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 [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...

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Mackenzie E. Buidhe


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MessageSujet: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Ven 2 Mai - 0:47

DAVID & MACKENZIE
All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...


Trois ans et trois mois.
Mille cent quatre-vingt-cinq jours.
C'était le temps durant lequel j'avais été séparée de David.

Durant trois ans, ma vie avait été un enfer, et elle allait reprendre un cours normal dès que j'aurais sonné à sa porte. J'étais devant un immeuble, un immeuble plutôt récent et plutôt joli, et j'attendais devant l'interphone, que mon courage se manifeste. Je ne comprenais pas pourquoi j'angoissais. Il allait forcément me reconnaître, il allait me prendre dans ses bras, m'embrasser, ce serait comme avant. Mais j'avais peur. Du bout des doigts, je caressai doucement son nom, écrit sur les boutons de l'interphone. J'avais du mal à croire que j'y étais arrivée. Grâce à Douglas, le détective, j'avais pu retrouver l'homme de ma vie, et tout l'or du monde ne serait pas suffisant pour le remercier.

Prenant mon courage à deux mains, j'appuyai sur le bouton qui allait le prévenir de ma présence. Allait-il reconnaître ma voix, après tout ce temps ? Je n'en étais pas sûre. Je ne me souvenais plus très bien de la sienne... Le temps efface ce genre de souvenirs ! Quand sa voix résonna dans l'interphone, je faillis faire une attaque. Elle n'avait pas changé. Il était toujours aussi charmeur, rien qu'avec sa voix. Elle était peut-être un peu plus grave, plus sérieuse. D'une petite voix stressée, je lui annonçais que je devais le voir, et il ne demanda rien, il ne posa pas de questions et m'ouvrit la porte. Peut-être attendait-il quelqu'un ce matin-là ? Et s'il avait une copine ?

Rapidement, je parcourus les quelques mètres qui me séparaient de lui, et me retrouvai devant sa porte en bois. Je pris une profonde respiration avant de frapper trois coups. J'entendis du mouvement derrière la porte, à l'intérieur, et attendis patiemment qu'il vienne m'ouvrir. Je ne savais pas quoi lui dire en premier. « Coucou, c'est moi ! Ça fait trois ans, comment vas-tu mon amour ? » ou alors « Salut David... tu m'attendais ? » Mais je savais que ce n'était pas ça qu'il fallait faire. Je déglutis avec difficulté en entendant la clé tourner dans la serrure et enfin il ouvrit la porte.

Ses yeux s'agrandirent, son teint devint blafard et il ouvrit la bouche comme si sa mâchoire allait tomber. J'esquissai un demi-sourire, toute tremblante et prête à tomber par terre. L'émotion était trop forte et je faillis fondre en larmes, rien qu'en le regardant. En fait, je ne faillis pas, je le fis. Deux secondes plus tard, je courus dans ses bras pour être près de lui, pour retrouver la douceur et la chaleur de ses bras. Il n'y avait pas de mot pour qualifier ce moment. Il ne comprenait rien à ce qui se passait, il devait penser qu'il était devenu fou, et c'était compréhensible. Mais pour le moment, j'étais toute à mon bonheur de le retrouver...
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Dernière édition par Mackenzie E. Buidhe le Lun 26 Mai - 14:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Dim 4 Mai - 20:56




David vs Mackenzie

All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...



C’était une matinée agréable jusqu’à présent. Je n’étais pas levé depuis des lustres mais depuis assez longtemps pour avoir eu le temps de me prendre une douche et de m’habiller. Même si j’étais fatigué, je voulais être debout assez tôt pour profiter de mon jour de repos. Cela faisait maintenant presque un mois que j’avais pris un poste de médecin titulaire aux urgences de l’hôpital de Toronto. Ma décision n’avait pas été prise à la légère. J’y avais bien réfléchis. Reprendre mon métier était un bon compromis pour que je ne m’ennuie plus. Depuis les trois mois et demi que j’étais là, ma vie avait bien changé et bien sûr, mon accident en avait été le précurseur.
Aujourd’hui, Ella travaillait, et je me retrouvai seul à mon studio. Ces trois derniers mois avec elle avaient été plus je ne l’aurais espéré, étant donné mes antécédents… Je me sentais bien avec elle, et c’était le principal. J’allais mieux, assez pour avoir décidé refaire ma vie ici, à Toronto. Cependant, je n’étais toujours pas prêt à retourner en Ecosse, pas encore… Rien que de penser aux tombes de ceux que j’aime, les visiter, mon morale baissait grandement… Jusqu’à présent, ce sujet avait été tabou, même avec Ella et Amélia…

Je me passai les mains dans les cheveux, regardant autour de moi, pestant contre cette chemise qui disparaissait toujours quand je voulais la mettre. Mon studio n’était pourtant pas très grand, mais j’avais le chic. Je fouillais sous mon lit quand j’entendis la sonnerie de mon interphone. Je relevai la tête de sous le lit, me demandant quelques secondes, puis décidai de plutôt aller voir. Je me dirigeai vers ma porte d’entrée quand je vis du coin de l’œil ma chemise, cachée à côté d’un de mes meubles. Je l’attrapai au passage puis activai mon interphone, lançant un « Oui ? ». Quelques secondes plus tard, une petite voix que je ne reconnus pas à cause du volume me répondit qu’elle devait me voir, m’appelant par mon prénom. L’emploi du prénom me confirma que c’était quelqu’un que je connaissais, peut-être même Amélia.
J’ouvris la porte d’entrée, me reculant un peu pour aller boire un coup vite fait avant d’aller ouvrir ma porte d’entrée. J’en profitais pour vite enfiler mon haut, que je n’avais toujours pas mis. J’attrapai mon verre de jus d’orange quand j’entendis trois coups frappé à ma porte. J’engloutis le reste de mon verre et partir ouvrir ma porte.

La personne que je vis dans l’encadrement fut la dernière personne que je pensais voir. Et pour cause. Je la croyais morte… Mackenzie était en cher et en os, à moins d’un mètre de moi, et ma seule réaction était de ne pas réagir, ou plutôt, de rester pétrifié, la bouche grande ouverte et sûrement blanc comme un linge. Ce n’était pas possible… Mon cerveau n’arrivait pas à gérer l’information. Morte, elle était sensée être morte… J’avais appelé sa mère après avoir appris pour l’accident pour savoir où elle était… Elle avait laissé échapper qu’elle était avec ma famille pour ma fête. Ça m’avait tellement anéanti que j’étais parti. Deux heures plus tard, j’avais pris le premier avion pour n’importe quelle destination, pourvue qu’elle était loin…
Face à moi, Mac’ paraissait au bord des larmes, toute tremblante mais était néanmoins souriante. Ni une ni deux, elle fonça sur moi, se logeant dans mes bras et, machinalement, je passai mes bras autour de son cou, toujours hagard par son apparition. Elle pleurait désormais. Je n’aimais pas la voir pleurer. Et je me doutais que c’était de ma faute, au fond de moi. J’essayai de me reprendre, je me poserai des questions plus tard. Dans mes bras, je commençai à la bercer, essayant de la calmer, lui murmurant des « Ssshh… » dans son oreille. Cela eu l’effet escompté puisque ses sanglots se calmèrent petit à petit. Elle releva la tête et je vis que des larmes continuaient de couler. Je posai ma main droite sur sa joue, la caressant délicatement, essuyant la trace qu’avaient laissée ses larmes le long de sa joue de mon pouce.
L’émotion du moment me submergea telle une vague s’écrasant sur les rochers et je pris conscience de ce que son arrivée voulait dire, ce qui lui était arrivé. Elle n’était pas morte ce jour-là et du coup, je l’avais lâchement abandonné en étant parti. Et elle venait seulement de me retrouver… Elle était comme ça par ma faute… La culpabilité arriva d’un coup, et je la repris contre moi, commençant moi aussi à pleurer, murmurant une ribambelle de « Je suis désolé… » sortant à moitié brisé par l’émotion. Je sentis dans mon dos sa main faire des allers-retours, essayant de m’apporter également du réconfort.

Après plusieurs longues minutes dans les bras l’un de l’autre, toujours dans le bas de la porte, nos pleurs se calmèrent assez pour que l’on puisse se séparer et rentrer enfin à l’intérieur. Je quittai ses bras pour fermer la porte derrière nous, me repostant en face d’elle juste après. Je pris son visage dans mes deux mains, regardant longuement ce visage qui m’avait tant manqué… C’était tellement surréel. Je n’arrivais toujours pas à y croire. Nous baignions toujours dans le silence, que j’allais briser.

« Comment ? balbutiais-je »

J’habitais à Toronto, elle vivait sûrement encore en Ecosse. En effet, comment ?


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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Dim 4 Mai - 22:26

DAVID & MACKENZIE
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Tout contre son torse – et quel torse ! Il m’avait vraiment manqué, lui aussi ! – je me laissai aller en espérant que David ne me prendrait pas pour une folle. J’étais serrée contre lui, et mes larmes m’empêchaient de respirer et de réfléchir. Comme à son habitude, et comme trois ans auparavant, David entreprit de me calmer et de tarir mes larmes, qui avaient attendu trop longtemps avant de couler. Trois ans, c’était tellement long. Je pleurais de joie, je pleurais de tristesse, je pleurais de soulagement. Tout se mélangeait dans ma tête et c’était tellement douloureux de revivre des instants que j’aurais voulu enfouir au plus profond de moi-même. Dans un sens, c’était aussi bon de se sentir aimée de nouveau. De retrouver la joie qui nous animait avant que tout dérape.

Je me calmai au bout de quelques minutes de pleurs intenses, et mes yeux commençaient déjà à me brûler. Quant à ma tête… j’avais l’impression que mon cerveau l’intérieur de ma boîte crânienne, prêt à sortir de là pour ne plus souffrir. Je relevai la tête vers David, les joues ruisselantes de larmes, des larmes qu’il s’empressa d’essuyer de ses pouces. Je souriais encore. Je n’aurais jamais pu être plus heureuse. Ma mission était enfin terminée. J’avais retrouvé David et j’allais le garder près de moi. Je n’allais plus jamais le quitter, plus jamais ! Et maintenant qu’il savait que j’étais encore vivante, il n’allait pas repartir dans un autre pays sans moi. Il allait rester, il allait être avec moi, et nous serions heureux comme avant ! Soudain, alors que je pensais que les larmes, c’était terminé pour de bon, je vis les beaux yeux bruns de l’homme que j’aimais s’emplir de larmes à leur tour. Il pressa ma tête contre son torse, me serra contre lui à m’en étouffer, et caressa vivement mes cheveux sans cesse, en répétant inlassablement qu’il était désolé. Patiemment, je le laissai écouler son stock de larmes, en réalisant qu’il m’avait bel et bien crue morte, et que ma présence ici devait relever du miracle. J’espérais juste qu’il n’avait pas consommé de drogues avant mon arrivée. Mais il me semblait bien normal.

Quand nous fûmes tous les deux calmes de nouveau, il se détacha de moi et me regarda quelques instants avant de partir fermer la porte. Une fois ceci fait, il revint exactement au même endroit, alors que de mon côté, je n’osais pas bouger, de peur de faire quelque chose de mal. Je n’essayais même pas de regarder son appartement. Je le découvrirais plus tard, ce n’était pas pressé. Au lieu de quoi, je regardais chaque parcelle de son visage. Ses cheveux étaient les mêmes, ses yeux avaient l’air fatigués, et il ne s’était pas rasé ce matin-là. Il était vrai qu’il était encore tôt, je n’avais pas attendu plus longtemps pour venir. Il prit mon visage dans ses mains et je souris comme une enfant, en posant doucement mes mains sur les siennes. C’est alors qui me demanda « comment » ? Comment j’avais fait ? Comment j’étais parvenue jusqu’ici ? Comment j’avais pu le retrouver alors qu’il n’avait laissé de traces nulle part ? C’était les grandes questions qui devaient se bousculer dans son esprit. J’aurais préféré qu’il me demande « pourquoi » ? Ça aurait été beaucoup plus simple pour moi, que de lui expliquer mon long périple autour du globe. Néanmoins, je pris sur moi, et je me lançai :

« Je t’ai cherché partout. Je t’ai suivi, j’ai questionné des gens, j’en ai employé d’autres pour qu’ils te cherchent. Je n’ai vécu que pour cela pendant trois ans. De ce soir-là… »

Immédiatement, je vis son regard s’assombrir, un peu comme le mien devait l’être à l’instant présent. Reparler de cette soirée n’était sûrement pas une bonne idée, pas maintenant, mais il fallait bien que je donne des indices temporaux. Et puis, c’était vrai, je l’avais cherché dès qu’il était parti, mais personne n’avait su me répondre directement. Et j’avais perdu sa trace, jusqu’à ce qu’il réapparaisse quelques semaines plus tard en Europe.

« … jusqu’à aujourd’hui ! »

Et je n’oublierais jamais cet instant, l’instant où j’avais revu son visage si étonné. Au début, il était souriant, j’avais même cru qu’il attendait quelqu’un et qu’il s’agissait donc d’une banalité pour lui d’ouvrir cette porte. Il ne semblait pas surpris qu’on vienne le déranger. Et quand il m’avait vu, il s’était transformé. Je ne l’oublierais jamais. Pas après tout ce temps passé à le chercher. Je savourais le moment, et je ne voulais plus jamais que ça s’arrête !

« Un collègue de mon père m’a dit qu’il t’avait vu ici. J’ai vérifié, et j’ai demandé à un détective de te retrouver. Ça a marché, et ça valait le coup ! »

Je devais avouer que j’étais fière de moi, sur ce coup-là. En effet, je ne connaissais pas beaucoup de personnes qui auraient pensé au détective privé, pour retrouver leur petit-ami. Même si ce n’était pas la méthode la plus claire et la plus normale… c’était la seule à laquelle j’avais pu penser pour réussir ! Et la preuve était là : j’avais réussi !!
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Ven 9 Mai - 12:30




David vs Mackenzie

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Face à elle, à seulement quelques dizaines de centimètres d’elle, je remarquai que ses yeux me fixaient, scrutaient intégralement chaque centimètres carré de son visage comme je pouvais le faire au même moment. Elle n’avait quasiment pas changé, mis à part son air fatigué, presque éreinté. Son expression paraissait un peu plus dur, trop sur un visage si angélique. En face de moi, je ne voyais qu’une jeune femme qui avait muri, trop vite et tout cela, je le devinais, à cause de moi. Pourtant, je ne voyais aucune trace, aucun signe pouvant me faire croire qu’elle m’en voulait. Elle devait m’en vouloir pourtant, non ?
Avec une extrême douceur, elle avait posé ses mains par-dessus les miennes alors que j’avais exprimé mon incompréhension. Elle ne s’était pas dépêtrée de son sourire, son sourire qui m’avait fait craquer toutes ces années auparavant. Car oui, avec Mac c’était une vieille histoire, et en grand dadais que j’étais, je ne m’étais rendu compte que bien plus tard de mes sentiments pour elle, pour cette meilleure amie qui avait toujours été là pour moi. Nous étions tout bonnement inséparable, et le fait que je sois au lycée tandis qu’elle était dans le collège de l’autre côté de la cour n’avait pas réussi à nous décoller. Et quand nous ne nous retrouvions pas pour les cours, nous étions chez l’un ou chez l’autre, nos parents étant de très bons amis, ils avaient l’habitude.
Ma question sembla la déranger un peu, et je me rendis compte que peut-être, elle aurait préféré autre chose qu’un misérable « comment ? » pour l’accueillir. Je râlais dans ma tête quand elle commença à parler.

« Je t’ai cherché partout. Je t’ai suivi, j’ai questionné des gens, j’en ai employé d’autres pour qu’ils te cherchent, m’expliqua-t-elle. Je n’ai vécu que pour cela pendant trois ans. De ce soir-là… »

Ses mots restèrent en suspens. Ça devait être aussi douloureux pour elle que pour moi. Mes parents la considéraient presque comme leur propre fille, j’étais enfant unique, et même s’ils n’avaient pas voulu d’autres enfants, j’avais toujours su qu’ils avaient trouvé en Mac la fille qu’ils auraient aimé avoir. Mon esprit divagua alors vers les parents de Mackenzie. Il est vrai qu’eux aussi, j’avais du les décevoir, ils devaient s’attendre à ce que je me tourne vers eux, au moins, plutôt que je ne m’enfuis à l’autre bout du monde.

« … jusqu’à aujourd’hui ! »

Son regard s’illumina en un instant en mentionnant aujourd’hui. Elle rayonnait comme jamais elle n’avait rayonné. Ou peut-être si. Je me souvins du jour ou j’avais réciproqué mes sentiments pour elle. Elle en avait eu assez que je sois un idiot aveugle, incapable de voir quoique ce soit, et sans criez gare, elle m’avait embrassé, me faisant la déclaration la plus enflammée que j’ai reçu. Car des déclarations, j’en avais eu, mais jamais je ne m’étais intéressé à quelqu’un, Mac avait été la première. Avec nostalgie, un petit sourire aux lèvres, je couvai mon premier amour du regard. Mon bonheur était complet aussi longtemps que l’était le sien.

« Un collègue de mon père m’a dit qu’il t’avait vu ici, enchaîna Mac toujours un sourire sur les lèvres. J’ai vérifié, et j’ai demandé à un détective de te retrouver. Ça a marché, et ça valait le coup ! »

Un collègue de son père ? Un détective ? Tout ça pour me retrouver ici, à Toronto ? Je me passai une main dans les cheveux en me rendant compte de tous les moyens qu’elle avait du mobiliser au cours de ces trois dernières années. Avec tous les endroits que j’avais visité, et le réseau assez conséquent de son père, j’avais forcément dû être reconnu. Mais je ne restais jamais longtemps au même endroit. Jusqu’à aujourd’hui.
Cette constatation déclencha un déclic dans mon esprit. J’essayais de contrôler mon apparence alors que je sentis en moi comme mes organes couler tellement je me mortifiais. Je savais que c’était déjà perdu d’avance, Mac me connaissait trop bien, nous étions la moitié l’une de l’autre, mais le plus tard elle saurait de quoi je m’étais rendu compte, le mieux c’était.
Mon esprit ne pensait plus qu’à ça, plus qu’à Ella, plus qu’à sa réaction, sa déception si elle savait comment je me comportais. Sans même ne serait-ce qu’une pensée pour elle, je m’étais jeté dans les bras d’une autre. Même si c’était Mackenzie, une exception pour moi, pour Ella ça ne faisait aucune différence, et j’aurais beau m’expliquer, ça ne servirait à rien.
Je ne savais plus quoi faire, bien sûr que du moment que Mac était apparue en face de moi, c’est comme si ces trois ans s’était effacés de ma mémoire pour de bon, que sans l’ombre d’une hésitation, je reprendrais là où on s’était arrêté. Mais à côté, il y avait Ella. Douce et gentille Ella, une femme que j’avais appris à apprécier, qui m’avait fait aller mieux, pour qui j’avais une grande affection. Trois mois ne s’effaçaient pas comme ça.
Alors que mon esprit était en scission totale, il fallait vite que je trouve quelque chose à dire. Mon comportement ne passait plus inaperçu, et Mac avait commencé à avoir ce petit TOC qu’elle avait quand elle était perturbée.

« Tu as fait tout ça… Pour moi ? commentais-je ses péripéties. Je veux dire, c’est… Wow, bien sûr, qu’est-ce que je raconte… »

Bien sûr qu’elle l’avait fait. C’était Mac. Mais je ne savais tellement pas quoi dire, que j’en devenais idiot, à constater des choses évidentes. Mac rigola devant mon air de petit chiot perdu qu’on aurait retrouvé et qui se demandait pourquoi lui. Cependant, je vis que quelque chose la titillait encore. Elle me connaissait trop bien, elle allait savoir, elle allait être déçue. Pire, elle allait être anéantie. Je redoutais le moment où je lui dirais que j’étais avec Ella. Et si par miracle elle acceptait le fait que je la croyais vraiment morte mais que je l’aimais encore, alors, je devrais parler de Mac à Ella. Dans l’une comme dans l’autre, ses situations seraient certainement un cauchemar à vivre.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Ven 9 Mai - 20:41

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David avait l’air surpris que j’ai fait tout cela pour le retrouver. Mais que ne ferait-on pas par amour ? Il était tout ce que j’avais à l’époque, et ce, depuis un sacré bout de temps. C’était encore le cas aujourd’hui, et je n’allais pas le lâcher aussi rapidement, au contraire ! Il paraissait choqué, presque totalement ailleurs pendant quelques instants, à un point tel que je me disais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas ! Et pourtant… tout allait bien maintenant que nous étions de nouveau tous les deux. Je mis ça sur le compte du choc, il n’y avait pas d’autres explications. Cependant, le silence dura beaucoup plus longtemps que je ne l’aurais cru. Et bien vite, je compris qu’il devait penser à quelque chose de particulier. Je commençais alors à me ronger les ongles en songeant qu’il y avait peut-être quelque chose qui m’angoissait ou qui clochait. Et surtout, David était la personne que je connaissais le plus et le mieux. Je savais quand quelque chose n’allait pas et je l’avais toujours su. S’il ne me le disait pas, c’était qu’il y avait deux possibilités : soit il essayait de me cacher quelque chose, soit il était vraiment sous le choc. En tant que médecin, il ne pouvait pas être choqué par grand-chose selon moi. Peut-être cependant que le fait que je sois vivante était assez gros pour lui.

« Tu as fait tout ça… Pour moi ? commentais-je ses péripéties. Je veux dire, c’est… Wow, bien sûr, qu’est-ce que je raconte… »

Je ris doucement en le voyant tout perdu. J’avais cent fois, mille fois, imaginé ce moment. Où il découvrirait la vérité. A chaque fois, mes scénarios étaient différents, et celui-ci, le vrai, ne dérogeait pas à la règle. C’était amusant et assez incroyable aussi évidemment. Il fut un temps où jamais je n’aurais pensé le retrouver. Et j’avais repris espoir lorsque l’on avait retrouvé sa piste. Alors que David semblait repartir dans ses pensées, je lui caressai doucement le visage pour le ramener à moi. Ça m’avait tellement manqué de faire cela…

« Tout va bien ? David ? »

Peut-être qu’il n’arrivait pas à y croire finalement. Je l’avais impressionné alors ? Lui qui d’habitude ne se laissait jamais impressionner ! C’était toujours lui qui impressionnait les autres, par son talent, par son intelligence, par son parcours atypique. Il avait toujours été comme ça, sans le vouloir. Nous nous en amusions beaucoup tous les deux, avant tout cela… Je me demandais alors qu’il avait beaucoup changé, depuis le temps. J’imaginais que oui. Il avait dû grandir, mûrir. Un peu trop vite. Lui qui avait toujours été un grand gamin dans l’âme…

« Il y a quelque chose qui ne va pas ? »

Néanmoins, tout cela m’inquiétait et j’avais peur d’être débarquée au mauvais moment. Et s’il ne m’aimait plus ? Je ne savais même pas comment je pourrais réagir…
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Jeu 15 Mai - 0:41




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Différentes parties de mon cerveau et esprit se livraient bataille tandis que Mac’ me couvait toujours du regard. J’étais écartelé entre la culpabilité que je ressentais envers Ella, celle que je ressentais envers Mackenzie, mon amour pour elle, ma joie de la savoir vivante, tout pleins de sentiments contraires qui s’entrechoquaient dans ma boite crânienne. J’étais plutôt perdu au final, je ne savais plus comment ordonner tout cela, un chaos total régnait.
Une caresse de sa main me sortit de ma rêverie. Elle avait l’habitude de me le faire quand je partais trop longtemps dans mes pensées, et ça marchait à chaque fois. Je lui offris un de mes sourires qu’elle aimait tant, une chaleur indescriptible se formant dans ma poitrine à l’endroit où mon cœur battait incroyablement vite.

« Tout va bien ? David ? »

Son ton doux me fit chaud au cœur. Elle était comme il y a trois ans, toujours aussi préoccupée, attentionnée, et je remerciai à cet instant tous les Dieux existant de me l’avoir rendue. Bien sûr, ils n’y étaient pour rien dans cette histoire. C’était elle, et elle seule qui m’avait retrouvé. Elle avait toujours été forte, et si vous vouliez mon avis, la plus forte de nous deux, il n’y avait qu’à voir ma réaction face au deuil.

« Il y a quelque chose qui ne va pas ? »

Autant de choses qui ne vont pas que de choses qui vont avais-je envie de lui répondre. Mais les mots de sortirent pas, ma gorge était nouée. Je ne pouvais pas lui faire ça. Pas maintenant, pas tout de suite. Je ne l’avais pas attendu tout ce temps, mais elle si. Trois ans, c’était long. Trois ans, et elle aurait pu aller de l’avant. Mais non, elle m’avait cherché, sans relâche. Et pour cela, elle avait mon plus grand respect.
Plutôt que de parler, je décidai de faire parler mes gestes à ma place. Je la repris tout doucement, lentement dans mes bras, déposant mes mains sur ses hanches et plaçant ma tête sur son épaule. Je ne pus m’empêcher de comparer Mac’ et Ella, la dernière étant bien plus petite que la blonde…

« Tu m’as manqué… murmurais-je dans son oreille tout en continuant de l'enlacer. Si tu savais comme tu m’as manqué… »

Ses bras avaient trouvé mon cou alors que je lui murmurai dans l’oreille et je sentis ses poils se hérisser le long des ses avant-bras. Apparemment, j’avais toujours le même effet sur elle et je n’avais pas oublié ce qui lui faisait plaisir. Tout comme elle n’avait pas oublié à quel point j’étais friand de caresses à la base de mes cheveux dans le cou.
Je fermai les yeux, profitant de la chaleur de son corps, et laissai mes sens se décupler me permettant ainsi de mieux sentir son odeur, la douceur de sa peau, tout ce que j’aimais. Me laissant porter par le moment, je lui déposai un baiser dans le creux de son cou, juste à la base de son oreille. Il n’y avait rien de sous-entendu dans tout cela. J’avais juste besoin de sa proximité et de son réconfort, et elle savait que c’était comme cela que je venais chercher ces choses auprès d’elle…


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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Ven 16 Mai - 20:04

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David avait l'air préoccupé, ailleurs, et je n'arrivais pas à l'expliquer. Je cherchais toutes les raisons qui pouvaient faire qu'il était dans cet état, mais rien ne venait. C'était comme si, tout à coup, je ne pouvais plus lire en lui. Au lieu de me dire ce qui lui prenait, tout ce qu'il put faire, ce fut de me prendre dans ses bras pour me serrer contre lui comme un désespéré. J'adorais cela, mais à ce moment précis, ça me paraissait un peu faux, comme s'il essayait de me faire penser à autre chose. C'était un peu le cas en fait, et quand il m'embrassa dans le cou, je faillis même perdre tous mes moyens et lui sauter dessus. Mais nous avions bien des choses à régler avant cela. Je pris le temps de le câliner un peu, et m'écartai doucement de lui quelques secondes plus tard pour finalement le regarder droit dans les yeux et lui caresser de nouveau la joue. Il n'imaginait même pas à quel point il m'avait manqué. Ça avait été violent de me rendre compte que je ne pouvais pas me passer de lui du tout. Il était vital à ma survie, parce que j'avais tellement attendu que ça aurait été carrément injuste que je ne puisse pas le retrouver par la suite. Et il était là, devant moi. En chair et en os.

« Je suis heureuse que tout ait fonctionné comme prévu. »

Je regrettais simplement que ça n'ait pas été plus rapide. J'aurais voulu pouvoir le serrer dans mes bras plus tôt. Mais au moins, il était là, et je n'avais plus à m'inquiéter... vraiment plus. A moins qu'une fille était cachée dans son placard ! Mais Douglas m'en aurait parlé, il l'aurait découvert...

« Le détective m'a dit que s'il t'avait retrouvé, c'était parce que tu étais à l'hôpital... ? »

Il n'essaya même pas de nier. De toutes façons, ça ne lui apporterait rien de mentir, je savais déjà tout... ou presque.

« Tu ne fais toujours pas attention à toi n'est-ce pas ? »

Je souris en me calant de nouveau dans ses bras. Il ne pouvait même pas comprendre mon soulagement... et je n'arriverais pas à croire qu'il m'ait vraiment crue morte...
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Sam 17 Mai - 0:46




David vs Mackenzie

All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...



Mac’ paraissait préoccupée par mon comportement, je la connaissais trop bien pour ne pas le remarquer. Néanmoins à ce moment-là, alors que nous nous enlacions, nous mîmes de côté nos interrogations, nos doutes, pour un minuscule laps de temps. Son réconfort me fit chaud au cœur, j’en avais réellement besoin. Et si j’avais pu, j’aurais passé le restant de mes jours comme cela. Malheureusement, toute bonne chose a une fin et elle s’écarta de moi, me couvant à nouveau du regard. Sa main retrouva bientôt ma joue, m’envoyant un frisson dans tout le corps.

« Je suis heureuse que tout ait fonctionné comme prévu. »

Oh que oui, et je l’étais aussi, très heureux. Il aura fallu du temps, mais elle avait finit par y arriver, et c’était un soulagement, pour ma conscience tout du moins. Je m’en voulais énormément pour la mort de ma famille, mais la savoir ici, avec moi, ça me libéra un peu de cette culpabilité qui écrasait ma conscience depuis tout ce temps. Cependant, je ne savais pas si elle m’en voulait. Elle n’avait rien mentionné à ce sujet, et même si elle ne laissait rien paraître, j’avais peur qu’elle ne me pardonne pas ce soir-là… Pourtant, je me rassurais quand je me concentrai à nouveau sur son regard débordant d’amour.

« Le détective m'a dit que s'il t'avait retrouvé, c'était parce que tu étais à l'hôpital... ? »

Je ne répondis rien. Alors comme ça, ce détective savait tout de moi ? Je commençai à paniquer légèrement à nouveau. S’il savait pour mon accident, bien sûr ça n’aurait pas été compliqué pour lui de se rendre compte que j’étais en couple. Même que Mackenzie le savait peut-être déjà ! Rapidement, je me mis à chercher des signes évidents qui pourraient me mettre sur la voie. Mais je ne trouvai rien…

« Tu ne fais toujours pas attention à toi n'est-ce pas ? »

Elle m’offrit un de ses plus beaux sourires et se cala à nouveau contre mon torse. Alors que je passai mes bras autour d’elle, je sentis sa cage thoracique se soulever, ce qui résultat en un long soupir de soulagement. L’ascenseur émotionnel était enfin terminé pour elle, ou du moins, pour le moment, elle devait vouloir tout relâcher maintenant, et je la comprenais parfaitement.

« J’ai fait ma tête en l’air… commençais-je à expliquer. Je n’ai pas regardé la route avant de traverser. Une voiture m’a fauché. »

Dans un sursaut, Mac se décolla légèrement de moi et je la récupérai presque aussitôt contre mon torse. Certainement qu’elle devait être choquée mais je la rassurai aussitôt.

« Hé, ne t’inquiètes pas, je suis entier. Tu vois … ? J’ai eu beaucoup de chance, ajoutais-je après une pause. »

Sans pouvoir s’en empêcher, elle vérifia quand même discrètement – mais pas assez ! – que je disais la vérité, sûrement plus par inquiétude qu’autre chose. Il était vrai que de ce que j’avais vu au cours de ma formation, bien souvent, les personnes fauchées présentaient des séquelles à vie, voir n’y survivait pas…

« J’ai du faire de la rééducation pour ma jambe, mais ne t’inquiètes pas, c’est fini maintenant, lui dis-je tout en la berçant. »

C’était la deuxième fois que je lui répétais de ne pas s’inquiéter, et je le voulais, vraiment. Elle avait certainement eu sa dose d’inquiétude tout au long de ces trois ans, et désormais, je voulais que cette partie de sa vie ne soit qu’un mauvais souvenir.

« D’ailleurs, je vais assez bien pour avoir commencé à travailler ! lui lançais-je avec fierté, elle savait à quel point j’aimais mon travail. Je suis un docteur maintenant ! »

Jusqu’à maintenant, même en étant diplômé, je n’avais jamais vraiment eu mon titre de docteur juste devant mon nom, et voir marqué sur ma blouse « Docteur McCoy », ça m’avait rendu tellement fier.
Maintenant que Mac’ était là, je pouvais partager avec quelqu’un cette joie immense. Elle avait suivie mon parcours, elle me connaissait mieux que quiconque, et je voulais voir la même fierté que j’éprouvais dans ses yeux bruns.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Sam 17 Mai - 16:22

DAVID & MACKENZIE
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Tous mes organes faisaient le tourbillon. C’était un mélange de toutes les émotions possibles qui me traversait. J’étais dans ses bras et plus rien ne comptait, parce que j’étais enfin avec lui. Certains pensent qu’un moyen de se sentir chez soi, c’est de rentrer dans sa ville natale. Moi, peu importe où je me trouvais, du moment qu’il y avait David, j’étais chez moi. Il me suffisait simplement sa présence pour que je sois heureuse et satisfaite. Autant dire que pendant trois ans, je n’avais pas vraiment ressenti de bonheur grandiose. Et à ce moment précis, dans ses bras, je ressentais tout ce que j’avais toujours voulu ressentir. Et ça faisait du bien, bon sang !

J’étais presque au nirvana, et j’écoutais à peine David, préférant me saouler de sa voix grave. Cependant, lorsqu’il évoqua la voiture qui l’avait fauché, je sursautai, et je me reculai d’un bond, élan qu’il interrompit en me collant contre lui. Un accident de voiture, alors… Il fallait évidemment que ça lui arrive ! Mais dans un sens, c’était « grâce » à cet  accident que j’avais pu le retrouver. Ainsi, je ne devais pas me montrer trop intransigeante là-dessus, certainement.

« Hé, ne t’inquiètes pas, je suis entier. Tu vois … ? J’ai eu beaucoup de chance. »

Je le croyais sur parole, je le savais en plus, mais je ne pouvais pas ne pas le vérifier. C’était tellement incroyable ! Ici, les voitures étaient toutes énormes, beaucoup plus grosses qu’en Ecosse, et leurs châssis étaient incroyablement résistants et durs. C’était un miracle qu’il s’en soit sorti, avec seulement des séances de rééducation, comme il le disait. J’avais peine à le croire, et pourtant. David avait eu beaucoup de chance. Mais peut-être que le destin s’était rendu compte qu’il lui en avait assez fait baver comme ça pour devoir continuer…

« D’ailleurs, je vais assez bien pour avoir commencé à travailler !Je suis un docteur maintenant ! »

Cette fois, je me reculai pour de bon, et il ne me retint pas. Il arborait un grand sourire fier, en me montrant toutes ses dents, et si tout d’abord, j’étais choquée par son annonce, la joie et la fierté m’emplirent à mon tour. Mon David, enfin médecin ! C’était la raison pour laquelle sa famille était morte et pourquoi il m’avait cru morte aussi. C’était bien qu’il saute le pas. J’étais heureuse pour lui, vraiment heureuse.

« Je suis fière de toi, Dave ! Tu seras brillant en tant que médecin, j’en suis certaine ! »

Déjà, je l’imaginais marchant fièrement dans les couloirs d’un hôpital, dans sa blouse blanche, saluant ses patients avec toute la gentillesse dont il faisait toujours preuve, et résolvant des symptômes énigmatiques avec intelligence et classe. C’était tout lui, et il ne devait pas avoir perdu son intelligence en trois ans… surtout pas dans ce domaine !

« Tu ne veux pas terminer ton internat pour te spécialiser par contre ? Je pensais que tu voudrais devenir chirurgien… »

Peut-être voulait-il reprendre en douceur, et je le comprendrais aisément. Reprendre des études de médecine, après trois ans de vagabondage sur tous les continents du monde, ça devait être plutôt difficile.. néanmoins, rien n’était impossible pour lui, j’en étais certaine !
Mais soudainement, je pensai à quelque chose qui vint briser mon moment de joie. Il était devenu médecin… donc il s’était engagé dans un hôpital de Toronto et devrait rester quelques temps ici… Je perdis un peu de mon sourire. Même si ça ne me dérangeait pas que l’on reste ici, j’aurais pensé qu’il voudrait rentrer en Europe. Peut-être pas en Ecosse, parce que ce serait sûrement difficile pour lui, moralement, mais au moins en Europe…

« Tu vas rester à Toronto alors ? »

Je faillis me frapper, tellement ma déception s’entendait dans ma voix. J’aurais vraiment voulu rentrer, mais je comprenais que ce n’était pas à moi de décider de cela. Je pouvais bien profiter un peu de cette nouvelle ville, de David, d’être avec lui.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Dim 18 Mai - 14:39




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Ma joie ne pouvait être plus intense que quand je vis cette petite étincelle, cette fierté immense qui transpirait dans ses yeux lorsqu’elle s’écarte de moi pour mieux me regarder dans les yeux. Son sourire était éclatant, encore plus si c’était possible qu’avant. Elle avait l’exacte même réaction qu’au moment où je lui avais annoncé que j’avais réussi mes concours d’entrée en médecine à seulement quatorze ans. Plus de dix ans plus tard, elle croyait toujours en moi, et je ne pouvais être plus heureux.
Elle exprima sa joie, disant à haute voix qu’elle était sûre que je ferai un brillant médecin. Elle me l’avait toujours dit. Cependant, elle n’avait pas oublié un détail.

« Tu ne veux pas terminer ton internat pour te spécialiser par contre ? Je pensais que tu voudrais devenir chirurgien… »

Je n’étais pas destiné à être médecin généraliste à la base, il était vrai. A la base, il aurait fallut que je me spécialise une année encore… Bien sûr, tous ces plans avaient été avortés à cause de ce soir-là. Je n’avais d’ailleurs même pas prévenu mon hôpital de mon départ… Je n’avais prévenu personne.
Sa question était justifiée, et je voulais toujours être chirurgien, cependant, j’avais peur que mon départ pendant trois ans n’empêche un éventuel retour en étude, même si je me doutais que mes collègues en Ecosse se ferait une joie de me revoir. Mais en attendant, j’étais ici, et j’avais un contrat envers l’hôpital de Toronto, je n’allais pas le casser.

« - Pas pour l’instant… A la fin de mon contrat peut-être.
- Tu vas rester à Toronto alors ? me demanda-t-elle alors  »

Sa déception était évidente dans sa voix et je me rendis compte que, peut-être, elle avait déjà prévu de faire ma valise et qu’on parte dans la semaine direction en Ecosse… Malheureusement, c’était un peu plus compliqué que cela. J’avais passé assez de temps dans cette ville pour y créer des liens, y trouver un boulot, m’y plaire tout simplement… Et il fallait dire, je ne me sentais pas vraiment prêt à rentrer en Ecosse non plus.
Il faudra que je m’explique avec Ella aussi… Je me détestais à ce moment-là. Je me répugnais même. Comment je pouvais faire ça ? Elle ne comprendrait pas, pas plus que je ne comprenais moi-même. Elle allait me prendre pour un salopard fini, le genre de mec en qui on ne devait jamais avoir confiance et très certainement que j’allais me faire botter le cul par Abby et Jon…  Je pris une profonde inspiration en y pensant.

« Oui, j’ai des obligations maintenant… Et puis, j’ai quelques petits trucs à régler avec quelques personnes que j’ai rencontrées ici… »

J’étais un lâche. Un sentiment de honte m’envahit alors. J’avais consciemment évité le plus de détails possibles, et plutôt que de lui dire directement que j’avais une copine dont j’allais devoir difficilement rompre avec, car je n’étais pas un monstre, je tenais à elle, et bien j’étais complètement vague.
Mon hésitation ne passa pas inaperçue, j’allais devoir rendre des comptes et j’étais mortifié à chaque fois que j’y pensais. J’aurais pu bégayer en disant cela que ça ne m’aurait pas étonné. Ces dix dernières minutes avaient été éprouvantes émotionnellement et l’étaient toujours. Je passais continuellement d’un bonheur sans pareil grâce à Mac’ à un début de dépression en repensant à Ella.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Dim 18 Mai - 15:26

DAVID & MACKENZIE
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Peut-être qu’en évoquant mon envie de partir de Toronto pour rentrer en Ecosse, David aurait lui aussi envie de s’en aller. Mais je savais que c’était peine perdue. Pourquoi aurait-il envie de partir alors qu’il venait d’avoir un boulot ? Evidemment qu’il n’allait pas quitter la ville maintenant… et j’allais rester, moi aussi, pour lui ! Je ne devais pas faire mon égoïste et il fallait plutôt que je pense aux patients qui auraient la chance d’être sous l’aile de David. Ils allaient sûrement guérir, que ce soit d’un petit rhume ou du plus violent des cancers. Bon… j’exagérais un peu, mais David était un bon médecin, un excellent médecin, et j’étais sûre qu’il ferait des merveilles !

« Oui, j’ai des obligations maintenant… Et puis, j’ai quelques petits trucs à régler avec quelques personnes que j’ai rencontrées ici… »

Je lui jetai un regard surpris et un peu méfiant aussi. Ce n’était pas son genre d’avoir des « affaires à régler ». Que pouvait-il avoir fait pour avoir besoin de temps ? J’espérais qu’il n’avait pas faire de bêtises, et j’allais très vite le savoir de toutes façons, parce qu’il ne savait pas mentir …

« Des affaires à régler ? Avec qui ? »

Une idée arriva dans mon esprit, et je fus horrifiée en y pensant. J’espérais que ce n’était pas une histoire de drogues, sinon je le tuerais de mes mains. S’il était tombé dans ce trafic, il aurait tôt fait de me suivre jusqu’en Ecosse, où j’allais régler cette histoire sans problème. Je me reculais doucement de ses bras pour le fixer jusqu’à ce qu’il me dise ce qu’il se passait. Je n’aurais aucun scrupules à le harceler jusqu’à ce qu’il crache le morceau, si jamais il ne voulait pas le faire.

« Si tu me dis que tu es tombé dans la drogue pendant ces trois ans, je te tue compris ? »

Son regard me rassura automatiquement. Il était surpris que je pense à cela en premier. Ça voulait dire qu’il y avait bel et bien quelque chose, mais que ce n’était pas la drogue. Bon… alors j’avais déjà éliminé une horreur. Il en restait d’autres. Qu’est-ce que ça pouvait être ?

« Bon alors, si ce n’est pas ça, qu’est-ce que tu as à régler ? »

Je croisai les bras sur ma poitrine en m’écartant de lui pour de bon. Il se tritura l’oreille, sans savoir où se mettre et quoi répondre. J’avais touché une corde sensible, et je n’étais pas prête à la lâcher !

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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Mar 20 Mai - 12:43




David vs Mackenzie

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Comme je m’y attendais, elle n’eut pas l’air d’avaler ma pauvre explication. J’allais passer à la casserole et ça commençait dès maintenant, son froncement de sourcil m’indiquant qu’elle se méfierait de ce que j’allais dire dès à présent. Bien sûr que je n’arriverai pas à lui mentir, pas à elle, ça ne servait à rien, elle arrivait à deviner quand je mentais. Je ne pourrais donc qu’être vague, mais comme ça ne la satisfaisait pas non plus, je ne savais pas comment je m’en sortirais.

« Des affaires à régler ? Avec qui ? »

Forcément. Elle voulait des noms même si elle ne les connaîtrait sûrement pas. J’étais d’ailleurs surpris, son détective ne lui avait rien dit sur mes relations avec d’autres personnes ? C’était étrange, mais je décidai de ne pas y réfléchir plus que ça, elle avait dû lui demander mon adresse, rien de plus.
Pourtant, devant mon mutisme, plutôt que de passer l’éponge, Mac’ s’écarta de moi lentement, l’inquiétude déformant ses traits.

« Si tu me dis que tu es tombé dans la drogue pendant ces trois ans, je te tue compris ? »

J’écarquillai les yeux, surpris par l’absurdité de ses propos. Je m’attendais à toutes les hypothèses de sa part, mais pas celle-là. Et elle était tellement loin de la vérité. Car oui, ça devait être impensable pour elle que je sois avec une autre femme. En attendant, je ne répondis rien, la regardant, on voyait presque les méninges qui tournaient tellement elle devait réfléchir pour savoir ce qu’il m’arrivait.

« Bon alors, si ce n’est pas ça, qu’est-ce que tu as à régler ? »

Cette fois-ci, elle s’écarta complètement de moi, mettant une bonne distance entre nous deux tout en croisant les bras avec un air déterminé. Je n’aimais pas trop la tournure que prenaient les choses, la dernière fois qu’elle avait été comme ça, elle avait réussi à me sortir les vers du nez et j’avais eu droit à une rincée de sa part…
Tout en ne sachant que faire, je commençai à me triturer les oreilles, signe évident de mon mal-être. Qu’étais-je sensé lui dire ? Question idiote au final, je connaissais la réponse. La vérité. Comment devais-je lui dire ? Partir en courant à l’autre bout de la rue et lui dire à l’aide d’un porte-voix me paraissait l’idée du siècle à ce moment-là. Que devais-je faire ensuite ? Je n’avais pas trop le choix, soit je la laissais exprimer sa déception – par le cri ou le silence – soit je tentais de me défendre pitoyablement en bégayant des excuses toutes faites pour ne pas la perdre.

Avec un raclement de la gorge, je me préparai à sortit les mots qui me couteraient peut-être, sûrement, la femme que je considérais comme la femme de ma vie depuis ma plus tendre adolescence.

« Il faut que je… euh… parle à une amie et… »

Je m’interrompis en voyant le regard noir que me lança Mac’ à la mention du mot ‘amie’, elle n’avait pas l’air du tout amusée et son air froid soudain me fit commencer à bégayer. J’avais l’impression d’être un enfant à qui on faisait avouer un vol de bonbons… Sauf que maintenant, les enjeux étaient bien plus importants.

« Et… elle v-va sûrement pas apprécier que je lui d-dise que… que… »

Tout doucement, je vis le regard de Mac se décomposer et j’eus envie de faire de même. Elle devait avoir compris maintenant et je m’en voulais tellement… D’un petit pas vers l’avant, je cherchai à combler le gouffre qui s’était formé entre nous mais elle réagit en faisant un pas en arrière. Le cœur lourd, je m’immobilisai.

« … Tu as compris... murmurais-je doucement »

Ce n’était pas une question mais une affirmation.



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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Mar 20 Mai - 18:49

DAVID & MACKENZIE
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Patiemment, j'attendais qu'il daigne me répondre. J'avais peur, j'avais une peur bleue de ce qu'il allait pouvoir me dire. C'était horrible d'avoir si peur et pourtant, j'arrivais à tout surmonter, juste pour montrer à David qu'il n'allait pas s'en sortir aussi facilement. Il était hésitant, j'étais sûre de moi.
Si ce n'était pas la drogue le problème, qu'est ce que ça pouvait être ? A ma connaissance, David n'avait jamais eu de soucis, de déviances malsaines et de troubles de la personnalité. Il allait bien, toujours. Il était juste brillant, c'était pour cette raison que j'avais aussi peur. Qu'est ce qu'il pouvait bien avoir fait pour que j'ai aussi peur ? Je le ressentais au fond de mes entrailles, c'était quelque chose de puissant, qui allait me détruire à petit feu si je ne faisais rien contre. Et enfin, David parla.

« Il faut que je… euh… parle à une amie et… »

Je ne comprenais pas. Une amie ? Certes. Cependant je n'aimais pas le ton qu'il prenait pour parler d'elle. Qui était-elle pour lui ? Que représentait-elle ? Comment l'avait il rencontrée et quelle était la nature de leur relation ? Instantanément je fus jalouse d'elle. Pourquoi être jalouse de quelqu'un que je ne connaissais pas ? Aucune idée.

« Et… elle v-va sûrement pas apprécier que je lui d-dise que… que… »

Maintenant, je comprenais pourquoi j'étais devenue jalouse de cette fille. L'hésitation de David ne pouvait signifier qu'une seule chose : il avait quelqu'un dans sa vie. Brusquement, et en deux secondes, mon monde s'écroula autour de moi. Comment avais-je pu être aussi sotte pour croire qu'il allait m'attendre toute sa vie ? Il me croyait morte, il pensait que jamais je ne reviendrais ! Pourquoi aurait-il attendu plus longtemps ? Maintenant, il était engagé envers cette personne, qui devait l'aimer et qu'il devait apprécier, sinon il n'aurait rien fait avec elle.

Lorsqu'il s'avança pour certainement me prendre dans ses bras, je reculai d'un pas, mécaniquement. J'étais perplexe, j'étais surprise, et surtout, j'étais anéantie. Je n'arrivais pas à comprendre ce qu'il m'arrivait. J'avais vécu pendant trois ans juste pour lui, j'avais tout fait pour le récupérer, et tout venait de partir en fumée en deux secondes. Je l'avais perdu. Une seconde fois. J'aurais pu avoir la force de me battre, j'aurais même pu avoir la force de le gifler, si seulement je n'avais pas été épuisée par ces trois ans de recherches. J'aurais pu faire la peau à cette femme, j'aurais pu émasculer David, et j'aurais pu tuer tout le monde y compris Douglas qui n'avait pas vu l'évidence, ou qui me l'avait cachée, mais je ne pouvais pas le faire. Au lieu de quoi je restais les bras ballants, complètement détruite. Je venais de passer d'une bulle à une autre : auparavant, j'étais dans la bulle de mon bonheur, toute contente que j'étais de l'avoir enfin devant moi ; et à présent, ma bulle venait d'éclater pour qu'une nouvelle me réceptionne et m'emprisonne en son sein : la bulle la plus horrible qui soit, celle de ma tristesse.

« Tu... Tu vois quelqu'un ? »

C'était tout ce que j'avais pu dire, tout ce que j'étais capable de penser et de comprendre. Il voyait quelqu'un d'autre, il se tapait une autre femme, il couchait avec une fille qu'il ne connaissait même pas, par rapport à moi. Le pire, pour moi, c'était que je détestais déjà cette personne, alors qu'elle était sûrement très gentille. Mais je ne pensais pas que mon plan foirerait simplement à cause d'un détail que je n'avais pas prévu : une autre femme.

« Mais... mais... »

Je n'arrivais plus à parler, ni même à penser. Mon cerveau était embrumé et trop occupé à empêcher mes larmes de couler de nouveau. Je me détournai de David, sans rien dire, complètement amorphe. Et finalement, je réussis à parler... à crier, plutôt.

« Mais David, j'ai traversé tous les putains de continents pour te trouver, j'ai jamais été morte, et parce que tu n'as pas eu le courage d'aller voir mes parents, juste cinq minutes, tu es parti, et sans rien dire. J'ai tout fait pour que te retrouver, j'ai tout fait ! J'ai dépensé des milliers, j'ai pris des tas d'avions, j'ai emmerdé tout le monde avec cette histoire mais tu sais pourquoi j'ai tenu ? »

Je marquai une pause pour le laisser réfléchir et reprendre mon souffle, mais je ne lui laissai pas le temps de répondre :

« Parce que j'ai cru en toi. Parce que je me disais que dès lors que tu me reverrais, tout redeviendrait comme avant ! Parce que je pensais que tu m'aurais attendu, que tu aurais ressenti ça au plus profond de toi ! »

Tout l'immeuble avait dû entendre notre échange - si on pouvait appeler cela un échange... - tellement j'avais crié, et David s'était tassé sur lui-même, alors que je n'avais même pas bougé. Il n'en menait pas large, et il pouvait bien oui !
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Jeu 22 Mai - 12:37




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Son regard avait perdu son éclat habituel, il était morne, morose, comme si son âme s’était échappée de son enveloppe charnel. Sa tristesse soudainement apparente me poignarda en plein cœur, et à mon tour, une tristesse profonde m’envahit. C’était entièrement de ma faute, je m’en voulais, mais tellement. Et comme je le prévoyais, comme j’en avais eu peur, cette nouvelle l’anéantissait.
Je m’attendais à toutes les réactions de sa part. J’étais autant toute sa vie qu’elle était la mienne, chose qu’elle ne devait plus croire à présent… Pourtant, elle resta là devant moi, ne voulant ni m’approcher ni s’éloigner. Je fus rassuré un instant, elle n’était pas partie en courant, j’avais encore une chance infime de me racheter. Infime certes, mais toujours là. Et tant qu’il y avait de l’espoir, il y avait des hommes.

« Tu... Tu vois quelqu'un ? »

Son ton brisé me fit baiser la tête, honteux. C’était la première fois que je la voyais comme ça, à cause de moi. D’habitude, c’était moi qui la réconfortait et lui assurait à quel point les hommes étaient des connards de l’avoir mise dans cet état… Et cette fois-ci, j’étais passé de l’autre côté, et c’était moi, le connard qui la détruisait.
Je devais être une telle déception pour elle. Si elle m’avait cherché trois ans c’est que jamais, au grand jamais, elle n’aurait pensé que je tourne la page, ou alors elle continuait d’espérer que je ne la crois pas morte et que j’étais juste blessé par la mort de ma famille ? En attendant, j’étais un parfait idiot.

« Mais... mais... »

Je n’arrivais plus à écouter ce ton si perdu, si déchiré… Ça me faisait tellement mal. D’un coup d’œil timide, je remarquai qu’elle essayait tant bien que mal de retenir ses larmes avant de se détourner de moi. Je me sentis encore plus mal si c’était possible… Et d’un coup, une tempête dirigée contre moi se déclencha sans que je puisse y faire quelque chose.

« Mais David, j'ai traversé tous les putains de continents pour te trouver, j'ai jamais été morte, et parce que tu n'as pas eu le courage d'aller voir mes parents, juste cinq minutes, tu es parti, et sans rien dire. J'ai tout fait pour que te retrouver, j'ai tout fait ! J'ai dépensé des milliers, j'ai pris des tas d'avions, j'ai emmerdé tout le monde avec cette histoire mais tu sais pourquoi j'ai tenu ? »

Je ne répondis pas pendant qu’elle reprit sa respiration, encore plus honteux qu’avant. Bien sûr que tout cela, j’en avais conscience, bien sûr qu’elle avait raison de s’énerver, c’était de ma faute. Bien sûr que si j’avais pu, je serais remonté dans le temps pour changer, pour elle, même si je ne regrettais pas ces trois mois avec Ella…

« Parce que j'ai cru en toi. Parce que je me disais que dès lors que tu me reverrais, tout redeviendrait comme avant ! Parce que je pensais que tu m'aurais attendu, que tu aurais ressenti ça au plus profond de toi ! »

Ses mots me transpercèrent de part en part. Elle avait cru en moi, et je l’avais déçue, ni plus ni moins. Elle se calma et je pus la regarder à nouveau sans avoir peur qu’elle reprenne ses cris. Cependant elle était encore au bord des larmes, et malgré mon envie de la prendre dans mes bras, je savais mieux que quiconque que je ne devais pas oser…
Perdu, je n’osai pas bouger, pas parler, ne sachant que faire tandis que Mac’ attendait une réaction de ma part. Je savais que mes prochains mots seraient décisifs pour elle. C’était maintenant que je la récupérais ou que je la perdais pour de bon. Avec une grande inspiration, je me lançai sans filets de sécurité.

« Tu sais… J’aurais aimé te dire que je t’ai attendu ces trois dernières années, vraiment, mais je ne peux pas, car ce n’est pas le cas… »

Devant les larmes qui commencèrent à couler sur ses joues je me dépêchais de m’expliquer.

« Je t’ai cru morte Mac’, morte et enterrée ! Je ne me suis ouvert à personne, restant enfermé dans ma coquille, je partais rapidement d’un endroit à l’autre car pour moi, m’attacher était trop dur. Je t’ai pleuré, je te pleurais encore jusqu’à aujourd’hui. Même si ça a changé il y a trois mois et que je me suis mis avec elle, est-ce un crime d’avoir voulu essayer d’aller mieux malgré le fait que tu me manquais à en mourir ? Car sinon, oui je suis coupable. »

Une larme s’était malencontreusement échappée de mon œil droit que j’essuyai du revers de la main.

« J’ai idiotement pensé que dans ta mort, tu voudrais que je passe à autre chose, car même dans mes rêves les plus fous, jamais tu ne me revenais. Alors oui, je suis avec elle, mais ce n’est quand même pas elle que j’aime, mais bien toi que je n’ai jamais cessé d’aimer… »

Mon dernier monologue était la tentative désespérée d’un homme pour récupérer la femme de sa vie et au plus profond de mon être, je souhaitais que mes mots avaient laissé dans leurs sillages une impression positive alors que pendant ce temps, chez moi, ils avaient laissé une marque indélébile…




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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Jeu 22 Mai - 17:57

DAVID & MACKENZIE
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Toujours perdue, je ne savais pas quoi faire. J’avais peur de perdre David, parce que si cette fois, ça arrivait de nouveau, alors cette fois, je le perdrais pour toujours. D’un côté, je comprenais qu’il ait voulu refaire sa vie. De l’autre, je peinais à le croire. David avec une autre femme. C’était quelque chose qui, dans mon esprit, n’aurait jamais pu arriver. Je le transperçai du regard, en attendant  une réponse, qui peut-être n’arriverait pas. Il me semblait plus bas que terre, plus honteux que jamais, et je ressentais presque sa douleur, alors que sur le coup, je le détestais presque. Je me détestais aussi, en réalité. J’avais été trop lente. Au lieu de le chercher, j’avais fait d’autres choses, qui pour moi, n’étaient pas plus importantes que lui. Et maintenant j’en payais le prix. C’était bien fait pour moi.
Je n’avais plus personne à blâmer, à part David. C’était pour cette raison que ma colère se dirigeait vers lui. J’avais déjà fait s’écrouler la boîte qui avait construit la salle où nous devions faire la fête, ce soir-là, il y a trois ans. Je les avais traînés en justice et plus jamais ils ne pourraient faire de bâtiment. C’était ma seule consolation, auparavant, parce que je n’avais plus David. Alors je m’étais défoulée sur quelqu’un d’autre. Et maintenant que ma colère revenait, elle allait directement sur David.

« Tu sais… J’aurais aimé te dire que je t’ai attendu ces trois dernières années, vraiment, mais je ne peux pas, car ce n’est pas le cas… »

Mes larmes débordèrent de mes yeux et glissèrent sur mes joues. Je n’arrivais plus à les retenir, je ne pouvais plus le faire, j’étais en train de comprendre que j’étais dans une merde pas possible, et que récupérer David allait être compliqué. Il ne m’avait pas attendue, très bien… alors pourquoi était-il si heureux de me voir ? J’étais idiote, bien sûr qu’il était heureux de me voir parce qu’il m’aimait. Il était simplement surpris. Il ne m’attendait pas, il venait de me le dire.

« Je t’ai cru morte Mac’, morte et enterrée ! Je ne me suis ouvert à personne, restant enfermé dans ma coquille, je partais rapidement d’un endroit à l’autre car pour moi, m’attacher était trop dur. Je t’ai pleuré, je te pleurais encore jusqu’à aujourd’hui. Même si ça a changé il y a trois mois et que je me suis mis avec elle, est-ce un crime d’avoir voulu essayer d’aller mieux malgré le fait que tu me manquais à en mourir ? Car sinon, oui je suis coupable. »

Je l’écoutai, sans rien dire. Je ne pouvais faire que cela de toutes façons : l’écouter. Je m’étais énervée pour rien, je n’aurais pas dû lui crier dessus. Je m’en voulais déjà de l’avoir engueulé alors qu’il n’y était pour rien. C’était normal qu’il soit parti, il n’allait pas rester en Ecosse alors que toute sa famille était morte… mais ça aurait été tellement plus simple qu’il attende encore une heure ou deux… il m’aurait vue arriver et il n’aurait pas fui aussi longtemps. Je le vis alors écraser une larme du revers de sa main, presque machinalement et mon cœur se serra encore un peu plus. Je ressentais sa souffrance, c’était la même que la mienne. Combien de fois avais-je cru qu’il était mort, qu’il avait eu un accident ou une connerie du genre ? Combien de fois avais-je cru l’avoir perdu pour de bon ? Des dizaines, des centaines, des milliers de fois. Néanmoins, ses questions me firent encore plus mal. Bien sûr que non, ce n’était pas un crime d’avoir voulu recommencer une nouvelle vie, au contraire. J’aurais certainement fait la même chose…

« J’ai idiotement pensé que dans ta mort, tu voudrais que je passe à autre chose, car même dans mes rêves les plus fous, jamais tu ne me revenais. Alors oui, je suis avec elle, mais ce n’est quand même pas elle que j’aime, mais bien toi que je n’ai jamais cessé d’aimer… »

Mon cœur loupa un battement, cette fois. J’étais partagée entre une joie pure et intense, parce que ses mots étaient sincères et tellement concrets pour moi que je ne pouvais pas tout simplement passer à côté, et une tristesse profonde pour la jeune femme qui allait perdre un tel bijou. Elle ne devait même pas se rendre compte du problème, et elle allait vraiment tomber des nues. Autant j’étais jalouse d’elle, autant je n’aurais pas aimé apprécié être à sa place. Je baissai les yeux, carrément honteuse de lui avoir crié dessus, même si ça m’avait fait du bien de le faire. Et puis, qui sait ? peut-être que si je n’avais pas crié, il ne m’aurait pas répondu tout cela.

« Quitte la, David. »

Malgré moi, je n’avais pas réussi à lui répondre autre chose. A croire que ma jalousie et ma rancœur avaient pris le pas sur ma sensibilité. Mais je voulais être sûre et certaine que je n’aurais pas de mauvaise surprise par la suite. Je ne connaissais pas cette femme, mais peut-être qu’elle voudrait s’accrocher. Et si c’était le cas, elle aurait à faire à moi. Et je ne la louperais pas. Néanmoins pour l’instant, ce n’était pas le cas, elle n’était pas devant moi, et elle n’était même pas au courant. Je finis par relever les yeux vers David, en le suppliant du regard pour qu’il le fasse et je vis dans ses yeux qu’il le ferait, qu’il me cédait cela. De toutes façons, s’il ne l’aimait pas, alors ce ne serait pas un problème. Ce n’était juste pas quelque chose qu’il avait l’habitude de faire. Et je me ferais une joie de l’aider. Mes larmes continuaient de couler, même si je ne me sentais plus aussi triste, cette fois. C’était un mélange de tristesse, de honte, de joie et de soulagement. Mes émotions me submergeaient, mes hormones étaient en ébullition, et tout ce que je voulais, c’était me faire toute petite.

« Viens-là… »

En voyant encore son regard larmoyant et David prêt à imploser, je m’avançai vers lui et passai ma main dans sa nuque, pour jouer avec la racine de ses cheveux. Instantanément, je le sentis se détendre et je me blottis contre lui, pour profiter d’un moment de calme. J’avais cette étrange impression d’être schizophrène, de l’aimer et de le détester en même temps, de ne pas savoir sur quel pied danser. Que devais-je faire en réalité ? L’aimer, comme avant, c’était la seule solution et c’était tout ce que je voulais ! Je penchais la tête en arrière pour le regarder. En trois ans, je n’avais pas pris un centimètre et j’étais toujours aussi petite, par rapport à lui. Ma main toujours dans sa nuque, j’appuyai sur cette dernière pour qu’il baisse la tête vers moi afin que je l’embrasse. Je crevais d’envie de le faire depuis qu’il avait ouvert cette porte et le moment n’aurait pas pu être mieux choisi, après tous les mots qu’il avait eu pour moi.

Lorsque nos lèvres se rencontrèrent, j’eus ce sentiment d’électrisation que j’avais toujours, trois ans auparavant. Notre relation n’avait donc pas changé et nous étions encore tous les deux des amoureux exceptionnels. J’étais heureuse de remarquer que nous pourrions reprendre ce que nous avions laissé là-bas. Je le laissai reprendre ses marques quelques secondes, et je profitai du moment, en me laissant aller le plus possible. Il avait passé ses mains dans mon dos, juste au-dessus de ma taille et j’appuyai un peu plus sur sa nuque pour approfondir notre baiser, jusqu’à ce que nous manquions d’air tous les deux, et qu’on se décale l’un de l’autre, au même moment. Mes sentiments faisaient le yoyo depuis que j’étais arrivée ici. Mon cœur battait la chamade, mes mains étaient moites et je n’avais qu’une envie : m’enfuir d’ici avec lui !
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Jeu 22 Mai - 22:57




David vs Mackenzie

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Mon monologue avait été tellement passionné que je ne remarquai pas le changement d’expression chez Mackenzie qui m’aurait permis de me détendre et je restai tendu comme un arc, la peur au ventre. Et si malgré mes belles paroles, elle ne voulait plus de moi ? Et si ce n’était pas assez ? Et si elle allait prendre le premier avion et partir pour m’oublier pour de bon ? Après tout, je le méritais amplement.
Quand je risquai un regard en sa direction, je vis qu’elle avait adopté la même posture que moi, les yeux face au sol. De quoi pouvait-elle avoir honte ? Elle n’avait rien fait, c’était moi. Je méritais de me sentir comme ça, pas elle.

« Quitte la, David. »

Sa demande était explicite, claire, précise, et je sentais sa jalousie dans son ton, elle ne laisserait pas passer ma liaison plus longtemps. Cependant, je compris ce que ses mots impliquaient. Elle me voulait ! Elle voulait encore de moi ! Sous condition certes, mais j’avais réussi à la convaincre. Je me retins de sourire, j’avais gagné la bataille mais pas la guerre, et nous n’en étions pas encore aux réjouissances.
Sans rien ajouter, elle releva les yeux et me supplia du regard. Elle en avait besoin, et autant que j’avais besoin d’elle, je lui accordais donc, même s’il m’en couterait. On pouvait bien le dire, j’étais aveuglé par l’amour et j’aurais pu lui décrocher la lune, que je l’aurais fait… Mais à côté, je sentis une petite appréhension. Comment j’allais aborder ce sujet avec Ella. Tout allait bien entre nous, nous étions heureux ensemble, et comme ça, du jour au lendemain, j’allais lui dire que c’était fini entre nous… Elle allait être anéantie. Elle était tellement attachée à moi…
La voix de Mac’ me sortit de mes pensées tandis qu’elle s’approcha doucement de moi.


« Viens-là… »

Tout en se collant à moi, elle passa ses bras autour de mon cou, passant ses doigts à la base de mes cheveux, l’endroit que j’adorais par-dessus tout. D’un coup, je me détendis, me sentant bien dans ses bras alors que je passai les miens autour d’elle. Tout doucement, un soupir discret se fit entendre et mes traits s’adoucirent, se décrispèrent. Ces dernières minutes avaient été si intense, mais à présent, je pouvais enfin profiter de l’instant la conscience tranquille vis-à-vis de Mac’. Elle savait, elle n’était pas partie. Tout allait bien.
Par la suite, elle releva la tête pour me regarder avant d’exercer une pression avec la main encore sur ma nuque pour que je baisse la mienne. Je compris instantanément où elle voulait en venir et je me laissai faire avec plaisir, et quand nos lèvres se touchèrent, je retrouvai la familiarité de celles-ci, de leurs douceurs, de leurs parfums, de leurs gouts… Je fermai les yeux pour mieux profiter de l’instant, profitant de la chose qui m’avait manqué depuis plus de trois ans…

Quand elle approfondit le baiser, je sentis des papillons voler dans mon ventre, et je me rendis compte à quel point cela m’avait manqué. Avec Ella, ça avait été différent, pas dans le mauvais sens, mais en tout cas, avec Mac’, mes sens étaient en éveils, comme si j’avais sorti la tête de l’eau. Après de longues secondes, on mit fin au baiser pour reprendre notre souffle et je m’autorisai enfin à sourire. Mon stress s’était calmé totalement et je ressentais à nouveau ce que j’avais ressenti en la voyant, sans la culpabilité…

Pourtant, à mon humble avis, je n’en avais pas eu assez et après avoir pris une grande inspiration, j’attaquai à nouveau sa bouche, prenant cette fois l’initiative. Je remontai une de mes mains pour caresser la joue de Mac’ tout en essuyant les restes de larmes puis, je lui quémandai l’accès avec ma langue, qu’elle m’accorda presque instantanément. Ce baiser était plus demandeur, plus affamé. Le poids de ses trois ans nous tombait soudainement sur les épaules et ça se sentait.
Alors que jusqu’à présent, nous nous tenions debout au milieu de mon salon, je fis reculer Mac’ jusqu’à ce qu’elle trébuche contre mon canapé et avec un sourire complice elle s’assit tout en me tirant par le col du tee-shirt et c’est ainsi que je me retrouvai au-dessus d’elle tout en l’embrassant. Ma tête était enfin vidée de tout et je ne pensais qu’à Mac’, avec moi, sous moi, enfin après trois ans.

« Je sais pas si je te l’ai déjà dit, mais tu m’as manqué. »

Avec un smack sur les lèvres, je ponctuai chacun de mes mots, la faisant rire un peu, notre complicité se retrouvant petit à petit. Et à ce moment-là, je me demandai comment j’avais pu vivre sans elle.



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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Ven 23 Mai - 11:38

DAVID & MACKENZIE
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Ces étreintes si particulières m'avaient manqué. Particulières, parce qu'il n'y avait qu'avec David que je pouvais ressentir ce que je ressentais à ce moment précis. Il savait exactement ce que j'aimais, et je savais quoi faire pour qu'il soit heureux et bien sûr je ne manquais pas de le faire. Bien au contraire.

Lorsque ses lèvres se décollèrent des miennes, j’eus cette étrange impression que rien ne s’était passé, quelques instants auparavant. Nous nous étions disputés à propos d’une femme, et pourtant, je me sentais bien, maintenant. Il ne voulait que moi, il se fichait pas mal de l’autre fille. Et là, ça me rendait heureuse de savoir ça. Et je le voyais dans ses yeux, il m’aimait encore comme avant, il n’avait jamais cessé, et il ne m’avait pas menti. Je croyais que nous allions nous séparer, cependant, David ne me lâcha pas et mieux encore, il se pencha de nouveau vers moi et scella une seconde fois nos lèvres. Je sentis ses mains rechercher le contact et elles terminèrent sur mes joues, et je les sentis me les caresser pour essuyer mes larmes et approfondir encore plus qu’avant notre baiser. Je passai mes bras dans son dos et dans son cou pour me rapprocher de lui, et collai mon bassin au sien, alors qu’avec force et douceur, tout en même temps, il me faisait reculer jusqu’au canapé, que je pris alors dans les genoux. Nous nous séparâmes quelques instants pour que je puisse m’asseoir sans tomber, et dans mon mouvement, j’embarquai David avec moi, en le tirant par le col de sa chemise. Il se laissa faire, de toutes façons, c’était ce qu’il attendait, je l’avais bien compris.

« Je sais pas si je te l’ai déjà dit, mais tu m’as manqué. »

En savourant chacun de ses baisers papillons, je souris en fermant les yeux. Ses mots étaient d’une douceur incroyable et il ne savait même pas à quel point je les avais attendus. Il m’avait manqué énormément, et ces moments de tendresse également. Nous avions une relation fusionnelle à l’époque, nous pensions tout pareil, nous voulions tout pareil, nous nous aimions de la même façon. Nous étions semblables en tous points et très différents en même temps, au niveau du caractère. J’adorais ça. Et je voyais que ça n’avait pas changé.

« Tu sais ce qui m’a encore plus manqué ? »

Ma question resta en suspens, et cette fois, je vins attraper ses lèvres dans un baiser rempli de passion. Il avait aussi bien compris ce que je voulais dire, et je n’avais pas besoin de réponse. Lui non plus, d’ailleurs. En laissant de nouveau sa langue danser avec la mienne, je m’attaquai à sa chemise, et la déboutonnai à la hâte, pressée de redécouvrir ce corps qui m’appartenait presque entièrement. Je brûlais d’envie, et l’autre nuit avec Douglas m’avait bien réveillée à ce sujet… Trois ans avaient été très longs, et David aurait tout intérêt à me satisfaire pleinement.

Alors que je défaisais le dernier bouton, je sentis qu’il laissait ses mains parcourir tout mon corps, d’une façon un peu débraillée, un peu gauche, maladroite. Ça n’avait pas beaucoup changé depuis qu’il s’était enfui. J’aurais pensé qu’il aurait eu un petit plus d’expérience, peut-être. Il devait bien avoir couché avec cette fille. Je fermai les yeux en l’imaginant avec elle, et je secouai la tête pour m’enlever cette image un peu trop énervante pour moi de la tête. En reprenant un peu du poil de la bête, je poussai David vers la gauche, pour qu’il soit à côté de moi, plutôt qu’au dessus, et m’assis sur lui, à califourchon, en commençant à l’embrasser dans le cou. Dans cette position, je pouvais tout sentir, et je savais exactement ce qu’il voulait, tout autant qu’il savait ce que j’attendais. Je fis passer mon t-shirt au-dessus de ma tête, alors que David admirait le paysage, un léger sourire aux lèvres. Alors que je continuai mon manège, le téléphone de David, posé sur la table basse, vibra deux fois. Je m’arrêtai quelques instants, mais repris là où j’en étais, sans y porter plus d’attention que cela.

J’enlevai la chemise de David en la faisant glisser sur ses épaules et embrassai chaque parcelle de peau qui s’offrait à moi, alors que ses mains retrouvaient des anciens repères, des réflexes qu’il n’avait pas oubliés, seulement rangés dans un coin, avec le reste de nos souvenirs communs. Nos respirations étaient plus fortes, plus saccadées, et notre envie et notre désir s’amplifiaient de plus en plus. En me décalant doucement de son bassin vers ses genoux, je fis sauter le bouton de son pantalon et fis glisser sa braguette pour le libérer un peu, tandis qu’après maintes et maintes tentatives, il réussit à dégrafer mon soutien-gorge. Une nouvelle fois, nous basculâmes dans le canapé pour échanger nos positions, et pour que David puisse enlever son pantalon, et m’enlever le mien par la même occasion. Quand je vis ses jambes, j’ouvris de grands yeux en riant. Il était musclé, beaucoup plus musclé qu’avant. Ces trois ans de vagabondage avaient été une source de musculation pour lui, et ça lui réussissait plutôt bien. J’appréciais le changement, pour une fois, et il sembla remarquer mon coup d’œil appréciateur sur toute la surface de son corps.

« Tu es beau. »

Son sourire fut le plus cadeau qu’il puisse me faire. Bien sûr, il se pencha de nouveau vers moi une fois que nous fûmes nus tous les deux, et je me mordis les lèvres pour l’aguicher un peu, bien qu’il n’y en ait pas réellement besoin. Et enfin, j’eus la délivrance, et il me pénétra doucement, en prenant son temps, comme il l’avait toujours fait avec moi. J’avais l’impression de vivre une seconde première fois avec lui, je revivais exactement les mêmes choses et je ressentais les mêmes émotions. C’était bon, et David le savait ! Rapidement, nos respirations ne muèrent en gémissements, tant de mon côté que du sien, et je bougeai mon bassin pour l’inciter à aller encore plus loin et beaucoup plus fort. Notre tendresse se changeait progressivement en force et en une puissance ardente qui semblait nous consumer de l’intérieur. Comme à son habitude, David prenait les choses en main, et tout ce que j’avais à faire, c’était de me laisser aller et de profiter de sa présence…
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forever and ever.
My beating heart belongs to you. I walked for miles til I found you. I'm here to honor you. If I lose everything in the fire, I'm sending all my love to you. With every breath that I am worth here on Earth, I'm sending all my love to you. So if you dare to second guess, you can rest assured that all my love's for you @ ALASKA.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Sam 24 Mai - 14:08




David vs Mackenzie

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A cet instant, je ne souhaitais qu’une chose, c’était continuer mes baisers sur chaque parcelle de son corps, lui montrer à quel point je l’aimais, mais surtout lui donner du plaisir comme si ces trois années n’avaient jamais existé. Au fond de moi, je me doutais qu’elle était dans le même état que moi, les yeux fermés, elle se laissait aller à mes caresses.

« Tu sais ce qui m’a encore plus manqué ? me demanda Mackenzie en laissant sa phrase en suspens, n’ayant pas l’intention de la poursuivre. »

La confirmation qu’elle était dans le même état d’esprit que moi promettait de rendre la suite très intéressante pour nous deux. Et tandis qu’elle attaqua à nouveau mes lèvres avec une passion nouvelle, je sentis l’anticipation se transformer petit à petit en douce chaleur dans le creux de mon ventre. Ne cherchant pas à délayer la suite des événements plus longtemps, nous reprîmes notre précédent baiser et je sentis ses mains se glisser lentement le long de ma torse, se muant contre la fabrique de ma chemise, qui frotta délicieusement à son tour contre ma peau. Bientôt, les doigts de fée de Mac’ arrivèrent à hauteur de mes abdominaux et je devenais de plus en plus fou d’elle. Ses pupilles étaient dilatées, le noir recouvrant presque intégralement le marron de ses yeux, le désir y brulait tout autant dans ses yeux que dans les miens.

N’y tenant plus, je décidai que j’en avais assez d’être passif et je passai mes mains partout sur le corps de Mackenzie. Je redécouvrai ses courbes, m’attardant sur ses hanches, caressant son dos pour revenir sur sa poitrine. Cependant, je n’eus pas le plaisir de la dominer longtemps de mon corps puisqu’elle décida de me pousser à ses côtés. Elle n’attendit pas longtemps, me grimpant dessus. Elle s’assit sur mon bassin et je sentis son entrejambe appuyer contre mon érection, envoyant un jet d’adrénaline dans tout mon corps alors qu’elle attaquait mon cou de sa bouche. Je ne savais plus où donner de la tête, entre mon entrejambe et mon cou.
Bien trop vite à mon goût, elle arrêta de m’embrasser, et, en faisant un peu le show, elle passa son tee-shirt lentement par-dessus sa tête. Elle m’hypnotisait et je ne pouvais détourner le regard. Sa poitrine était toujours aussi agréable à regarder, son ventre parfait, ses hanches…
Mon vibreur me sortit de ma rêverie et elle se stoppa quelques secondes avant de reprendre, ça pouvait bien attendre un quart d’heure. Elle fit glisser ma chemise qu’elle avait ouverte auparavant et je me retrouvai torse nu, face à elle, et elle s’empressa de me couvrir de baisers, recouvrant chaque endroit accessibles. Mes mains quant à elles avaient repris leur exploration, n’oubliant aucun bout de peau. Parfois, quand je caressais ses seins d’une façon qu’elle adorait, je l’entendis gémir un peu, m’envoyant une vague de plaisir jusque dans mon bas-ventre.

Les choses s’accélérèrent quand, alors que nous étions presque essoufflés, elle se recula un peu, libérant le poids sur mon sexe, me faisant grimacer devant la perte de cette douce friction. Heureusement, elle s’empressa d’ouvrir mon jean, laissant enfin de la place à mon érection à mon grand soulagement. Je lui rendis l’appareil en tentant de dégrafer avec difficultés ce soutien-gorge que je voulais voir voler à l’autre bout de la pièce. Quand ce fut fait, elle échangea à nouveau nos positions et on en profita pour retirer nos pantalons, ce tissus était définitivement de trop encore. Alors que j’appréciais la vue de Mac’ juste dans son shorty, j’entendis un petit rire, et je remarquai la source de son étonnement. En effet, mon corps avait beaucoup changé en trois ans et apparemment, ça ne lui déplaisait pas du tout.

« Tu es beau. »

Son compliment me fit chaud au cœur et un large sourire s’étira sur mes lèvres. Puis, nous finîmes ce que nous avions commencé et je pus observer à mon aise le corps exposé de mon amante. Elle n’avait pas tant changé, peut-être avait-elle pris des formes agréables à regarder un peu, ce qui me plut beaucoup. Je me penchai alors sur elle, la dominant de tout mon corps, voulant en arriver enfin à ce qu’on recherchait tous les deux. Et, n’y tenant plus, surtout après que Mac’ m’ait teasé de la sorte en se mordant les lèvres, je la pénétrai enfin. J’eus un petit gémissement de bonheur, retrouvant une familiarité qui m’avait manqué avant de démarrer doucement, lentement. Mes va-et-vient se firent doux, je voulais nous faire durer le plaisir le plus longtemps possible, pour rattraper le temps perdu et faire de cette fois-là une fois spéciale. Et quand après un coup de reins particulier, elle commença à gémir et à bouger en rythme avec moi, je ne répondis plus de moi et mes va-et-vient accélérèrent. Nos gémissements résonnèrent de plus en plus fort dans la pièce. Je me sentais proche de l’orgasme.
Cependant, je n’étais pas décidé à mettre un terme à nos ébats de si tôt. Après un coup de rein particulièrement bien placé, je pris Mac’ par les hanches, et aussi facilement qu’un canapé le permettait, je la basculai au-dessus de moi, lui laissant le plaisir de me chevaucher, chose inhabituelle, tandis que je me mis en position assise. Je cherchais sa proximité, et en cet instant, avec mon torse contre le sien, ses seins pressés contre moi, tandis qu’elle commençait lentement à se soulever et se rabaisser, je trouvai cette proximité que je voulais. Nous nous regardions les yeux dans les yeux, dévorant littéralement l’autre des yeux. Doucement, je l’embrassai sur les lèvres, lui mordant un peu au passage tandis que je collectais ses gémissements à leur source, puis, je commençai à l’embrasser le long de sa mâchoire, sous l’oreille, dans le cou, à l’intersection entre le cou et l’épaule, la marquant mienne au passage. Ses va-et-vient ne s’étaient pas arrêtés entre temps et je devenais de plus en plus submergé par le plaisir que me procuraient les frictions de nos corps.

Nous n’étions pas très loin de la délivrance quand une sonnerie, la mienne, nous tira de notre transe. Un sms, ça je pouvais ignorer, mais un appel… Je regardais Mac’ avec des yeux ronds, cherchant son approbation, alors qu’elle était encore assise sur moi. Après un soupir et un hochement de la tête de sa part, je tendis le bras sur la table basse pour attraper mon portable. Je fis une grimace en voyant le nom qui s’affichait. C’était Ella… En prenant une profonde inspiration, pour me recomposer et surtout reprendre ma respiration pour ne pas paraître essoufflé, j’appuyai sur le bouton décrocher.
A l’autre bout du fil, Ella me salua, me demandant comment ça allait comme à son habitude. Je lui répondis le plus naturellement possible, mais difficilement, mon sexe toujours à l’intérieur de Mac’. Ne passant pas par 4 chemins, elle me demanda pourquoi je n’avais pas répondu à son sms. Me passant une main sur le visage, je lui sortis une excuse dont je n’étais pas fier. « Je suis allé courir, c’est pour ça que je suis un peu à bout de souffle, ne t’inquiètes pas mon cœur… » Du coin de l’œil, je vis que Mac’ avait compris de qui il s’agissait, et son regard s’assombrit. Je ris un peu en entendant Ella me sermonner, me sommant de faire attention à ma jambe. Rire qui par inadvertance faillit se transformer en gémissement. Sur moi, Mac’, sûrement par vengeance, avait repris ses va-et-vient. Je la suppliai du regard d’arrêter, ce qu’elle ne fit pas et, à bout de souffle, je m’excusai auprès d’Ella, prétextant une douche plus que bienvenue.
Une fois que j’eus raccroché, je lui lançai un regard désapprobateur, alors qu’elle se déhanchait sensuellement sur moi, se mordillant la lèvre inférieure. Elle était le portrait parfait du péché en cet instant. Lui attrapant les hanches, je me concentrai à nouveau sur elle, lui murmurant un « Excuse-moi… », espérant que cet appel n’avait pas tué dans l’œuf l’ambiance…



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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Sam 24 Mai - 16:01

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David était comme dans mon souvenir : fougueux et plein de surprises. Alors que je pensais que j’allais rester jusqu’à la fin de nos ébats en dessous de lui, allongée sur ce canapé plutôt moelleux, il m’étonna une nouvelle fois, et me souleva avec facilité pour finalement s’allonger  à ma place, et me laisser à califourchon sur lui, comme nous l’étions auparavant. A croire qu’il avait aimé ça. Avec un sourire, je basculai doucement ma tête en arrière. C’était une position que j’adorais, parce que je pouvais tout ressentir, absolument tout. C’était comme si David et moi étions fait pour faire l’amour ensemble, comme si mon corps était calqué sur le modèle du sien, à quelques différences près et que jamais, les moules ne changeraient. Alors que je commençais à onduler du bassin, il m’embrassa un peu partout, en me mordillant par endroit. Il n’avait pas perdu ses vilaines habitudes, et il me laisserait encore des marques, mais au point où nous en étions, je m’en fichais pas mal. Tout ce que je pensais, c’était que nous étions ensemble, comme avant, et que tout allait bien.

Plus les secondes passaient, plus notre danse lascive nous réchauffaient, et nous emmenaient vers un ciel que nous n’avions plus atteint ensemble depuis trop longtemps. A chaque remontée de mon corps sur lui, je me laissais tomber plus lourdement la fois d’après, à la fois pour le sentir le plus possible et aussi pour l’entendre gémir de plaisir. Nos corps en sueur se complétaient, et je faillis perdre pied rien qu’à l’idée de l’orgasme qui nous attendait tous les deux. J’avais hâte, une hâte capricieuse. Non pas que je souhaite en finir avec nos ébats, mais j’avais envie d’être pleinement satisfaite de nouveau, comme avant. Cependant, ce plaisir fut de courte durée. Le téléphone de David, qui nous avait déjà enquiquinés dix minutes auparavant, sonna, cette fois. Ce n’était plus un message, mais un appel. Avec un soupir, je le laissai répondre après qu’il demandé silencieusement l’autorisation. Sans sortir de moi, il attrapa son téléphone et décrocha après avoir tenté de reprendre son souffle. J’entendis une voix de femme sortir du combiné et je me figeai automatiquement. C’était elle. La femme avec qui il sortait. La femme qui avait réussi à le charmer à ma place. Je sentis ma rage monter en puissance, et lorsqu’il la surnomma « mon cœur », je crus que j’allais lui arracher le téléphone des mains et crier à cette pimbêche qu’elle n’était plus la bienvenue.

Au lieu de quoi, j’eus une autre idée. Toujours assise sur lui, et toujours empalée sur lui surtout, je repris les va-et-vient avec fougue. J’avais bien vu son regard suppliant, mais je ne fis rien qui puisse le soulager de quoi que ce soit. Au contraire, je continuai avec passion, et l’entendis raccrocher à bout de souffle. Fier de mon coup, je ne pus m’empêcher de sourire et d’accélérer mes mouvements pour qu’il daigne enfin quitter son portable et se concentrer sur moi. Cette fille n’avait rien à faire entre nous. Après m’avoir observée quelques secondes, il finit par se redresser comme avant et reprendre ses caresses et ses baisers tout en murmurant qu’il était désolé. Brusquement, et comme seule réponse, j’accélérai encore un peu plus la cadence, atteignant une vitesse plutôt forte, que je n’allais pas pouvoir tenir longtemps alors que David, sous la force de mes coups de rein, se cramponnait à mes hanches comme un naufragé à sa bouée. Je soupirais de plus en plus fort, l’espace entre mes gémissements se faisait beaucoup plus long et je percevais même de petits couinements s’échapper de la bouche de David.

Ce manège dura à peine quelques minutes, avant que mes muscles ne se crispent d’un seul coup, m’amenant par la même occasion une sensation de libération incroyable. Mon gémissement résonna et se perdit dans les méandres de l’appartement et de la cage d’escalier sûrement et je restai ainsi jusqu’à ce que David puisse à son tour ressentir cet impressionnant sentiment. Je souriais de bonheur alors qu’il avait enfoui sa tête dans mon cou, en accélérant ses mouvements en moi, et il ne fut pas long à me rejoindre. Dès lors, je m’écroulai sur lui, radieuse et libérée, et je calai ma respiration sur la sienne, pour ralentir nos cœurs et nous calmer. J’avais envie d’embrayer sur une discussion à propos de sa « copine » et du fait qu’elle l’ait appelé. J’avais envie de la railler et de lui donner envie de rompre avec elle. Ce n’était pas vraiment moi, mais je ne pouvais pas le laisser continuer ne serait-ce qu’un jour de plus avec elle. Néanmoins, je ne voulais pas casser la magie du moment et du coup, je me tus. Pendant cinq minutes. Avant de finalement céder.

« Tu lui as fait ça, à elle aussi ? »

Je regrettais déjà ce que je venais de dire. Je sentis David se raidir, tout contre moi, à cette question. Je n’aurais pas dû la poser, mais c’était plus fort que moi. Et puis.. j’avais le droit de savoir ! J’étais jalouse de cette femme que je ne connaissais pas, dont j’avais perçu la voix, un peu avant. Elle allait se sentir trahie quand elle saurait, mais bon sang, pour l’instant, c’était moi la plus trahie des deux.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Dim 25 Mai - 1:24




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Fort heureusement, mes caresses eurent l’effet escompté et nous reprîmes là où nous avions été interrompus par Ella. Cependant, je ne pensais pas que Mackenzie reprendrait ses ondulations avec une hargne et une force nouvelle. L’intensité des ses coups de reins m’envoyèrent une après une des flopée d’adrénaline, me faisant gémir à nouveau comme jamais jusqu’à présent. Mes mains toujours sur ses hanches, je les attrapai si fort que j’eus peur un instant de lui laisser des bleus, tant l’intensité de notre couplage me submergeait.
Nos gémissements augmentèrent de volume exponentiellement, jusqu’à ce que Mac’ gémisse plus fortement qu’avant et que je la sente avoir son orgasme, ses muscles se contractant délicieusement autour de mon sexe. Epuisé elle s’arrêta de bouger, et à mon tour, j’augmentai encore plus le rythme afin de me libérer, mon bas ventre me brulant à présent. Fiévreux, je mis ma tête dans son cou, attendant le moment que j’attendais enfin.
Après un coup de rein particulièrement puissant, je sentis en moi une explosion de plaisir se propager de mes reins jusque dans le bout de mes doigts, me faisant voir des étoiles derrière mes paupières. Epuisé, je m’allongeai à nouveau sur le canapé et Mac’ me suivit, s’allongeant sur mon torse. Son cœur battait la chamade et suivait le rythme du mien. Et en cet instant, j’eus l’impression d’être entier à nouveau. La pièce manquante du puzzle m’avait été rapportée. Lui caressant les cheveux, je profitai de l’instant présent, ne voulant pas casser l’a bulle parfaite que nous avions crée en faisant l’amour pour la première fois après tant d’années. Cependant, ce cadre idyllique ne dura pas, Mac’ n’avait pas oublié notre petite interruption, et elle allait me le faire savoir.


« Tu lui as fait ça, à elle aussi ? »

Je fus choqué par ses premiers mots après nos ébats et je me raidis sans pouvoir me contrôler. La réponse évident était oui, bien sûr, en trois mois, nous avions eu largement le temps d’avoir des ébats plus que fougueux. Mais que pouvais-je répondre décemment sans la vexer ? Prenant une grande inspiration, je préférai lui répondre, tarder c’était ne pas la mettre de bonne humeur.

« Tu me croirais si je te disais non ? demandais-je de façon rhétorique. »

D’un hochement de la tête de droite à gauche, elle me répondit, silencieusement. Je n’ajoutai rien, lui faisant comprendre par mon regard qu’elle avait raison de ne pas le croire. C’était normal qu’elle réagisse ainsi et tandis que je comprenais sa réaction, je comprenais moins pourquoi elle avait choisi ce moment pour en parler. J’aurais voulu qu’elle me souffle un ‘je t’aime’, qu’elle se blottisse encore plus dans mes bras en passant son doigt sur mon torse pour y dessiner des cercles et des lettres, mais elle avait choisi autre chose cette fois-ci.

« Tu sais Mac’, après nos ébats, jamais je ne lui ai murmuré ‘je t’aime’, jamais je n’aurais pu m’y résoudre, lui dis-je penaud. Mais à toi Mac, à toi ! Je peux le dire, car mon cœur déborde d’amour pour toi. Je t’aime. Et c’est ce qui fait que tu es si spéciale. »

Et comme pour sceller ma déclaration, je déposai mes lèvres sur les siennes, fermant les yeux pour apprécier le moment. Je l’aimais tellement. Et s’il fallait la rassurer sur mon amour pour elle souvent, et bien soit, je la ferai se sentir la plus aimée des femmes !




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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Dim 25 Mai - 14:29

DAVID & MACKENZIE
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Le silence qui pesait dans la pièce après ma question nous glaça le sang à tous les deux. Surtout à David, en fait. Je me rendais bien compte que je n’aurais pas dû lui demander ça, que c’était déplacé et que surtout, ça allait bientôt être de l’histoire ancienne. Mais c’était ma jalousie qui parlait, et j’avais bien remarqué que David avait un peu changé. Il y a trois ans, il ne m’aurait jamais laissée m’asseoir sur lui comme je l’avais fait et de fait, je me demandais si c’était simplement parce qu’il en avait envie, ou bien parce qu’il l’avait expérimenté avec elle et qu’il voulait recommencer avec moi… Sans bouger, alors qu’il était toujours en moi, j’attendis sa réponse avec une patience que je ne me connaissais pas, et quand il inspira pour répondre, je me tendis au maximum, m’attendant à une pluie de reproches de sa part.

« Tu me croirais si je te disais non ? »

Comme une petite fille prise en faute – alors que pourtant, j’étais toujours jalouse au plus haut point ! – je hochai la tête de gauche à droite, pour seule réponse. Evidemment que je ne le croyais pas. Mais ça me faisait mal de ne pas le croire. Rien que de penser qu’il avait pu coucher avec une autre en me croyant morte, ça me dégoûtait. Avait-il pensé à moi, à ce moment-là ? S’était-il dit quelque chose du genre « C’est ma première fois autre que Mac, elle me manque …. » ? Evidemment qu’il avait dû penser à moi, avant ou après. Pas pendant, ou autrement, je pourrais vraiment m’inquiéter de sa santé mentale, mais je le connaissais… il avait forcément pensé à moi. Et dans un sens, ça me rassurait. Ça voulait dire qu’il ne m’oubliait pas, même s’il avançait. Et rien que pour ça, je pouvais le pardonner d’avoir voulu essayer.

« Tu sais Mac’, après nos ébats, jamais je ne lui ai murmuré ‘je t’aime’, jamais je n’aurais pu m’y résoudre. Mais à toi Mac, à toi ! Je peux le dire, car mon cœur déborde d’amour pour toi. Je t’aime. Et c’est ce qui fait que tu es si spéciale. »

Une nouvelle fois, je fus émue aux larmes alors que David m’embrassait de nouveau, et que je savourai avec délectation le goût de ses lèvres sur les miennes. David savait s’y prendre avec les mots, et le fait que je sois épuisée par nos ébats comme par la semaine que je venais de passer me rendait encore plus émotive. Jamais un « je t’aime » ne m’avait fait autant de bien et c’était ce dont j’avais le plus besoin à ce moment précis. Trois ans sans l’entendre me le dire était une période vraiment trop longue, que j’avais eu le temps d’appréhender. Trois ans. Plus jamais je ne voulais être éloignée de lui pendant aussi longtemps. Je ne voulais plus jamais bouger, je pourrais faire n’importe quoi pour rester avec lui, et c’était bel et bien ce que je comptais faire : rester ici, trouver un travail grâce à mon père et décider de la suite plus tard. Je ne voulais certainement pas précipiter les choses et me retrouver le bec dans l’eau. Il était hors de question que je le perde à nouveau, alors il fallait faire les choses bien. Et pour commencer, je me devais de lui répondre. Il n’attendait que cela, que je lui réponde.

« Je t’aime David. Plus que tout au monde. J’étais perdue sans toi… »

J’enfouis ma tête contre son torse encore nu et bougeai tout doucement pour ne pas nous faire mal. Peut-être que je commençais à être lourde pour lui, même si je n’étais pas bien grosse. Je m’y sentais bien, dans ses bras, je me réhabituais à son odeur, à sa présence, à sa douceur aussi. Je comptais rapidement les années que nous avions passé ensemble, lui et moi. Depuis que j’avais dix ans, je connaissais ce garçon. J’en avais vingt-cinq aujourd’hui. Nous étions presque un vieux couple lui et moi, et pourtant.. Nous avions tous les symptômes : les rebondissements lors de la relation, la sensation d’habitude et de routine… Et pourtant ! David avait été tardif pour réussir à se laisser aller, alors que de mon côté, j’étais quémandeuse, je voulais plus qu’une amitié profonde et sincère. Au final, notre couple n’avait même pas cinq ans, si l’on enlevait les trois années de séparation. C’était tellement étrange…

« Je suis désolée pour cette question… vraiment désolée… mais c’est juste que… t’imaginer avec elle, ça me rend folle ! »

C’était bel et bien le cas, j’étais jalouse à en crever, et il fallait que ça s’arrête. Je n’allais pas supporter longtemps d’être la femme cocue ou bien celle avec qui il trompait son actuelle petite-amie. En réalité, j’avais même du mal à distinguer qui était la vraie petite-amie dans cette histoire. J’avais tendance à me dire que c’était moi, mais après tout… elle était arrivée quand j’étais sensée être « morte » …
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Lun 26 Mai - 1:15




David vs Mackenzie

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En rouvrant les yeux, je fus accueilli par deux orbes pleins d’émotions. Je l’avais ému aux larmes avec ma déclaration et une impression de satisfaction m’envahit alors. Je l’avais récupéré pour de bon et c’était le principal. Je ne me rappelais pas de la dernière fois où je lui avais dit un « je t’aime » avec tant de conviction, d’envie, d’amour, et à mon goût, c’était il y a bien trop longtemps.
Ces trois dernières années, j’avais pleuré notre relation fusionnelle, ce manque avait créé un trou béant en moi, en mon âme. Comment vous étiez sensés réagir autrement quand vous appreniez la mort de l’amour de votre vie ? Nous nous connaissions depuis que nous avions dix/onze ans… Douze ans à être inséparables. Douze ans où jamais nous n’avions passé plus d’une semaine loin de l’autre. Naturellement, notre complicité avait éloigné les quelques prétendants que nous avions eu, et tandis que je préférais éviter les filles, Mac’ avait rencontré des difficultés avec les garçons de son âge. Combien de fois je l’avais laissé pleuré sur mon épaule… Et à l’époque, je n’étais pas encore conscient de mes sentiments pour elle…
Nous étions comme cela tous les deux, et je voulais à tout prix retrouver ce qu’on avait, nous deux. Je n’arrivais pas à avancer sans elle, ou du moins, au ralenti. Ella m’avait aidé de ce côté-là, oui, mais je ne pouvais m’empêcher de penser douloureusement à Mac’ dans certains de nos moments ensemble. Elle avait été ma seule meilleure amie, ma seule confidente, ma seule amante, je ramenais tout à elle.

« - Je t’aime David. Plus que tout au monde. J’étais perdue sans toi…
- Moi aussi ma puce, moi aussi… »

Je lui offris un sourire étincelant, ému à mon tour. Sourire qu’elle ne vit pourtant pas car elle avait enfoui sa tête dans mon torse, toujours allongée sur moi. Nous n’avions pas bougé d’un pouce depuis la fin de nos ébats, et je n’avais même pas pris la peine de me retirer d’elle. Cela montrait à quel point nous étions fusionnels, mais surtout, que nous n’étions pas gênés de connaître le corps de l’autre par cœur.
Sa chaleur continua de m’envelopper et je me remis à lui caresser les cheveux tout en profitant de sa présence. Mon thorax se soulevait et s’abaissait à un rythme plus lent désormais et ma respiration nous berçaient tous les deux. Je ne voulais plus bouger, je voulais vivre comme cela le reste de mes jours.

« Je suis désolée pour cette question… vraiment désolée… mais c’est juste que… t’imaginer avec elle, ça me rend folle ! »

Je ne m’attendais pas vraiment à des excuses de Mac’, et encore moins à ce qu’elle exprime son mal-être. Face à la situation, elle réagissait comme n’importe quelle femme, trahie, et ça me rendait triste. Je n’arrivais toujours pas à croire dans quelle merde j’avais pu me mettre. J’aurais voulu ça que je n’aurais pas pu…

« C’est légitime Mac’… Tu as eu le droit de la poser… Je ne t’en veux pas… »

Je continuai à lui caresser les cheveux d’une main, la serrant fort contre moi de l’autre. Je m’en voulais qu’elle soit ainsi confuse. Elle débarquait, s’attendait à récupérer son petit-ami comme si rien n’était pour se retrouver face à une adversaire, chose qui ne lui était jamais arrivée auparavant. Et même si j’avais en quelque sorte promis de la quitter, elle devait se sentir encore menacé et trahie…

« Si j’avais su, crois-moi que je n’aurais eu que toi comme partenaire dans ma vie… Je suis désolé qu’on ne soit plus sur un pied d’égalité… »

En effet, j’avais eu ma première fois avec elle, comme elle avait eu la sienne avec moi. Quand nous nous sommes rendus compte que nous étions fait l’un pour l’autre, ou plutôt moi, Mackenzie s’activait déjà depuis plusieurs mois voir années à me faire ouvrir les yeux, nous n’avions pas hésité, nous avions sauté le pas. Cela faisait sept ans que nous nous connaissions par cœur, pourquoi attendre ? Et par la suite, en cinq ans, nous nous étions apprivoisés, découvrant cette nouvelle facette de notre relation. Notre idylle avait connu quelques vaguelettes, mais rien ne l’ébranla jamais. Jusqu’il y a trois ans. Ou plutôt, jusque aujourd’hui.

« Maintenant, je veux que tu arrêtes de nous imaginer les deux ensembles. Ça ne te fera que du mal, et demain, de toute façon, ça sera fini… Pense à nous, là, tout de suite, et surtout, au futur… »

Je m’étais redressé, tout doucement, pour ne pas nous faire mal, et elle était à nouveau assise sur moi. Son visage entre mes mains, j’avais plongé mon regard dans le sien pour lui montrer ma sincérité. En cet instant, elle, nue, dans toute sa splendeur, encore empalée sur moi, me regardant avec tout l’amour dont elle était capable, je tombai amoureux une deuxième fois. Toujours plongé dans son regard, je ne pus m’empêcher de quand même dévier mes yeux le long de son corps. Et ce qui devait arriver, arriva. Sans que je ne puisse le contrôler, je sentis la douce chaleur familière au creux de mon ventre revenir, et je me mordis la lèvre, Mac le remarquerait, c’était certain.



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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Lun 26 Mai - 14:30

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Ma honte était perceptible, et les caresses de David dans mes cheveux ne pouvaient rien changer à la culpabilité que je ressentais vis à vis de mes propos. Pourtant, au fond de moi, je sentais qu’elle ne faisait pas le poids comparée à moi. Evidemment que David était amoureux de moi, encore et toujours, et que ce n’était pas une fille qu’il avait connu trois mois auparavant qui allait faire pencher la balance en sa faveur. Je n’avais pas de soucis à me faire, et pourtant, je me sentais étrangement en danger. C’était ridicule, mais pourtant vrai.

« C’est légitime Mac’… Tu as eu le droit de la poser… Je ne t’en veux pas… »

Avec force, je me blottis encore plus contre lui. J’aurais voulu disparaître dans ses bras pour ne plus avoir cette honte. Je devais penser à autre chose, je ne devais plus penser à elle. Je ne connaissais même pas son prénom, et je la détestais déjà plus que tout autre chose. Mais je m’étais tant battue pour retrouver David, j’avais tant bataillé, que j’aurais pu être jalouse de n’importe qui, même d’un animal. La pauvre fille en face n’y pouvait rien, et elle allait quand même subir ma jalousie et ma colère. Et si jamais je la rencontrais un jour, elle n’y comprendrait rien, mais elle paierait.

« Si j’avais su, crois-moi que je n’aurais eu que toi comme partenaire dans ma vie… Je suis désolé qu’on ne soit plus sur un pied d’égalité…
- Je sais… »

Devais-je lui cacher que j’avais couché avec un autre ? Ou devais-je lui dire ? Après tout, il avait été franc et honnête avec moi… je devrais faire la même chose. Douglas… il ne représentait rien pour moi, évidemment. Il ne faisait pas le poids contre David. Alors je n’avais sûrement pas besoin de lui dire, surtout que ce n’était qu’une aventure, et pas une relation comme la sienne avec cette fille. Et puis, nous venions de nous retrouver, je ne savais pas si c’était une bonne idée de casser l’ambiance comme ça. A vrai dire, je ne savais pas si David avait des tendances à être jaloux. Avant que l’on ne soit séparé, il y a trois ans, je n’avais jamais fréquenté d’autres hommes. Il avait été le seul et l’unique, et jamais, au grand jamais, je n’avais osé regarder quelqu’un d’autre et encore moins coucher avec. David savait pertinemment qu’il n’y avait que lui, tout comme je savais qu’il n’y avait que moi. Mais aujourd’hui, c’était différent. Il y avait eu quelqu’un d’autre… et j’étais prise au piège, parce que ma conscience me disait de lui dire, comme ça je serais débarrassée et je n’aurais pas de mauvaise surprise, et  mon cerveau refusait d’ouvrir la bouche pour parler. En clair, j’étais dans la mouise. Alors que j’étais en guerre avec moi-même, David continua de parler, comme si de rien n’était. Comme il ne voyait pas mon visage, il n’avait pas compris ce qu’il se passait en moi…

« Maintenant, je veux que tu arrêtes de nous imaginer les deux ensembles. Ça ne te fera que du mal, et demain, de toute façon, ça sera fini… Pense à nous, là, tout de suite, et surtout, au futur… »

Mon cœur fit un bond alors que David déclarait que demain, entre elle et lui, ce serait terminé. Je ne savais pas s’il disait cela de façon imagée ou non, le futur étant compris dans le demain ou alors s’il considérait vraiment que le lendemain serait suffisant. J’avais déjà de la peine pour lui : comment allait-il faire pour se dépêtrer de cette femme ? Elle s’accrocherait, elle ne comprendrait pas pourquoi il la larguait… Elle allait souffrir, mais je m’en fichais pas mal, du moment que j’avais David pour moi toute seule. C’était cruel de lui faire ça, mais David ne semblait pas éprouver du remord en parlant. Et pas non plus lorsqu’il se redressa vers moi en tenant mon visage entre ses deux mains et en regardant mon corps, offert à lui. Malgré lui, je sentis que son érection revenait et qu’il remettrait bien le couvert. En riant, alors qu’il rougissait un peu et se mordait la lèvre, je le poussai en arrière.

« Tu n’es jamais rassasié, docteur ! »

A vrai dire, je ne l’étais pas non plus. Maintenant que je l’avais retrouvé, je pourrais passer ma journée collée à lui, et ça ne me dérangerait pas de faire l’amour pendant des heures. Au bout d’un moment, il était sûr que nous aurions des problèmes techniques, mais en attendant, nous étions repartis pour un tour, visiblement. Je me penchai vers David qui s’était rallongé grâce à moi, et l’embrassai sur la mâchoire, pour l’aguicher encore un peu. Il se vengea en me donnant un coup de rein et je criai, autant de surprise que de plaisir. Seulement, David s’arrêta rapidement et me laissa languir un peu.

Quelques instants plus tard, il me soulevait dans ses bras alors que je nouais mes jambes autour de sa taille et que j’agrippai son cou de mes bras, en calant ma tête sur son épaule. Une fois de plus, il me fit sauter un peu pour mieux me tenir, et, par ce geste, il me fit de nouveau gémir de plaisir, et je me doutais qu’il l’avait fait exprès, une fois de plus. Je le mordis dans le cou pour le punir, et il se mit en route vers ce que je pensais être sa chambre. Quand je sentis la douceur d’une couette dans mon dos lorsqu’il me posa sur le lit, je sus que j’avais raison. Sans attendre, il s’allongea sur moi et entreprit de se mouvoir en moi avec une tendresse infinie, pendant que je profitais pleinement de la chaleur de son corps et de son odeur toute particulière que j’aimais tant. Mes gémissements reprirent pas longtemps après et je collai ma bouche à l’oreille de David pour qu’il m’entende pleinement. Il voulait qu’on recommence, alors je n’allais pas me gêner pour l’exciter le plus possible … !
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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Mar 27 Mai - 18:06




David vs Mackenzie

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Me mordant toujours la lèvre, Mackenzie ria légèrement, sentant mon érection revenir à grande force. Je savais que je ne devais pas rougir comme un adolescent, mais avec elle, je ne pouvais m’en empêcher, elle était si belle, si désirable. Elle me rendait fou.
Riant toujours, elle me poussa assez fort pour que je me retrouve allongé sur le dos. Vu d’en bas, les rayons du soleil éclairant paresseusement ses formes délicieuses, des papillons envahirent mon ventre, et je mesurai ma chance, ma chance de l’avoir avec moi.

« Tu n’es jamais rassasié, docteur ! »

J’eus un petit rire, puis, elle s’avança lentement, repositionnant son torse contre le mien et mes doigts et mes orteils se contractèrent en anticipation. Nous étions repartis pour un tour, et si c’était possible, j’aurais fait ça pour le reste de la journée.
Contrairement à ce que j’aurais voulu, c’est-à-dire une nouvelle chevauchée endiablée, décidément, cette position, je l’aimais beaucoup avec elle, elle commença à me faire des baisers volatiles le long de la mâchoire. Impatient, je lui assénai un coup de rein qui lui déclencha un cri des plus érotiques. Je souris, satisfait, avant de m’immobiliser. Alors comme ça elle voulait que je prenne les reines… Elle allait être servie !

Comme si elle pesait autant qu’une plume, je la soulevai ensuite, lui laissant le loisir de passer ses jambes autour de ma taille ainsi que ses bras autour de mon cou, afin de ne pas perdre notre contact. D’humeur coquine, je lui donnai à nouveau un coup de rein, déclenchant un autre gémissement de plaisir, qui me valut une petite morsure en retour. Son souffle chaud dans le cou, je me dirigeai rapidement dans ma « chambre », la déposant alors aussi délicatement qu’une rose sur le matelas, et tout aussi doucement, je la suivis pour m’allonger sur elle et commencer à me mouvoir en elle. Son corps me rendait fou, et je n’avais qu’une envie, lui rendre ce qu’elle me faisait ressentir. J’avais déjà remarqué son regard appréciateur quand elle m’avait vu nu, après trois ans. Il était vrai qu’avant je n’étais pas un grand sportif, mais après ces trois ans… J’avais du muscle, et c’était mon plaisir de pouvoir rendre folle de mon corps Mac’grâce à cela.
Alors que les coups réguliers de mes reins résonnaient à travers le studio et les claquements de peau contre peau se mêlaient harmonieusement avec les gémissements que Mac’ me glissait dans l’oreille, je grognai submergé par les sensations que me procurait le glissement de mon corps contre le sien. Je n’arrivais plus à penser clairement, une brume de plaisir me recouvrait l’esprit, seul comptait la blonde sous moi, son plaisir, le mien.

Le rythme de mes va-et-vient augmenta quand je sentis pour la deuxième fois un orgasme se former en moi. Cependant, je me repris vite, je ne voulais pas en finir comme le ferait un adolescent qui cherchait à tout prix à jouir, comme j’avais pu l’être au début de notre relation. Et même si je savais Mac’ comblée, je ralentis à nouveau, sentant tout de même le pied de la blonde sur mes fesses me pressant de reprendre à plein régime. Avec un sourire en coin, je me mis à embrasser son cou, puis je descendis, lentement, la stimulant, ne retirant jamais mes lèvres de sa peau. Arrivé à la naissance de ses seins, je pris le temps de mordiller ses tétons, de les lécher, lui arrachant des gémissements encore plus forts que précédemment. Tout en continuant ceci, j’installai un rythme un peu plus soutenu tout en tenant les fesses de ma partenaire, lui caressant par la même occasion.
La position devenant inconfortable, je relevai la tête et attaquai les lèvres de Mackenzie, alternant entre baisers langoureux et mordillement. Je voyais dans ses yeux qu’elle en était bientôt au point de non retour. Et c’était également mon cas. Nous n’en pouvions plus, nous voulions tous les deux en finir. Soulevant son bassin, dans un dernier effort, mes coups de reins se firent de plus en plus rapprochés. De la sueur perlait sur mon front et mes cheveux se collaient sur mes tempes, mon endurance en prenait un coup. Cependant, des années de sport ne se perdaient pas comme ça et avec un dernier grognement, j’entendis enfin le gémissement libérateur de Mackenzie criant mon nom tandis que je dis le sien dans un râle rauque. Mon orgasme fut puissant et je sentis enfin ma semence se déverser en elle.
Je m’effondrai littéralement sur elle, épuisé. J’essayai de ne pas l’écraser, mais j’étais bien trop occupé à essayer de maîtriser ma respiration. Cette fois-ci, je plongeai mon visage de son cou, respirant toujours difficilement. Cela avait été notre fois la plus intense et je rigolai difficilement, encore sous l’effet de l’adrénaline. Mackenzie, c’était comme ma drogue. Et je pris une forte inspiration pour sentir son odeur caractéristique, la marquer dans ma mémoire, marquer ce moment dans ma mémoire. Cette fois, il n’y aurait plus de doutes, plus de remarques, plus de déceptions, et nous allions rester éternellement dans les bras l’un de l’autre. Tout du moins, je l’espérais…



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Mackenzie E. Buidhe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] [HOT] ◘ David & Mackenzie » All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...   Mar 27 Mai - 18:58

DAVID & MACKENZIE
All that I am, all that I ever was is here in your perfect eyes...


David et moi étions dans un autre monde, une sorte de monde parallèle où nous étions les deux seules personnes qui restaient. C’était cette impression que j’avais. Depuis que j’étais rentrée dans cet appartement, il n’y avait plus que lui qui comptait, et je ne pensais à rien d’autre. Alors en plus, en le sentant en moi ainsi, ce sentiment, cette pensée étaient décuplés. J’écoutais sans vraiment l’entendre David pousser de longs râles, qui s’accordaient bien avec mes gémissements. Nous étions fait l’un pour l’autre, nos corps s’imbriquaient parfaitement, nos souffles se mêlaient en même temps et nous étions en parfaite adéquation l’un avec l’autre. Nous n’aurions pas pu trouver mieux que nous-mêmes. Et je ne voulais de personne d’autre à part lui.

Lorsque David ralentit le rythme, au moment même où je sentais que je commençais à réellement perdre pied, je lui en voulus, tout d’abord, et je lui ordonnai de continuer en poussant légèrement sur ses fesses avec mon pied. Il n’était pas question d’arrêter avant qu’on ait terminé avec un bel orgasme, et je n’allais pas le laisser sortir ! Instinctivement, je resserrai ma prise sur son bassin avec mes jambes et le gardait vers moi. Cependant, il se décala tout simplement de mon visage pour descendre vers ma poitrine et je compris instantanément ce qu’il allait faire. Ses lèvres et ses dents s’occupèrent de mes seins et je basculai ma tête en arrière en fermant les yeux, la bouche légèrement entrouverte, complètement subjuguée par les sensations que David me procurait. Le niveau de décibels de mes gémissements – qui de fait se muèrent en cris – augmenta de façon exponentielle, et tout mon corps se contracta déjà, alors que je n’étais pas prête à jouir. Je compris rapidement pourquoi : David avait accéléré ses mouvements en moi. Sans même le remarquer, j’avais posé une main sur l’arrière de sa tête pour qu’il continue, et qu’il y aille encore plus fort. J’avais agrippé ses cheveux et les avais noués à mes doigts, et en les lâchant, j’avais dû en tirer quelques uns, sans qu’il le sente vraiment.

Il reprit ensuite sa position initiale et je soupirai de bonheur, rapidement. Juste le temps qu’il replonge vers mes lèvres pour m’embrasser de nouveau. J’ouvris de nouveau les yeux pour le regarder et tandis qu’il avait posé sa tête sur ma clavicule pour se concentrer dans ses mouvements, je vis ses cheveux tout ébouriffés trempés par la sueur et ses membres tendus au maximum. Il était magnifique et je mesurais alors combien il avait pu me manquer. Toute sa personne m’avait manqué, tout en lui m’avait appelé pendant trois ans et je comprenais désormais pourquoi je m’étais vraiment accrochée pour le retrouver. Parce que sans lui, je ne pouvais tout simplement pas vivre. Il était le seul à pouvoir me faire ressentir des choses pareilles, et de toutes façons, il avait toujours été le seul avec qui j’avais pu faire l’amour, sans compter Douglas, bien sûr. Il était mon premier et je voulais qu’il soit mon dernier. Je me fichais d’avoir une vie sexuelle pauvre en aventures, je ne voulais que lui, et de toutes façons, il n’y avait que lui qui me satisfaisait pleinement. C’est sur cette pensée que mon orgasme me submergea, et que je fus par la suite incapable de réfléchir convenablement. J’explosai en criant son prénom, sans le vouloir. Je n’avais jamais crié le nom de David en faisant l’amour, je trouvais ça pratiquement vulgaire, mais maintenant je comprenais pourquoi les gens faisaient ça. Parce que l’intensité du plaisir était parfois trop élevée. Et c’était incontrôlable. Et c’était la seule chose qui venait à l’esprit. Et ça faisait du bien !

Lorsque je sentis son corps atterrir sur le mien, j’eus le souffle coupé par le poids de David, mais j’adorais la proximité que nous avions alors. Alors qu’il régulait son souffle et que je tentais de calmer mon cœur, je passai mes mains dans son dos pour le parcourir de long en large. Je laissai mes ongles le chatouiller un peu et il se tordit sous mes caresses. Il ne pouvait même pas imaginer à quel point j’étais amoureuse de lui. Je me revoyais plus jeune, adolescente, quand nous n’étions pas encore ensemble, qu’il était simplement mon meilleur ami, le seul que j’avais vraiment eu. A seize ans déjà, je nous imaginais ensemble tous les deux… et j’avais encore attendu pour lui avouer tout ce que je pensais à propos de lui. Parfois, je me demandais comment j’avais pu faire pour tenir aussi longtemps sans qu’il sache. Mais j’avais peur. J’avais peur qu’il me dise que ce n’était pas réciproque, qu’il ne voulait pas de moi, que j’étais simplement son amie. Ou pire… il aurait pu me dire qu’il me considérait comme sa propre sœur, et là, j’aurais été vraiment détruite. Heureusement pour moi, ça n’avait pas été le cas.

David dut remarquer que j’étais bien trop silencieuse et il releva la tête vers moi, en se redressant un peu. Et cette fois, même si ça nous faisait du mal à tous les deux, il se retira de moi, satisfait de lui-même. Je le regardai faire en souriant tristement. Je n’aimais pas vraiment les fins de parties de jambes en l’air. Je trouvais toujours ça horriblement triste, parce que même si nous étions heureux, nous nous séparions rien qu’un tout petit peu. Ce sentiment disparaissait au bout de quelques instants, mais c’était suffisant pour moi. Il fallait que j’aille aux toilettes, parce que David n’avait pas mis de préservatif – pourquoi en aurait-il mis un de toutes façons ? – et que j’étais absolument collante et dégoûtante, mais je n’avais pas envie de bouger, et David n’aurait certainement pas envie de me voir m’éloigner de lui. Je lui aurais bien proposé une douche, mais nous étions tous les deux éreintés par ces retrouvailles, et je n’étais pas sûre qu’il tienne une nouvelle fois sous la douche. Tant pis, j’allais rester là.

En me mordant les lèvres, je vins me blottir dans les bras de David, me reconnectant avec lui par un lien corporel. Pas le même, certes, mais un lien différent et tout aussi bon. Je déposai mes lèvres sur les siennes et lui donnai tout l’amour que j’étais capable de fournir pour quelques secondes. Le message était passé. Je soupirai de bien-être et j’imaginais déjà ce que nous allions pouvoir faire de nos vies, maintenant que nous étions de nouveau ensemble. L’avenir allait être rempli de surprises, et j’avais hâte de l’accueillir à bras ouverts !
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