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 [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac

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David McCoy


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Lun 23 Juin - 10:59




David vs Mackenzie

I will try to fix you



Les yeux encore voilés par son précédent orgasme, elle me regarda pour enfin remarquer, alors qu’elle continuait à reprendre son souffle. J’avais été très clair dans ce que je voulais et avec un peu de chance, elle allait me le donner instantanément. Mon excitation était à son comble et si on ne faisait pas quelque chose pour y remédier, je pourrais en devenir fou.
Quand elle reprit du poil de la bête, elle ne perdit pas une seconde et me poussa en arrière pour échanger nos positions. Elle ne tarda pas à en venir directement aux faits et pressa délicieusement sa main sur mon érection et je m’immobilisai en anticipation de ce qu’elle allait faire, même mon souffle s’était bloqué. En me voyant ainsi, je la vis se mordre la lèvre et je déglutis, me rendant compte que je perdais peu à peu la raison.

« Je crois que j’ai exactement le remède pour toi Doc… »

Sa voix aguicheuse et le surnom m’envoyèrent un courant électrique qui me traversa de part en part pour finir dans mon bas-ventre et je frissonnai de désir pour elle. Rapidement, elle nous recouvra de la couette et j’observai son manège, curieux. Quand elle retira sa main, je râlai un peu mais me tus quand je sentis ses douces lèvres commencer à embrasser mon torse. Tout en descendant sa bouche, je la vis glisser au même rythme sous la couette. Pendant plusieurs longues minutes d’une douce torture, elle malmena la peau de mon buste et perdant patience, je me frottai contre sa peau, la sommant de se dépêcher.
Par la suite, elle disparut sous la couette et je ne pus plus voir ce qu’elle manigançait pour moi et je dus me relayer sur un seul sens, le toucher, pour savoir ce qu’elle faisait. Je m’immobilisai à nouveau quand sa main vint à la rencontre de la base de mon sexe et je fermai les yeux pour mieux me concentrer sur le toucher, cela ne servait strictement à rien de fixer une couette. Ses petits va-et-vient me firent me mordre la lèvre mais je rouvris bien vite la bouche quand ses lèvres se déposèrent sur mon gland. Un hoquet de surprise m’échappa et je soupirai de bonheur quand sa langue prit le relais. Ensuite, ma respiration s’accéléra significativement quand elle me prit entièrement dans sa bouche et que je sentis les parois de sa bouche frottant contre mon pénis. Le plaisir que je ressentis à ce moment-là était indescriptible, tellement il gagnait en intensité en crescendo. Quand elle augmenta le rythme à l’aide de sa bouche et de sa main, je crus perdre pied et mes mains et pieds se contractèrent et décontractèrent rapidement. D’une main, je malmenai les draps en le serrant et de l’autre, j’avais une prise sur ce que je pensais être son épaule, ne pouvant m’empêcher de la caresser au travers du tissu.
Alors que je balançai une nouvelle fois ma tête en arrière avec un long râle rauque, je me demandai pourquoi par le passé, nous n’avions pas fait ce genre de choses. Ces préliminaires étaient délicieusement distrayant et désormais, il me serrait difficile de m’en passer. Mais après tout, peut-être qu’avant Mac’ ne se sentait pas… Enfin, était-il qu’au moment présent, sa bouche faisait des merveilles, et une douce chaleur au creux de mon ventre me sortit de mon état second, m’envoyant au septième ciel dans la seconde sans que je ne puisse rien y faire. Je gémis le prénom de Mac’ alors que mes yeux roulèrent dans leurs orbites. Ma respiration saccadée se calma peu à peu par la suite et je rouvris les yeux. Mackenzie était toujours sous la couette et quand elle ne fit aucun geste pour en sortir, je poussai moi-même celle-ci, un peu inquiet. Cependant, son air étonnamment rieur me rassura, puis je haussai les sourcils quand elle partit carrément en fou rire. Avec une main devant sa bouche, elle fila à une vitesse folle vers la salle de bain et… Non ?

« Mac’ ? Ehh Mac’ ? Qu’est-ce qu’il t’arrive, un problème ? Maaaac’ réponds moi s’il-te-plait. »

Seul ses rires me répondaient dans la pièce d’à côté et je levai les yeux au ciel, comprenant que c’était peine perdue. Cependant, un doute me prit et je soulevai la couette pour constater les dégâts, que je ne vis d’ailleurs pas. Me passant la main dans les cheveux avec une moue gênée, je compris instantanément le problème. Comme un idiot, j’avais été tellement accaparé par mon désir que je n’avais pas eu le temps de prévenir pour mon orgasme… Mortifié, je m’adressai à une Mac’ dont les rires avaient l’air de s’être calmés.

« Maaac’ je suis désolé mon cœur, j’espère que tu n’as pas été obligé d’avaler ! »

Sa réaction ne fut pas de me répondre, mais de repartir de son fou rire. Bon. Au moins, elle ne le prenait pas mal du tout. Quelques secondes plus tard, elle passa l’encadrement de la porte et je pus voir qu’elle riait à en pleurer. Je ne m’étais pas dépêtré de ma moue et elle secoua la tête, toujours hilare en voyant ma tête.

« Promis la prochaine fois je préviens, dis-je en faisant une croix sur mon torse là où se trouvait mon cœur. Enfin, je vais essayer, c’est très dur de se concentrer tu sais… »

Avec une tête de petit garçon pris en faute, je tapotai le matelas à mes côtés ( XD) pour qu’elle revienne dans notre lit. Hm, notre lit, notre appartement, notre nid douillet. Yup, ça sonnait parfaitement bien à mes oreilles.


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Mackenzie E. Buidhe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Lun 23 Juin - 16:43




I will try to fix you.

Another turning point, a fork stuck in the road. Time grabs you by the wrist, directs you where to go. So make the best of this test, and don't ask why. It's not a question, but a lesson learned in time...


En plein dans mon hilarité la plus totale, j’entendais les questions de David sans pouvoir y répondre. J’étais dans un autre monde, tellement je riais. Je ne m’attendais pas du tout à cette réaction de ma part, et lui non plus, certainement. Je l’entendis me demander de lui dire ce qu’il se passait, et je tentai tant bien que mal de lui répondre, sans succès. J’étais trop hilare pour pouvoir sortir ne serait-ce qu’une syllabe. Finalement, pour me calmer, je crachai sans bruit dans le lavabo, avant d’ouvrir le robinet pour me rincer. C’était absolument dégoûtant, et le goût me passa un peu l’envie de rire, subitement. Je pris bien le temps de tout enlever avant de me regarder dans le miroir. J’étais plus rouge qu’une tomate à force de rire, et si je continuais de me regarder en y pensant, j’allais de nouveau mourir de rire. Soudain, la voix de David m’arriva de nouveau aux oreilles :

« Maaac’ je suis désolé mon cœur, j’espère que tu n’as pas été obligé d’avaler ! »

Sans le vouloir, je poussai un hurlement de rire en l’entendant me dire ça. Cette fois, il m’avait achevée et je n’allais jamais pouvoir m’en remettre. J’imaginais sa tête en me disant ça, il devait être rouge de honte et moi, pour seule réponse, je lui riais au nez. Soit il allait bouder, soit il allait rire avec moi par la suite. En ayant terminé avec la salle de bains, j’éteignis la lumière, et marcha jusqu’à la chambre, toujours pliée. Quand je vis l’expression de David, je dus réprimer un nouvel éclat de rire, sinon il aurait fait la tête. Je sentis rapidement mes larmes se former aux coins de mes yeux. La situation était trop cocasse pour moi, et je n’arrivais même plus à respirer correctement. Je n’arrivais même plus à marcher !

« Promis la prochaine fois je préviens. Enfin, je vais essayer, c’est très dur de se concentrer tu sais… »

Il fallait qu’il arrête de parler. Je n’allais jamais pouvoir me calmer s’il parlait toujours de ça ! Ça va, ça aurait pu être pire, en quelques secondes, tout ceci s’était terminé dans le lavabo. Il aurait pu m’en coller partout aussi, et là, j’aurais moins apprécié. Quoique, tout ceci se serait alors terminé sous la douche, et ça aurait pu être sympa également ! En tout cas, je retenais surtout qu’apparemment, ça lui avait beaucoup plu. Il me fit signe de revenir près de lui, et je courrai presque pour m’enfouir dans ses bras, toujours prête à rire. J’eus quelques sursauts de rire d’ailleurs, et il me caressa les bras pour m’empêcher de succomber à la tentation.

« Désolée… »

Ma voix tremblait presque, tellement j’avais ri. Je respirai doucement et profondément pour ne plus y penser et faire passer l’envie de repartir en fou rire. C’était passé, je devais penser à autre chose, maintenant ! Mais David ne m’aidait pas aussi, avec tout ce qu’il m’avait dit, par la suite. Il n’avait toujours pas de tact, mon Docteur. Quelque chose de plus qui n’avait pas changé. Et j’aimais ça. A cette pensée, je me blottis un peu plus contre lui, en essayant de penser à des choses plus banales. Nous avions parlé d’emménager ensemble auparavant, c’était une bonne idée de plutôt penser à cela. Ou alors penser à un futur mariage. Enfin, j’avais bien compris que ce n’était pas au menu pour le moment et que David voulait qu’on prenne encore notre temps. Mais ça ne me dérangeait pas tant que ça, en réalité. Bien sûr que j’aurais voulu que ça aille vite, mais il y avait des priorités à respecter avant. Et emménager ensemble en était une. Cependant, pendant ces trois ans, j’avais un peu perdu le sens des priorités. David était devenu ma priorité numéro une et rien ne pourrait y changer. Alors j’imaginais qu’il fallait que moi aussi, je redescende sur Terre. Pourtant… je n’avais jamais été plus terre-à-terre que lors de ces dernières années. En y repensant, j’eus presque froid dans le dos. Mes parents avaient dû me supporter et m’aider, dans des moments dans lesquels ils auraient sûrement préférer ne jamais voir leur fille… Enfin c’était du passé désormais ! Au moins, penser à tout cela m’avait passé l’envie de rire…

« Je t’aime, David. »

J’étais tout à fait calme, désormais, et je n’avais pu articuler que ces quelques mots, ô combien magiques pour moi, parce que je pensais ne plus jamais les dire, jusqu’à ce que Douglas me dise qu’il l’avait bel et bien retrouvé. Douglas… je n’y avais plus pensé depuis la veille. Devais-je le dire à David ? Après tout, nous serions à égalité, comme ça ! Mais devais-je lui dire maintenant après cette superbe soirée ? Non, sûrement pas, ça allait lui faire du mal ! Pourtant, j’avais envie de lui dire, il avait le droit de le savoir ! J’allais devoir attendre, néanmoins…
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David McCoy


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Lun 23 Juin - 23:59




David vs Mackenzie

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A peine je lui avais fait signe de me rejoindre qu’elle avait pratiquement couru pour me rejoindre, puis sans tarder, elle se blottit à nouveau dans mes bras, passant la couette sur nos deux corps. Son fou rire avait du mal à passer et parfois, des hoquets la prenaient à nouveau et je la caressai patiemment pour la calmer, comme j’en avais l’habitude de le faire.
Sa voix trembla quand elle s’excusa de rire autant et je ne retins pas cet épisode de la soirée. Si je n’avais pas été si tête en l’air, elle n’aurait pas eu ce fou rire en premier lieu. Et puis, comme l’adage le disait, il valait mieux en rire qu’en pleurer. Tout doucement, sa respiration reprit d’ailleurs un rythme normal et je sentis sa cage thoracique se soulever et s’abaisser au même rythme que la mienne.

« - Je t’aime, David.
- Moi aussi je t’aime mon cœur, moi aussi. »

Nous restâmes ainsi quelque temps, silencieux, brisant le silence de temps en temps pour parler de notre journée du lendemain. Je devais retourner travailler et j’étais de l’après-midi, je commençai donc à onze heures pour finir normalement à vingt-et-une heures. Ça me laissait donc le temps de profiter de notre première nuit de sommeil ensemble. Mettant un réveil pour neuf heures au cas où nous ne dormions encore, j’éteignis la lumière et embrassai une dernière fois Mac’ en lui souhaitant bonne nuit. Entrelacés et blottie contre mon amour retrouvé, j’eus un sommeil paisible, le sourire aux lèvres.

Le lendemain matin, je me réveillai avec Mackenzie toujours blottie contre mon torse et je regardai l’heure. Huit heures… J’avais largement le temps de me lever. Cependant, il me fallait aller aux toilettes et tout doucement, je me retirai de sous Mackenzie, la reposant confortablement sur mes coussins. Je n’avais pas peur de la réveiller, elle avait toujours été une grosse dormeuse.
Après mon passage à la salle de bain, je décidai de ne pas me recoucher mais de passer à la cuisine à la place. Cherchant mon boxer qui avait atterrit je ne savais où dans le studio, j’essayai de faire le moins de bruit possible, avant que je ne le trouve sous le canapé. Je l’enfilai et filai ouvrir le frigo. Je ne savais pas quoi faire. Des œufs au plat ? Du bacon ? Autre chose ? Ne sachant que faire, je décidai de faire un peu de tout et je me mis à cuisiner.
Inquiet, je jetais des coups d’œil en direction de Mac’ mais même le bruit du bacon en train de frire dans une poêle ne parvint pas à la réveiller. Puis, quand la table fut dressée, je montai sur le lit lentement pour la prendre dans mes bras et l’envelopper de tout mon corps. Je lui déposai des baisers papillons sur tout le visage et lentement elle sortit de sa torpeur. Quand elle ouvrit les yeux, je l’accueillis d’un « Bonjour mon cœur, le petit déjeuner est servi ! » et elle sourit seulement, encore dans le gaz.

« Je t’ai fait du pancake avec du sirop d’érable, spécialité du coin ! Tu m’en diras des nouvelles, ajoutais-je joyeusement alors qu’elle m’embrassait sur la joue pour me dire bonjour à son tour. »

Le matin au réveil, il était très dur de la faire parler, et à moins que vous ne soyez moi, je vous déconseillerais même de lui adresser la parole au réveil, puisqu’elle détestait cela. Il n’y avait qu’avec moi que cela passait, l’habitude sûrement…


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Mar 24 Juin - 0:35




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Another turning point, a fork stuck in the road. Time grabs you by the wrist, directs you where to go. So make the best of this test, and don't ask why. It's not a question, but a lesson learned in time...


Mon fou-rire réellement passé pour de bon, David et moi parlâmes de tout et de rien, principalement de l'hôpital, où il allait devoir retourner le lendemain, en fin de matinée. Il disait avoir hâte d'y retourner, et j'étais contente de le voir si heureux. Il était enfin médecin, pour de bon. C'était tout ce qu'il avait toujours voulu, soigner des gens, les faire aller mieux. J'avais toujours dit qu'il ferait un merveilleux médecin. J'étais sûre de ne pas me tromper, au moins, vu sa bonne humeur et même sa joie à l'idée d'aller travailler ! Même moi, qui pourtant adorais mon job en Ecosse, je n'étais pas aussi heureuse que lui. Je détestais me lever le matin, et le travail, c'était la pire chose qui ait été créée.

Au final, nous nous endormîmes, dans les bras l'un de l'autre, et je pris la décision, juste avant de sombrer dans les bras de Morphée, de tout raconter à David le lendemain matin. Je ne voulais pas attendre davantage, et mieux valait le faire le plus tôt possible, avant qu'il ne le découvre d'une autre façon. Je voulais que ce soit moi qui lui dise, parce que c'était de ma faute. Mais il avait l'air tellement heureux... c'était presque un crime contre l'humanité de lui casser le moral de cette façon. Mais nous en sortirions plus forts par la suite, non ? En tout cas, c'était ce que j'espérais ! Dans ses bras, je dormis mieux que durant les trois ans passés. Je ne fis aucun cauchemar, et je ne me réveillai pas une seule fois. C'était bon signe, au moins ça voulait dire que David était toujours capable de m'apaiser, et que je ne pouvais toujours bien dormir qu'avec lui : une raison de plus pour emménager rapidement chez lui.

Il me réveilla le lendemain matin avec des caresses et des baisers, et je n'aurais pas pu rêver d'un meilleur réveil, même pour moi, qui n'étais pas du tout du matin. D'habitude, il me fallait plusieurs bonnes minutes pour émerger, et là, je savais où j'étais, avec qui, ce que je faisais là et pourquoi. Mon mauvais sommeil, durant ces trois ans, m'amenait parfois à demander à mes propres parents pourquoi ils étaient dans mon salon le matin quand je me levais, alors qu'en réalité, j'étais chez eux. Enfin... c'était du passé maintenant ! Avec un peu de chance, vivre avec David m'aiderait même à me lever de bonne humeur, et ce serait un miracle ! En reniflant un peu, quand il me parla du petit-déjeuner, je remarquai qu'en effet, il avait tout préparé, et qu'une bonne odeur de bacon grillé flottait dans l'air. Et pas que...

« Je t’ai fait du pancake avec du sirop d’érable, spécialité du coin ! Tu m’en diras des nouvelles. »

Pour toute réponse, je l'embrassai doucement sur sa joue râpeuse, avant de m'étirer un peu. Le froid s'insinua sous la couette lorsque je laissai mes bras en sortir et je me recouvris immédiatement, en pestant pour retrouver mes habits, avant de finalement abandonner pour récupérer le t-shirt que David m'avait proposé la veille, quand nous étions partis dans la salle de bains. Je récupérai ma petite culotte et l'enfilai à la va-vite, manquant de la mettre à l'envers, avant de finalement rejoindre David à table. Et c'est là que l'évidence me frappa. Bon sang, je l'avais oublié en me réveillant, mais ça revenait me taper dedans de plein fouet : il fallait que je lui dise. Mais avec son grand sourire, là, j'étais bien incapable de le regarder dans les yeux et de lui dire que je l'avais trompé. Comment pourrait-il prendre une chose pareille ? Il allait me jeter... Peut-être qu'il fallait que j'attende d'être vraiment habillée pour lui dire... et si jamais il s'énervait, je faisais quoi ? Je n'étais pas prête pour ça et pourtant, je voulais que ce soit fait. C'est pourquoi, alors qu'il me servait des pancakes qui avaient succulents, je pris la parole, d'une voix un peu enrouée et la bouche pâteuse :

« Il faut que je te dise un truc, David... »

Automatiquement, il me sourit en me demandant ce qu'il se passait, et reposa l'assiette sur la table, avant de me tendre la bouteille de sirop d'érable, aliment que je n'avais jamais goûté de ma vie, et qui ne me semblait pas vraiment approprié pour le moment. Je la pris quand même pour ne pas le froisser et en versai légèrement sur mes pancakes, avant d'ajouter :

« Mais il faut que tu me promettes de ne pas t'énerver... »

Il y avait bien des choses que je devais lui dire, à David... des choses qui n'allaient pas lui plaire, des choses qui s'étaient déroulées pendant ces trois ans et qui allaient le rendre soit fou de rage, soit fou de tristesse, et déjà, ces choses-là me faisaient peur. Des vieux démons que je préférerais enterrer, mais que j'allais garder, et même porter encore un peu avant de lui avouer. Mais là, c'était quelque chose que je ne pouvais pas laisser passer plus longtemps. Il devait le savoir maintenant. Et je savais que malgré mes précautions, il allait s'énerver. C'était évident, et je n'allais pas me voiler la face plus longtemps, mais au moins, il était prévenu.

« Je t'ai parlé de ce type, qui m'a aidée à te retrouver, Douglas, le détective... »

Il hocha la tête, l'air grave, comme s'il s'attendait au pire des scénarios. Je ne savais absolument pas ce qu'il se passait dans sa tête, c'était la première fois que je n'arrivais pas à lire dans ses yeux. Sûrement parce que je m'attendais à ce qu'il me gifle et qu'il me foute dehors à coup de pied aux fesses... En baissant les yeux vers mon assiette, qui de fait ne me donnait plus du tout envie, je pris une profonde inspiration, et terminai ma phrase, dans un souffle, honteuse et triste à la fois :

« ... on a... on a couché ensemble. »
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David McCoy


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Mar 24 Juin - 23:11




David vs Mackenzie

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Je lui laissai son espace en me relevant et elle en profita pour s’étirer. Elle fronça un peu les sourcils puis remit la couette sur elle et je compris qu’elle avait froid. En m’asseyant à table dans la cuisine, j’observai son manège, la voyant se lever nue avant qu’elle ne passe mon tee shirt sur elle. Je me mordis la lèvre, appréciant bien évidemment la vue, puis elle enfila sa culotte et se mit à table. C’était notre premier petit-déjeuner ensemble depuis plus de trois ans et je n’arrivais pas à me dépêtrer de mon éternel sourire. Je souriais de toutes mes dents alors que je la servis avec des pancakes. Je savais qu’elle n’en avait jamais mangé et j’avais hâte de savoir si elle aimait. Ca nous changeait de nos petits-déjeuners écossais salés. Un peu de sucre dès le matin ne nous ferait pas de mal ! Alors que j’allais poser l’assiette après m’être servis de pancakes, Mackenzie me surprit en prenant la parole avec sa voix encore toute enrouée.

« - Il faut que je te dise un truc, David...
- Oui qu’est-ce qu’il y a mon cœur ?  lui souriais-je alors je lui donnai le sirop d’érable après m’être servi moi-même.
- Mais il faut que tu me promettes de ne pas t'énerver... »

Mes gestes se ralentirent instantanément alors que je me concentrai sur Mac’. Ce n’était pas normal, son comportement, ce ton, ça n’annonçait rien de bon… En prenant soin de rester neutre, je ne l’interrompis pas et la laissai continuer.

« Je t'ai parlé de ce type, qui m'a aidée à te retrouver, Douglas, le détective... »

Je hochai la tête, toujours aussi attentif à la suite. Je ne comprenais pas pourquoi elle me parlait de ce type. Lui avait-il appris quelque chose de grave pendant qu’il me recherchait activement sur Toronto ?  Je n’arrivais pas à imaginer autre chose et pourtant. Je prenais sa demande au sérieux. Si elle pensait que j’allais m’énerver, c’est qu’il devait y avoir anguille sous roche. Je m’énervais très peu et elle le savait. Alors qu’est-ce que c’était ?!

« ... on a... on a couché ensemble, finit-elle dans un souffle en fixant son assiette, honteuse. »

En entendant la fin de sa phrase, je tombai complètement des nus et mon monde s’effondrait, comme un château de cartes bancal. Mon premier réflexe fut d’ouvrir la bouche, abasourdi et si j’avais été en train de boire, je me serais sans doute étouffé. Je cherchai dans son regard un quelconque indice me disant que tout ceci était faux, qu’elle n’avait pas couché avec le mec qu’elle avait employé pour me retrouver mais il ne vint pas.
Au début, je ressentis une grande tristesse. Elle avait couché avec en sachant pertinemment que j’étais quelque part, peut-être même que son détective venait de lui annoncer où j’habitais ! Et elle s’était laissé aller dans ses bras. Jamais je n’aurais pu faire ça en sachant que Mac’ était encore vivante ! Cela n’excusait rien de mon comportement et de ma relation avec Ella, mais au moins, je pouvais me rattraper, je l’avais quitté, et maintenant j’allais me consacrer entièrement au seul amour de ma vie, comme je ne l’avais jamais fait auparavant. Mais maintenant ? Je me sentais trahi, au plus profond de mon être.
Les secondes passèrent et quand je croisai le regard de Mac’, sans m’en empêcher, mes traits se durcirent et je sentis mon sentiment de trahison se transformer en colère sourde. Comment elle avait pu me faire ça ? Et elle ne savait pas à ce moment que j’étais avec quelqu’un, ça j’en étais sûr. Alors pourquoi ?! Et c’était quand ? Ca ne devait pas être si vieux ! Une semaine tout au plus ! Soufflant un bon coup, je me passai la main droite sur mon visage, essayant de me contrôler, difficilement.

« Tu as… couché avec… un autre ?! commençais-je, peiné. Pas plus tard qu’il y a quelques jours ?! Mais… Comment tu as pu ? Pourquoi ?! Je sais que je n’ai rien à dire de ce côté, je ne suis pas mieux, mais au moins, j’avais la décence de ne pas savoir que tu étais vivante ! Tu savais, tu savais bon dieu ! Et ce connard savait sûrement que j’étais ton petit-ami et pourquoi tu me cherchais, et ça ne l’a pas empêché de foutre sa queue là où elle n’avait rien à faire ! Mais putain … ! »

Je me passai la main dans les cheveux, au bord de la crise de nerf. Je jurais beaucoup et ça ne me ressemblait pas. Je n’arrivais plus à me calmer, et pendant mon monologue, je m’étais levé pour faire les cents pas. Ce n’était vraiment pas comment j’imaginais cette matinée.

« Je te jure que si je croise cet enculé, il ne pourra plus jamais faire ce qu’il a fait avec toi ! Il va finir dans le même état que l’autre connard de Bennett, il ne va rien comprendre ! »

Je tapai un grand coup sur le plan de travail de la cuisine et je m’immobilisai, les deux mains posées dessus. J’étais dos à Mac’ et je ne voulais même pas me retourner pour la voir. Je me sentais tellement mal. Je supposais que c’était ce qu’elle avait ressenti, pour quand je lui avais annoncé pour Ella… Et ça faisait mal.

« Qu’est-ce qui t’a pris Mac’… ? Pourquoi ? Alors que tu savais pertinemment que ce n’était qu’une question de temps ? Tu m’as cherché inlassablement pendant trois ans, continuant à me rester fidèle… Et puis ce connard arrive et tout vole en éclat ?! Je ne comprends pas… »

Ma peine remplaça à nouveau ma colère et je sentis mes épaules s’affaisser comme si j’avais tout le poids du monde dessus. Je ne savais plus quoi penser. De plus, je me sentis jaloux pour la première fois de ma vie. Je l’avais déjà réconforté au lycée à cause des hommes mais à l’époque, j’étais si ignorant… Et après que l’on se soit mis ensemble, elle n’avait toujours eu d’yeux que pour moi. Mais maintenant, malgré moi, ça allait changer…


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Mackenzie E. Buidhe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Mer 25 Juin - 0:01




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Il était hors de question que je regarde David après la bombe que je venais de lui lâcher. J’avais tellement honte de moi, honte de mon comportement, et honte de devoir lui dire d’une façon aussi brutale. Au moins, j’étais franche… il ne pourrait pas me reprocher ça. Mais il aurait bien d’autres choses à me reprocher, bien sûr, comme le fait d’avoir osé foncer dans les bras d’un inconnu que j’avais payé pour le retrouver… Surtout, il devait être tellement déçu de moi. Et il m’avait même préparé le petit-déjeuner, et je venais de tout faire foirer, une fois de plus. J’aurais mieux fait de me taire… mais il l’aurait découvert un jour ou l’autre.

Le silence qui s’empara des lieux me fit froid dans le dos, tandis que je continuais inlassablement de fixer mon assiette pleine, qui ne me faisait plus du tout envie malheureusement. Je me mordais les lèvres pour rester calme, pour ne pas fondre en larmes, mais pourtant, je savais parfaitement que ça allait arriver, en même temps que la colère de David. Je voulais qu’il promette de rester calme, mais je savais très bien que ce n’était pas possible. Au bout d’un moment, je commençais à m’inquiéter pour David, qui ne répondait pas et qui n’avait toujours pas bougé. Je risquai un regard vers lui, et ce que je vis dans ses yeux me glaça le sang, autant que ça me fit peur.

« Tu as… couché avec… un autre ?! Pas plus tard qu’il y a quelques jours ?! Mais… Comment tu as pu ? Pourquoi ?! Je sais que je n’ai rien à dire de ce côté, je ne suis pas mieux, mais au moins, j’avais la décence de ne pas savoir que tu étais vivante ! Tu savais, tu savais bon dieu ! Et ce connard savait sûrement que j’étais ton petit-ami et pourquoi tu me cherchais, et ça ne l’a pas empêché de foutre sa queue là où elle n’avait rien à faire ! Mais putain … ! »

Alors qu’il parlait et montait le ton à chaque phrase, il s’était levé et tournait désormais dans le studio, comme un lion en cage. Chaque mot que David prononçait et que j’entendais me faisait l’effet d’un poignard dans le ventre et si ça avait été possible, j’aurais déjà été laissée pour morte avec des lacérations partout sur le corps. Je voulais me faire toute petite, je voulais même disparaître et surtout, j’aurais voulu ne jamais avoir fait ça. Mais pourquoi avait-il fallu que je lui propose de boire un dernier verre ? Pourquoi avais-je été aussi idiote ?! J’étais mortifiée et aussi choquée par les propos de David. Il n’avait jamais été aussi vulgaire et aussi en colère. C’était la première fois que je le voyais comme ça, et soudainement, je regrettais amèrement d’avoir fait appel à un détective aussi jeune et séduisant que Douglas Forman. Et je regrettais d’avoir été aussi idiote. Et aussi d’avoir cru que David pourrait le prendre d’une autre façon que celle qu’il avait en ce moment-même. Surtout, je remarquais un point, et c’était complètement aberrant de le remarquer maintenant puisque j’étais en train de me prendre une soufflante en bonne et due forme, mais David était jaloux. A un point inimaginable. Apparemment, rien que m’imaginer dans les bras d’un autre était difficile et le faisait souffrir… ainsi il pouvait au moins ressentir ce que moi j’avais ressenti en apprenant sa relation avec sa subalterne. Même si techniquement… ça n’avait rien à voir… Au moins, ça me donnait du courage de penser à ça !

« Je te jure que si je croise cet enculé, il ne pourra plus jamais faire ce qu’il a fait avec toi ! Il va finir dans le même état que l’autre connard de Bennett, il ne va rien comprendre ! »

Lorsqu’il frappa le plan de travail, je sursautai en poussant un cri qu’il ne sembla même pas entendre, tellement il était furieux. Je n’osais même plus bouger, ni respirer. J’aurais voulu mourir à ce moment précis, pour ne plus avoir à subir ses foudres. Je n’avais même plus honte de moi, j’avais peur des réactions de David. Avoir peur de son propre petit-ami… quelle déchéance ! Mais ça faisait trois ans que nous avions été séparés et bien des choses avaient changé, pour lui comme pour moi… Alors mon tempérament téméraire n’était plus le même, alors que lui était moins patient. Pour essayer de passer la crise d’angoisse qui se formait en moi, doucement, sans que David ne le remarque puisqu’il ne me regardait même pas, je repensai à ce qu’il venait de dire. Qui était ce Bennett ? A priori, il s’était battu avec lui, pour je ne savais quelle raison… mais cette raison était suffisante pour qu’il en vienne aux mains : quelque chose qu’il n’avait jamais fait. Cette pensée fit redoubler ma peur et, la tête toujours baissée, je voyais ma poitrine s’élever et se rabaisser beaucoup plus difficilement qu’avant, au fur et à mesure que ma crise grossissait, et que je voulais la faire passer.

« Qu’est-ce qui t’a pris Mac’… ? Pourquoi ? Alors que tu savais pertinemment que ce n’était qu’une question de temps ? Tu m’as cherché inlassablement pendant trois ans, continuant à me rester fidèle… Et puis ce connard arrive et tout vole en éclat ?! Je ne comprends pas… »

A travers mes larmes, je tentai d’apercevoir David, toujours dos à moi, pendant que je l’écoutais en me concentrant avec difficulté sur sa voix. Son incompréhension totale était normale et je ne savais même pas quoi lui répondre. Si j’avais été capable de parler, je lui aurais sûrement dit que j’étais désolée, mais même ça, ça n’aurait pas suffi. J’étais désolée, mais de quoi ? D’avoir osé coucher avec un autre alors qu’il me croyait morte ? Bien sûr que des excuses ne suffiraient pas. Mais de fait, que pouvais-je lui dire ? Je ne voulais pas l’enfoncer encore plus en lui racontant tout en détails. Je ne pouvais pas lui dire que j’avais bu et que je l’avais invité à passer la nuit avec moi, ça le détruirait. Mais je ne pouvais pas non plus faire croire que c’était Douglas qui l’avait voulu. Nous l’avions voulu tous les deux, et c’était moi qui avais fait le premier pas. A cette pensée, je suffoquai pour de bon, en me disant que David allait forcément m’étriper de ses mains si jamais il apprenait des détails là-dessus. Décidément, nous avions parlé trop vite, la veille au soir, quand nous avions évoqué un emménagement et un mariage…

Le mieux, pour moi, c’était de m’éloigner de David, le plus possible, dans la seconde. Parce qu’il était en colère, dans une colère noire, et qu’il allait forcément s’en prendre à moi. Et dans l’état où j’étais, et avec la crise que je faisais, ce n’était pas une bonne idée, du tout. En manquant de tomber de ma chaise, aveuglée par les larmes et par le brouillard que me causait mon manque d’oxygène au cerveau, je parcourus le chemin jusqu’à la salle de bains presque à l’aveuglette, le plus vite possible, en prenant bien soin de fermer la porte à clé derrière moi, pour ne pas qu’il entre. Je me précipitai vers la douche, le plus loin possible de la porte et tentai de respirer convenablement, ce qui se révéla être un échec cuisant, puisque mon souffle se fit encore plus court et que je m’entendis moi-même tousser et suffoquer, alors que cette fois, mes larmes dévalaient mes joues en cascade. Ce n’était pas la première fois que ça m’arrivait, mais les dernières fois, je faisais des crises parce que je perdais la trace de David, parce que je croyais le perdre pour toujours. Il y avait toujours quelqu’un pour m’aider à respirer, pour me passer un inhalateur ou juste pour me tenir la main et m’aider à me concentrer pour respirer. Là, j’étais seule. Je ne voulais pas qu’il s’approche de moi. Je le fuyais alors que je l’avais cherché partout pendant trois ans. Cette peur… elle était survenue si vite. Quand il avait frappé le meuble, j’avais été si surprise… Il n’avait jamais été comme ça, jamais, et là, en deux minutes, j’en avais appris plus qu’en dix ans avec lui. Au bout d’un court moment, je compris que mon souffle court et mes respirations déchirées de part en part avaient dû s’entendre, malgré tous mes efforts pour les cacher, et David vint tambouriner à la porte pour que je lui ouvre. Le bruit de ses mains sur le panneau de bois faisait exactement le même bruit que sur le plan de travail, et je sursautai de plus belle, à chaque coup, en me terrant encore un peu plus sur le carrelage de la douche. Bien sûr, il ne pouvait pas savoir, de toutes façons, ce n’était pas de sa faute, c’était de la mienne, c’était mon cerveau qui faisait des conneries plus grosses que lui… mais plus il frappait, et plus j’avais de mal à respirer… et je n’arrivais même pas à lui crier ce que mon organe pensant voulait que je lui crie : de s’en aller pour me laisser respirer.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Mer 25 Juin - 14:06




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Je n’avais pas bougé depuis que j’avais parlé, la tête toujours baissée, presque plus bas que terre comme j’en avais l’impression. Ma colère s’était transformée rapidement en une peine et une tristesse plutôt intenses. Comment nous allions surmonter ça ? Je n’attendais qu’une chose, qu’elle m’explique que c’était un erreur, qu’elle m’aimait toujours, comme j’avais pu le faire avec elle, ses mots pourraient guérir la blessure béante qui était apparue dans mon cœur. Mais rien ne vint et les larmes menacèrent de tomber.
Derrière moi, j’entendis un froissement de tissus puis un bruit de porte qui se ferme et je tournai la tête d’un coup alors qu’un bruit de clé se faisait entendre. Mon cœur se serra un peu plus quand je compris que Mac’ ne comptait pas me répondre et que sûrement, elle ne sortirait pas avant que je sois partie travailler… Une larme coula le long de ma joue et j’allais me mettre un bout de mon déjeuner dans un tupperware quand j’entendis un bruit étouffé venir de la salle de bain. J’allais ignorer, toujours déçu, mais malgré moi, je tendis l’oreille. Ce bruit déchirant, je ne le reconnaissais pas. Sur toute les fois où je l’avais réconforté, jamais son souffle n’avait été aussi court et si erratique. Je m’avançai contre la porte et je frappai, lui demandant de m’ouvrir. Mon inquiétude pour elle prenait doucement place à tout le reste. En dix minutes, je n’avais bien sûr pas arrêté de l’aimer. J’étais déçu, en colère, oui, mais elle restait ma top priorité…

« Mac’ s’il-te-plait, ouvre-moi ! Il faut qu’on parle… Excuse-moi si je me suis emporté… Ouvre s’il te plait ! »

Je ne l’entendis toujours pas répondre de l’autre côté et je posai mon oreille contre la porte. De l’autre côté, je l’entendais presque suffoquer et mon inquiétude grandit encore plus. Si je ne savais pas reconnaître une crise de panique, alors je pouvais rendre ma blouse dès aujourd’hui.

« Mac’, il faut que tu te calmes s’il-te-plait, c’est important, respire. Et ouvre, tu m’inquiètes, laisse-moi rentrer. »

Au point où j’en étais, j’aurais pu enfoncer la porte pour la rejoindre. C’était la première fois où j’étais confronté à ça avec elle et je me demandai si c’était la première fois que ça lui arrivait.

« Je veux pas te perdre Mac’… »

La force de ma voix m’abandonnait peu à peu et j’étais maintenant complètement appuyé contre la porte, quelques larmes s’échappaient de mes yeux de temps en temps. Je ne voulais vraiment pas la perdre, je l’aimais à la folie, et le fait qu’elle ait couché avec un autre, jamais ça ne serait assez fort pour nous séparer, je me le promettais.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Mer 25 Juin - 16:34




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Comme ramenée deux ans et demi auparavant, je crus que j’allais mourir. Mon souffle devenait de plus en plus difficile à trouver, je ne pouvais plus respirer. Je sentais tout mon corps trembler, en même temps que mon cœur battait à mes tempes, à un rythme qui ne laissait présager rien de bon. Dans un mouvement que j’arrivais à peine à contrôler, je me relevai tant bien que mal et m’accrochai du mieux que je pus au lavabo. De l’autre côté de la porte, j’entendais David paniquer et me dire de respirer et me demander de lui ouvrir. Je sursautai une nouvelle fois en l’entendant donner un dernier coup à la porte, ce qui m’empêcha de respirer pendant trois secondes de plus. Il ne devait surtout pas rentrer, je ne voulais pas lui ouvrir, il allait me faire mal.

Tout mon corps tanguait, et rapidement, j’eus comme le mal de mer. Je m’accrochai toujours au lavabo en toussant et en essayant de trouver de l’air, mais j’avais l’impression d’être dans un trou sans fond : plus je m’enfonçais, moins il y avait d’air, et j’allais certainement y rester, au bout du compte. Mais je n’avais pas cherché David pendant trois ans pour tomber dans ce puits. J’eus soudainement chaud, et mon corps trembla un peu plus. Une fine couche de transpiration se forma sur ma peau encore à moitié dévêtue et ma gorge s’obstrua une nouvelle fois, me faisait encore cracher mes poumons. Derrière la porte, David semblait s’être tu, mais peut-être que je ne l’entendais pas, trop concentrée par ma crise. Ou peut-être même qu’il était parti. Si c’était ça, alors tant mieux, au moins, je pourrais me calmer, je n’aurais plus de raisons d’avoir peur… jusqu’à ce que ça recommence, le soir-même par exemple quand il rentrerait de l’hôpital.

Auparavant, lorsque je faisais des crises, mes parents m’avaient envoyée voir un spécialiste, qui m’avait fait prendre des anxiolytiques. Comme si ces saloperies pouvaient m’aider. Sans la trace de David, rien ne pouvait m’aider, et il s’agissait simplement de se remettre à chercher pour ne pas le perdre de vue. Pourtant, j’avais bien été obligée de les prendre, ces cachetons, parce que sinon, la crise recommençait, encore et encore, sans que je puisse la contrôler, et elle me faisait perdre encore plus de temps. Peut-être que j’en avais encore. Mais pour les prendre, il faudrait que je retrouve mon sac, et il était dans la pièce où David se trouvait en ce moment-même. Et puis, tant que ma gorge ne serait pas capable de prendre de l’air en son sein, ce n’était même pas la peine que j’essaye d’avaler quoi que ce soit.

Mon estomac vide se retourna brusquement et j’eus à peine le temps de me pencher vers le lavabo avant de vomir. Mes larmes redoublèrent tandis que ma gorge trop sèche commençait à me brûler. Mais au moins, je pouvais de nouveau respirer un peu mieux. J’attrapai mon air à grandes goulées, bruyamment, comme une noyée sortirait la tête de l’eau. David ne faisait toujours plus de bruit, et cette fois, j’étais pratiquement sûre qu’il était parti. Le connaissant, il aurait tout fait pour arriver à ses fins. Il avait préféré me laisser là, seule… En me redressant doucement, je tentais de rester droite et de réfléchir. La seule chose qui me parvint à l’esprit, ce fut de me dire que David était médecin. Il devait forcément avoir des médicaments chez lui, et avec un peu de chance, dans la salle de bains, comme tout le monde. Je fouillai dans les tiroirs et dans les placards, en paniquant de plus belle… pourquoi David aurait des anxiolytiques chez lui ? Il n’en avait pas besoin, il n’avait jamais été en dépression et il n’angoissait pas comme j’étais en train de le faire en ce moment. Alors que je retournais le contenu des tiroirs, en vérifiant parfois deux fois la même boîte, je finis par trouver le Graal, pour moi à l’heure actuelle. J’aurais voulu du diazépam, mais j’imaginais que c’était trop fort pour qu’il en ait ici… Néanmoins, je trouvai une boîte d’Atarax, qui allait amplement me suffire, surtout si je prenais deux comprimés. C’était ma seule chance de toutes façons : il me fallait un traitement.

De mes mains tremblantes, je perçai le carton plastifié pour récupérer deux comprimés rectangulaires avant de les porter à ma bouche et de me forcer à les avaler. Ma respiration était plus aisée désormais, mais je transpirais encore, j’avais toujours aussi chaud et je tremblais, rien qu’à l’idée de devoir sortir de cette salle de bains. Et si jamais David était encore là finalement ? J’étais fichue. Tout ceci me rappelait des moments que j’aurais voulu oublier à tout jamais, que j’aurais voulu enfouir au plus profond de moi-même et auxquels je ne voulais jamais repenser. Maintenant que j’avais David, ces trois années de calvaire étaient terminées, alors pourquoi refaire une crise ? Je n’aurais jamais dû aller voir ailleurs, et je n’aurais jamais dû boire… Mais ça David ne le comprendrait jamais, et je savais déjà qu’il faudrait que je m’explique, et que ça allait être compliqué. Et que j’allais de nouveau paniquer. Sauf si je retrouvais mes putains de cachets !

L’attente pour que l’Atarax fasse un peu d’effet fut trop courte à mon goût. Mais déjà, alors que ma température baissait et que je sentais que j’allais un peu mieux, une nouvelle chose prit le dessus sur moi : ma fatigue. Mon épuisement même. Je venais de me lever, j’avais bien dormi, mais c’était comme si j’avais fait une nuit blanche. Caractéristique de mes crises d’angoisse. J’aurais pu m’endormir sur le carrelage de la douche, mais je savais aussi de quoi David était capable pour rentrer si je refusais de sortir, à un moment donné. S’il était parti, je pouvais bien rester, mais je ne pouvais pas prendre ce risque s’il était resté là. Je ne savais même pas quelle heure il était, j’avais perdu toute notion du temps. Avec précautions, je décidai de sortir de la salle de bains, encore tremblante, cette fois parce que j’étais fatiguée et parce que j’avais simplement peur. La crise était presque terminée, et du moment que je pouvais respirer, ça m’allait complètement. Il ne fallait pas que ça recommence… parce que l’Atarax ne réussirait pas à tenir le choc pour moi.

Doucement, je tournai la clé dans la serrure pour déverrouiller la porte et ouvris lentement celle-ci. J’eus un mouvement de recul en voyant David, qui pourtant ne bougea pas d’un pouce et je me sentis de nouveau prise au piège et mon cœur s’emballa une fois de plus. Je gardais la tête obstinément baissée pour rester calme, me rendant bien compte qu’il devait toujours être en colère et encore plus à cause de cette crise…

« …D-désolée… »

Ma voix enrouée ne ressemblait même pas à ma voix habituelle. Je ne me reconnaissais plus comme à chaque fois qu’une crise passait par-là. J’étais différente, encore et encore. Si seulement j’avais eu mon sac avec moi… j’aurais pu éradiquer ça avant qu’elle n’arrive, quand j’avais senti qu’elle arrivait… Mais j’étais tétanisée à cause de David… et maintenant, je m’excusais pour tout, mon adultère comme ma crise.  
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Jeu 26 Juin - 12:33




David vs Mackenzie

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Toujours appuyé contre la porte de ma salle de bain, j’écoutais de l’autre côté Mackenzie qui était en difficulté et avait du mal à respirer. Sa respiration erratique ressemblait en tout point à un des symptômes d’une crise de panique et d’un coup, je culpabilisai de m’être emporté avec elle. Depuis la mort de ma famille, il était vrai que je m’emportais plus facilement, ce qui n’avait jamais été le cas avant et je portais une rancœur dévastatrice. Dévastatrice, oui, et j’en goutais les conséquences actuellement. Ma copine, celle que je considérais comme ma future femme et mère de mes enfants, se terrait dans ma salle de bain par crainte de moi. Comment lui en vouloir après ça ? Bien sûr qu’elle s’en voulait à mort, bien sûr que je lui pardonnerais comme elle m’avait pardonnée, bien sûr qu’au final tout cela ne serait qu’un mauvais souvenir. Mais à l’heure actuelle, une porte nous séparait et derrière, je l’entendais maintenant vomir… Me tirant les cheveux, je ne savais que faire, j’étais complètement impuissant et je tournais en rond face à la porte. Je savais qu’on ne pouvait mourir d’une crise d’angoisse, cependant, je ne pouvais m’empêcher de m’inquiéter pour elle.
M’asseyant face à la porte, la tête entre les mains, je patientai la boule au ventre. Je patientai seul dans mes pensées, plus aucuns bruits ne me parvenaient de la salle de bain. Sa crise, c’était ma faute, pourquoi l’aurait-elle fait sinon ? Je me blâmai. Et malheureusement, maintenant que j’y pensais… Ce n’était peut-être pas la première ? Il fallait un grand choc psychologique pour les déclencher les premières fois, et même si j’avais crié, je ne pensais pas que ce soit assez puissant, normalement pas…
Voulant m’assurer, je me relevai et attrapai rapidement le sac à main de Mac’. Si mes doutes se confirmaient, elle devait avoir des comprimés sur elle… Une crise pouvait se déclencher n’importe quand. Dans une pochette, je trouvai une boite de comprimées… Du diazépam… Je me passai la main sur le visage, la nouvelle s’insinuant lentement dans mon cerveau… Elle allait mal et c’était sûrement ma faute, et bien sûr, j’étais incapable de me contrôler et elle était encore en crise à cause de moi.

Je gardai la boite dans mes mains, elle en aurait sûrement besoin et rapidement, à moins qu’elle n’ait fouillé dans mes meubles. Du coup, je me remis face à la porte, attendant qu’elle sorte… Et si elle tardait trop, je n’hésiterais pas à enfoncer cette porte. Cependant le bruit d’une clé tournant dans sa serrure me fit revenir à la réalité et la porte s’ouvrit sur une Mackenzie dans un mauvais état. Je dus réprimer une envie de la prendre dans mes bras pour la réconforter, toute colère envolée, car elle eut un mouvement de recul qui me brisa le cœur. Je l’avais réellement effrayée à ce point… ?

« … D-désolée… »

Sa voix enrouée broya les quelques milliers de morceaux dans lesquels mon cœur s’était brisé juste avant, ne laissant qu’un tas de poussière. Je partageais maintenant sa souffrance, et son ton implorant… A peine elle avait ouvert la bouche, je lui avais tout pardonné. Ce qui m’importait à présent, c’était son état, et seulement son état.
Sa tête pointait toujours vers le sol et alors que je tentais un pas en avant, elle recula en même temps. Ce n’était pas comme cela que je pourrais m’assurer qu’elle allait mieux… Tentant le tout pour le tout, je pris la parole.

« Mac’… Laisse-moi t’approcher, laisse-moi t’ausculter… Tu ne vas pas… Laisse-moi s’il-te-plait je m’inquiète…Tu es toute pardonnée, juste… Laisse-moi d’accord ? »

Je n’arrivais pas à calmer mon inquiétude, et même si d’apparence elle avait l’air d’aller mieux, il me fallait le voir par moi-même pour m’apaiser.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Jeu 26 Juin - 17:01




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Incapable de contrôler ma peur et mes mouvements, et ne sachant pas vraiment de quoi j’avais peur, ma panique recommença, mais l’Atarax fut suffisant pour la contenir, au début. Evidemment, je devais faire peur à David, mais son silence m’indiquait également qu’il ne savait pas de quelle façon réagir. J’avais peur qu’il recommence, j’avais peur qu’il me crie dessus et j’avais peur de refaire une crise. Je pensais que tout cela était terminé pour de bon, ces crises, que je n’allais pas recommencer… j’en voulus à David de l’avoir provoquée, puis me souvins que c’était de ma faute s’il avait crié. Je ne pouvais m’en prendre qu’à moi-même…

Je n’avais aucune envie que David m’approche. D’ailleurs, je ne voulais pas que quiconque m’approche, parce que ce serait forcément pour me faire du mal ou pour me crier dessus. Soudainement, mon cerveau prit conscience de ce qu’il se passait : j’avais peur de mon propre petit-ami. Je devenais folle ! Complètement folle. Mais c’était quelque chose que je ne pouvais pas contrôler, comme si tout mon corps ne répondait plus à ce que je voulais qu’il fasse, mais qu’il agissait tout seul, mu par une force invisible. Et il me faisait reculer, encore. J’avais honte de faire souffrir David de nouveau. Malheureusement, au fond de moi, je savais très bien que ça n’allait pas changer avant que ma crise soit totalement finie.

« Mac’… Laisse-moi t’approcher, laisse-moi t’ausculter… Tu ne vas pas… Laisse-moi s’il-te-plait je m’inquiète…Tu es toute pardonnée, juste… Laisse-moi d’accord ? »

Son ton brisé m’interpella, mais j’étais bien incapable de faire quoi que ce soit pour y changer, du moins pour l’instant. J’avais honte d’être comme ça, alors que j’avais appris à réagir dans des situations comme celles-ci. Mais là, j’étais en faute, je l’avais mis en colère, et puis c’était David… il n’avait jamais été là pendant mes crises et de fait, il ne savait pas quoi faire avec moi. Il avait beau être médecin, il ne pouvait pas être sûr de la façon de réagir qu’il devait adopter. Et moi, du coup, j’étais prise au piège. Je savais que je pouvais faire confiance à David. Evidemment que je pouvais lui faire confiance. Cependant, c’était plus fort que moi : j’en étais incapable. Son ton rassurant ne m’était pas rassurant du tout. Mais il faudrait que je bouge, il faudrait que je m’assois au moins, parce que mon épuisement allait rapidement se faire ressentir.

« Non… je… je peux pas… laisse-moi David… »

Pourtant, tout ce que je voulais, c’était de me retrouver dans ses bras. Mais je n’arrivais pas à lui dire, j’étais complètement ailleurs, je devenais dingue. Je n’avais pas envie que ça recommence… Et pourtant, mon cœur qui battait de plus en plus vite à nouveau, la chaleur qui revenait sans raison… si je ne me calmais pas tout de suite, ça allait recommencer… J’osais brusquement regarder David. Son regard peiné me fit de nouveau monter les larmes aux yeux. Il était tout blanc et semblait prêt à craquer. Ce n’était plus le regard froid et furieux auquel j’avais eu droit quelques instants auparavant, avant que je m’enferme dans la salle de bains. Il avait changé, et il ne voulait plus me crier dessus. Devant ses yeux presque suppliants, j’osai faire un pas vers lui, et dans le même temps, je sentis mes jambes me lâcher d’un coup et je crus terminer par terre. Sauf que David eut la présence d’esprit de me récupérer avant que je ne touche le sol. Et voilà… une baisse de tension, comme je m’en doutais très fortement. Ma fatigue prenait le dessus, et du coup, David devait encore plus s’inquiéter. Pour rien, parce que c’était normal. Il fallait juste que je m’assoie et que j’essaye de manger, même si je n’avais pas du tout faim, encore trop prise par ma crise passée.

« Aide-moi à aller sur le lit… s’il te plait… »

Ma petite voix ne présageait rien de bon, même moi je m’en rendais compte, et j’aurais droit à un examen complet, sans aucun doute. Je n’en avais pas envie ni besoin, mais je connaissais David… il ne partirait pas d’ici tant qu’il ne serait pas sûr et certain que j’allais bien. Au lieu de m’aider à marcher comme je le voulais, il me souleva dans ses bras, comme si j’étais aussi légère qu’une plume et me porta jusqu’à son lit, où je fus obligée de m’allonger sous peine de devoir supporter son poids. Je savais qu’à partir de maintenant, que j’étais un peu calmée et que j’allais mieux, j’allais devoir répondre à son interrogatoire… et je n’en avais pas très envie.   
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Jeu 26 Juin - 23:44




David vs Mackenzie

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Mackenzie fixait toujours le sol, le regard vide. J’étais impuissant, je ne pouvais rien faire. Elle avait reculé dès lors que j’avais fait mine d’avancer. Ce n’était pas normal, ce n’était pas ce qui devait arriver. Je ne voulais que la réconforter, vérifier qu’elle allait bien, et elle me rejetait. Comment pouvais-je la protéger contre moi-même ? Je ne pouvais pas, et tant qu’elle ne me dirait pas que c’était bon, je n’oserais pas approcher.

« Non… je… je peux pas… laisse-moi David… »

Si c’était possible, ma peine augmenta encore. Je l’avais pardonnée, je m’étais calmé, je lui avais laissé son air. Que devais-je faire de plus ?! Je ne voyais pas. Je me trouvais dans une impasse. Et en face de moi, Mac’ manquait de tomber dans les pommes toutes les trois secondes vu son état !
Quand elle me regarda enfin, un éclair de culpabilité passa dans ses yeux alors qu’elle hésitait sur ce qu’elle devait faire. Et je ne pouvais qu’attendre, inlassablement. Alors que j’aurais pu lui venir en aide depuis un moment déjà ! Puis, elle décida de s’avancer vers moi, et quand elle tomba, ses jambes ne la portant plus, je la rattrapai rapidement. Mais qu’est-ce qui lui arrivait bon sang ?!

« Aide-moi à aller sur le lit… s’il te plait… »

En ayant assez de ses histoires, je ne cherchai même pas, et je la pris dans mes bras, comme une jeune mariée. L’aider à marcher ? Et puis quoi encore, comme si elle avait la force de marcher. Avec douceur et rapidité je posai Mackenzie sur le matelas et je poussai rapidement la couverture pour ne pas qu’elle me gène. En plus de sa crise, elle n’avait pas touché à son assiette ce matin et je m’inquiétais franchement, si elle me faisait une hypoglycémie par-dessus, j’avais mieux fait de l’emmener au boulot avec moi après…
Avec des gestes précis, je vérifiai d’abord son pouls, puis sa température, et je finis par ses pupilles. Sa respiration s’était stabilisée et même si elle avait des sueurs froides, rien d’autres d’inquiétants n’était à déplorer. Avec un soupir de soulagement et un petit sourire, le premier depuis le début, je me levai, alors que Mac’ n’avait cessé de m’observer faire sans rien dire depuis que je l’avais allongée. Sur la table, je pris à l’aveuglette une assiette et la rapportai au lit.

« Mange un peu… Tu as besoin de sucre. Même si ce n’est que quelques bouchées… »

Un peu réticente, elle porta tout de même la fourchette à sa bouche, mâchant et avalant difficilement la nourriture. Je la laissai un peu tranquille pendant qu’elle mangeait, la surveillant attentivement. Maintenant, j’étais sur le qui-vive. Je ne savais pas vraiment la nature de ce qu’elle avait et je voulais savoir pourquoi elle avait ces médicaments, plutôt forts, sur elle. De derrière moi, à porté de main, je sortis la boite de médicaments que je me mis à tourner entre mes doigts en attendant qu’elle finisse l’assiette. Puis, je commençai, essayant de ne pas la brusquer.

« Mac’… Mon cœur… Ça fait longtemps que tu angoisses… ? Tu sais… Je ne voulais pas pour toute à l’heure… Je ne savais pas… Excuse-moi. »

J’avais parlé doucement tout en lui posant sa boite de médicaments juste à côté d’elle. Je m’étais assis au bout du lit, et cette fois-ci, j’étais celui qui avait peur de m’approcher de trop près, qui avait peur de la perdre. Comment allions-nous arranger cela ?


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Ven 27 Juin - 13:05




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Il était trop tôt pour crier victoire. Je me sentais mieux mais je savais que le contre coup allait arriver. Il faudrait certainement que je dorme toute la journée pour faire passer ça. Chose que je détestais faire mais que je m'obligeais à faire malgré tout. Ce n'était pas la peine de me retrouver aux urgences aujourd'hui… vraiment pas ! En plus, il y aurait une chance de croiser son ex, et je ne tenais pas à me montrer si faible devant elle. Je préférais mourir plutôt que de la voir !

Après que David m'eut portée sur le lit, je ressentis un immense soulagement. Et il pouvait se rassurer aussi, je ne voulais plus reculer devant lui. Le gros de ma crise était passé. Je n'avais plus à avoir peur de lui, d'ailleurs je n'avais pas peur de lui. Par contre, lui, il devait avoir peur de moi maintenant. Et si ce n'était pas le cas, alors il était complètement fou. Même mes propres parents avaient peur de moi quand je sortais d'une crise parce que j'avais un comportement étrange et terriblement fou. Par la suite, ils s'étaient habitués et savaient qu'il fallait me laisser tranquille. Mais ce n'était pas le cas de David, et forcement, tant qu'il n'aurait pas de réponses à ses questions pour l'instant silencieuses, il continuerait de me craindre. C'était de bonne guerre après tout, j'avais dû énormément le décevoir en m'éloignant le plus possible de lui.

Précis mais un peu tremblant, les gestes de David pendant qu'il vérifiait que j'allais bien en m'auscultant me paraissaient presque irréels. C'était bien un médecin, tiens, il ne perdait jamais une occasion de la ramener avec ça. Quand je vis son sourire, je compris que tout allait bien, comme je le savais déjà et je ne prononçai pas un mot, de peur de le mettre en colère de nouveau et donc de raviver ma crise. Au lieu de ça, je laissai David faire ce qu’il voulait et je le vis ramener une assiette sur le lit. Sans bouger, je sentis mon estomac se contracter à la vue de la nourriture. Je n’avais pas faim, et je ne voulais pas manger. Pourtant, il allait m’y forcer, et d’ailleurs il aurait raison de le faire ! Je devais lui faire plaisir un peu, et lui montrer que j’étais prête à aller mieux. Mais aller mieux pour quoi ? Je croyais que j’allais mieux déjà, et toutefois, j’avais quand même fait cette crise ! Alors à quoi ça servait que j’aille mieux ? S’il fallait que je me remette dans un traitement aussi lourd que le diazépam, je n’en verrais jamais le bout…

« Mange un peu… Tu as besoin de sucre. Même si ce n’est que quelques bouchées… »

J’avais bien compris, oui. Toujours sans prononcer un mot, je me redressai un peu, en m’appuyant doucement sur la tête de lit et plaçai un oreiller derrière mon dos, et récupérai l’assiette en tremblant. La vue des pancakes me donna envie de vomir, comme avant, et, un instant, je crus être de nouveau revenue deux ans en arrière, quand même sortir de ma chambre était devenu difficile. J’ouvris de nouveau les yeux pour chasser toutes ces pensées négatives et me remémorai les conseils des médecins et autres spécialistes qui m’avaient suivie. Peu importe si je finissais l’assiette ou non, l’important, c’était ce que je mange un minimum. Alors, doucement, je pris la fourchette et me forçai à manger. David avait raison en fait : c’était super bon les pancakes. Pourquoi on n’avait pas ça au petit-déjeuner chez nous en Ecosse ?

Rapidement, toute l’assiette arriva dans mon estomac, et je fus la première surprise d’avoir autant mangé. A croire que mon estomac était complètement fou lui aussi, et qu’il me disait le contraire de ce qu’il voulait. Quoi qu’il en soit, je pus me concentrer un peu mieux sur le reste de l’appartement et surtout, sur David. En relevant les yeux vers lui, je vis qu’il tenait ma boîte de diazépam dans les mains et je rebaissai les yeux aussi net. Evidemment, qui croyais-je duper en pensant qu’il ne la trouverait pas et qu’il ne saurait pas où chercher… ? Il était médecin, il connaissait les médicaments et pire, c’était mon meilleur ami depuis mes dix ans, il me connaissait par cœur.

« Mac’… Mon cœur… Ça fait longtemps que tu angoisses… ? Tu sais… Je ne voulais pas pour toute à l’heure… Je ne savais pas… Excuse-moi. »

Pourquoi il s’excusait ? Parce qu’il s’était énervé ? C’était moi qui devais m’excuser, et pas lui. Si je n’avais pas fait ça, il n’aurait pas eu à s’emporter et je n’aurais jamais eu de crise, ce matin-là. C’était de ma faute, uniquement de ma faute et il était hors de question qu’il s’en veuille pour ça ! En plus il ne pouvait pas savoir que je réagirais de cette façon et même moi je ne savais pas que ça allait arriver… et quand c’était arrivé, il était trop tard. Mais j’aurais dû le laisser m’aider, et m’approcher. Cependant, je ne contrôlais rien. Je ne pouvais rien faire à part fuir, alors que c’était tout l’inverse de ce que je faisais d’habitude.

Quant à sa question sur mes angoisses… il savait que je n’en avais jamais fait avant, et il devait bien connaître les causes de tout cela… Elles étaient apparues après que lui ait disparu. Elles arrivaient toujours de la même façon. La première, je l’avais fait même pas deux heures après qu’il soit parti. Je ne savais pas où il était, j’avais peur qu’il ait fait des conneries et je ne savais pas par où commencer pour le retrouver. Par la suite, elles arrivaient lorsque je perdais toute trace de lui. Quand je commençais à désespérer et à croire que plus jamais je ne pourrais le serrer dans mes bras. Elles n’étaient pas régulières, elles suivaient ses mouvements à lui, et je ne pouvais rien y faire. Et si ce n’était que ça.. Pendant toute une période, j’avais cru que jamais je ne le retrouverais. J’avais perdu sa trace en Asie. L’entreprise de mon père n’avait pas de clients là-bas, et il avait très peu de contacts qui pouvaient m’aider. Durant des mois et des mois, je n’avais eu aucune nouvelle de lui, et je n’avais aucune idée d’où il pouvait être et s’il était vivant. Ces mois avaient été les pires de ma vie. Les pires ! Mes crises étaient quasiment quotidiennes. Elles m’avaient apporté des tas de soucis, en plus d’un épuisement impossible à reprendre en main. J’alternais les alitements chez mes parents et les séjours à l’hôpital d’Edimbourg. Tous les anciens collègues de David, qu’ils soient encore internes ou déjà médecins, s’inquiétaient pour moi et tentaient de me faire aller mieux, mais bien sûr rien ne fonctionnait. J’eus un frisson rien qu’en pensant au reste de mes problèmes. Je ne pourrais jamais trouver la force d’en parler à David, il serait dévasté… Il fallait que je me taise. Je lui parlerais des crises d’angoisses, mais pas du reste… de toutes façons, c’était fini tout ça maintenant.

Quand, enfin, mon père retrouva sa trace, en Amérique du Sud, la première chose qu’il fit, ce fut de m’en parler. Il était persuadé que c’était le seul moyen de me faire sortir de l’enfer de ma léthargie et de tous les autres problèmes qui entouraient tout ça. Et il avait raison. Dès qu’il me montra les photos et les documents qu’il avait réussi à réunir, je me mis à reprendre des couleurs, à sortir de ma chambre et à aller mieux. Il avait fait l’impossible : il avait retrouvé la trace de David. Et à partir de ce moment-là, je n’allais plus le lâcher, jusqu’à le retrouver, que ce soit à distance à cause de ma faiblesse de l’instant, ou bien sur la route ! Et voilà où j’en étais. Je pensais m’être renforcée… et je faisais encore des crises. Et David attendait que je lui explique tout ça, bras croisés sur son torse, l’air encore très inquiet et au bout du lit, juste en face de moi.

« Ça fait trois ans… A chaque fois que j’ai peur de te perdre à nouveau… je… je sens que mon cœur s’accélère et je peux plus respirer. C’est comme si je mourrais. C’est horrible. »

Je me sentais comme une petite fille, à raconter tout cela. Je n’aimais pas dire ce que je ressentais, surtout pas à David et surtout pas à propos de ça, parce que j’avais l’impression de lui faire du mal, autant que j’avais mal. Pourtant, je savais qu’il voudrait que je continue…

« Quand tu es parti.. j’ai paniqué, et avec tout ce qu’il s’était passé j’ai cru devenir dingue… Depuis, je fais des crises d’angoisses quand je ne sais plus où te trouver ou quand je crois que je vais te perdre. »

Cette fois, je fermai les yeux en essayant de ne pas pleurer de nouveau, toutes mes émotions se percutant entre elles dans mon cerveau. Je n’avais pas besoin de lui donner de détails, je savais qu’il comprenait… mais maintenant que j’avais commencé à parler, autant finir le travail.

« Quand tu t’es mis en colère, j’ai cru que tu allais me dire de partir… et que tu allais me frapper. Et j’ai eu… peur de toi… »

Si j’avais pu m’enterrer au plus profond de la Terre à ce moment précis, quand je lui avouai alors que j’avais eu peur de lui, je l’aurais fait, sans hésiter. J’avais honte, et pourtant, c’était la vérité. Il m’avait terrifiée. Mais c’était à cause de la crise que j’étais comme ça… et maintenant, j’allais devoir reprendre ce foutu traitement, en risquant encore plus de problèmes… comme avant !  
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Ven 27 Juin - 15:07




David vs Mackenzie

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Les bras croisés, j’attendais, patiemment, qu’elle me réponde et qu’elle accepte mes excuses. Si j’avais su qu’elle était sujette à ce genre de crises, jamais, au grand jamais, je n’aurais crié ainsi. Je n’aurais jamais du crier ainsi tout court, plutôt. Qu’est-ce qu’il m’avait pris bon sang ? Certes, la nouvelle ne m’avait pas fait du bien du tout, mais je n’étais pas un monstre, je savais me contrôler, encore plus quand ça devait concerner Mackenzie. Je venais seulement de la récupérer et je lui hurlais dessus comme un malpropre. Je continuais comme ça et je la perdais pour de bon.
Certes, Mac’ m’avait trompé avec un autre homme, mais plutôt que de me sentir aussi trahis, j’aurais plutôt dû chercher à relativiser. Ce n’était qu’un coup d’un soir, et pendant trois ans j’avais été absent, qui savait ce qui avait pu lui passer par la tête… Elle avait peut-être même dû boire un peu pour fêter mes retrouvailles et il en avait profité ? Au final je ne savais rien du tout, et j’avais été un parfait connard. Au final, je voyais tout cela comme une nouvelle épreuve, et nous allions la surmonter.

« Ça fait trois ans… A chaque fois que j’ai peur de te perdre à nouveau… je… je sens que mon cœur s’accélère et je peux plus respirer. C’est comme si je mourrais. C’est horrible. »

Trois ans, ce n’était certainement pas du hasard... Je pouvais me blâmer, encore une fois, pour cette nouvelle addition des horreurs que j’avais laissées dans le sillage de ma disparition… Décidément… Comment ne pouvait-elle pas me détester ? En tout cas, ses parents le devaient.

« Quand tu es parti.. j’ai paniqué, et avec tout ce qu’il s’était passé j’ai cru devenir dingue… Depuis, je fais des crises d’angoisses quand je ne sais plus où te trouver ou quand je crois que je vais te perdre. »

En face de moi, Mackenzie fermait les yeux, au bord des larmes. Il lui était difficile de me raconter tout cela, autant qu’il était dur pour moi de l’entendre. Combien de fois en trois ans avais-je disparu sans laisser de traces ? Des centaines de fois, sûrement. Et si à chaque, elles étaient aussi épuisantes, je ne voulais pas imaginer à quel point elle devait être exténuée. Sa santé avait été mise en danger, tout cela parce que j’étais parti… Jamais je n’aurais du quitter l’Ecosse, jamais. Mais maintenant il était trop tard pour revenir en arrière et il nous faudrait assumer, à deux.

« Quand tu t’es mis en colère, j’ai cru que tu allais me dire de partir… et que tu allais me frapper. Et j’ai eu… peur de toi… »

Mes craintes se confirmèrent et je fermai les yeux, dévasté. Quel sorte de petit-ami étais-je si Mac’ me craignait ? Et puis… Je ne savais pas où elle avait pu chercher que j’allais la mettre à la porte. J’étais en colère, oui, je voulais savoir pourquoi, c’était légitime, j’avais toujours envie de buter ce connard, certes. Mais loin de moi l’idée de la chasser. Ca ne m’avait même jamais effleuré.

« Mais… Je n’ai jamais… Je ne veux pas te chasser… Et encore moins te frapper ! Qu’on me tue le jour où je porterai la main sur toi… »

Je me pris la tête entre les mains, passant ensuite mes mains dans mes cheveux, honteux. Mon comportement avait dépassé les bornes.

« Qui s’est occupé de toi en Ecosse ? Qu’est-ce qu’il a dit… ? Il a du te suivre, certainement qu’il a dit si ça s’arrêterait un jour… ? »

Sans savoir à quel point c’était durant ces trois dernières années, je ne pouvais pas me prononcer. Et pour qu’on lui prescrive du diazépam, ce qui n’était pas anodin, c’était sûrement plus grave que ce qu'elle avait fait aujourd’hui


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Ven 27 Juin - 18:30




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Préférant toujours garder les yeux fermés, pour ne pas voir David, je sentis cependant sa crispation, au bord du lit. Je souffrais, rien qu’en racontant tout cela, et je savais que pareillement de son côté, il devait souffrir en pensant à tout ce que j’avais vécu. Moi, dans mon coin, je décidai de prendre mes genoux contre mon menton, après avoir déposé l’assiette à côté de moi, sur le lit. Je me recroquevillai donc en m’adossant bien à l’oreiller et en essayant de me calmer encore, de nouveau. De l’autre côté du lit, David reprit la parole.

« Mais… Je n’ai jamais… Je ne veux pas te chasser… Et encore moins te frapper ! Qu’on me tue le jour où je porterai la main sur toi… »

Mais je savais qu’il n’allait jamais me frapper. Pourquoi me frapperait-il ? Et comment oserait-il le faire ? Je le connaissais par cœur, et je savais ce qu’il voudrait que l’on réserve aux hommes qui battaient leurs femmes. Mais je savais aussi maintenant qu’il s’était déjà battu en étant ici. Et mon cerveau avait dû faire l’amalgame, sans que je le veuille. Pendant mes crises, il pouvait se passer tout et n’importe quoi. Et là, c’était n’importe quoi. Pourtant, ça m’avait paru tellement réel. Pour moi, il aurait vraiment pu le faire, même si je savais maintenant, une fois calmée, et normale, qu’il ne le ferait jamais. Il était si furieux… je ne l’avais jamais vu ainsi. C’était presque si on ne voyait pas des flammes dans ses yeux…

« Qui s’est occupé de toi en Ecosse ? Qu’est-ce qu’il a dit… ? Il a du te suivre, certainement qu’il a dit si ça s’arrêterait un jour… ? »

Ces questions me surprirent un peu, et je redressai la tête pour le regarder. Il était énervé, encore, mais cette fois je savais que ce n’était pas de ma faute. Il s’énervait contre lui-même. Je ne voulais pas de ça non plus, mais je préférais que sa colère se dirige ailleurs que sur moi. Enfin, si c’était pour qu’il croie que ces crises survenaient à cause de lui, je préférais encore qu’il ne demande rien.

« C’était ton titulaire de l’époque… Le docteur McDonald. »

Ça devait rappeler de bons souvenirs à David, tout ça. Il l’adorait, son titulaire, et en plus, ce dernier chantait ses louanges à tout l’hôpital, comme tout le monde de toutes façons. C’était le meilleur médecin de tout l’établissement, et, couplé à mon médecin généraliste, le duo avait fait tout son possible pour que j’aille mieux, ou du moins, que mon état se maintienne, dans la plus grosse partie de ma semi-dépression. Voilà. Je posais enfin le nom dessus. Une dépression, voilà ce qui était arrivé et que je ne voulais plus jamais revivre. Mais les séquelles étaient nombreuses et malheureusement, certaines se voyaient plus que d’autres.

« Il a été très gentil avec moi… mais il m’a pas dit que ça s’arrêterait forcément… »

Du coin de l’œil, je vis David serrer le poing et mon cœur rata un battement, encore. Peut-être qu’il fallait que je les prenne, ces foutus médocs. A chaque crise, je devais reprendre le traitement, juste pour quelques jours, histoire de me sentir bien de nouveau, et pour ne pas tomber dans une dépendance dont je n’arriverais pas à me dépêtrer. La psychologie était au-delà de mes compétences, mais j’aurais voulu que seule la présence de David soit un remède à mes maux. Ce n’était pas le cas et malheureusement les cachets étaient plus forts…

Moi aussi, je voulais que ça s’arrête. Je ne supportais plus de faire ces crises comme une adolescente stressée par la vie. J’avais vingt-cinq ans, et j’avais la vie dont je rêvais. Il était hors de question qu’elles continuent de me pourrir la vie. Pourtant, j’avais bien compris que c’était le genre de choses qu’on gardait toute sa vie durant et qu’on n’arriverait pas à se débarrasser comme ça d’un mouvement de la main. Ça me rendait folle de m’imaginer plus vieille, à faire des crises. Et quand on aurait des enfants, et que je ferais des crises parce que j’aurais peur pour eux ? Quelle image ils auraient de moi ?!

« Dis-moi qu’on peut guérir, s’il te plait !!! Je veux pas rester comme ça toute ma vie, en plus ça te fait du mal, alors David, dis moi qu’il y a un moyen pour que j’en fasse plus du tout… »

Tout cela me paraissait clair : soit il y avait un moyen et je serais capable de ne plus succomber à tout cela… soit il n’y en avait pas, et j’étais foutue. D’un regard suppliant, je fixai de nouveau David qui semblait réfléchir brusquement, comme si sa vie en dépendait.  
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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Ven 27 Juin - 20:28




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Je m’en voulais toujours, je me sentais vraiment responsable et ça devait se voir puisque en relevant la tête, Mac’ me regarda à moitié peinée. Décidément, nous nous décevions tous les deux… Et vraiment, c’était idiot. Et il nous fallait arranger cela. Nous ne pouvions pas continuer ainsi. Même si tout cela ne s’effacera jamais.

« C’était ton titulaire de l’époque… Le docteur McDonald. »

Avec émotion, je repensais à mon titulaire et je fus surpris que ce soit lui qui s’occupe d’elle. Mais après tout, il n’y avait pas meilleure personne qui aurait pu s’occuper d’elle et j’en étais heureux. Ça me manquait de travailler avec lui d’ailleurs et je me demandais si un jour je pourrais le recontacter… Après tout, si un jour je voulais me spécialiser… S’il voulait bien de moi bien sûr, trois ans ce n’était pas rien dans des études.

« Il a été très gentil avec moi… mais il m’a pas dit que ça s’arrêterait forcément… »

Ce que je redoutais arrivait et je serrai les poings et les dents en imaginant Mac’ se trainer ses crises pour le reste de sa vie. C’était juste impensable. Ca ne pouvait pas arriver. Il y avait forcément une solution. En face de moi, elle paraissait au bord de la crise de nerf tout comme moi.

« Dis-moi qu’on peut guérir, s’il te plait !!! Je veux pas rester comme ça toute ma vie, en plus ça te fait du mal, alors David, dis moi qu’il y a un moyen pour que j’en fasse plus du tout… »

Son ton désespéré m’interpella et je me concentrai plus fortement pour essayer de me rappeler sur ce qu’ils disaient sur les crises d’angoisses. Cercles vicieux, crises qui se rapprochent, déclenchées par une phobie, une peur, surtout psychologiques, accompagnements de la famille et mélangés à un cocktail de médicaments plus ou moins forts. Bien sûr la clé de la guérison, c’est de faire comprendre à la personne que sa phobie n’a pas lui d’être, et ces trois dernières années, il était impossible à mon titulaire de la rassurer là-dessus puisqu’elle risquait de me perdre toutes les semaines. Mais maintenant que j’étais là, la clé de sa guérison reposait sur mes épaules. Mais ça ne m’effrayait pas, je le ferai, pour elle.

« Ce n’est pas miraculeux mais… Avec du temps, un psy et un entourage présent, ça peut passer. La clé c’est surtout que tu comprennes que ta peur, c’est du passé et que ça n’arrivera plus jamais… »

Tout en parlant, je m’étais rapproché, m’asseyant à ses côtés tout en gardant une distance de sécurité. Dans les prochains jours, semaines voir mois, il faudrait que je m’active à lui faire comprendre que plus jamais elle ne me perdrait. Et il fallait qu’elle en soit convaincue… Mais comment ? Une idée commença à germer dans mon esprit et je la gardai de côté. S’il fallait que je précipite les choses pour son bien et sa santé, et bien soit, je le ferai…

« Tu me fais confiances Mac’ ? Je vais te prouver que jamais tu ne me perdras, juste, il me faudra quelques jours… Mais je t’aiderai à aller mieux, je resterai à tes côtés pour toujours, j’en fais le serment… »

Précautionneusement, j’avançai ma main, la laissant ouverte pour qu’elle me l’attrape, je n’osai toujours pas la toucher de moi-même, de peur de redéclencher une crise, surtout si elle ne la contrôlait pas.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Ven 27 Juin - 21:57




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Contre tout ce que je voulais à ce moment précis, David garda le silence. J’aurais voulu qu’il parle, même pour ne rien dire. J’aurais même supporté avec joie l’un de ses fameux monologues. J’aurais tué pour en avoir un. Au lieu de quoi, il réfléchissait à toute vitesse, et j’aurais presque vu de la fumée sortir de sa tête. Il devait bien y avoir une solution pour moi, je ne pouvais pas rester comme ça, c’était impossible. J’allais nous détruire tous les deux si ça continuait et si je me fichais carrément de ma santé, je me moquais beaucoup moins de la sienne. La mienne était déjà bousillée alors que lui… lui il n’avait jamais eu de problèmes ! Je ne voulais pas être la cause de soucis de santé de sa part, jamais ! Alors que je commençais à perdre patience, David releva les yeux vers moi alors que je sentais un à un mes nerfs lâcher, mes forces m’abandonner et ma fatigue reprendre le dessus. Je détestais ça, je détestais cette sensation que j’avais de lâcher prise, de perdre pied. Je voulais rester sur Terre. Mais ça, c’était l’Atarax qui me faisait ça. Il agissait encore sur mon organisme, et comme ma crise était passée, il me faisait flancher. Je n’avais plus pris de comprimés depuis quelques semaines, et du coup, je n’y étais plus habituée…

« Ce n’est pas miraculeux mais… Avec du temps, un psy et un entourage présent, ça peut passer. La clé c’est surtout que tu comprennes que ta peur, c’est du passé et que ça n’arrivera plus jamais… »

Jamais. Je n’aimais pas ce mot. Jamais, c’était quelque chose qui ne devrait pas exister. La preuve, c’était que David et moi nous étions dit que jamais nous ne resterions loin de l’autre, même quand il était parti du lycée pour la fac de médecine, même quand il avait commencé son externat, puis son internat. Jamais. Et pourtant, c’était arrivé quand même et j’avais été détruite par cette promesse que nous nous étions faites et qui n’avait pas été tenue. Nous ne devions pas l’utiliser ce mot, parce qu’en réalité, nous ne pouvions pas savoir ce qui allait arriver dans le futur. Certes, je ne voulais plus rester loin de lui… mais le « jamais » était à bannir. La preuve… quand mon père avait retrouvé sa trace, j’avais cru que mes crises n’arriveraient plus jamais, et ça n’avait pas été le cas…

« Tu me fais confiances Mac’ ? Je vais te prouver que jamais tu ne me perdras, juste, il me faudra quelques jours… Mais je t’aiderai à aller mieux, je resterai à tes côtés pour toujours, j’en fais le serment… »

Je sursautai en entendant la voix de David plus proche qu’avant. En reprenant pied dans le présent, je le vis à côté de moi, avec un léger sourire confiant. Il croyait en lui, et il voulait que je croie en lui. Bien sûr que je lui faisais confiance. Je lui avais toujours fait confiance, et c’était bien quelque chose qui ne changerait pas. Ce n’était pas parce que j’avais peur de lui juste avant que ça allait durer encore longtemps. Non… tout allait bien maintenant, tout était normal, j’étais redevenue normale. En baissant les yeux, je vis qu’il me tendit la main, et je m’empressai de la prendre avec la mienne en la serrant du plus fort que je pouvais.

« Je t’ai toujours fait confiance, Dave… »

En me repassant la fin de sa phrase, juste avant, je compris alors qu’il voulait me faire aller mieux en quelques jours. Soit il avait une idée de génie, bien propre à lui-même de toutes façons, soit il bluffait. Quelques jours… c’était impossible de me faire aller mieux en quelques jours alors que j’avais passé trois ans en Enfer. Je n’avais aucune idée de la technique qu’il pourrait utiliser, mais il avait aussi parlé de psy, d’un entourage présent.. je ne voyais rien de tout cela ici, pour l’instant. L’entourage… certes j’avais David, mais il était le seul que j’avais ici. Mes parents étaient à Edimbourg, mes seuls amis aussi… je n’avais personne à part David. Ensuite, le psy… même si David arrivait à me faire passer en urgence grâce à son statut de médecin, il faudrait des tas de séances pour que je puisse aller mieux. Ça prendrait un temps fou !

« Tu comptes faire quoi ? Quelques jours, ça sera pas suffisant… »

J’avais beau poser toute ma confiance entre ses mains, il n’en était pas moins que j’étais sûre et certaine que sa technique ne pourrait pas fonctionner, sauf s’il souhaitait me charcuter le cerveau.

« Et puis… je la comprends déjà ma peur. Et normalement je devrais plus la ressentir, puisque je suis avec toi, alors pourquoi je la ressens encore ? »

Ma colère était naturelle bien sûr, parce que j’avais l’impression de tourner en rond dans ma propre bulle de folie. C’était à n’y rien comprendre. J’avais déjà vu des médecins, des spécialistes, des psychologues, j’avais pris des traitements différents qui m’avaient aidée un peu, j’avais connu des hauts et des bas, et je m’étais finalement stabilisée. Je savais déjà mon problème, j’étais capable de l’expliquer, mais je crisais encore ! Quand est-ce que tout ça s’arrêterait enfin ?!

« C’est quoi tes preuves ? Je peux savoir ce que tu vas faire ? »

Me sentant un peu trop agressive pour le coup, je serrai encore un peu la main de David, en murmurant un petit « désolée » qu’il entendit puisqu’il pressa à son tour ma main pour me pardonner. Ce n’était pas de sa faute si j’avais tout ça, c’était juste le destin qui l’avait voulu, que je sois malade. Mais du coup, je voulais savoir ce qu’il comptait faire. J’avais confiance en lui, mais j’avais peur également du futur… 
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David McCoy


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Sam 28 Juin - 16:49




David vs Mackenzie

I will try to fix you



Comme un naufragé à sa bouée, Mackenzie agrippa ma main comme si sa vie en dépendait, la serrant du plus fort que ses maigres forces lui permettaient. Le soulagement me submergea instantanément, la crise était définitivement passée alors. Nous allions pouvoir respirer et voir tout cela calmement.

« Je t’ai toujours fait confiance, Dave… »

Sa phrase me ramena instantanément dans la conversation que nous avions entamée quelques minutes auparavant. Sa confiance pour moi était infaillible, mais je savais qu’elle serait curieuse et qu’elle voudrait savoir comment je comptais exercer cette prouesse. La guérir en quelques jours ? C’était absurde et impossible bien sûr, mais lui donner quelque chose auquel elle pourrait s’accrocher durant sa thérapie ? C’était dans mes capacités. J’avais juste quelques courses à faire…

« Tu comptes faire quoi ? Quelques jours, ça sera pas suffisant… Et puis… je la comprends déjà ma peur. Et normalement je devrais plus la ressentir, puisque je suis avec toi, alors pourquoi je la ressens encore ? »

Tout simplement car elle a cru que je la quitterais pour l’histoire d’un soir, alors que c’était faux. La peur s’était insinuée dans son cerveau, avait fait son bout de chemin, et mélangée à mon excès de colère… Et bien… La crise s’était déclenchée. Cependant je ne lui dis rien, par peur de relancer le sujet de l’adultère. Surtout qu’elle commençait tout doucement à s’énerver contre elle-même et à hausser la voix.

« C’est quoi tes preuves ? Je peux savoir ce que tu vas faire ? … Désolée… »

Comme je me doutais, elle s’était emportée avant de s’en rendre compte et de s’excuser d’une petit voix. Je la rassurai en serrant sa main à mon tour avant de réfléchir à ce que je pouvais lui dire. Si je lui disais tout, bien sûr qu’elle serait heureuse, mais je voulais faire ça dans les règles et au moins lui trouver une bague. La situation précipitait les choses, mais pour sa santé et son bien-être, je ferais tout. Absolument tout. Et même poser un genou à terre. Je savais déjà que prochainement je le ferais, car j’allais le faire, je ne faisais qu’avancer l’échéance, c’était tout. Mais plutôt que lui dire, je lui avouerais en demi-teinte, elle en ferait ce qu’elle voulait d’ici quelques jours.

« Je préfèrerais que tu ne saches pas, en fait… Pense cela comme une surprise… Mais pas le même genre que ce jour-là, à notre lac… Tu te souviens ? »

Je repensai avec nostalgie à notre lac, où nous étions retournés plusieurs fois après cette première escapade. Ce jour-là, je l’avais amené pour une journée randonnée après une idée de mon père et je m’étais fait secouer les puces. Nous nous étions retrouvés à avoir notre première fois, elle et moi, au bord de ce lac… Ce n’est que bien plus tard qu’elle m’avoua qu’au départ, cette surprise, elle espérait secrètement que ça soit une demande en mariage, jeunes que nous étions…

« J’ai bien retenu la leçon… Plus jamais de randonnées surprises… Mais les autres genres de surprises, je peux non ? »

Sans m’en rendre compte, je m’étais allongé à ses côtés en repensant à ce jour-là, totalement dans mes pensées. Ca avait failli tourner au vinaigre quand notre premier baiser avait été un échec de mon côté, car je ne comprenais pas ce qui arrivait, et Mac’ était partie, en pleurs. Qu’est-ce que j’étais un idiot, et je l’étais toujours d’ailleurs, et je ris en imaginant la tête que j’avais du avoir quand Mac’ m’avait embrassé. A l’époque elle l’avait mal pris, elle ne m’avait donc pas pu me décrire par la suite. Mais j’imaginais très très bien.


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Mackenzie E. Buidhe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Sam 28 Juin - 20:17




I will try to fix you.

Another turning point, a fork stuck in the road. Time grabs you by the wrist, directs you where to go. So make the best of this test, and don't ask why. It's not a question, but a lesson learned in time...


Avec impatience, comme à mon habitude, j’attendais qu’il me réponde, parce que je voulais savoir ce qu’il préparait. Je n’aimais pas trop le ton qu’il avait pris, car je sentais qu’il allait rester discret sur cette histoire et qu’il me ferait des cachotteries. Il n’avait pas intérêt à faire ça. Je ne voulais pas de secrets, j’avais l’impression qu’il y en avait déjà trop eu, en même pas deux jours. Après tout, nous avions tous les deux hésité avant d’avouer à l’autre nos torts. Et voilà où nous en étions maintenant, par ma faute cette fois…

« Je préfèrerais que tu ne saches pas, en fait… Pense cela comme une surprise… Mais pas le même genre que ce jour-là, à notre lac… Tu te souviens ? »

Je me raidis immédiatement à cette annonce, avant de me radoucir quand il évoqua le lac, en étendant de nouveau mes jambes et en glissant sur le matelas. Evidemment que je m’en souvenais. Même si un jour, je devenais déficiente mentalement, je ne pourrais jamais – cette fois, c’était clair et net ! – oublier ce jour et le moment où j’en avais eu assez. Et j’avais eu tout le courage du monde, ce jour-là, pour avoir osé lui dire tout ce que je ressentais. Y penser était aussi douloureux qu’agréable. Douloureux parce que bien des choses avaient changé depuis ce moment précis. Agréable parce que ma vie avait été bien plus belle après cette aventure dans les Highlands. A partir de ce jour précis, David ne m’avait plus vue comme une fille, mais comme une femme. Il ne m’avait plus vue comme sa meilleure amie, mais comme sa petite amie. En fait, il n’avait plus que moi. Ça m’avait fait un bien immense. Désormais, même si je savais qu’il m’aimait, je savais aussi qu’il y en avait d’autres, des femmes, qui avaient comptées pour lui. Cette fille, qu’il avait quittée par exemple.

Depuis ce temps, je n’aimais pas les surprises. Vraiment pas. J’avais toujours l’impression qu’il allait s’emmêler les pinceaux, vouloir me faire plaisir mais ne pas y arriver. Si cette fois-là, ça s’était plutôt bien terminé, heureusement pour lui, je n’étais pas sûre et certaine que ça arriverait toujours. Il n’était pas doué pour ça, et de fait, je préférais éviter les surprises. S’il voulait faire quelque chose, il le faisait, point final. Pourtant… cette fois, je savais que je ne pourrais pas éviter ça. Quand il s’agissait de mon bien, de ma santé, il ne rigolait pas du tout, et je ne pourrais pas le contredire. Et si ça me faisait aller mieux… je ne pourrais pas dire non, et j’allais respecter son choix, sans me prendre la tête. De toutes façons, rien qu’aujourd’hui, je serais bien trop épuisée pour réfléchir et j’allais sûrement dormir toute la journée.

« J’ai bien retenu la leçon… Plus jamais de randonnées surprises… Mais les autres genres de surprises, je peux non ? »

Avec une grimace, je tournai la tête vers lui, alors qu’il venait de s’installer à côté de moi, dans la même position allongée. Je l’entendis rire, et je me demandais à quoi il pouvait penser… Si je pouvais lui interdire de faire des surprises… je le ferais. Malheureusement, ce n’était pas le cas, et cette fois, je savais que je n’aurais pas le choix. Je tentais tout de même le coup, pour voir ce qu’il pourrait bien me répondre :

« Et si je te dis non ? »

Vu la catastrophe que cette randonnée avait été au début, je me disais qu’il pouvait faire encore pire. Mais vu son regard et la moue qu’il fit, je ne pus résister davantage et je soupirai, avant d’hocher la tête, résignée.

« D’accord… »

Néanmoins, je décidai de tout de même le prévenir pour une chose : si jamais sa surprise foirait, je le frapperais, et même qu’il aurait mal, cette fois ! Avec un demi-sourire, j’ajoutai :

« Mais ne gâche pas cette surprise, d’accord ? Fais en sorte que je l’apprécie ! »

Il opina du chef, avant de m’ouvrir ses bras, pour que je vienne m’y caler. Doucement, sans me brusquer, il me serra dans ses bras en m’embrassant sur le crâne. Je fermai les yeux en profitant de sa présence, tant que je l’avais. Ensuite il partirait pour la journée, et je devrais me débrouiller sans lui… en attendant, je pouvais rester dans ses bras autant que je le voulais non ? Enfin… il faudrait qu’il s’habille aussi, pour aller travailler. Il était obligé d’aller travailler ?  
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David McCoy


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MessageSujet: Re: [TERMINE] I will try to fix you ◘ Dave & Mac   Dim 29 Juin - 17:58




David vs Mackenzie

I will try to fix you



D’un coup d’œil, je vis qu’elle se demandait pourquoi je riais, quelque peu surprise. Il était vrai que me mettre à rire pour rien, ça devait être déstabilisant, mais je préférai garder mes pensées pour moi, en reparler avec elle pourrait la faire douter sur mes capacités à faire des bonnes surprises et comment je les recevais.

« Et si je te dis non ? »

Je haussai les sourcils, en sortant ma meilleure tête de chien battue ou de petit chiot. Alors comme ça elle ne voulait pas de ma surprise ? Pourtant je savais qu’elle aimerait, elle attendait cela depuis des années et puis, on en avait encore parlé la veille, et elle était très impatiente. Cependant, elle soupira en souriant un peu avant d’hocher la tête et de craquer avec un « D’accord… » résigné.

« Mais ne gâche pas cette surprise, d’accord ? Fais en sorte que je l’apprécie ! »

Je m’empressai de hocher la tête, content qu’elle me laisse en quelque sorte carte blanche. Il me faudrait aller acheter ce qu’il fallait et trouver comment le faire rapidement, le tout sans qu’elle ne se doute de rien.
La tempête étant définitivement passée, j’ouvrai mes bras pour qu’elle vienne se caler contre mon torse comme nous avions l’habitude de le faire et elle ne tarda pas à s’y blottir. Soupirant de satisfaction, je l’embrassai doucement sur le crâne, heureux. Tout allait redevenir rapidement comme avant, et nous allions nous marier, car j’en étais persuadé, elle me dirait oui, il n’y avait aucune autre alternative. Et peut-être plus tard, nous déménagerions pour une plus grande maison. Et encore plus tard, revenir en Ecosse qui sait… ? De toute façon, il était hors de question que je me marie autre part que là-bas… Et puis, elle voudrait revoir ses parents et elle refuserait de rentrer sans moi. Je la connaissais, elle aurait de nouveau peur de me perdre. Mais quand irions-nous ? Avec elle, je pourrais commencer mon deuil, je ne serais plus seul, donc nous pourrions envisager de rentrer pour quelques jours dans les prochains mois, si je me sentais mieux… Enfin, c’était hypothétique, mais mon éternel optimisme m’obligeait à penser ainsi.
En regardant mon réveil, je vis qu’il était déjà neuf heures passé et soupirant, je pensai au boulot. Maintenant, je n’avais plus vraiment envie d’y aller, une première ! Mais après ce matin, et même ces derniers jours, comment je pouvais penser pouvoir la quitter ? Attrapant mon portable qui n’avait pas bougé et était sur ma table de nuit. J’appelai l’hôpital, prétextant une intoxication alimentaire. A côté, je sentis Mac’ qui tout doucement tombait de sommeil et je souris. J’avais bien fait d’appeler, si elle dormait, il aurait été hors de question que je bouge de toute façon. Puis après que j’eus raccroché, je reposai mon portable en ne quittant pas des yeux Mackenzie qui avait une expression calme. Et rapidement, je m’endormis à mon tour, profitant de cette nouvelle journée de congé improvisée que je passerai dans les bras de Mac’.


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