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 [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫

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Abigail L. Polloni


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MessageSujet: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Sam 19 Avr - 19:11

OLIVIER & ABIGAIL
 
You can't always get what you want ♫


Depuis le matin même, je me traînais une vieille chanson des Stones dans la tête. C’était tellement vieux que je ne savais même pas si les jeunes d’aujourd’hui connaissaient encore ce groupe. Et bien évidemment, je me demandais si dans trente ans, ou quarante ans, les gens se souviendraient du notre. Sûrement pas…

Alors que You Can’t Always Get What You Want, qui soit dit en passant, me convenait parfaitement, continuait de me trotter dans la tête jusqu’à me rendre folle, j’allongeai le pas. J’avais eu besoin de sortir un peu, seule, de me détendre, et de passer une heure ou deux sans mes enfants. Je les aimais énormément, mais j’avais suivi les conseils de chacun, et j’avais voulu prendre du temps pour moi. C’était essentiel pour que je me sente bien. Et surtout, quand j’avais besoin de réfléchir, c’était plus facile de le faire en étant seule. Jonathan gardait les enfants un peu plus longtemps que prévu, alors que j’étais sortie et que je m’étais dirigée vers les plages les plus proches de chez moi. Je n’avais pas besoin d’aller loin, le reflux des « vagues » du lac, créées par le vent, suffisaient pour me relaxer et pour que je sois en paix avec moi-même, suffisamment pour me calmer et me poser.

Très généralement, je marchais pendant de longues minutes, voire une heure ou deux, et je me posais les bonnes questions. Pour tout et n’importe quoi. Et marcher, les pieds dans le sable, sans chaussures et ne pas se préoccuper ni des enfants, ni quoi que ce soit d’autre, c’était tellement relaxant que je pourrais faire ça tous les jours. Or, je n’avais pas le temps. Emmitouflée dans mon gros gilet de laine noire, mes lunettes de soleil vissées sur le nez, je marchais sans faire attention où j’allais.

Connor avait soulevé des questions intéressantes, la dernière fois que je l’avais vu. Je devais avancer, mais je ne devais pas remplacer Matthew. Néanmoins comment pouvais-je faire ? Si je continuais avec Jonathan, si j’allais plus loin avec lui, alors il prendrait forcément la place de Matt. Pas pour moi, non, mais pour les enfants. Ils allaient le considérer comme leur père… même si je savais que Jon n’allait jamais laisser les enfants l’appeler papa. C’était évident, il n’était pas de ce genre-là. Et je ne voulais pas non plus qu’ils l’appellent ainsi. Et puis, que devais-je faire ? Il était quand même beaucoup plus jeune que moi. J’avais peur de ce que les gens diraient… Je savais bien que je ne devrais pas écouter les autres, parce que c’était à moi de choisir et de décider… mais je n’étais pas une personne normale. J’étais encore médiatisée, même après tout ce temps. Alors ce n’était pas pour moi que je m’inquiétais. C’était pour Jon !

Je continuais de marcher, lentement, et au bout d’un long moment, je décidai d’oublier un peu mes pensées plutôt moroses et de regarder droit devant moi, m’imaginer simplement un avenir heureux avec lui, et avec mes enfants. Tout irait bien, on prendrait notre temps, ce serait bien. Je n’avais pas à m’inquiéter. Jon était doux, et très agréable à vivre. Il n’allait pas être lourd avec moi, et n’allait pas me forcément à quoi que ce soit. Soudain, mes yeux s’arrondirent quand je captai du regard un homme qui capta mon attention. Ce n’était qu’un homme, oui, mais bon sang, j’avais cette horrible impression d’être dans un rêve, ou plutôt dans un cauchemar, cette fois. Sans réfléchir, je m’avançais vers lui, et, à peine à quelques mètres de lui, je sentis mes jambes fléchir, tant à cause du sable qu’à cause d’une baisse de tension notable.

« Matthew ? »

Je ne pus que remarquer que l’inconnu/Matthew se retournait vers moi d’un air surpris, avant que je ne tombe dans le sable, complètement épuisée pour un rien. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait, et je perdis connaissance une seconde ou deux… du moins, c’est ce qu’il me sembla…
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Dernière édition par Abigail L. Polloni le Dim 22 Juin - 14:40, édité 1 fois
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Dim 20 Avr - 2:42

Je me lève discrètement et me rhabille rapidement avant de quitter la chambre sans même un regard vers mon partenaire encore endormi, cette nuit c'était juste pour le sexe, ce n'est pas la peine de s'étendre, sans jeu de mot, sur le sujet. D'ailleurs je n'ai que trop trainé, le soleil est déjà levé, habituellement je m'éclipsais avant l'aube.
Je décide de rentrer à pied, l'air frais me fera du bien. J'avais encore un peu l'esprit embué, j'avais pas mal bu hier, et il faut avant tout il que je m'aère, j'avais 2 chirurgies de prévues aujourd'hui et il faut que j'ai les idées claires.
Je décide de passer par la plage, j'aimais beaucoup cet endroit, j'y avais passé de si bons moments avec Pierre. Je souris en me disant que de là où il est il doit me blamer, mon comportement n'était pas des plus exemplaire ces temps-ci, je multipliais les aventures sans lendemain, comme par peur de tomber amoureux à nouveau. J'avais fait mon deuil et penser à lui ne me rendais plus triste, mais aujourd'hui c'était spécial, c'était mon anniversaire, mais surtout c'était l'anniversaire de notre couple. Il me suffit de fermer les yeux pour revivre ce "premier baiser" qui m'avait révélé à moi-même. Nous aurions pu fêter 10 ans de bonheur, malheureusement le destin en avait décidé autrement

- Matthew ?

La plage était déserte, je suppose donc que cette voix féminine s'adresse à moi, je soupire agacé. Ce n'était pas la première fois qu'on m'appelait Matthew, il parait que je ressemble fortement à un chanteur, mais il est, ou je devrais dire était, quand même beaucoup plus vieux que moi. Je me retourne pour faire face à cette personne et lui faire prendre conscience de son erreur, et j'ai juste le temps de voir une jeune femme s'effondrer sur le sable. Je me lève d'un bond et m'agenouille à côté d'elle

- Madame ?

Elle reprend conscience, ses yeux parcourent mon visage avant de se fixer dans les miens, mais je n'ai pas le temps de lui demander si elle va bien, elle retombe dans les vapes. Je ne sais pas trop quoi faire, alors comme dans les films, tout en l'appelant je lui frappe légèrement la joue. A mon plus grand soulagement elle revient à elle rapidement

- Vous m'avez fait peur dites donc ! Venez ... venez vous assoir un moment

Je veux l'aider à se relever mais elle a un mouvement de recul au moment où je passe mon bras dans son dos. Je n'en tiens pas compte et l'aide quand même. Je la soutiens pour marcher jusqu'au banc et je m'accroupis devant elle. Bien qu'encore un peu palôte elle semble reprendre ses esprits. Je lui souris

- Vous m'avez pris pour Polloni ? ça arrive souvent, mais vous êtes la première que je fais tomber dans les pommes !
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Abigail L. Polloni


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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Dim 20 Avr - 23:54

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J’entendais vaguement ce qu’il se passait autour de moi. Le reflux des vagues, au départ si apaisant, m’angoissait à présent. J’entendis des pas à proximité et mon cerveau essayait vainement de me faire lutter pour ne pas sombrer de nouveau. Je captai une voix, une voix un peu grave, mais ce n’était pas sa voix. Avais-je rêvé ? C’était peut-être une hallucination ? Et pourtant, mes yeux me trompaient rarement !

Quand je repris connaissance, mes yeux trouvèrent un visage qui m’était familier, mais ô combien différent en même temps. Et soudain, mon regard se plongea dans le sien. Si bleu, si… ressemblant ! C’est à ce moment que mon cerveau cessa de combattre pour me garder éveillée et je tombai de nouveau dans les pommes sans prévenir. Quelques instants plus tard, je sentis qu’il me tapotait les jours, en m’appelant. Un électrochoc de plus, et mon cerveau trouva l’énergie pour reprendre sa fonction initiale : me réveiller et me garder éveillée.

« Vous m'avez fait peur dites donc ! Venez ... venez vous assoir un moment »

J’étais perdue. Qui était-il et pourquoi était-il ici ? Pourquoi l’avais-je pris pour Matthew ? Pourquoi lui ressemblait-il autant ? Et surtout, c’était la première fois que je tombais dans les pommes, alors pourquoi maintenant ? Le choc avait-il été aussi fort que cela ? L’inconnu m’aida poliment à me relever, mais déjà, j’avais deux envies : la première de m’enfuir, celle qui prédominait ; la deuxième, de lui sauter dessus. Quand il passa sa main dans mon dos, je me sentis frissonner et je dus tenter de reculer vivement pour changer la donne. Mais au final, il me força à aller m’asseoir sur le banc le plus proche, avant de venir se mettre juste devant moi, à même le sol, sur le sable. Qu’avais-je fait pour mériter cela ?

« Vous m'avez pris pour Polloni ? ça arrive souvent, mais vous êtes la première que je fais tomber dans les pommes ! »

Polloni… Il l’appelait Polloni… Les larmes me montèrent aux yeux et je dus détourner le regard pour essayer de me calmer. Il parlait de lui comme s’il avait l’habitude que ça arrive… comme s’il le détestait à cause de cela… Il semblait amusé, même si je percevais de l’inquiétude dans son regard et même dans sa voix. Je respirais profondément pour ne pas pleurer.

« J’ai été idiote de croire… Vous lui ressemblez beaucoup.. »

Ma voix brisée me trahit et j’aurais tellement voulu que le vrai Matthew soit là pour me prendre dans ses bras… Le vrai Matthew. Pourquoi disais-je cela ? Il n’y avait qu’un seul Matthew Polloni ! Et c’était le mien ! Je ne devais plus penser des trucs comme ceci. Je baissai les yeux, fautive et honteuse.

« Je suis désolée pour tout ça. Vous devez me prendre pour une fan… »

La simple d’idée d’être prise pour une fan me rendait malade. J’avais vécu ce que toutes nos fans auraient voulu, secrètement ou non. J’avais été l’ultime groupie de Matthew. Et Dieu sait qu’il y en avait eu des tas avant moi. Et puis au fond, étais-je réellement une groupie ? Non. Mais j’aimais bien qu’il m’appelle ainsi, avant, alors le surnom était resté au fil du temps. Je ne pensais pas qu’aujourd’hui ça me ferait autant mal…
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Lun 21 Avr - 6:57

J’ai été idiote de croire… Vous lui ressemblez beaucoup..

La femme que je venais d'aider détourne son regard pour ne pas que je vois qu'elle est au bord des larmes et ça m'amuse, ce n'était pourtant pas une adolescente. Si plus jeune j'avais idolatré 2 ou 3 groupes, je ne comprenais pas ces "fans" parfois hardcore qui feraient n'importe quoi pour leur idole. Elle semblait complètement perdue et surtout déçu que je ne sois pas ce fameux Matthew Polloni, mais si c'était une fan elle devait pourtant savoir qu'il était mort alors pourquoi cette réaction ? Elle baisse les yeux

- Je suis désolée pour tout ça. Vous devez me prendre pour une fan…

C'était bien ma première impression oui, mais maintenant quelque chose chez cette femme m'interpelle et m'intrigue. Je vois ses jolis yeux à nouveau se remplir de larmes. Si encore ce Polloni venait de mourir je comprendrais mais là ça faisait plus d'un an. Je pose doucement mon index sous son menton et l'incite à me regarder. Elle refuse tout d'abord ce contact puis finalement consent à lever les yeux vers moi, une larme roule sur sa joue. Je destestais voir les gens pleurer, j'avais moi-même versé assez de larmes quand Pierre était mort, je n'aimais pas repenser à ça, et pourtant sa détresse me touche. Je m'assois à côté d'elle et l'attire contre moi. C'était un geste complètement impulsif, je n'avais pas réfléchi, elle était si perdue. Contrairement à tout à l'heure quand j'avais voulu l'aider à se relever, elle accepte mon contact et au bout de quelques secondes je la sens même se blottir un peu plus contre mon flanc, s'accrochant à mon tee-shirt, puis tout à coup elle s'écarte de moi et devient toute rouge. Je souris devant sa gêne soudaine, j'étais bien moi là, à la câliner un peu, si elle s'était laisser faire c'est qu'elle en avait besoin et de mon côté ça faisait si longtemps que je n'avais pas donné de câlin. Et puis d'un coup je comprends, il n'y avait rien de mal dans notre geste, mais cela pouvait être mal interprété, j'accentue mon sourire

- Ne vous inquiétez pas, je suis gay !


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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Lun 21 Avr - 18:58

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A la base, j’étais venue sur cette plage pour me détendre, pour penser à autre chose et pour mettre mes idées au clair. Pourquoi est-ce que j’avais forcément dû tomber sur un type comme lui ? Le pire, c’était qu’il avait l’air très gentil, et absolument adorable, mais du fait de sa ressemblance avec Matthew, je ne pouvais même pas profiter d’une présence aimable. J’essayais de ne pas le regarder, de ne pas croiser son regard. Qui sait ce qui pourrait arriver par la suite ? Je m’étais évanouie, la prochaine fois, ce serait quoi ? Il faudrait que j’appelle Ella pour qu’elle me réserve une chambre à l’hôpital. Je n’aurais pas dû sortir, ce jour-là, vraiment pas. C’était néfaste.

Au bout de quelques instants, il me força à le regarder, en tenant doucement mon menton. Je voyais de l’inquiétude dans son regard, et je détestais que l’on s’inquiète pour moi. Surtout, quand il s’agissait d’un pur inconnu qui ressemblait à mon ex-mari… Et encore, pouvait-on dire « ex-mari » ? Pas sûr. Je crus qu’il allait me laisser tranquille quand il me lâcha, mais encore pire, il vint s’asseoir à côté de moi et me prit dans ses bras. J’étais réticente au départ, mais au final, j’en avais besoin, et surtout je ne pouvais pas refuser. Mon inconscient reprenait ses droits et j’avais ainsi l’illusion de faire un câlin avec Matthew. Mais rien n’était pareil. Il n’avait pas les mêmes bras, pas la même odeur, même ses cheveux n’étaient pas pareils, au final. Tout différait en lui, quand on s’y intéressait. J’étais incroyablement déçue, et soudain, je me rendis compte que j’étais contre lui, que tout le monde pouvait nous voir, et je ne devais pas faire ça. Qu’en penserait Jonathan s’il entendait parler de ça ? Je devais penser à lui en premier, c’était lui qui était le plus important maintenant.

Je m’arrachai alors à notre étreinte et le regardai honteusement, en rougissant. Pourquoi m’étais-je laissée faire ? Et si jamais il y avait quelqu’un dans le coin qui me reconnaissait et qui décidait de prendre une photo ? Il était hors de question que quiconque voit cela. En regardant autour de nous, je ne vis personne, la plage était réellement déserte. Nous étions tranquilles…

« - Ne vous inquiétez pas, je suis gay ! »

Je fus partagée entre l’envie de rire et de pleurer de plus belle. Rire, parce qu’il avait dit cela de façon tellement innocente que je ne pouvais pas rester sérieuse. Pleurer, parce qu’il était vraiment très différent de mon Matthew. Il s’en était passées des choses, mais ce qu’il aimait par-dessus tout, c’était les femmes. C’était la première fois que je voyais quelqu’un qui lui ressemblait autant, et il fallait qu’il soit gay. C’était hilarant. Et triste en même temps. Parce qu’il ne faisait pas exprès de lui ressembler, bien sûr, mais il me le rappelait tellement.. dans le mauvais sens… Je le regardai de nouveau, et finit par rire en même temps que mes sanglots reprirent. Des sanglots incontrôlables qui n’étaient plus arrivés depuis bien longtemps. J’avais honte de pleurer ainsi devant lui, et d’être morte de rire en même temps, mais tous mes sentiments se mélangeaient en même temps, créant un brouhaha incompréhensible. Le pauvre homme devait me trouver complètement dingue. Je me calmais avec lenteur, en essuyant mes larmes, malgré le fait qu’elles revenaient par vagues à chaque fois… Il me regardait sans rien dire et je savais que je lui devais des explications, mais comment lui expliquer ?

« Je suis vraiment désolée.. »

C’était tout ce que j’avais pu dire, avant de devoir respirer calmement et sans le regarder pour vraiment m’arrêter de pleurer. Je savais d’avance que je ne devais pas parler de cela à Jon. Il n’allait pas du tout apprécier. Il avait un comportement bizarre, et je ne voulais pas rajouter de l’huile sur le feu. Mais il faudrait que j’en parle à Connor. Passé le choc, je ne pourrais que rire de cette mésaventure.

« Comment vous vous appelez ? »

Je voulais parler de lui en premier. Je n’étais pas prête à lui avouer qui j’étais, si je le faisais, ce qui n’était pas sûr. Je ne le regardais toujours pas, et j’étais presque sûre qu’il me dévisageait sans trop savoir comment prendre le fait que j’avais ri. De fait, je préférais ajouter quelque chose, pour ne pas qu’il le prenne mal…

« Rassurez-vous, je n’ai rien contre vous. Je ne me moquais pas de vous… »

C’était dit, maintenant il pouvait en faire ce qu’il voulait. Néanmoins, je sentais que la conversation allait être difficile. J’étais trop perturbée…
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Olivier Simon Metcalfe


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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Lun 21 Avr - 23:29

J'avais déjà suscité beaucoup de réactions quand je disais que j'étais gay, mais je reste bouche bée devant celle de cette femme. Elle riait et pleurait en même temps, mais pas de rire, c'était de vrai sanglots, comme les pleurs d'un enfant qui aurait vraiment un gros chagrin. Elle avait sorti un mouchoir de son sac et essuyait ses larmes avant de repartir de plus belle à chaque fois qu'elle me regardait. Je ne sais pas trop quoi faire, jamais personne n'avait pleurer ainsi devant moi. Elle m'amuse et en même temps me fait de la peine, j'aimerais bien comprendre pourquoi je lui faisais un tel effet, ce n'était pas à cause de cette foutue ressemblance avec Polloni quand même !
Elle s'excuse encore une fois entre deux hoquets et finit par se calmer mais si elle évite toujours mon regard, moi je ne me prive pas de la détailler, cherchant sur son visage un quelconque indice qui pourrait m'éclairer un peu, joli visage soit dit en passant

- Comment vous vous appelez ?

Ah ! Elle consent enfin a me regarder sans éclater en sanglots mais ne me laisse pas le temps de répondre

- Rassurez-vous, je n’ai rien contre vous. Je ne me moquais pas de vous…
- Je sais. Je m'appelle ...

Je n'ai pas pensé une seule seconde qu'elle puisse se moquer et encore heureux qu'elle n'ai rien contre moi, car mis à part si elle était homophobe, mais je pense qu'elle aurait pris ses jambes à son cou si tel était le cas, je ne lui avais absolument rien fait. Ce n'était quand même pas de ma faute si je ressemblais à Polloni, parce qu'au fond de moi je suis persuadé que c'est à cause de ça qu'elle est dans cet état. D'ailleurs elle semble encore un peu nerveuse, je me retiens donc de lui faire une blague en lui disant que je m'appelle Matthew et me présente avec mon vrai pseudonyme et un sourire franc

- Olivier, Olivier Metcalfe, mais on m'apelle Oli, et vous ?

Je lui tends ma main qu'elle met un moment à saisir et je sursaute à son contact, elle est gelée. Je fouille dans mes poches et en sort des gants que je lui tends. Elle les refuse d'un geste mais j'insiste et elle finit par les enfiler. Je lui propose alors d'aller boire un café ou un chocolat pour qu'elle puisse se réchauffer, j'avais très envie de savoir mais je sens que ce n'est pas gagné, elle ne m'a même pas dit son prénom.
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Abigail L. Polloni


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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Mar 22 Avr - 13:41

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Le jeune homme marqua un temps de pause avant de me répondre et de me dire son nom, comme s’il réfléchissait. Je préférais ne rien dire, attendant qu’il le sorte de lui-même. Il attendait quoi ? Il ne se souvenait plus de son nom ou quoi ? Si c’était une plaisanterie, ce n’était vraiment pas drôle. Je n’aimais pas les gens qui faisaient semblant de ne plus se rappeler, j’avais déjà eu affaire aux amnésies de Matthew, c’était bien suffisant pour toute une vie. Voir quelqu’un avoir un trou de mémoire me donnait des sueurs froides et c’était justement en train d’arriver. Même si ce type n’avait pas du tout un trou de mémoire, mais me regardait en se méfiant.

« Olivier, Olivier Metcalfe, mais on m'apelle Oli, et vous ? »

Je faillis le réprimander de m’avoir fait attendre, mais je me tus, une nouvelle fois. Je n’étais pas capable de dire quoi que ce soit, j’étais fatiguée, à cause de mes évanouissements successifs et je ne voulais pas me disputer avec qui que ce soit.. et surtout pas avec quelqu’un qui ressemblait autant à Matthew.

Je pris la main qu’il me tendait et la serrai doucement. Il ouvrit de grands yeux et s’exclama un truc du genre « Oh mais vos mains sont glacées ! »  avant de fouiller dans ses poches pour me tendre des gants qu’il voulait absolument que je mette pour me réchauffer. Pourtant, il ne faisait pas froid, il devait s’en rendre compte, c’était juste que je n’étais pas bien, mais je n’avais pas froid, et surtout je ne voulais pas monopoliser ses gants. Je lui redonnai mais devant son regard insistant et surtout parce qu’il était déterminé à me les prêter, je ne pus qu’obéir. C’était ça ou je me remettais une nouvelle fois à pleurer. C’était machinal, maintenant, c’était incontrôlable. Comme quand on pleurait pour quelque chose qu’on ne comprenait pas, qu’on ne savait pas pourquoi on le faisait, mais que l’on continuait quand même à pleurer, même si on voulait s’arrêter.

Je n’avais pas répondu à Olivier. Pas encore. Je ne savais pas si j’étais prête à voir sa tête quand je lui donnerais mon nom de famille. Soit il me traiterait de menteuse, et se moquerait de moi, soit il aurait pitié de moi. Et je ne voulais plus qu’on ait pitié de moi. C’était terminé, cette phase, elle avait toujours été terminée. Je ne supportais pas qu’on me regarde avec une expression peinée, feinte sur le visage. Je pouvais également lui donner simplement mon prénom… mais par politesse, je ne pouvais pas faire ça : il m’avait donné son prénom et son nom de famille. J’étais coincée. Il me proposa de prendre une boisson chaude dans un café, et j’abdiquai, en sentant que, comme pour ses gants, il allait insister si je refusais. Il voulait savoir ce que je cachais, pourquoi j’avais autant pleuré, et surtout, je sentais qu’il avait des tas de questions à me poser.

« D’accord pour le café… »

Je le faisais vraiment à contrecœur, parce que je ne voulais pas passer du temps avec lui. D’abord, parce qu’il fallait que je rentre à la maison pour retrouver Jon et mes enfants, et en plus parce que je n’avais pas spécialement envie de devoir le regarder encore… mais je n’avais pas le choix, apparemment.

Je le suivis doucement, sans me forcer à marcher trop vite, mais ma paranoïa revenant rapidement, je ne cessai de regarder de tous les côtés à chacun coin de rue, pour ne pas être vue ici avec un homme comme lui. Il devait se poser des tas de questions, et j’avais honte d’être ainsi, mais c’était comme ça. Quand nous arrivâmes dans le café, j’avançai jusqu’au coin le plus reculé du bâtiment, pour que l’on soit tranquille. Quitte à y rester quelques temps, alors mieux valait que je sois le plus loin possible des autres personnes.

Nous passâmes commande rapidement, et je pris une profonde respiration, avant de me lancer. Il fallait bien que je lui dise ne serait-ce que mon prénom. Ce n’était pas la mer à boire. Et pourtant… J’évitai son regard et murmurai mon nom du bout des lèvres.

« Je m’appelle Abigail Polloni… »

J’avais pris ma décision, et je préférais la transparence. Au moins, il me poserait moins de questions, et je serais tranquille. Mais évidemment, je ne m’attendais pas à ce qu’il me laisse tranquille non plus… ça c’était sûr !
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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Mar 22 Avr - 17:24

Elle semble réfléchir tout en enfilant les gants et j'ai un petit espoir, si elle n'avais pas voulu, elle aurait dit non tout de suite. Elle consent finalement à m'accompagner, de toute façon j'avais également besoin d'un bon café pour commencer ma journée. Je ne marchais pas vite, mais elle était quand même un peu en décalage derrière moi, comme si elle avançait à contre-coeur, je ne l'avais pourtant pas forcer à venir, ou alors c'était de la fatigue, ces évanouissements étaient dus à ça peut-être, et puis tout à coup elle me double, m'obligeant à accélérer le pas. Cette femme était vraiment pleine de contradictions, elle pleurait et riait en même temps, me demande mon nom et refuse de me dire le sien et ne veut apparemment rien de moi mais me suit quand même ! Je suis de plus en plus intrigué et amusé aussi.
Elle me précède dans le café. Le temps que je la débarrasse de son gilet, elle s'est déjà installée dans un coin reculé et lance des regards suspects aux peu de clients déjà présents, j'en viens à me demander en riant si elle n'est pas recherchée par la police. Je m'installe en face d'elle en même temps que le serveur prend notre commande. Il s'éclipse et je constate à nouveau qu'elle évite de me regarder, ça ne va pas être pratique pour discuter

Je m’appelle Abigail Polloni…

Sa voix n'était qu'un murmure, il n'y avait pourtant pas de honte à donner son nom, à moins d'avoir un nom ou un prénom pourri, mais Agigail c'était joli et original, et ... Polloni !?

- Polloni !? Comme "le" Polloni ?

Elle acquiesce discrètement de la tête. Ben ça alors, si je m'attendais à ça ! Evidemment je m'étais un peu intéressé à lui et à son groupe quand les gens avaient commencé à me dire que je lui ressemblais, il était 3 au début et puis sa femme avait intégré le groupe, une violoniste de formation je crois. C'était bien elle !
Tout me revient par flash, les articles que j'avais lus et les différents reportages qui lui avaient été consacré quand il était mort. Les yeux d'Abigail, si timide depuis tout à l'heure, s'étaient plantés dans les miens et semblaient scruter la moindre de mes pensées, elle avait du tant de fois déclencher cette réaction en se présentant. Je comprends mieux maintenant son malaise, ça a du être un choc pour elle, elle a du croire que j'étais un fantôme ! Sur le coup j'ai envie d'en rire, mais ce ne serait pas correct, s'il m'arrivait la même chose avec Pierre ça ne me ferait pas rire du tout. Je baisse les yeux sur l'anneau que je portais à mon index droit et que je faisais tourner machinalement avec mon pouce, son anneau. Je prends ses mains posées sur la table dans les miennes cherchant à nouveau son regard et lui sourit tristement

- Je suis désolé, je vous présente toutes mes condoléances

C'était très formel, mais très sincère aussi, je savais combien c'était douloureux de perdre un être cher, mais aussi comment ça pouvait faire du bien d'en parler avec quelqu'un. Que rien n'était plus énervant aussi que de voir sans cesse des gens qui vous plaignent et vous prennent en pitié. J'exerce une petite pression sur ses mains avant de les lâcher et me recale au fond de ma chaise

- Vous voulez bien me parlez un peu de lui ?

Je sais que c'était osé, elle ne ressentait peut-être pas les même choses que moi par rapport au deuil, mais si je pouvais l'aider à ma façon, j'en serais ravi.
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Abigail L. Polloni


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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Mar 22 Avr - 19:17

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Evidemment, dès lors que j’eus terminé de dire mon prénom et surtout mon nom de famille, le regard d’Oli s’arrondit et je compris immédiatement qu’il avait des tas de questions à poser. J’espère que je n’étais pas tombé sur un journaliste au moins ! Si c’était encore un coup monté pour me faire dire des choses, je préférais encore partir en courant. J’avais déjà eu le coup il n’y a pas si longtemps et je ne pouvais plus le supporter. Ça avait été suffisant pour moi. Forcément, la première chose qu’il me demanda, c’était si je parlais bien du même Polloni que lui et je ne pus qu’acquiescer. Il parut tomber des nues, et je le vis commencer à réfléchir longuement sur la question. Il resta silencieux pendant assez longtemps et finalement, attrapa mes mains dans les siennes en me présentant ses condoléances.

« Je suis désolé, je vous présente toutes mes condoléances »

Je baissai les yeux en le remerciant, et je remarquai alors une alliance, à son index. Etrange position pour une alliance, la mienne était encore à mon annulaire… il m’intriguait. Généralement, si on ne portait pas son alliance à l’annulaire, ça ne présageait rien de bon. Une dispute qui avait mal tourné et qui s’était terminé en rupture ? Peut-être… Mais je n’étais pas là pour lui demander des choses personnelles… par contre, apparemment, il n’allait pas se  gêner pour le faire. Il se laissa aller dans le fond de sa chaise, et après mûre réflexion, me questionna :

« Vous voulez bien me parlez un peu de lui ? »

Il avait été clair, net et précis. Et j’avais été soufflée par son excès de zèle et par sa quasi-spontanéité. Je ne savais pas quoi lui répondre, dans un premier temps. Que dire à cet homme ? Que dire de mon homme ? Il y avait tellement de choses à dire, et en même temps si peu que personne ne connaissait à part moi ! Et surtout je ne savais pas quoi dire et par où commencer ! C’était compliqué. Je ne savais pas s’il souhaitait que je lui parle de sa mort, de sa façon de jouer sa musique, des concerts, de n’importe quoi…

« Que voulez-vous que je dise ? »

J’avais peut-être paru un peu sur la défensive. Mais il était vrai que je n’aimais pas que l’on me pose des questions sur lui. Il me manquait tellement que j’avais peur de ne pas pourquoi raconter quoi que ce soit sans pleurer. D’habitude, je pouvais le faire, mon deuil était fait, ou presque. Mais là, j’étais tellement choquée par la ressemblance que j’étais fébrile, pleurnicharde et surtout incapable d’aligner deux mots l’un après l’autre.

« Vous n’êtes pas un journaliste ? »

Ma question eut l’air de l’étonner, et je sus alors immédiatement la réponse. Non, ce n’était pas un journaliste. Je savais les reconnaître, et lui n’en était pas un. Je pouvais parler librement…
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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Mer 23 Avr - 0:08

Je l'avais prise au dépourvu avec ma question si directe, mais elle était encore perturbée, ça se voyait à sa façon de me regarder. Elle me répond un peu sur la défensive, n'aurait-elle pas encore fini son deuil ? Cela faisait plus d'un an, ça avait du être fort entre eux

- Vous n’êtes pas un journaliste ?

Un journaliste !? La pauvre, ça ne devait pas être facile pour elle si elle se sentait encore traquée aujourd'hui. Je la rassure d'un sourire

- Non non, je suis vétérinaire ! Je ne pourrais raconter votre histoire qu'à Boub et il n'ira rien répéter ... c'est mon chat


J'avais réussi à la faire sourire, mais elle ne se décide pas pour autant à répondre à ma question. Je lui laissais le choix, elle pouvait me dire des choses que tout le monde connaissait ou bien des choses plus personnelles, je m'en foutais un peu, l'important était qu'elle puisse en parler.
Quand je suis arrivé ici après la mort de Pierre, je me suis complètement investi dans l'ouverture de la clinique, me noyant dans le travail pour essayer d'oublier un peu ma peine et puis un jour je me suis assis sur un banc dans un parc et une jeune fille s'est assise près de moi. Elle m'a juste demandé pourquoi j'avais l'air si triste et j'ai fini en larmes dans ses bras, ne pouvant sortir un mot. Elle a eu la patience d'attendre que je me calme et surtout après, elle a su m'écouter, je me suis senti si bien après. La peine était encore là, mais mon coeur était plus léger. Si je pouvais rendre la pareille à Abigail, rien ne pourrait me faire plus plaisir, j'aurais en quelques sorte rendu ce qu'on m'avait donné.
Je me permets à nouveau de poser ma main sur la sienne et attend qu'elle me regarde

- Pourquoi vous ne commenceriez pas par le début ? Vous vous êtes rencontrés comment ?

Je la lâche à nouveau et me redresse. Je pose mes coudes sur la table et croise mes mains pour caler mon menton dessus. Je la fixe en souriant, j'ai tout mon temps ...
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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Mer 23 Avr - 0:49

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Oli me rassura instantanément en me disant qu’il était vétérinaire et que de fait je ne craignais rien, à part qu’il ne raconte tout cela à son chat. Je lui fis un petit sourire en le croyant sur parole. Être vétérinaire et avoir un chat avec un nom pareil, ça ne s’inventait pas ! Je sentais que je pouvais lui faire confiance de toutes façons, je l’avais su dès que je l’avais vu si étonné quand j’avais parlé de journalistes. Mais je ne comprenais toujours pas ce qu’il voulait que je lui raconte à propos de Matthew. Que dire ?

Je commençais à réfléchir à pas mal de choses quand il me demanda de lui raconter notre rencontre à Matthew et à moi. Je souris en baissant les yeux sur mes mains, vu qu’il avait relâché la pression qu’il exerçait avec la sienne, pour finalement s’installer comme un enfant sur la table et m’écouter avec attention. Notre rencontre… Je ne savais pas si c’était vraiment une bonne idée de démystifier tout cela. Elle avait longtemps été taboue. Mais en même temps, il y avait prescription… et puis, cet homme était un pur inconnu, je pouvais me confier à lui, non ? S’il jurait qu’il n’allait pas tout raconter ailleurs pour se faire de l’argent sur mon dos… c’était un bon plan pour exorciser mes démons.

J’attendis néanmoins que nos commandes arrivent. Un chocolat pour moi, un café pour lui. Je posai mes mains autour de la tasse, laissant les souvenirs m’envahir et me hanter pour mieux les raconter par la suite. Je pouvais tout lui dire, je pouvais lui raconter dans les moindres détails, il s’en ficherait après tout. Il ne pourrait pas porter de jugement. Surtout que Matthew était mort maintenant et porter un jugement sur lui… ce ne serait pas correct, n’est-ce pas ? Alors j’allais tout lui dire. Ça ne pourrait me faire que du bien, n’est-ce pas ? Je relevai doucement les yeux vers Olivier, en faisant une moue improbable, manie que j’avais gardé de mon histoire avec Matthew. Il m’avait contaminée avec ses expressions faciales débiles, et parfois, je me surprenais à les imiter à la perfection ! Cette fois encore, c’était probant !

« J’étais encore au conservatoire à l’époque, et il voulait trouver un premier violon, pour le faire enregistrer sur l’album qu’il produisait avec le groupe. J’ai participé à l’audition et je l’ai bluffé. »

Jusque là, tout allait bien. C’était plus tard que les choses se gâtaient. A l’époque, il était alors déjà marié, à Jenny, sa première femme. Il avait même déjà des enfants et je le savais… du moins, je l’avais deviné.

« Une heure après, on était en train de boire un verre dans un bar, exactement comme nous en ce moment, dans une sorte de salle privée et… on a couché ensemble dans ce fichu bar ! »

Je faillis éclater de rire en me rappelant de ce moment. C’était n’importe quoi, nous n’étions même pas ivres ou quoi que ce soit, ça n’avait jamais été mon genre. Mais nous avions été attirés, surtout lui d’ailleurs, et il avait trompé sa femme ce jour-là. Avec moi. Et le pire, c’est que sa femme était devenue ma meilleure amie par la suite, quand les choses s’étaient apaisées. Bien sûr il n’avait pas pu tenir sa langue, mauvais menteur qu’il était, et sa femme avait tout appris et avait menacé de le quitter… ce qui n’avait pas eu lieu, fort heureusement. Du moins… pas à ce moment là !

« Comme chacun le sait, j’ai été engagée et j’ai enregistré pour eux, avant qu’ils ne me demandent d’intégrer le groupe à part entière, et d’être leur violoniste attitrée. »

J’avais été tellement surprise ce jour-là. Au départ, je ne voulais pas accepter, mais ils avaient fini par me convaincre. Et je ne le regrettais pas, même si j’avais tout perdu maintenant. Ou presque !

« On a toujours joué au chat et à la souris lui et moi, c’était… oui, c’était un jeu au départ. Et quand nous avons divorcés tous les deux à peu près en même temps, le jeu est devenu… en quelques sortes réel. Et c’était comme une évidence, seulement pour lui au début. Il a fallu du temps pour qu’il me convainque de me laisser aller… »

Finalement, je réussissais très bien à parler de lui, et je me rendis compte que j’aurais dû le faire avant. Ça me faisait du bien, de reparler de souvenirs, de bons souvenirs, de souvenirs drôles. Pour l’instant, c’était agréable et ce n’était pas trop difficile. Mais je savais qu’il allait me demander de parler d’autres choses, des choses plus dures, des choses trop dures. Jusqu’où pouvais-je aller ? Telle était la question…
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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Mer 23 Avr - 11:17

Elle pense et toute une série d'expressions passent sur son visage lui faisant faire des mimiques, c'était assez marrant à voir, mais j'essaie de garder mon sérieux. Je sentais qu'elle hésitait, cela ne se passerait pas comme moi avec mon inconnue, déjà nous n'étions plus des inconnus et la confidence ne va pas être aussi facile, il va falloir que je l'encourage un peu. J'allais le faire quand elle commence à parler.
Une rencontre somme toute classique dans ce milieu. Je souris quand elle dit qu'elle avait bluffé Polloni, elle n'était pas modeste et savait la valeur de son talent. Je ne connaissais pas plus que ça ce fameux Matthew mais il avait un sacré ego disait-on, ça avait du faire des étincelles. Et la suite de son récit me le confirme, ils avaient donc couché ensemble dès leur rencontre. Ce souvenir la fait sourire, c'est un bon début.
Elle avait mis du temps à se décider mais maintenant elle parlait avec aisance, exprimant ses souvenirs avec facilité. Elle enchaine avec une chose que je savais déjà, puis repart dans les choses un peu plus personnelles

- On a toujours joué au chat et à la souris lui et moi, c’était… oui, c’était un jeu au départ. Et quand nous avons divorcés tous les deux à peu près en même temps, le jeu est devenu… en quelques sortes réel. Et c’était comme une évidence, seulement pour lui au début. Il a fallu du temps pour qu’il me convainque de me laisser aller…

Mais je ne savais pas qu'ils étaient mariés chacun de leur côté ! J'essayais d'imaginer ce jeu entre eux, ça devait être agréable vu le sourire sur ses lèvres. Elle devient plus hésitante, mais elle a une très jolie façon de décrire les choses, "C'était comme une évidence", mais l'amour est une évidence et pourtant ça me surprend qu'elle ait mis du temps à se laisser convaincre, son précédent mariage avait peut-être laissé des traces ... Je lui laisse un peu de temps pour savourer ce souvenir avant d'enchainer

- Et ensuite ?

Je m'en voulais un peu de la brusquer comme ça mais il ne faillait pas qu'elle réfléchisse trop longtemps, ça devait être un peu spontané, si je lui laissais trop de temps pour réfléchir, elle n'arriverait pas exprimer ses pensées les plus sombres. Elle prend quand même le temps de boire une gorgée de son chocolat avant de continuer
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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Mer 23 Avr - 19:30

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Evidemment, je ne m’attendais pas à ce qu’il partage mon point de vue quant à notre relation. Je n’imaginais pas qu’il soit comme un fou en m’entendant parler de ça. Il devait en avoir tellement marre d’être pris pour Matthew… ça devait être lassant. J’espérais juste que mon récit, cette fois, lui apporterait un peu de … de quoi donc ? de changement, dira-t-on !

Pourtant, quand je parlais, je voyais son sourire en fonction de ce que je racontais. Ainsi, quand je parlais de notre mise en couple, après nos divorces, je vis passer dans ses yeux l’étonnement, puis l’admiration pour mes mots. Je devais m’arrêter de parler, vraiment. Pour l’instant, c’était plaisant, ça me faisait presque du bien de mettre des mots là-dessus, mais je savais où ça allait m’emmener par la suite et je n’avais pas envie d’y aller. D’ailleurs, qui me disait que je me sentirais vraiment mieux après avoir tout raconté ? Peut-être que ce serait pire ! Peut-être que j’allais rentrer chez moi, courir dans ma chambre pour ne pas regarder les photos de Matthew partout, et pleurer pendant toute la nuit ! Mieux valait que j’arrête là !

« Et ensuite ? »

Je le regardai d’un œil réprobateur. Il n’était pas obligé d’être aussi brusque. Il pourrait faire attention et être un peu doux, au moins, il devait pourtant comprendre ce que j’avais vécu ! Je détestais que l’on me pousse à parler alors que je ne voulais pas, de base, et ensuite parce que ce n’était simplement pas facile d’en parler comme ça, sans regretter quoi que ce soit ou bien sans souffrir. Je décidai cependant de continuer mon récit, non sans avoir goûté à mon chocolat. Je savourais bien la gorgée que je pris, en choisissant avec soin mes prochains mots. Pour qu’ils ne soient pas trop brutaux pour moi.

« Ensuite nous nous sommes mariés, en janvier. Le plus tôt possible, un an après. Et déjà à cette époque-là, on le savait condamné. Mais j’ai pris sur moi, j’ai accepté de me marier, et on a fait semblant de vivre normalement pendant un an de plus encore. J’ai assisté à la dégradation de sa maladie et… »

Je marquai un temps de pause. J’avais essayé de parler de façon détachée, mais j’avais entendu ma voix dérailler à certains instants, tout comme lui l’avait entendue sûrement. Je me sentais tellement mal, de raconter son agonie lente et douloureuse. Je regrettais qu’il soit tombé, je regrettais de ne pas avoir fait plus attention à lui, je regrettais tout. D’avoir été égoïste et d’avoir été si idiote. Egoïste parce que je ne voulais pas qu’il m’abandonne, alors qu’il m’avait tout donné. Idiote, parce que j’étais tombée sous son charme alors que je n’aurais jamais dû. J’avais peut-être eu des bonheurs extrêmes avec lui, comme notre mariage, la naissance de Johanna et celle de Leopold, après sa mort, mais j’avais tout perdu. L’homme de ma vie, ma mère également, puisqu’elle ne voulait plus me parler. J’avais coupé les ponts avec tout le monde pour me reconstruire. Plus rien ne pouvait m’aider… à part lui, et il n’était pas là pour le faire ! Il était six pieds sous terre, dans un cercueil, et rien ni personne ne pourrait le faire revenir ! En relevant des yeux pleins de larmes vers mon interlocuteur, je remarquai qu’il attendait que je continue. J’avais dû passer un bout de temps sans parler, dans mes pensées.

« Désolée. Ensuite, je l’ai accompagné jusqu’au dernier jour… et je l’ai enterré. »

Ces quelques mots me coûtaient tellement cher, étaient si difficiles à dire et à admettre. Bon sang, j’aurais préféré mourir à sa place. Je n’avais aucune importance comparée à lui. Il avait des enfants à élever, plus que moi, et il méritait bien plus de vivre que moi. J’aurais pu lui donner mon cerveau pour qu’il vive. J’aurais pu faire tant de choses pour qu’il reste à ma place… et pourtant… ce n’était pas possible.

« Il est parti le jour de son anniversaire… »

J’étais soudain beaucoup plus silencieuse. Je ne savais plus quoi dire, et j’avais une boule à la gorge, qui m’empêchait de parler plus que cela. Tous mes souvenirs me revenaient en mémoire et ils étaient douloureux, ils me faisaient atrocement mal… Pourquoi étais-je tombée sur cet homme ? Il ne m’apportait rien de bon !
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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Jeu 24 Avr - 10:19

J'aurais peut-être du exprimer un peu plus de compassion au vu de son regard presque choqué quand je lui ai demandé la suite mais elle continue quand même.
Elle avait donc accepté de se marier avec un homme malade et surtout condamné à une mort certaine, c'est certes une belle preuve d'amour, mais c'est aussi très étrange, c'était un peu se condamner aussi ... Je sens qu'elle fait un effort pour rester stoïque mais sa voix déraille et ele s'en excuse

- Désolée. Ensuite, je l’ai accompagné jusqu’au dernier jour… et je l’ai enterré.

Elle était passée de la tristesse à la colère et je regrette de l'avoir poussée ainsi dans ses retranchements, je n'avais pas employé la bonne méthode, elle n'avait pas fini son deuil, elle n'avait pas encore atteint cette phase de l'acceptation. Combien de fois je pensais moi-même y être arrivé alors que la minute d'après je cassais tout ce qui me tombait sous la main de rage et de colère avant de m'éffondrer en larmes parce qu'il m'avait quitté. J'ai été idiot, je pensais pouvoir l'aider en me référant à ma propre expérience mais je n'étais pas psy et je lui avais peut-être fait plus de mal que de bien finalement. L'enterrement est le point final de la vie et je pensais que c'était aussi le point final de sa confidence, mais elle ajoute avec un sanglot dans la voix

- Il est parti le jour de son anniversaire…

Elle fixe sa tasse qu'elle tient toujours dans ses mains. Elle est au bord des larmes, et je sens mon coeur se serrer, je m'en veux maintenant. Je pose ma main sur la sienne

- Abigail ...

Elle reste les yeux dans son chocolat malgré mon appel

- Abigail, je suis désolé, j'ai cru que je pouvais vous aider ...

Elle relève enfin la tête en retirant sa main. Elle est encore triste, mais ses yeux me lance des éclairs, au moins sa colère était dirigée contre moi maintenant, elle ne pensait plus à Matthew à cet instant. Je l'avais bien mérité, j'ai toujours cru en moi, cru en mes capacités, j'avais cru pouvoir l'aider et je me suis trompé, ce n'est pas parce que j'avais vécu aussi un deuil que je pouvais me permettre ce que je venais de faire, et puis elle n'en savait rien elle ...
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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Jeu 24 Avr - 23:31

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Je n'aurais jamais dû lui raconter tout ça, et replonger dans mes souvenirs de cette façon. C'était la pire idée que j'avais eu depuis bien longtemps. En même temps... ce n'était pas moi qui avais eu cette idée-là, mais lui ! C'était lui que je devais blâmer. Et j'allais le faire, si je ne m'effondrais pas en larmes juste avant. J'étais à deux doigts de le faire, mais quand il posa sa main sur la mienne, je sentis ma force revenir. Comme si l'engueuler allait m'empêcher de sombrer. Non pas du tout, en fait, ça ne ferait que ralentir le processus, et je pleurerais de toutes mes forces plus tard. Peut-être avant de rentrer à la maison, peut-être après... mais en tout cas, j'allais le faire, c'était évident. Et lui... je sentais son regard sur mes cheveux, puisque je baissais la tête vers ma tasse. Ce pauvre type qui ne connaissait absolument rien à la psychologie osait me toucher et essayer de me calmer et de me rassurer. Qui était-il pour oser faire ça de toutes façons ?! Quand il prononça mon prénom, je gardais les yeux obstinément fixés sur ma tasse, ou le chocolat restait sans bouger. Il faudrait peut-être que je le boive avant qu'il ne refroidisse. Mais j'avais perdu tout appétit et surtout, ma gorge était nouée au possible...

« Abigail, je suis désolé, j'ai cru que je pouvais vous aider ... »

A cet instant précis, plus rien ne comptait. Je relevai les yeux vers lui et retirai ma main de sous la sienne. Il était complètement taré ce type ! M'aider ? Et comment ? En me faisant me souvenir des moments les plus horribles de toute ma vie ? Perdre mon mari m'avait fait plus de mal que de perdre mon père, et je haïssais cet Olivier pour m'avoir fait revivre ça. Je ricanais nerveusement et aussi furieusement. Il ne savait pas combien ça faisait mal, il n'en savait rien du tout ! J'aurais pu lui cracher à la figure et l'insulter de tous les noms, si je n'avais pas fait preuve de self-control. Néanmoins, je ne m'empêchai pas de lui répondre, furieuse :

« M'aider ?! Personne ne peut m'aider, à part si vous connaissez une méthode pour faire revivre les morts ! »

Je ne lui laissai pas une seconde de répit pour me répondre. Je n'avais pas envie de l'entendre me répondre, il aurait sûrement fait une blague vaseuse, et c'était hors de question que j'entende ses railleries.

« Tout le monde veut m'aider, et me propose de parler, de raconter ce qu'on a vécu, mais au fond, tout le monde s'en fiche ! Personne ne sait ce que ça fait, de voir son mari mourir comme ça sans pouvoir rien y faire parce que c'était programmé, et parce qu'il était trop fatigué pour se battre encore un jour de plus !!! »

Je fixai encore les yeux bleus de l'homme en face de moi, en remarquant que j'avais légèrement perdu mon calme. Je n'avais pas crié, ni hurlé, mais je respirais mal maintenant et mes cheveux m'arrivaient dans le visage, se mélangeant à mes larmes et collant sur mon visage. J'étais comme une furie, et j'étais prête à lui en coller une s'il osait me répliquer quoi que ce soit avec son air satisfait. Enfin, maintenant il avait plutôt l'air effaré et presque triste et s'il ressentait ne serait-ce qu'une once de pitié, il la cachait bien, comme s'il savait que ça m'énerverait de le voir faire preuve de pitié.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Ven 25 Avr - 13:21

Je comprends sa colère quand elle me dit que tout le monde agissait avec elle comme j'étais en train de le faire, mais il y a une grosse différence, moi je ne m'en fiche pas, parce que moi, contrairement à ce qu'elle pense, je sais ce que ça fait et je sais combien c'est douloureux.
On ne peut pas comparer les peines et les chagrins des gens, la douleur est une chose on ne peut plus personnelle. Certains se referment sur eux-mêmes, d'autres ont besoin de s'exprimer, mais on a beau crier et pleurer toutes les larmes de son corps, rien ne fera revenir celui qu'on a perdu. Je me demande sur le coup ce qui fait le plus mal, la perte brutale, comme je l'avais vécue ou celle "programmée" pour reprendre ses mots, mais cela importe peu, le résultat est le même, c'est celui qui reste qui souffre.
La voir dans cet état me renvoie à mes propres souvenirs. Je croyais avoir dépassé ce stade, mais ça me fait quand même mal. Elle me fixe toujours et si elle avait su se contenir un minimum jusqu'à maintenant, je la sens sur le point d'exploser. Les larmes de rage qu'elle avait laissé échapper avaient collé quelques mèches de ses cheveux sur ses joues et instinctivement je lui enlève. Je savais ce qui allait se passer maintenant, le mal qu'elle a à respirer en est un signe précurseur, je l'avais vécu tant de fois, et elle aussi sans doute. Je me lève et fais le tour de la table pour venir m'asseoir près d'elle sur la petite banquette. Elle se débat un peu quand je la prends dans mes bras et la force à poser sa tête sur mon épaule

- Je sais tout ce que tu ressens, je le sais, je l'ai vécu aussi ... Je m'y suis mal pris avec toi, mais sache que mon épaule et tout à toi si tu veux pleurer dessus ... J'aurais tant aimé en avoir une pour pleurer moi aussi

Je ne connaissais cette femme depuis même pas une heure, et pourtant comme je me sens bien avec elle, j'ai l'impression qu'on a tant de choses à partager. J'essayais de l'aider comme je pouvais, même si c'était pour l'instant d'une façon maladroite, mais je commence à penser qu'elle pourrait aussi beaucoup m'apporter et espère de tout mon coeur qu'elle ne va pas me repousser ...

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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Ven 25 Avr - 18:15

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Mes tremblements commencèrent dès lors que mon souffle se coupa une fois de plus, alors qu’un nouveau sanglot arrivait. Je me sentis soudainement très fragile, et trop fragile. Je posai mes yeux dans tous les recoins, effrayée par ce que mon organisme était en train de me faire vivre. Je regardais partout, sauf dans ses yeux à lui. Je savais déjà ce que j’y lirais. Encore plus de pitié, des excuses que je ne voulais pas. Qu’est-ce qui m’avait pris de le suivre ? Je n’aurais jamais dû.

Je ne ressentais plus qu’une douleur immense au niveau du cœur et mes larmes menaçaient de tomber à nouveau. Elles n’attendaient qu’une chose : mon assentiment. Et je n’étais pas prête à leur donner, au contraire. Mais lorsque je sentis la banquette bouger à mes côtés, je compris qu’elles allaient être aidées dans leur tâche, et par mon propre bourreau. J’aurais voulu m’effacer, d’un coup, m’éclipser et ne plus jamais revenir dans ce café. Si seulement ça avait été possible.. Olivier, de son prénom, s’était ainsi installé à mes côtés, et me forçai à rester contre lui, il me maintenait avec force. Et si je me croyais assez forte pour le repousser, c’était faux. Je me débattis alors plus par principe que par conviction : je savais que je n’allais pas réussir à m’en écarter. Et au bout de quelques secondes, il réussit à me tenir contre lui, en me prenant par les épaules d’abord, puis, une fois que je fus plus calme, par la taille. Il utilisa alors son autre main pour me poser de force la tête sur l’épaule, et quand j’eus fini de me débattre, je l’écoutai me parler doucement, sur un tout autre ton, qui contrastait beaucoup du ton qu’il avait utilisé pour ses questions, et jurait également avec la façon dont il m’avait empoignée. C’était un tout autre homme que j’avais sous les yeux, et je ne le reconnaissais pas vraiment… Je tendis alors l’oreille quand il parla.

« Je sais tout ce que tu ressens, je le sais, je l'ai vécu aussi ... Je m'y suis mal pris avec toi, mais sache que mon épaule et tout à toi si tu veux pleurer dessus ... J'aurais tant aimé en avoir une pour pleurer moi aussi. »

Sa manière de me parler avait également changé. Et je compris. Je compris finalement ce qu’il s’était passé chez lui et pourquoi cette alliance n’était pas à sa place. Evidemment... j’aurais dû m’en douter, c’était pour cette raison qu’il voulait à tout prix m’aider. Mais je maintenais le fait qu’il n’aurait jamais dû. Je regrettais d’en avoir parlé. C’était mieux quand je le gardais pour moi. Ou quand j’en parlais aux bonnes personnes, mais pas à lui. Ce n’était pas parce qu’il avait perdu quelqu’un qu’il devait se sentir comme un dieu, et essayer de régler tous les maux de tous ceux qui ont perdu leur femme ou leur mari.

Malheureusement, malgré toute ma force et toute ma volonté réunies, je ne pus m’empêcher de pleurer comme une petite fille, en l’entendant être si patient et si gentil avec moi. Je me rendais compte que j’avais eu tort en lui parlant comme je l’avais fait, et que je n’aurais pas dû, mais qu’est-ce que j’y pouvais moi ? Je ne lisais pas à l’intérieur des gens ! Je ne pouvais pas penser qu’il aurait vécu la même chose… Alors je me laissais aller sans rien dire, pleurant à chaudes larmes contre lui, le laissant me bercer comme il le souhaitait. Je laissais mes larmes s’évader silencieusement. Retenues depuis trop longtemps elles semblaient intarissables, et pourtant je savais que ça prendrait fin à un moment ou un autre. Tout se terminait toujours. Le trou béant que j’avais dans la poitrine allait aussi se refermer, un jour ou l’autre, et finalement, je reprendrais une vie totalement normale, celle que je faisais semblant de mener depuis des semaines, depuis des mois… depuis plus d’un an. Jon m’aidait beaucoup, évidemment, mais voir mes enfants n’était pas une tâche facile. Et pourtant, je les aimais plus que tout au monde… et c’était peut-être égoïste, mais je les détestais aussi par moment pour me rappeler autant Matthew, chose que je n’avouerais jamais à personne !

« Merci… »

Malgré tous les efforts que je fis pour parler convenablement et de façon normale, je sentis encore la boule dans ma gorge, ainsi que les tremblements de ma voix. Je n’allais donc jamais réussir à me calmer ? Je ne bougeai pas, restant contre lui, sans rien faire et pour l’espace de cet instant qui s’éternisait, je me laissai complètement faire, étant totalement dépendante des mouvements de cet homme. Je ne gardais que le contrôle de mes pensées, et, après m’être raclé la gorge pour mieux parler, de façon plus distincte, je repris doucement la parole :

« Que lui est-il arrivé ? »

Je parlais bien sûr de la personne qui devait partager sa vie avant qu’il ne la perde. Je ne savais pas s’il aurait voulu en parler, mais j’estimais que j’avais le droit de lui demander, après tout ce que j’avais dû lui raconter de si personnel. C’était à son tour, et il avait intérêt à répondre ! Tout ce que je voulais, c’était entendre sa voix, me calmer en respirant normalement, et ensuite quitter ce café pour de bon…
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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Sam 26 Avr - 12:22

Elle s'était remise à pleurer, en silence. J'avais penché ma tête pour poser ma joue sur le sommet de son crâne, elle était complètement détendue. J'aime à penser qu'elle est bien dans mes bras, mais qu'est-ce que j'en sais, je m'étais déjà trompé après tout. Elle se laisse peut-être aller mais son esprit doit être ailleurs, avec Matthew sans doute ... Elle se calme doucement et essaie de me remercier mais le chagrin est toujours là. Je la serre un peu plus pour lui faire comprendre que je l'ai entendue et que les mots sont inutiles. Nous restons encore un long moment ainsi, malgré que ses larmes s'étaient taries. Je relève va tête quand elle se racle la gorge

- Que lui est-il arrivé ?

Elle me rendait la monnaie de ma pièce mais contrairement à elle, parler de Pierre ne me dérangeait pas, au contraire, j'aimais me souvenir de lui. Le temps fait bien son travail en estompant au fil des années la douleur mais c'est aussi un traître qui vole vos souvenirs si vous n'y faite pas attention, et pour rien au monde je n'aurais voulu oublier tout ce que nous avions vécu ensemble, et surtout pas ces petits détails auxquels on ne prête pas attention sur le moment, une main frôlée,un regard, un sourire,  un baiser volé ... Pierre était le spécialiste des baisers volés, je me souviens du dernier, juste avant qu'il ne remette son casque ... Abigail s'était légèrement détaché de moi et ne plus sentir sa chaleur contre moi me fait revenir sur terre. Elle me fixe, se méprenant surement sur mon silence, elle devait m'en vouloir, elle m'avait confié des choses et moi je restais silencieux. Je souris devant son froncement de sourcils avant de redevenir plus sérieux

- Un accident ...

Elle s'était maintenant complètement redressée et me fixait, je pouvais voir dans ses yeux qu'elle était légèrement choquée que j'ai pu dire cela sur un ton neutre. Non pas que je ne sois pas triste, mais j'avais pris le parti de ne plus m'apitoyer sur mon sort, Pierre ne l'aurait pas voulu. Nous n'avions pas eu le temps de parler de la mort, de notre mort respective, mais je le connaissais comme ma poche et je m'étais persuadé qu'il aurait aimé que je continue à vivre pleinement. Bien sur ça n'avait pas été facile au début et j'avais encore des coups de blues de temps en temps, mais maintenant j'avais assez de recul pour gérer et parler de sa mort sans m'effondrer ... enfin normalement

- Un accident de moto ... il a voulu éviter un animal en faisant un écart et la voiture qui le doublait l'a percuté, il est mort sur le coup ...

Je revois le policier venu m'annoncer la nouvelle, il avait eu l'air un peu soulagé de pouvoir rajouter qu'il n'avait pas souffert, mais est-ce une consolation ? J'étais tellement dévasté ... Une ombre de tristesse avait du passer sur mon visage parce que je sens la main d'Abigail sur mon visage et quand je relève les yeux vers elle, elle sourit tristement. Repensait-elle à tout ce qu'avait souffert Matthew ? Lui qui contrairement à Pierre n'avait pas eu cette "chance" ? Je détestais quand les gens me disait ça !
Mais Je me reprends rapidement et enchaîne. Je lui raconte quelques petites anecdotes, comment nous nous étions rencontrés, mais surtout comment il était, toujours à s'enthousiasmer pour de nouveaux projets, toujours optimiste, comment il m'avait en quelque sorte ouvert à la vie. Dès que je parle de lui je deviens intarissable, c'est pour ça qu'à part avec ses parents, je n'en parlais pratiquement jamais et là ça me fais un bien fou, mais je dois l'embêter à lui parler ainsi de ma vie, et puis d'un coup j'ai une idée

- C'est mon anniversaire aujourd'hui, et c'est aussi celui de notre rencontre, c'est peut-être un signe de t'avoir rencontrée aujourd'hui ! Abigail, tu veux bien que nous devenions amis ?

Elle avait l'air complètement éberlué par ma demande. Emporté par mon enthousiasme je continue

- J'organise une petite fête chez moi la semaine prochaine pour fêter ça, viens ! ... S'il te plait

J'avais pris ses mains dans le miennes, espérant de tout mon coeur avoir une réponse positive ...

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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Sam 26 Avr - 23:05

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Son récit se fit attendre. J’aurais eu le temps de m’endormir dans ses bras, épuisée par mes larmes. Mais je n’étais pas de ce genre-là. Quand je voulais quelque chose, je l’obtenais, c’était même comme ça que j’avais pu être engagée par Matthew ! Alors je n’allais pas bouger de ses bras jusqu’à ce qu’Oli me dise ce qu’il s’était passé. A chacun sa part de souffrance pour la journée ! Quand je compris qu’il allait commencer à parler, je me détachai doucement de son torse. Je devais bien avouer que j’étais bien contre lui, mais c’était simplement parce que j’avais eu besoin d’un câlin, sur le coup. Jon n’avait rien à lui envier. Et puis d’ailleurs, il était gay, il me l’avait dit !

Il commença alors par me dire qu’il s’agissait d’un accident. Je le regardai d’un air effaré, mais lui ne semblait pas plus triste que cela. Je me demandais si c’était récent, ou bien si ça datait de plusieurs années. Bien sûr, j’étais idiote. C’était forcément ancien, sinon, elle n’en parlerait pas d’une façon si légère. Bien que je voyais néanmoins de la tristesse dans son regard. Qui n’en aurait pas ? Sans attendre bien longtemps, il m’expliqua qu’il avait eu un accident de moto.. une voiture l’avait percuté quand il essayait de ne pas tuer un animal sur la route. Je compris que malgré la date à laquelle ça avait pu se passer, la douleur n’était pas totalement partie. Je savais que ma douleur ne partirait jamais non plus, en le voyant ainsi. Sans le vouloir, et dans un geste un peu plus maternel qu’amical, je caressai doucement sa joue râpeuse – il ne s’était pas rasé ce matin-là, visiblement ! – et il releva les yeux vers moi. Il me parut vraiment profondément blessé, et triste, à ce moment précis, mais cette sensation s’évapora la seconde d’après, et il commença à raconter des moments de la vie de tous les jours, leurs rencontres, certaines choses plus amusantes que d’autres et il me redonna un peu le sourire. Même s’il parlait de tout cela au passé, je sentais qu’il ne regrettait rien de tout cela. Je me disais la même chose pour mon histoire avec Matthew, mais je ne savais pas à partir de quand je pourrais raconter des choses comme celles-ci sans pleurer.

Je l’écoutais sans rien dire, passionnée par ce récit de vie tout à fait normale. J’étais émerveillée en l’écoutant, en me rendant compte qu’ils avaient vécu quelque chose de fort, eux aussi, et que malheureusement, comme pour nous Matthew et moi, c’était bel et bien terminé.. et néanmoins, l’histoire continuait. Avec les souvenirs, les objets, les personnes qui nous entourent ! Soudainement, il s’arrêta et son regard devint tout de suite un peu plus joyeux.

« C'est mon anniversaire aujourd'hui, et c'est aussi celui de notre rencontre, c'est peut-être un signe de t'avoir rencontrée aujourd'hui ! Abigail, tu veux bien que nous devenions amis ? »

Je le regardai en haussant les sourcils, un demi-sourire se dessinant sur mes lèvres. Il passait du coq à l’âne, et je devais avouer que j’aimais ça. Sa spontanéité était rigolote et même adorable, et je n’eus pas le temps de répondre avant qu’il ne continue de parler.

« J'organise une petite fête chez moi la semaine prochaine pour fêter ça, viens ! ... S'il te plait »

Mes mains se retrouvaient dans les siennes, et j’avais l’impression d’être suppliée. Je n’aimais pas ça, mais que pouvais-je répondre ? D’un côté, je voulais lui dire oui, parce qu’il me regardait comme un petit chat voudrait du lait. D’un autre, je ne pouvais pas. Il y aurait du monde, du monde qui peut-être me connaîtrait, et si je lui faisais confiance à lui, ce n’était pas le cas des inconnus, même s’ils étaient ses amis. Et puis, il y avait les enfants. Même si Jon pouvait les garder pour une soirée de plus, je ne voulais pas lui imposer ça… d’ailleurs, il serait peut-être jaloux que j’y aille seule…

« Je sais pas… Je… Joyeux Anniversaire, déjà ! »

Je ne voulais pas changer de sujet, mais il fallait procéder méthodiquement. Je devais réfléchir. Et prendre la bonne décision. Je pouvais bien demander des précisions sur sa « petite fête » non ? C’était légitime, il pourrait le comprendre ! Il savait qui j’étais, il devait bien se douter que ce ne serait pas aussi facile que cela…

« Je ne sais pas si je pourrais me mêler à tes amis, Oli… tu comprends… je reste sur mes gardes… Enfin, j’ai confiance en toi, d’accord ? Mais… enfin… c’est pas pareil ! »

Son regard déçu me serra le cœur et avant qu’il ne lâche mes mains comme il en avait l’intention, je les serrai un peu plus, et je lui expliquai ma situation, en décidant de dire la vérité pour une fois et de dire ce qui me tracassait. Pourquoi le faisais-je ? Bonne question ! Sûrement que cet homme me faisait réfléchir !

« Ecoute c’est juste que je suis venue à Toronto avec mes enfants pour changer complètement de vie, et je choisis avec beaucoup de soin les personnes que je fréquente. C’est pour cette raison que je t’ai demandé si tu étais journaliste. Je ne veux pas que ça s’ébruite. Tout le reste de mes amis, de ma famille, est à New-York et je veux à tout prix rester tranquille ici… Et puis.. j’ai les enfants, je ne peux pas les laisser… »

S’il me disait de les emmener, j’allais lui rire au nez…
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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Dim 27 Avr - 1:31

C'était une invitation surprise et ça avait eu cet effet sur Aby je crois, elle avait été surprise et là elle cherchait comment se défiler, c'était évident. Cependant elle n'avait pas retiré ses mains des miennes et ne m'avait pas encore clairement dit non. Etant optimiste de nature je me dis que tout n'est peut-être pas perdu, mais je ne voulais pas insister comme un gros lourd au risque qu'elle ne veuille plus me voir du tout, parce que oui, pour moi c'était évident que nous allions quand même nous revoir, même si elle ne venait pas à ma petite fête

- Je ne sais pas si je pourrais me mêler à tes amis, Oli… tu comprends… je reste sur mes gardes… Enfin, j’ai confiance en toi, d’accord ? Mais… enfin… c’est pas pareil !

Voilà, c'était dit. Je suis fortement déçu et n'arrive pas à le cacher. J'aurais du y penser, elle avait peur que certains de mes amis puissent la reconnaître et lui parle de Matthew, c'est sur qu'elle n'était pas encore prête à subir ça, mais la plupart de mes amis ne devaient même pas savoir à quoi ressemblait les Black Holes, et encore moins les noms des membres du groupe, et puis j'aurais trouvé un moyen pour cela n'arrive pas. Par contre son tutoiement et qu'elle me dise qu'elle a confiance en moi me touche beaucoup, j'avais finalement réussi à percer un petit trou dans sa carapace.
J'essayais de trouver un moyen de la convaincre quand même quand ses mains se resserrer sur les miennes, et son regard se fait plus déterminé quand elle capte mon attention. Elle me demande d'écouter et je suis tout oui

- Ecoute c’est juste que je suis venue à Toronto avec mes enfants pour changer complètement de vie, et je choisis avec beaucoup de soin les personnes que je fréquente. C’est pour cette raison que je t’ai demandé si tu étais journaliste. Je ne veux pas que ça s’ébruite. Tout le reste de mes amis, de ma famille, est à New-York et je veux à tout prix rester tranquille ici… Et puis.. j’ai les enfants, je ne peux pas les laisser…

Sur le coup, je suis choqué, non seulement par sa franchise, mais aussi par ses révélations. Elle avait donc complètement changé de vie, tout abandonné ? J'ai du mal à comprendre, la famille et les amis sont là pour vous aider dans des moments pareils, c'était important d'avoir un soutien, des gens avec qui vous pouviez discuter de la personne disparu, même si ça fait mal au début, cela avait du finir par être trop pesant pour elle. Les journalistes n'avaient pas du non plus l'épargner, ça doit être blessant de lire des choses horribles sur vous ...Et elle avait donc des enfants ? Mais oui, je me souviens maintenant, elle était enceinte quand il est mort, j'avais lu un papier particulièrement méchant là-dessus d'ailleurs, enfin bref, je comprends mieux maintenant pourquoi elle s'était enfuit comme ça et tenait à sa tranquillité ... aussi pourquoi elle déclinait mon invitation

- Je comprends ...

Cela me faisait beaucoup de problèmes à résoudre mais j'ai tellement envie qu'elle vienne que mon cerveau se met à fonctionner à la vitesse grand V et le résultat ne se fait pas attendre. J'avais déjà lancé les invitations, mais je ferais un additif tant pis

- ... mais personne ne te reconnaîtra

Je m'amuse quelques secondes de son froncement de sourcils avant d'avancer un argument de poids

- C'est une soirée déguisée ! Et puis quoi de mieux qu'une foule de 30 personnes pour passer inaperçu ?

Restaient les enfants, mais certains de mes amis venaient avec les leurs

- Et pour les enfants présents j'ai prévu quelques animations avec un clown ! Et puis je vais bien m'occuper de toi, mais tu peux venir avec quelqu'un si tu as peur d'être trop seule

Je lui envoie un sourire resplendissant, assez fier de moi. Il ne reste plus qu'à croiser les doigts pendant qu'elle réfléchit ...
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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Dim 27 Avr - 2:10

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Le regard d’Oli m’en apprit beaucoup sur la façon dont il croyait voir les choses à propos de moi. Jamais il n’aurait cru que j’aurais tout abandonné. Et il avait bien de l’avoir cru. Parce qu’il pensait que j’étais une personne bien, alors que finalement, je ne l’étais pas du tout. J’avais laissé mon premier fils avec son père, loin de moi, comme une sorte de pénitence, et je m’étais barrée. Je ne voulais plus les entendre me dire que tout irait bien, que j’irais mieux. Evidemment que j’irais mieux, mais ce n’était pas en me parlant tous les jours de Matthew que ça irait mieux. J’avais fait ce qui était le mieux pour le moi. Mais tôt ou tard, les enfants allaient grandir et commencer à me poser des questions. Et je ne pourrais plus être seule pour y répondre. Il faudrait des éléments de mon passé, de notre passé… et je ne les aurais pas tous. Mais ce temps était loin encore. Les enfants étaient encore jeunes, et ils ne s’intéressaient pas encore trop à leur père, malgré le fait que Johanna, parfois, me demandait des choses. « Pourquoi on a pas de papa ? » ; « Pourquoi les autres enfants à la crèche ont un papa ? » … ce genre de questions atroces, mais qui sont inévitables et douloureuses.

Malgré sa déception, Oli m’annonça qu’il comprenait. Pourtant, il laissa sa phrase en suspens, et je sus de suite qu’il préparait quelque chose et que je n’allais pas aimer ça du tout. Son air espiègle ne me trompa pas, et lorsqu’il déclara que personne ne me reconnaîtrait, je faillis lui rire à la figure. Peut-être que si ses amis avaient vécu pendant des mois dans une grotte, en effet, ils ne me reconnaîtraient pas. Sinon, il y en au moins forcément un… c’était évident !

« C'est une soirée déguisée ! Et puis quoi de mieux qu'une foule de 30 personnes pour passer inaperçu ?  »

Une soirée… déguisée ?! Il venait de l’inventer ce point-là, c’était impossible autrement ! Ça existait encore ? C’était revenu à la mode, sûrement. Combien de fois on avait décliné des invitations comme celle-ci, avant, quand… quand Matthew était malade. On nous disait à chaque fois « venez, personne ne va voir que Matthew a maigri, vous allez voir, ça va être bien » mais à chaque fois – du moins presque… d’autres fois, c’était simplement parce que nous n’avions pas envie ! – l’état de Matthew s’empirait brusquement, ou alors il avait une migraine. Parfois, j’avais même l’impression qu’il faisait exprès de trop en faire pour être encore plus malade. Mais il savait parfaitement bien que s’il faisait cela, je le tuerais de mes propres mains. A l’époque nous n’avions déjà plus beaucoup de temps, alors si en plus il réduisait son capital santé...

« Et pour les enfants présents j'ai prévu quelques animations avec un clown ! Et puis je vais bien m'occuper de toi, mais tu peux venir avec quelqu'un si tu as peur d'être trop seule »

Là, il m’en bouchait un coin, je devais bien l’avouer. Ce mec ne me connaissait même pas, ou du moins, seulement de nom et de renommée, et me demandait de venir pour son anniversaire, entourée de personnes que je ne connaissais ni d’Eve, ni d’Adam, et me demandait également de laisser mes enfants au milieu d’inconnus. Alors si moi je venais, eux ne viendraient pas, c’était hors de question. J’expliquerais la situation à Jon, il comprendrait j’en étais sûre. Mais ils étaient trop petits pour ça, et je préférais qu’ils soient vraiment sous surveillance. Surtout avec la santé de Leopold, ce n’était vraiment pas envisageable.

« Tu as de la suite dans les idées, dis-moi… Tu ferais vraiment tout pour que je vienne ! »

Son hochement de tête me fit sourire, et son assurance me donnait presque envie d’accepter. Presque. Il fallait encore que je vérifie plein de choses et d’abord, qu’il ne m’entourloupait pas.

« Tu n’es pas en train de monter un plan diabolique et de me mentir, n’est-ce pas ? Si je viens déguisée, je ne serais pas la seule ? Promis ?! »

Forcément, quand j’étais gamine, c’était ma hantise. Je détestais ce genre de fêtes, parce que c’était l’endroit parfait pour les bizutages. On persuade quelqu’un qu’il s’agit d’une fête sur un thème particulier, et cette personne est la seule à avoir suivi le mouvement…

« Il faut… des masques et tout ça ? Comme un bal vénitien ? Ou bien quelque chose de plus simple ? »

Son sourire était de nouveau revenu sur son visage, et il avait l’air d’un enfant le matin de Noël. Je n’avais pas encore dit « oui », il ferait mieux de se calmer tout de suite. Je devais d’abord voir ce qu’en pensait Jon, puis savoir s’il était dispo ce soir-là, sinon il faudrait que je demande à Sarah, et ce serait un bazar monstre. Il allait donc patienter avant d’avoir ma réponse. Et puis… ça impliquait le revoir lui, surtout, et j’avais vraiment peur de cela. Il voulait que nous soyons amis, et je n’avais rien répondu par pure politesse… mais ça allait être difficile pour moi. Vraiment difficile.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Lun 28 Avr - 14:25

- Tu as de la suite dans les idées, dis-moi… Tu ferais vraiment tout pour que je vienne !

Je hoche la tête avec un grand sourire. Je la sentais prête à craquer alors je n'allais surement pas lâcher l'affaire. Si elle avait été seule, elle aurait déjà dit oui, mais je pense que ses enfants la retiennent un peu, ça doit être tout une organisation quand vous voulez sortir. Et puis elle avait aussi peut-être quelqu'un dans sa vie, ce n'est pas parce que votre coeur est encore tout à votre amour perdu que le corps ne peut pas satisfaire certains besoins, et j'étais bien placé pour le savoir, mais ça doit être différent chez les femmes ...

- Tu n’es pas en train de monter un plan diabolique et de me mentir, n’est-ce pas ? Si je viens déguisée, je ne serais pas la seule ? Promis ?!

Je lui répond d'un clin d'oeil et elle sourit. Il y a quelques minutes elle me faisait confiance et là elle croit que je voulais lui faire une blague. Elle m'avait déjà bien cerné finalement, ça aurait pu, c'était le genre de plaisanterie que je pouvais faire, mais là c'était hors de question de lui jouer un sale tour. Elle enchaîne, demandant si c'est style bal vénitien avec des masques ou bien alors quelque chose de plus simple. Sur le coup je me dis que c'est gagné, mais je me retrouve bien con en ne sachant pas quoi répondre. Voulait-elle vraiment venir ou avait-elle posé cette question pour voir jusqu'où j'étais capable d'aller. Il fallait que notre amitié parte sur de bonnes bases, qu'on ne soit pas toujours en train de se tester

- Bon d'accord, j'ai menti ... enfin à moitié. Ce n'était pas prévu que la soirée soit déguisée ... et il n'y avait pas de clown d'invité non plus, mais c'était une bonne idée non ?

Je lui envoie le même regard que tout à l'heure. Malgré qu'elle fasse la moue je la sens quand même un peu amusée

- Je voulais tellement que tu viennes, j'ai été ridicule. Ce n'est pas grave si tu ne viens pas, mais je voudrais qu'on reste en contact ... vraiment

J'étais redevenu très sérieux en abattant toutes mes cartes, il ne me restait plus qu'à espérer qu'elle sente que j'étais vraiment sincère ...
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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Lun 28 Avr - 17:48

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Bizarrement, je vis directement sa réaction dans ses yeux, après quelques secondes de flottement. Comme une sorte d’étonnement, de surprise mais mélangé à un renoncement. Quoi, il allait finalement me dire qu’il ne voulait plus de moi ? J’allais mal le prendre, si tel était le cas. Malheureusement, je ne savais pas encore bien lire dans les pensées des gens, visiblement. Il garda son sourire, mais m’annonça qu’il m’avait menti. Horreur. Il se reprit bien vite en disant qu’il n’avait menti qu’à moitié. Je le regardai d’un air sceptique, avant de finalement esquisser un demi-sourire. Ce type était complètement barré, mais j’aimais bien ça. C’était différent. Ça changeait des personnes que j’avais l’habitude de côtoyer, à l’université ou même avant. Enfin… les garçons avaient toujours été un peu fous, mais ce n’était pas pareil. Lui il n’avait pas les mêmes moyens que nous, et je l’imaginais totalement faire ce genre de fêtes. Et pourtant… ce n’était pas le cas ! J’étais un peu déçue, mais en même temps, j’imaginais déjà à quoi pourrait ressembler son anniversaire.

« Je voulais tellement que tu viennes, j'ai été ridicule. Ce n'est pas grave si tu ne viens pas, mais je voudrais qu'on reste en contact ... vraiment »

Là, je devais l’avouer, je ne m’attendais pas à ce qu’il me dise cela. En m’avouant qu’il m’avait menti, il me faisait presque comprendre qu’il savait que j’allais de ce fait refuser. Et pourtant, il persévérait. J’aimais ça, évidemment. C’était ce que je recherchais chez les gens : qu’ils aient un but et qu’ils l’atteignent. C’était comme ça que je faisais mes cours à la fac. Je voulais que mes étudiants aient un but et qu’au bout de leur semestre, ils aient réussi à l’atteindre. Peu importe lequel, de toutes façons, chacun avait un but différent. Pour en revenir à mon sosie de Matthew, qui était malgré tout son exact opposé – sans compter l’humour, là c’était le même genre … - je trouvais charmant qu’il veuille toujours que je vienne. Après tout, c’était son objectif au départ, de me faire venir, et c’était pour cela qu’il avait menti. Tous les moyens sont bons…

« Tu sais quoi ? Je vais venir ! »

Là, je ne pus que rire franchement de son expression faciale. L’incrédulité s’y lisait très – trop ? – facilement. C’était trop drôle ! On aurait dû qu’il avait vu un fantôme, et je sentis qu’il aurait bien crié sa joie si nous n’avions pas été en intérieur. Pour moi, tout ceci était étrange. J’avais oublié ce que ça faisait comme sensation, de rencontrer quelqu’un de nouveau et de faire connaissance, de se lier d’amitié. Ça faisait des années que lorsque je rencontrais quelqu’un de nouveau, cette personne n’était pas quelqu’un de « normal », quelqu’un qui travaillait pour aller acheter sa nourriture, tous les jours. Ce n’était plus des gens trop riches ou trop célèbres que je rencontrais maintenant. C’était le commun des mortels, celui vers lequel j’étais revenue de façon bien consciente. La différence était notable, et je l’appréciais, cette différence, je m’en rendais pleinement compte maintenant. Alors j’ajoutais, d’un air léger, et sans penser que d’habitude, je réfléchis cinquante fois avant de dire cela… :

« Donne-moi ton numéro de téléphone et ton adresse, je vais venir ! »

En tout cas, les étoiles dans ses yeux valaient la peine de l’avoir dit et de l’avoir voulu. J’allais peut-être retrouver une vie normale, qui sait ? Avec mes propres amis, mes propres contacts et connaissances, mes habitudes… une routine qui me manquait tant.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Mar 29 Avr - 11:51

Etait-ce ma sincérité ? Mes yeux de chat potté ? Ou bien encore ma persevérance ? En tout cas Abigail a dit oui et là tout de suite j'ai du mal à y croire ! Je suis d'autant plus content que je ne l'ai pas forcée - enfin si un tout petit peu, mais elle avait l'opportunité de refuser - Elle rit devant la tête ahuri que je dois faire, mais cela ne me dérange pas, au contraire, au delà de la joie qu'elle ait accepté mon invitation, l'entendre rire après toutes ces larmes me ravit. Si nous avions été seuls je crois que je lui aurais sauté au cou pour l'embrasser. Elle me regarde d'un air espiègle. Et si elle m'avait joué un tour comme je l'avais fait ? Ce serait de bonne guerre après tout

- Donne-moi ton numéro de téléphone et ton adresse, je vais venir !

Cette fois plus de doute, et c'était spontané, elle ne m'a même pas demandé la date. Je lui précise le jour et l'heure en prenant mon portefeuille dans ma poche et j'en sors une carte professionnelle que je lui tends. Elle allait la saisir mais je lui reprends et vais vers le bar presque en courant pour demander un stylo. Je reviens m'asseoir en face d'elle et cette fois je lui donne la carte sur laquelle j'avais rajouté mon numéro perso suivi un smiley et le mot "merci". Elle la lit attentivement en souriant

- J'habite juste au-dessus de la clinique. Tu verras à droite de la façade il y a une porte pour accéder directement à l'étage et attends ...

Je lui reprends la carte des mains ajoute 4 chiffres sous l'adresse avant de lui rendre

- C'est le code du digicode, comme ça si un jour tu as envie de parler, ou juste besoin d'un câlin ... ma porte t'es ouverte Abigail

Elle me remercie d'un sourire et range soigneusement la carte dans son sac. J'allais lui demander son numéro, mais je m'abstiens, c'est mieux qu'elle me le donne d'elle-même, quand elle sera prête. Elle saisit sa tasse et la porte à ses lèvres et je fais de même avec mon café tout en la regardant, c'est assez étrange comme sensation, un peu comme quand vous tombez amoureux, et c'est très agréable. Je serais bien resté comme ça un moment, mais mon téléphone vibre dans ma poche. Je regarde rapidement de qui provient l'appel, c'est Laura, mon assistante.Elle savait pour mes sorties nocturnes et elle doit s'inquiéter que je ne sois pas rentré pour l'ouverture de la clinique. Je lui envoie un texto pour lui dire que tout va bien en m'excusant auprès d'Abigail, puis range le téléphone. Elle me regardait, me dévisageait même, elle devait se demander quel genre d'homme j'étais. J'étais bien adulte dans ma tête, mais c'est vrai que parfois j'avais un comportement d'adolescent. Ou alors c'était ma ressemblance avec son mari qui l'intriguait ... J'espère qu'elle ne sera pas une entrave à notre début d'amitié. Je repense d'un coup à mon bizutage quand j'étais entré à l'école vétérinaire, j'avais du, entre autres, ramener un maximum de filles en me faisant passer pour Pollini

- Mais au fait ! Soirée déguisée ou pas alors ? Si tu ne veux pas être reconnue j'ai encore le temps de les prévenir qu'il y a un changement de programme, c'est comme tu veux
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Abigail L. Polloni


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MessageSujet: Re: [TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫    Mer 30 Avr - 1:34

OLIVIER & ABIGAIL
 
You can't always get what you want ♫


Olivier ne se fit pas prier et attrapa une carte de visite professionnelle dans son portefeuille, avant de me la donner et de me la reprendre presque immédiatement, en précisant qu'il revenait. Je le vis courir jusqu'au comptoir comme un grand enfant, et il nota quelque chose à l'arrière de la carte, que je ne pus lire que lorsqu'il revint à côté de moi pour me la redonner. Je vis qu'il me remerciait sur celle-ci, et qu'il avait noté son numéro de téléphone portable, ce qui serait tout de même plus simple pour le contacter directement plutôt qu'à la clinique. Etrangement, je tentai de l'imaginer en blouse blanche, entouré de chiens et de chats, et ça me paraissait totalement dingue. Je ne le voyais pas du tout faire ça, mais c'était peut-être parce qu'il ressemblait à Matthew et que toute personne ressemblait à mon mari ne pouvait être que rock star. Si ça se trouvait, Oli ne jouait d'aucun instrument. Je n'osais pas lui demander, j'avais peur de casser le mythe trop tôt.

« J'habite juste au-dessus de la clinique. Tu verras à droite de la façade il y a une porte pour accéder directement à l'étage et attends ... »

Il me reprit de nouveau la carte et y rajoute quatre chiffres, avant d'expliquer qu'il s'agissait du digicode de son logement. J'étais choquée par la facilité avec laquelle il offrait sa confiance. Il était tellement adorable.. il ne doutait même pas une seule seconde de moi, et savait que je n'allais pas être une horrible salope avec lui. C'était rare des personnes aussi confiantes, et il fallait les conserver précieusement.

« Je te promets d'y penser. »

Nous deux sourires satisfaits se répondirent et pour la première fois depuis que je l'avais rencontré, j'avais l'impression que tout était normal et que l'on se connaissait depuis des années. Il y avait toujours cette ressemblance, toutefois, qui faisait que j'avais envie de lui sauter dessus pour l'embrasser, et qui allait me pourir la vie à l'avenir. Mais c'était peut-être un signe du destin que je tombe sur lui. Je ne savais pas ce que ce signe signifiait, mais je devais le garder sous la main. Et puis.. il était gentil. Et il voulait être mon ami, ce qui ne pouvait pas se refuser, quand c'était demandé avec autant d'audace. Pendant que nous continuions dans un silence serein nos cafés respectifs, j'entendis une sonnerie stridente émaner de sa poche : son portable. Il s'excusa après avoir envoyé un rapide texto. Je lui fis un signe de la main pour lui signifier que ce n'était rien. Et d'un coup, il repartit sur un autre sujet, ou plutôt y revint.

« Mais au fait ! Soirée déguisée ou pas alors ? Si tu ne veux pas être reconnue j'ai encore le temps de les prévenir qu'il y a un changement de programme, c'est comme tu veux »

Cette fois-ci, je dus réfléchir plus sérieusement. Je ne savais pas si je voulais me cacher. Pouvais-je faire confiance à ses amis ? Je lui faisais confiance à lui, mais je ne les connaissais pas...

« A toi de me dire si tes amis pourraient me faire un coup dans le dos ou non ! De quel genre ils sont ? Tu penses qu'ils pourraient vouloir raconter partout que "la pauvre et esseulée Abigail Polloni a bu trois mojitos et s'est fait un shooter de vodka caramel avec un gay" ? »

Evidemment, mon ton ironique le fit rire et son hochement de tête me confirma que je n'avais rien à craindre de ce point de vue-là. Alors avait-on besoin d'être déguisés ? Non... même si la perspective de ne pas me faire reconnaître m'enchantait. D'un autre côté, des masques apporteraient le côté "stop aux prohibitions" et je n'étais pas de ce genre-là non plus. Jon me faisait confiance, et me ferait confiance pour ne pas tomber dans l'abus. En sachant qui j'étais, les convives auraient tôt fait de ne pas tenter trop de choses avec moi. Après, ce n'était peut-être qu'affabulations. Peut-être même qu'ils ne me reconnaîtraient pas.

« Tu crois qu'ils caleront qui je suis ? Ils connaissent le groupe ? »

Mieux valait que je prenne toutes mes précautions pour cette soirée, et Olivier devait bien savoir ce que ses amis les plus proches écoutaient...
© casielsilencio

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[TERMINE] ◘ Olivier & Abby - You can't always get what you want ♫

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