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 The mother we share ◘ Sarah & Abigail

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Abigail L. Polloni


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MessageSujet: The mother we share ◘ Sarah & Abigail    Jeu 19 Juin - 2:33


Ma chère Abigail,

Voilà de longs mois depuis la dernière fois où tu as donné des nouvelles, et où nous avons parlé, toutes les deux. Ne sachant pas exactement où te retrouver, et comprenant parfaitement que tu voulais m’éviter le plus possible, je n’ai pas eu d’autre choix que de donner cette lettre à Thomas, qui lui, j’en suis sûre, saura te retrouver et te la donner. Ou peut-être te faire revenir à New-York, qui sait ? Je te connais ma chérie, et je sais pourquoi tu es partie. Tu reviendras. Tu reviens toujours, peu importe où tu te caches.

Je voulais simplement que tu saches que j’ai rencontré quelqu’un, à New-York, et qu’il a réussi à me faire oublier ton défunt père. Jürgen était pourtant le seul grand amour de ma vie, tu te rappelles ? Eh bien, finalement, tout change, un jour ou l’autre. Tu as retrouvé quelqu’un peut-être, toi aussi ? Toute persuadée que tu étais que Matthew était l’amour de ta vie, tu t’étais empressée de te marier avec lui, en le sachant condamné qui plus est, j’imagine que tu as réussi à te rendre heureuse d’une autre façon et c’est tout ce que je te souhaite… Malgré tout, je ne regrette pas un seul des mots que j’aie pu te dire à l’époque en ce qui concernait ton chanteur : il était nocif pour toi, et tu aurais dû te consacrer à Tom, plutôt que de tout faire capoter entre vous.

Peu importe… je dois aussi te raconter une chose, et c’est la raison de la longueur de cette lettre. Tu ne dois pas t’en souvenir, parce que tu étais encore toute petite, mais Jürgen et moi nous sommes disputés une fois. Et je suis repartie aux Etats-Unis, pour quelques mois, assez longtemps cependant pour rester absente une année entière, en tout et pour tout. Je revenais de temps en temps en Allemagne pour te voir, et c’était pour cette raison que ça n’a pas dû te marquer. Tu n’étais même pas encore à l’école à ce moment-là. Mon but ici Abigail, c’est de te dire que pendant ce temps où j’étais aux Etats-Unis, j’ai fréquenté un autre homme, et je suis tombée enceinte une deuxième fois. Ton père ne l’a jamais su, et il est mort dans l’ignorance. Aujourd’hui, j’ai décidé de t’en parler, parce que je me suis promis de tout raconter à l’homme que j’ai rencontré et avec qui je vis désormais. Et bien sûr, il fallait en passer par toi, et la vérité te concernant. Tu as une sœur, nommée Sarah Watson, qui est née le treize mai mille neuf-cent quatre-vingt-neuf, soit trois ans après toi. A l’époque, je l’ai laissée avec son père à Los Angeles, où il vivait. J’imagine qu’elle doit encore y être, quelque part, si tu souhaites la retrouver. Je doute qu’elle connaisse sa mère, je ne pense pas que son père lui aura parlé de moi, étant donné que je suis partie sans laisser d’adresse… un peu comme toi, en fait !

Si jamais tu souhaiterais avoir des nouvelles de Franz, sache que je lui rends visite très souvent, et que, te connaissant, je sais d’avance que tu ne voudras pas rencontrer Tom ou les autres… tu n’aurais qu’à passer par moi si tel était le cas ! Mais si tu lis ces mots, c’est que tu as vu Tom, non ? New-York ne te manque pas, toi qui disais adorer cette ville plus que notre campagne montagneuse ?

Ta mère,
Anna



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Sarah & Abigail

C’était un cauchemar et j’allais me réveiller. Tout doucement, tremblante comme une feuille au vent, je reposais la lettre sur la table basse en écrasant les larmes de rage qui coulaient sur mes joues et tombaient sur mes genoux, alors que mes jambes étaient repliées sous moi. Les émotions intenses et la fatigue de la journée et du voyage retombaient en même temps que mes tous nouveaux sentiments vis-à-vis de cette lettre qu’Ella avait récupérée en voyant Tom, mon ex-mari.

Ma mère était un monstre. Pendant toutes ces années, elle m’avait caché cela. Le fait que j’avais une sœur. J’avais toujours rêvé d’en avoir une, parfois même, je la sommais de m’en donner une, et je n’aurais jamais pensé que ce soit en réalité déjà fait. Ses mots étaient durs, même en étant couchés sur du papier, et je me sentais horriblement mal. Je ne savais même pas par où commencer. Elle voyait quelqu’un ? Elle qui m’avait presque juré sur sa vie qu’elle ne retrouverait jamais quelqu’un comme mon père et qu’elle ne voudrait d’ailleurs pas avoir qui que ce soit d’autre, en sa mémoire ? Je savais très bien que quand on tombait amoureuse, on ne pouvait rien contrôler, j’en étais la preuve vivante, vu mon histoire d’amour avec Matthew. Mais quand même, elle me l’avait juré… elle l’aimait tellement ! Ensuite, elle me narguait, parce qu’elle me disait qu’elle voyait Franz, et sous-entendait même qu’elle le voyait plus que moi, que je l’aurais en quelques sortes abandonné ou je ne savais quoi… Je détestais ce petit ton supérieur que je pouvais sentir rien qu’en lisant ces phrases dans ma tête. Je la connaissais par cœur, je savais exactement quelle tête elle aurait eu si elle avait dû me dire tout cela en face. Et Dieu savait qu’elle l’aurait fait de la même façon, avec les mêmes formules et la même dureté, même en face de moi, sa propre fille, état que je n’acceptais plus désormais. Je ne pouvais plus être sa fille, c’était impossible ! C’était un monstre ! Et elle n’avait même pas demandé des nouvelles de ses petits-enfants. Quelle sorte de grand-mère oserait se comporter ainsi ? De toutes façons, elle ne les avait jamais considérés comme ses petits-enfants et elle devait les détester autant qu’elle détestait Matthew. Elle n’avait dû voir Johanna qu’une seule fois, quand Matthew était mort, et elle n’avait jamais vu Leopold. Elle n’avait jamais demandé à les voir non plus d’ailleurs et je n’avais pas insisté plus que cela. Ils ne s’en portaient pas plus mal à vrai dire. Elle aurait au moins pu me demander comment j’allais, chose qu’elle n’avait pas faite. Le message était clair : elle voulait simplement me faire rager et me faire comprendre que ma vie était un tissu de mensonges.

A la limite, le fait qu’elle ne prenne pas de nouvelles ni des enfants ni de moi ne me dérangeait pas. Mais qu’elle m’annonce comme ça, de but en blanc, que j’avais une sœur qui ignorait autant mon existence que je l’ignorais, ça me rendait folle. Après tout, il s’agissait d’une famille cachée, et j’aurais aimé savoir bien avant aujourd’hui qu’elle existait. Ce n’est que bien plus tard que je tiltais sur le nom de cette femme. Sarah Watson. Coïncidence ou pas, le rapprochement était facile à faire. Mais ma voisine ne devait pas être la seule Sarah Watson des Etats-Unis. Certes, elle était blonde, comme moi, comme ma mère, mais ça ne voulait rien dire non plus. Et Sarah et moi n’étions pas assez proches pour parler de nos parents comme ça, pourtant, j’aurais aimé qu’on l’eut fait auparavant, pour que je puisse être sûre de moi, sur ce coup-là. Je faisais les cent pas, de long en large dans mon salon, alors que les enfants dormaient. J’avais bien fait de dire à Jonathan de rester chez lui, que ça irait et que j’irais simplement me coucher. Finalement, je n’allais pas dormir de la nuit à cause de ces conneries, et je me demandais si je ne devais pas plutôt aller sonner chez ma voisine pour être certaine que nous n’étions pas de la même famille. Elle me prendrait pour une folle si je faisais cela. Il faudrait peut-être que je réunisse des informations sur elle, avant de lui en parler. Mais je n’avais pas le droit de faire cela, il me fallait son autorisation… en gros, j’étais coincée. Et je devais lui en parler. Jugeant que tout ceci pourrait attendre un jour de plus, je laissai la lettre en évidence sur la table de la cuisine et partis me coucher pour tenter de me calmer et de dormir un peu. Sans succès.

Le lendemain matin, toujours en vacances pour une semaine grâce à l’université de Toronto, je pris le temps de m’occuper des enfants, et relus une seconde fois la lettre pour être sûre que ce que j’avais lu la veille n’était pas faux ou complètement différent. Après tout, avec la fatigue j’avais peut-être monté cela de toutes pièces. Quelle ne fut pas ma déception lorsque je vis que tout était bien là, écrit noir sur blanc… J’attendis une heure plus décente pour oser sortir de chez moi et traverser le palier pour sonner chez Sarah. Je n’avais aucune idée de sa présence dans la résidence, mais je croisais les doigts pour qu’elle soit là, je n’avais pas envie de remettre cela à plus tard. Alors que je m’approchai de sa porte d’entrée, cette dernière s’ouvrit pour laisser sortir un homme de grande taille, qui, en me voyant, prit rapidement la fuite après l’avoir embrassée, conscient qu’il gênait. Son petit-ami, certainement. Passons. En me voyant, Sarah eut l’air enchantée et après les brèves banalités de chaque début de conversation entre voisines, je pris mon courage à deux mains, et lui lançai :

« Sarah, il faudrait que je te parle de quelque chose, mais c’est assez… étrange et plutôt indiscret. Si tu as un peu de temps devant toi, tu pourrais venir prendre un café ? »

Evidemment, mon ton et ma question ne laissaient pas vraiment le choix, mais si elle devait aller travailler, tout cela pourrait attendre le soir même. Cependant, elle ne semblait pas pressée et elle accepta de rentrer chez moi, après avoir récupéré des biscuits pour les enfants et nous. Je pris mon temps pour nous verser deux tasses de café, en réfléchissant à ce que j’allais pouvoir lui dire pour qu’elle comprenne que je n’étais pas sûre de moi et que je voulais juste qu’elle me raconte sa vie, pour que je puisse au moins éliminer une personne de ma liste. Je me doutais qu’elle n’aurait rien à voir là-dedans. Du moins, je l’espérais fortement.

« Voilà… j’aimerais connaître ton enfance, Sarah. Tu vois, j’ai reçu une lettre de ma mère, qui m’a appris que j’avais une sœur que je ne connaissais pas, et qui s’appellerait Sarah Watson. Et forcément j’ai pensé à toi, mais je suis sûre que ce n’est pas toi. Après tout, t’es pas la seule Sarah Watson du continent, hein ! »

J’eus un léger rire nerveux en me tordant les mains alors que je m’étais finalement assise à côté de Sarah, après avoir apporté nos deux tasses et déposé les biscuits dans une assiette. Les enfants jouaient encore ensemble et nous pouvions être tranquilles. Il fallait vraiment qu’elle accepte… ça me libérerait d’un énorme poids.

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Sarah Watson


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MessageSujet: Re: The mother we share ◘ Sarah & Abigail    Jeu 19 Juin - 21:39

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La journée avait commencé de façon tout à fait normale. Tom avait passé la nuit chez moi, comme souvent, et ce n'était pas pour me déplaire, j'aimais le trouver à mes côtés quand je me réveillais. Nous avions donc pris le petit déjeuner ensemble, et je l'accompagnais à la porte pour le laisser partir au travail quand je vis que ma voisine, Abigail, dans l'encadrement de la porte. Tom se fit tout petit en la voyant, il avait de la chance qu'elle ne savait probablement pas qui avait écrit cet article sur sa vie privée ... En revanche je ne me privai pas de lui faire un grand sourire, j'étais contente de la voir. Tom m'embrassa très brièvement et laissa la place à ma voisine. Après nous être saluées et entamé la conversation, Abby paraissait assez hésitante. Elle voulait sûrement me demander un service et elle n'osait pas ...

« Sarah, il faudrait que je te parle de quelque chose, mais c’est assez… étrange et plutôt indiscret. Si tu as un peu de temps devant toi, tu pourrais venir prendre un café ? »

Son ton était devenu d'un coup assez angoissant, j'acceptai son invitation, si je pouvais la rassurer un petit peu ...

« Bien sûr, laisse-moi juste le temps d'aller chercher de quoi grignoter et j'arrive ! »

Je la rejoignis dans son appartement, et m'assis sur le canapé, alors qu'elle préparait deux cafés et sortait une assiette pour les gâteaux. Tout en préparant le tout, elle continua à me parler.

« Voilà… j’aimerais connaître ton enfance, Sarah. Tu vois, j’ai reçu une lettre de ma mère, qui m’a appris que j’avais une sœur que je ne connaissais pas, et qui s’appellerait Sarah Watson. Et forcément j’ai pensé à toi, mais je suis sûre que ce n’est pas toi. Après tout, t’es pas la seule Sarah Watson du continent, hein ! »

Elle finit par un rire que je devinais être nerveux, elle s'était installée à côté de moi et était visiblement très angoissée, au vu de la façon avec laquelle elle torturait ses doigts. Et moi j'étais choquée ... Certes elle avait raison sur un point, des Sarah Watson, il y en avait pas mal, et j'imaginais assez mal qu'Abby puisse être ma sœur ... On était blondes toutes les deux et je savais ma mère blonde aussi, j'avais pu le constater sur les rares photos que mon père avait bien voulu me montrer ... Il avait été détruit par son départ et ne m'en parlait jamais, et moi je ne l'avais quasiment jamais vue. Anna, ma mère, était une inconnue, je ne savais même pas son nom de famille, rien sur sa famille, et je ne voulais rien savoir de la personne qui m'avait abandonnée. Du moins pour le moment. Peut-être avais-je entamé des recherches avant mon accident, peut-être que mon père m'avait révélé des choses avant sa mort, mais je ne m'en souvenais pas, et ça ne me reviendrait peut-être jamais.

Pour rassurer Abby, je décidai de lui énumérer les points les plus spécifiques me concernant ... Ma date de naissance, où j'ai vécu, l'absence de ma génitrice tout au long de ma vie ... Tout en fait.

« En fait j'ai été élevée par mon père, je n'ai jamais vu ma mère, en tout cas je ne me souviens pas d'elle. Je sais juste qu'elle m'a donné naissance le 13 mai 1989 dans un hôpital de Los Angeles, qu'elle m'a élevée et nourrie pendant trois mois et qu'elle nous a abandonnés mon père et moi, et mon père ne m'a jamais parlé d'elle, il m'a juste montré quelques rares photos ... Je sais juste que ma mère s'appelle Anna et qu'elle m'a abandonnée. Je ne connais pas ma famille maternelle. Et je ne veux rien savoir de celle qui m'a abandonnée, du moins pas pour le moment, j'ai encore une rancœur énorme contre elle et si je la voyais je pense que je pourrais devenir complètement folle de rage. Je suis désolée, si tu cherchais plus d'informations je ne peux pas t'en donner ... »

Des larmes étaient apparues dans les yeux d'Abby. Des larmes de joie parce qu'elle était soulagée de ne pas avoir sa sœur en face d'elle ? Ou bien des larmes de tristesse et de rage car sa mère et la mienne n'étaient qu'une seule et même personne ... ?

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Abigail L. Polloni


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MessageSujet: Re: The mother we share ◘ Sarah & Abigail    Jeu 19 Juin - 23:22

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Consciente du ridicule de la situation, j’observais attentivement Sarah, pour savoir quelle serait sa réaction et ce qu’elle pourrait penser de tout cela. En vérité, j’étais un peu nerveuse, beaucoup même, même si je me doutais qu’il n’y avait pas de quoi. Quel âge avait Sarah ? Elle ne devait pas être si vieille que ça ! Ma mère avait précisé, dans sa lettre, que je n’allais pas même pas à l’école, à ce moment là… ce qui me rassura un peu, même si je restais un peu sceptique.

En face de moi, je vis Sarah se mettre à réfléchir, en baissant les yeux. Je restais muette, en attendant qu’elle me réponde. J’avais tout à coup peur de ce qu’elle pourrait bien me dire. Après tout, je n’étais pas à l’abri d’un retournement de situation, et si ça arrivait, je serais dans une mouise totale. Quoique… qu’est-ce que ça changerait ? De toutes façons, que ce soit elle ou non, j’avais une sœur, quelque part sur le globe et je ne la connaissais pas. C’était terrible de se dire une chose pareille, mais ça faisait trente ans que je vivais dans le mensonge. Déjà que mes relations avec ma mère n’étaient pas au beau fixe, alors là… je ne voulais plus jamais la voir ! Le pire, c’est que ce monstre serait capable de me retrouver et de se présenter devant moi… A l’heure actuelle, je ne savais même pas comment je pourrais l’accueillir chez moi sans passer pour une folle furieuse !

J’écoutais attentivement Sarah me parler de son enfance. Avec effroi, j’appris qu’elle née le treize mai mille neuf cent quatre-vingt-neuf… comme le disait ma mère dans sa lettre. Jusque là, je pouvais encore croire à une coïncidence. Cependant, la suite me confirma que j’avais tort. Lorsqu’elle m’indiqua que sa mère l’avait abandonné alors que c’était encore un bébé, je compris que l’étau se resserrait. Et enfin, quand elle m’indiqua le prénom de sa mère, je faillis m’évanouir tant la pression était forte. Sa mère s’appelait également Anna.. comme la mienne. Il n’y avait plus de doutes à avoir, cette fois, c’était bel et bien vrai. La coïncidence se révélait juste pour une fois, et durant un instant je me rendis compte que le hasard faisait bien les choses, malgré tout. L’instant d’après, mes larmes commençaient à déborder de mes yeux, et plutôt que d’essayer de parler, je tendis la lettre de ma mère à Sarah pour qu’elle la lise. Il fallait qu’elle soit au courant. Si elle était vraiment ma petite sœur, je préférais qu’elle sache tout directement. Une fois sa lecture achevée, j’avais eu le temps de me calmer et j’avais tenté de boire une gorgée de café pour me redonner une contenance.

« Voilà… alors j’imagine qu’on va devoir faire des tests pour être sûres… J’aimerais bien que ce soit juste impossible, tu vois… »

Non pas que j’étais déçue d’avoir une sœur, surtout si c’était Sarah, j’en serais très honorée… mais pour elle, comme pour moi, nos vies avaient été bordées de mensonges et apprendre ça à trente ans n’était définitivement pas une bonne chose…  

« Je veux dire... si tu veux bien. Enfin... je sais pas quoi penser de tout ça... »

Oui, c'était exactement cela, j'étais perdue. Paumée. Dans le noir. J'aurais même préféré que ma mère ne me dise rien du tout de tout cela...

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Sarah Watson


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MessageSujet: Re: The mother we share ◘ Sarah & Abigail    Ven 20 Juin - 12:54

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Les larmes commencèrent à rouler sur les joues d'Abby. Au lieu de parler, elle me tendit la lettre que sa mère lui avait donné. J'en reconnaissais l'écriture, fine et cursive ... L'écriture qui se trouvait notamment derrière les photos que j'avais vues d'elle et de mon père ... Et de moi étant encore un bébé ... Abby n'avait plus besoin de parler : ma mère lui avait donc écrit cette lettre. Certains passages ne me concernaient pas, je ne les lus pas, vraisemblablement Abby était ma sœur, mais je ne tenais pas à découvrir sa vie privée à travers les mots de notre génitrice. Je me concentrai donc sur l'avant-dernier paragraphe, celui où elle révélait mon existence à Abby ...

J'appris que j'étais née d'une relation quelque peu clandestine, le père d'Abby ne sachant rien de mon existence, et il n'en saurait jamais rien ... Ma mère ne savait pas non plus que j'avais changé de pays puisqu'elle pensait que je vivais encore à Los Angeles, dans mes rêves les plus fous j'avais imaginé qu'elle aurait payé quelqu'un pour être proche de moi et lui envoyer des nouvelles et des photos régulièrement ... Peut-être qu'elle ne savait même rien de mon accident ou de la mort de mon père ... Ca nous faisait un nouveau point commun avec Abby : nos pères disparus. Le premier étant sûrement le fait que nous détestions toutes les deux notre mère à ce moment précis. Anna confirmait à la fin du paragraphe qu'elle était bien partie du jour au lendemain sans laisser d'adresse, abandonnant amant et fille, pour retrouver sa vie normale avec son mari et sa première fille, apparemment. Je n'enviais pas la position d'Abby, je ne la jalousais même pas du fait qu'elle ait pu accaparer ma mère. Après tout, je supposais que je n'étais même pas une enfant voulue ...

A cette pensée, mes yeux s'emplirent de larmes. J'avais toujours espéré que mon père m'ait menti sur le départ de ma mère, pour me protéger. Mais il avait eu le cœur brisé, et je comprenais maintenant pourquoi il ne me parlait quasiment pas d'elle ... Je survolai le dernier paragraphe, visiblement elle en faisait baver à Abby. Même en étant loin elle réussissait à la narguer. J'en avais la nausée. Elle abandonne une de ses filles, certes, illégitime, mais en plus elle se permet de détruire sa relation avec son autre fille ? Indigne ... Ce qu'elle était, à mon avis.

« Voilà… alors j’imagine qu’on va devoir faire des tests pour être sûres… J’aimerais bien que ce soit juste impossible, tu vois… »

Mes larmes coulaient désormais sur mes joues ... La prise de parole d'Abby m'avait ramenée à la réalité. Oui, nous venions bien d'apprendre que nous étions vraisemblablement sœurs ...

« Je veux dire... si tu veux bien. Enfin... je sais pas quoi penser de tout ça... »

Perdues. Nous l'étions toutes les deux ... Si un jour j'avais cru que ça arriverait ... J'avais l'impression d'avoir perdu tous mes repères. Encore une fois. Et je détestais toujours un peu plus cette sensation ...

« Bien sûr ... Il faut qu'on le fasse ... Ce test ... Mais ... Pourquoi te dire tout ça seulement maintenant ?? Elle a eu vingt-neuf foutues années pour te dire la vérité, pourquoi te le dire maintenant ? »

Sans m'en rendre compte j'avais élevé la voix, et Johanna et Leopold m'avaient entendue, ils vinrent tout de suite vers nous, s'approchant de leur maman, lui demandant pourquoi elle pleurait, ce qui la fit pleurer encore plus ... Voyant les enfants s'inquiéter, je décidai de bricoler une petite explication. Mais avant, je séchai mes larmes.

« Je suis désolée, je n'aurais pas dû m'emporter ... Maman et moi on pleure parce qu'on a appris quelque chose de très énervant et de très triste ... Mais c'est pas très grave ! »

Les enfants avaient un air un peu perplexe, je leur souris, me levai, les invitai à me suivre, et je me dirigeai vers le coffre à jouets, d'où je sortis deux poupées, puis je m'assis en face des deux petits.

« Imaginez, que cette poupée apprend un jour, alors qu'elle est grande, qu'elle a une sœur, et que sa sœur, c'est cette poupée, qui vit dans la maison juste à côté ! »

Je savais que les enfants ne feraient pas le lien entre leur mère et moi, c'était pourquoi je ne leur avais pas donné de noms, leur mère s'en occuperait plus tard ...

« Ca serait super chouette ! Elles pourraient enfin jouer ensemble ! » dit Johanna.

Ce que Johanna avait dit me fit éclater de rire. J'en avais bien besoin. J'aimais l'innocence de ces enfants, j'espérais qu'ils sauraient la garder encore longtemps. Je retournai m'assoir auprès d'Abby, qui avait retrouvé un semblant de sourire en regardant ses enfants jouer. Tout comme moi.

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Abigail L. Polloni


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MessageSujet: Re: The mother we share ◘ Sarah & Abigail    Ven 20 Juin - 18:38

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En relevant la tête vers Sarah, je vis qu’elle était dans le même état que moi après la lecture de la lettre de ma… de notre mère. Je m’en voulais de l’avoir mise dans cet état, mais au départ, je voulais simplement vérifier que ce n’était pas elle, éliminer un nom sur la liste… et malheureusement, il avait fallu que je tombe sur la bonne dès le début. Dans un sens, je préférais ça, parce que comme ça, mes recherches ne dureraient pas longtemps… mais bon sang, ce que c’était douloureux, pour elle comme pour moi. De se dire que notre propre mère nous avait menti pendant tout ce temps, c’était révoltant.

« Bien sûr ... Il faut qu'on le fasse ... Ce test ... Mais ... Pourquoi te dire tout ça seulement maintenant ?? Elle a eu vingt-neuf foutues années pour te dire la vérité, pourquoi te le dire maintenant ? »

J’avais légèrement sursauté en entendant Sarah s’énerver. Depuis qu’elle habitait ici, je n’avais jamais eu à me plaindre d’elle, tellement elle était discrète. Alors l’entendre hausser la voix, c’était presque irréel. Et bien sûr, ça alerta les enfants, qui vinrent voir ce que nous faisions et pourquoi Sarah venait de presque crier. Je n’osais pas les regarder… ces pauvres gosses. Ils ne savaient même pas ce que leur grand-mère avait fait. Leur famille était vraiment maudite, au final. Pas de grands-parents du côté de Matthew parce que ces derniers étaient odieux, plus de grand-père de mon côté parce qu’il était décédé, et plus de grand-mère non plus, parce qu’il était hors de question qu’ils la voient, maintenant ! D’ailleurs, il faudra que je dise à Tom de ne plus la laisser voir Franz. Cette fois, je l’appellerais en direct, et il n’aurait pas le temps d’en placer une. S’il fallait que je lui explique, alors je lui expliquerais. Elle ne lui avait certainement pas dit ce que contenait la lettre qu’elle lui avait remis. J’eus à peine le temps de comprendre ce qu’il se passait que Sarah avait déjà réagi et s’occupait des enfants. Je l’écoutai alors leur dire que nous venions d’apprendre de très triste et de très énervant. J’aimais bien la façon dont elle leur parlait, on aurait dit qu’elle les connaissait par cœur déjà, et pourtant… Enfin, maintenant il fallait dire qu’il s’agissait de son neveu et sa nièce… La blonde les emmena doucement vers leur coffre à jouets, et elle s’assit entre deux pour leur expliquer la situation.

« Imaginez, que cette poupée apprend un jour, alors qu'elle est grande, qu'elle a une sœur, et que sa sœur, c'est cette poupée, qui vit dans la maison juste à côté !
- Ca serait super chouette ! Elles pourraient enfin jouer ensemble ! »

Avec un sourire en entendant ce que ma fille répondait, je vis Sarah rire en même temps que moi. Johanna avait du répondant, déjà, et elle ressemblait à Matthew pour ça, parce que le connaissant, il aurait dit la même chose. Mais du coup, les enfants étaient rassurés, grâce à Sarah, et moi, j’avais réussi à me calmer. Ce que ma mère avait fait était immonde, mais à la limite, au moins nous savions la vérité maintenant. Ce que ça changeait… en réalité, pas grand-chose : nous avions vécu côte à côte sans savoir la vérité, et nous avions fait nos vies chacune de notre côté. Ce que ça changerait, ce serait que maintenant, j’avais de la famille en plus. Et en fait, ce n’était pas plus mal que ce soit cette Sarah Watson. Parce que je préférais nettement cette femme plutôt que quelqu’un de totalement inconnu.

« Merci pour leur avoir expliqué… ils comprendront plus tard. »

D’un geste, elle me fit comprendre que ce n’était pas grand-chose, mais pour moi, c’était quand même pas mal. J’étais complètement désemparée et elle avait trouvé les mots justes pour parler aux enfants.

« Désolée d’avoir gâché ton début de semaine. Je pensais vraiment que j’allais pouvoir être rassurée et me dire que j’allais devoir continuer mes recherches… dans un sens, je suis contente que ce soit fini si tôt… »

J’avais bien consciente de plus me parler à moi-même qu’à Sarah. La pauvre n’avait pas eu son mot à dire là-dessus, tout ça à cause de ma mère… je n’aurais jamais dû ouvrir cette lettre, sûrement !

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Sarah Watson


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MessageSujet: Re: The mother we share ◘ Sarah & Abigail    Sam 21 Juin - 2:38

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Abby me remercia pour l'explication donnée à ses enfants - j'avais vraiment du mal à penser au fait que j'étais leur tante, et donc qu'eux étaient mon neveu et ma nièce - et je lui répondis par un petit signe de la main pour lui dire que ce n'était rien. Ce qui était vrai. J'étais à la fois choquée par la nouvelle, et heureuse de découvrir que j'avais une sœur, certes, quasiment trente ans trop tard, mais mieux vaut tard que jamais non ?

« Désolée d’avoir gâché ton début de semaine. Je pensais vraiment que j’allais pouvoir être rassurée et me dire que j’allais devoir continuer mes recherches… dans un sens, je suis contente que ce soit fini si tôt… »

Gâché ma semaine ? Bon, elle ne démarrait pas d'une super façon, mais elle ne l'avait pas gâchée ... Pas elle en tout cas. A force de penser du mal d'elle, les oreilles d'Anna devaient siffler, peu importe où elle pouvait se trouver.

« Ne t'en fais pas pour moi, moi par contre je m'inquiète un peu pour toi. C'est une trahison de la part de celle qui t'a élevée ... Moi elle m'avait déjà trahie en m'abandonnant ... Et ce n'est pas parce que je viens d'apprendre notre lien que je vais te harceler pour tout savoir de toi ... Tu fais comme tu le sens, si jamais tu veux te confier à moi un jour je serai là ... Je serais heureuse d'en apprendre plus sur toi mais je ne veux surtout pas te forcer. »

Une idée m'était venue en tête ... Quand j'étais petite, j'essayais toujours d'imaginer ce qu'aurait pu être ma vie avec un père et une mère unis. Je ne reprochais rien à mon père, il avait été parfait, il avait toujours tout sacrifié pour moi, sans jamais penser à lui ... Mais il y avait un vide qu'il n'avait jamais vraiment pu combler ...

« J'aimerais juste savoir une chose ... Anna ... C'était une bonne mère ? Je veux dire, elle a toujours été présente pour toi ? »

Abby était devenue celle qui allait pouvoir me faire regretter d'avoir vécu une vie sans mère. Ou pas, d'ailleurs !

© Grey WIND.


Spoiler:
 

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Call it magic, call it true.
I call it magic when I'm with you.
And I just got broken, broken into two.
Still I call it magic, when I'm next to you.
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Abigail L. Polloni


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MessageSujet: Re: The mother we share ◘ Sarah & Abigail    Sam 21 Juin - 14:23

The mother we share

I'm in misery where you can seem as old as your omens and the mother we share will never keep your proud head from falling. The way is long but you can make it easy on me and the mother we share will never keep our cold hearts from calling.
Sarah & Abigail

Sarah me regarda d’un air surpris, comme si elle pensait que je disais des bêtises. Malheureusement, je savais que ce n’était pas spécialement une bonne nouvelle. Apprendre que l’on a une sœur, était-ce une bonne nouvelle ? Non, pas pour moi. Enfin si, c’était plutôt sympa, mais j’aurais aimé le savoir quand j’étais petite. Ça aurait été plus naturel que maintenant. Je détestais ma mère, à l’heure actuelle. Pourquoi avait-elle fait ça ? Ça aurait été plus simple de me le dire quand nous étions encore en bons termes… j’aurais pu la pardonner. J’aurais pu comprendre… mais non, il avait fallu qu’elle me cache la vérité, qu’elle la cache à mon père, et qu’elle la cache à son autre fille…

« Ne t'en fais pas pour moi, moi par contre je m'inquiète un peu pour toi. C'est une trahison de la part de celle qui t'a élevée ... Moi elle m'avait déjà trahie en m'abandonnant ... Et ce n'est pas parce que je viens d'apprendre notre lien que je vais te harceler pour tout savoir de toi ... Tu fais comme tu le sens, si jamais tu veux te confier à moi un jour je serai là ... Je serais heureuse d'en apprendre plus sur toi mais je ne veux surtout pas te forcer. »

Je lui adressai un léger sourire, tout en comprenant qu’elle faisait pour que je ne sois pas mal-à-l’aise et j’étais contente de savoir qu’elle n’allait pas être non plus un pot de colle. C’était dans son caractère, de toutes façons, et dans le mien aussi. Je n’allais pas la harceler pour qu’elle devienne une véritable sœur. Certes, elle l’était et le serait, mais il y aurait toujours quelque chose qui nous empêcherait de l’être vraiment. Et pourtant, j’avais envie de faire partie de sa vie maintenant. Avoir une petite sœur avait été mon rêve de gamine, et il se réalisait maintenant, un peu trop tard. Mais c’était la même chose avec Ella, en quelques sortes. Nous avions été tellement éloignées l’une de l’autre que nous étions plus des meilleures amies que des cousines. Quant au fait que c’était une trahison… eh bien oui, c’était une trahison pour moi. Mais je n’en attendais pas moins de ma génitrice, qui était une véritable vipère, depuis que Matthew était mort. Je ne voulais plus jamais la voir… d’abord parce que je pense que je ne pourrais même pas me retenir de la frapper – ma propre mère !! – et ensuite parce que j’aurais l’impression d’être la fille d’un monstre !

« J'aimerais juste savoir une chose ... Anna ... C'était une bonne mère ? Je veux dire, elle a toujours été présente pour toi ? »

Immédiatement, je hochai la tête de haut en bas. Evidemment, ma mère avait toujours été douce et tendre avec moi. Peut-être parce que j’étais sa fille légitime, et qu’elle m’aimait… sûrement même ! Je ne l’avais toujours connue que comme ça, gentille, aimante, agréable… Mais en apprenant ce qu’elle avait fait… ça me rendait dingue et je découvrais une autre facette de cette personne qui partageait mon sang : elle était manipulatrice, un peu folle, adultère… bref quelque chose que je ne pouvais pas aimer du tout ! Elle avait souillé la mémoire de mon père, et je ne le pardonnerais jamais !

« Elle a toujours été là pour moi, oui. Et j’imagine que si tu avais été à ma place, elle aurait été là pour toi. C’est elle qui m’a donné l’amour de la musique et elle m’a toujours soutenue, quoi que je fasse. »

Je vis bien que mes paroles avaient un effet plutôt négatif sur Sarah. J’aurais peut-être dû lui mentir, mais je me doutais qu’elle ne voulait que la vérité, même si cette vérité lui faisait du mal. Et j’imaginais bien qu’il nous fallait la transparence à toutes les deux, c’était plus logique… Cependant, je ne pus m’empêcher de rajouter quelque chose :

« Cependant… je ne pensais pas qu’elle était capable de faire une chose pareille. Elle a menti à mon père… elle m’a menti à moi, et à toi également, en plus de t’abandonner ! C’est monstrueux de faire ça. Je suis sûre qu’elle m’a écrit cette lettre pour m’en faire encore baver. Depuis que je me suis remariée avec Matthew de toutes façons, elle n’a pas cessé de me faire des commentaires et des piques. Si au début, je m’en fichais un peu … là, ça dépasse les bornes… »

En poussant un léger soupir, je baissai les yeux vers mes mains, posées sur mes genoux. Je me rendais soudainement compte que tout cela allait faire des nouveaux obstacles dans ma vie personnelle. Sarah et moi allions souffrir à cause de cette histoire. Il y aurait sûrement des bons moments également, mais il faudrait rattraper presque trente ans en quelques mois… impossible !  

© Grey WIND.


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I miss the taste of the sweet life, I miss the conversation. I'm searching for a song tonight, I'm changing all of the stations. I liked to think that we had it all, we drew a map to a better place. But on that road I took a fall, oh baby why did you run away ? unbreakable.
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The mother we share ◘ Sarah & Abigail

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