déjà eu des troubles de l’alimentation ? »

En entendant sa question, mes yeux s’emplirent de larmes, et je me mordis les lèvres pour réprimer un sanglot puissant. Je tournai la tête pour ne plus avoir à voir sa tête et je posai une main sur mon front. Non, non, non, il était trop tôt pour parler de ça. Je n’avais pas envie d’y penser, et pas envie d’en reparler. Ça avait douloureux pour moi. David n’était même pas au courant, et je n’avais pas envie de lui en parler. Si nous avions pu passer notre vie sans que je l’évoque, ça aurait été parfait pour moi. Et cette fois, si je répondais oui et que Roy me disait que c’était peut-être une cause de tout ce qu’il m’arrivait… je m’en voudrais pour toute ma vie. Bien sûr, il n’eut pas besoin que je réponde pour connaître ma réponse ; mes larmes le faisaient pour moi.

« Anorexie ? Boulimie ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
-A… Anorexie… »

Sa voix douce me calmait, parce qu’il voyait bien que ce n’était pas quelque chose que j’avais surmonté, et qu’il ne voulait pas me brusquer. Je ne devais pas être la première dans ce cas, s’il avait la réputation que David lui donnait. A nouveau, je le regardai dans les yeux, du moins en essayant de l’apercevoir à travers mes mains, et je vis qu’il retirait le spéculum et qu’il allait ensuite jeter ses gants en latex, en me disant que je pouvais m’asseoir normalement. Il s’excusa puis quitta la pièce, sans ajouter quoi que ce soit, sans me dire un mot. Je restai donc seule avec mes pensées et avec mes souvenirs. David allait être déçu de mon comportement… je n’avais jamais eu de problèmes avec la nourriture, avant qu’il ne parte, je n’avais jamais rechigné à manger et je ne m’étais jamais fait vomir, tout comme je n’avais jamais eu de problèmes psychologiques. Il ne comprendrait pas… il allait me tuer, bon sang… Je savais très bien ce que le gynéco était parti faire : il était parti l’appeler pour lui en parler, j’en étais sûre. Et il allait se ramener ici, et il n’aurait qu’une envie : me renvoyer en Ecosse sur le champ. Paniquant à demi, je tentai de respirer profondément. Peut-être que si je lui expliquais calmement, il ne s’énerverait pas… mais comment expliquer à son fiancé que je m’étais fait vomir pendant des mois, juste parce que je déprimais et parce que je n’arrivais pas à le retrouver. Il avait été compréhensif pour les crises, mais il ne le serait pas pour ça. C’était clair que non… j’étais foutue !

Quand la porte se rouvrit, je vis le gynécologue revenir dans la pièce, et il était suivi de David, qui avait une mine particulièrement sombre et défaitiste. Est-ce qu’il lui avait déjà dit ? Ou bien il attendait que je fasse ma confession moi-même, peut-être ? A cette pensée, je me sentis trembler et je n’osais plus bouger. Entre temps je m’étais rhabillée et assise plus convenablement, et David s’approcha de moi, avec douceur. Je n’arrivais pas à lire ce qu’il se passait dans ses yeux. Est-ce qu’il savait pour l’anorexie ? Ou bien est-ce qu’il savait autre chose, que Roy venait de lui dire ?

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Lun 4 Aoû - 23:21

i've got a really bad disease feat Mac' Buidhe
Rapidement, je fus fixée quant aux intentions de Mac’ vis-à-vis de moi et je compris qu’elle me préfèrerait à ses côtés. Pour bien me le faire comprendre et le faire comprendre à Roy, elle vint alors se coller à moi en entrelaçant sa main à la mienne et en la serrant, fort. Mais cette fois-ci, ce ne fut pas la réaction de Mac’ qui m’empêcha de venir avec eux mais Roy, qui fut formel. Personne de la famille avec lui, aussi médecin soit-il et je dus m’y plier à contrecœur. Mackenzie non plus de fut pas enchantée de s’y plier et ça s’entendit à son soupir. Je me rapprochai donc pour la rassurer et j’en profitai pour l’embrasser tendrement sur le front. Elle n’avait pas à s’inquiéter sur ce qu’il ferait, c’était pour son bien. Puis, assez vite, elle suivit mon collègue, me laissant seul devant l’accueil où les deux secrétaires battaient ouvertement des cils, maintenant. Avec un sourire poli et un hochement de la tête, je me retirai alors, me dirigeant vers la salle d’attente.
Au final, je me trouvais bien incapable de d’aller travailler en attendant et me connaissant, je serais capable d’être trop pris par un cas et d’oublier Mac’ à la fin de sa consultation ce qui était inimaginable. Je me retrouvai donc quelques minutes plus tard dans la salle d’attente, au milieu de toutes ces femmes – certaines qu’on a même du doubler – et je m’assis, me prenant la tête entre les mains, l’angoisse débutant. Mais qu’est-ce qu’on avait fait pour mériter tout cela ? Toutes ses épreuves ? Même en y mettant toute ma bonne volonté, jamais je ne pourrais faire quelque chose contre une infertilité. Des crises, je pouvais la rendre heureuse en lui promettant de rester jusqu’à la fin de mes jours avec elle, mais contre la nature, que pouvais-je y faire ? Je n’avais plus qu’à prier pour que tout ceci soit bénin et réversible car sinon, je ne savais ce que je pourrais faire…

Mackenzie avait toujours souhaité avoir des enfants et ça, je le savais depuis bien avant que l’on se mette ensemble. Combien de fois après que l’on soit devenu les meilleurs amis du monde, elle m’avait expliqué avec joie à quel point elle voulait des enfants, au moins deux ou trois, pour ne plus qu’elle ait à revivre les dix premières années de sa vie, seule ? A l’époque je l’avais alors rassuré en lui assurant qu’elle trouverait un gentil mari qui prendrait soin d’elle et lui donnerait des beaux bébés. Si j’avais su… Maintenant par ma faute, elle faisait des crises et elle était peut-être infertile ! Quelle belle façon de prendre soin d’elle, bravo McCoy.

Je ne pus pas me morfondre plus d’une trentaine de minutes puisque bientôt, Roy apparut dans l’encadrement de la porte de la salle d’attente et il me demanda de le suivre, ce que je fis sans discuter. J’allais enfin savoir. Ca se trouvait, ce n’était rien et il allait me taquiner en me disant que j’étais mauvais médecin, hein ? C’était ça ? Pourtant, quand je le vis se diriger dans une salle de repos vide pas loin de son cabinet et qu’il s’y arrêta, me regardant l’air grave, je compris que ce n’était pas le cas.

« - Alors ? demandais-je, l’inquiétude se peignant sur mon visage.
- Je suis au regret de t’informer que ton intuition de médecin était juste, ce n’est pas bénin, malheureusement.
- Quoi ?! Qu’est-ce qu’elle a ?! »

J’avais tenté de garder mon calme tout en ne laissant pas paraître mon effroi mais sans succès. Les couleurs avaient quitté mon visage. Mais qu’est-ce qu’elle avait alors ?! C’était réellement sans espoir comme je le pensais ?

« J’ai eu un cas similaire il y a peu… Il me faut une cœlioscopie pour confirmer le diagnostique mais… Je pense que les tissus utérins sont endommagés. Elle est stérile David, et il n’y a rien qu’on puisse y faire. »

Cette fois-ci, si mon visage n’était pas blafard avant, il l’était définitivement désormais. Stérile… Ce mot résonnait dans mon esprit tel un glas sinistre. Pourquoi ? Juste… Pourquoi ? Afin de garder mon équilibre et ne pas tomber sous le poids de la nouvelle, j’attrapai une chaise proche.

« Il… Il n’y a rien qu’on puisse faire… ? Vraiment… ? demandais-je avec le peu d’espoir qu’il me restait. Et ces tissus… Pourquoi sont-ils endommagés ? Elle… Elle allait très bien, je ne comprends pas ! »

J’avais relevé les yeux pour lui parler alors que précédemment, je fixais le sol, abattu. Son air compatissant, bien que bienvenue, ne fut pas suffisant et je me pinçai l’arrête de nez pour m’empêcher de faiblir.

« Aucunes interventions ne permettent de réparer ce genre de tissu à l’heure actuelle. Pour ce qui est de la cause, son anorexie a du jouer pour beaucoup, c’est ce qui m’a mis la puce à l’oreille. D’ailleurs, pourquoi tu ne m’en as pas parlé ? Ca aurait évité bien des peines. »

En entendant le mot « anorexie », je crus d’abord avoir mal entendu, puis j’écarquillai les yeux avant de les fermer, mal en point. La bile commençait même à me monter et je dus faire preuve d’un self-control exemplaire pour ne pas ressortir tout mon petit-déjeuner. Je me dégoutais, purement et simplement. Et j’avais peur. Peur des autres choses qui comme celle-ci, pourrait encore apparaitre. Ces choses qui étaient arrivées à Mac’ durant mon absence. Si elle ne m’avait pas dit pour son anorexie, quelles choses encore pouvait-elle m’avoir encore cachées ? Je ne me doutais de rien. Et maintenant, tout me revenait en pleine face comme un boomerang jeté trop fortement.

« Parce que… Parce que je ne savais pas… murmurais-je faiblement en réponse à sa question. »

Avec une pression douce sur mon épaule et un sourire qui se voulait sympathique, il sortit et je le suivis, l’esprit vidé. Je ne savais plus quoi penser. Je ne voulais plus penser tout simplement. Comment j’allais lui annoncer une chose pareille ? Sous réserve qu’elle ne sache pas encore… Mais je me doutais qu’il n’avait pas voulu lui dire et je devrais donc m’en charger…

Quand j’arrivai dans la salle où Roy avait examiné ma fiancée, je le suivis à l’intérieur, remarquant tout de suite Mac’ sur la table d’auscultation, habillée. Sans perdre un instant, je me précipitai vers elle sans toutefois la brusquer et j’attrapai ses mains en scannant son visage avec mes yeux. Elle ne savait pas donc et mes lèvres commencèrent à trembler. Je devais être forte pour elle. Mais je n’y arrivais pas. Je tenterais cependant.

« Mon cœur… Pardonne-moi… Je t’ai failli. Oh mon Dieu, je suis tellement désolé. Par ma faute tu ne seras jamais entièrement heureuse, je. Tu dois tellement me détester… finis-je alors que me voix se brisa dans un sanglot. »

A côté, je vis rapidement que Roy s’éclipsait, nous laissant seul et je lui en fus reconnaissant, une nouvelle fois.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Mar 5 Aoû - 16:12

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Assez rapidement, peut-être trop rapidement pour que ce soit normal, David se rapprocha de moi et captura mes mains dans les siennes. Son regard parcourrait le mien, et je ne savais pas exactement ce qu’il y cherchait, mais il était clair qu’il n’y trouva rien de satisfaisant, vu la tête qu’il m’accorda par la suite. Je savais que je n’aurais pas dû garder la partie anorexie pour moi, mais comment je pouvais lui raconter une chose pareille ? Il ne pouvait pas imaginer à travers de quoi j’étais passée. Son départ avait été comme une broyeuse, et absolument tout en moi avait traversé cette machine, en n’y laissant que des petits morceaux. Maintenant, il fallait tout recoller… et malheureusement, j’avais eu des passages qui m’avaient plus ou moins réduite en bouillie… et qu’il était difficile de réparer.

Cependant, je compris qu’il y avait quelque chose de grave quand je vis David tout blanc, et qu’il tremblait comme une feuille. Il était évident que Roy lui avait dit pour mon anorexie. Ça, c’était clair. Mais je pensais qu’il serait en colère, plutôt. Même si ça n’avait pas été contre moi, il aurait dû être en colère. Contre tout et rien en même temps, contre lui-même, contre le destin, aucune idée, mais il n’aurait pas dû être dans cet état-là. Quand il parla, j’eus la même impression d’étrangeté. Il y avait quelque chose d’autre, que je ne savais pas, dont David était au courant, et qui ne lui plaisait pas.

« Mon cœur… Pardonne-moi… Je t’ai failli. Oh mon Dieu, je suis tellement désolé. Par ma faute tu ne seras jamais entièrement heureuse, je. Tu dois tellement me détester… »

Mes larmes remontèrent automatiquement dans mes yeux quand je l’entendis terminer sa phrase avec difficultés. Je ne comprenais pas pourquoi il me disait ça, qu’il était désolé. Ce n’était pas de sa faute si j’avais fait de l’anorexie. Enfin… techniquement si, un peu, mais c’était un tout qui faisait que je n’étais jamais sortie de ma dépression et que je tournais dans une spirale infernale qui s’était arrêtée dès lors que j’avais sonné à sa porte, trente-huit jours auparavant. Il n’avait pas à s’en vouloir pour ça. C’était moi. Je n’avais pas eu les épaules assez solides. Je n’avais pas accepté le fait de l’avoir perdu, d’avoir lâché sa trace et de ne pas le retrouver. La seule solution que j’avais, c’était d’attendre, et attendre était impossible pour moi. De fait, de fil en aiguille, tout avait commencé. Les crises avaient continué, une dépression foudroyante m’a clouée au lit, chez mes parents, sans pouvoir rien faire de peur de me mettre à pleurer sans raison. Parfois même, ils étaient obligés de m’enfermer dans ma chambre, ou de m’attacher dans mon lit, parce qu’ils avaient peur que je me fasse du mal. Mais, même enfermée dans une chambre, une dépressive trouve toujours quelque chose pour se faire mal. Et à chaque repas, aussi bons soient-ils, je refusais de manger, et quand je le faisais, j’attendais que mes parents aient le dos tourné pour me faire vomir. Tout cela avait duré des semaines, un peu plus de deux mois, trois mois maximum, jusqu’à ce que mon père me montre des nouveaux clichés de David, et qu’il me dise qu’il avait retrouvé sa trace. Alors non, il n’avait vraiment pas à s’en vouloir. C’était de ma faute.

« Je te déteste pas… David ? »

En dégageant mes mains des siennes, je les passai sur ses épaules et les glissai dans ses cheveux pour le calmer. Il pleurait maintenant, en même temps que moi, et je n’y comprenais toujours rien. Que se passait-il bon sang ? Ça ne pouvait pas être une anorexie qui le mettait dans cet état quand même ! Enfin peut-être que si. S’il avait une mauvaise nouvelle à m’apprendre, il me faudrait un moral de fer pour ne pas déprimer de nouveau. Je n’étais pas à l’abri d’une rechute, je pouvais recommencer, sans même m’en rendre au début. Mais j’avais passé tout cela, j’avais surmonté tout cela… n’est-ce pas ?

« Qu’est-ce que tu entends par ne plus être heureuse ? Je suis déjà heureuse… »

Oui, très heureuse en effet, c’était sûrement pour ça que je pleurais autant en face de lui. Je n’avais jamais autant pleuré qu’à cause de lui, ou grâce à lui selon les moments. J’aurais préféré que dans tout cela, il y ait plus de bons moments que  de mauvais, mais c’était la vie, n’est-ce pas ? Je préférais me dire ça, au moins je ne rejetais pas la faute sur quelqu’un. Croire que c’était Dieu, ou le destin, ou n’importe quoi d’autre, c’était mieux que d’en vouloir à mes parents, à David, ou bien à quelqu’un d’autre.
De l’autre côté, toujours debout juste devant moi, David pleurait encore, n’arrivant pas à articuler la moindre syllabe et moi, j’étais encore sans mots. Bon sang, je ne le voyais pas souvent pleurer, mais quand il le faisait, ça ne rigolait vraiment plus. Il y avait quelque chose d’horrible qui s’était passé ! Oh mon dieu, est-ce qu’il avait été appelé par mes parents ? Non, ça ne pouvait pas être ça… Il s’agissait de moi, évidemment… qui d’autre ? Lui peut-être… ? Après tout, si ça ne le concernait pas lui, pourquoi je le détesterais, si n’avait pas de rapport avec l’anorexie ?

« David, dis-moi ce qu’il se passe !! »

Mon ton déjà de base mal assuré tremblait encore plus désormais, et je sentis ma gorge se serrer d’elle-même alors que de nouvelles larmes menaçaient de rouler sur mes joues. Je ne l’avais même pas remarqué auparavant, mais Roy était sorti pour nous laisser tous les deux, ça ne pouvait signifier quelque chose : ce que David allait m’annoncer n’était pas bon. Pas bon du tout. Et je n’avais plus de patience pour ça, alors il fallait qu’il me le dise maintenant, même si c’était sensé me déplaire. Je pensais que je pouvais tout encaisser.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Ven 8 Aoû - 20:38

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Un sanglot déchirant me prit soudainement et je ne pus le contenir. Les larmes dévalèrent doucement mes joues et cette vision déclencha à son tour les larmes de Mac’. Je pus voir dans ses yeux l’inquiétude aussi, suite à ce que je venais lui dire, mais je ne trouvais plus les mots pour lui expliquer tout. Comment étais-je supposé raconter à la femme que j’aimais que jamais nous ne pourrions avoir d’enfants ? Ce n’était pas comme si je pouvais lui préciser qu’il y avait encore de l’espoir, non, cette fois-ci elle était vraiment stérile. Aucun embryon ne pourrait nicher au creux de son ventre, c’était sans espoir…
Cette pensée déclencha un nouveau sanglot et une nouvelle lueur d’inquiétude passa dans les prunelles brunes de ma fiancée avant qu’elle ne prenne pour la première fois la parole depuis que nous nous étions retrouvés.

« Je te déteste pas… David ? »

Alors que mes larmes coulaient toujours le long de mes joues, elle lâcha mes mains et vint glisser les siennes autour de mon cou, me passant les mains dans les cheveux pour me calmer. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi je pleurais de la sorte et mon incapacité à m’exprimer n’arrangeait pas la chose. Cela aurait été plus simple s’il ne m’avait rien dit et qu’il nous l’avait annoncé à nous deux en même temps… Mais elle méritait que ça soit moi qui lui dise. C’était notre malheur à tous les deux, notre intimité…

« Qu’est-ce que tu entends par ne plus être heureuse ? Je suis déjà heureuse… »

Mais jamais entièrement avais-je envie de lui dire mais le son resta bloqué au fond de ma gorge. Des enfants, c’était son rêve ! Elle n’allait jamais être heureuse en sachant qu’elle n’en aurait jamais avec moi, je le savais, il ne fallait pas se leurrer… Si seulement ce cauchemar pouvait prendre fin…

« David, dis-moi ce qu’il se passe !! »

Devant sa légère panique face à mon mutisme, j’ouvris la bouche avant de la refermer tel un poisson. Il fallait que je prenne mon courage à deux mains, je devais être l’épaule sur laquelle elle pouvait se reposer, pas le contraire ! Nous allions traverser cette épreuve ensemble, et cela devait commencer par lui annoncer…

« Roy a eu un cas similaire au tiens récemment et… Il faut encore faire un examen pour confirmer mais… Il y a de fortes chances que ton… que ton anorexie ait entraîné l’endommagement de ton tissu utérin… »

Les larmes n’avaient pas stoppé et ma voix n’était toujours pas stable alors qu’elle tremblotait encore un peu. Je pris alors une profonde inspiration avant de continuer.

« Il n’y aurait pas de traitements… Je… On ne pourra pas avoir d’enfants et c’est de ma faute… Je suis tellement désolé… »

Dans mes cheveux, je sentis ses mains se crisper et me les tirer en entendant la nouvelle mais je ne dis rien, acceptant la douleur. Je culpabilisais, énormément. Si je n’étais pas un petit con et que je n’étais pas parti, à l’heure qu’il était nous serions déjà marié, nous aurions peut-être même une tête blonde. Mais tout ceci n’était qu’un rêve utopique que l’on ne pourrait plus toucher du doigt désormais… Tout ça par ma faute…
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Sam 9 Aoû - 11:24

i've got a really bad disease

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Le fait que je l’empresse de me dire ce qu’il se passait ne changea pas grand-chose. Je pensais que je pourrais le secouer, le faire arrêter de pleurer, mais rien n’y fit. Lorsqu’il essaya de parler, il eut plutôt l’air d’un poisson qu’autre chose, et je faillis me remettre à pleurer en le voyant ainsi. Qu’est-ce qu’il se passait dans sa tête, qui faisait qu’il était dans cet état de détresse absolue ? Ce n’était définitivement pas mon anorexie, parce qu’il m’aurait posé des questions, il m’aurait demandé pourquoi, il aurait voulu tout savoir. Alors quoi ? A quoi devais-je m’attendre ? J’avais déjà une boule dans le ventre, en essayant d’imaginer ce qu’il se passait dans son cerveau. Je lui fis une petite pression sur la nuque avec ma main pour qu’il me dise tout et enfin, j’entendis des sons autres que des sanglots sortir de sa gorge. Bien, on avançait !

« Roy a eu un cas similaire au tiens récemment et… Il faut encore faire un examen pour confirmer mais… Il y a de fortes chances que ton… que ton anorexie ait entraîné l’endommagement de ton tissu utérin… »

Je me figeai en entendant ce qu’il me disait. Quoi ? Alors ce n’était vraiment pas mon anorexie dont il voulait que l’on parle. Sa voix tremblotante essayait d’un peu me rassurer et me faire passer le message en douceur, mais j’avais déjà compris. Mes règles n’allaient pas revenir, même avec un traitement. C’était grave, sinon il ne serait pas dans cet état-là. Mais … ça allait changer, non ? Il allait quand même faire quelque chose, ou demander à un autre médecin de le faire, non ?!

« Il n’y aurait pas de traitements… Je… On ne pourra pas avoir d’enfants et c’est de ma faute… Je suis tellement désolé… »

Sans m’en rendre compte et de toutes façons, ce n’était pas grave, je lui tirai les cheveux. Il ne fit aucun autre commentaire, mais ses tremblements continuèrent et même en restant silencieux, je savais qu’il se sentait encore plus mal qu’avant. Quant à moi, mon cœur avait cessé de battre et je le sentis tomber de ma poitrine jusqu’à mon ventre, pour rejoindre la boule qui s’y trouvait encore. Mon estomac jongla entre les deux, et je faillis vomir en comprenant ce que ça signifiait. Sans le comprendre, je sentis que je ne pleurais même plus, en réalité. J’étais choquée par cette révélation, en réalité, et je ne savais pas comment réagir. Je ne pouvais pas réagir à ça. Comment le pourrais-je ?

Alors si je comprenais bien… on n’aurait jamais d’enfants lui et moi ? Et c’était parce que je ne pouvais pas… ce n’était pas de sa faute à lui. C’était à cause de mes conneries que nous serions tous les deux malheureux. J’aurais dû m’en douter. Et McDonald qui m’avait dit qu’un traitement pourrait tout arranger. Il s’était bien foutu de ma gueule ! Comment en même pas trois mois pleins d’anorexie, j’avais pu abîmer tout ce que j’avais à l’intérieur ?? On m’avait parlé de femmes qui s’en sortaient, et qui pouvaient fonder une famille par la suite, qui devenaient heureuses !! On m’avait dit que ça n’arrivait pas à tout le monde, et que j’avais toujours été en bonne santé, que je passerais entre les mailles du filet !! Tout le monde m’avait donc menti, putain de merde ! En commençant à trembler de nouveau, de rage plutôt que de tristesse cette fois, je faillis rendre David chauve, mais j’eus la présence d’esprit d’enlever mes poings serrés de ses cheveux pour ne pas lui faire plus mal encore. J’étais furieuse, j’avais l’impression d’être trahie, de m’être foutre de moi… Et David qui croyait le matin même que j’étais enceinte… il en était à des années-lumières, le pauvre, mais je me doutais qu’il aurait préféré que ce soit ça… moi aussi je l’aurais préféré. J’étais ô combien déçue, et en colère, et triste, et perdue… Cependant, je ne pouvais pas croire que ce serait sans remède, et que David ne ferait rien pour ça ! Il n’avait pas le droit !

« Mais tu vas faire quelque chose. N’est-ce pas ?! Tu vas faire quelque chose, tu fais toujours quelque chose !! »

Le pauvre, il n’y était pour rien et je lui criais pratiquement dessus. Il n’avait pas besoin de ça et pourtant je n’avais pas pu m’en empêcher. Ce n’était pas vraiment un cri, c’était plutôt ma voix qui s’était tirée dans les aigus. A la vue de la tête que me fit David par la suite, je sus qu’il ne comprenait pas ce que je voulais dire. En effet, il venait de me dire qu’aucun traitement ne pourrait changer ça. Mais je ne parlais pas forcément que des traitements ! Il était brillant, il n’avait qu’à trouver quelque chose, il y avait obligatoirement quelque chose à faire… Je refusais de rester comme ça, dans cet état. Et je refusais le fait que David s’en veuille toute sa vie pour ça, alors qu’il n’y avait aucune raison. Il n’avait pas à s’en vouloir, certes, il était parti, mais il ne pouvait pas prévoir que j’étais vivante, et il ne pouvait pas non plus prévoir le fait que je deviendrais anorexique à un moment donné. D’ailleurs, s’il ne faisait pas quelque chose, je retournerais certainement en dépression aussi sec, et rien que cette idée me fit froid dans le dos. Il était hors de question que je redevienne ce que j’avais été, une sorte de monstre qui n’hésitait pas à se faire du mal. Je refusais de faire subir ça à David.

« Tu vas m’aider, non ? David, tu vas pas me laisser comme ça hein ?! T’es médecin, fais un truc ! »

C’était égoïste de ma part, il était encore tout secoué et je lui demandais déjà des solutions. Quelle sorte de fiancée j’étais ? Certainement pas la plus parfaite ! Je devrais être en train de pleurer et en train de chercher une consolation dans ses bras, mais tout ce que j’arrivais à faire, c’était essayer de me convaincre qu’il me sauverait la vie. Mais il n’y avait rien à faire, et s’il était dans cet été, c’était bien qu’il ne savait pas quoi faire pour m’aider… Finalement, en prenant conscience de ce que je lui demandais de faire alors qu’il n’était pas en état, et en plus, de faire un truc qui, médicalement, était impossible, je finis par sentir enfin les larmes me monter aux yeux et je le repris contre moi en nouant mes bras autour de son cou. J’avais été odieuse durant les dernières minutes et je ne m’en étais même pas rendue compte…

« J’suis désolée… désolée, vraiment, c’est pas ta faute, et tu peux rien y faire… »

Je ne pleurais pas totalement, en réalité, j’étais plutôt entre deux eaux, ne sachant pas comment réagir, ni comment m’habituer à ce fait, qui allait finir par me détruire, si je le laissais s’insinuer dans mon esprit. Mais ne pas pouvoir avoir d’enfants était mon pire cauchemar, depuis que j’étais gamine, et je n’aurais jamais pensé qu’il devienne réalité…

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Mer 13 Aoû - 14:38

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Je n’avais toujours pas réussi à calmer ma réaction suite à l’annonce de Roy. Mon corps ne me répondait plus et du coup, je tremblais comme une feuille. Et c’était pire maintenant. Pire depuis que j’avais du tout annoncer à Mackenzie. Pire maintenant que je pouvais voir sa réaction. Elle allait me détester, j’en étais certain. C’était entièrement ma faute. Et ça serait un miracle si elle voulait m’adresser la parole par la suite. Son rêve, brisé, par ma faute…
En face de moi, Mac’ n’avait toujours rien dit et je la sentis trembler dans mes bras et cette fois-ci, elle faillit m’arracher une touffe de cheveux entière. Je pouvais sentir la colère irradier de son corps et je fermai les yeux en instant, attendant la bombe qui allait exploser. J’avais raison et en réaction, je sentis mes entrailles se tordre par la peur.

« Mais tu vas faire quelque chose. N’est-ce pas ?! Tu vas faire quelque chose, tu fais toujours quelque chose !! »

Faire quelque chose ? Je rouvris les yeux pour les écarquiller. Je ne pouvais rien faire, je venais de lui dire. Roy avait été clair. Aucunes interventions chirurgicales n’étaient possibles pour réparer ce tissu. C’était sans espoir pour nous…

« Tu vas m’aider, non ? David, tu vas pas me laisser comme ça hein ?! T’es médecin, fais un truc ! »

Sa détresse me brisait le cœur en milles morceaux. Elle plaçait tellement d’espoir en moi. Et moi, je ne pouvais rien faire. J’aimerais pouvoir faire quelque chose. Mais je n’étais que médecin généraliste. Je n’étais ni chirurgien, ni gynécologue. Et puis même si je l’étais, ça avait l’air impossible à réaliser… Et puis j’avais peur… Peur qu’après l’examen, ce soit jugé tellement endommagé qu’on doive procéder à l’ablation de son utérus… Non… Pas ça, pitié…
Enfin, après une petite hésitation, je la sentis se reblottir dans mes bras et je la serrai, fort, alors que ses larmes commençaient à couler. Les miennes avaient repris leur chemin le long de mes joues également. La vie était horrible avec nous. Nous n’avions pas mérité toutes ces épreuves.

« J’suis désolée… désolée, vraiment, c’est pas ta faute, et tu peux rien y faire… »

En la berçant doucement comme j’avais l’habitude de le faire pour la réconforter, je lui murmurai dans l’oreille pour la calmer, sortant parfois des « Sshh c’est pas grave. » et des « Tu peux me crier dessus autant que tu veux, c’est ma faute… » ce à quoi elle me murmurait en retour que non elle ne pouvait me laisser dire ça. Pourtant, je lui répèterais, aussi longtemps que ça lui permettrait de diriger sa colère contre quelqu’un ou quelque chose d’autre qu’elle-même.
En soupirant un coup, je pensai alors à la cœlioscopie. C’était un examen plutôt banal mais qui nous fixerait pour la fin de nos vies. Si c’était vraiment tant endommagé que ça… Bien sûr, Roy avait l’air plutôt sûr de lui. Mais et si ce n’était pas tant endommagé que cela ? Ca nous redonnerait un peu d’espoir… Peu d’espoir certes, mais c’était toujours ça de pris… Et puis, en fonction des lésions… Je pouvais peut-être reprendre mes études et me spécialiser dans la chirurgie, comme on me l’avait prédestiné.
L’idée fit un petit bout de chemin mais j’hésitai à en parler à Mackenzie. Je ne voulais pas lui donner des faux espoirs, même si c’était ce dont elle pourrait avoir besoin, en ce moment. Avec résignation, je pris donc la parole en desserrant un peu mon étreinte.

« Il faudra qu’on parle à Roy, pour qu’on fasse cet examen au plus vite, qu’on soit fixé… Avec un peu de chance… Avec un peu de chances les lésions ne sont pas si… J’aimerais que ça soit bénin… J’aimerais, vraiment… »

Je me baissai pour lui embrasser la tempe, en réconfort, mais aussi pour me convaincre de ce que je venais de dire. S’il y avait une chance, aussi infime soit-elle, qu’on puisse quand même retrouver nos chances d’avoir une famille sans passer par l’adoption, et bien, j’avais envie d’y croire, quitte à tomber d’encore plus haut.

« On fera tout ce qu’il faut mon cœur… Je ferai tout ce qu’il faut… Je ne veux pas que tu souffres par ma faute. Je te ferai des enfants un jour, je ferai tout pour. »

Je ne pouvais pas me résoudre à lui promettre car si je n’y arrivais pas, ça la détruirait, à petit feu. Et ça, je ne m’y résoudrais pas. Je voulais son bonheur. Et elle y aurait droit.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Mer 13 Aoû - 22:59

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Blottie contre le torse de David, ses bras autour de mon corps, les battements de son cœur à mon oreille, rien que tout cela aurait pu me calmer pour me bon et même m’empêcher de craquer vraiment. Cependant, je savais que dès lors qu’il me lâcherait et que je perdrais la chaleur de cette étreinte, j’allais perdre pied. Tout cela dura longtemps, tout ce câlin, cette étreinte qui nous était sûrement bénéfique pour un temps. Je le sentais à peine me bercer, j’aurais pu m’endormir pour l’éternité dans ses bras, et d’ailleurs, c’était ce que je voulais : m’endormir pour toujours, tellement l’idée de ne jamais être enceinte me répugnait et me déprimait. Pour le coup, je me maudissais pour tout ce qu’il s’était passé. Finalement, j’aurais dû être dans ce bâtiment, ce jour-là. Pour David, ça n’aurait rien changé de plus, et pour moi, ça m’aurait épargné des souffrances trop grandes. Je savais que c’était égoïste de penser une chose pareille, mais à quoi bon continuer désormais ? Et qu’est-ce qu’il me disait ? De lui crier dessus autant que je le voulais ? Il était complètement fou ou quoi ?! Je n’allais rien faire de tel, tout simplement parce qu’il ne savait rien de ce qu’il s’était passé, et que s’il savait tout, il m’en voudrait à mort, au lieu de s’en vouloir à lui-même. Il était hors de question que je m’énerve sur lui. Je trouverais un autre moyen. « Je le ferai pas ! » Comme un petite fille, j’avais dit ça pour le faire taire. Je ne supportais pas le fait qu’il me dise que ce n’était pas de ma faute, que c’était lui qui avait tout foutu en l’air. S’il continuait de dire des choses pareilles, je serais capable de le croire et de lui en vouloir à tort.

Par la suite, mes pleurs se calmèrent, les siens aussi, et nous restâmes cependant dans la même position, jusqu’à ce qu’il parle de nouveau. J’attendais qu’il me dise qu’il allait faire quelque chose en effet, qu’il allait trouver une solution miracle, qu’il allait utiliser un médicament qui réparerait tout, ou bien qu’il m’ouvrirait ce foutu ventre pour tout remettre en place, tout fixer. Je le connaissais après tout, et même l’impossible, il pouvait le faire. Je n’arrivais pas à penser à autre chose, je savais qu’il trouverait une idée folle, le truc que personne ne tenterait à part lui. Et de toutes façons… je voulais qu’il tente tout et n’importe quoi. Si j’étais… stérile… alors je voulais qu’il fasse ce qu’il voulait de mon utérus pour le faire fonctionner ! Sinon à quoi bon en avoir un, alors ? Je pouvais être son cobaye, son modèle vivant, je m’en foutais. S’il ne trouvait rien, alors il n’aurait qu’à me l’enlever. S’il me le détruisait encore plus, je ne lui en voudrais pas, parce qu’il m’était déjà inutile. Ça ne me faisait pas peur, tout ça. Ce qui me faisait peur, c’était de ne vraiment pas avoir d’enfants… ou pire, de perdre David parce qu’on ne s’entendrait plus après ça. C’était quelque chose qui arrivait souvent, que les deux parties du couple ne puissent pas faire face après ça, après l’annonce d’un problème de cette envergure. Si jamais ça nous arrivait… brrr, je ne préférais même pas y penser.

« Il faudra qu’on parle à Roy, pour qu’on fasse cet examen au plus vite, qu’on soit fixé… Avec un peu de chance… Avec un peu de chances les lésions ne sont pas si… J’aimerais que ça soit bénin… J’aimerais, vraiment… »

Son discours décousu avait beau ne pas tenir debout, j’y crus dès la première seconde. Nous allions demander à Roy tout ce qu’il nous était possible de faire. Je n’avais peur de rien. Ni du prix, ni des conséquences, ni des limites du possible. S’il fallait aller ailleurs, dans un hôpital plus réputé encore, ou bien voir le meilleur médecin de la planète, je le ferais. Je n’aurais aucun scrupule à payer des milliers, juste pour ça. En savourant son baiser sur la tempe, je pris une résolution, silencieuse et secrète : je ne baisserais pas les bras jusqu’à ce qu’on me dise pour de bon que c’était totalement foutu. Et je ne laisserais personne me dire une chose pareille, pas tant que je n’aurais pas eu une batterie d’examens, plusieurs opérations s’il le fallait, et les avis des meilleurs spécialistes.

« On fera tout ce qu’il faut mon cœur… Je ferai tout ce qu’il faut… Je ne veux pas que tu souffres par ma faute. Je te ferai des enfants un jour, je ferai tout pour. »

Bien, alors si David était du même avis que moi, tout cela irait plus vite. Moi aussi, je voulais qu’il me fasse des enfants. Avec tout ce que ça impliquait : faire l’amour, se rendre compte quelques semaines plus tard que je n’aurais plus mes règles et faire un test, et ensuite se rendre aux rendez-vous chez le gynécologue, et aux rendez-vous préparatoires à l’accouchement avec la sage-femme, se renseigner sur les péridurales parce que David aurait peur que je ne supporte pas la douleur parce que j’étais douillette, et ensuite préparer la chambre du bébé dans une maison qu’on aurait acheté, puis accoucher, avec David à mes côtés évidemment, et pouvoir tenir notre bébé dans nos bras pour la première fois. Je voulais tout cela. Et je n’y renoncerais jamais ! D’ailleurs, on était en deux mille dix-huit, bordel, la médecine avait fait des progrès, et on était plus au dix-huitième siècle quand même !! J’avais des chances de redevenir féconde, merde !

« Qu’est-ce qu’il faut qu’on fasse pour ça ? On doit attendre combien de temps pour faire cet examen dont tu parles ? Je peux le faire aujourd’hui ? Ou demain ? »

Dans toute ma vie, je n’avais jamais dû être aussi déterminée. Même quand nous nous étions mis ensemble, je n’étais pas sûre que j’aie été aussi directe, franche et prête à tout pour réussir. C’était nouveau, mais c’était un côté de ma personnalité qui ressortait et qui était le bienvenu à ce moment précis. David devait me prendre pour un monstre, mais nous aurions le temps de pleurer sur nos sorts plus tard, si nous venions à apprendre que nous n’aurions jamais de bébé. Pour le moment, ce n’était pas certain et définitif. En m’aidant de mes mains sur ses épaules, je le repoussai doucement pour le regarder d’un air aussi assuré qu’il m’était possible, alors que lui paraissait toujours aussi apeuré par mes réactions. Etrange, comme les rôles étaient inversés cette fois… je n’aimais pas ça, mais si je ne prenais pas de décision, si je me repliais sur moi-même, nous n’en sortirions jamais !

« Oh et David… »

Je vis dans son regard qu’il eut encore plus peur de ce que j’allais lui dire, cette fois. Et pourtant, ce n’était pas grand-chose, c’était simplement quelque chose qui tombait sous le sens pour moi. Pour l’aider, je ne fis pas durer le suspense plus longtemps.

« Je veux que ce soit toi qui t’occupes de moi. S’il y a des opérations, je veux que tu sois là. Et que tu m’examines, que tu me fasses passer les radios, les examens… avec d’autres médecins, tout ce que tu voudras, mais je veux que tu sois là, tout le temps ! »

C’était plutôt légitime comme demande, selon moi, parce qu’il était autant concerné que je l’étais. Ce n’était pas son utérus, certes, mais c’était ses futurs enfants qui étaient en jeu, et je savais qu’il ne me dirait pas non, et que peut-être, il y avait déjà pensé sans que je lui dise. J’espérais que ce soit le cas, et qu’il ne veuille en aucun cas me lâcher en pleine destination. En soufflant un peu, tendue à l’extrême par tout cela, je remarquai que je l’agrippai encore par les épaules, à m’en faire blanchir les jointures, tellement je serrai fort le tissu de sa chemise. Je me calmai instantanément, peu désireuse de lui faire encore plus mal… l’annonce de mon anorexie devait déjà avoir fait son travail, ainsi que toute cette histoire. Si ça me faisait du mal, je n’osais imaginer son état. Il n’avait pas vraiment dit ce qu’il ressentait, pour le moment, à part qu’il était désolé, et que c’était de sa faute, il ne m’avait pas dit comment il ressentait cela et ça me faisait peur. Il n’était peut-être pas aussi déterminé que je l’étais, et peut-être qu’il me disait simplement qu’il ferait tout pour m’aider comme ça, en l’air, juste pour me rassurer. Merde enfin, il devait avoir peur, lui, contrairement à moi. Si pour ma part, ça faisait bien longtemps que je ne faisais plus attention à mes émotions parce qu’elles ne signifiaient plus grand-chose, j’en oubliais presque de faire attention à celles de David…

« Ça va aller, David. »

Ce fut la seule chose que je réussis à prononcer. Et je savais qu’au fond, c’était un mensonge et que ça n’irait pas du tout. Parce qu’à un moment ou un autre, mon courage filerait aussi vite qu’il était arrivé et que je ne pourrais pas supporter tout cela. Quand l’adrénaline aurait fini de faire son travail dans mon sang, dans mes veines, je me retrouverais seule avec mes vieilles peurs… et tout recommencerait !

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Dim 31 Aoû - 0:03

i've got a really bad disease feat Mac' Buidhe
Alors que mon cerveau passait déjà en revu les différentes possibilités qui s’offraient à nous de façon plutôt absente vu mon état, je sentis Mackenzie se crisper dans mes bras avant qu’elle ne s’immobilise. Je me blâmais et il n’y avait rien qu’elle puisse faire même si ça ne lui plaisait pas. J’étais celui qui était parti, et en partant elle avait été détruite, au point qu’elle tombe malade… L’anorexie… Elle qui aimait manger… J’avais du mal à imaginer, à réaliser. Et du coup, comme les crises, j’avais peur qu’un rien ne déclenche une rechute. Et maintenant, si je ne la forçais pas à manger, ce serait désormais le cas. Enfin, elle n’avait plus vraiment de problèmes de ce côté et elle avait réussi à en sortir, vu qu’elle était parfaite physiquement…
La voix de Mackenzie, plus forte et déterminée que jamais me sortit de mes pensées qui recommençaient à s’envoler dans tous les sens.

« Qu’est-ce qu’il faut qu’on fasse pour ça ? On doit attendre combien de temps pour faire cet examen dont tu parles ? Je peux le faire aujourd’hui ? Ou demain ? »

Je grimaçai légèrement devant son empressement. Elle ne savait pas quel type d’examen elle devrait passer et malheureusement, ce n’était pas le petit examen bénin. Elle devrait passer par une anesthésie générale et bien sûr dans ces cas-là, il était proscrit de le faire comme ça, il y avait de la préparation, des rendez-vous, de l’attente - même si cette partie j’espérais la réduire grâce à mes collègues – et il fallait donc beaucoup de patience, qu’elle n’avait pas…
Quand elle vit que je ne réagissais pas, elle me repoussa un peu et je la fixai, anxieusement. Elle pouvait craquer à nouveau à tout moment, malheureusement, et je n’aimais pas ça…

« Oh et David… Je veux que ce soit toi qui t’occupes de moi. S’il y a des opérations, je veux que tu sois là. Et que tu m’examines, que tu me fasses passer les radios, les examens… avec d’autres médecins, tout ce que tu voudras, mais je veux que tu sois là, tout le temps ! »

Le coin de ma bouche se crispa légèrement, montrant mon dilemme. Bien sûr que je dirais oui sans hésitations, je voudrais être à ses côtés tout le long de ces examens qui pouvaient être effrayant mais… Je ne savais pas si mes collègues accepteraient, je ne pouvais donc rien promettre. Je me tus alors, en proie aux doutes…

« Ça va aller, David. »

Progressivement, elle relâcha la pression qu’elle maintenait sur mes épaules et qu’au final je ne sentais plus et, un instant, je voulus croire à ce qu’elle venait de me dire. Que tout allait aller, que nous allions trouver une solution, que tout rentrerait dans l’ordre. Sauf que ce ne serait l’expression d’un désir et non d’une réalité…
Me rendant compte que ce n’était pas en m’apitoyant que nous allions pouvoir avancer, je pris une grande inspiration et la main de Mac’ dans la mienne, je remis de l’ordre dans mes idées pour enfin répondre à toutes ses interrogations.

« Oui bien sûr… Bien sûr… On sera fixé à l’examen, pas avant, ce n’était qu’une suggestion de Roy après tout… Je verrai avec lui pour qu’il soit fait le plus rapidement possible mais je ne te promets rien, c’est un examen sous anesthésie générale. »

Je m’arrêtai deux secondes, me mordant la lèvre inférieure. C’était un examen banal mais tout de même, une anesthésie… Cependant je connaissais un collègue qui se ferait une joie de s’occuper de ma future femme.

« Il y aura des rendez-vous, ce genre de paperasses mais tu verras ce n’est rien au final… Et je demanderai à mes collègues si je peux être présent si tu le souhaites mais pareil, ce n’est pas de mon ressort, je ne te promets rien… »

Entre temps, Roy n’était toujours pas revenu et je me demandai un instant s’il n’avait pas besoin de sa salle d’auscultation pour travailler, avant de me souvenir que si ça avait été le cas, il nous aurait gentiment congédiés, comme je l’aurais fait à sa place également.

« En tout cas avec un peu de chance il n’est pas aussi bon que je le pensais et il s’est trompé… ajoutais-je à haute voix presque à moi-même. Ou alors c’est rattrapable. J’arrive pas à croire que de l’anorexie fasse ça… »

Anxieusement, je tournai mon regard vers celui de Mac’, que je fuyais presque depuis avant. La mention de son anorexie, j’allais peut-être la regretter. Ce n’était pas forcément un sujet que je voulais traiter actuellement et je m’en voulais déjà assez. Sans moi et ma connerie, jamais elle n’y aurait été proie, à cette maladie, et j’avais donc peur des reproches, mais surtout, de voir la dure vérité de ce qui lui était réellement arrivé quand je suis partie, il y a de cela trois années…
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Allons-y !

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Dim 31 Aoû - 15:09

i've got a really bad disease

it's got me begging on my hands and knees, so take me to emergency, 'cause something seems to be missing.

Le mot le plus approprié pour définir ce que je pouvais ressentir, c’était « bizarre ». Parce que j’avais envie de me terrer dans les bras de David comme une petite fille, mais que j’avais également une irrépressible envie de me battre. Tant et si bien que ça en devenait presque un besoin, une chose contre laquelle je ne pouvais pas lutter, qui me donnait une force incommensurable et qui n’était pas forcément bonne, d’ailleurs. Le problème, c’était que David était le médecin, il savait ce qu’il fallait faire et il savait comment ça se déroulait, alors que je ne savais rien. C’était lui qui aurait dû avoir cette force, cette envie, ce besoin ; pas moi ! Les rôles étaient inversés, une fois de plus.

Face à moi, j’avais un David complètement dépassé par les événements. Oh bien sûr, c’était compréhensible. Le matin-même, il pensait qu’il deviendrait papa, et par la suite il apprenait que j’avais été anorexique pendant son absence et que pire – et là, sa surprise rejoignait la mienne – j’étais désormais stérile. Je ne m’attendais pas à ce qu’il saute de joie dans toute la pièce, bien sûr. Le truc c’était que je pensais que moi-même, je réagirais très mal. Et en vérité, c’était peut-être ce que j’étais en train de faire. A avoir envie que tout aille vite, que tout soit fini, que je sois au courant de la suite de tout cela… J’étais encore sous le coup de l’adrénaline, mais il se pourrait qu’en rentrant à la maison, je décide de me rendre compte, pour de bon, que je ne pouvais pas avoir d’enfants, et je commencerais à pleurer, à paniquer, et à ne plus manger, comme avant. D’ailleurs, pourquoi David prendrait la peine de m’aider, ou bien même de rester avec moi, puisque je n’étais même plus capable de porter ses enfants ? Je lui avais menti, en plus. Il n’en savait rien pour mon anorexie, et je ne lui avais rien dit. De plus, je ne lui aurais jamais rien dit, si tout cela n’était pas arrivé… En clair, il devrait m’en vouloir, et j’étais pratiquement sûre et certaine que ça allait arriver. C’était sûrement pour cette raison, au fond, que je voulais avoir le contrôle sur la situation et que je lui donnais des directives : pour ne pas qu’il me laisse. Et s’il le faisait quand même ? Oh mon dieu, je préférais ne pas y penser…

D’ailleurs, il m’empêcha d’y penser, dès lors qu’il prit ma main dans la sienne, la serra et reprit la parole, doucement. Je sentais dans sa voix qu’il n’était pas convaincu, qu’il avait peur, qu’il voulait y croire mais qu’il n’y arrivait pas. Au fond, étais-je capable d’y arriver ? Non, moi non plus.

« Oui bien sûr… Bien sûr… On sera fixé à l’examen, pas avant, ce n’était qu’une suggestion de Roy après tout… Je verrai avec lui pour qu’il soit fait le plus rapidement possible mais je ne te promets rien, c’est un examen sous anesthésie générale. »

Anesthésie générale ? Rien que ça ?! Eh bien alors, je ne sentirais rien, ce serait encore mieux que je ne le pensais. Je ne rechignais pas devant la douleur, j’y étais habituée désormais, une douleur plus mentale que physique, bien sûr, mais ça ne changeait pas grand-chose. Au moins, je ne sentirais rien et je ne serais pas éveillée pendant l’opération. Je ne savais même pas de quoi il s’agissait en plus, mais au point où j’en étais, je m’en fichais pas mal et tout ce qui m’importait, c’était que ce soit fait rapidement. Or, je savais ce que David voulait me faire comprendre en me disant qu’il y avait une anesthésie et tout le toutim. Que ça prendrait du temps. Et du temps, ce n’était pas vraiment ce que j’avais. Plus on attendait, et moins c’était bon, non ? J’ouvris la bouche pour parler, mais David continua et de fait, je me tus, préférant le laisser faire.

« Il y aura des rendez-vous, ce genre de paperasses mais tu verras ce n’est rien au final… Et je demanderai à mes collègues si je peux être présent si tu le souhaites mais pareil, ce n’est pas de mon ressort, je ne te promets rien… »

Ça, par contre, ça ne me plaisait qu’à moitié. Voire, pas du tout. Il était hors de question que David ne soit pas avec moi, même quand je dormirais, ou pour n’importe quoi. Il était aussi impliqué que moi, bon sang. Il était le père des futurs enfants que nous pourrions éventuellement avoir, s’il n’y avait ne serait-ce qu’un moyen de me guérir. Alors, s’il fallait que je fasse des pieds et des mains pour qu’il soit avec moi, je le ferais, mais je ne laisserais aucun médecin ou chirurgien me dire qu’il n’était pas admis dans le bloc ou dans la salle d’auscultation avec moi. Ce matin-là, ça avait été la première et la dernière fois !

« En tout cas avec un peu de chance il n’est pas aussi bon que je le pensais et il s’est trompé… Ou alors c’est rattrapable. J’arrive pas à croire que de l’anorexie fasse ça… »

Quand son regard s’accrocha au mien, je le soutins pendant quelques secondes, avant de finalement baisser les yeux. Bon sang, ce que j’avais honte d’avoir été aussi idiote, d’avoir été aussi faible ! Le choc que ça avait dû être pour lui, quand son collègue lui avait appris… C’était vrai, après tout, pourquoi aurait-il pu penser que j’avais fait de l’anorexie ? Ça ne se voyait pas, parce que j’avais suivi un régime spécial par la suite, et puis même, je n’avais pas perdu tant de poids que cela, en si peu de temps. Bien sûr que j’avais eu une apparence cadavérique que je détestais à présent, mais ce n’était plus d’actualité. Personne ne pouvait le savoir, à moins d’avoir été présent pendant ces atroces semaines. Soudainement, je me demandais ce qu’il pouvait se passer, dans la tête de David. Est-ce qu’il était furieux contre moi ? Il n’en avait pas l’air. Est-ce qu’il avait peur ? Très certainement ! De quoi pouvait-il avoir peur ? De moi, ou de ce qu’il pouvait m’arriver ? La nuance était importante et bien sûr, je la mesurais sans précautions, me jetant toute entière dans les doutes. Quoi d’autre ? Est-ce qu’il aurait envie de me quitter ? Pas tout de suite, en tout cas, puisqu’il n’était pas furieux. De ce côté-là, j’étais tranquille pour l’instant. La dernière question que je me posai alors était la plus douloureuse pour moi : voudrait-il en apprendre plus sur ce qu’il s’était passé ? Assurément oui. Parce que David était quelqu’un de curieux, et quand il s’agissait de ma santé, il fallait qu’il sache tout. Question suivante : étais-je réellement prête à tout lui dire ? Bien sûr que non.

« Je suis désolée.. »

Ce n’était pas du tout ce que je voulais lui dire, mais c’était tout ce qui avait pu sortir de mes lèvres. Être désolée… d’un truc qu’il n’avait pas vécu avec moi, contre lequel il ne s’était pas battu ou bien même un truc qu’il n’avait pas appris en temps et en heure. C’était tout ce que je pouvais dire, « désolée ». Mais désolée de ne pas lui avoir dit plus tôt, dès que je l’avais retrouvé ? Ou bien désolée d’avoir cédé à un mal qui aurait pu ne pas me toucher et ne pas me ronger ?

En parlant, j’avais moi-même été surprise du ton posé que ma voix avait prise toute seule. Je ne pensais pas que je pourrais être si calme, en repensant à toutes ces semaines, tout simplement parce que j’aurais dû pleurer, ou trembler, ou me révolter. Mais pas rester stoïque, sans rien faire. A la place, on aurait dit que tout ce passage de ma vie ne me donnait plus aucune émotion, plus aucun mal, alors que c’était tout le contraire. Enfin, ce n’était pas pour autant que je serais capable de lui en parler sans me mettre à pleurer. Encore une fois, l’adrénaline n’avait pas fini son travail et je n’avais pas les idées tout à fait claires.

« Tu sais, si on peut pas avoir d’enfants par ma faute, je m’en voudrais toute ma vie ! »

Là était le véritable problème. Ce n’était pas l’anorexie qui me perturbait, ce n’était pas d’avoir eu un problème psychologique aussi gros que ça qui m’ennuyait, non. C’était d’être incapable d’avoir le contrôle sur cette partie de mon corps et de faire tout foirer qui m’emmerdait au plus haut point, et j’aurais pu foutre toute la pièce sans dessus dessous tellement ça me rendait folle de rage. Je n’arrivais même pas à blâmer David pour ça, ce n’était pas de sa faute à lui si j’avais été une petite idiote, et si je n’arrivais pas à me détacher de lui. Il s’était enfui, mais j’aurais pu refaire ma vie au lieu de le chercher partout, et j’aurais pu ne jamais me mettre dans des états pareils. Ce n’était pas de sa faute, mais c’était entièrement de la mienne. En baissant encore plus les yeux, je vis que je serrais les poings, sans m’en rendre compte. J’étais crispée, tendue au maximum, mais au moins j’étais si enragée contre moi-même que si David voulait entendre toute l’histoire, il serait servi.

« Il y a eu un moment de vide, pendant les recherches. Juste après que j’aie rencontré Mikha. Je rentrais d’Europe de l’Est, et il n’y avait plus de signe de toi, alors j’ai cru que tu étais mort. Je voyais plus d’intérêt à vivre et… en rentrant à Edimbourg, j’ai arrêté d’essayer de continuer et de penser à autre chose. »

Wow, en réalité, essayer de parler de tout cela était plus difficile que je ne le pensais. Poser des mots sur ce qu’il s’était passé ne m’était encore jamais arrivé, parce que tout le savait alors ce qu’il se passait, dans ma famille, dans mon cercle d’amis … Je n’avais jamais eu besoin de le faire, parce que je n’avais pas vu de psy en reprenant goût à la vie. Le meilleur psy que j’avais alors, c’était les recherches de David, et me jeter corps et âme dans cette histoire, à nouveau, sans savoir si j’allais pouvoir le retrouver ou non. Pourtant, je continuai :

« J’ai jamais dit à mes parents, au début, que je me faisais vomir, parce qu’ils n’avaient pas à le savoir, et puis ils m’auraient envoyé à l’hôpital. Je voulais pas y aller, parce que ça me rappelait que t’étais plus là. Alors j’ai tout fait dans leur dos. Et ça a duré trois mois. Tout s’est arrêté d’un coup, et j’ai recommencé à manger quand mon père a retrouvé ta trace et m’a montré des photos de toi en Amérique… »

En réalité, David m’avait sauvé la vie, sans aucun doute, et sans même s’en rendre compte. En le regardant, je vis bien qu’il était mortifié, qu’il s’en voulait, mais il n’y avait aucune raison à cela. Il était le héros, encore une fois. Et alors que j’aurais dû le détester pour avoir été la cause de tous mes problèmes, qu’ils soient minimes quand nous n’étions pas encore ensemble mais que j’essayais de lui montrer mes sentiments, ou qu’ils soient énormes, comme cette anorexie, eh bien non, je le comparais encore à un dieu, et je ne pouvais pas m’empêcher de le trouver parfait…

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Lun 1 Sep - 21:03

i've got a really bad disease feat Mac' Buidhe
Quand un petit désolé timide me répondit, ces trois petits mots qui je savais étaient sincères, j’avalai ma salive, mon sœur se serrant dans ma poitrine. Elle n’avait pas à s’excuser de tout cela, elle n’y était pour rien, elle était tombée malade, je n’avais pas été là, j’étais bien plus fautif qu’elle, mais ça… Nous allions beaucoup nous excuser apparemment, chacun notre tour car nous pensions tous les deux l’être, fautif…

« Tu sais, si on peut pas avoir d’enfants par ma faute, je m’en voudrais toute ma vie ! »

Par ma faute… Encore cette culpabilité partagée… Si par malheur nous ne pouvions pas en avoir au final, je ne voulais pas qu’elle porte ce fardeau psychologique seule, je voulais être là, présent, lui répéter sans cesse, encore et encore que si je n’étais pas partie, elle ne serait pas tombée dans l’anorexie, que si je ne m’étais pas enfui sans un regard en arrière, à l’heure qu’il était nous pourrions envisager d’acheter une maison et de préparer la chambre du chérubin. Elle n’avait donc pas à se flageller de la sorte. Je voulais qu’elle se sente soutenue. Nous avions déjà les crises à gérer, il était hors de question qu’elle déprime car elle était infertile…
Quand je vis son regard déterminé par la suite, je sus qu’elle comptait me dire tout ce que j’avais à savoir, ces trous de sa vie, ces trois dernières années, ces choses importantes que j’avais manqué touchant sa santé et je ne pus qu’ouvrir grand les oreilles, même si je savais que ce serait autant douloureux pour moi d’entendre que pour elle de raconter.

« Il y a eu un moment de vide, pendant les recherches. Juste après que j’aie rencontré Mikha. Je rentrais d’Europe de l’Est, et il n’y avait plus de signe de toi, alors j’ai cru que tu étais mort. Je voyais plus d’intérêt à vivre et… en rentrant à Edimbourg, j’ai arrêté d’essayer de continuer et de penser à autre chose. »

Je déglutis, mon cœur me tombant dans l’estomac. Elle m’avait aussi cru mort, comme je l’avais cru morte. A cet instant, je me demandai si je n’étais pas un monstre, d’avoir été capable de continuer malgré le fait que ma famille était morte et que je la croyais parmi eux… Après tout, je n’avais pas eu de problèmes de santé, j’avais parcouru le globe et même si mes soirées et mes nuits avaient été empreintes de cauchemars, ça n’avait l’air de rien comparé à ce qu’elle me racontait. Elle avait voulu mourir. Ou du moins, elle ne voulait plus vivre. J’avais envie de me frapper, encore et encore. Je ne la méritai pas. Quel homme méritait une femme pareille, qui se dévouait corps et âmes pour lui alors qu’à côté il n’était qu’un misérable fuyard ? Pas moi en tout cas.

« J’ai jamais dit à mes parents, au début, que je me faisais vomir, parce qu’ils n’avaient pas à le savoir, et puis ils m’auraient envoyé à l’hôpital. Je voulais pas y aller, parce que ça me rappelait que t’étais plus là. Alors j’ai tout fait dans leur dos. Et ça a duré trois mois. Tout s’est arrêté d’un coup, et j’ai recommencé à manger quand mon père a retrouvé ta trace et m’a montré des photos de toi en Amérique… »

C’était une chance que son anorexie ait pu s’arrêter comme ça à la vue d’une de mes photos et je me retrouvai soudainement très reconnaissant de cet homme qui m’avait pris en filature. Sans lui qui sait où elle en serait désormais ? Je frissonnai rien qu’en y pensant, mon cœur tombant encore plus bas – si c’était possible -  dans mon estomac.
Par la suite, sans que je ne sache vraiment d’où ça venait, je sentis en moi une colère sourde me submerger contre ces hommes qui m’avaient apparemment vu tout autour du globe. C’était si difficile d’interpeler quelqu’un pour demander si par hasard j’étais le David qu’une Mackenzie cherchait ? Non certainement pas !

« Il y a une chose que je ne comprend pas, si des photos ont été prises, c’était qu’ils étaient proches. Ils auraient du venir me parler, je sais pas, je mords pas, je crois pas ! Peut-être que ça n’aurait pas trainé autant et rien de tout cela ne serait arrivé ?! »

Contre toute attente, je m’en prenais à ces pauvres hommes qui n’avaient fait que donner de l’espoir à une femme qui n’en avait quasiment plus, et surtout, cette histoire d’anorexie me passait au dessus de la tête. Ce n’était certainement pas contre ça que je me mettrais en colère. J’étais le mieux placé pour comprendre la santé et les motifs de certaines maladies, et dans notre cas, il n’y avait pas à tergiverser des heures là-dessus, elle n’était pas en cause, elle avait guéri, et maintenant nous nous battrons afin que ce ne soit plus qu’un mauvais souvenir, pour que tout ceci disparaisse dès lors que nous tiendrons notre enfant dans les bras.
Soufflant un grand coup par le nez je me calmai aussitôt avant que Mackenzie ne s’alarme et ne croit que par la suite j’allais enchaîner sur ce qu’elle venait de m’avouer difficilement.

« Je me rends bien compte que de pleins de façons différentes tout ceci aurait pu être prévenu mais… C’est du passé maintenant. J’aurais aimé être là pour te tenir la main, au lieu de cela tu as passé trois mois en enfer et… Je ne veux qu’une chose, que ce soit un mauvais souvenir. Et tant que tu ne seras pas entièrement guérie ça ne sera pas le cas alors… On l’aura cet enfant, avant ou après le mariage. On fera tout pour ! »

Pour sceller cette promesse faite à demi-mots, je la pris dans mes bras pour la serrer au plus fort contre moi. J’avais besoin de cette étreinte - et je soupçonnais qu’elle aussi – pour nous donner du courage, car il nous en faudrait, du courage, pour faire l’examen et pour ensuite faire face au diagnostique. Mais maintenant, je ne doutais pas qu’à deux, nous y arriverions car désormais, rien ne nous empêcherait d’avoir cette vie et cette paix que l’on recherchait tant.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Mar 2 Sep - 2:00

i've got a really bad disease

it's got me begging on my hands and knees, so take me to emergency, 'cause something seems to be missing.

Alors que je lui avais pourtant affirmé que c’était de ma faute, et que je m’en voulais pour ça, je sentis clairement que David ne serait pas d’accord avec ce point, et qu’il allait me contredire. J’espérais juste qu’il ne le fasse pas ici, dans cet hôpital. Parce que je le connaissais et surtout, pire encore, je me connaissais, et ça pouvait faire des étincelles. Il n’allait pas se blâmer pour quelque chose qu’il n’avait pas fait. Cette anorexie, c’était une affaire compliquée, mais ce n’était pas de sa faute. C’était ma faiblesse qui avait créé ce mal-être, et pas lui. Quoi qu’il en pense, j’allais être ferme là-dessus, et jamais il ne pourrait me dire qu’il avait quelque chose à voir là-dedans. Même si encore une fois, c’était David qui gérait ma vie depuis mes quinze ans, lorsque j’étais tombée amoureuse de lui. Où il allait, j’irais, et ce qu’il ferait, je le ferais aussi, comme une ombre collerait aux basques d’un corps. C’était comme cela depuis des années… et si j’avais été un peu idiote, et un peu dépendante à une seule et même personne, je n’aurais jamais eu de soucis de santé. Les crises, passe encore, mais l’anorexie et maintenant la stérilité… ce n’était pas de sa faute, non, c’était la mienne !

« Il y a une chose que je ne comprend pas, si des photos ont été prises, c’était qu’ils étaient proches. Ils auraient du venir me parler, je sais pas, je mords pas, je crois pas ! Peut-être que ça n’aurait pas trainé autant et rien de tout cela ne serait arrivé ?!
-C’est plus compliqué que ça… »

C’était tout ce que je pouvais dire, parce que même moi, parfois, je ne comprenais pas comment ça fonctionnait. Bien sûr que ça semblait facile et évident pour lui ; pour moi aussi, ça l’était, au départ. Le problème, c’était que les gens qui prenaient les photos de lui travaillaient pour mon père. Ces personnes étaient payées, elles prenaient des photos et faisaient presque chanter mon père pour qu’il augmente les prix. Bien sûr il était ferme… et je compris alors que c’était sûrement parce qu’il n’avait pas voulu donner plus que nous n’avions plus eu de nouvelles pendant trois mois. Oh. Je ne pensais pas que ce serait à cause de l’une de ses taupes que je tomberais malade… quel dommage que je ne puisse pas savoir de laquelle il s’agissait pour ça. Je l’aurais bien rendu stérile, ce connard !  Quoi qu’il en fut, je ne pouvais pas expliquer tout cela à David, il ne pourrait pas comprendre et ça le rendrait furieux, qu’on ait dépensé autant d’argent pour lui. Mais bon, quand on aime, on ne compte pas, n’est-ce pas ?

« Je me rends bien compte que de pleins de façons différentes tout ceci aurait pu être prévenu mais… C’est du passé maintenant. J’aurais aimé être là pour te tenir la main, au lieu de cela tu as passé trois mois en enfer et… Je ne veux qu’une chose, que ce soit un mauvais souvenir. Et tant que tu ne seras pas entièrement guérie ça ne sera pas le cas alors… On l’aura cet enfant, avant ou après le mariage. On fera tout pour ! »

Je n’eus pas le temps de répondre cette fois, parce qu’il me prit dans ses bras avec force et nos corps se heurtèrent brusquement dans une étreinte familière qui me rendit plus heureuse que jamais, ce matin-là. A mon tour, mes bras trouvèrent le chemin de son cou et je le serrai de toutes mes forces, comme lui, afin de lui montrer que moi aussi, je voulais qu’on sorte de toute cette merde et qu’on puisse enfin vivre tranquille tous les deux. Parfois, je me demandais ce que j’avais pu faire dans une vie antérieure pour être aussi malchanceuse durant celle-ci. Mon karma était vraiment négatif pour le moment… Au moins, je comprenais que pour David, c’était aussi important que pour moi, d’avoir un enfant, et que de fait, je ne serais jamais seule dans ce combat. De toutes façons, pour fonder une famille, il faut être deux. Et elle serait belle, notre famille, parce qu’on mettrait toutes nos forces là-dedans. J’avais dit à mon père, le jour de nos fiançailles, que je pourrais éventuellement travailler ici à Toronto, trouver un job, et faire carrière… mais j’allais me concentrer sur cette histoire d’examens, de stérilité et dès que nous pourrions avoir plus d’informations et trouver des solutions, on le ferait. Je ne perdrais pas de temps avec des futilités, je m’en contrefichais, je voulais juste pouvoir être enceinte. C’était comme si un compte à rebours s’était déclenché dans ma tête. Si je n’étais pas enceinte avant la fin, je ne pourrais plus jamais être heureuse. Alors il fallait se dépêcher. Et je pouvais faire n’importe quoi pour brûler quelques étapes et pouvoir avoir les examens plus rapidement et être fixée très vite. Il y avait encore un peu d’espoir et tant que je pouvais la voir, cette lueur d’espoir, brûler dans les yeux de mon fiancé, je n’allais pas baisser les bras.

« J’imagine que je vais devoir apprendre à être patiente, hein ? »

J’avais chuchoté ces quelques mots à son oreille, penaude. Je savais ce qui m’attendait, désormais. Des heures interminables d’attente quand David serait en train de travailler, des heures à rester seule à l’appartement, à l’attendre pour savoir si oui ou non, j’aurais un rendez-vous rapidement. Je ne connaissais pas les délais, lui non plus ne les connaissait pas, du moins pour l’instant.. Je devais prendre le temps d’attendre, et je n’aimais d’avance pas cela. En soi, une journée était à la fois bien trop longue et bien trop courte. Trop longue parce qu’il fallait attendre des réponses, des dates, des informations. Trop courte, parce que la fin d’une journée arrivait beaucoup trop rapidement, et que le compte à rebours dans ma tête me rappelait que le temps passait vite. Je n’avais pas peur de ne plus pouvoir tomber enceinte à cause de mon âge, non, de ce point de vue-là, j’espérais tout de même qu’on puisse être aidés avant que j’aie atteint ma ménopause. Mais j’avais tout simplement peur des effets que l’attente pouvait avoir sur mon appareil reproductif. Si en même pas deux ans, c’était déjà le bordel, alors qu’est-ce que ce serait si on attendait plus, hein ? Je ne préférais même pas le savoir, en fin de comptes.

En soupirant, je me détachai lentement de l’étreinte de David, avant de récupérer ma veste et mon sac, posés juste à côté de moi. Je ne voulais pas que cette matinée se déroule de cette façon, mais si David n’avait pas remarqué que je n’avais plus mes règles, peut-être que les dommages auraient été pires. Du coup, je ne savais pas si je devais me réjouir de cette matinée pourrie ou bien si je devais m’apitoyer sur mon sort. Evidemment que la première solution était la bonne, si on pouvait un minimum se réjouir d’une nouvelle pareille. En sautant de la table d’auscultation à pieds joints, je me demandai brièvement si je devais en toucher un mot à mon père et à ma mère. J’étais leur fille unique, et j’étais persuadée qu’ils aimeraient avoir plus de nouvelles de moi… mais devais-je réellement leur apprendre quelque chose de tel ? Qu’ils ne seraient peut-être jamais grands-parents ? Mon dieu, mais si je leur disais un truc pareil, ils ne pourraient plus jamais regarder David sans avoir envie de le tuer, parce que, comme lui, ils ne pourraient pas imaginer que la faute reposait sur mes épaules. Ils diraient que c’était de sa faute à lui, parce qu’il était parti et toutes ces choses là… s’ils savaient tous à quel point ils avaient tort !

« C’est quoi la suite des opérations, docteur ? »

Je voulais me montrer drôle ou simplement enjouée, mais ma voix un peu tremblotante avait dû s’entendre puisque j’eus droit à un regard inquiet de la part de David alors que je remettais mes chaussures et les laçais. Je ne voulais plus penser à mes parents pour le moment, et décidai donc de ne pas leur en toucher le moindre mot pour le moment. Ils en sauraient plus quand nous en saurions plus, et que nous serions peu à peu fixés pour de bon. Je ne voulais pas qu’ils se mettent dans un état horrible, ou même qu’ils viennent ici, à Toronto. Même si un peu de soutien supplémentaire ne pourrait pas me faire de mal, sans doute…  

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Ven 5 Sep - 0:00

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Dans mes bras, elle s’y blottit en passant ses bras autour de mon cou, me serrant encore plus fort que d’habitude si c’était possible. L’étreinte nous faisait sûrement un bien fou, à tous les deux, après cette matinée plus que pleine d’émotions. Nous avions embarqué dans un sacré roller coaster, passant par les hauts et les bas à une vitesse folle et maintenant nous arrivions dans un des creux pour une petite accalmie.

« J’imagine que je vais devoir apprendre à être patiente, hein ? »

Son petit chuchotement me parvint au creux de l’oreille et je lui répondis aussitôt avec un petit « Hmm » vocal pour signifier ma réponse positive. Je savais qu’elle devrait prendre énormément sur elle pour attendre, elle détestait ça, et je supposais que c’était mille fois pire à ce sujet, sa stérilité… Et pour le coup, je l’étais aussi, impatient, d’apprendre ce verdict qui cèlerait notre destin. Dire qu’à peine quelques heures auparavant je croyais que je serais papa et maintenant… Nous devions angoisser en attendant. Et le pire c’est que nous ne savions pas combien de temps attendre, et être dans le flou, ça, nous étions tous les deux à ne pas apprécier.
J’avais du mal à penser à la suite des évènements, sur la longueur. Toutes ces choses que nous devrions faire, ces recherches, sans le diagnostic exact de Roy, j’étais pieds et mains liés. Nous ne pouvions rien prévoir. Est-ce que j’aurai à passer des heures à faire des recherches expérimentales ? Est-ce qu’il faudra que je reprenne les études pour me spécialiser et ainsi prendre en charge moi-même une quelconque chirurgie ? Est-ce qu’un simple cocktail de médicaments suffira pour tromper son utérus et donc relancer le cycle ? Je n’avais aucunes réponses. Et je n’aimais pas ne pas savoir.

Quand elle se détacha de moi, je vis qu’elle était un peu dans la lune. Pensait-elle aussi de son côté à nos plans futures ? Proches et lointains ? Sûrement. C’était donc enfouie dans ses pensées qu’elle sauta de la table d’auscultation et qu’elle attrapa ses affaires et je la regardai faire, attentif.

« C’est quoi la suite des opérations, docteur ? »

Sa voix légèrement tremblotante me mit la puce à l’oreille et je compris qu’au final, elle se montrait très forte alors qu’elle devait être complètement dévastée, un peu comme moi. On se montrait fort, gérant la situation. Cependant tout ceci nous affectait bien plus que l’on ne pouvait l’imaginer. Je m’en doutais mais la voir dans cet état me brisait le cœur. Purement et simplement.

« Je vais aller chercher Roy, puis un anesthésiste. Ensuite je vais voir pour prendre mon après-midi. Il faut qu’on se charge des rendez-vous et tout le tintouin. Et je ne veux pas te laisser seule pour faire tout ceci. »

J’avais été clair et net sur ce point et elle savait qu’il était inutile d’essayer de me dissuader. Et puis, bien sûr, je serais toujours là pour elle, pour lui tenir la main dans les moments difficiles. Et c’était l’un de ces moments.
Alors qu’elle termina de lacer ses chaussures et qu’elle se releva, j’attrapai sa main, avant de lui donner un baiser puis je l’entrainai doucement à ma suite par la porte par laquelle Roy avait disparu plus tôt. Je savais où je pourrais le trouver et après avoir traversé un couloir, j’ouvris la porte de la salle de repos, non sans au préalable avoir frappé. Roy s’y trouvait et y discutait, un café à la main. Il eut un léger sourire en nous voyant entrer et je nous dirigeai vers lui, près à parler de ce fameux examen.

« - Je suis désolée de m’être éclipsé David, je pensais que tu serais plus apte à lui annoncer…
- Ce n’est pas grave, je voudrais juste savoir si nous pouvions passer cet examen rapidement.
- Oh il faudrait que je regarde mes rendez-vous mais… Je peux bien vous trouver une petite place d’ici trois ou quatre jours, ça irait ? »

Un sourire fleurit sur mes lèvres tandis que Mackenzie grimaça mais je n’en tins pas compte. C’était le mieux que nous pourrions avoir pour une intervention sous anesthésie générale. J’hochai alors la tête et le remerciai chaleureusement pour tout avant de me tourner vers Mac’ et de l’embrasser sur la tempe, lui murmurant un « Tu verras, ça ira… ».
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Ven 5 Sep - 1:03

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Malgré mon ton mi-sérieux, mi-amusé – ou du moins, que je voulais mi-amusé – je vis à la tête de David qu’il était aussi dépassé par la situation que moi. Alors que le matin même, il semblait tout feu tout flamme, en forme, et prêt à attaquer une nouvelle journée, là j’avais plutôt l’impression qu’il voulait se terrer sous la couette et ne plus en sortir jusqu’à nouvel ordre. C’était douloureux à voir, mais j’imaginais que forcément, mon expression reflétait la sienne. Nous formions un beau couple de pleurnichards tous les deux, ce matin-là ! Mais c’était pour une véritable raison, au moins. Je ne pensais pas que j’apprendrais un truc pareil en arrivant ici. Je ne pensais pas qu’on me dirait que pour l’instant, il n’y avait aucun moyen pour que je devienne maman. Je pensais déjà à plein de techniques que l’on pouvait trouver… mais à chaque fois, il fallait avoir recours à mon utérus… et ce n’était pas possible. Et je n’allais certainement pas trouver une mère porteuse. Hors de question, je voulais faire tout le travail ! Peu importe si ça allait être difficile, le parcours du combattant, même, je m’en fichais. Ca valait le coup.

« Je vais aller chercher Roy, puis un anesthésiste. Ensuite je vais voir pour prendre mon après-midi. Il faut qu’on se charge des rendez-vous et tout le tintouin. Et je ne veux pas te laisser seule pour faire tout ceci. »

Alors que j’ouvrais la bouche pour répliquer, pour lui dire que si ce n’était que pour prendre un rendez-vous, je pouvais bien le faire toute seule et il pouvait aller travailler, je compris que ce n’était pas la peine, qu’il ne fallait pas que je fasse une chose pareille, parce qu’il allait m’envoyer sur les roses aussitôt. Je ne pouvais qu’acquiescer et obéir, sur ce coup-là. Et puis, finalement, je n’allais pas dire non alors qu’il proposait de rester avec moi. J’en avais besoin et il avait encore certainement des questions à me poser, des précisions à me demander. J’étais prête à tout lui dire s’il le fallait. Ne rien lui cacher des ces trois ans d’absence et de galère, pour qu’il ait tous les détails sur ma santé et qu’il puisse me soigner au mieux, avec ses collègues. Mais je me demandais un truc tout bête… ça faisait déjà pas mal de fois qu’il prenait des jours de congé. A un moment, il n’en aurait plus, comment il faisait ? Est-ce qu’il était aussi bien vu ici qu’il ne l’était à Edimbourg, et du coup, il avait droit aux faveurs de la direction ? Possible… ça ne m’étonnerait pas d’ailleurs, vu comment il s’était déjà mis les hôtesses dans la poche, tout à l’heure…

Quand je fus prête, il me prit par la main, et se rapprocha de moi doucement pour m’embrasser, et je savourais la chaleur de ses lèvres sur les miennes avant qu’il ne m’entraîne à nouveau dans les couloirs. Le voyage ne fut pas long cependant, cette fois-ci, parce qu’il frappa à une porte à peine dix mètres plus loin. Je me fis toute petite en comprenant qu’il s’agissait d’une pièce où seuls les médecins avaient le droit d’aller, une sorte de salle des profs pour médecins. C’était la récréation pour Roy, apparemment. Dès qu’il nous vit, le très gentil gynéco – qui venait juste de me regarder l’entrejambe, et qui maintenant nous souriait, comme si rien ne s’était passé – se dirigea vers nous en s’excusant auprès du collègue avec lequel il discutait. J’écoutais le dialogue entre les deux hommes en restant discrète et silencieuse, n’ayant pas du tout envie de la ramener.

« Je suis désolée de m’être éclipsé David, je pensais que tu serais plus apte à lui annoncer…
- Ce n’est pas grave, je voudrais juste savoir si nous pouvions passer cet examen rapidement.
- Oh il faudrait que je regarde mes rendez-vous mais… Je peux bien vous trouver une petite place d’ici trois ou quatre jours, ça irait ? »

Trois ou quatre jours ? Mais c’était long ! Un peu trop long à mon goût, d’ailleurs, et en entendant cela, je ne pus m’empêcher de pincer mes lèvres en fermant les yeux un peu trop longuement. David semblait satisfait lui, alors j’imaginais aisément que c’était encore une faveur que lui faisait ce médecin. Quoi, si j’avais été une patiente lambda, combien de temps aurais-je attendu ? Des semaines ? Des mois ? J’aurais eu le temps de mourir d’ennui et d’angoisse avant de passer sur le billard. Alors, oui, finalement, peut-être que trois ou quatre jours étaient vraiment quelque chose de rapide. Encore fallait-il rencontrer l’anesthésiste, si j’avais bien compris… bref, les prochains jours allaient être mouvementés, et je ne pus m’empêcher de soupirer, autant d’anxiété que de soulagement. Lorsque David m’embrassa sur la tempe en me murmurant que tout irait bien, je lui soufflai un « je sais » qui pouvait sembler un peu désintéressé, mais en réalité, j’essayais de calmer les larmes qui menaçaient de revenir dans mes yeux et de couler de nouveau sur mes joues. Par la suite, je regardai Roy droit dans les yeux, avec un petit air de défi dans le regard, avant de reprendre la parole. Maintenant que j’étais calme, il pouvait répondre à mes questions, non ?

« Comment trois mois d’anorexie peuvent faire des lésions aussi importantes ? A Edimbourg, on m’avait dit que je n’aurais qu’à prendre un traitement pour que mes règles reprennent, vous croyez que ça a joué là-dessus ?
-Le problème, ma chère, c’est qu’on ne peut jamais savoir comment le corps humain va réagir. Certaines femmes vont rester fécondes même avec des années d’anorexies, et leur utérus ne subira aucun dommage. D’autres, comme vous, Mackenzie, n’ont pas cette chance. Il n’y a que l’examen qui pourra nous dire à quel point tout cela est endommagé. En attendant… je vous conseille de vous détendre. »

Peu convaincue de sa théorie de la réaction différente chez chacune, je hochai cependant la tête pour lui promettre que j’allais essayer de rester calme, jusqu’à ce qu’on ait vraiment une réponse. David serra ma main, qu’il tenait toujours, et je le regardai en essayant de lui sourire, ce qui s’avéra être un succès en demi-teinte. Je soupirai une fois de plus, cette fois de façon plus audible, et je repris la parole :

« Allons voir l’anesthésiste alors… »

Je n’étais pas vraiment découragée, j’étais juste épuisée à l’avance par la tournure que prenaient les événements, et par le fait que je n’arrivais à voir le bout du tunnel. Après l’anesthésiste, qui faudrait-il voir ? Il faudrait passer aux admissions de l’hôpital, pour me créer un dossier, et encore, avais-je toutes les pièces d’identité nécessaires pour cela ? J’avais un passeport, ça devrait suffire, normalement. Mais c’était fastidieux, le travail de bureau, la paperasse, et je n’avais pas de patience pour cela. Pas la moindre.

Par la suite, Dave prit congé de son collègue, et je le saluai poliment, en lui promettant de prendre soin de moi, jusqu’à ce que l’on se revoit, la prochaine fois. Nous repartîmes dans le dédale de couloirs, en essayant de trouver le chemin le plus rapide pour trouver le service de chirurgie, où se trouveraient les anesthésistes. Si David réussissait encore à me faire passer outre les files d’attente, je pourrais être capable de lui faire l’amour contre le mur. Une fois que je vis les panneaux nous indiquant le chemin à suivre, je tirai un peu sur sa main pour le faire ralentir et le garder près de moi. Le gynéco, c’était une chose. L’anesthésie en était une autre, et même si la perspective de me faire endormir ne me faisait pas peur, je craignais cependant les risques que cela impliquait. Je ne pensais pas être allergique à quoi que ce soit, mais si c’était le cas ? Et si je ne me réveillais pas ? David se retrouverait tout seul… ça m’angoissait à mort, et je n’étais pas capable de trouver les mots pour lui dire réellement ce qui me tracassait… Il sembla le remarquer cependant, puisqu’il serra ma main plus fort et me soutint avec un sourire. Nous étions dans le service, et j’imaginais que nous devions attendre, ou plutôt que je devais attendre et que David devait encore user de son sourire magique !  

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Dim 7 Sep - 23:25

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Un petit « Je sais » me répondit et il ne sut pas trop si elle était elle-même très convaincu de ce qu’elle venait de dire. Autant que je l’étais par ce que je venais de lui murmurer après tout. Nous étions dépassés, purement et simplement.

« Comment trois mois d’anorexie peuvent faire des lésions aussi importantes ? A Edimbourg, on m’avait dit que je n’aurais qu’à prendre un traitement pour que mes règles reprennent, vous croyez que ça a joué là-dessus ?
-Le problème, ma chère, c’est qu’on ne peut jamais savoir comment le corps humain va réagir. Certaines femmes vont rester fécondes même avec des années d’anorexies, et leur utérus ne subira aucun dommage. D’autres, comme vous, Mackenzie, n’ont pas cette chance. Il n’y a que l’examen qui pourra nous dire à quel point tout cela est endommagé. En attendant… je vous conseille de vous détendre. »

J’observai l’échange, inquiet. Elle n’était toujours pas remise qu’on ait pu lui affirmer qu’un traitement bénin pourrait tout guérir, à Edimbourg. Et moi-même, j’en voulais à mes anciens professeurs d’avoir osé lui donner des faux espoirs mais surtout, de ne pas s’être inquiété plus que ça. Déjà, l’anorexie n’était pas à prendre à la légère alors si son corps y répondait mal ? Ils auraient du faire la batterie de test complet, juste au cas où ! Si elle avait su à l’époque qu’elle allait être infertile, peut-être même ça l’aurait guéri de suite ? Elle tenait à ses futures enfants comme s’ils étaient déjà là… Ou tout du moins, j’aimais le penser. Mais comme tout, avec des si, on aurait rebattit l’empire romain !

« Allons voir l’anesthésiste alors… »

Sa petite voix, son air abattu n’étaient que du à la fatigue et à vrai dire, je n’en menais pas large non plus. Je n’avais qu’une envie, me terrer dans notre lit pour ne plus en bouger et la serrer dans mes bras jusqu’à ce que mort s’en suive. Mais il fallait faire tout cela, si nous ne faisions rien, nous étions bons à passer par la case dépression, tous les deux.

L’entrainant derrière moi, nous reprîmes alors notre voyage à travers les dédales des couloirs de l’hôpital pour aller en direction du service qui nous intéressait. Je connaissais bien celui-ci. J’y avais erré, quittant mes services habituels dans l’espoir d’observer un peu comment tout fonctionnait. J’avais dans l’idée toujours de reprendre mes études pour enfin me spécialiser et le faire ici m’avait traversé l’esprit. En tâtant le terrain, j’avais même senti que les titulaires seraient ravis de devenir mes professeurs… Mais ce n’était pas pour ça que je venais ici, il me fallait trouver un anesthésiste de libre.
Dans ma course, la main de Mackenzie tira sur la mienne et je me retournai pour faire face à la tête angoissée de celle-ci. Pas rassurée, je lui tins la main plus fortement pour la soutenir accompagnant tout ceci d’un sourire. Par la suite, je recommençai comme je l’avais fait au service de gynécologie en demandant aux secrétaires si des collègues étaient libres. Elles m’indiquèrent d’aller voir dans la salle de repos et non sans avoir dit à Mac’ que je me dépêchais en l’embrassant, je filai comme l’éclair pour trouver un bon samaritain qui nous ferait passer d’ici deux ou trois jours.
Ils étaient deux à prendre le café quand j’ouvris la porte et je m’excusai poliment, leur expliquant mon cas. L’un deux était surbooké, il refusa donc mais le deuxième pouvait durant le surlendemain. Je le remerciai chaleureusement et je repartis, le sourire aux lèvres. En revenant vers Mac’, elle devina tout de suite que c’était bon et nous tombâmes dans les bras l’un de l’autre. Un topo murmuré dans l’oreille plus tard, nous prîmes pour finir la direction de l’accueil pour l’admission de Mackenzie.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Lun 8 Sep - 23:26

i've got a really bad disease

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A partir de ce moment précis, ce fut de nouveau au tour de David de jouer. Même si nous partagions notre air de déterrés désormais, il avait toujours meilleure mine que moi, et il savait un minimum jouer un rôle. Un sourire et il avait tout ce qu’il voulait. Comment dire que ça faisait des années qu’il était comme ça, sans même s’en rendre compte au départ ? Pourquoi j’étais tombée amoureuse de lui ? Il n’en savait rien, évidemment, mais ses sourires étaient un bon début, selon moi. Vu toutes les emmerdes que ça m’avait apporté dans ma vie, peut-être que j’aurais dû rester sa meilleure amie, non ? Non… certainement pas ! Je ne troquerais pour rien au monde cette vie. Parce que toutes les stérilités du monde et toutes les fuites à l’autre bout de la Terre valaient le sourire de David. Evidemment que j’aurais préféré que l’on ne soit jamais séparés, que l’on ait pas besoin de tous ces rendez-vous pour me soigner, mais je ne changerais pas ces épreuves, si je le pouvais. Elles allaient nous renforcer, et au final, cette famille que nous voulions tous les deux, nous la chéririons encore plus, parce qu’elle aura été difficile à obtenir.

Dès lors que les secrétaires lui firent comprendre que des médecins étaient disponibles en salle de repos, David revint vers moi pour m’embrasser brièvement et me dire qu’il faisait vite. Il partit ensuite presque en courant vers une porte non-loin, pendant que je sentais le regard des quelques femmes présentes se poser sur moi. Soit elles avaient compris que j’étais sa fiancée et elles étaient jalouses – ou simplement curieuses de découvrir qui avait le droit de coucher avec le docteur McCoy –, soit elles se demandaient pourquoi j’aurais tant besoin d’un anesthésiste aussi rapidement. Je penchais pour les deux solutions, en réalité. Parce que je me souvenais déjà bien de la fois où j’étais venue pour simplement déjeuner avec David. Dès que j’avais demandé qu’on le prévienne, j’avais quasiment entendu leurs spéculations. Je détestais ça, mais c’était le prix à payer, non ? Il avait dû parler de moi, et c’était bien connu : les ragots vont vite dans les hôpitaux. En attendant monsieur le preux chevalier, je partis m’asseoir sur l’un des sièges de la salle d’attente ouverte, juste à côté du bureau des secrétaires, pour qu’elle ne puisse pas m’épier. J’étais éreintée, j’avais les nerfs en pelote, et j’avais simplement besoin de me faire rassurer. D’avoir une bonne nouvelle.

Il ne fallut vraiment pas longtemps pour que j’entende les pas de David revenir vers moi. Il n’avait mis plus de dix minutes, et vu sa tête, il portait avec lui une excellente nouvelle. Alors que je m’étais relevée pour savoir ce qu’il en était, et pour continuer notre périple, il s’arrêta à côté de moi et me murmura dans l’oreille que j’aurais un rendez-vous deux jours plus tard pour une consultation d’anesthésie. Avec un long soupir de soulagement, vraiment heureuse que l’on ait pu régler ça en vitesse, je me laissai prendre dans mes bras, en sentant mes larmes me remonter aux yeux. Il fallait que je cesse d’être une véritable fontaine, ce n’était pas comme ça que je réglerais mes problèmes, et ça n’aiderait pas David. Nous restâmes quelques longs instants dans les bras l’un de l’autre, avant que David, en se décollant de moi, ne me fasse comprendre que nous allions pouvoir en finir avec tout cela, en faisant mon dossier pour les admissions. Je savais que ce serait un passage plutôt lourd, et qu’il faudrait que je donne plein d’informations sur moi, sur mon passé, sur mon état de santé… un vrai cocktail de bonheur, en fait ! J’espérais qu’à cette heure avancée de la matinée, il n’y ait plus personne… et je me trompais, bien sûr !

Le hall d’entrée était bondé, et tous les guichets des admissions étaient ouverts. Pourtant, ça n’empêchait pas que la file d’attente était longue, et que prendre un ticket ne signifiait pas savoir à quelle heure on passerait. Et bien sûr, comme tout était électronique, David ne pouvait pas faire passer ça plus vite. Nous devions attendre comme tout le monde. En soupirant en voyant notre numéro, le R056, je jetai un coup d’œil sur les différents écrans qui donnaient les numéros de guichets, ainsi que les numéros de tickets pour que les gens se repèrent. Le dernier à être passé en guichet était un C267, pour les consultations donc. Je ne savais pas du tout ce qu’il en était des renseignements et remplissages, comme nous le souhaitions, mais j’avais bien peur qu’il ne faille se taper toute la file d’attente. Et vu les expressions courroucées autour de nous… l’attente semblait déjà longue. En m’appuyant contre David, je posai ma tête sur son épaule, et je le sentis rigoler doucement en comprenant que j’en avais déjà marre. Il n’y avait aucune place disponible pour que l’on s’assoit pour le moment et je sentais que nous allions nous ennuyer à mourir.

Une demi-heure plus tard, quand même, nous étions enfin dans un guichet, ou une jeune femme nous accueillit avec un demi-sourire pour moi, et un clin d’œil appuyé pour David. L’indécence de certaines personnes me choquait énormément et à partir de ce moment précis, ma jalousie fit surface, et si je me retins pour ne pas la claquer et me faire foutre dehors, je pris néanmoins le temps de déposer délicatement ma main gauche, avec ma bague donc, sur la table. Histoire qu’elle comprenne que la chasse était gardée. Cette pétasse fit néanmoins son travail, et David s’occupa froidement de lui dire ce que nous voulions. Lui aussi semblait avoir compris ce qu’il se passait dans la tête de cette idiote. Dès lors, elle sembla percuter à son tour, et elle commença enfin à me poser des questions pour remplir son foutu dossier. Nom, prénom, âge, date de naissance, lieu de naissance, vérification du passeport puisque je n’avais pas d’autre papier d’identité, adresse, numéro de téléphone, numéro de téléphone du conjoint – et si elle le gardait dans un coin pour le mettre dans son téléphone portable, je pourrais lui crever les yeux –, nom du médecin traitant en Ecosse et encore quelques questions banales, et j’eus mon numéro de dossier. 201807395. Plutôt moyen comme identité, mais je savais que c’était pour la bonne cause.

Encore une dizaine de minutes plus tard, et une copie de mon dossier était imprimé, avec d’autres sortes de dépliants qu’elle semblait obligée de donner à chaque nouveau patient. Je ne les lirais sûrement même pas d’ailleurs, parce que David travaillait ici et que si j’avais la moindre question, je n’allais pas demander à d’autres services, ou à d’autres médecins qu’à lui. Quand nous sortîmes du box où se trouvait le guichet, je pris la main de David et l’entraînai le plus loin possible de cette femme, en respirant un grand bol d’air frais. J’étais furieuse alors qu’il n’y avait pas de raison, j’étais fatiguée alors que nous n’avions pas fait grand-chose, mais toutes les émotions de la matinée m’avaient épuisée.

« Il reste autre chose ? »

Je croisais secrètement les doigts pour qu’on en ait terminé avec cet endroit, au moins pour aujourd’hui. Nous reviendrons le surlendemain pour la consultation d’anesthésie, où on me demanderait si j’étais allergique à quoi que ce soit, et d’ailleurs, il faudrait que je demande à mes parents de me scanner mon livret de santé qui était encore en Ecosse, et où on m’expliquerait comment se déroulerait l’opération. Comme si je ne le savais pas. J’imaginais très bien, du moins. Bon ok, je n’en savais rien en réalité. Mais ce n’était pas comme si je voulais savoir. Du moment que c’était fait, c’était amplement suffisant.

« On peut aller manger un truc ? Je meurs de faim. Ou alors on rentre si tu veux. Je m’en fiche en fait. J’ai juste envie de quitter cet endroit, d’accord ? »

Et le plus vite, le mieux. J’en avais assez des secrétaires, des médecins, des pièces trop blanches, des tables d’auscultations, des outils froids entre mes cuisses, des discussions trop sérieuses, des nouvelles affligeantes, des regards appuyés dans ma direction et des connasses qui osaient regarder avec trop d’insistance mon futur mari. Réellement, je ne me sentais pas bien ici, et ça ne changerait pas durant les prochains jours, alors si on pouvait rentrer à la maison, j’en serais ravie !

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Jeu 11 Sep - 20:00

i've got a really bad disease feat Mac' Buidhe
Le chemin jusqu’au hall se passa plutôt rapidement alors que je la faisais me suivre à travers les couloirs par la main. Cependant, quand nous arrivâmes enfin, nous nous arrêtâmes net en voyant la sacré file d’attente qui nous attendait. C’était réellement tout le temps comme ça ? Je ne me rendais pas forcément compte en arrivant au boulot, j’étais tellement pressé d’exercer à chaque fois ou pressé de rentrer chez moi.
Avec résignation, nous prîmes alors notre place dans la longue file d’attente et je pus entendre Mac’ soupirer en voyant le numéro de passage, le R056. Nous étions bien pour être là pour un long moment, et vu la tête de ceux qui étaient devant nous, ça ne serait pas très agréable. Il n’y avait même pas de quoi s’assoir. Nous devrons donc rester debout en attendant notre tour. Soudainement, je sentis la tête de Mac sur mon épaule, ce qui me fit rire doucement. Elle et la patience…

A l’entente de notre numéro, je regardai l’heure avant de prendre le chemin du guichet. Une jeune femme que j’avais peut-être déjà croisé nous y accueilli mais je ne me souvenais pas d’elle. Cependant, elle eut l’air de se souvenir de moi et je me renfrognai, outré qu’elle puisse m’envoyé un clin d’œil avec ma fiancé juste à côté de moi. Je tournai la tête et je vis que Mac avait un air pincé. Ce geste n’était donc pas passé inaperçu. Me reconcentrant par la suite sur l’admission, je lui renseignai les différentes informations en lui faisant bien comprendre que c’était peine perdue. Elle comprit et je laissai donc Mackenzie lui dire toutes ces informations qui l’a concernait. Puis nous pûmes enfin partir avec notre dossier sous le bras.

Pressée de s’échapper apparemment, Mackenzie me prit la main et nous nous dirigeâmes un peu plus loin, vers l’entrée. Ayant tout fini, je me rendis enfin compte à quel point j’étais exténué. Toutes ces émotions et ces discussions faisaient que nous étions crevés tous les deux.

« Il reste autre chose ? »

Réfléchissant, je secouai la tête au bout de quelques secondes. Nous n’avions plus besoin de rien faire. Juste attendre pour les différents rendez-vous. D’abord l’anesthésiste, puis l’examen… Sa conscience de médecin lui chuchotait de ne pas s’inquiéter, que c’était un examen de routine, cependant quelque chose au fond de sa conscience s’inquiétait tout de même. Une anesthésie n’était jamais à prendre à la légère. Mais il avait confiance en ses collègues. Ils feraient ce qu’il faut.

« On peut aller manger un truc ? Je meurs de faim. Ou alors on rentre si tu veux. Je m’en fiche en fait. J’ai juste envie de quitter cet endroit, d’accord ? »

Je souris, je mangerais avec plaisir aussi. Il me faudrait juste appeler ici en arrivant chez nous pour dire que je prendrai un de mes derniers jours de congé. Mais c’était pour la bonne cause. Je voulais rester avec Mackenzie pour ne pas la laisser seule. Le travail m’occuperait l’esprit, mais elle ? Elle ne saurait pas quoi faire et se ressasserait encore et encore cette histoire, se culpabilisant. Ce que je ne voulais pas.

« Ok. On rentre, je cuisine mais tu m’aides ! »

J’espérais ainsi que ça l’occuperait et que ça lui ferait oublier quelques heures tous nos problèmes. Je lui pris alors la main et nous sortîmes afin de rentrer chez nous.

Trois jours plus tard, le jour redouté arriva. Celui où nous saurions enfin ce qu’il en était. Nous en avions peu reparlé, et seulement quand elle avait du aller son rendez-vous avec l’anesthésiste. Mais nous nous soutenions l’un et l’autre du mieux que l’on pouvait, tentant de ne pas laisser la peur nous envahir. La peur de savoir définitivement, la peur de ne pas avoir d’enfants, la peur de l’avenir tout simplement. Nous étions donc dans une sorte d’antichambre et aujourd’hui était le jour où nous saurions, bonne ou mauvaise nouvelle.
Nous étions arrivé une demi-heure plus tôt pour le rendez-vous et nous avions été pris de suite en charge et maintenant, Mac’ était prête pour aller au bloc. Je venais de la rejoindre dans sa chambre et elle était là, assise sur le bord du lit en attendant son tour, la tête baissée et fixant ses pieds. Je devinai aussitôt que tout ceci l’angoissait. Elle ne m’avait même pas entendu ouvrir la porte. Je m’approchai alors sans un bruit, l’enserrant doucement par la taille en l’atteignant. Elle releva la tête et je lui souris avant de l’embrasser. Elle me regarda étrangement quand elle remarqua enfin ma tenue quand je m’éloignai.

« Hey. Ça va aller. Je serai avec toi. Tu verras, à peine le temps de dire ouf et ça sera fini, lui dis-je en souriant. »

Durant la demi-heure où elle s’était préparée, j’étais passé voir Roy pour demander à venir durant l’examen. Après maints arguments, une discussion houleuse sur la présence de la famille durant une intervention et l’intérêt médical à assister à cet examen, il avait accepté. C’était donc pour cela que j’étais habillé de l’habit du chirurgien.

« Je t’avais dit que j’essaierais d’être là, murmurais-je en la reprenant dans mes bras. »
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Ven 12 Sep - 20:20

i've got a really bad disease

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A mon plus grand plaisir, David accepta ma proposition, et pour une fois, il semblait presque aussi soulagé que moi de quitter cet endroit. Je savais qu’il adorait l’hôpital parce qu’il s’y sentait complètement dans son élément, mais là, je trouvais que ce lieu m’avait apporté trop de mauvaises nouvelles. A voir dans les jours suivants si la tendance se confirmerait ou non. Peut-être que plus tard, je pourrais être heureuse d’y revenir… ou bien au contraire vouloir brûler cet endroit tout entier, selon les résultats de l’examen. En attendant de les connaître, ces résultats, je n’étais pas encore prête à y revenir. J’avais encore un tout petit peu de temps devant moi. Pas assez pour vraiment angoisser, mais suffisamment pour trouver le temps long. On ne pouvait pas attendre, pour ça, vraiment pas. Surtout pas moi. Avec un sourire, David me répondit qu’il allait cuisiner en rentrant, mais que je devais l’aider. Peu importait ce que je devais faire, ce serait parfait. Je pourrais passer mes journées à faire le ménage, à remplir des papiers, à compter les carreaux du carrelage de la salle de bains s’il le fallait. Du moment que j’étais occupée, que je ne réfléchissais pas trop, ça m’allait pleinement. Il ne fallait surtout pas que je pense trop, parce qu’il était évident sinon que j’allais déprimer dans mon coin. J’aurais tout le temps pour ça après, si jamais les résultats étaient mauvais…

Durant les deux jours qui suivirent cette journée plutôt merdique, je tentai de ne pas trop stresser, de ne pas trop penser à la suite. Je voulais me concentrer sur le fait que tout n’était pas irrécupérable, tant qu’on n’en avait pas la preuve. De fait, je n’avais pas à me faire du mal pour quelque chose qui, techniquement, n’était pas encore réel pour moi. David avait dû partir travailler le lendemain matin ; cette fois, il n’avait pas eu le choix, et de toutes façons, je n’allais pas le retenir avec moi. Il fallait bien qu’il aille sauver les autres ! Ce jour-là fut plutôt long, surtout parce que je n’avais rien à faire, en réalité. Du coup, j’appelai mes parents pour les tenir au courant de tout cela. Je savais que c’était idiot, parce qu’ils allaient angoisser pour rien. Mais je voulais qu’ils le sachent en même temps que nous. C’était mes parents, et ils étaient les seuls à pouvoir nous aider si quelque chose tournait mal. L’appel dura un bon moment, et l’après-midi, David fut de retour avant que j’aie le temps de m’ennuyer.
Le lendemain encore, c’était le jour où je devais rencontrer un anesthésiste. La consultation se déroula exactement comme je l’avais pensé : il m’indiqua la procédure, me demanda si j’avais des allergies, me questionna sur le moyen de m’endormir que je préférais, si j’avais peur des aiguilles ou si je préférais un masque. Au point où j’en étais, je n’en avais plus rien à faire de tout cela. Un perfusion serait très bien, et le masque aussi. Les deux étaient indolores. Par la suite, il m’expliqua que je devrais me doucher avec de la Bétadine juste avant l’examen, et il me remit un flacon rouge, ainsi que des calmants que je pouvais prendre si jamais je me sentais mal. Je devrais être à jeun, bien entendu, mais ce n’était pas comme si je me sentais prête à manger quoi. En soi, le rendez-vous ne m’apporta rien, mais je savais que je n’avais pas le choix.

Mon angoisse commença réellement le lendemain matin, quand David me réveilla assez tôt, pour que je puisse me laver avec la solution iodée et me réveiller un peu plus. Comme si ça servait à quelque chose d’être réveillée alors que trois heures plus tard, ils me renverraient dans les bras de Morphée. Enfin, peu importait. En ronchonnant pour la forme, je partis sous la douche et me dépêchai de me nettoyer avec leur truc à l’odeur carrément horrible. Je fus d’ailleurs horrifiée à l’idée de devoir me faire shampooing avec cette chose, et refusai de le faire. De toutes façons, ce n’était pas bien grave, ils n’allaient pas m’ouvrir la tête. Au lieu de quoi, ils passeraient leur temps à observer mon utérus. Je ne voyais donc pas l’intérêt de me faire un shampooing qui allait m’abîmer les cheveux avec cette horreur !

Une fois sortie de la douche, je sentis mes jambes trembler sous mon poids. Le froid et l’angoisse me prenaient en même temps, et je dus m’asseoir un peu sur le bord de la douche pour me calmer légèrement. En soufflant, je fis partir mon mal de ventre pour quelques temps, et finis par rejoindre David une fois que j’eus passé des vêtements propres. Il semblait aussi stressé et tendu que moi. Nous restâmes silencieux le plus clair du temps, que ce soit sur le trajet jusqu’à l’hôpital ou bien même une fois là-bas. Je ne savais pas quoi dire, et lui non plus sûrement. Il savait que rien ne pouvait me rassurer maintenant… Dès que nous arrivâmes, une aide-soignante nous demanda de la suivre, comme si nous étions carrément attendus, et en y pensant un peu plus, je me dis que c’était sûrement le cas, en réalité. Ils allaient endormir et examiner la fiancée d’un de leurs médecins, ce n’était pas une matinée comme les autres. Tout le monde le saurait avant dix heures du matin !

J’attendais dans une chambre que l’on m’emmène. Dès que j’étais entrée dans la chambre qui sentait encore les produits d’entretiens utilisés pour stériliser l’endroit, on m’avait placé entre les mains une blouse hideuse qu’il avait fallu que je passe sur moi, en enlevant tout vêtement et sous-vêtement bien entendu. J’avais obtempéré, et on m’avait ensuite redonné encore le même genre de cachets relaxants que la veille. Me sentant mal, je décidai de les prendre. Cinq minutes plus tard, j’eus la nausée et je courus pratiquement jusqu’aux toilettes de la petite salle de bains de la chambre pour les vomir dans la cuvette. Décidant de ne plus rien avaler, même de l’eau, je m’assis sur le rebord du lit, face à la fenêtre où Toronto s’éveillait tout doucement, en même temps que le soleil. Je n’entendis pas David entrer, et je ne remarquai sa présence que lorsqu’il me prit dans ses bras. Je le serrai du plus fort que je pus et ne vis sa tenue que lorsque nous nous détachâmes l’un de l’autre. Il était habillé un peu de la même façon que moi, en un peu plus vêtu, tout de même. J’ouvris de grands yeux en comprenant peu à peu ce qu’il se passait.

« Hey. Ça va aller. Je serai avec toi. Tu verras, à peine le temps de dire ouf et ça sera fini »

Je n’arrivais pas à croire ce que j’entendais. Il allait véritablement être avec moi pour l’examen, et même si je n’étais pas réveillée pendant celui-ci, je pourrais le voir quand ils m’endormiraient, et il pourrait éventuellement me tenir la main pendant tout ce temps. Et être là, à mon réveil… ah non, l’anesthésiste m’avait dit que ce n’était pas possible. Mais il avait ajouté qu’il y avait parfois de très beaux infirmiers en salle de réveil. Ca n’avait plu qu’à moitié à David, mais ça avait eu le mérite de me faire rire !

« Je t’avais dit que j’essaierais d’être là »

Alors qu’il me reprenait dans ses bras, j’eus envie de pleurer comme une petite fille, et je me blottis contre lui en le remerciant d’un murmure, la gorge trop nouée pour parler. Quelques minutes plus tard, alors qu’il me tenait toujours étroitement contre lui, on frappa à la porte, et on m’indiqua que j’allais me faire emmener au bloc. En me décollant de David, je le regardai dans les yeux en espérant qu’il me donnerait du courage, mais malgré son sourire qu’il voulait confiant, je sentis qu’il était aussi anxieux que moi. Sauf que lui, il aurait la réponse avant moi cette fois encore…

Allongée dans le lit, je me laissai transporter partout, dans les couloirs, puis dans un ascenseur, puis de nouveau dans des couloirs. Nous restions tous les trois silencieux, David, moi, et notre brancardier pour l’aller. Je sentis de nouveau mon ventre se tordre, mais bizarrement, je me sentais un peu plus détendue, étendue comme ça. Le mouvement régulier du brancard me berçait, et la main de David dans la mienne me réchauffait un peu alors que je commençais à frissonner à cause de la fraîcheur des couloirs vides. Quand nous arrivâmes devant le bloc, on me fit bouger du brancard à la table d’opération et David et moi nous retrouvâmes seuls pour quelques instants, juste à ce qu’on m’emmène dans le bloc, pour m’endormir. Finalement, le choix avait été fait et j’avais préféré la perfusion. Au moins, j’étais sûre et certaine de m’endormir. Après que David m’ait embrassé une dernière fois, l’anesthésiste m’injecta le produit, me massa la peau à l’intérieur du coude, et me demanda de compter jusqu’à dix. Je réussis à arriver jusqu’à trois, et ce fut le trou noir…

Quand je m’éveillai, sans savoir combien de temps avait passé, je me sentis lourde. Un peu trop lourde. Mes yeux papillonnèrent et je remarquai une paire d’yeux noirs derrière une paire de lunettes, juste au-dessus de moi. Au moins, l’anesthésiste n’avait pas menti, les infirmiers étaient très mignons ici. Mais j’aurais préféré que ce soit David qui soit avec moi dès mon réveil. Néanmoins, je dus attendre une bonne vingtaine de minutes avant de pouvoir le retrouver dans une chambre, la même que celle dans laquelle j’étais au départ. Son expression était indéchiffrable et j’eus soudainement très peur de ce qu’il pourrait me dire. C’était pour cette raison que je n’arrivais pas à parler avant quelques minutes de silence supplémentaires.

« C’est grave, c’est ça ? »

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Mar 16 Sep - 19:59

i've got a really bad disease feat Mac' Buidhe
Pendant de longues minutes on resta enlacés, immobiles en profitant de la proximité de l’autre. Je pouvais sentir dans cette étreinte son bonheur que je sois avec elle mais aussi sa peur, son anticipation. Il fallait dire que ça l’avait travaillé, ces derniers jours, et j’avais essayé d’être là, au mieux. Surtout ce matin, quand j’avais senti qu’elle était bien plus angoissée que d’habitude. Mais nous devions passer par là. Pour savoir, pour être fixés, pour avancer.
Quand le brancardier arriva enfin pour nous emmener jusqu’au bloc, nous n’eûmes pas d’autres choix que de nous séparer et elle de s’allonger. Au fond de moi, je savais que tout irait bien et j’essayais de tout mon cœur de lui faire comprendre que ce serait le cas, mais je ne savais pas, avec elle je me sentais mal, j’angoissais sans que je puis me contrôler. Ce n’était qu’un petit exam pourtant et je le savais…
Sur le chemin du bloc, je ne lui lâchai pas la main, lui serrant du mieux que je pouvais dans un silence de plomb. Que lui dire après tout ? Et puis elle n’avait peut-être pas envie de parler. Elle était mal à l’aise et malgré le fait que je lui tienne la main, j’avais peur qu’elle reste tendue. Puis quand arrivé on se retrouva seul quelques instants et je lui serrai la main pour l’encourager. Ses muscles étaient moins tendus et je me détendis un peu moi aussi. Nous y étions presque, quelques dizaines de minutes et nous serions fixés.

Dans le bloc, je restai aux côtés de Mac’ et je l’embrassai une dernière fois jusqu’à ce qu’on l’endorme. Quand je fus certain qu’elle l’était, je lâchai alors sa main à contre cœur. Nous avions convenu que si je devais être présent, je devrais alors participer aux opérations, ou tout du moins observer et apprendre. J’étais médecin généraliste et non gynécologue, je n’étais pas habilité. C’est donc avec une once de respect que je vis arriver Roy pour enfin procéder à l’examen. Nous étions en petit comité, il n’y avait pas besoin de grand monde. Il n’y aurait même pas d’ouverture, seulement l’insertion d’une caméra miniature au niveau du nombril. Il n’y aurait qu’à observer l’intérieur sur un moniteur ensuite. Rapide, sans problèmes, je n’avais rien à craindre… A part ce que l’on apprendrait…

« David ? Je sais que ce qu’on va apprendre compte beaucoup pour toi, mais concentre-toi s’il te plait. Ne m’oblige pas à te sortir… »

J’acquiesçai à ce que venait de me dire Roy et me sortit de mes pensées, soudain plus alerte. Je ne pouvais pas risquer de me faire éconduire du bloc. J’avais promis à Mac’ d’être à ses côtés, et je ne pouvais ne pas savoir. J’angoissais trop et l’attente devenait insupportable au fur et à mesure que le temps passait.
L’examen commença ensuite et j’observai attentivement ce qu’il faisait, comment il faisait, essayant d’oublier un peu que c’était dans le ventre de ma fiancée qu’il avait enfoncé l’instrument. Il atteint d’ailleurs rapidement et avec une facilité déconcertante ce qu’il annonça comme l’utérus et je sentis le stress monter en même temps que ma respiration se bloquer. Nous serions bientôt fixés.
Roy m’appela au bout de quelques secondes à regarder attentivement l’écran. Je le rejoins en une enjambée, me positionnant moi aussi à côté de l’écran. Je me doutais qu’il s’agissait de l’endomètre mais quelque chose n’avait pas l’air très net, je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus et je fronçai les sourcils en conséquence. Il prit alors la parole, la voix étouffé par le masque qu’il portait.

« Tu vois cette partie ici ? On voit que l’endomètre est endommagé. L’endomètre ne doit plus se développer, et donc la nidification ne doit plus se faire. Je vais aller voir les trompes et les ovaires, mais si ce n’est que ça, c’est moins pire que je ne le pensais… »

Difficilement, je me retins de lui demander « Comment ça c’est moins pire ?! » alors que ma respiration reprenait. Elle restait infertile. Pas de nidification, pas de bébés. Je devais pourtant le laisser finir, il avait besoin de concentration pour finir l’examen. Presque de façon absente, je l’écoutai m’annoncer que les ovaires et trompes étaient intacts et je n’arrivai même pas à me réjouir. J’aurais pu, pourtant. Si vraiment elle ne pouvait porter l’enfant, nous pourrions toujours utiliser ses ovaires. Mais je la connaissais, elle n’accepterait jamais une mère porteuse, même s’il était totalement de nous deux après une fécondation in vitro.
Rapidement, Roy mit fin à l’examen et nous pûmes laisser Mac’ se faire accompagner en salle de réveil et je restai avec Roy, faute de pouvoir l’accompagner, cette fois-ci. Je retirai mon masque et nous partîmes dans la pièce d’à côté pour nous laver les mains. J’en profitai alors pour savoir si ce que j’avais compris était bien ce qui cèlerait notre sort…

« - L’endomètre est irréparable ? Il n’y a rien qu’on puisse faire ? Vous aviez dit avoir eu un cas similaire et vous aviez eu l’air de dire que le diagnostique était radical…
- Mon autre patiente sortait de plusieurs années d’anorexie, le tissu était tellement endommagé qu’on a du faire une ablation de l’utérus… Ici, le tissu est clairement malade mais… Mais pas profondément. Malheureusement on ne peut greffer à cet endroit. Ce qu’il faudrait c’est que le corps évacue naturellement le tissu malade, seulement apparemment même avec les hormones naturelles, il n’y arrive pas. »

Je le regardai avec espoir mais aussi avec sérieux. Ce qu’il sous-entendait c’est qu’il y avait peut-être un moyen pour guérir un tel tissu, seulement il n’avait pas la solution. Mais si c’était réellement le cas, mettre au point un traitement expérimental ne me faisait pas peur, loin de là. Et j’étais certain que Mac ne trouverait pas d’objections non plus à ce que je m’en charge. Alors que l’on finissait de se laver les mains, il s’essuya puis reprit la parole juste avant de sortir de la pièce.

« A l’heure actuelle, je n’ai rien à te proposer pour la soigner. Mais je suis certain que tu es plein de ressources. On parlera d’un éventuel traitement plus tard. Je déconseille la chirurgie et je suis sûr que tu confirmes. »

Et avec ça, il partit, me laissant seul avec mes pensées.


Quelques dizaines de minutes plus tard, j’attendais Mac’ qui devait revenir d’une minute à l’autre de la salle de réveil. Je ne savais pas trop quoi lui dire. Devais-je lui dire but en blanc qu’il y avait possibilité de trouvé un traitement qui permettrait de réparer le tissu utérin ? Devais-je la protéger en lui disant qu’elle était bel et bien stérile mais que je pouvais encore trouver quelque chose ? Devais-je déjà lui parler de la possibilité de concevoir notre enfant autrement que naturellement.
Je réfléchissais encore à toutes ces possibilités quand elle revint et je ne sus toujours pas quoi dire, et un silence pesant s’installa. Trop pesant car je vus son expression s’affaisser et sa petite voix s’éleva dans la pièce vide.

« C’est grave, c’est ça ? »

J’inspirai un grand coup. Je ne voulais pas l’affoler. Je ne voulais pas non plus lui donner de trop gros espoirs. Je croisai alors mes bras sur ma poitrine pour m’arrêter de me triturer les bras. Ca ne servait à rien de stresser de la sorte.

« Assez pour stopper ton cycle et t’empêcher de tomber enceinte… finis-je en suspens ma phrase alors que je voyais Mac au bord des larmes. Mais… Pas assez pour que l’on n’essaie pas de trouver un traitement pour soigner les tissus endommagés… »

Je lui laissai quelques secondes pour qu’elle puisse comprendre ce que je dise. C’était tout ce que je pouvais lui offrir, l’espoir d’un traitement, même s’il était inédit et audacieux. Je me replongerais dans mes cours de pharmacologie s’il le fallait, je ferais des centaines d’heures supplémentaires même, mais j’essaierais tant qu’on me dirait qu’il y a encore une once d’espoir.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease   Mar 16 Sep - 21:37

i've got a really bad disease

it's got me begging on my hands and knees, so take me to emergency, 'cause something seems to be missing.

Une chose qui me faisait paniquer plus que tout, c’était que l’on ne me réponde pas quand je demandais quelque chose. Comme si la réponse que j’attendais allait forcément me déplaire, me rendre folle ou bien me plaire pleurer toutes les larmes de mon corps. Autant dire que ce n’était pas rassurant comme affaire. Surtout, quand je voyais la tête que David me réservait, ça ne m’inspirait rien de bon. J’avais réussi à articuler quelques mots pour lui demander si c’était grave, et le fait qu’il attende avant de me répondre ne me convenait pas du tout. J’avais peur de sa réponse, j’avais peur de ce qu’il avait pu voir là-dedans et, avec une main cachée par le drap blanc, je posai une main sur mon ventre, en croisant les doigts jusqu’à les faire blanchir. Il était hors de question que je nous fasse souffrir tous les deux encore longtemps. Il fallait qu’on en finisse de tout ce suspense, je n’en pouvais plus et je sentais déjà mes larmes remonter jusqu’à mes yeux, baignant mes globes oculaires jusqu’à ce que je ne puisse pratiquement plus voir David, et simplement le distinguer, dans un flou assez obscur pour moi. Lorsqu’il inspira et croisa les bras sur son torse, je sus qu’il allait parler et je retins ma respiration, en ne sachant pas quand serait la prochaine fois que je pourrais respirer pour de bon.

« Assez pour stopper ton cycle et t’empêcher de tomber enceinte… Mais… Pas assez pour que l’on n’essaie pas de trouver un traitement pour soigner les tissus endommagés… »

En sentant la sentence tomber, je baissai la tête en soufflant doucement l’air inspiré plus tôt. Je ne savais pas du tout ce que ça voulait dire, si c’était une bonne ou une mauvaise nouvelle. Donc il me disait que j’étais bel et bien stérile, mais qu’apparemment, c’était réparable ? Non mais de qui il se moquait là ? J’avais vu plein de films et de  documentaires là-dessus ; une femme stérile ne pouvait jamais avoir d’enfants ! C’était foutu ! Alors merde, s’il voulait simplement me faire peur, c’était une très mauvaise blague et je le détestais pour ça. Mais vu son air aussi perturbé que le mien, je compris qu’il m’avait dit la vérité. Il y avait un traitement à trouver. Je n’étais pas médecin, je ne savais pas comment on pouvait faire ça, mais je sentais que ce serait fastidieux, long, et qu’il faudrait qu’on y mette toute notre énergie. Autant dire que si le traitement fonctionnait, nous aurions bien mérité notre bébé, et s’il ne fonctionnait pas, nous aurions passé du temps là-dessus pour rien et gaspillé notre temps. Je n’imaginais même pas notre état, si ça se révélait être un échec.  

« Tu veux dire qu’on peut me soigner si on trouve un traitement miracle ? »

Sans attendre sa réponse, j’eus un rire sans joie. C’était comme essayer de trouver une aiguille dans une botte de foin. Trouver un traitement qui pourrait fonctionner, ça prendrait des mois, voire des années. Je savais que David pourrait y mettre toute son énergie, tout son temps, tout son argent, mais si ça ne marchait pas, il aurait fait tout ça pour rien, et il était hors de question que je le laisse faire ça. Je savais comment ça se terminerait, si jamais il n’y arrivait pas. On finirait par se disputer plus violemment que les autres fois, et l’un de nous deux quitterait l’autre. En imaginant le pire qui puisse exister, je sentis une larme échapper de mon œil droit, et je la séchai avant qu’elle ne puisse glisser sur ma joue. J’avais croisé les doigts sur mon ventre, alors que ça ne servait à rien. Finalement, j’avais été optimiste un temps, mais c’était mal parti pour continuer. Pourtant, David, dans son coin, avait l’air soulagé, sans que je ne puisse comprendre pourquoi. Peut-être qu’il se disait que ce n’était pas si grave, qu’il allait pouvoir trouver quelque chose… mais il ne devait pas se rendre compte de tout le temps que ça allait lui prendre, de tous les problèmes que ça causerait, de toutes les procédures qu’il faudrait mettre en route et de toutes les démarches à faire. Ca ne lui faisait peut-être pas peur, mais moi, je tremblais rien qu’à l’idée de devoir passer d’autres examens. Et si on me trouvait quelque chose de pire ? Non, décidément, je ne voulais pas savoir.

« Désolée, Dave, mais là, moi j’y crois plus… On m'a déjà fait le coup du traitement. »

J’avais bien vu son air déçu quand j’avais déjà parlé auparavant, mais la tête qu’il m’offrit cette fois-là fut plus impressionnante. Il ouvrit la bouche sans qu’aucun son ne sorte et je compris que je le déboussolais complètement. Evidemment, il ne devait pas s’attendre à ce que je sois aussi défaitiste sur ce coup-là, mais sérieusement, un traitement ?? Il y croyait à ça ? Il allait faire comment ?? Je savais qu’il était génial, brillant, super intelligent, qu’il avait un don pour la médecine, mais ce n’était pas Dieu. Il y avait certaines choses que même lui ne pouvait pas faire, et des miracles, ce n’était certainement pas de son ressort. Je reniflai avec dédain en baissant de nouveau la tête et cette fois-ci, je m’intéressai à mon bras droit, principalement à mon coude, où le cathéter avait été enlevé, mais où un pansement trônait à présent. D’un geste rageur, je l’arrachai pour le jeter sur la tablette à côté de mon lit, et grimaçai en sentant la colle m’arracher quelques poils au passage. Peu importait la douleur en réalité, parce que je ne la ressentais pratiquement pas. Je ne savais pas si c’était encore l’anesthésie qui faisait un peu d’effet, ou bien si c’était parce que je ne voulais plus rien ressentir. Un peu des deux, certainement.

« Quand est-ce qu’on peut rentrer à la maison, David ? J’ai envie de rentrer… »

Cette fois-ci, mon ton avait été moins dur, carrément suppliant plutôt, et je regardai de nouveau David, qui s’était renfrogné. Oh il pouvait bien faire cette tête-là, de toutes façons, je savais que peu importe ce que je pourrais lui dire et penser à propos d’un traitement, il le ferait quand même, parce qu’il ne supporterait pas de ne rien tenter pour m’aider, pour nous aider. Je n’avais pas peur de ses réactions, j’avais juste peur de l’avenir, du moment de l’après. Evidemment que je prierais tous les dieux existants pour que ça fonctionne et pour qu’on avoir un enfant, rien qu’un si je ne pouvais pas faire mieux, mais en attendant, ça me paraissait totalement abstrait et difficile à atteindre. Je n’avais pas l’habitude de douter de David, mais là, ça me concernait… et j’avais l’habitude, par contre, de douter de moi-même ! Sans attendre une quelconque nouvelle réponse, je me dégageai des draps et posai mes pieds par terre pour me rhabiller et quitter cet endroit. Je vacillai un peu lorsque je me mis debout, mais finalement, je réussis quand même à me tenir droite, contre toute attente. Toujours en silence, je récupérai mes vêtements dans mon sac et m’enfermai dans la salle de bains de la chambre pendant cinq minutes, le temps de passer toutes mes couches de fringues avec précautions. Je n’avais pas envie de tomber et de rester ici plus longtemps que prévu. J’étais vaseuse, et j’avais un peu mal à la tête, mais ça irait. Je prendrais la journée pour me reposer à la maison. Maintenant que nous avions le résultat, je n’allais plus autant stresser, j’allais simplement culpabiliser et me détester à mort. Mais j’en avais l’habitude, maintenant. J’aurais vraiment préféré ne pas savoir, et comprendre que j’étais stérile, et ensuite l’accepter doucement, à ma manière. Je n’en voulais pas à David d’avoir voulu me faire passer des examens, mais c’était tellement affreux pour moi de comprendre que, dans un sens, ce n’était pas complètement foutu, mais que si nous ne trouvions pas de traitement réellement bon, alors je ne pourrais jamais être enceinte, que je ne pouvais tout simplement pas l’accepter.

Quand je sortis de la chambre, David était toujours debout, au même endroit, et il n’avait pas bougé, ni desserré les bras. Je me mordis la lèvre en comprenant que j’avais vraiment dû le désappointer, mais que pouvais-je répondre ? « Chouette, un traitement impossible à définir, allons-y, c’est une aventure géniale qui commence ! » ? Non, je ne pouvais pas dire ça, parce que ce ne serait pas moi. Et je n’étais pas un simple cobaye ! J’étais sa future femme. Si je n’allais pas l’empêcher de faire ce qu’il voulait faire avec mon utérus, je n’allais pas l’y encourager non plus… je n’en avais pas la force. Tout ce que je voulais, pour le moment, c’était que l’on signe le papier qui autorisait ma sortie et indiquait que c’était bon pour moi, et que l’on rentre à la maison pour que je puisse m’allonger, fermer les yeux, éventuellement dormir, mais surtout être au calme et dans un endroit où je me sentais bien. Avec David, si possible, même si je me doutais qu’il faudrait qu’il aille travailler… Je ne pensais pas pouvoir me relever de mon lit une fois que je serais tombée dedans en rentrant, alors au pire, je dormirais jusqu’à ce qu’il rentre, et nous pourrions en reparler à tête reposée…

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[TERMINE] Dave & Mac ◘ i've got a really bad disease

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