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 [VIOLENCE] The fighter goes inside, the doubt is creeping in, he swings with all his might, at all that might have been

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Thomas Bennett


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CREDIT : vava : shiya
MessageSujet: [VIOLENCE] The fighter goes inside, the doubt is creeping in, he swings with all his might, at all that might have been   Dim 9 Mar - 21:57


What if I wanted to fight, beg for the rest of my life, what would you do? You say you wanted more what are you waiting for? I'm not running from you. Come break me down, bury me, bury me, I am finished with you. Look in my eyes, you're killing me, killing me... David & Thomas

(c) Bloody Storm



Ce jour-là, j'étais loin de me rendre compte de ce qui allait se jouer. Je ne pensais pas que j'allais retomber sur ce sale type. David McCoy. Qui aurait cru que j'allais avoir à en découdre avec ce moins que rien ? Depuis que j'avais enquêté sur l'affaire Polloni, il revenait souvent dans mes pattes. Et je n'aimais pas les gens trop présents à mes côtés. Le hasard avait fait qu'il s'était retrouvé dans le même immeuble que Sarah, mon plan cul/ma petite amie, selon les moments. Disons qu'elle se débrouillait vraiment bien au pieu, et que parfois, c'était une bonne façon de passer la soirée et la nuit. Tout s'était passé deux semaines auparavant...

Je venais de terminer de travailler et je me disais que peut-être, je pourrais profiter de Sarah, ce soir là, alors je n'avais pas fait d'histoires et j'étais venu jusque chez elle. J'aurais dû rentrer chez moi plutôt. Je me retrouvai comme un con, surpris à l'extrême en arrivant. Son nouveau voisin, c'était cet abruti de David, suant comme un porc dans son t-shirt, se battant avec ses béquilles et s'appuyant avec difficulté sur son plâtre. S'ensuivit alors une bataille de regards, comme jamais j'avais pu en faire. Comme il n'arrivait pas à rester debout sans ses béquilles, il n'avait aucune chance de me faire le moindre mal, mais je sentais dans son regard que ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Et évidemment, je n'hésitais pas à lui faire des remarques pour le faire bouillir.

Durant cette fin d'après-midi, nous en étions arrivés à un arrangement, McCoy et moi. Nous nous retrouverions deux semaines plus tard, quand il n'aurait pas son plâtre, et dans un endroit plutôt tranquille, pour voir lequel des deux casserait le premier la gueule de l'autre. Et aucun doute que j'allais gagner ce pari. Les enjeux étaient plutôt simples : s'il gagnait, je devrais accepter de boire un verre en sa compagnie, pour lui raconter des choses sur moi, ce que je détestais faire, mais qui n'était pas trop pénible. Si au contraire, je gagnais, j'avais réussi à décrocher un enjeu plus alléchant : il devrait jouer le bon petit toutou et me donner des tas d'infos sur Polloni. Je n'en avais plus besoin, certes, mais mon patron me donnerait une belle promotion, si je lui ramenais des informations en plus sur elle, de quoi écrire un second article. De quoi foutre David dans la merde, également. Et ça, ça me plaisait plus que tout au monde !

Les deux semaines étaient passées, et j'étais au point de rendez-vous que nous nous étions donné. A cette période de l'année, il n'y avait personne sur le port. Si je pouvais le jeter à l'eau, ce serait vraiment parfait. Encore mieux que si je gagnais simplement. Il serait tellement humilié, il n'oserait même plus sortir de chez lui. J'étais un peu en avance, pour repérer les choses que je pourrais utiliser pour le battre. Je n'avais jamais dit que le combat devait être fairplay et je voulais ces informations. De toutes façons, ce n'était pas un surhomme, et il n'était pas totalement rétabli, ce n'était pas possible, alors j'allais le battre à plates coutures sans problème !

Quand je le vis arriver, je ne pus m'empêcher de lui sourire de manière sournoise, cynique. L'heure suivante allait être musclée. Je l'observais longuement. Plus de plâtre, une allure correcte, et pas de boîtement. Apparemment, la rééducation avec sa chère petite amie médecine allait bon train et il n'allait pas si mal que ça. Dommage... mais ça n'empêcherait pas que je gagnerais la partie.

- Bonsoir McCoy. Tu as l'air en forme !

Beau joueur, je lui serrai la main, toujours avec mon sourire sardonique, en essayant de lui écraser les doigts avec mes gants. Je m'écartai de lui rapidement par la suite, en retirant mes gants et en les rangeant dans mes proches. Je resserrai mon écharpe bleue autour de mon cou et tournai la tête vers lui pour le fixer droit dans les yeux. D'un ton amusé, j'ajoutai :

- J'espère que tu as réservé une chambre à l'hôpital, Dave...

Je haussai les sourcils pour me moquer de lui. Il ne perdait rien pour attendre... Je sentais qu'il bouillonnait tout comme moi, et je sentais aussi qu'il n'attendait qu'une seule chose : pouvoir essayer de me casser le nez !

Spoiler:
 

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Dernière édition par Thomas Bennett le Mar 11 Mar - 0:28, édité 1 fois
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David McCoy


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MessageSujet: Re: [VIOLENCE] The fighter goes inside, the doubt is creeping in, he swings with all his might, at all that might have been   Lun 10 Mar - 0:43

Je marchais d’un pas lent dans le froid. N’importe quel passant aurait pu croire à une balade motivée par cette magnifique journée. Un œil attentif aurait vu que quelque chose clochait. Malheureusement, il n’y avait pas de passants, et encore moins d’œil attentif. Le but de cette marche n’était pas anodin. J’allais à un rendez-vous. Mais pas n’importe quel rendez-vous, celui-ci était… particulier. Je devais rejoindre ce très cher Thomas sur le port, afin que l’on règle nos différents. Plus exactement, cela faisait quelques semaines que j’avais une irrépressible envie de lui mettre mon poing dans la gueule. Nous en étions venus au point de choisir un moment pour nous revoir après une deuxième rencontre plutôt inattendue.

Je venais de visiter et emménager dans mon studio à la fois quand j’avais rencontré Sarah, l’une de mes voisines. Par gentillesse, elle m’avait aidé à finir mon emménagement en m’aidant à aller faire mes courses. J’avais appris à connaitre une femme pleine de vie. J’avais passé un après-midi agréable. Jusqu’à ce que son petit ami arrive… Quelle avait été ma surprise quand j’avais reconnu cet homme, celui qui était venu me voir à l’hôpital et avec qui le courant n’était pas passé, du tout. Ça avait fait des étincelles. La deuxième fois, ça avait été pire. Les yeux auraient tué qu’il serait mort 15 fois ce jour-là.

Par stupidité, nous en étions arrivés à un pari. Celui qui rétamerait le joli minois de l’autre aurait le droit de réclamer son dû. Dans mon cas, j’aurai le droit de réclamer un verre avec lui, pour qu’il me dise tout de lui. J’en avais marre qu’il sache tout de nous mais nous, rien de lui. Dans le cas contraire… J’avalais difficilement ma salive rien qu’en y repensant. Je devrais lui fournir des informations sur Abigail… Il m’avait enfin dit pourquoi il était venu me voir. Il était journaliste, et apparemment, elle était connue. Je lui en voulais un peu de ne m’avoir rien dit et de l’avoir appris par lui, mais c’était sa vie privée après tout. C’était d’ailleurs pour cela que je devais absolument péter la tronche de ce merdeux. De un, ça me passerait les nerfs, de deux, je n’aurai pas à trahir Abigail consciemment cette fois-ci. Mon honneur et mon intégrité étaient en jeu.

Le port était vide comme on l’avait prévu quand j’arrivai. Je continuai d’avancer d’un pas lent, même après l’avoir repéré, m’attendant un sourire faux sur les lèvres. Je ne voulais pas lui donner la satisfaction de le laisser croire que je voulais absolument le rejoindre. Je préférais le faire attendre, me faire attendre. Il aimait peut-être arriver en avance, mais pas moi, pas pour lui. Après m’être arrêté en face de lui, je fis craquer les os de ma main puis ceux de mes jambes, celle de gauche étant encore un peu raide, mais s’étant remise néanmoins. Cela faisait même deux jours que j’avais enlevé mon plâtre. J’avais guéri rapidement, j’étais en forme, ça le ferait, j’allais lui mettre sa pâté.

- Bonsoir McCoy. Tu as l'air en forme !

Il avait l’air de prendre déjà son pied, se délectant d’une possible faiblesse qu’il pense exploiter, entre autre mon accident encore récent. L’ironie lui allait mal. Il me tendit la main, que je pris, le visage impassible alors qu’il me broya les doigts, me prenant par surprise. Je ne laissai rien paraître sur mon visage, ne voulant pas lui donner cette satisfaction avant même que l’on ne démarre. Il enleva ensuite ses gants et réajusta ses vêtements. Je l’observai impassible tandis que, doucement, je retirais mon manteau, ne me laissant qu’en veste.

- J'espère que tu as réservé une chambre à l'hôpital, Dave...


Il avait ajouté ça d’un ton sarcastique, insistant bien sur le surnom. Mon sang ne fit qu’un tour. C’était fou comme une phrase de lui et je démarrais au quart de tour.

- Ooh Tom, je l’ai fait oui, elle est même à ton nom…

Je l’observai à nouveau, cette fois-ci analysant sa stature. Il était grand, tout aussi grand que moi, peut-être un peu plus grand, et l’on devinait sous la couche de ses vêtements qu’il prenait soin de son corps. Il devait être sûr de lui, sûr de sa puissance. J’imaginais facilement pourquoi en me voyant, il croyait qu’il gagnerait haut-la-main. J’étais fin, très fin. Maigre me dirait-on même. Sauf que ces années à marcher, à vadrouiller, n’avaient pas été sans répercussions sur moi. Je serai un challenger de taille, et il ne saurait même pas ce qui allait lui tomber dessus…
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Thomas Bennett


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MessageSujet: Re: [VIOLENCE] The fighter goes inside, the doubt is creeping in, he swings with all his might, at all that might have been   Lun 10 Mar - 12:46


Il fallait dire que j'avais des avantages sur lui. J'étais plus grand, un petit peu, mais ce n'était pas cela qui allait m'assurer la victoire. Néanmoins, je semblais plus fort que lui. Mais surtout, je devais éviter ses jambes. C'était un nomade, il avait forcément les jambes musclées, il passait ses journées à marcher. Mieux valait donc maîtriser ses jambes, et frapper ensuite le haut du corps. De son côté, David semblait aussi me scruter. Dommage pour lui que je fréquentais les salles de musculation et de sport en général. Toutefois, je ne doutais pas qu'il puisse m'amocher, si je ne faisais pas attention.

- Ooh Tom, je l’ai fait oui, elle est même à ton nom…

Son ton sarcastique me fit sourire. Il pensait vraiment qu'il allait me détruire si facilement ? C'était mignon, venant de lui. Surtout, je jubilais intérieurement. Parce que je prenais mon pied et que lui semblait prêt à exploser. Le premier coup allait faire mal, j'allais devoir bien me préparer.

- Allez David, dis toi que si tu y retournes, ta petite copine pourra prendre soin de toi !

Je le vis serrer le poing. Parler de la cousine de Polloni, qui était aussi plus ou moins sa petite amie n'était pas une bonne idée... tant mieux. Plus il s'énervait, mieux c'était. Il allait s'énerver et faire tout dans le désordre, et je n'attendais que ça, pour pouvoir mieux l'attaquer. Je devais avoir le contrôle et je devais le garder.

- Je vais essayer de ne pas abîmer ton beau visage, très cher... Ce serait dommage de te défigurer !

Je jouais avec le feu et c'était tellement bon de le voir perdre son calme. Je guettais le moindre de ses mouvements, anticipant le coup qui allait forcément arriver, à un moment ou à un autre. Je commençais à bouger, à me mouvoir autour de lui, comme un prédateur tournerait autour de sa proie pour mieux l'attraper. Je n'étais pas un lâche, je n'allais pas l'attaquer dans le dos. J'espérais qu'il était aussi honnête que moi.

- Prêt à subir une défaite de plus ?

Son regard ne me trompe pas du tout. Il était furieux et j'avais atteint mon but. Je revins me poster juste devant lui, et j'enlevai mon écharpe, ainsi que mon manteau, comme lui l'avait fait juste avant, avant de les déposer sur un banc, non loin. Je n'avais pas vraiment envie de les tâcher du sang de mon ennemi.

- Allez McCoy, vas-y, lâche toi ! Je sais que tu en as envie !

J'éclatai d'une rire sarcastique en m'écoutant parler. Si avec ça, je n'arrivais pas à le faire éclater, alors je perdrais foi en mon cynisme. En tout cas, j'étais plus que prêt... et j'allais l'éclater ! Plus que des infos pour mon patron, j'obtiendrait également une satisfaction intense !

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David McCoy


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MessageSujet: Re: [VIOLENCE] The fighter goes inside, the doubt is creeping in, he swings with all his might, at all that might have been   Lun 10 Mar - 23:37

Son sourire sarcastique était figé sur son visage, il n’avait plus l’air de pouvoir s’arrêter. Il aimait la tournure que prenaient les événements, il aimait le ton cinglant que j’employai en réponse à ses piques. Je bouillonnais, littéralement. Il ne savait pas à quoi il s’exposait en me provoquant. Ça l’amusait ? Soit. Il rirait moins une fois qu’il aura vu ce que je devenais quand on m’énervait.

- Allez David, dis toi que si tu y retournes, ta petite copine pourra prendre soin de toi !


Je serrai les poings au point que les jointures blanchirent sous la force que je mettais. Je fronçai les sourcils, incertains de comment j’allais attaquer. Il comptait s’aventurer sur ce sentier ? Son petit jeu allait mal se finir. D’un rapide coup d’œil, j’identifiais ses potentiels points faibles. Il y en avait peu mais je m’en contentais. La rage m’aveuglait presque tandis que j’essayais tant bien que mal de garder un semblant de lucidité.

- Je vais essayer de ne pas abîmer ton beau visage, très cher... Ce serait dommage de te défigurer !

Que cherchait-il ? M’énerver encore plus sûrement, seulement je n’étais pas dans un état normal. Mon cerveau créait plusieurs scénarii à la secondes, dont un où je prenais Thomas par le col et le jetai directement 2 mètres plus bas, dans l’eau. Je secouai imperceptiblement la tête, histoire de remettre mes idées en place. Ce n’était pas le moment de laisser mes instincts contrôler mon corps. Au même moment, il se mit à bouger en cercle autour de moi, restant face à moi, tel un aigle ayant repéré un mulet. Pour qui il se prenait ? Son action était une nouvelle preuve de sa vanité.

- Prêt à subir une défaite de plus ?

De… Plus ? Je me retins de lui lancer une remarque cassante, préférant expirer profondément par le nez pour me calmer. La provocation était perpétuelle avec lui, on n’avait rarement une seconde de répit. Je le vis enlever son écharpe et manteau non loin. Inconsciemment, il annonçait à son adversaire qu’il était prêt. Ou était-ce consciemment ?

- Allez McCoy, vas-y, lâche toi ! Je sais que tu en as envie !

Il éclata de rire, apparemment sa propre blague le faisait rire. Grand bien lui fasse. N’en pouvant plus d’attendre, je pris un pas un avant, puis deux, le fixant droit dans les yeux d’un regard noir qui normalement ne présageait rien de bon pour qui le recevait. Avant même qu’il ne comprenne que je n’allais pas répondre par une autre pique bien sentie, je lançai mon poing droit à pleine vitesse dans le côté droit de son ventre, assez haut pour lui couper le souffle. Un bruit sourd se fit entendre, mais il se reprit bien vite, me fonçant dessus avec la rage d’un rugbyman. La force de son plaquage nous entraina tous les deux au sol, lui à califourchon sur moi, m’astreignant à l’aide de ses deux cuisses m’empêchant de mouvoir mes jambes et mon bassin. J’allais me redresser quand je sentis son poing rentrer douloureusement en contact avec ma joue gauche, me laissant hagard quelques secondes avant que je ne me reprenne et me redresse, lui envoyant un coup de boule bien senti dans la mâchoire inférieure. La force de l’impact le déstabilisa assez pour que je me débarrasse de lui en le poussant sur le côté. Je me redressai puis me remis debout, suivi quelques instants plus tard par mon adversaire.

- Des difficultés à parler Bennett ? Ta mâchoire fait des siennes ? Quel dommage, on ne va plus pouvoir entendre ta si jolie voix…

La tension était palpable, en attendant de savoir lequel des deux ferait le premier pas…

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Thomas Bennett


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MessageSujet: Re: [VIOLENCE] The fighter goes inside, the doubt is creeping in, he swings with all his might, at all that might have been   Mar 11 Mar - 0:27


De plus en plus, David s'énervait. Je sentais de loin sa tension, je voyais dans son regard à quel point il me haïssait, je savais qu'il n'y en avait plus pour longtemps avant qu'il ne me frappe. Je n'attendais que cela en réalité. J'avais hâte qu'il envoie le premier coup, pour que je puisse riposter. Je voulais le faire souffrir, je voulais lui en faire baver, et surtout je voulais le voir mal en point. Pas assez pour être enterré, mais suffisamment pour qu'il retourne pour de bon à l'hôpital, et que même sa mère ne puisse pas le reconnaître. Attendez une seconde .. quelle mère ?! Celle qu'il n'avait plus ? Dommage...

Quand je sentis son poing arriver dans mon diaphragme, je crus étouffer l'espace d'un instant. J'étouffai un cri de douleur en serrant les dents, et mes réflexes me firent alors honneur. Dès lors que je pus respirer de nouveau, quelques dixièmes de secondes plus tard, je fonçai vers lui, en courant, et en l'empoignant par les bras et la taille, pour le faire tomber, dos contre le bitume, sa tête cognant brutalement le goudron. Je lui assénai un violent coup de poing dans la joue, qui dût très certainement lui ouvrir quelques vaisseaux dans la bouche. Qu'il saigne, ça m'était égal. Je ne voulais que ça ! Et s'il pouvait perdre assez de sang pour crever la bouche ouverte, ça me paraissait être une fin enviable. Il ne bougea pas pendant quelques secondes, pendant lesquelles je préparais mon poing à frapper de nouveau. Malheureusement pour moi, je ne fus pas assez rapide pour lui et il se pencha violemment en avant, son front heurtant alors brutalement ma mâchoire, me faisant alors dériver sur le côté. Putain, il me l'avait déboîtée ce con !

Il se releva, et je fis de même rapidement, très peu désireux de subir une attaque dorsale. Je le fixai d'un air furieux, haineux même et je tentai de remettre mes os en place tout seul avant de devoir contre-attaquer. Il me faisait face, et quand il parla, j'aurais presque pu voir son sourire de débile se dessiner sur ses lèvres.

- Des difficultés à parler Bennett ? Ta mâchoire fait des siennes ? Quel dommage, on ne va plus pouvoir entendre ta si jolie voix…

Je me massai doucement la joue, en essayant de ne pas trop sentir la douleur. Ce n'était pas grand chose, mais c'était assez douloureux pour me faire penser à autre chose, lors d'une bagarre. Et c'était justement le contexte actuel.. Quant à David, il ne disait rien, mais je voyais ses grimaces. Il avait pris un sale coup dans la pommette, elle était rouge vif, et surtout je voyais du sang s'écouler du coin de sa bouche. J'avais eu raison, j'avais frappé assez fort pour le faire saigner. Après un coup de langue de ma part sur l'intérieur de mes joues, je remarquai rapidement que je ne saignais pas – pas encore ! - une grande victoire pour moi !

- Tu apprendras, McCoy, que même avec la mâchoire en vrac, je suis toujours capable de parler. Surtout pour te faire chier !

Malgré tout ce que je pouvais dire, je me tus, sans rien montrer toutefois. Je devais éviter de trop bouger la tête si je voulais gagner ce duel. Ce n'était pas la peine de me fatiguer pour rien ! Je réussis à lui faire un dernier sourire bien hypocrite, avant de faire craquer mes jointures, une fois de plus. Je devais choisir où le frapper, un point stratégique, un endroit qui faisait mal. Le cou, la nuque, le cœur … ? Je pouvais tenter de frapper sa cage thoracique, je n'étais pas sûr de lui faire très mal. A part lui fêler quelques côtes, ça ne m'apporterait rien. La nuque et le cou, ce n'était pas une bonne idée. Mon but était de l'amocher, pas de le tuer. Je fulminais. Si ça ne tenait qu'à moi, ce petit con serait déjà mort sur le champ. Il me regardait d'un air supérieur, d'un petit air de gagnant que je ne supportais pas, que je ne supportais plus, déjà.

Je m'avançai vers lui et l'attrapai par les cheveux pour le balancer par terre, avec toute la force que j'étais capable de fournir pour cet acte. Face contre terre, je l'entendis étouffer un gémissement à son tour, et je vins au-dessus de lui, le dominant de toute ma hauteur. Je repris ses cheveux en main et le retournai vers moi, avant de me redresser et de lui balancer un coup de pied dans les côtes. Les côtes fêlées, c'était mieux que rien. Et c'était mieux que d'aller en prison pour homicide volontaire !Un coup, deux coups, trois coups, et je finis par lui hurler dessus :

- Et tu sauras, espèce de fils de pute, que personne ne m'aura autant fait chier que toi, connard !

Je savais que je n'aurais pas dû lui dire ça, parce que ça lui donnerait la force de se relever, et de continuer. Il serait fier comme un paon en entendant ça. C'était pour cette raison que je devais continuer à lui balancer des coups, de plus en plus forts, de plus en plus brutaux. Il ne devait jamais se relever. Jamais.

- Quand je veux quelque chose je l'obtiens. Et ce n'est pas un petit con dans ton genre qui va m'en empêcher ! Compris ??!

Un dernier coup dans les côtes, et je dus m'arrêter pour reprendre mon souffle. Ma mâchoire me faisait horriblement souffrir, j'avais l'impression que l'on m'enfonçait des aiguilles dans toute la mâchoire inférieure. Je devais bien avouer qu'il ne m'avait pas loupé. Mais j'avais pris ma vengeance. Si je ne m'abusais, j'étais presque sûr de lui avoir au moins pété une côte. Et encore, il avait eu de la chance, je n'étais qu'en basket. J'aurais pu avoir des chaussures beaucoup plus lourdes pour sa sale face de rat...

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David McCoy


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MessageSujet: Re: [VIOLENCE] The fighter goes inside, the doubt is creeping in, he swings with all his might, at all that might have been   Mar 11 Mar - 20:44

Alors que l’on se fixait, je sentis un liquide s’écouler le long de ma mâchoire depuis le coin de ma bouche. Je m’essuyai, remarquant le liquide rougeâtre qui teintait désormais ma manche. Il avait une sacrée droite l’enfoiré. Une grimace déforma mon visage quand j’essayai de tâter ma joue avec ma langue. Au même moment je vis la satisfaction de Thomas, et je ne pus m’empêcher de ressentir la même chose en le voyant palper sa mâchoire. Le même sentiment de satisfaction m’envahit alors. Il m’avait peut-être envoyé une droite à faire pâlir d’envie un boxeur, il se souviendrait sûrement de mon magnifique coup.

- Tu apprendras, McCoy, que même avec la mâchoire en vrac, je suis toujours capable de parler. Surtout pour te faire chier !


Un sentiment de fierté m’envahit également à ce moment. Un hématome sur la joue je pouvais encaisser, et en attendant, il galérait, bien plus que moi. Son égo avait dû prendre un grand coup aussi. Il ne laissait rien paraître mais j’en étais certain. Il fit craquer ses jointures, il était loin d’en voir fini. Il me sourit et je lui souris en retour. C’était tout sauf sincère, cela montrait à quel point l’on détestait l’autre. Et oh que oui, je le détestais. J’allais me faire plaisir, casser un à un chacun de ses os, brisant petit à petit son égo dans le processus. Je jubilais toujours autant en imaginant cette perspective. Il n’en sortirait pas entier, j’allais le briser, physiquement et psychologiquement.

D’un pas rapide, il me fonça dessus, m’attrapant violemment par les cheveux et me balançant à terre, face contre le bitume. La force de l’impact me coupa le souffle, et j’étouffai un gémissement, ne voulant pas le satisfaire en montrant un signe de faiblesse. A peine le temps de respirer que je sentis que l’on me retournait, de sorte que je lui fasse face. Il ne me laissa aucun répit et enchaîna en m’assénant de coups dans les côtes. Je serrai les dents, empêchant de toutes mes forces que les larmes coulent. La douleur était sans pareil, mes côtes étant fraichement ressoudées suite à l’accident. Il avait du anticiper, comment aurait-il su sinon que c’est ce qui me ferait le plus mal ? Il s’arrêta l’espace de quelques secondes le temps de me hurler dessus.

- Et tu sauras, espèce de fils de pute, que personne ne m'aura autant fait chier que toi, connard !

J’esquissai un rictus, fier d’avoir déclenché cette réaction chez lui. Il reprit inlassablement les coups, et j’encaissais, un à un, chacun d’entre eux, attendant impatiemment qu’il se lasse, qu’il laisse une fenêtre ouverte que je pourrais exploiter à mon tour, pour lui rendre la monnaie de sa pièce.

- Quand je veux quelque chose je l'obtiens. Et ce n'est pas un petit con dans ton genre qui va m'en empêcher ! Compris ??!

La douleur était telle à la fin que je tentai tant bien que mal de me protéger à l’aide de mon bras, gémissant lamentablement, avant de me rendre compte qu’il avait arrêté. Prenant une grande inspiration, du mieux que je pouvais, les côtes m’étant douloureuses, je me tournai vers lui, le voyant essoufflé, en sueur, au dessus de moi, me dominant de toute sa stature. L’occasion que j’attendais se présenta alors. Il me fixait dans les yeux, complètement ignorant de son entourage, et encore moins de ce qu’il se passait dans son dos. Dos derrière lequel se trouvait encore la partie inférieur de me corps. Avec un cri de rage, je balançai ma jambe droite en plein dans son entre-jambe, le prenant par surprise et le pliant en deux. Je le vis avec satisfaction tomber à genoux à mes côtés, les larmes coulant librement sur son visage.

Avec difficultés, je me relevai, me tenant le ventre pour atténuer la douleur. Ne le voyant pas réagir à mes mouvements, je me baissai, le récoltant par terre, et le relevant par le col de sa veste. Nous étions dans un sale état tous les deux, mais je ne comptai pas m’arrêter là. Nous étions face à face, nos nez à seulement quelques centimètres l’un de l’autre, mon poing toujours serré autour du tissus qui me permettait de le maintenir debout. De mon autre main, j’exerçai alors une pression sur son cou, l’empêchant de respirer alors que je le projetai à nouveau à terre. De mon genou gauche, je bloquai son bras gauche tandis que de la main qui tenait sa veste auparavant je bloquai son autre bras. Il était à ma merci.

- Sache que je ne suis pas du genre à me laisser faire, tu t’es attaqué à plus gros que toi cette fois…


Nos respirations étaient erratiques, nous ne tenions encore que grâce à l’adrénaline qui parcourait nos veines. Je le sentis qui essayait de se dégager mais ma poigne ne lâcha pas. N’étant pas satisfait de ne le voir s’étouffer sous moi, je retirai ma main de sous sa gorge et me relevai. Je ne lui laissai pas le temps de bouger que je lui balançai mon pied dans le visage, entendant un « crac » sinistre en réponse à mon pied bien placé. Éreinté, je plaçai mes mains sur mes genoux pour me soutenir, dans l’espoir de me reposer. Je l’attendais, il pouvait riposter, je l’attendais. Ce connard n’allait pas s’en sortir comme ça…

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Thomas Bennett


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MessageSujet: Re: [VIOLENCE] The fighter goes inside, the doubt is creeping in, he swings with all his might, at all that might have been   Mar 11 Mar - 22:08


Je l'entendais gémir par terre, comme le petit crétin qu'il était. Il avait cru qu'il pourrait me faire mal, qu'il aurait pu me casser quelque chose, qu'il aurait pu me détruire... il se trompait. Et j'étais heureux de pouvoir casser tous ses espoirs, un à un. Ma satisfaction et mon bonheur ne durèrent cependant qu'un temps, trop court à mon goût. David, me voyant faire moins attention à lui, rageant, fulminant, il me balança sa jambe dans les parties, avec une violence inouïe, que je ne lui soupçonnais pas. L'enfoiré, il ne m'avait pas loupé.

Je m'écroulai par terre, plié en deux, en me tenant l'entre-jambe pour essayer d'avoir moins mal. Peine perdue. Je me mordis les lèvres pour ne pas hurler, mais à quel prix ? Je sentis mes joues devenir humides, au fur et à mesure que mes larmes ruisselaient sur celles-ci. Je maudissais ce type. Je le haïssais plus que quiconque. Plus que le connard de terroriste qui avait fait sauté mon père, et plus encore que Ben Laden, sans qui ma mère serait encore là pour moi. En fait, je détestais cet enfoiré de McCoy du plus profond de mon âme, plus que tout au monde.

Avant même que j'aie le temps de réagir, il s'était relevé et m'avait pris par le col, me forçant à me redresser pour lui faire face. Je me retins de lui cracher à la figure. Il n'était pas assez bon pour ça. Il ne méritait même pas que je prenne le temps de lui cracher dessus. Alors pourquoi lui cassais-je la gueule ? Hm. Bonne question ! McCoy fit remonter l'une de ses mains – la plus musclée tant qu'à faire ! - jusqu'à ma gorge et commença à m'étrangler, avant de me jeter par terre, toujours en serrant mon cou. Je tentais tant bien que mal de me dégager, sans grand succès. Il me tenait d'une manière qui ne pouvait laisser aucun doute : j'étais fait comme un rat. Et là, ma fierté en prenait un sacré coup. J'étais presque déçu de moi-même, plus qu'en colère contre lui. Je n'aurais pas dû relâcher mon attention, et j'aurais dû lui donner quelques coups de plus, puisqu'apparemment, les coups dans les côtes n'avaient pas été suffisants.

- Sache que je ne suis pas du genre à me laisser faire, tu t’es attaqué à plus gros que toi cette fois…

Plus gros que moi ? Si j'avais pu, je lui aurais ri au nez. Au lieu de quoi, j'étais en train d'étouffer en bonne et due forme. Il allait me lâcher de toutes façons. Il ne voudrait pas ma mort sur la conscience. Quand il le fit enfin, je toussai rapidement, en me rendant compte de combien je tenais à ma gorge et à l'air environnant. J'avais vraiment cru y rester, cette fois. Et puis en réalité... ça m'aurait plu aussi, d'y rester. Mais malgré tout, j'avais quand même une bagarre à gagner. Il croyait vraiment qu'il allait s'en tirer comme ça, que j'allais le laisser l'emporter ? Hors de question !

Cependant, avant de totalement se retirer, ce connard me balança son pied dans la figure, en plein dans mon nez, le cassant en un seul coup. Je criai de rage, ne pouvant plus contenir ni la douleur, ni la haine que je ressentais à cet instant précis. Il s'éloigna ensuite, me permettant de me remettre de mes émotions, de respirer un peu, et de me relever. Je portai une main à mon nez, sentant directement mon sang ruisseler sur celle-ci. Merde, il ne m'avait pas loupé, cette fois encore. Tout mon corps était endolori, mais quand je vis David, un peu plus loin, je sus qu'il était à bout, lui aussi. Il n'y en avait plus pour longtemps.

Une fois debout, je le regardai avec des yeux noirs, avec une expression faciale qui ne devait pas mentir : j'allais le pourrir, il allait souffrir. Si toutefois j'avais encore assez de force pour le faire.

- Je t'ai déjà dit que je me suis renseigné sur toi, McCoy ? Sur ton passé... Sur ta famille... Alors comme ça...

Je m'interrompis quelques secondes, pour essuyer de ma manche le sang qui coulait de mon nez jusqu'à ma bouche. J'étais fier de ce que j'étais en train de faire. En face, ce bon vieux David semblait tout perplexe, et surpris. Et angoissé. Et je me délectais de ce spectacle. Les mots étaient finalement ma meilleure arme... et je le savais.

- Comme ça, tu as ton bac à 14 ans ? Un intello, dis-moi ?! Et c'est comme ça qu'on t'a éduqué, David ? Je suis sûr que tes parents ne t'ont pas dit que la violence était une solution. Tu te souviens, de tes parents ?

Je souris, hypocritement. Je savais que je m'aventurais sur un terrain glissant. C'était exactement ce que je voulais. Qu'il ait mal, qu'il ait honte, qu'il culpabilise. Qu'il soit vulnérable.

- Je sais aussi que tu es devenu médecin à 23 ans. Quelle classe... et quel horrible drame vient gâcher la fête ? Oh mon dieu, oui, c'est vrai... Toute la famille y est passée en même temps. Tu as dû te sentir tellement mal, David, tellement triste..

J'éclatai de rire, le regard perdu vers l'horizon. J'étais odieux avec lui, et je savais que si je lui parlais de mes propres parents, un jour ou l'autre, il ne pourrait que me frapper davantage, parce que j'osais lui dire ces choses horribles, alors que je n'étais pas mieux que lui...

- Ils sont morts à cause de toi, non ? Si tu n'avais pas été aussi brillant, ils ne seraient pas morts. C'est un sacré poids sur les épaules, non ? Tu m'étonnes que tu aies parcouru la moitié du globe. Je l'aurais fait aussi, à ta place. J'aurais eu tellement honte... d'être une merde comme toi !

Ma tirade achevée, j'attendis. J'attendis qu'il bouge, qu'il fasse quelque chose. Je savais qu'il n'allait pas rester stoïque. Quitte à perdre ce pari, je voulais aller jusqu'au bout, et le faire chier, lui montrer que j'étais supérieur à lui, quoi qu'il fasse, quoi qu'il me casse. Un os, ce n'était rien. Le physique ne comptait pas tant que ça, et il le savait comme moi. La souffrance psychologique que je pouvais lui apporter, elle, m'était précieuse. Parce que je savais tout de lui, et lui rien de moi. Bien sûr, je me souvenais de la clause qui le concernait. S'il gagnait, je devrais lui parler de moi... bien entendu je pourrais mentir. Mais j'étais un homme honnête, et loyal, malgré tout. Un pari était un pari. Et puis, ce type, je ferais en sorte de l'éviter, par la suite. Toutefois, je ne me déclarais pas encore défaitiste. J'avais encore mes chances de le buter.

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David McCoy


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MessageSujet: Re: [VIOLENCE] The fighter goes inside, the doubt is creeping in, he swings with all his might, at all that might have been   Jeu 13 Mar - 1:09

Le répit que je lui laissai en reprenant mon souffle lui permit de se relever à son tour, quelques secondes après. Il me lança un regard noir, ses traits se durcirent. Je sentis qu’il allait attaquer. Mes muscles se contractèrent en anticipation.

- Je t'ai déjà dit que je me suis renseigné sur toi, McCoy ? Sur ton passé... Sur ta famille... Alors comme ça...

Je tombais des nues. Mon monde s’écroulait. Alors comme ça il avait osé ? Osé faire des recherches sur moi ? Il savait tout. Il savait tout…  J’essayais de rester impassible, de ne pas montrer que cela m’affectait, de toutes mes forces, mais je n’y arrivais pas. Je vis qu’il essuyait son nez qui pissait le sang. Mais même cela ne m’apportait plus autant de satisfaction que 3 secondes auparavant.

- Comme ça, tu as ton bac à 14 ans ? Un intello, dis-moi ?! Et c'est comme ça qu'on t'a éduqué, David ? Je suis sûr que tes parents ne t'ont pas dit que la violence était une solution. Tu te souviens, de tes parents ?

Les mots me transperçaient tels des lames aiguisées, laissant dans leurs sillages une douleur bien plus importante que n’importe quelles douleurs physiques. Que ce connard me confronte à tout cela me mettait la haine, la rage remplaça petit à petit la surprise… Je redoutais ce qu’il pourrait me dire par la suite…

- Je sais aussi que tu es devenu médecin à 23 ans. Quelle classe... et quel horrible drame vient gâcher la fête ? Oh mon dieu, oui, c'est vrai... Toute la famille y est passée en même temps. Tu as dû te sentir tellement mal, David, tellement triste..

Je ne savais pas ce qui me mettait le plus en colère, qu’il me sorte ça comme ça ou que ça soit vrai. Que tout cela ne soit qu’une horrible vérité. Mon horrible vérité. Je repensai à toutes les émotions que j’avais ressenties ce jour-là, quand j’avais découvert le tas de débris qu’avait été auparavant la salle des fêtes où je devais rejoindre tout le monde. Mes parents, ma petite-amie, mes cousins, tous… Nous n’avions pas une vaste famille, mais ils avaient été tout ce que j’avais, nous étions soudés…

Au loin, je l’entendis éclater de rire. Il devait être tellement fier de lui, tellement heureux. Il aimait briser les gens, les démolir, faire de leurs cœurs un tas de cendre. Je me demandais quelles raisons pouvaient pousser un homme à agir ainsi, et l’espace d’une seconde, il me fit pitié.

- Ils sont morts à cause de toi, non ? Si tu n'avais pas été aussi brillant, ils ne seraient pas morts. C'est un sacré poids sur les épaules, non ? Tu m'étonnes que tu aies parcouru la moitié du globe. Je l'aurais fait aussi, à ta place. J'aurais eu tellement honte... d'être une merde comme toi !

Je baissai la tête, pour cacher les larmes qui se formaient. J’avais envie d’hurler, de rage, de peine, de crier à l’injustice, d’exprimer ce profond mal-être. Fuir pendant 3 ans ne m’avait pas permis d’éviter de ressentir tout cela, ça n’avait fait que tout repousser, les années amplifiant encore et encore l’intensité de la réaction. La vérité, c’est que j’étais loin d’avoir fait mon deuil. Je regrettais, pleins de choses, de ne pas avoir serré dans mes bras une dernière fois ma mère, avoir murmuré un « Je t’aime » à ma bien-aimé, avoir joué au foot avec mon cousin, ces choses que l’on ne pense pas importantes avant qu’une catastrophe n’arrive. Si j’avais pu, je serais revenu dans le temps et j’aurais changé le cours des choses, j’aurais feint de ne pas avoir eu mon diplôme, j’aurais fait démolir la bâtisse, n’importe quoi ! Malheureusement, je ne le pouvais pas…

Il était là, face à moi, collectant, analysant le moindre de mes faits et gestes, observant l’impact qu’avaient eu ses paroles sur moi. Je serrai les poings et grinçai des dents, essayant tant bien que mal de me recomposer. C’était décidé, j’allais le démolir, maintenant ou jamais. Pour le moment, j’avais été gentil, ne lui cassant que le nez et la mâchoire. Désormais, chaque parcelle, chaque centimètre carré de son corps allaient prendre cher.

D’un pas leste, je lui fonçai dessus, tête baissée, dans le but de lui faire le plus mal possible, autant mal que moi à ce moment précis. En deux trois mouvements nous étions à nouveau sur le sol, moi au-dessus de lui, le martelant de coup de poids sur chaque bout de son corps que je pouvais atteindre, frappant encore et encore, inlassablement. Les quelques coups que je reçus en riposte ne furent pas suffisant pour me déstabiliser et je continuai à frapper.

Peu à peu, je me sentis un peu plus libéré. Je ralentis, me sachant à bout. Afin d’éviter une contre attaque, je retournai l’enculé qui me servait d’adversaire, le faisant manger le bitume par la même occasion. Nous étions tous les deux à bout de souffle, moi sur lui. Je sentais sa cage thoracique qui se soulevait rapidement par à-coup sous mon torse. Sans prévenir, je pris violemment son bras gauche que je tordis sous un angle inquiétant pour lui, souriant dangereusement quand j’entendis sa respiration sifflante en réponse. Je lui glissai dans l’oreille.

- Donne-moi une bonne raison de ne pas te péter le bras, Bennett… Une. Pas deux, ni aucunes. Une seule.

Nous étions tous les deux ensanglantés. Une fracture ouverte de plus ne ferait pas grande  différence. Cependant, au fond de moi, même si je voulais la mort de ce bâtard de tout mon cœur, je savais qu’il avait raison sur un point. Mes parents ne voudraient pas que je règle ceci dans la violence.
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Thomas Bennett


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MessageSujet: Re: [VIOLENCE] The fighter goes inside, the doubt is creeping in, he swings with all his might, at all that might have been   Jeu 13 Mar - 23:22



Au fur et à mesure que je parlais, j'avais vu le visage de David se décomposer lentement. Il était d'abord devenu tout blanc, puis j'avais lu la rage dans ses yeux, et une tristesse infinie. Si j'avais eu une once de pitié pour lui, jamais je ne lui aurais fait une chose pareille. Nous étions tellement semblables lui et moi que je n'aurais jamais osé. Mais je haïssais ce type, pour une raison qui m'échappait à présent, mais qui était bel et bien présente. Alors je n'avais aucune pitié. Et je voulais le faire souffrir plus que de raison. Et ma satisfaction à cet instant dépassait toutes mes espérances. J'aimais le voir mal, j'aimais le voir psychologiquement souffrir, c'était bon, c'était parfait. Il ne méritait que ça ! Je m'attendais presque à le voir se mettre à pleurer comme un bébé, mais il n'en fit rien. Au lieu de quoi, je le vis serrer les poings. Et surtout, en même pas trois secondes, il était de nouveau devant moi. Je voyais ses larmes noyer ses yeux, et avant qu'il ne me foute par terre, je ressentis de nouveau une immense satisfaction. Je pouvais perdre mon pari, plus rien n'avait d'intérêt, je m'en fichais. J'étais tellement fier de moi.

David me projeta sur le sol, sans prendre de pincettes bien sûr, et je sentis toute sa colère, toute sa haine. Je ne pouvais que me nourrir de ses haines et tenter de lui rendre les coups. Évidemment, ce petit con avait réussi à me caler, à faire en sorte que je ne pouvais pas l'atteindre. Je subissais ses coups, tous plus forts les uns que les autres, et je sentis toute ma cage thoracique me brûler, et du sang arriver dans ma bouche, en plus grande quantité qu'avant. Merde, il avait dû me casser quelque chose d'autre. Enfin, au bout d'un moment, je réussis à dégager mon bras quelques secondes, suffisamment longtemps pour lui en coller une, qui n'arriva pas cependant à le faire bouger de mon bassin. Il tenait bon, et il était acharné. Je l'avais cherché, bien sûr. Parler de sa famille, parler de ce drame, ça signait mon arrêt de mort... du moins, ça signifiait clairement que je venais de perdre mon pari. Il n'allait pas me laisser me remettre debout, c'était sûr.

Soudain, alors que je croyais qu'il allait enfin me laisser, pantelant, sur le goudron dégueulasse du port, encore vide, il m'empoigna par la chemise avec force et me tourna, face contre terre. Ma défaite était marquée. Et pourtant, si je pensais que je ressentirais de la honte, du dégoût d'avoir pu perdre contre lui, il n'en était rien. Bien sûr que je rageais parce que j'aurais voulu gagner et qu'il honore sa part du marché, j'aurais adoré le voir se dégoûter lui même. Non, en réalité, je n'étais pas si mal que ça. Je lui avais fait remonter des souvenirs durs, moralement, et j'étais tellement fier de mon coup, ça avait été parfait. Je me fichais de perdre, maintenant !

Il prit mon bras et le tira en arrière, en le tordant, de manière à ce que le moindre de mes mouvements soit douloureux, même en respirant. Je serrai les dents, mais quand il tira un peu plus, je ne pus m'empêcher de gémir en essayant d'étouffer ma voix. Quelle petite pute, ce type... J'avais oublié qu'il était médecin : s'il savait remettre des os en place, il savait aussi les démettre ! Et ce n'était pas bon pour moi, ça !

- Donne-moi une bonne raison de ne pas te péter le bras, Bennett… Une. Pas deux, ni aucunes. Une seule.

Je grognai en grinçant des dents, complètement à la merci de ce type, et avec la dure obligation de lui trouver une bonne raison. Je n'en avais pas. Que pouvais-je lui dire ? A sa place, je n'aurais même pas prétendu vouloir lui laisser une chance, je lui aurais cassé le bras, sans attendre. J'avais de la chance qu'il demande. Mais forcément, ce mec était du côté des « gentils »... alors il devait faire son devoir de « gentil » !

Ma respiration sifflante, mes dents serrées, je réussis pourtant à cracher quelques mots, une ultime manière de le provoquer. Si je pouvais cependant éviter de perdre mon bras, ça m'arrangerait.

- Fais-le si ça t'amuse, je ne vais pas te retenir, McCoy ! Mais je ne pourrais pas honorer le marché et te serrer la main si tu me casses le bras... Tu n'aimerais pas qu'on se soit battus pour rien, n'est-ce pas ?

Je savais que ça allait marcher, et de toutes façons, je n'étais pas sûr que même en lui donnant une raison bidon, il m'aurait cassé le bras. Il n'aurait pas eu le courage de le faire. Quoique... la rage dans son regard n'était pas anodine. Au contraire ! Néanmoins, j'attendis sa réaction, sa réponse, en espérant fortement que la douleur dans tout mon bras, de mon poignet jusqu'à mon omoplate s'arrête, brutalement ou doucement, je m'en fichais, mais il fallait qu'elle s'arrête. J'avais l'impression que tout mon bras était en train de brûler. Et je savais que David savait ce que ça me faisait comme douleur, et qu'il faisait durer le plaisir...

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MessageSujet: Re: [VIOLENCE] The fighter goes inside, the doubt is creeping in, he swings with all his might, at all that might have been   Ven 14 Mar - 12:10

La pression que j’exerçais sur son bras ne faiblissait pas tandis que j’attendais patiemment sa réponse. Enfin, aussi patiemment que je pouvais l’être. Des gémissements étouffés me parvenaient, m’indiquant à quel point il galérait. Je ricanai, si déjà maintenant il ne supportait pas la douleur, qu’est ce que ce serait si je passais à l’action… Je ne savais toujours pas si j’allais lui briser en milles morceaux ou si j’allais le laisser s’en sortir. Il serait si facile de le fracturer, j’avais déjà trouvé le point faible de son os, je n’avais qu’à appuyer, fortement… et violemment !

- Fais-le si ça t'amuse, je ne vais pas te retenir, McCoy ! Mais je ne pourrais pas honorer le marché et te serrer la main si tu me casses le bras... Tu n'aimerais pas qu'on se soit battus pour rien, n'est-ce pas ?

Quelle raison pitoyable… J’en attendais tellement plus de lui. Certainement pas des plaintes et qu’il demande à avoir pitié de lui, non non, mais ce n’était pas lui qui se délecte de comment il utilise les mots comme des armes ? Et puis ça ne tenait pas debout… Pourquoi je ne voudrais pas lui casser son bras pour une poignée de main, il avait 2 bras après tout et je n’en tenais qu’un seul. Un rire que je qualifierais de maniaque, dangereux me prit. Je ne me reconnaissais pas, et après tout j’en avais strictement rien à foutre.

- Tututu Tommy, peut mieux faire.

Plutôt que de faire couler plus de sang, j’optai pour une autre solution. D’un geste parfaitement effectué, je sortais l’os de son épaule de sa maison, lui déboitant l’épaule, me délectant du cri perçant de douleur qui en fut le résultat. Il était fini. Avec une épaule déboitée il ne pouvait plus rien faire. J’avais gagné. Il avait perdu. Il rentrerait chez lui la queue entre les jambes avec un arrêt par la case « hôpital ».

Je me relevai doucement, prenant soin de bien m’appuyer sur lui et non sur le sol pour m’aider, l’entendant grogner de frustration. En effet, à ta place, je le serais, connard. Sachant la bagarre terminée, j’époussetais mes vêtements, même si je savais pertinemment que je n’en avais pas besoin. Ils étaient tachés de sang, déchirés par endroits. Je palpai mes côtes, afin de juger si un saut à l’hôpital était nécessaire. Je décidai que non, rien n’était cassé ou déplacé et l’on ne pourrait rien faire contre des fissures de toute manière.

2 mètres plus loin, Thomas n’avait toujours pas bougé. Je le dévisageai, me demandant à quoi il jouait. S’il pensait que j’allais l’aider à le relever, il se mettait le doigt dans l’œil, et profond ! Je récoltai mon manteau et le mis, l’adrénaline retombant, je commençais à sentir la morsure du froid sur ma peau. J’en profitai pour prendre les affaires de Tom et me dirigeai vers là où, enfin, il commençait à gigoter toujours au sol quelques mètres plus loin. Je lui balançai dessus.

- Allez debout. Il se fait tard, ce serait dommage que tu arrives aux urgences et qu’ils te gardent en observation pour la nuit, vu l’heure qu’il est.

Avec un ricanement que je ne me reconnaissais pas, je tournai les talons et me dirigeai vers le coin du port par là où j’étais arrivé. Avant de définitivement disparaître, je me retournai une dernière fois vers lui. Je vis qu’il s’était assis.

- Je te contacterai pour fixer notre « rendez-vous ». Bye !

J’avais bien insisté sur le dernier mot, histoire de le faire rager encore plus. Je savourai ma victoire. J’étais bien. Même si je savais que les prochains jours, je douillerai. Je grimaçai en imaginant déjà les hématomes dont je serai recouvert.

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Allons-y !

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Thomas Bennett


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MessageSujet: Re: [VIOLENCE] The fighter goes inside, the doubt is creeping in, he swings with all his might, at all that might have been   Ven 14 Mar - 23:47


Malgré ce que je lui avais dit, David ne me lâcha pas pour autant, et malheureusement pour moi, j'avais l'impression que j'étais dans la merde. En quelques secondes, j'entendis mes nerfs, mes muscles et mon os lâcher. Je criai de rage et de douleur. Ce connard m'avait déboîté l'épaule. Et enfin, il me lâcha. Au moins, j'étais débarrassé de lui, puisqu'il dégagea de moi rapidement. Je restais dans la même position en essayant de faire passer la douleur du mieux que je le pouvais. J'essayais de respirer profondément, de penser à autre chose... mais c'était une douleur aiguë, étrangement violente. Il savait y faire, ce petit con.

Je n'osais plus bouger, alors que je l'entendais vagabonder à mes côtés. Soudain, je sentis mon manteau et mon écharpe me tomber dessus. Je serrai les dents en sentant qu'ils tombaient sur mon épaule blessée. Même ça, il le faisait exprès, j'en étais sûr. Je gardais la tête contre le goudron, je voulais qu'il parte, qu'il me laisse, pour que je puisse me relever tranquillement et sans me faire railler. Cependant, il ne semblait pas enclin à bouger de si tôt.

- Allez debout. Il se fait tard, ce serait dommage que tu arrives aux urgences et qu’ils te gardent en observation pour la nuit, vu l’heure qu’il est.

Je l'entendis rire. A nouveau. Déjà, avant de me déboîter l'épaule, il avait ri de cette façon si méchante, si étrange, si diabolique. Je me doutais que ce n'était pas sa façon de rire habituelle. Il devait prendre son pied, ce petit enfoiré. Ça ne m'étonnerait même pas de toutes façons. Il devait vraiment aimer le fait que je sois par terre et que je ne puisse même plus bouger tellement j'avais mal ! De toutes façons, j'aurais été pareil que lui, je me serais foutu de sa gueule. A un tel point qu'il s'en serait souvenu jusqu'à sa mort.

Enfin, je l'entendis s'éloigner. Je pensais que c'était bon, que j'étais tout seul, que je pouvais enfin me relever sans honte. Je voulais rester digne. Tant bien que mal, je m'aidais de mon bras gauche pour me redresser et passer en position assise, ce qui ne fut pas une mince affaire. Du coin de l'oeil, je le vis s'arrêter dans sa marche.

- Je te contacterai pour fixer notre « rendez-vous ». Bye !

Je le fusillai du regard, alors qu'il reprenait sa route, le pas boitillant. Au moins, lui aussi avait mal, et je n'étais pas le seul. Je l'avais bien défoncé aussi, moins que lui ne l'avait fait pour moi malheureusement. Au final, il partit, et je me retrouvai seul pour de bon. Je fis la liste de l'étendue des dégâts. Une épaule déboîtée. Un nez cassé et saignant abondamment. Une mâchoire déplacée. Les poings et jambes douloureux. Des douleurs un peu partout. Chaque cellule de mon corps me semblait parfaitement abîmée. Maintenant que l'adrénaline me lâchait entièrement, je me rendis compte de la force physique que j'avais pu utiliser dans ce combat et surtout de l'énergie dépensée. Avec prudence et douceur, je tentai de me remettre debout sans tomber et je partis m'asseoir quelques instants sur le banc, pour reprendre mon souffle et un peu de forces.
Je passai une main sur mon visage ensanglanté, et là encore, je dus m'essuyer un peu. J'allais vraiment devoir aller à l'hôpital. Mais je ne pourrais jamais y aller à pied, et je ne pouvais pas conduire. Super... Plus qu'une solution. Appeler Sarah. La honte.

Je sortis mon portable de ma poche, et composai le numéro de la blonde, pour qu'elle vienne me chercher et pour qu'elle m'emmène à l'hôpital. Elle allait me poser des questions, c'était évident. Et je ne savais que lui répondre, malheureusement. Comment allais-je pouvoir lui mentir ? Ça allait être compliqué. En tout cas, en une demi-heure, je pourrais être à l'hôpital et ne plus avoir cette douleur si aiguë dans tout le bras. Je voulais des calmants, et surtout, qu'on me remette l'épaule en place. J'allais souffrir, certes, mais moins que maintenant.

Je repensais à David. Il allait obtenir ce qu'il voulait, ce petit con. Des informations sur moi. Je pouvais encore lui mentir, cependant... peut-être que c'était la meilleure solution. Et puis, quitte à ne pas être honnête, autant aller jusqu'au bout. Je devais encore réfléchir à tout cela, et prendre une décision. De toutes façons, nous n'allions pas nous revoir le lendemain... encore heureux. Parce que je n'étais pas prêt à le retrouver. J'avais envie qu'il meure sur le champ. Et ce n'était pas prêt de changer, c'était sûr... Notre prochaine rencontre serait pacifique... mais la suivante le serait certainement moins !

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