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 [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David

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David McCoy


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MessageSujet: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Dim 29 Juin - 23:43




David vs Mackenzie

I think I've waited long enough, let enough time go by



Le grand jour était arrivé. Depuis le moment où j’avais décidé de précipiter les choses, je m’étais affairé à tout organiser pour que tout soit parfait, dans les moindres détails. Cela faisait huit ans que l’on attendait cela, peut-être plus pour Mac’, et je voulais graver ce jour dans nos mémoires. Quelles femmes ne rêvaient pas d’une demande en mariage parfaite et originale ? Car c’était ce que j’allais faire, j’allais demander sa main à la femme de ma vie, celle qui comptait le plus au monde, celle que j’aimais à la folie, celle pour qui j’aurais décroché la lune.
Quelques jours seulement s’étaient écoulés pourtant depuis qu’elle était apparue sur le pas de ma porte, chose qui à ce moment-là releva du miracle pur et simple. Trois ans que je l’avais cru morte et mon cœur et mon esprit étaient un champ de ruine, apaisés depuis peu par Ella mais ça n’avait été suffisant. Cependant, ce tableau parfait fut quelque peu entaché quand j’appris que Mac’ souffrait de crises de paniques régulières causées par… eh bien… moi, et la peur de ma perte. Pourtant, pas même le fait qu’elle ait couché avec un autre ou que je me sois mis en couple durant son absence ne nous séparerait, et la promesse que je m’apprêtais à faire ce jour-là cèlerait notre amour et notre avenir.

J’avais réfléchit vite et bien à la question du « où ? ». Déjà, il m’était impossible de lui faire ma demande dans les Highlands, même si dans mes rêves les plus fous, ça aurait été là, en mémoire de mon père et de ma mère… Mais ça ne serait pas le cas. Alors où ? Au final, j’avais jeté mon dévolu sur les petites îles de Toronto, à l’écart des buildings. Ce n’était pas trop loin de la ville, pas de randonnée cette fois-ci et surtout, nous ne serions pas obligé de partir à l’aube pour notre pique-nique.
Cela nous amène à la question « comment ? ». J’avais décidé d’organiser un petit pique-nique, non sans nous rappeler le jour où nous nous étions mis ensemble, à ce petit lac. La seule différence serait la taille du lac, et sa salinité… Et donc pour l’occasion, nous mangerions, sans qu’elle ne se doute de rien, et à la fin, je poserais un genou à terre, tout était décidé à l’avance, et tout se déroulerait comme sur des roulettes, enfin je l’espérais.
Et afin de pouvoir mettre un genou à terre, en bon et dû forme, j’avais donc acheté sa bague de fiançailles, une bague plutôt simple en argent avec des petits saphirs bleus foncés avec quelques diamants transparents formant une croix et incrustés dans la bague, motif me rappelant fortement le drapeau de notre Ecosse natale. J’espérais qu’elle l’apprécierait. J’avais dépensé sans compter pour elle, j’avais eu un coup de cœur pour cette bague.

Cela faisait plusieurs dizaines de minutes que j’étais réveillé, quelques doux rayons du soleil passaient à travers les volets fermés et indiquaient que le soleil était déjà bien haut dans le ciel. A côté, mon réveil m’informait qu’il était neuf heures passé, ce pourquoi il n’était pas anormal de voir Mackenzie encore endormie profondément dans mes bras. C’était la troisième nuit que l’on passait comme ceci, dans les bras l’un de l’autre, et il m’était désormais impensable et surtout impossible d’imaginer une nuit sans elle ? C’était à se demander comment j’avais pu dormir ces trois dernières années. Entre les cauchemars et les nuits blanches… Je n’avais pas aussi bien dormi que depuis ce soir-là… Et je lui devais à elle. Toujours à elle.
Quelques minutes passèrent et je la sentis gigoter un peu plus dans son sommeil, m’annonçant son réveil prochain. Pour ne pas qu’elle soit de mauvais poil, je commençai alors à lui caresser doucement le dos pour la tirer peu à peu des limbes qui la retenait loin de moi. Puis, ses paupières papillonnèrent avant de se refermer devant la douce mais néanmoins forte lumière. J’embrassai son front en la saluant d’un « Bonjour mon cœur » alors qu’elle gémissait un peu de mécontentement, ce qui me fit rire.

« Bien dormi Mac’ ? Assez pour aller pique-niquer ? C’est aujourd’hui ! Tu verras l’endroit que j’ai choisi est vraiment sympa ! »

Je n’arrivais pas à cacher mon excitation et malgré le fait qu’une boule s’était tout de même logée au creux de mon ventre, je ne pouvais me contenir. Mac’ leva les yeux au ciel, habituée par mes excès de parlote au réveil, mais ne dit rien à ce sujet. Et puis, cette fois-ci, je l’avais laissée dormir comme elle le souhaitait et elle s’était réveillée naturellement. Les conditions étaient toutes réunies pour que la journée commence bien !


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Mackenzie E. Buidhe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Lun 30 Juin - 0:58

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Depuis ma crise, je ne faisais que dormir, et ce n’était même pas encore suffisant. J’avais l’impression d’être molle, d’être lourde, de ne plus pouvoir rien faire. C’était une caractéristique du traitement que je suivais. Le diazépam était lourd, trop lourd pour une pauvre fille comme moi, et je préférais dormir plutôt que de devenir dépressive. J’avais de la chance. J’avais surtout un bon médecin. Cela ne faisait même pas une semaine que j’étais ici, mais j’avais l’impression que tout était redevenu comme avant… ou presque ! Si ces crises n’avaient jamais été présentes, ça aurait été mieux encore ! Mais j’avais David, je l’avais récupéré et c’était tout ce qui comptait. Pourtant… j’avais cru qu’en l’ayant avec moi, mon organisme irait mieux rapidement, je redeviendrais la Mackenzie que j’étais avant, celle qu’il aimait. Parce que même s’il m’aimait, bien évidemment, il savait aussi que j’étais malade et son regard n’était pas le même. Il voulait me soigner, c’était ce qu’il avait dit ; qu’il ferait en sorte que j’aille mieux en quelques jours. Je ne le croyais pas de toutes façons. Ça faisait trois ans que je trimballais ces crises, et deux ans et demi que mon état s’était brusquement dégradé. Ça n’allait pas partir en quelques jours, malgré tous les miracles qu’il pouvait accomplir dans sa vie professionnelle.

Malgré le fait qu’il n’avait pas pu poser de réelles vacances d’un seul coup, comme ça, sans prévenir à l’avance la direction de l’hôpital, il avait néanmoins trouvé la parade pour ne pas travailler un ou deux jours dans la semaine, afin d’être à la maison avec moi. J’aurais très bien pu me débrouiller sans lui, ça n’aurait pas été la première fois, mais j’appréciais qu’il reste. Nous avions trois ans à rattraper… et je ne voulais pas perdre une seule seconde de plus. Les jours où il n’était pas là, je dormais la plupart du temps, assommée par les médicaments ou juste par une fatigue chronique. Quand il était là, je passais mes jours et mes nuits dans ses bras, à l’écouter me parler. Il m’avait dit que lorsque j’irai un peu mieux, on sortirait, tous les deux, et qu’il m’emmènerait quelque part, où je n’avais pas eu l’occasion d’aller encore, depuis que j’étais à Toronto. Il avait très peu décrit l’endroit, mais j’avais l’habitude avec lui, et c’était sa surprise encore ! Pourtant, je lui avais dit de bien faire attention à tout ça, et néanmoins on aurait dit qu’il recommençait avec les histoires de promenades surprises… il savait bien que je n’aimais pas ça !

La première sensation que j’eus ce matin-là, c’était la chaleur du corps de David tout autour du mien. Nous avions encore dû nous endormir dans les bras l’un de l’autre. Peut-être même que je m’étais endormie pendant qu’il me parlait, ça m’arrivait souvent, ces derniers temps. J’en avais même un peu honte d’ailleurs. Ce n’était pas lui qui m’endormait, c’était sa voix, comme une berceuse. J’ouvris les yeux au bout de quelques instants, et les fermai instantanément. On avait oublié de fermer les volets la veille au soir ou quoi ? Comment j’avais pu réussir à dormir aussi longtemps ? Je grognai un peu, comme d’habitude, avant de me tourner un peu dans le lit pour que David me serre un peu plus fort contre lui. Il me salua en m’embrassant le front et je n’eus droit choix que de sourire, et d’ouvrir les yeux de nouveau pour le regarder.

« Bien dormi Mac’ ? Assez pour aller pique-niquer ? C’est aujourd’hui ! Tu verras l’endroit que j’ai choisi est vraiment sympa ! »

Son énergie était trop matinale pour moi. Il était toujours comme ça, le matin. Une vraie pile électrique. Alors que j’avais plutôt tendance à être vraiment réveillée le soir, pour sortir par exemple. Le jour et la nuit, c’était ce que nous étions. Et pourtant… je ne connaissais aucun autre couple aussi inséparable que nous deux. Cette fois, je savais qu’il avait préparé tout cela pour que j’aille mieux, et je savais que je n’aurais pas le choix que de le suivre. Toutefois, je serais bien restée plus longtemps dans ce lit.. avec lui… mais vu sa tête, je n’allais pas pouvoir le faire.

« Promets moi qu’il n’y aura pas trop de marche, d’accord ? »

Ma petite voix enrouée le fit sourire, et il m’embrassa de nouveau pendant que je fermai de nouveau les yeux pour profiter de mes derniers moments au chaud dans notre lit. Avec agilité, David sortit du lit, en caleçon, et j’ouvris de nouveau les yeux pour le regarder préparer le petit déjeuner pendant que je paressai en m’étirant comme un chat, toujours sous la couette. Je m’étais promis à moi-même de ne pas lui poser de questions sur ses techniques médicales ou psychologiques, qui concernaient mes crises et donc ma santé. Je ne voulais pas tout gâcher. Mais je doutais fortement qu’un pique-nique puisse changer quelque chose. En fait, je n’arrivais pas à comprendre, comme je lui avais déjà dit, comment je pourrais guérir, alors que je savais déjà que je n’allais pas le perdre et que c’était idiot. Tout cela restait très confus pour moi…

Au bout de quelques minutes supplémentaires, je décidai de me lever. Ce matin-là, j’étais moins faiblarde que les autres jours. David surveillait activement les doses de médicaments que je prenais, et me faisait alterner le diazépam avec l’Atarax qu’il avait chez lui. Je n’avais toujours pas osé lui demander pour qu’il en avait, d’ailleurs. C’était peut-être simplement au-cas-où… De fait, l’alternance de mon traitement me permettait de ne pas être dans le brouillard tout le temps, de ne pas tomber dans la dépendance et en plus, de ne pas me sentir trop vaseuse. C’était expérimental, mais il m’avait assuré qu’il n’y aurait pas de danger tant qu’il était là pour surveiller. Et je lui faisais entièrement confiance. Du coup, ce fut avec entrain que je me levai pour aller m’asseoir sur l’une des chaises de la pièce pour petit-déjeuner. Et forcément, ma bonne humeur se répercuta sur ma fonction à parler.

« A quelle heure on part ? Et puis j’ai pas regardé la météo, je dois mettre quoi ? Il me faut des chaussures spéciales ? J’ai rien ici … »

Nous avions rapatrié toutes mes affaires de l’hôtel jusqu’ici, mais ce n’était pas grand-chose, et à cause de ma santé, je n’avais pas pu aller acheter ce dont j’avais besoin pour construire une vie ici. De fait, j’espérais très franchement que David ne m’emmène pas dans un coin trop boueux, ou trop humide. Et j’espérais qu’il ne pleuve pas, également… Mais vu le regard qu’il me lança, je ferais mieux d’arrêter de m’inquiéter…
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David McCoy


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Lun 30 Juin - 11:59




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Sans que ça ne m’étonne, je compris que malgré qu’il faille que l’on se lève et qu’elle se soit réveillée naturellement, elle voulait rester au lit encore. Avec un regard mi-désapprobateur mi-couvant, je lui fis comprendre que ça ne servait à rien d’essayer, qu’elle me connaissait trop bien pour même encore essayer. Quand j’avais une idée derrière la tête, je ne l’avais pas ailleurs, et encore plus aujourd’hui, puisque j’allais la demander en mariage. Mais ça, elle ne le savait pas bien sûr.

« Promets moi qu’il n’y aura pas trop de marche, d’accord ? »

Sa voix graveleuse et encore peu forte dû à son réveil récent me fit sourire et je l’embrassai, ne lui répondant pas. La marche de la première fois l’avait apparemment bien marqué si c’était la première chose qu’elle me disait au réveil. Puis, quand elle referma les yeux, j’en profitai pour me glisser hors du lit, me dirigeant directement vers la cuisine pour préparer un bon petit déjeuner. Cette fois-ci, je ne fis que des pancakes. Mackenzie les adorait et du sucre au réveil, c’était parfait, surtout avant notre pique-nique.
D’un coup d’œil, je vis Mac’ s’étirer sous la couette et je souris. Il était bon de la voir comme ça, à aller mieux. Elle mettait moins de temps à sortir de son lit, maintenant. Et après ces derniers jours, c’était plutôt bon signe. Avec précaution et en demandant l’avis de mes confrères, je lui avais concocté un traitement personnalisé suite à sa crise. Après une crise, il fallait que les patients prennent leurs médicaments quelques jours, mais il était hors-de-question que je l’assomme avec du diazépam, alors j’alternais avec de l’atarax. Jusqu’à présent, le traitement fonctionnait bien et elle se remettait à vu d’œil et j’en étais heureux. Sauf que les médicaments à eux seuls ne l’amèneraient pas à rémission, j’avais donc trouvé la parade ultime. Il fallait que ça marche, sinon je ne voyais pas comment elle pourrait se remettre. Mais en attendant, elle s’en remettait à moi et me faisait une totale confiance, j’espérais juste ne pas la décevoir.

Je commençais à faire cuire les pancakes à la poêle qu’elle me rejoignit dans la cuisine et s’assit à table. Elle était de bonne humeur ce matin, et un sourire étirait ses lèvres. A cette vue, je n’eus qu’une hâte : que ce sourire s’étire encore plus quand je sortirai la bague. Un petit frisson me prit quand j’imaginai la scène dans ma tête.

« A quelle heure on part ? Et puis j’ai pas regardé la météo, je dois mettre quoi ? Il me faut des chaussures spéciales ? J’ai rien ici … »

Elle s’inquiétait bien trop à mon goût mais pour le coup, j’étais fautif. J’avais été très vague sur l’endroit où nous allions aller même si j’aurais pu ne pas l’être. Après tout, ce n’était pas ça la surprise. La surprise, c’était ma demande. Pourquoi au cours d’un pique-nique alors ? Et bien, elle ne s’en douterait pas, moins que si je l’avais invité dans un restaurant chic sans aucune raison apparente par exemple, et ça me rappelait notre premier jour en tant que couple. Plus nostalgique que moi, on mourrait. Mais je fonctionnais comme cela.

« Dix heures et demi, onze heures, ce n’est pas loin. Et puis ne t’inquiètes pas, ici c’est Toronto, pas nos Highlands. On ira en métro puis ferry, et c’est un parc municipal, donc tu peux t’habiller comme tous les jours. Je t’ai promis de ne pas refaire le même type de promenades, je tiens mes promesses ! »

Tout en parlant, j’avais fini de cuire les derniers pancakes et je les servis sur deux assiettes, avant de les déposer sur la table face à nos deux places. Je m’assis et j’attrapai le sirop d’érable et je m’en mis allégrement sur l’assiette. Je pouvais, même en mangeant n’importe quoi, je ne prenais pas un gramme, alors autant en profiter.


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Mackenzie E. Buidhe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Lun 30 Juin - 12:44

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Après son regard un peu courroucé, mais légèrement désolé, je compris que c’était une part de la surprise que je lui demandais là. Mais je n’allais pas y aller en pyjama non plus, donc il n’aurait pas d’autre choix que de me donner quelques indices. Alors que j’attendais une réponse concrète cette fois, et qu’il arrête de me faire des cachotteries, je me laissais porter par la bonne odeur des pancakes qui étaient en train de cuire et je dus réfléchir quelques instants au jour qui venait de commencer. Je n’arrivais plus à me souvenir si je devais prendre de l’Atarax ou bien du diazépam, cette fois. Qu’avais-je pris la veille ? J’avais été vaseuse toute la journée, alors ça devait être du diazépam, certainement. Je n’aurais qu’à demander à David, c’était lui le pro, et c’était lui qui s’occupait de ça. Je voulais juste savoir dans quel état je serais quand nous arriverions à l’endroit de son pique-nique, histoire de ne pas être trop fatiguée. Mais je me sentais bien, ce matin-là, même très bien. J’avais hâte de sortir. Parce que ça faisait quelques jours que je n’étais pas sortie de cet appartement, et le soleil me manquait un peu. Evidemment que c’était pour mon bien que je restais ici, mais j’étais pressée de pouvoir respirer un peu d’air frais !

« Dix heures et demi, onze heures, ce n’est pas loin. Et puis ne t’inquiètes pas, ici c’est Toronto, pas nos Highlands. On ira en métro puis ferry, et c’est un parc municipal, donc tu peux t’habiller comme tous les jours. Je t’ai promis de ne pas refaire le même type de promenades, je tiens mes promesses ! »

Oh, alors David s’était enfin calmé avec ses randonnées de l’enfer ?! C’était une bonne chose, désormais, il se rabattait sur les parcs municipaux. C’était mieux, c’était moins loin, et surtout, c’était moins approximatif. Là, nous étions sûrs d’arriver à une heure donnée et d’être tranquilles.. et surtout, on ne serait pas perdu au milieu de nulle part ! J’adorais nos Highlands, comme il le disait, mais c’était loin de toi, et je préférais largement la ville. Mais il fallait prendre un bateau pour rejoindre ce parc ? Alors ça devait être sur le lac, ça serait sûrement très joli, et je n’en doutais pas une seule seconde. David avait toujours plus de goûts en ce qui concernait les paysages que quoi que ce soit d’autre.

« D’accord ! »

Je plantai ma fourchette dans un pancake pour manger, en même temps que lui, et en réfléchissant à ce que j’allais mettre. Les volets n’étaient toujours pas ouverts et je ne pouvais pas regarder quel temps il faisait, alors dans le doute, je mettrais un pantalon. De toutes façons, il faisait encore froid ici, et je ne m’habituerais certainement jamais à ce temps, et à ce climat. J’avais vu pire pourtant, en Ecosse ou bien ailleurs, pendant que je cherchais David, mais là… je ne savais pas si c’était à cause de mon état, mais je n’arrivais pas à m’habituer. Dans mes pensées, toujours en mangeant, je regardai David s’empiffrer – il fallait utiliser le bon terme après tout ! – de pancakes. Il m’avait manqué, bon sang. Ça me frappait seulement maintenant, avec force. Prendre un petit-déjeuner avec lui m’avait manqué. Dormir avec lui m’avait manqué. Me réveiller dans ses bras également. Je le savais que ça me manquait, avant… mais je ne savais pas à quel point. Maintenant j’en prenais pleinement conscience, et j’étais heureuse que ce soit terminé… et apeurée que ça puisse recommencer un jour.

« Tu sais quoi ? Ça fait des jours que tu t’occupes de moi, alors cette fois, je vais m’occuper de moi, moi-même, d’accord ? »

Devant son regard surpris, je sus qu’il n’avait pas compris de quoi je parlais, mais je ne lui en dirais pas plus de toutes façons. J’avais le droit d’avoir des petits secrets moi aussi, et il méritait que je lui en fasse, parce qu’il adorerait ça. Malgré ses interrogations, qu’elles soient silencieuses ou non, je continuai de manger doucement, sans me presser, jusqu’à finir mon assiette, comme David m’avait recommandé de le faire, depuis le début. Je n’osais toujours pas lui dire que je savais ce que j’avais à faire, et ce depuis longtemps… il était trop mignon quand il faisait ça, et ses petites attentions m’avaient manquées, elles aussi !

Avant qu’il ne puisse prendre la salle de bains, je m’y enfermai après avoir récupéré mes vêtements, toujours dans ma valise puisque je n’avais pas réellement eu le temps de la décharger. Quand je me vis dans le miroir au-dessus du lavabo, je me fis presque peur, et je dus m’y reprendre à deux fois pour continuer. J’avais le teint trop pâle par rapport à d’habitude, et des grosses cernes sous les yeux alors que je dormais tout le temps. En commençant par me laver les dents, je fouillai dans le même temps dans ma pochette avec mon maquillage, en me disant qu’il faudrait vraiment que mon fond de teint hors de prix fasse des miracles. Je m’en foutais du regard des gens. C’était pour David que je faisais ça, parce que même s’il me disait qu’il s’en fichait et qu’il me trouvait belle quand même, je savais aussi que ça lui ferait plaisir de me voir presque normale. J’enfilai mes vêtements rapidement et m’appuyai sur le lavabo de mes deux mains en me regardant fixement. Il y avait du travail. Et j’avais – un coup d’œil vers l’heure sur mon portable – moins d’une heure ! Autant s’y mettre immédiatement..

Trente-trois minutes plus tard, je jugeais que j’avais assez bien réussi ma mission. Après une couche de fond de teint et une autre de blush, j’avais retrouvé des couleurs, un peu artificielles, mais au moins je ressemblais à ce que j’étais avant. J’avais entouré mes yeux de noir pour faire ressortir mon regard, comme à mon habitude et j’avais fini par colorer légèrement mes lèvres. Et j’étais satisfaite du résultat pour une fois. De toutes façons.. ça ne pouvait pas être pire qu’avant ! En déverrouillant la porte, je pris une profonde inspiration en me mordant les lèvres et je sortis, sous les yeux de David…
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David McCoy


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Lun 30 Juin - 14:07




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Acquiesçant à ce que je venais de lui dire et n’insistant pas plus, j’avais du lui donner assez de détails pour la rassasier, elle se mit à manger l’assiette qu’elle avait face à elle. Bien sûr, je fis de même, j’avais une faim de loup et je n’avais pas été radin sur nos portions. J’espérais juste que j’aurais encore de la place pour notre repas de ce midi après cela.
Alors que je mangeais à une vitesse assez élevée, je relevai les yeux pour voir que Mac’ avait arrêté sa fourchette à mi-chemin alors qu’elle me regardait le regard rieur tout en me couvant du même regard. Quoi ? J’avais quelque chose sur le bout du nez ? M’arrêtant de manger je m’essuyai rapidement, ce qui la fit sourire un peu plus.

« - Tu sais quoi ? Ça fait des jours que tu t’occupes de moi, alors cette fois, je vais m’occuper de moi, moi-même, d’accord ?
- Comment ça ? »

Surpris, j’arrêtai à nouveau ma fourchette alors que je venais seulement de la reprendre. Je ne comprenais pas ce qu’elle voulait dire. Le traitement, si elle parlait de ça, elle le prenait déjà seule et je ne surveillais que de près. Sinon à part le fait que je m’occupais d’elle comme avant, je ne voyais pas comment elle pouvait s’occuper d’elle elle-même ? C’était un peu absurde quand on y pensait, mais soit, j’allais la laisser faire et voir ce qu’il en ressortirait, vu qu’elle ne me répondait pas.
Nous finîmes de manger en silence et je ne pus m’empêcher dans sourire quand je vis son assiette vide. Elle prenait mes recommandations à cœur et même si j’avais chargé en pancakes, elle avait quand même tout fini. Je débarrassai donc et elle fila plus vite que le vent pour piquer la salle de bain et je hochai la tête de droite à gauche devant l’action. On en était encore à se piquer le tour de salle de bain de l’autre, mais ça ne changerait jamais ça.

Profitant qu’elle soit dans la salle de bain, j’accélérai la cadence et après avoir fini la vaisselle, je sortis le sac dans lequel je mettrais le pique-nique. Il était hors de question que j’y mette l’écrin contenant la bague, si jamais elle l’y trouvait, la surprise sautait. Je le mis donc dans la poche de la veste de mon costume que je comptais mettre. C’était mon favoris et je savais à quel point Mac’ aimait me voir dedans quand nous sortions ensemble. J’espérais juste qu’elle ne le sentirait pas si jamais elle venait à me serrer dans ses bras, ce qui arriverait… Mais comme c’était ma seule option, et bien je n’avais pas le choix.
Mes fringues préparées, le sac complètement près, j’attendis que Mac’ sorte de la salle de bain. Elle était dedans depuis une bonne demi-heure déjà et je me demandais ce qu’elle pouvait bien faire. Je n’eus pas à le demander plus longtemps car j’entendis la porte s’ouvrir derrière moi. Passant timidement la porte, je vis débarquer une Mackenzie complètement changé et avec meilleure mine. J’ouvris la bouche avant de me mordre la lèvre, ne sachant que dire. Elle était vraiment magnifique. C’était donc ce qu’elle voulait dire plus tôt ? Elle ne pouvait avoir choisi meilleur jour pour se faire belle pour moi. Elle s’avança vers moi et délicatement je la pris dans mes bras, l’embrassant du bout des lèvres pour ne pas défaire ce qu’elle avait mis du temps à faire.

« Mac’, tu es sublime. »

Je la trouvais belle en tant normal bien sûr. Mais ses efforts avaient porté leurs fruits et maintenant mes yeux la remerciaient de l’avoir fait. C’était parfait. Vraiment parfait.

« C’est à mon tour, je file ! »

J’attrapai mes habits puis je pris possession de la salle de bain à mon tour. Il me faudrait moins de temps pour me préparer certes, mais je voulais quand même faire bonne impression. Je me lavai d’abord, le visage et les dents. Puis, je me rasai et je mis de l’aftershave, odeur qu’elle aimait beaucoup, avant de passer une quantité astronomique de gel dans mes cheveux, histoire que ça ressemble un peu à quelque chose. Pour finir j’enfilai mes habits, ma chemise puis mon costume brun. Avant d’enfiler ma cravate, je passai mes chaussettes et je me regardai dans le miroir. Si avec ça, je n’étais pas sur mon 31, je ne comprenais pas. Elle allait adorer ma tenue.
Emergeant de la salle de bain, je lui lançai un sourire charmeur en passant mes mains dans les poches, sentant du bout des doigts le velours de l’écrin, ce qui me fit sourire encore plus.

« Je mets mes chaussures et je suis prêt. Tu as encore besoin de faire quelque chose avant qu’on ne parte ou c’est bon ? »


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Mackenzie E. Buidhe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Lun 30 Juin - 15:20

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Sous les yeux de David, qui s’agrandirent sous l’effet de la surprise, mes premiers pas hors de la salle de bains me permirent de me sentir un peu mieux. Je me trouvais jolie, c’était déjà une première chose. Vu le sourire que me fit David, il semblait partager mon avis, et mon cœur bondit dans ma poitrine avec joie. Je le vis s’avancer vers moi en me prenant doucement dans ses bras, et je n’eus pas le temps de me blottir contre lui qu’il m’embrassa légèrement, comme s’il avait peur de tout faire partir. Vu tout ce que j’avais mis, ça n’était pas près de partir ! Il s’écarta de moi légèrement pour mieux me voir.

« Mac’, tu es sublime.
- Merci… »

Je me sentis rougir, et je n’étais même pas sûre que ça puisse se voir, en réalité. J’avais déjà les joues roses à cause de la poudre, et de fait, il n’avait pas dû remarquer ma timidité, sur ce coup-là, et ma gêne aussi. Comment pouvais-je être gênée face à David ? Je ne le savais pas moi-même, en réalité. J’imaginais aisément que c’était à cause de ces années passées loin l’un de l’autre, et que j’avais besoin de reprendre une certaine confiance en moi. Mieux valait que ce soit ça qu’autre chose, de toutes façons.

Alors que David était parti se changer à son tour, je me posai sur une chaise de la cuisine en me demandant ce que j’allais faire en l’attendant. Il avait déjà tout fait quand je me préparais : le sac pour le pique-nique, la vaisselle, il avait même rangé la table. J’avais vraiment été longue… mais le résultat était bien au moins ! Du coup, je n’avais plus qu’à mettre mes ballerines et à l’attendre. Et malgré le fait qu’il était un mec, il ne mettait pas non plus simplement cinq minutes pour se laver et s’habiller… je lui avais peut-être mis la pression en me faisant jolie pour lui ? Décidant que j’en avais marre de l’attendre, je fouillai dans mon sac pour retrouver un vernis à ongles et m’occuper de ça avant de partir. Mes mains tremblaient quand je commençais à appliquer le produit sur mes ongles rongés de ces derniers jours. L’effet des médicaments… et la peur de sortir dehors, alors que je n’étais pas encore remise totalement de ma dernière crise. Je soufflai un bon coup, tout irait bien, en plus, David serait avec moi et je n’aurais aucun problème. Si je sentais que ça n’allait pas, je n’aurais qu’à lui dire, et il comprendrait !

Lorsque David sortit, j’appliquais le vernis sur le dernier ongle de ma main droite, et je relevai la tête vers lui pour le regarder. Je me mordis à mon tour la lèvre, comme lui l’avait fait. Il avait passé ce costume. Son costume. Le plus beau qu’il avait. Je me doutais que je lui avais mis la pression, j’en étais sûre. Il savait que j’adorais ce costume. Il l’avait encore… ça me faisait remonter tellement de bons souvenirs…

« Je mets mes chaussures et je suis prêt. Tu as encore besoin de faire quelque chose avant qu’on ne parte ou c’est bon ? »

Avec un sourire, je rebaissai la tête vers mes ongles, et, une fois secs, je rebouchais le pot de vernis pour le ranger dans mon sac et secouai mes mains pour être sûre de ne pas en coller partout, ni sur moi, ni sur David, et je m’approchai de lui rapidement.

« Rien du tout. Hormis le fait que je t’enlèverais bien tes vêtements pour te sauter dessus… mais ça nous mettrait en retard ! »

Avec un sourire timide, je plongeai mes yeux dans les siens, alors qu’il riait aux éclats. Je reprenais vraiment du poil de la bête. Depuis ma crise nous n’avions rien fait tous les deux, il se contentait simplement de me prendre dans ses bras et de me caresser doucement les bras. Il ne voulait pas me brusquer et de fait, ça me faisait presque bizarre de parler de ça maintenant. Encore une chose qu’il faudrait reprendre…

« On y va ? »

Il fallait le dire, j’étais pressée d’y aller et d’y être maintenant. En me détachant de David, après l’avoir embrassé sur la joue, je le laissai enfiler ses chaussures pour qu’on puisse partir. Je ne tenais plus en place, forcément, comme une gamine impatiente et j’espérais de tout cœur que mon état ne se détériore pas. Pas aujourd’hui.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Mar 1 Juil - 14:33




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En arrivant dans la pièce, je remarquai que durant mon absence dans la salle de bain, elle avait patienté en mettant du vernis à ongles, même si les siens étaient rongés. Elle avait vraiment décidé de mettre la barre très haute en se faisant belle comme ça et je me demandai un instant si elle ne se doutait pas un peu de ce que je m’apprêtais à faire. Après tout, ce ne devait être qu’un pique-nique pour elle, rien de spécial. Et du coup nous étions tous les deux assez bien habillé pour sortir au restaurant. Et bien… Tant pis, les gens nous dévisageraient s’ils avaient envie, ils pouvaient, je m’en fichais complètement. Mais en tout cas, si Mac’ se doutait de quelque chose, elle aurait un peu plus insisté, du coup je pouvais me rassurer. Ma surprise ne serait pas gâchée !
Alors que j’allais enfiler mes chaussures, je lui demandai si elle avait besoin de faire autre chose. Elle ne me répondit pas de suite, rangeant son vernis et secouant ses mains pour le faire sécher. Puis elle se leva et s’approcha de moi.

« Rien du tout. Hormis le fait que je t’enlèverais bien tes vêtements pour te sauter dessus… mais ça nous mettrait en retard ! »

Elle plongea son regard dans le mien et je ne pus m’empêcher de rire en haussant un sourcil. Oh donc elle pensait déjà à ça ? C’était qu’elle devait vraiment être remise et qu’elle ne sentait plus trop la fatigue. Bien. Très bien. Et si même elle avait raison, et que nous allions être en retard – quoique après tout il n’y avait pas le feu au lac – nous aurions bien le temps de faire tout ce qu’elle voulait faire plus tard…

« On y va ? »

Avec un petit baiser sur la joue, elle s’écarta de moi pour me laisser mettre mes chaussures, ce que je fis rapidement, avant de me relever et de lui offrir mon bras pour qu’elle le prenne. Je ne lui avais toujours pas fait de cours sur les transports en commun de Toronto, et dès qu’elle irait mieux, nous avions toujours ça à faire. Je lui avais promis une nuit si elle passait mon examen après tout… En attendant, je serais celui qui nous guidera jusqu’à notre aire de pique-nique.

« Et bien oui, allons-y ! »

Durant le voyage en métro, je commençai ma leçon en lui indiquant à titre d’informations quelles lignes allaient à quels endroits, les choses à voir, à y faire. Elle resta très attentive tout le long du voyage et sa petite moue lorsqu’elle se concentrait me fit craquer et je ne pus m’empêcher de l’embrasser de temps en temps, comme ça, par envie. Je débordais de joie et ça devait se voir à mon sourire. J’avais tellement hâte d’y être. Et même le sac sur mon dos ne m’empêchait pas d’avoir une foulée plus qu’énergique. Je me retins pourtant un peu, pour que Mac’ puisse me suivre. Puis, la fin du voyage, à bord du ferry, se déroula particulièrement vite, nous étions occupés à observer Toronto depuis l’eau, et la vue était magnifique. De l’intérieur, il était difficile de s’imaginer à quel point cette ville est immense, mais maintenant, vue de l’eau, on a l’impression d’être des petites fourmis.

Sur l’île, la pelouse verte et le beau temps nous accueillirent, nous n’avions qu’à déballer les affaires. Je choisis un endroit vers le bord de l’eau, faisant face à l’immensité du lac plutôt qu’aux immeubles, et bientôt, notre couverture fut étalée par terre. Il n’était pas tout à fait midi quand nous nous allongeâmes tous les deux, elle dans mes bras comme à notre habitude. Maintenant nous y étions, et l’étau se resserrait. J’allais bientôt demander la femme que j’aimais en mariage. Mais avant, nous allions manger tout ce que j’avais préparé, peut-être même que nous nous promènerions. Seul l’avenir nous le dirait.

« Alors, que penses-tu de l’endroit ? J’aurais pu nous emmener faire du chiens de traîneau plus au nord mais je me suis ravisé… Un peu loin non ? On pourra y aller un jour par contre si ça te tente ! »


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Mar 1 Juil - 19:55

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Après quelques minutes de plus, David fut prêt à partir, ayant enfilé ses éternelles Converses aux lacets interminables. Lorsqu’il me tendit son bras, j’accrochais le mien à ce dernier avec un grand sourire, et nous partîmes sans plus tarder. J’étais comme une petite fille, à la fois effrayée par la grandeur de cette ville que je ne connaissais pas tant que ça, et émerveillée par ce que je voyais et par la présence de David. Je m’accrochais à lui tant bien que mal, et même si je n’étais pas au top de ma forme, je me sentais bien mieux que je ne l’aurais cru. Et ça me faisait du bien de sortir un peu. Du moment qu’il était avec moi, désormais, nous pourrions aller partout, je le suivrais jusqu’au bout du monde s’il le fallait. Sa joie était communicative et elle me donnait un peu plus de force, surtout. Je me serais presque sentie invincible, si je n’avais pas été bourrée de médicaments.

Durant tout le trajet dans les transports en commun, j’écoutais attentivement David pour retenir tout ce qu’il me disait à propos des lignes de métro. Les gens autour nous regardaient avec un drôle d’air, et nous deux, gros touristes que nous étions – plus moi que lui, d’ailleurs -, nous commentions toutes les lignes, tous les arrêts etc. Ça devait être drôle à voir… mais les enjeux étaient trop intéressants pour que je laisse mon esprit divaguer en faisant semblant d’écouter David. Si parfois, je le faisais, ce ne serait jamais le cas quand il s’agissait d’examens. Et surtout pas avec ce qui nous attendait, si je réussissais. Je ne perdais pas le nord, quand même !

De retour à la surface et à l’air libre, il nous fallut par la suite prendre un ferry. Et je compris alors pourquoi nous devions prendre ce bateau. Je n’étais jamais venue dans ce coin là, et je ne savais même pas qu’il y avait des îles, à Toronto. Ça me paraissait déjà magnifique, vu de loin, et je savais exactement pourquoi David avait voulu que l’on vienne ici pour pique-niquer. La vue du lac, le parc où nous irions.. ce serait une façon de nous rappeler de nous rappeler du jour où je l’avais tout avoué. Ça devait être une partie de son plan, pour que j’aille mieux, et rien qu’à cette pensée, je souris en serrant un peu plus sa main dans la mienne. Il dut prendre ça pour un signal de fatigue, parce qu’il me demanda si j’allais bien, et je dus lui répondre que tout allait parfaitement bien, en l’embrassant sur la joue.

Enfin, une fois de retour sur le plancher des vaches, je le laissai choisir l’endroit où nous pourrions nous installer. Il chercha pendant quelques minutes, avant de nous trouver l’endroit parfait, au bord de l’eau, au soleil et avec une vue imprenable sur l’immensité de ce lac. Dès qu’il déposa la couverture par terre, je m’allongeai dessus, soudainement épuisée par le trajet. Je fermai les yeux en soufflant et bientôt, je le sentis à mes côtés et je me blottis contre lui, dans ses bras. Le silence qui nous entourait était presque étrange, et, si je gardais les yeux fermés, j’avais presque l’impression d’être à la maison, en Ecosse.

« Alors, que penses-tu de l’endroit ? J’aurais pu nous emmener faire du chiens de traîneau plus au nord mais je me suis ravisé… Un peu loin non ? On pourra y aller un jour par contre si ça te tente ! »

D’un seul coup, je me redressai contre lui, en me retournant pour le regarder avec des yeux ronds. Il plaisantait, n’est-ce pas ? Des chiens de traîneau ? C’était possible de faire ça ici ? Je me mordis la lèvre en me plongeant dans son regard rieur. Maintenant qu’il m’en avait parlé, je n’aurais plus qu’une seule envie : aller dans le Nord du pays pour qu’on le fasse ! J’avais hâte d’aller mieux !

« Tu parles que ça me tente ! C’est trop bien ! »

Mon enthousiasme sembla se répercuter sur lui et aussitôt, je revins contre lui, en le serrant contre moi un peu plus fort qu’avant. Cependant, et sans que je le veuille, rapidement, mon flux de pensées me ramena sur mes crises. Et si David n’arrivait pas à les arrêter ? Est-ce que j’en ferais toute ma vie ? Au bout d’un moment, mon cerveau devra quand même se rendre compte que je ne perdrais plus jamais David, non ? Maintenant que je l’avais retrouvé, il n’y avait plus aucune raison pour que je le perde encore une fois ! Et il n’y aurait plus d’autres femmes, ni d’autres hommes, ni personne d’autre pour nous séparer ! Alors mes crises devraient tout bonnement s’arrêter… Pourtant au fond, je savais que ce ne serait pas le cas… et ça me faisait peur. S’il ne trouvait pas un moyen pour les arrêter, peut-être qu’à la fin, il en aurait tout simplement marre et cesserait de vouloir m’aider.

Frissonnant à cette pensée, je décidai de me redresser pour m’occuper l’esprit. Il ne fallait pas que mes pensées négatives se mettent à tout gâcher. David s’était bougé pour organiser ce pique-nique et je n’avais pas du tout envie de tout foutre en l’air, au contraire. En souriant, je le vis ouvrir les yeux vers moi pour regarder ce que je faisais et je commençais alors à fouiller dans le sac pour sortir tout ce qu’il avait préparé – trop de choses, comme d’habitude ! Encore quelque chose qui n’avait pas changé – et le déposer sur la couverture.

« Par quoi on commence ? »

David s’était entre-temps redressé pour m’aider. Vu notre petit-déjeuner, je pensais que nous n’aurions jamais faim, mais je n’avais pas beaucoup mangé ces derniers jours, et le trajet jusqu’ici avait creusé ma faim. Enfin, en ouvrant le sac, mon appétit s’était ravivé rapidement, quand j’avais compris que David avait fait des trucs super bons. Alors que je le regardai déposer nos assiettes et couverts des deux côtés de la couverture, je remarquai bien vite qu’il tremblait. Or, il ne faisait pas froid, c’était même étrange qu’il ne fasse pas froid. Pourquoi tremblait-il alors ? Je lui pris la main, dans la mienne. Elle était glacée. Je fronçai les sourcils.

« David, tout va bien ? Pourquoi tu trembles ? »
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Mer 2 Juil - 15:12




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Sans que je m’y attende, Mackenzie se redressa d’un coup, les yeux écarquillés, comme si je venais de lui annoncer qu’il existait une montagne entière faite de bonbons. Sa réaction me fit rire tandis qu’elle se mordait la langue, presque honteuse d’être aussi excitée par une balade en chiens de traineau.

« Tu parles que ça me tente ! C’est trop bien ! »

Il fallait absolument que je garde ça dans un coin de la tête alors ! Les chiens de traîneau, j’avais déjà testé et c’était vraiment quelque chose d’exceptionnel et j’avais plutôt hâte de faire découvrir ce genre d’activité à Mackenzie. Comme pour me remercier d’avoir émis l’idée, Mac’ se blottit à nouveau contre moi en me serrant plus fort. C’était pour ce genre de geste que je ne voulais plus jamais la perdre, car cette fois-ci, je ne sais pas ce qu’il adviendrait de moi. Je ne fuirais pas, mais je serais purement et simplement détruit et rien que d’y penser ça me foutait les jetons. Je n’imaginais pas ce qui pouvait nous séparer maintenant à part la mort. Car bien sûr, jamais autre chose, pas même la maladie me ferait partir. C’était pour cela qu’activement j’essaierais de la soigner, en commençant par aujourd’hui.
Aujourd’hui… Plus le temps passait, plus je commençais tout doucement à stresser, alors qu’il n’y avait tout bonnement pas raison ! Je savais déjà sa réponse, elle dirait oui, alors pourquoi stresser ? Peut-être que mon corps et mon esprit avaient besoin de ce petit shoot d’adrénaline avant de poser le genou à terre, je n’en savais rien, après tout, je n’avais jamais fait cela auparavant, une grande première fois et surtout unique fois. Jusqu’à ce que la mort nous sépare, c’était à cela dont je m’engageais… Mais pour le moment, on n’y était pas encore, à cette demande, et il fallait que je m’occupe l’esprit, ou bien ça se verrait !

Avant que je ne puisse bouger, Mackenzie se redressa et commença à fouiller dans le sac pour tout sortir, et je me remerciai intérieurement d’avoir pensé à ne pas y mettre l’écrin. Elle l’aurait trouvé.

« Par quoi on commence ? »

Je me redressai donc à mon tour pour l’aider, décidant que ça serait une super idée de m’occuper de tous les plats que j’avais préparé. Sûrement trop, comme d’habitude. Je voulais lui laisser tellement de choix qu’à chaque fois, je pourrais nourrir tout un régiment. Disparaissant dans mon sac pour trouver les assiettes et couverts, je les trouvai et les sortis alors que c’était les dernières choses à sortir. Les plaçant face à moi et elle, je remarquai que Mackenzie me regardait bizarrement et rapidement, elle m’attrapa la main et je regardai étrangement à mon tour.

« David, tout va bien ? Pourquoi tu trembles ? »

Surpris, je regardai mon autre main, celle qu’elle ne tenait pas comme si je la découvrais. Ah. En effet je tremblais. Et je ne l’avais même pas remarqué. Le stress m’affectais bien plus que je ne le pensais ! Et ce n’était pas bon… Pas bon du tout même… Je n’étais pas le premier homme à se sentir stressé avant de faire sa demande, mais il était impératif qu’elle ne se doute de rien. Le problème maintenant qu’elle avait remarqué les tremblements, c’était qu’elle me connaissait trop bien. Elle allait se douter de quelque chose. Mince ! C’était bien ma veine…

« Je sais pas… C’est bizarre… »

J’avais feint l’ignorance en fronçant les sourcils et j’espérais de tout cœur qu’elle ne remarque pas que c’était joué. Ce n’était pas le moment du tout ! Il me fallait un peu de temps, qu’on ait fini de manger, pas que ça soit précipité comme ça le serait là ! D’un signe de la main, je balayai ses interrogations et je répondis à la première question de Mac’.

« On peut commencer par les salades, il y a pâtes, riz, pomme de terre. J’ai pris des chips et des sandwichs si ça te tente plus. Sinon j’ai des légumes. C’est comme tu veux. »

Ma voix me paraissait normale et j’espérais vraiment de tout cœur que rien ne transparaissait. Avec un peu de chance elle n’allait pas insister. Mais ce serait mal la connaître que de croire ça…


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Mer 2 Juil - 20:29

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Aussitôt, David regarda ses mains à son tour, surpris que je lui demande une chose pareille. Evidemment, le fait qu’il soit étonné me faisait peur, parce que ce n’était pas normal qu’il tremble. Il ne tremblait jamais, sauf quand il ne se sentait pas bien, ou qu’il était stressé. Stressé ? Pourquoi serait-il stressé ? Il n’y avait aucun stress à avoir, nous n’étions rien que tous les deux, au bord d’un lac. Il aurait oublié de me parler de quelque chose peut-être ? A cette pensée, évidemment, un frisson me parcourut de nouveau. Je n’aimais pas ça. Vraiment pas. Et s’il m’avait amenée ici pour m’apprendre quelque chose qui n’allait pas me plaire ? Ce serait le bon endroit, un lieu idyllique pour me faire rêver, et moi, bourrée de médicaments jusqu’à la moelle. Il aurait définitivement raison… mais pour quelle raison ferait-il une chose pareille ? Aucune…

Pour me montrer qu’il n’y comprenait rien non plus et que tout ce à quoi je pensais auparavant n’étaient que fables de mon cerveau embrumé par les antidépresseurs et autres anxiolytiques, il me répondit qu’il ne savait pas, continua de regarder ses mains d’un air sceptique, avant de tout simplement lâcher l’affaire. Il avait raison, nous devions plutôt nous concentrer sur le déjeuner. Néanmoins, j’avais senti que sa main était glacée, alors que d’habitude, il avait toujours les mains chaudes. Il devait bien le sentir également, non ?

« On peut commencer par les salades, il y a pâtes, riz, pomme de terre. J’ai pris des chips et des sandwichs si ça te tente plus. Sinon j’ai des légumes. C’est comme tu veux. »

Je ne l’écoutai qu’à demi, encore toute perturbée par tout cela. Est-ce qu’il me cachait quelque chose ? Ou bien, il avait juste un peu froid, c’était possible… Il couvait peut-être un virus ? Ca faisait longtemps qu’il ne s’était pas retrouvé dans un hôpital avant de reprendre le travail, alors peut-être qu’il n’avait plus l’habitude des endroits stérilisés et trop propres ? Il ne devait pas prendre soin que de moi, il fallait qu’il pense un peu à lui, aussi.. En rentrant, je ferais en sorte qu’il en fasse moins. Je n’étais plus fatiguée de toutes façons !

Reprenant part à la réalité, pour quelques instants, je haussai les épaules en regardant avec un sourire tout ce qu’il avait préparé, comme d’habitude. Il me faisait mourir de rire, intérieurement. Cet homme ne changerait jamais, il ferait toujours tout pour qu’on soit bien, tous les deux, mêmes des choses absurdes. Et c’était pour cette raison précise que je l’aimais. Il se fichait de tout : l’éthique, le prix, la raison ; du moment que nous nous sentions bien tous les deux. Et j’étais vraiment reconnaissante, à qui que ce soit, pour me l’avoir ramené. Alors, maintenant que je l’avais, je pouvais recommencer tout ce que nous avions avant… et redevenir une mère poule :

« Dave, si tu es malade, on peut rentrer, tu sais ? »

Je savais parfaitement qu’il allait nier tout cela, qu’il allait vouloir rester, pour moi. Mais je préférais que l’on remette le pique-nique à plus tard, si ça lui permettait de ne pas être malade comme un chien. Parce que je le connaissais. S’il était un excellent médecin, il était également un patient exécrable… et deux malades à la maison ne serait pas une idée. Evidemment, et je m’y attendais, David me répondit qu’il n’avait rien, et lorsqu’il me fit son sourire, le sourire, je ne pus continuer à me demander s’il était malade ou non. En réalité, peu importait qu’il le fût, parce qu’il ne voulait absolument pas que l’on quitte cet endroit magnifique. Et je le comprenais totalement, moi non plus je ne voulais pas m’en aller. Tout cela me rappelait notre premier bon souvenir de couple et j’aurais pu rester ici toute ma vie, ça ne m’aurait pas semblé complètement fou.

« D’accord, je me tais et je te laisse gérer… désolée. Passe-moi le riz alors ! »

Ainsi débuta notre repas, durant lequel David parut plus heureux que jamais. Sa bonne humeur était communicative et pour un long moment, j’oubliais même ce qui avait causé ma crise de l’autre jour. Nous n’en avions pas reparlé depuis, et si je ne souhaitais pas que le sujet refasse surface, je savais néanmoins que ça allait arriver, évidemment. Dans un sens, je voulais aussi qu’on en reparle… parce que je voulais que David comprenne que j’avais bu, que je l’avais voulu, certes, mais que ce n’était rien, qu’il n’y avait pas de sentiments… et que je l’aimais, lui. En tout cas, la conversation n’allait pas repartir là-dessus pour aujourd’hui, parce que nous ne devions pas gâcher cette sortie, pour rien au monde…

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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Mer 2 Juil - 23:36




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Mère poule qu’elle était, Mackenzie continua à m’observer du coin de l’œil quand bien même je lui avais dit que ce n’était rien. De quoi doutait-elle ? Etait-ce de ma sincérité et du fait que j’étais malade ? Si c’était le second, je pouvais bien lui laisser croire cela. Elle voudrait prendre soin de moi comme je le faisais avec elle et ça s’arrêtait là. Mais si elle doutait de quoique ce soit d’autre, que je sois stressé par exemple et que ça signifiait autre chose, en gros qu’elle voyait juste, c’en était fini de ma surprise. Du coup de ne pas savoir ce qu’il se passait dans sa tête, je stressais plus. Un vrai cercle vicieux. Si je ne faisais pas une syncope avant de lui avoir fait ma demande, ça serait un miracle !
Avec un haussement d’épaule, elle me signifia qu’elle ne savait que prendre et je la comprenais bien. Je ne savais pas non plus où donner de la tête face à tous ces plats. J’avais vraiment abusé...

« Dave, si tu es malade, on peut rentrer, tu sais ? »

Avec un soupir de soulagement intérieur pour ne pas l’alarmer, je me calmai un peu. Elle croyait donc dur comme fer que j’avais choppé froid. Il me suffirait de faire mon dur à cuir et tout irait bien. Car il était hors de question que je recule maintenant et donc il était hors de question que l’on rentre.

« Je n’ai rien, ne t’en fais pas, et au pire ça passera. »

Mettant un terme à ses interrogations, je me reconcentrai sur notre pique-nique, lui offrant un sourire éclatant. J’espérais qu’au moins, avec ça, elle arrêterait de douter sur mon état de santé. Je n’étais pas du genre à tomber malade, mais si ça devait arriver, il était hors de question qu’elle s’occupe de moi d’une quelconque manière, elle devait se ménager, et je pouvais très bien prendre soin de moi !

« D’accord, je me tais et je te laisse gérer… désolée. Passe-moi le riz alors ! »

Avec entrain, je lui passai alors le saladier et la conversation dériva sur tout et rien pendant notre repas. J’étais tellement heureux de partager ce repas avec elle, c’était comme si ces trois dernières années n’étaient jamais arrivées, comme si mes parents étaient toujours vivants et qu’en rentrant je pourrais les appeler pour leur raconter notre sortie et annoncer nos fiançailles. Et même si ça n’était pas le cas, je revivais. Toutes mes petites manies revenaient une par une, des choses que je n’avais pas faites depuis des années et qui revenaient toutes seules, du piquage dans son assiette aux petits baisers volés en passant par mes pitreries. Je ne pouvais demander mieux comme journée. Mais cependant, plus nous avancions dans le temps, plus il me fallait réfléchir. Comment trouver le bon moment pour faire ma demande ? Juste après manger ? Ou peut-être qu’une balade au bord de l’eau rendrait le moment encore plus parfait ?
Alors que nous mangions le dessert, une tarte aux pommes que j’avais préparé la veille au soir en même temps que le reste, je passai ma main dans ma poche pour vérifier que l’écrin y était toujours et pour me donner du courage. C’était bientôt, je le sentais.

« Mac’, une balade au bord de l’eau après, ça te tente ? »

Elle s’empressa d’acquiescer et je ne pus m’empêcher de sourire. Parfait, parfait, parfait. D’un coup d’œil, je vis qu’en plus, un peu plus loin, un petit ponton en bois fort sympathique permettait d’avancer un peu plus sur l’eau. Ce n’était pas grand-chose mais j’avais forte impression que ce serait .

La prenant par la main, je la relevai, et nous partîmes en direction du bord de l’eau. Ma paume était moite, je le sentais maintenant et si je ne déviais pas la conversation, Mackenzie allait revenir à la charge sur mon état, et c’était la dernière chose dont je voulais parler avant de lui demander sa main. Avec un sourire en coin, je trouvai soudainement un bon sujet de conversation, et ça m’amènerait inévitablement sur ce que je voulais lui dire. Elle ne verrait rien arriver. Ou peut-être que si. Elle était très maligne, ma Mackenzie, je n’en doutais pas.

« Je me demandais… Tu te souviens ce que tu m’avais dit, sur ce jour-là, où on s’était mis ensemble ? A propos de ce que tu avais pensé ? »

Ce jour-là, elle s’était tellement monté la tête avec des idées plus farfelues que les autres, elle avait un instant cru que je la demanderais en mariage comme mon père l’avait fait avec ma mère. A l’époque, je venais seulement d’apprendre sur les circonstances des fiançailles de mes parents mais Mac’ le savait depuis un moment et elle s’était bien gardée de me le dire. Du coup elle avait cru que je réitérais ce, qu’un jour, mon père avait fait. Ce qui était absurde à l’époque, nous n’étions même pas ensemble. Mais maintenant…


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Jeu 3 Juil - 0:19

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Le repas fut incroyablement animé, alors que je restais persuadée que David couvait quelque chose. Bien sûr, je ne disais plus rien, parce qu’il n’aurait pas aimé ça, et parce qu’il m’avait certifié que tout allait bien. Néanmoins, je n’en restais pas moins inquiète, et je n’aimais pas ça. Il faudrait vraiment qu’on se repose, tous les deux, dès qu’on arriverait. Toutefois, mon inquiétude disparut rapidement, quand je vis qu’il allait très bien, et que tout redevenait comme avant. Ça m’avait tellement manqué tout cela : nos déjeuners tous les deux, en amoureux ; ses blagues idiotes mais auxquelles je riais quand même ; ses taquineries qui m’avaient tant agacée avant que l’on se mette ensemble… tout m’avait manqué, même les défauts et revivre enfin un pique-nique de cette manière était une libération, après tant d’attente.

Bien rapidement, le temps passa, et David décréta qu’il fallait que l’on mange son dessert avant de ne plus pouvoir avaler quoi que ce soit. Il restait encore des tas de choses à manger, et je ris en voyant tout ce que nous allions ramener à la maison. C’était invraisemblable, mais pourtant, nous en aurions pour deux jours au moins. Il n’avait toujours pas l’œil pour les proportions, en tout cas. De fait, nous délaissâmes tout ce que David avait préparé et il coupa deux parts de la tarte aux pommes, avant de m’en tendre une dans une assiette. Elle était délicieuse et là, par contre, j’étais tout à fait surprise. Certes, je n’étais pas une bonne cuisinière, mais David ne l’était pas forcément non plus. Cuisinier, oui, pâtissier non. En trois ans, il avait donc appris des choses en cuisine… c’était bon à savoir !

« Mac’, une balade au bord de l’eau après, ça te tente ? »

Je venais à peine de finir ma part, et j’aurais aimé digérer un peu, mais David semblait comme un gosse, et avait vraiment envie de marcher et de découvrir un peu le coin, je ne pouvais pas lui en vouloir pour ça. Pendant trois ans, il avait passé sa vie à marcher, ça devait lui faire bizarre, parfois, de ne plus le faire du tout. Durant un instant, je regardai nos affaires, alors qu’il me relevait doucement, et me demandai si nous allions les laisser là. Apparemment oui. Dans ce cas, ça voulait dire que l’on irait pas trop loin et que nous pourrions garder un œil dessus. D’ailleurs, je n’avais pas vu grand-monde dans ce parc, alors il faudrait vraiment le faire pour qu’on pique quelque chose. Et au pire… ce serait de la nourriture !

Pendant que nous marchions, David resserra son étreinte avec sa main sur la mienne, et, de mon côté, je préférais regarder l’eau, le lac, les paysages magnifiques du coin. A croire que je commençais à m’habituer à cet endroit, à ce climat, à ces tableaux… Il le faudrait de toutes façons, alors autant commencer immédiatement. Avec un soupir, je revins dans le présent lorsque David me demanda si je me souvenais de ce que je lui avais dit, le jour où nous nous étions mis ensemble. Je le regardais sans comprendre, avant qu’il n’ajoute qu’il parlait de ce que j’avais pensé. Je baissai les yeux, en souriant. Evidemment que je m’en souvenais. Je me souvenais de tout. Je ne pourrais jamais oublier cette journée.

« Je pourrais t’énumérer tout ce que j’ai pensé et fait durant cette journée, par ordre chronologique, sans jamais me tromper. De l’heure exacte à laquelle je me suis fait réveiller – trop tôt – par la musique horrible du réveil de ton portable, à la dernière fois que l’on s’est embrassé avant de dormir… »

Avec un sourire, mon regard se posa de nouveau sur lui. Je vis que son expression, mi-surprise, mi-amusée était également teinte d’un bonheur réel, un bonheur que rien ne pourrait plus gâcher désormais. Ses parents étaient peut-être morts, mais nous nous en sortirions, avec les miens seuls. En plongeant mon regard dans le sien, j’en vins à me demander ce qu’il cherchait à me dire, en parlant de ça. Qu’est-ce que j’avais bien pu penser de différent de d’habitude pour qu’il parle de ce jour-là ?

« Tu veux parler de tous les noms d’oiseaux que j’ai pensé envers toi, tu veux te venger c’est ça ? »

Je le poussai doucement de l’épaule en riant. Il était vrai qu’à ce moment-là, lorsqu’il n’avait pas répondu à mon baiser, et que pire, il était resté sans réactions, j’avais cru que je pourrais le tuer. Je l’avais insulté de tout ce que je pouvais dans mes pensées, préférant pleurer à la surface, tellement mes émotions étaient intenses. Mais je me doutais que ce n’était pas de cela qu’il voulait que l’on parle. Ce jour était mon préféré, et de loin. Et ce n’était pas pour les jurons que j’aurais pu dire, au contraire.

« Nooon, je sais que ce n’est pas ça… De quoi tu parles, Dave ? Tu veux dire toutes mes théories bidons ? Le message dans la montagne et tout ça ? »

Avec un nouvel éclat de rire nostalgique, je me rappelai de ce moment, où, naïvement, j’avais cru que David aurait gravé un message transi d’amour sur le versant de la montagne où il m’emmènerait, et que ce serait ça ma surprise. Quelle déception, quand j’avais vu que ce n’était pas du tout le cas...
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Jeu 3 Juil - 16:03




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Au début, Mac’ ne comprit pas tout de suite de quoi je lui parlais. En même temps, je lui demandais qu’elle se souvienne d’une conversation en particulier que nous avions eu des années auparavant. Mais avec son petit sourire en coin qui apparut par la suite, je sus qu’elle se souvenait.

« Je pourrais t’énumérer tout ce que j’ai pensé et fait durant cette journée, par ordre chronologique, sans jamais me tromper. De l’heure exacte à laquelle je me suis fait réveiller – trop tôt – par la musique horrible du réveil de ton portable, à la dernière fois que l’on s’est embrassé avant de dormir… »

Avec nostalgie, je me rappelai de ce matin-là. Un grand échec pour moi. Et ça avait été la dernière fois que je l’avais réveillé si tôt pour une sortie de la sorte. Plus jamais je n’oserais le refaire, sa mauvaise humeur dans ces moments-là, ce n’était vraiment pas ce que je voulais, quitte à freiner ma surexcitation et ma forme olympique dès le matin.
Pour le reste, repenser à cette journée me mettait toujours de bonne humeur, me rendait heureux. Ce jour qui avait changé nos vies. Comment ne pas être heureux en y repensant ? Et à voir Mac’, c’était également son cas, et qu’elle m’avoue se souvenir dans tout dans les détails m’amusait franchement. Je trouvais cela si mignon.

« - Tu veux parler de tous les noms d’oiseaux que j’ai pensé envers toi, tu veux te venger c’est ça ?
- Non non si j’avais voulu me venger je l’aurais fait il y a bien longtemps. »

Elle me cherchait et quand elle me poussa gentiment avec l’épaule, j’eus envie de lui tirer la langue mais je me retins, me contentant de rire un bon coup. Je ne pouvais qu’imaginer toutes les insultes dont j’avais été la cible quand j’avais fait l’idiot ce jour-là, et surtout quand je ne l’avais pas embrassé en retour la première fois., oh oui je pouvais très bien imaginer.

« Nooon, je sais que ce n’est pas ça… De quoi tu parles, Dave ? Tu veux dire toutes mes théories bidon ? Le message dans la montagne et tout ça ? »

Bingooo. Elle avait trouvé. Le fameux message gravé dans une montagne. En y repensant, je me bidonnais toujours autant. Elle avait eu une sacrée imagination. Pourtant, c’était exactement ce à quoi je voulais qu’elle pense. Ses théories bidon, comme elle les appelait. A l’époque c’était peut-être pas du tout d’actualité, mais maintenant… Je voulais apporter le sujet tout en douceur, pour ne pas que ça sorte non plus de nulle part, tout en gardant la surprise. Et parler de notre premier jour en tant que couple était un parfait moyen de le faire.

« Oui le message, ce truc bidon comme tu dis. Sérieusement, tu avais toujours imaginé ta demande en mariage comme cela ou tu te contenterais de quelque chose de plus simple ? Parce que tu sais que même si je le pouvais, les montagnes je préfère ne pas les martyriser ! »

Mon hilarité était, je l’espérais, communicative. Non loin de moi l’idée de vouloir se moquer de son imagination mais à l’approche de ma demande, je trouvais cela parfaitement hilarant. La simplicité de ce que j’avais prévu faisait pâle comparaison mais bon. J’espérais quand même qu’elle apprécierait.

« Quoi ? Je suis juste un peu curieux c’est tout… »

Je me mordis l’intérieur de la joue tandis qu’elle me regardait rieuse et quelque peu faussement offusquée que je puisse renier comme cela ce qu’elle avait cru. Mais concrètement, je m’enlisais et désormais, je ne savais plus comment je pourrais enchainer sur ma demande maintenant. Je n’avais plus qu’à voir où la conversation nous porterait.

« Bon d’accord, beaucoup. Mais ne crois pas que je tâte le terrain. Enfin si je pourrais, mais ça serait idiot maintenant non ? Surtout aujourd’hui. Pourquoi je le ferais aujourd’hui ? Vraiment idiot. Oublie ce que j’ai dit. »

Et voilà, ce qui devait arriver arriva, et le stress montant petit à petit au fur et à mesure que l’on arrivait au ponton m’avait fait m’emmêler les pinceaux, et pas qu’un peu, et à mon avis, si je continuais, j’aurais tôt fait de sortir directement l’écrin et de poser le genou à terre sans discours enflammé juste avant.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Jeu 3 Juil - 17:53

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A la vue du regard de David, je compris que j’avais touché le point où il voulait qu’on vienne. Le message dans la montagne. Je fronçai les sourcils en tournant la tête vers lui. Ce message ? Mais ce n’était qu’une idée idiote d’une gamine de dix-sept ans. Pourquoi fallait-il que l’on revienne dessus ? Il voulait me foutre la honte ? Ce n’était pas vraiment sympa de me faire ça, j’aurais presque préféré qu’il se venge de mes insultes silencieuses de l’époque. Parce que ça… non, ça, ce n’était définitivement pas gentil !

« Oui le message, ce truc bidon comme tu dis. Sérieusement, tu avais toujours imaginé ta demande en mariage comme cela ou tu te contenterais de quelque chose de plus simple ? Parce que tu sais que même si je le pouvais, les montagnes je préfère ne pas les martyriser ! »

Il riait, mais je n’étais pas idiote. Je voyais bien qu’il y avait quelque chose qui le tracassait, et qu’il s’agissait du mariage que nous avions évoqué, lui et moi. J’aurais dû me douter que ça le travaillerait et qu’il se poserait des questions, évidemment. Comment j’aurais pu croire qu’il serait facilement enclin à se marier. Il s’y connaissait encore moins que moi et déjà qu’au niveau des sentiments, c’était un handicapé, alors en mariage… J’aurais mieux fait de me taire, l’autre jour, de ne rien dire. Maintenant, il allait se sentir pressé, oppressé même et ce n’était pas du tout mon intention. En répliquant qu’il était juste un peu curieux, je l’observai en riant. Il se moquait de moi ? Il n’était pas curieux ? Il était quoi alors ? Il venait juste de me poser la question concernant ma demande en mariage idéale, et il croyait que je n’allais pas capter ce qu’il cherchait à faire ? Je n’étais pas stupide ! Je savais aussi parfaitement qu’il n’allait pas massacrer une montagne pour m’écrire un message dans la roche. Il serait arrêté par les écolos et massacré avant d’avoir le temps de dire « ouf ».

« Bon d’accord, beaucoup. Mais ne crois pas que je tâte le terrain. Enfin si je pourrais, mais ça serait idiot maintenant non ? Surtout aujourd’hui. Pourquoi je le ferais aujourd’hui ? Vraiment idiot. Oublie ce que j’ai dit.
- Dave, tu t’enfonces ! »

Je ris de nouveau en l’embrassant sur la joue. Il était adorable quand il faisait ça, quand il se comportait comme ça. Et si ses monologues étaient vraiment lourds parfois, je devais bien admettre que j’adorais quand il ne savait pas par quel chemin passer pour dire ce qu’il voulait. S’il voulait absolument savoir ce que je pensais de ma demande en mariage parfaite, je lui dirais, mais ce n’était pas parce que je voulais quelque chose de précis que le reste n’était pas aussi bien. Au contraire. Il pourrait me demander de l’épouser en caleçon sur le sol de sa salle de bains que ça me paraîtrait parfait également. Tant que c’était lui qui me proposait de partager sa vie, je ne pourrais que répondre oui, peu importe l’endroit, peu importe le moment. Enfin, il n’aurait pas intérêt à me réveiller aux aurores pour ça quand même, parce qu’il se ferait envoyer chier directement après m’avoir passé la bague au doigt ! D’expérience, pourtant, il savait qu’il ne fallait pas faire ça !

Nous avançâmes en silence, parfois ponctué par les rires nerveux de David, jusqu’à un ponton en bois, où il voulut absolument aller. Je le suivis sans rien dire, continuant d’observer le paysage, et une fois au bout de la jetée de bois, il se positionna derrière moi pour me serrer par la taille. Je laissai ma tête contre son épaule, derrière moi et fermai les yeux pour simplement écouter le bruit que toute cette nature apportait. Au loin, on pouvait entendre des klaxons, et le bruit évident de la ville. Mais tout cela était tellement loin, et en même temps si proche. Et nous étions là, au milieu de tout cela, au-dessus d’un lac, l’un contre l’autre. Les souvenirs de notre premier jour me revenaient avec plus de force désormais, puisque nous en avions parlé auparavant et j’avais l’impression de revivre tout cela une seconde fois. Quand je serais enceinte, plus tard, bien plus tard, et si nous étions encore à Toronto, je l’amènerai ici pour lui annoncer, je suis sûre qu’il adorerait ça !

« Pour te répondre, ma demande en mariage parfaite, elle n’existe pas. Ou plutôt si. Quoi que tu fasses, elle sera toujours parfaite pour moi, parce que je rêve de ça depuis que je suis adolescente. »

Et il le savait parfaitement, alors je ne comprenais pas pourquoi il me l’avait demandé. Il savait que je n’attendais que cela, depuis des années, et je lui avais déjà aussi raconté que rien de particulier ne serait mieux que quoi que ce soit. Il l’avait peut-être oublié, ce n’était pas grave…
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Jeu 3 Juil - 23:35




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Fort heureusement, Mac’ ne tint pas compte de mon monologue foireux et au contraire, cela la fit rire et elle m’embrassa la joue en me sortant un « Dave, tu t’enfonces ! ». J’avais du mal à comprendre comment, alors que j’étais le pire des boulets dans ces moments-là, on pouvait me pardonner en balayant d’un rire ce que je venais de dire. Mais après tout, je n’allais pas m’en plaindre, et Mac’ m’aimait ainsi et je ne changerais certainement pas. Je n’y arriverais pas.
Par la suite, Mac’ n’insista pas et nous continuâmes notre promenade, nous rapprochant inlassablement du petit ponton. Elle ne dit rien alors que je menais nos pas, et c’était tant mieux. Trop insister sur l’endroit où nous devions aller pouvait paraître suspicieux. Et en attendant, l’endroit était réellement parfait ! Je ne pouvais avoir choisi mieux. Nous nous arrêtâmes face à l’immensité de l’étendue d’eau et je me plaçai derrière elle, la prenant par la taille. Sa tête reposa ensuite contre mon épaule et je l’embrassai sur le haut de sa tête.

« Pour te répondre, ma demande en mariage parfaite, elle n’existe pas. Ou plutôt si. Quoi que tu fasses, elle sera toujours parfaite pour moi, parce que je rêve de ça depuis que je suis adolescente. »

Elle devait me prendre pour un demeuré, de douter comme ça. Et franchement, il n’y avait pas lieu puisque dans ma tête, tout était prêt, et comme elle ne se doutait d’absolument rien - elle devait penser que jamais je ne pourrais la demander en mariage si rapidement et du coup mes questions devaient être pour bien plus tard dans sa tête - j’avais l’avantage de la surprise intégrale !

« Toujours parfaite, eh ? »

En quelques secondes, je trouvais exactement ce que je voulais dire. Peut-être pas la façon des plus romantiques mais il fallait s’adapter à la conversation non ? Et puis, je misais tout sur l’effet de surprise, et ce depuis le début.

« Alors, admettons, si je voulais faire ma demande ici, sur cette île on-ne-peut-plus-adorable, ça serait parfait ? »

Lentement, j’avais enlevé mes mains de ses hanches et je m’étais mis face à elle pour parler, bougeant les bras pour montrer l’île entière où nous nous trouvions pour accompagner mes paroles.

« Sur cette île donc, suite à, disons par hasard, un pique-nique, ce serait toujours parfait si on suit ton raisonnement ? »

Muette, comme une carpe, elle acquiesçait une à une mes questions, sa main se portant doucement à sa bouche tandis qu’elle comprenait peu à peu ce qu’il se passait. L’étonnement peignait encore ses pupilles et elle ne devait pas croire ce qu’il se passait. Mon sourire s’élargit un peu plus en sachant ce que la suite nous promettait.

« Donc cette île au milieu d’un lac, suite à un pique-nique, tout ceci nous rappelant notre première sortie en tant que couple il y a huit ans – parce que oui je suis un grand nostalgique – toujours parfaite, eh ? »

Je pouvais les sentir maintenant, mes tremblements. Incontrôlable, montrant à quel point ce moment était stressant et surtout important. Prenant donc mon courage à deux mains, j’attrapai les siennes entre les miennes, la regardant enfin dans les yeux alors qu’avant, je n’avais été qu’une boule de nerfs gigotant dans tous les sens.

« Après, comment ne pourrait-elle pas être parfaite alors que ce serait la plus parfaite des femmes qui aurait l’importante décision de me dire oui … ? Parce que c’est ce que tu es Mac’, la plus parfaite pour moi, ma meilleure amie, mon amante, ma confidente, et ces trois dernières années à te croire morte, c’était mon cœur que l’on m’avait arraché, et je pensais ne jamais guérir. Toutes ces nuits à te pleurer, tous ces cauchemars… Mais c’est fini désormais et plus jamais je ne veux être séparé de toi. Dans la richesse ou dans la pauvreté, dans la santé ou dans la maladie, à la vie comme à la mort… »

Mes yeux devaient briller, d’un éclat nouveau et à la fois à cause des larmes qui menaçaient de couler le long de mes joues sous l’émotion. Mais ce n’était pas le moment. Ne lui laissant pas le temps de réagir, et dans mon élan, je posai un genou à terre tout en sortant le précieux écrin de ma poche.

« Je sais que c’est précipité mais tu sais que pour toi, pour te prouver que plus jamais tu ne me perdrais comme tu en as peur - à défaut de taguer des montagnes - je décrocherais la lune. C’est pour cela qu’en ce jour d’avril, Mackenzie Emily Buidhe je te demande solennellement, veux-tu m’épouser ? »

Avec ces mots, j’ouvrai l’écrin pour lui montrer la bague que je lui avais choisi. Ma voix avait un peu tremblé sur la fin de ma tirade sous le coup de l’émotion mais le bonheur de l’instant effaçait rapidement ce petit désagrément. Il en faudrait bien plus pour entacher ce moment, un non par exemple, mais je savais à l’avance qu’elle dirait oui !


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Ven 4 Juil - 0:23

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A mon oreille, je l’entendis brusquement répéter mes propos, me demandant alors si je confirmais que n’importe laquelle de ses demandes me semblerait parfaite. Sa voix avait changée, elle était plus rauque, plus suave, plus nerveuse aussi. Je m’apprêtais à lui répondre en riant qu’en effet, tout serait toujours parfait, et qu’il aurait même le temps d’y penser puisqu’il voulait attendre, mais il reprit la parole avant moi.

« Alors, admettons, si je voulais faire ma demande ici, sur cette île on-ne-peut-plus-adorable, ça serait parfait ? »

Du coin de l’œil, je vis ses mains désigner l’immensité d’eau et de verdure qui nous entourait. Pourquoi me demandait-il ça ? Il n’allait quand même pas … ? Noooon ? Me détachant doucement entièrement de son étreinte, je me retournais vers lui alors qu’il souriait comme jamais et je hochai de nouveau la tête, pour seule réponse. Je fronçai un sourcil et haussai l’autre, complètement perdue. Et il continua aussitôt :

« Sur cette île donc, suite à, disons par hasard, un pique-nique, ce serait toujours parfait si on suit ton raisonnement ? »

Frénétiquement, je hochai la tête, mon cerveau faisant rapidement le lien entre toutes les questions qu’il me posait depuis quelques secondes. Sans même que je ne le contrôle, je sentis des larmes arriver dans mes yeux et mes mains trembler en avance pour ce qui allait suivre. Il n’était quand même pas en train de faire ça ? Alors c’était pour ça qu’il était complètement bizarre, qu’il tremblait, et même qu’il disait des trucs insensés juste avant !! Comment j’avais pu ne pas me rendre compte qu’il s’agissait de ça ?!

« Donc cette île au milieu d’un lac, suite à un pique-nique, tout ceci nous rappelant notre première sortie en tant que couple il y a huit ans – parce que oui je suis un grand nostalgique – toujours parfaite, eh ? »

Evidemment qu’elle serait toujours parfaite ! Et si j’adorais déjà cette île pour ce qu’elle représentait – un vrai petit coin de Paradis – j’allais encore plus l’aimer maintenant. Et ce serait définitivement l’endroit où David apprendrait qu’il deviendrait papa, plus tard. Je me fichais des Highlands maintenant, cette île était la meilleure du monde, et si j’avais pu, j’aurais figé le temps pour vivre tout ceci continuellement ! D’un geste, je sentis les mains de David arriver dans les miennes et je faillis fondre en larmes. Je n’avais rien vu venir, et d’un seul coup, je comprenais tout. Pourquoi il avait été si excité toute la matinée, pourquoi il s’était bien préparé pour sortir… et à plus grande échelle, je comprenais même pourquoi il avait dit qu’il me soignerait en quelques jours !

« Après, comment ne pourrait-elle pas être parfaite alors que ce serait la plus parfaite des femmes qui aurait l’importante décision de me dire oui … ? Parce que c’est ce que tu es Mac’, la plus parfaite pour moi, ma meilleure amie, mon amante, ma confidente, et ces trois dernières années à te croire morte, c’était mon cœur que l’on m’avait arraché, et je pensais ne jamais guérir. Toutes ces nuits à te pleurer, tous ces cauchemars… Mais c’est fini désormais et plus jamais je ne veux être séparé de toi. Dans la richesse ou dans la pauvreté, dans la santé ou dans la maladie, à la vie comme à la mort… »

Alors que ses yeux brillaient sous le coup de l’émotion, je remarquai que je pleurais pour de bon. Encore une fois, j’imaginais le calvaire qu’il avait vécu sans moi et je le comparais au mien. Si j’avais dû le demander en mariage à sa place, j’aurais dit la même chose. Finalement, même séparés, nous vivions toujours la même chose… En serrant du plus fort que je le pouvais ses mains toujours dans les miennes, je faillis tout faire foirer et foncer dans ses bras pour y pleurer toutes les larmes de mon corps, cette fois des larmes de joie. Je me retins, parce qu’il n’avait pas fini et que je ne voulais pas lui faire de la peine en le coupant. Et puis… j’avais une réponse à lui donner, aussi !

Avec une surprise de plus et un sanglot incontrôlable me faisant trembler de tout mon corps, je vis David s’agenouiller devant moi en tenant un écrin dans sa main. Alors on y était. Je me mordis la lèvre en souriant, complètement sous le charme, et je le laissai me poser la question qui changerait nos vies une énième fois :

« Je sais que c’est précipité mais tu sais que pour toi, pour te prouver que plus jamais tu ne me perdrais comme tu en as peur - à défaut de taguer des montagnes - je décrocherais la lune. C’est pour cela qu’en ce jour d’avril, Mackenzie Emily Buidhe je te demande solennellement, veux-tu m’épouser ? »

Sans attendre, il ouvrit un écrin dans lequel trônait une bague magnifique, tout en diamants et en saphirs. J’eus un moment d’absence en la voyant. Il n’aurait pas pu mieux la choisir et j’en tombais amoureuse instantanément. Je reposai les yeux sur son visage et son sourire me fit craquer une fois de plus, déclenchant une nouvelle vague de sanglots de joie dans ma gorge et des ruissellements de larmes sur mes joues. Je m’agenouillai à mon tour en face de lui, le plus proche possible de lui et je pris son visage entre mes deux mains, avant de lui répondre, à bout de souffle tant l’émotion était forte :

« … Oui… »

D’un mouvement, je comblai le vide qui existait entre nos lèvres et l’embrassai avec le plus de gratitude possible, en lui faisant passer par là tout l’amour que j’étais capable de lui fournir, et bien plus encore. Il le méritait, après tout ce qu’il venait de me dire. J’eus du mal à me décoller de lui, ne trouvant pas les mots qu’il fallait pour lui répondre et quand je plongeai mon regard dans le sien, je vis qu’il savait ce que je voulais lui faire comprendre, sans que je n’aie besoin de parler.

Il me repoussa néanmoins un peu pour retirer la bague de l’écrin et ranger celui-ci dans sa poche de veste, où elle se cachait déjà auparavant. Les mains toujours tremblantes, il prit ma main gauche dans la sienne pour me passer la bague à l’annulaire et j’eus un second moment de blanc, en la voyant là. C’était comme si elle avait été faite pour moi, et je soupçonnais David d’avoir fait quelque chose du genre. Si je l’imaginais capable de taguer des montagnes comme il le disait, alors il était capable de me faire une bague, juste pour moi ! Mais j’étais trop émue pour parler, et je me contentais de passer mes bras autour de son cou et de le laisser contre moi en pleurant toutes les larmes de mon corps, en essayant de reprendre mon souffle.

« Je t’aime, mon Dieu, si tu savais comme je t’aime… »

Je l’entendis rigoler dans mes bras mais il semblait tout aussi ému que moi. Cette demande en mariage était la plus belle que j’aie jamais vue. Plus belle que dans les films, plus belle que dans les livres, la plus belle, la plus parfaite, comme il disait. Je n’avais aucune idée de ce qui lui était passé par la tête pour qu’il décide que ça ferait le parfait remède pour mes crises, mais j’espérais que ça fonctionne, vraiment. Parce qu’il pourrait difficilement faire mieux que ça.

Enfin, je me décollais doucement de lui en séchant mes larmes doucement. J’avais fait exprès de bien me maquiller pour être jolie pour lui – et j’avais bien fait apparemment – mais du coup, je devais ressembler à un panda. A cette pensée, je ris toute seule, encore sous l’euphorie et l’émotion du moment. Depuis que j’étais adolescente, je ne pensais qu’à ce moment. Même pire, depuis que j’étais toute petite. Mais ça faisait dix ans que j’attendais que David me fasse ça. Et même dans mes rêves les plus beaux, ce n’était pas aussi parfait que ce qu’il venait de me faire. Je m’éclaircis la gorge avant d’essayer de parler.

« Je crois que… j’ai bien fait de te chercher pendant trois ans… Comment j’aurais pu abandonner mes recherches alors que j’ai la perfection devant moi, hein ? Je t’aime… »

Ma voix était aussi rauque que la sienne, brisée par l’émotion du moment et en même temps complètement joyeuse. Ça faisait des mois, voire des années que je ne m’étais pas entendue parler de cette façon. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine, et je capturai de nouveau ses lèvres. Enfin, il l’avait fait. Ce que je voulais qu’il fasse depuis le tout début. Brièvement, je pensais à ma mère : elle allait hurler en apprenant la nouvelle, et elle voudrait nous voir le plus vite possible… de fait, il faudrait sûrement que j’attende avant d’en parler à mes parents, parce que David n’était pas prêt à rentrer. Mais à l’heure actuelle, je m’en fichais. Mes parents pourraient attendre, je m’en foutais. L’homme de ma vie m’avait demandée en mariage, et ma mère pourrait tout à fait attendre quelques semaines…  
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Sam 5 Juil - 17:41




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Je n’avais pas remarqué avant mais, depuis quelque dizaines de secondes, des larmes de joie tintaient les joues de ma douce et je sentis un flot de joie me submerger à mon tour. A genoux, à ses pieds, j’attendais qu’elle me réponde après que le choc de la vue de sa bague ne passe. Elle l’aimait, ça se voyait dans ses yeux comme s’ils étaient deux miroirs resplendissants.
Alors que je n’avais pas bougé d’un pouce, Mac’ s’agenouilla à son tour afin d’amenuiser la distance qui nous séparait et elle posa ses mains délicatement de chaque côté de mon visage avant de murmurer un « Oui » plein d’émotions. Sans plus attendre, elle réduisit l’écart entre nous et m’embrassa comme jamais elle ne m’avait embrassé. Par ce simple baiser, mais ô combien important, je n’eus pas besoin de mots pour comprendre qu’elle m’aimait du plus profond de son cœur, et je lui rendis la pareille.
Toujours sans prononcer un mot, Mac’ plongea son regard dans le mien après avoir mis fin à notre baiser. Maintenant qu’elle avait dit oui, il me fallait faire une dernière chose. Avec reluctance, je poussai un peu Mac’ pour nous faire un peu d’espace et je sortis la bague de son écrin avant de le ranger. Fébrile, je pris sa main gauche dans les miennes et je glissai tout doucement la bague à sa place, sur l’annulaire. Alors ça y était ? Voir la bague à cet endroit donnait une nouvelle dimension réaliste à cette demande. Jusque maintenant je flottais sur un petit nuage, et ça aurait très bien pu être le plus parfait des rêves. Mais maintenant ? Cette bague sur son doigt me rappellerait chaque jour que je ne rêvais pas.
Avec émotion, Mac’ passa se bras autour de mon cou et je lui souris, simplement heureux. Puis elle se blottit contre moi, pleurant de joie et je me contentai de la serrer fort contre moi.

« Je t’aime, mon Dieu, si tu savais comme je t’aime… »

Je ris un peu en entendant cela mais je ne répondis rien. Il fallait qu’elle se remette et qu’elle sèche ses larmes seules, et je ne pouvais que la tenir dans mes bras en ce moment. Puis après quelques secondes, elle se recula avant de s’essuyer et de s’éclaircir la gorge.

« Je crois que… j’ai bien fait de te chercher pendant trois ans… Comment j’aurais pu abandonner mes recherches alors que j’ai la perfection devant moi, hein ? Je t’aime… »

Encore muet sous le coup de l’émotion, j’acceptai à nouveau un de ses baisers. J’étais si heureux qu’elle m’ait retrouvé, qu’elle soit si vivante, si heureuse dans mes bras. Il n’y avait pas de doutes à avoir, elle était mon âme sœur et cette demande en mariage, il ne pouvait en être autrement. Nous avions trop soufferts, nous avions droits à notre bonheur maintenant. Et pour Mackenzie, le bonheur passait par le mariage et les enfants, en plus d’être avec moi. Et bien soit, je lui offrirais tout cela, j’étais prêt. Si demain, Mac’ me demandait de lui faire un enfant, je lui dirais oui. Comment je pourrais lui refuser après tout ? Impossible, tout bonnement impossible.
Toujours à genoux, nous nous arrêtâmes de nous embrasser et je posai mon front contre le sien, caressant doucement ses hanches.

« Je t’aime aussi Mac’… Du plus profond de mon cœur et plus encore. Je suis tellement heureux que tu m’aies retrouvé… »

Me relevant lentement, en aidant Mac’ en la prenant par la main, je la repris dans mes bras, cette fois-ci la berçant tout en l’embrassant sur la tempe. Une pensée me traversa l’esprit et je ne pus empêcher un petit rire de sortir.

« Je viens de penser… Ton père va me tuer de ne pas lui avoir demandé ta main dans les règles avant… Et ta mère va être hystérique en apprenant la nouvelle ! »

Je fis une pause légère avant de reprendre rapidement…

« Tu leurs as dit que tu m’avais retrouvé d’ailleurs ? Ils doivent être inquiets si ce n’est pas le cas… »

Je n’imaginais même pas ce qu’ils lui diraient, quand ils apprendraient qu’elle m’avait retrouvé. De la joie ? Une irrépressible envie de m’en coller une pour lui avoir fait subir tout cela ? Mes beaux-parents, je les considérais depuis près de quinze ans comme mes seconds parents, et comme tout enfant, je craignais de me faire réprimander après avoir fait une énorme bêtise, et actuellement, j’étais partagé entre la joie et l’appréhension de les retrouver.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Sam 5 Juil - 18:19

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Depuis la question fatidique, David n’avait pas rouvert la bouche, même quand j’avais dit « oui », même après. C’était comme si c’était lui qui était trop surpris et trop ému pour parler, désormais. Alors qu’il devait quand même bien se douter de ma réponse, quand il m’avait demandé ça. Il savait parfaitement ce que j’allais répondre, il savait que je l’aimais plus que tout au monde et que, évidemment, la seule et unique réponse qui pouvait exister, ce serait un énorme oui. Il fallait dire que je ne lui avais pas vraiment laissé l’occasion de parler, puisque j’étais plutôt occupée à l’embrasser plutôt qu’à essayer de le laisser en placer une. A cette pensée, je calmai mes ardeurs, et David les siennes, et nous nous laissâmes respectivement respirer, un sourire paisible sur les lèvres. David posa son front contre le mien, et je frissonnai en sentant ses mains me caresser doucement les hanches. Et les mots qu’il m’accorda par la suite me rendirent encore plus heureuse, si c’était possible de l’être encore plus que cela :

« Je t’aime aussi Mac’… Du plus profond de mon cœur et plus encore. Je suis tellement heureux que tu m’aies retrouvé… »

S’il savait comme j’étais heureuse moi aussi de l’avoir retrouvé, après ces trois ans si difficiles. Je ne pensais pas qu’il douterait une seule seconde de mes capacités, mais je n’avais pas lâché l’affaire une seule seconde. Même quand j’étais mal, je ne pensais qu’à ça, puisque c’était pour ça que j’étais mal. Mes crises n’auraient jamais pu me mettre à terre, ç’aurait été mal me connaître et tant que j’aurais senti que David était encore en vie – et s’il était mort, je l’aurais senti au plus profond de mon être – je n’aurais pas abandonné. Jamais. La preuve était là, devant moi, c’était David lui-même. Tout le travail de mon père et mon travail combinés avaient porté leurs fruits et bientôt, je pourrais leur annoncer la bonne nouvelle… quand nous déciderions de rentrer en Ecosse, même pour quelques jours.

En me prenant la main, David m’aida à me relever, en même temps que lui et j’époussetai doucement mon pantalon avant de me blottir contre lui, pendant qu’il me berçait comme un enfant. Mes bras toujours autour de son cou, je posai de nouveau mon regard sur mon annulaire gauche, en me rendant compte que ce n’était pas un rêve, que la bague était là, de tout son léger poids, sur ma main. J’étais hypnotisée par celle-ci, je n’arrivais vraiment pas à y croire. Elle était magnifique, et, plus tard, il faudrait vraiment que je demande à David combien elle lui avait coûté. Il ne me le dirait probablement jamais, mais j’étais sûre et certaine qu’il y avait mis tout son salaire. Oh et puis, à quoi bon ? De toutes façons, c’était fait maintenant, et elle était tellement belle que je n’avais rien à reprocher à mon… fiancé. Je souris à ce mot, avant de l’écouter me parler.

« Je viens de penser… Ton père va me tuer de ne pas lui avoir demandé ta main dans les règles avant… Et ta mère va être hystérique en apprenant la nouvelle ! »

Toujours dans ses bras, je ris doucement en pensant à mes parents. Evidemment que mon père allait le tuer et que ma mère allait hurler en apprenant ça. J’étais leur unique enfant, et ils m’aimaient plus que tout au monde. J’étais encore leur bébé, et ils m’avaient vue passer par tant d’états à cause de toute notre histoire, à David et moi, qu’ils auraient du mal à avaler la pilule, et si ma mère allait être plutôt contente pour moi, je savais également que mon père serait mécontent, parce qu’il lui faudrait un temps d’adaptation. Pourtant… ils étaient habitués à David, ils l’aimaient comme leur propre fils, et puis, ils devaient bien savoir qu’un jour, lui et moi, on se marierait. Mais c’était dans leur nature, et c’était sûrement comme ça quand on était parents. Avec un sourire nostalgique du temps où je vivais encore chez eux, avant de venir ici, j’écoutais David me demander si je les avais prévenus que je l’avais retrouvé et ajouter que si je ne l’avais pas fait, ils devaient être inquiets. En effet… ils devaient être inquiets pour moi, mais je n’avais pas eu le temps de le faire.

A vrai dire, j’avais tellement dormi durant ces derniers jours que mes parents avaient été les cadets de mes soucis, et que je n’avais pas vraiment pensé à eux. Désormais, je le faisais, parce que ça les rendrait tellement heureux d’apprendre enfin des bonnes nouvelles… mais David avait raison, il fallait que je leur dise que je l’avais retrouvé. Le problème, et j’en parlerais à David rapidement… c’était qu’ils voudraient absolument le revoir. Et que ça impliquait de rentrer. Décidant que je ne pouvais pas lui mentir après une telle demande en mariage, parce que ça n’aurait pas été honnête du tout et que je ne voulais pas lui faire du mal, je m’écartai un peu de son étreinte et caressai sa joue toute douce en souriant doucement :

« D’abord, mon père te tuera, c’est clair. Et pas que pour le mariage, t’en fais pas. Et ma mère… elle va pleurer, tu la connais ! »

Perdu dans ses souvenirs, David devait repenser à ma mère, et j’étais presque sûre qu’il avait envie de se moquer gentiment d’elle, sans oser le faire. Mon sourire s’agrandit, alors que je continuai, d’un ton un peu moins assuré cette fois cependant :

« Je… ne leur ai pas encore dit. La dernière fois que je leur ai parlé, je leur ai dit que j’étais sur la même piste, et que j’avais engagé Dou… le détective ! »

Je m’étais ravisée au dernier moment en sentant que j’allais faire une boulette en prononçant le prénom de mon détective. Néanmoins, ce ne fut pas suffisant, parce que je sentis David se raidir dans mes bras, et je dus me faire toute petite, en respirant doucement. Je relevai les yeux vers lui, timidement, et je vis qu’il n’était pas en colère, ce qui me rassura instantanément et m’incita à continuer, pour ne pas laisser la conversation sur ce point là.

« Du coup, ils savent que je vais bien, mais ils ne savent pas que je t’ai retrouvé pour l’instant. En fait, ils croient que je te cherche encore. Ils ont l’habitude des longues périodes sans discussion… t’en fais pas… »

Ce n’était pas la première fois que j’allais sur le terrain pour retrouver David après tout. La dernière fois, j’étais partie près de quatre mois… mais c’était un périple bien différent de celui-ci et sa fin avait été bien moins heureuse, puisque j’avais perdu la trace de David, et c’était à ce moment-là que mes crises s’étaient rapprochées, me conduisant dans un état bien trop faible pour que je puisse voyager encore… Désormais, il faudrait que je leur dise en effet… mais il restait toutefois un souci, et je décidai finalement d’en parler maintenant :

« Le truc c’est que… ils vont vouloir te revoir, Dave. Ils vont vouloir qu’on revienne à Edimbourg… »

La bombe était désormais lâchée et je sentais que David ne serait pas capable de rentrer là-bas. Je le connaissais bien, même très bien. Et ma connaissance de sa personne me permettait de presque le dire à sa place. Mais ceci, mes parents ne le comprendraient pas, tout à leur joie de nous savoir de nouveau tous les deux. Il faudrait donc que l’on trouve un stratagème pour qu’ils puissent attendre…
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Dim 6 Juil - 17:53




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Ces derniers jours, je me demandais quand Mac’ aurait pu prévenir ses parents. Nous avions passé quasiment tout notre temps ensemble et à part le lendemain du jour où nous nous étions retrouvés, je ne voyais pas quand elle aurait passé un coup de fil. Le reste du temps elle avait été alitée, jusqu’aujourd’hui.
Se séparant un peu de moi, elle me caressa la joue avant de me répondre.

« D’abord, mon père te tuera, c’est clair. Et pas que pour le mariage, t’en fais pas. Et ma mère… elle va pleurer, tu la connais ! »

Rassurant. Son père allait me botter le cul pour le mariage ET les trois ans qui avait précédé la demande. Du coup, j’étais beaucoup moins pressé de l’entendre et voir à nouveau… Quant à sa mère. Je souris un peu en l’imaginant en apprenant la nouvelle. Elle serait hystérique à souhait, comme à chaque fois qu’elle apprenait une bonne nouvelle sur sa fille. Déjà son état quand elle avait appris que nous étions ensemble. Alors un mariage… Je n’imaginais même pas. On l’entendrait jusqu’à Toronto, j’en étais persuadé !

« Je… ne leur ai pas encore dit. La dernière fois que je leur ai parlé, je leur ai dit que j’étais sur la même piste, et que j’avais engagé Dou… le détective ! »

Ce Doug… Si je pouvais l’attraper… ! Je lui apprendrais à avoir osé poser les pattes sur ma future femme. Enfin, maintenant, la vue de la bague devrait suffire à cet idiot ou n’importe quel homme pour comprendre que c’était chasse gardée et qu’elle était ma future femme.

« Du coup, ils savent que je vais bien, mais ils ne savent pas que je t’ai retrouvé pour l’instant. En fait, ils croient que je te cherche encore. Ils ont l’habitude des longues périodes sans discussion… t’en fais pas… »

Des longues périodes ? Mais comment faisaient-ils ? Ca devait durer des semaines ?! Cela ne m’étonnait même plus que son père veuille me tuer, à cause de moi sa fille était tombée malade, disparaissait sans laisser de nouvelles, pour revenir encore plus défaitiste. Et en plus ils ne savent même pas qu’elle m’a retrouvé. Ils doivent se faire un sang d’encre à attendre, en Ecosse. Sa mère devait avoir du mal à dormir et son père devait tourner comme un lion en cage.

« Le truc c’est que… ils vont vouloir te revoir, Dave. Ils vont vouloir qu’on revienne à Edimbourg… »

Retourner en Ecosse… LA destination que j’avais évitée ces trois dernières années… Et pour cause. La culpabilité, la honte, la douleur. A la vue du ton doux que Mac’ avait employé pour me parler, je devinai qu’elle devait lire en moi tel un livre ouvert, et que je n’étais pas totalement prêt à rentrer. Cependant je refusais qu’elle laisse ses parents dans le flou. Nous allions tout leurs annoncer et il n’en serait pas autrement. Pour ce qui était de rentrer, de toute façon c’était quelque peu compromis. Je venais seulement de commencer mon travail, et avoir des vacances n’était pas dans mes droits immédiats. Je pourrais les poser pour les fêtes de fin d’année, mais sinon…

« On aura qu’à leurs dire que je n’aurai pas de vacances avant plusieurs mois. Et si vraiment ils veulent nous voir ils pourront venir ici. Mais tu dois leurs dire pour nous deux, ne les laisse pas comme ça, sans savoir. On pourra même le faire en rentrant si tu veux. »

Lentement, je l’embrassai sur le front en la reprenant contre moi. J’essayais de ne pas penser à ce que ses parents pourraient me dire, me reprocher, mais je n’y arrivais pas. Je les aimais, bien sûr, mais la culpabilité de les avoir laissé comme ça derrière moi me poursuivait telle une ombre depuis les premières semaines de ma cavale. C’était horrible ce que j’avais fait…

D’un commun d’accord, nous repartîmes du ponton main dans la main, alors que je sentais la bague sur son doigt, ce qui augmentait la vague de bonheur en moi. Cependant, cette histoire me tracassait et Mac’ le remarqua – que ne remarquait-elle pas à mon sujet après tout ? – et me demanda ce qu’il y avait.

« C’est juste que… je suis parti en sachant pertinemment que tes parents étaient encore en vie, en leurs laissant derrière moi ce que je pensais être leur fille morte et… Je m’en veux. Terriblement. Et je comprendrais s’ils m’en voulaient… Et du coup… J’ai peur de leurs faires face… »

Mes mots étaient difficilement sortis tandis que je réapprenais doucement mais sûrement à me confier. Pendant trois ans j’avais gardé pour moi tous ces sentiments qui m’empoisonnaient. Mais maintenant tout était différent. Il me fallait juste un temps d’adaptation.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Dim 6 Juil - 19:56

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Le visage de David se referma d’un coup, chose que je compris aisément. L’Ecosse… toujours le même problème. J’avais toujours quelque part dans mes affaires mon carnet de route, qui suivait le tracé de celui de David. Il n’était jamais revenu en Ecosse, jamais. Il avait évité l’Europe, le plus possible, notamment le Nord. Ça faisait trois ans qu’il n’était pas rentré et j’imaginais aisément que, si je ne l’avais pas retrouvé, il ne serait jamais revenu. Pas une seule fois. S’il avait pu tout oublier et refaire une autre vie plus loin, il l’aurait fait. C’était un peu ce qu’il avait commencé à faire ici, d’ailleurs, sans pouvoir totalement oublier ce qu’il s’était passé. Mais maintenant, c’était fini, nous pouvions penser à autre chose. Et la rémission passerait par le deuil. Chose qu’il n’avait pas fait. Si moi, j’étais tranquille de ce côté-là, ce n’était pas son cas et tant qu’il ne serait pas rentré, il ne pourrait pas aller bien.

« On aura qu’à leurs dire que je n’aurai pas de vacances avant plusieurs mois. Et si vraiment ils veulent nous voir ils pourront venir ici. Mais tu dois leurs dire pour nous deux, ne les laisse pas comme ça, sans savoir. On pourra même le faire en rentrant si tu veux. »

Oh oui, j’avais oublié ce détail. Il avait raison, il ne pouvait pas rentrer quand il le voulait, désormais. Alors ce serait notre excuse pour ne pas rentrer en Ecosse, même si j’aurais aimé que l’on rentre, même pour quelques jours. Mais David était plus important que mon égoïsme passager et de fait, nous allions attendre. Combien de temps ? Aucune idée. Suffisamment longtemps pour qu’il se sente prêt. Quant au fait que mes parents pourraient venir ici, à Toronto… ça ne ferait aucun doute. Ma mère voudrait réserver des billets d’avion pour la première heure le lendemain matin. S’il souhaitait qu’on leur annonce la nouvelle le soir même, en rentrant, alors il aurait plutôt intérêt à se préparer rapidement psychologiquement parlant, parce qu’il n’aurait que quelques heures pour ça ! C’était pour ça que j’avais tardé à leur dire. Parce que mon père suivrait ma mère au bout du monde et ne la laisserait jamais partir seule… et que ma mère, impulsive comme l’était, voudrait nous voir immédiatement.

Après un baiser sur mon front, et quelques instants de plus passés sur ce ponton qui allait devenir notre ponton, après cette demande en mariage incroyable, nous nous redirigeâmes vers les affaires, qui n’avaient visiblement pas bougées, du mieux que je pouvais voir. David était de nouveau très silencieux, mais cette fois, ce n’était pas un silence apaisé. Il réfléchissait beaucoup trop, et je le sentais. Il me tenait la main distraitement, il ne regardait même pas où l’on allait et je lui demandai donc assez vite ce qu’il se passait, si ça allait. Automatiquement, il revint sur Terre et me regarda, et dans ses yeux, je vis une douleur sourde. Je compris vite qu’il repensait à ce qu’il s’était passé. Un peu triste, je lui en voulus un peu d’y penser maintenant, alors que nous venions de faire un nouveau pas vers une vie bien différente de tout cela, une nouvelle vie en quelques sortes, où nous ne serions plus séparés, et où le passé serait et resterait le passé. Mais j’avais raison auparavant, et le point était encore là : il n’avait pas fait son deuil, et tant qu’il ne l’aurait pas fait, il aurait beau tenter d’avancer dans sa vie, il resterait toujours bloqué.

« C’est juste que… je suis parti en sachant pertinemment que tes parents étaient encore en vie, en leurs laissant derrière moi ce que je pensais être leur fille morte et… Je m’en veux. Terriblement. Et je comprendrais s’ils m’en voulaient… Et du coup… J’ai peur de leurs faires face… »

En baissant la tête, je repensai à la détresse de ma mère, quand je l’avais appelée et qu’elle m’avait dit qu’elle avait laissé sous-entendre à David que j’étais morte avec sa famille. Elle avait été inconsolable pendant des jours, tout comme moi. Elle avait non-seulement perdu sa meilleure amie, la mère de David, mais aussi un deuxième fils, du moins l’homme qu’elle considérait comme tel. Elle avait l’impression que c’était de sa faute s’il était parti, elle avait refusé de me regarder en face pendant des jours et des jours, jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’il aurait quand même fait une bêtise, même s’il avait su que j’étais vivante. Mon père, quant à lui, n’avait pas le moral non plus et plusieurs fois, il m’avait dit que si l’on retrouvait David, il lui botterait les fesses pour m’avoir fait ça. Et au bout de longues discussions pour le calmer, j’avais réussi à lui faire entendre raison. David n’y était pour rien dans tout cela, il était juste désespéré.

« Ils ne t’en veulent plus… mais mon père va juste te faire la morale en bonne et due forme. Une heure après, ce sera comme avant… »

Je tentai de faire sourire David mais même moi, je n’en avais plus envie, bien au contraire. En vingt-deux ans, à l’époque, jamais je n’avais vu mes parents aussi tristes. Repenser à tout cela m’était difficile, autant que ça devait être difficile pour David de repenser à l’abandon qu’il avait réalisé. Mais qu’aurait-il fait avec mes parents, si j’étais vraiment morte ? Ce n’était pas les siens, même s’il les considérait comme ses deuxièmes parents. Et puis leur présence lui aurait rappelé que je n’étais pas là. Il serait devenu fou. Certes, il aurait dû retourner chez eux, juste pour deux heures, le temps pour moi de bien rentrer, et il aurait vu que j’étais en vie. Tout aurait été plus simple… mais on ne pouvait pas changer le passé, n’est-ce pas ?

« Tu leur manques, tu sais ? Enormément. Même s’ils t’en ont voulu, ils ne pourront pas résister. Ils t’aiment, ils t’ont toujours aimé. Et même s’ils te font des reproches… il faudrait qu’ils me passent le corps pour réellement t’engueuler, et ça n’arrivera pas ! »

A ces mots, je serrai un peu plus sa main, sentant la bague me rentrer doucement dans la peau. Mon enchantement revenu comme par magie, j’ajoutai brièvement :

« Ils seront trop occupés avec cette histoire de mariage pour te faire des reproches… »

En effet, même mon père serait fou en apprenant la nouvelle. Pas dans le bon sens, certes, du moins pas au début, mais ça lui ferait penser à autre chose. Et ma mère n’était pas du genre à reprocher les choses aux gens. Surtout quand elle les aimait…
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Mer 9 Juil - 23:55




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J’aurais envie de me frapper pour avoir plombé l’ambiance comme je venais de le faire, vraiment. Quel idiot sortait quelque chose du genre juste après avoir fait sa demande en mariage sérieusement ? A la place je devrais être souriant, profitant de l’instant, et imaginant comment nous allions passer le reste de la journée en sachant que nous étions fiancés. Mais non, j’en avais décidé autrement.

« Ils ne t’en veulent plus… mais mon père va juste te faire la morale en bonne et due forme. Une heure après, ce sera comme avant… »

J’allais passer un mauvais quart d’heure en gros. Et il aurait bien raison après tout… Ce que j’avais fait était innommable. Et jamais je ne pourrais me pardonner. Mackenzie…  Ma douce Mackenzie… Que j’avais lâchement abandonnée. Si seulement j’avais réussi à contenir ma tristesse quelques heures… J’aurais pu me rendre compte qu’elle allait bien, j’aurais pleuré dans ses bras la mort de ma famille plutôt que de tout garder pour moi jusqu’à présent. Si j’étais resté… Mais je ne devais pas y penser, avec des « si » comme on disait, on mettrait Paris en bouteille.

« Tu leur manques, tu sais ? Enormément. Même s’ils t’en ont voulu, ils ne pourront pas résister. Ils t’aiment, ils t’ont toujours aimé. Et même s’ils te font des reproches… il faudrait qu’ils me passent le corps pour réellement t’engueuler, et ça n’arrivera pas ! »

Ses mots me rassurèrent au même titre que la pression de sa main sur la mienne… Je ne m’en rendais pas compte avant, aveuglé par la douleur, mais eux aussi me manquait. Je les aimais comme s’ils étaient mes seconds parents. Bien sûr les revoir remonterait des souvenirs d’eux, et par conséquent de mes propres parents, et il me faudrait y faire face mais… Nous n’y étions pas encore, pas vrai ? Je n’aurais qu’à me préparer psychologiquement.

« Ils seront trop occupés avec cette histoire de mariage pour te faire des reproches… »

A mes côtés, je sentis Mac’ se blottir contre mon bras avec lequel je tenais sa main, comblant la distance entre nous deux tout en continuant de marcher. Le mariage… C’était fou comme sa seule mention pouvait relever l’humeur générale. Mac’ avait récupéré son petit sourire craquant et moi, et bien, ça fonctionnait aussi, tout doucement mais sûrement.

« Je… Oui… Il me faudra juste du temps pour me faire… à tout ça… M’y faire. »

Je la regardai avec un sourire timide, avant de l’embrasser sur la tempe pour lui signifier que la conversation était terminée. J’avais déjà bien assez détruit l’ambiance. Nous étions sensé vivre la plus belle journée de notre vie – avant le mariage lui-même bien sûr – et la journée en elle-même était loin d’être fine justement.
M’approchant de nos affaires, je réfléchis deux minutes pour savoir ce que nous allions faire mais Mac’ me devança, en rangeant les affaires quand elle vit que je ne comptais pas bouger. Je serais bien resté mais après tout, si elle comptait appeler ses parents, nous serions mieux chez nous. Je demandai, au cas où si toutefois ce n’était pas ce qu’elle voulait.

« Donc on va prévenir tes parents ? Il est encore assez tôt avec le décalage non ? D’ailleurs tu  utilises quoi pour discuter avec eux ? Skype ? Un autre truc qui a remplacé Skype quand les technologies ‘c’était plus mon truc’ ? »

Elle rigola franchement en entendant mes questions enfantines et je fis la moue, faussement vexé qu’elle rie.

« Mais quoi ? J’ai l’impression d’avoir voyagé dans le temps trois ans dans le futur avec toutes ces choses qui ont changé pendant mon vagabondage, je découvre encore pleins de trucs tous les jours ! »

Je ris avec elle cette fois, peut-être que nous partagions la même impression vu qu’elle avait voyagé énormément elle aussi, ou peut-être pas. Mais en attendant, même si je dérivais comme d’habitude, la question était à savoir si oui ou non en rentrant, je me retrouverais face à face avec mes beaux-parents…


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Jeu 10 Juil - 16:24

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David restait silencieux malgré tout ce que je pouvais lui dire pour le rassurer. Il ne devait plus penser au passé. Mes parents lui feraient comprendre qu’il avait eu tort, mais par la suite, tout irait bien. D’ailleurs, il n’y avait que mon père qui allait dire quoi que ce soit. Ma mère se contenterait de pleurer dans son coin, torturée par son propre bonheur de retrouver son beau-fils adoré. Ce serait plus émouvant qu’autre chose de voir mon père faire la morale à David, de plus, je n’étais même pas sûre qu’il serait capable de tenir jusqu’au bout. Tout dépendrait de le façon dont on annoncerait tout ce qu’il y aurait à annoncer. Je connaissais mes parents, je savais les brosser dans le sens du poil quand il le fallait, et de fait, je pourrais trouver le moyen pour que le retour de David se fasse sans encombre. Il fallait qu’il joue le jeu lui aussi, par contre. Mais je savais qu’il serait bon pour ça. Il était piètre acteur, mais il savait cacher ses émotions non ? Ce n’était pas ce qu’il avait fait pendant trois ans ?

Un peu fébrile, David essaya de me répondre, mi-perdu dans ses pensées, mi-gêné d’avoir évoqué le sujet. Bien que ça ne me dérangea pas du tout d’en avoir discuté maintenant, je comprenais cependant tout à fait son désarroi vis-à-vis de toute cette situation. Et il devait tellement s’en vouloir… il avait raison de s’en vouloir, de toutes façons. S’il m’avait accueillie comme une fleur, comme si rien ne s’était passé, je n’aurais sûrement pas eu la même réponse à lui donner pour cette demande en mariage. Heureusement pour lui – et pour moi – il était honnête et intègre. C’était ce qui faisait de lui quelqu’un de bien. Et c’était pour cette raison aussi que je l’aimais. Après qu’il m’ait embrassé sur la tempe, nous continuâmes le chemin jusqu’aux affaires en silence. Plus rien ne pouvait m’enlever mon sourire désormais, et ça allait continuer pendant longtemps. Intérieurement, je croisais tout ce que je pouvais pour que ce soit suffisant pour mon cerveau. Avec une promesse d’une vie commune pareille, plus jamais je ne pourrais avoir peur de le perdre, si ? Si c’était encore le cas après ça, alors je n’aurais plus aucune foi en la psychologie et la médecine… déjà que je n’avais pas foi en grand-chose…

Une fois à destination, à l’endroit où nous avions pique-niqué et où se trouvaient encore les affaires, je regardai très vite David pour voir qu’il ne savait pas exactement quoi faire. Et moi, de mon côté, j’étais excitée comme une puce à l’idée de raconter à mes parents la vérité. Alors je pris la décision de tout ranger pour que l’on rentre. J’étais fatiguée en plus, et je préférais rester dans les bras de David pour la soirée, au calme chez nous. Je pouvais appeler mes parents sur le champ, mais il était encore un peu tôt chez eux. Le temps que nous rentrions chez David, et ce serait le timing parfait. Une bonne nouvelle les mettrait de bonne humeur pour la journée à venir, tandis que nous passerions une soirée parfaite, lui et moi.

« Donc on va prévenir tes parents ? Il est encore assez tôt avec le décalage non ? D’ailleurs tu  utilises quoi pour discuter avec eux ? Skype ? Un autre truc qui a remplacé Skype quand les technologies ‘c’était plus mon truc’ ? »

En me moquant gentiment de lui, je commençai à rire. Il n’avait vraiment jamais repris contact avec le monde virtuel depuis trois ans ? Est-ce qu’il avait eu un portable durant ces années, au moins ? J’étais pratiquement sûre que non. Pourquoi aurait-il eu besoin d’un téléphone portable ? Pour appeler qui ? Donc, il avait dû l’acheter en arrivant à Toronto, et en voyant qu’il allait rester là. Je n’aurais jamais pu faire ça. Déjà, à l’époque, j’étais beaucoup plus au courant que lui de tout ce qu’il se faisait. Et ça n’avait visiblement pas beaucoup changé. Enfin, je l’avais déjà remarqué, ce manque. Quand j’avais vu la pile de DVD qu’il avait. C’était vieux et incomplet. Il s’était coupé du monde pendant trois ans, et même si en surface ça m’amusait, au fond de moi, je trouvais ça incroyablement triste. Combien de fois il aurait pu me savoir vivante s’il s’était connecté sur Skype. Ou Facebook. Ou sur les autres applications et logiciels que nous utilisions tous les deux en commun. Même s’il n’y allait pas beaucoup, par rapport à moi, il aurait pu comprendre son erreur et revenir aussi sec. Mais il s’était complètement effacé de la civilisation virtuelle… et il m’avait effacée avec lui. Entre temps, pendant que je pensais à son périple de nouveau, il me parla du fait qu’il avait l’impression d’avoir voyagé dans le temps, dans le futur, et déclara même qu’il découvrait des nouvelles choses tous les jours. Fallait-il que je lui dise qu’Apple allait sortir son iPhone 10 ? Que Microsoft et Google avaient étendu leur gamme aux lunettes intelligentes, celles qui pouvaient surfer sur internet pendant que l’on marchait ? Que Samsung avait réussi à développer des télévisions en ultra haute définition qui fonctionnaient à la réalité augmentée, de sorte que le téléspectateur se retrouve quasiment dans le film ou la série qu’il regardait ? Il devait sûrement le savoir déjà, il avait été dans les magasins… mais quand même.

« Je me moque pas, c’est juste que je te trouve adorable à parler de ça. On utilise encore Skype. C’est ma mère qui s’occupe de ça, et elle n’est pas capable d’utiliser un autre logiciel. Mon père sait se servir de trucs plus récents, mais il s’en occupe pas ! »

Avec un sourire, je terminai de tout ranger dans le sac à dos, et le tendis à David avec un clin d’œil malicieux. Il était moins lourd qu’à aller, si on comptait toute la nourriture qu’on avait mangé. Et enfin, je répondis à sa question :

« Je vais les appeler oui. Et tu n’auras qu’à leur parler un peu. Je suis sûre qu’ils vont halluciner ! »

En riant de nouveau, en imaginant la tête qu’ils pourraient faire en le voyant, je repris sa main dans la mienne et l’entraînai vers le sentier pour reprendre le chemin de la sortie et rentrer. Vu son air stressé, je compris que malgré tout ce qu’il m’avait dit auparavant, il ne serait pas pour autant tranquille en leur parlant, et je savais alors qu’il faudrait que je trouve les bons mots, pour eux comme pour lui, afin de mettre tout le monde dans l’ambiance. Il n’aurait qu’à ne pas se montrer à l’écran au début et se faire discret, jusqu’à ce que je leur dise que j’avais une surprise pour eux. La pilule serait moins difficile à avaler. Tout à leur joie de revoir leur beau-fils, ils ne penseraient pas aux reproches dans un premier temps. En voyant que David n’était toujours pas rassuré, je me collai à lui en l’embrassant de nouveau sur la joue pour le faire sourire et je repris la parole en souriant :

« Parle-moi encore du métro de Toronto, que je puisse apprendre ma leçon, Dave… »
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David McCoy


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Lun 14 Juil - 20:38




David vs Mackenzie

I think I've waited long enough, let enough time go by



Le regard rieur, la langue coincée entre les dents, Mackenzie ne parut pas du même avis que moi. Si ce n’était pas se moquer, alors tout du moins elle taquinait. Qui aime bien châtie bien, comme toujours entre nous.

« Je me moque pas, c’est juste que je te trouve adorable à parler de ça. On utilise encore Skype. C’est ma mère qui s’occupe de ça, et elle n’est pas capable d’utiliser un autre logiciel. Mon père sait se servir de trucs plus récents, mais il s’en occupe pas ! »

Je ris un peu en entendant l’adjectif adorable. Un chaton c’était adorable ! Je ne l’étais pas… Ou peut-être que si… Pour Mac’, j’étais ce qu’elle voulait ! Pendant que je hochai toujours la tête en riant, Mac’ s’était empressée de finir de tout ranger et avec ce petit air qui ne l’avait pas quitté et un clin d’œil, elle me tendit le sac pour que je le porte. Ah, la galanterie, qu’est-ce que je ne ferais pas…

« Je vais les appeler oui. Et tu n’auras qu’à leur parler un peu. Je suis sûre qu’ils vont halluciner ! »

Quelques instants, j’avais oublié pourquoi nous parlions de Skype dans un premier temps, mais elle me le rappela rapidement en me répondant. Je me mordis les lèvres, l’appréhension revenant. Ça pour halluciner, ils allaient halluciner. Surtout si avant, Mac’ ne leur a laissé aucun indice. Qu’allais-je le dire ? Coucou c’est Dave, ça fait un bail hein ? Non… Même si j’étais heureux de les revoir et qu’ils le seraient sûrement aussi, cette appréhension illogique ne voulait pas partir ! J’aurais aimé pourtant…
Sa main dans la sienne me sortit de mes pensées quelques instants et elle me traîna à sa suite le long du sentier sui menait au ferry. Mais bien vite, je replongeai seul avec mes idées noires et mon mal à l’aise. Puis, de nouveau, la sensation des lèvres douces de Mac’ sur ma joue me ressortir de mes pensées et en tournant la tête, je vis un magnifique sourire fleurir sur ces mêmes lèvres.

« Parle-moi encore du métro de Toronto, que je puisse apprendre ma leçon, Dave… »

Répondant à son sourire par un autre, un peu plus sous-entendu, je me passai la langue sur mes lèvres, en réfléchissant à ce que je pouvais encore lui dire après l’aller.

« Hmm, je pourrais t’expliquer comment aller à l’hôpital où je travaille, ça peut toujours servir, si tu veux m’y rejoindre un midi ou autre… »

Le changement de conversation me fit du bien et je sentis ma boule au ventre petit à petit disparaître pour ne laisser la place qu’à la joie de la journée. Et la façon dont elle avait ramené le sujet sur le tapis, et sa voix, avait même ravivé en moi mon envie d’elle, que j’avais mise de côté ces derniers jours alors qu’elle n’allait pas bien. Du coup, repenser à cette nuit que je lui avais promise, ça n’arrangeait en rien. Et maintenant, j’étais pressé de rentrer. Tant pi pour les beaux-parents, ils attendraient bien une heure ou deux non ?
Voyant que j’avais de nouveau dérivé dans mes pensées, je me reconcentrai sur Mac’ qui me regardait toujours avec son sourire en coin et je ne pus m’empêcher de lâcher sa main pour venir la poser sur sa hanche tandis que je l’enlaçai par derrière.

« J’espère être un bon professeur en tout cas. Ça influe directement sur la qualité de l’apprentissage et… »

Je ralentis un peu pour tourner la tête vers elle et m’avancer pour l’embrasser, m’arrêtant seulement à quelques centimètres de ses lèvres. Son souffle chaud balayait mes lèvres, m’envoyant des frissons un peu partout dans le corps.

« … nous n’aimerions pas que l’élève rate ses examens, n’est-ce pas ? »


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Lun 14 Juil - 21:15

I think I've waited long enough, let enough time go by
david & mackenzie
La vue de sa langue sur ses lèvres me fit frissonner, et j’aurais voulu être dans son cerveau pour savoir ce qu’il pouvait bien penser à cet instant précis. Depuis ma crise, nous n’avions pas reparlé de quoi que ce soit concernant ce petit examen… et même nos relations en général. J’avais toujours la crainte qu’il me rejette parce que j’avais couché avec un autre alors que je savais presque où il habitait. Je ne pourrais jamais me pardonner ce geste, bien sûr, et de fait... j’avais peur de devoir sauter le pas de nouveau. C’était ridicule… mais qui pouvait savoir ce qui passerait dans la tête de David à ce moment-là ? Il m’avait clairement fait comprendre qu’il s’était déjà battu avec quelqu’un. Qu’est-ce qui l’empêcherait d’être violent avec moi ? La bague sur ton annulaire, espèce d’idiote ! Oui… la bague sur mon annulaire m’empêchait de penser une chose pareille. Jamais il ne me ferait ça. Jamais.

« Hmm, je pourrais t’expliquer comment aller à l’hôpital où je travaille, ça peut toujours servir, si tu veux m’y rejoindre un midi ou autre… »

J’approuvais l’idée d’un énorme hochement de tête. Le retrouver à l’hôpital, c’était une super idée. Comme au bon vieux temps, quand je n’avais pas beaucoup de cours, et pas d’examens, et que je ramenais notre déjeuner pour nous deux. Bien souvent, il n’avait pas le temps et pensait devoir repartir aussi sec, mais son titulaire arrivait et lui donnait la permission de faire une pause. Les joies d’être le premier de la promo, sûrement. Et moi, ça me rendait heureuse. C’était pour cette raison que le docteur McDonald avait tenu à ce que je reste sous sa juridiction pendant les crises, en collaboration avec mon médecin généraliste. Au moins, il se sentait proche de David, d’une façon ou d’une autre. Et si j’arrivais à le retrouver, il saurait lui aussi les nouvelles. D’ailleurs, je lui avais promis de lui donner… ça ne ferait qu’un coup de fil de plus !

« J’espère être un bon professeur en tout cas. Ça influe directement sur la qualité de l’apprentissage et… »

En disant tout cela, il avait lâché ma main pour me tenir par la hanche et je me blottis doucement contre lui, heureuse de cette soudaine nouvelle proximité. C’était comme huit ans auparavant, lorsque que nous nous étions mis ensemble et qu’il apprenait à se comporter comme un petit-ami. Il me prenait par la taille. Et même si ce n’était pas pratique pour marcher, je n’avais jamais rien dit, parce que j’étais trop heureuse de le sentir tout contre moi. Je voulus lui répondre immédiatement qu’il était un bon professeur, mais il avait laissé sa phrase en suspens, et j’attendis la suite avec une certaine impatience, mais également une certaine appréhension. Il finit par tourner la tête vers moi et je le vis se rapprocher, avant de me murmurer quelques mots.

« … nous n’aimerions pas que l’élève rate ses examens, n’est-ce pas ? »

Je piquai un fard en l’entendant me parler de ça de cette façon. Sa voix suave et rauque me fit frissonner de tous mes membres et je crus que mes jambes n’allaient plus me tenir. Je dus me mordre la lèvre pour revenir sur Terre et pour retrouver comment on respirait. Ça faisait longtemps que David me faisait moins rougir, et là, c’était étrange que ça arrive. Mais vu tout ce que j’avais pu penser avant, c’était normal, non ? Je flippais un peu, rien qu’à l’idée qu’il faudrait que l’on refasse l’amour. Pourquoi ? Aucune idée. Le contrecoup des crises, ça. Parce que j’en avais plus qu’envie, c’était clair et net, vu l’effet qu’il me faisait.

Pour toute réponse, je m’avançai vers lui pour l’embrasser, puisque c’était bien ce qu’il comptait faire au début, avant de parler, non ? Et puis, il pouvait se rassurer. L’élève allait avoir d’excellents résultats. Quand il s’agissait de lui en mettre plein la vue, j’étais la championne. Surtout, je n’avais pas envie de me louper là-dessus, c’était mon honneur qui était en jeu aussi. Peut-être qu’en plus, ça m’aiderait à ne plus avoir peur… c’était tout ce que je voulais. Il venait de me demander en mariage, et je ne voulais plus avoir peur de lui. Plus jamais. Parce que j’avais honte d’avoir peur de lui, tout en sachant qu’il ne me ferait jamais rien de mal. C’était David après tout !

« Tu sais bien que cette élève ne rate jamais les exams, McCoy ! On n’a pas à s’en faire ! »

Sans vraiment m’en rendre compte, je lui avais répondu sur le même ton, un peu lubrique et aguicheur, alors qu’au fond, j’étais tellement apeurée que j’avais l’impression que tous mes organes allaient se liquéfier de terreur. C’était clair qu’il faudrait que je lui en touche deux mots, sinon je n’allais jamais pouvoir avancer… Je voulus amorcer le sujet, en espérant cependant que ça fasse juste réfléchir David et que ça ne lui donne pas envie de me poser des tas de questions. Ce n’était pas le moment et j’étais trop fébrile pour en parler.

« J’espère juste que le prof se souviendra qu’elle a besoin de temps… »

Ne le sentant pas bouger plus que d’habitude contre moi, je compris qu’il n’allait pas faire de commentaires pour le moment, et je l’en remerciais intérieurement. Ça viendrait, peut-être dans cinq minutes, peut être dans cinq heures… mais pas maintenant ! Nous reprîmes donc notre route vers le quai du ferry et je restais blottie tout contre lui pendant tout le temps où nous attendîmes, la tête calée contre son épaule. La fatigue revint me heurter de plein fouet à ce moment précis, et dès lors, je sentis mes yeux se fermer tout seul. Il faudrait peut-être que je me repose en rentrant.. j’en oubliais presque que j’étais encore sous traitement et qu’il fallait que je me ménage. Mais l’adrénaline aidant, je n’avais rien senti de la journée. L’adrénaline reviendrait lorsque j’appellerais mes parents, mais entre temps, j’allais être crevée.

« Secoue-moi quand le bateau sera là, d’accord ? »

Et avec un soupir, je fermai les yeux en essayant de glaner quelques minutes de repos bien méritées, voire un peu de sommeil. Nous aurions peut-être dû rester plus longtemps sur notre carré d’herbe, finalement.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David   Mer 16 Juil - 0:01




David vs Mackenzie

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Une légère teinte rouge monta aux joues de Mackenzie quand je lui susurrai ces quelques mots laissant en suspens une perspective plus que prometteuse, et je ne regrettai absolument pas d’avoir pris la résolution de laisser de côté ma facette dominante au lit pour une nuit en ‘récompense’. Elle m’avait tant manqué ces trois dernières années, et je n’arrivais tellement pas à me lasser de son corps… Fébrilement après mes quelques mots qui apparemment l’affectèrent, elle combla la distance entre nos lèvres et choisit de m’embrasser plutôt que de répondre. Puis, bien trop vite à mon goût, elle remit de la distance en stoppant le baiser.

« Tu sais bien que cette élève ne rate jamais les exams, McCoy ! On n’a pas à s’en faire ! »

Le ton qu’elle avait employé était le même que j’avais employé juste auparavant, juste assez aguicheur pour laisser sous-entendre la suite des opérations sans pour autant passer pour indécent.

« J’espère juste que le prof se souviendra qu’elle a besoin de temps… »

En cachant ma déception, je balayai alors ces pensées de mon esprit, comprenant finalement que la partie de jambes en l’air en rentrant n’était pas vraiment à l’ordre du jour… Pourtant j’aurais imaginé qu’après l’avoir demandé en mariage… N’avait-elle pas envie de moi ? J’avais pourtant compris le contraire.
Pour ne pas me torturer l’esprit là où il n’y avait pas lieu d’être, je pensai plutôt au coup de fil Skype que nous aurions à faire. Mon appréhension s’était un peu dissipée, je me sentais un peu plus le cœur léger, et c’est ainsi que main dans la main, j’avançai vers le port avec Mackenzie.
Tout contre moi alors que nous attendions, je la sentis se reposer sur mon épaule, un peu plus lourde que d’habitude. Le contrecoup de la journée, sûrement. Nous l’avions oublié dans la magie de la journée mais elle était toujours malade et sous traitement et maintenant elle devait être épuisée. Je la laissai donc faire, la gardant serrée dans mes bras.

« Secoue-moi quand le bateau sera là, d’accord ? »

Je lui murmurai un petit d’accord et l’embrassant dans les cheveux, je la laissai se reposer contre moi. Bien qu’inconfortable et à mon étonnement, elle réussit tout de même à s’endormir comme cela, debout. Cependant quand le ferry arriva dix minutes plus tard je dus tout de même la réveiller et aussitôt réinstallés, je m’assis en diagonale sur nos deux sièges et je la laissai s’assoir entre mes jambes pour qu’elle puisse s’appuyer contre mon torse. Puis aussi sec, elle se rendormit. Je sous-estimai le pouvoir endormant de ces cachets, car même après que je l’ai demandé en mariage, elle dormait encore alors qu’en temps normal, elle aurait été excitée comme une puce pendant deux ou trois jours entiers.
Tout le long du voyage, je me retrouvai donc dans mes pensées, seul alors que machinalement je caressai les bras de Mackenzie qui se soulevaient au rythme lent de sa respiration. Il n’était pas bon que je me retrouve seul dans mes pensées. Habituellement, je dérivais vers des souvenirs douloureux, ou alors je me montais la tête pour un rien. Mais bizarrement, la peau de Mac’ contre la mienne agissait comme un petit bouclier, une sorte de grigri qui repoussai tous les mauvais rêves, et j’espérais que ça dure, encore et encore.

Arrivé sur la terre ferme, je n’eux pas le choix de réveiller à nouveau Mac’ pour la sommer de marcher un peu. Nous n’étions plus très loin. Quelques stations de métro et un tout petit peu de marche à pied jusqu’à chez moi, elle pouvait le faire. Mais elle était crevée, et du coup j’y allai à son rythme, l’attendant au milieu de cette fourmilière hyperactive. Nous approchions de l’heure de pointe. Les travailleurs allaient rentrer du boulot. Puis enfin, nous arrivâmes à notre station et bien rapidement, nous fûmes face au perron de notre appartement. Il faisait bon d’être chez soi et Mac’ tombait de sommeil, encore.

Pour rigoler, j’attrapai Mac’ et je la portai à la façon dont on portait les mariées pour passer le perron d’une porte et elle poussa un petit cri de surprise alors que je rigolais franchement, sortant en passant un « Quoi ? Je m’entraîne ! » Avant de sortir ma langue, joueur. Elle était peut-être exténuée, mais je refusai que cette journée finisse sur une mauvaise note à cause de la fatigue.
Quelques mètres plus loin, je la reposai délicatement sur le canapé puis je la rejoignis, la prenant dans mes bras.

« Tes parents ou la sieste ? Tu choisis. Et entre nous, je choisirais la sieste… »

Avec un air innocent j’essayai de cacher que je voulais diriger son choix vers la sieste pour deux raisons principales. De un, je n’aurais pas à faire face à mes beaux-parents, pas encore. De deux, j’avais toujours espoir qu’une sieste se transforme en sieste crapuleuse, même si son état de fatigue compromettait pas mal l’idée…


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[TERMINE] I think I've waited long enough, let enough time go by ♦ Mac' & David

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